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Full text of "Bulletin de la Société entomologique de France"

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BULLETIN 


DE    JL^A. 


SOCIÉTÉ  EKTOMOLOGIÛIË 

DE   FRANCE 

FONDÉE   LE  29  FÉVRIER  1832 
Reconnue  comme  institution  d'utilité  publique 

PAR    DÉCRET    DU    23    AOÛT    1878 

Natura  maxime  miranda 
in  mini  mis. 


ANNEE  1921 


290483 


PARIS 

A.TJ    SlÈaE    IDE    TL.A.    SOCIÉTÉ 

HOTEL    DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

28,  Rue   Serpente,  VI" 
1921 


BULLETIN 


DE    1L.A. 


r     r 


SOCIETE   ENT0M0L0GI9LE 

DE    FRANCE 

FONDÉE    LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  GOMME  INSTITUTION  D'UTILITÉ  4>UBLIQUE 

PAH   DÉCRET   DU    23    AOUT    1878 

Nalura  maxime  miranda 
in  tninimis. 

ANNÉE   1921 


PARIS 
AU  siii:GE  DE  XjA  société 

,  HOTEL   DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

28,  Rue  Serpente 
1921 


BULLETIN 

DE     LA 

SOCIÉTÉ  ËNTOIH0LO(ÏIOl]Ë 

DE   FRANCE 


Article  56  des  Statuts  et  du  Règlement.  —  Les  opinions  émises 
dans  le  Bulletin  sont  entièrement  propres  à  leurs  auteurs;  la  Société 
n'entend  aucu-nement  en  assumer  la  responsabilité. 


Typographie  Finnin-Didot  et  C  •.  —  Paris. 


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DE    LA 

SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


MEMBRES  DU  BUREAU 
ANNÉE   1921 

Président MM.  J.  Surcouf. 

Vice-Président C.  Dumont. 

Secrétaire L.  Chopard. 

/"  Secrétaire  adjoint L.  Berland. 

2^  Secrétaire  adjoint J.  Berlioz. 

Trésorier _  Ch.  Lahaussois. 

Archiviste-Bibliothécaire .1.  Magnin. 

Archiviste- Bibliothécaire  adjoint.  G.  Mercier. 

CONSEIL 

MM.  L.  Bedel,  —  E.  Moreau,  —  L.  Semichon  [membres  restants), 

—  i.  AcHARD,  —  H.  Desbordes,  —A.  Méquignon  (membres' nouveaux) \ 

—  et  les  membres  titulaires  du  Bureau. 

COMMISSION  DE  PUBLICATION 

MM.  L.  Bedel,  —  J.  de  Joannis,  —  F.  Larrousse,  —  P.  Lesne.  — 
Et.  Rabaud,  —  les  membres  titulaires  du  Bureau  et  les  Secrétaires 
adjoints. 

COMMISSION  DE  LA  BIBLIOTHÈQUE 

MM.  L.  Bedel.  —  J.  de  Joannis,  —  P.  Lesne,  —  et  les  membres 
titulaires  du  Bureau. 

COMMISSION  DES  COLLECTIONS  (1920-1922) 

MM.  L.  Bedel,  —  H.  Desbordes,  —  J.  de  Joannis,  —  L.  Lécuru, 

—  J.  de  Gaulle,  —  J.  Clermont,  —  J.    Magnin. 

COMMISSION  DU  PRIX  DOLLFUS  ET  DU  PRIX  PASSET 

MM.  J.  AcHARD,  —  J.  DE  JoaSnis,  —  F.  Larrousse,  —  P.  Lesne,  — 
A.  MÉQUIGNON,  —  E.  Moreau,  —  Et.  Rabaud,  —  J.  Surcouf.  — 
P.  Vayssière. 


Dull.  Soc.  eut.  Fr.  [1921].  —  N°   1. 


2  Bulletin  de  la  Société  entomologiqiie  de  France. 

Siéanec  «lu   1!3  janvier  19S1 

Présidence  de  M.  J.  SURCOUF. 

Sommaire 

Lettre  du  Président  de  1920,  p.  2.  —  Altocution  du  Président  de  1921, 
p.  3.  —  Co7-respondance,  p.  5.  —  Distinction  honorifique,  p.  5.  — 
Changements  d'adresses,  p.  5.  —  Admissions,  p.  5.  —  Présentations, 
p.  6.  —  Exonérations,  p.  6.  —  Démissions,  p.  6.  —  Contributions 
à  nos  Publications,  p.  7.  —  Nomination  d'un  Membre  donateur,  p.  7. 

Observations  diverses.  — J.-J.  Kieffer.  Noies  synonymiques  [Dipt.],  p.  7. 

Communications.  —  V.  Laboissière.  Diagnoses  de  Galerucini  nouveaux 
d'Afrique  [Col.  Chrysomëlidae],  p.  7.  —  M.  Nègre  et  F.  Picard.  Sur  les 
mœurs  et  la  présence  en  F"rance  de  Laspeyresia  conicolana  Heyl.  [Lep. 
Tortricidae],  p.  10.  —  h.  Dupont.  Les  localités  françaises  de  Melitaea 
Aurélia  Nick.  [Lep.  Rhopalocera],  p.  12.  —  A.  Gervais  d'Aldin.  Sur 
Melitaea  Aurélia  Nick.,  race  de  l'Oise  [Lucasi  Verily),  p.  14.  — 
Ch.  Obertirir.  Race  française  de  Melitaea  /l wre^ia  Nick.  [Lep.  Rhopalocera], 
p.  14.  —  Ch.  Obertiiur.  Le  Chrysophamis  dispar  Haworth  [Lep.  Rho- 
palocera] de  Hollande,  p.  15.  —  J.-L.  Lacroix.  Note  sur  Panorpa  com- 
munis  L.  [Mecoptera]  en  France,  p.  16. 


M.  J.  AcHARD,  Président  sortant,  retenu  par  une  grave  indisposi- 
tion, s'excuse  de  ne  pouvoir  assister  à  la  séance  et  adresse  la  lettre 
suivante  : 

Mon  cher  Président, 

Je  suis  depuis  quelques  jours  retenu  à  la  chambre  par  une  malen- 
contreuse congestion  pulmonaire.  Et,  bien  que  je  me  trouve  déjà 
sensiblement  mieux,  le  médecin  ne  me  laisse  aucun  espoir  de  pouvoir 
demain  assister  à  la  séance  de  la  Société  entomologique.  J'en  suis 
d'autant  plus  mortifié  que  je  suis  ainsi  privé  du  plaisir  de  vous  sou- 
haiter moi-même  la  bienvenue  au  fauteuil  de  la  présidence. 

En  prenant  vos  fonctions,  vous  trouverez  notre  Société  dans  une 
situation  difficile  au  point  de  vue  financier.  Les  exigences  de  notre 
imprimeur  dépassent,  et  de  beaucoup,  nos  ressources.  Pour  y  faire 
face,  nous  avons  dû  limiter  le  développement  de  nos  publications,  faire 
appel  à  la  générosité  de  nos  collègues,  demander  aux  auteurs  de 
contribuer  aux  frais  d'impression  de  leurs  travaux,  enfin  envisager 
la  possibilité  d'une  augmentation  volontaire  de  la  cotisation. 


I  Séance  du  12  janvier  1921.  3 

Malgré  le  secours  des  pouvoirs  publics,  et  bien  que  de  généreux 
collègues  parmi  lesquels  je  rappellerailes  noms  de  MM.  Jules  Grouvelle, 
L.  Dupont,  Morgan  Hebrard,  soient  venus  à  notre  aide,  noire  Trésorier 
vous  dira  que  nous  avons  à  peine  récupéré  la  moitié  du  déficit  de 
l'année. 

Je  vous  laisse  donc,  mon  cher  Président,  en  présence  d'une  œuvre 
inachevée  et  avec  la  charge  de  lutter  contre  les  mêmes  difficultés  qui, 
pendant  toute  cette  année,  se  sont  dressées  devant  moi. 

Vous  trouverez  autour  de  vous  pour  vous  aider  dans  cette  tâche 
des  collègues  dévoués,  nos  amis  Chopard,  Lahaussois  et  Magnin.  Je 
leur  dois  l'expression  de  ma  gratitude  pour  leur  précieuse  collabora- 
tion et  je  suis  convaincu  que,  comme  moi-même  et  comme  mes  pré- 
décesseurs, vous  vous  louerez  d'être  entouré  de  tels  collaborateurs. 

L'ieuvre  que  vous  avez  à  accomplir,  mon  cher  Président,  n'est  pas, 
j'en  suis  sur,  au-dessus  de  vos  forces.  Vous  la  mènerez  à  bien  et  très 
certainement  vous  aurez  dans  un  an  le  plaisir,  que  je  n'ai  pas  aujour- 
d'hui, de  voir  notre  Société  de  nouveau  prospère  et  suivant  la  voie 
de  ses  destinées,  désormais  libre  de  tout  obstacle. 

Je  vous  prie,  mon  cher  ami,  de  bien  vouloir  m'excuser  auprès  de 
nos  collègues  .et  d'agréer  l'expression  de  mes  sentiments  les  meilleurs. 

J.  Achard. 

Après  avoir  souhaité,  au  nom  de  la  Société,  un  prompt  rétablisse- 
ment à  M.  J.  Achard,  le  Président  prononce  l'allocution  suivante  : 

Mes  chers  Collègues, 

Permettez-moi  de  vous  dire  combien  je  suis  sensible  à  l'honneur  que 
vous  avez  bien  voulu  me  faire  en  m'appelant  à  la  Présidence  de  la 
Société  entomologique  de  France,  mais  c'est  une  tâche  ingrate  de 
succéder  à  mon  distingué  prédécesseur,  M.  Achard,  qui  a  su  non  seu- 
lement par  son  tact  et  sa  courtoisie  remplir  au  mieux  les  délicates 
fonctions  dont  je  suis  investi  aujourd'hui,  mais  en  outre  administrer 
d'une  façon  qu'on  ne  saurait  trop  louer  les  finances  de  notre  Société. 

La  tradition  de  la  Société  veut  que,  dans  une  certaine  mesure,  les 
représentants  des  diverses  branches  de  l'Entomologie  président  suc- 
cessivement; il  y  a  longtemps  que  pareil  honneur  n'était  échu  à  un 
Diptériste,  mais  les  Diptères  étaient  moins  recherchés  qu'aujourd'hui 
et  l'imporlance  de  leur  biologie  et  de  leur  rôle  en  pathologie  tant  ani- 
male que  végétale  n'était  qu'esquissée;  depuis  que  l'élan  a  été  donné, 


4  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

de  nombreux  chercheurs,  en  France  et  à  l'Etranger,  se  sont  passionnés 
pour  l'élude  de  la  biologie  et  de  la  morphologie  de  ces  insectes,  malgré 
la  pénurie  des  ouvrages  spéciaux  et  l'absence  de  collections  organisées. 
C'est  à  cet  ensemble  de  chercheurs  et  à  l'importance  grandissante  de 
leurs  travaux  que  s'adresse  la  flatteuse  désignation  dont  je  suis 
aujourd'hui  l'objet. 

Mes  chers  Collègues,  la  situation  matérielle  fâcheuse  de  notre  Société 
pouvait  faire  craindre  un  ralentissement  de  sa  production  intellectuelle 
et  un  amoindrissement  de  son  recrutement;  il  n'en  a  rien  été,  au  con- 
traire même,  car  l'ensemble  des  efforts  de  la  plupart  d'entre  nous  a  eu 
pour  premier  résultat  d'augmenter  le  nombre  de  nos  sociétaires  malgré 
les  décès  et  la  démission  de  quelques-uns  de  nos  collègues.  Cet 
accroissement  prouve  bien  la  vitalité  de  notre  Société. 

En  outre,  de  nombreux  dons  nous  sont  parvenus,  d'autres  devront 
être  sollicités,  et  il  faut  qu'ils  le  soient  par  chacun  de  nous,  car  le 
but  de  la  Société  est  de  se  rendre  utile;  il  faut  donc  qu'elle  produise 
«  contre  vent  et  marée  »,  —  comme  disent  les  gens  de  chez  moi,  — 
car  une  Société  scientifique  ne  vit  et  ne  progresse  que  par  le  nombre, 
la  valeur  et  la  diversité  de  ses  publications.  Notre  Société  possède 
une  bibliothèque  admirable,  elle  comprend  une  élite  de  naturalistes, 
de  savants,  de  chercheurs,  de  passionnés  qu'on  ne  saurait  trouver 
ailleurs;  elle  doit  donc  être  le  point  de  ralliement  de  tous  ceux  que 
l'étude  de  l'Histoire  naturelle,  c'est-à-dire  de  la  vie  elle-même, 
intéresse. 

Continuons  donc  à  intensifier  la  propagande  qui  a  été  si  bien  com- 
mencée. 

Les  difficultés  matérielles  que  nous  avons  rencontrées  cette  année 
ne  pourront  être  surmontées  que  par  des  sacrifices  pécuniaires  ;  ces 
sacrifices,  nous  y  sommes  résolus  et  nous  vous  les  soumettrons.  Tout 
d'abord,  s'il  est  réglementaire  que  les  cotisations  doivent  être  capita- 
lisées, il  n'en  est  pas  ainsi  des  legs  et  des  dons  que  la  Société  a  reçus 
et  recevra,  ce  sera  donc  à  ce  fonds  que  nous  nous  adresserons,  pour 
parfaire  ce  qu'a  commencé  M.  Achard.  La  somme  nécessaire  sera 
prélevée  pour  combler  le  déficit  et  des  modifications  intérieures 
permettront  au  Trésorier  d'avoir  en  dépôt  et  sous  la  main  toutes  les 
sommes  nécessaires  au  prompt  règlement  de  nos  factures  arriérées. 
Ceci  nous  mettra  en  meilleure  posture  pour  profiter  de  la  baisse,  dès 
qu'elle  se  produira,  et  elle  ne  saurait  tarder. 

Grâce  à  ces  mesures,  nous  pourrons  continuer  la  publication  régu- 
lière du  Bulletin  et  des  Annales. 

Certains  abus  devront  être  supprimés,  tel  celui  accordant  â  tout 


Séance  du  12  janvier  i92l.  o 

membre  exonéré  de  ses  cotisations  une  prime  de  dix  volumes  à  choisir 
dans  les  collections  de  la  Bibliothèque.  Or,  l'article  10  du  Règlement 
est  formel;  il  précise  que  les  membres  à  vie  pourront,  et  sous  certaines 
réserves,  obtenir  ces  ouvrages  ;  c'est  donc  une  faveur  et  non  un  droit. 
Du  reste,  peut-être  pourrons-nous  la  rétablir  pour  les  membres  bien- 
faiteurs; ceci  dépendra  de  l'importance  des  collections  qui  nous  restent. 

J'estime  qu'avec  cet  ensemble  de  mesures,  nous  pourrons  attendre 
que  la  situation  générale  s'affermisse;  mais  n'oublions  pas  que,  si  nous 
sacrifions  une  partie  de  notre  fortune  au  rétablissement  de  notre 
situation  pécuniaire,  c'est  dans  le  seul  but  que  la  Société  en  profite 
dans  l'avenir. 

Je  vous  prie  donc,  mes  chers  Collègues,  de  bien  vouloir  payer  de 
votre  personne  en  activant  l'achèvement  des  travaux  en  cours,  en 
nous  apportant  des  mémoires  nouveaux,  enfin  en  augmentant  de 
toutes  façons  le  renom  de  l'antique  et  célèbre  Société  entomologique 
de  France. 

—  Le  discours  de  M.  J.  Surcouf  est,  à  plusieurs  reprises,  chaleu- 
reusement applaudi. 

* 

M.  DE  Franchessin,  récemment  admis,  assiste  à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  Louis  Dupont  remercie  la  Société  de  sa 
nomination  comme  membre  donateur. 

—  MM.  G.  Lelarge,  L.  Lhoste  et  Ch.  Legrano  remercient  la 
Société  de  leur  admission. 

Distinction  honorifique.  —  M.  le  D""  Ed.  Sergent,  directeur  de 
l'Institut  Pasteur  d'Alger,  a  été  nommé  récemment  Membre  corres- 
pondant de  l'Académie  de  Médecine. 

Changements  d'adresses.  —  M.  J.  Jourdain  de  Muizon,  26,  rue 
Nationale,  Rochefort-sur-Mer  (Charente-Inf''^). 

—  M.  le  D'"  P.  Portier,  professeur  adjoint  à  la  Faculté  des  Sciences 
de  Paris,  34*«'',  avenue  Victor-Hugo,  Bourg-la-Reine  (Seine). 

Admissions.  —  M.  E.-W.  Adair,  Turf  Club,  Le  Caire  (Egypte).  — 
Entomologie  générale. 

—  M.  E.  B.  AsHBY,  lieutenant,  .36,  Bulstrode  Road,  Hounslow, 
London  W.  (Angleterre).  — Entomologie  générale. 

—  M.  G.  Durand,  àBeautour',  commune  de  Bourg-sous-la-Roche, 
par  la  Roche-sur-Yon  (Vendée).  —  Lépidoptères. 

M.  DE  Franchessin,  0.*,  i§i,  lieutenant-colonel,  147,  boulevard 
Malesherbes,  Paris,  17^,  —  Entomologie  générale. 


6  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

—  M.  A.  Lâurent-Atthalin,  0.  '^,  #,  secrétaire  général  de  la 
Banque  de  Paris  et  des  Pays-Bas,  H  bis,  rue  de  Bellechasse,  Paris,  7^ 
—  Lépidoptères.  , 

—  M.  J.  Lefèvre,  poste  restante,  Rio-de-Janeiro  (Brésil).  —  En- 
tomologie générale. 

—  M.  A.  Le  Renard,  20,  avenue  des  Gobelins,  Paris,  o".  —  Coléo- 
ptères. 

—  M.  R.  SuDRE  DE  Carlières,  Ingénieur  des  Mines,  33,  rue  George- 
Sand,  Paris,  16'^.  —  Coléoptères. 

—  M.  G.  TALBOT,curatorofthe  «  Hill  Muséum  »,  Mon  Plaisir,  Worm- 
ley,  Surrey  (Angleterre).  —  Lépidoptères. 

—  M.  J.  DE  Wailly,  79,  avenue  Bosquet,  Paris,  8%  présenté  par 
M.  L.  Lhomme,  [admis  à  titre  de  Membre  assistant].  —  Lépidoptères. 

—  M.  G.  DE  Wailly,  79,  avenue  Bosquet,  Paris,  8%  présenté  par 
M.   L.  Lhomme,  [admis  à  titre  de  Membre  assistant].  —  Lépidoptères. 

Présentations.  —  M.  le  D""  Aghalme,  directeur  du  Laboratoire  co- 
lonial, 1,  rue  Andrieux,  Paris,  8%  présenté  par  M.  J.  Surcouf.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  Et.  Rabaud  et  P.  Lesne. 

—  M.  P.  Corbière,  négociant,  54,  rue  de  Prony,  Paris,  17%  présenté 
par  M.  A.  Lavallée.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  de  Joan- 
Nis  et  E.  More  AU. 

—  M.  le  R.  P.  Caius,  professeur  de  Zoologie,  S'  Joseph's  Collège, 
Trichinopoly  (Indes  anglaises),  présenté  par  M.  J.  Sùrcouf.  —  Commis- 
saires-rapporteurs :  MM.  J.  de  Joannis  et  E.  Moreau. 

—  M.  L.  GuiLLEMART,  propriétaire  à  Sacy,  par  Ville-Dommange 
(Marne), présenté  par  M.Ch.  Demaison. —Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  L.  Bedel  et  H.  Desbordes. 

—  M.  J.  GoBERT,  élève  à  l'École  forestière,  Nancy  (Meurthe-et-Mo- 
selle), présenté  par  M.  R.  Lienhart.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  L.  Bertin  et  R.  Peschet. 

—  M.  A.  M.  Hemon,  36,  rueGay-Lussac,  Paris,  5%  présenté  par  M.  le 
D"^  P.  Portier.—  Commissaires-rapporteurs:  MM.  J.  Magnin  et  G.  Pé- 

GOUD. 

—  M.  J.  Pertuiset,  ingénieur-électricien,  82,  avenue  de  Wagram, 
Paris,  17%  présenté  par  M.  F.  Bernard.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  J.  Magnin  et  Ch.  Lahaussois. 

Exonérations.  —  MM.  E.-W.  Adair,  E.-B.  Ashby  et  Ch.  Legrand 
se  sont  fait  inscrire  comme  membres  à  vie. 

Démissions.  —  MM.  Léo  Uufau  et  J.  Minsmer  ont  adressé  leur 
démission  qui  est  acceptée. 


Séance  du  12  janvier  1921. 


Contributions  à  nos  Publications.  — 

Le  Trésorier  a  r 

nos  Publications  les  sommes  suivantes  : 

M.  F.  Bernard, 

200  francs 

M.    A.    BOURGOIN, 

2o    — 

M.  le  P--  E.  BuGNiON, 

2o    - 

M.  le  D"-  A.  CROsr 

2o    — 

M.  H.  Desbordes, 

200    — 

M.  L.  Gardey, 

2o    — 

M.  A.  Gervais  d'Aldin, 

10    — 

M.  A.  Hoffmann, 

10    — 

M.    J.    LiGHTENSTEIN, 

100    - 

M.    H.    PlERSON, 

20    - 

M.    J.    RONDOU, 

20    - 

Anonyme, 

13    - 

—  MM.  M.  NÈGRE  et  F.  Picard  et  M.  J.-L.  Lacroix  ont  offert  les 
simili-gravures  accompagnant  leurs  notes  dans  ce  Bulletin. 

Nomination  de  Membres  donateurs.  —  MM.  F.  Bernard  et 
H.   Desbordes  sont  nommés  Membres  donateurs  de  la  Société. 

Observations    diverses. 

Notes  synonymiques  [Dipt.].  —  M.  J.-J.  Kiepfer  indique  les 
changements  de  noms  suivants  : 

Culicoides  JCie/feri  Pat to  n  1913  (non  Gœtgheb  uer  1910) 
=  Culicoides  Pattoni,  nom  nov. 

Culicoides  flaviventris  Abreu  1918  (non  Gœtghebuer 
1910)  =  Culicoides  Abreui,  nom.  nov. 

Camptochironomus  aprilinus  Kieff.  (non  Chironomus 
aprilinus  Meigen,  error)  =^  Camptochironomus  atrofasciatus, 
nom.  nov. 


Communications 

Diagnoses  de  Galerucini  nouveaux  d'Afrique 

[Col.   Chrysomelidae] 
par  V.  Laboissikre. 

Galerucella  hamaticornis,  n.  sp.  —  Forme  grande,  allongée, 
subparallèloj  testacé  sombre  ou  rougeàtre,  calus  surantennaires,  une 


8  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

tache  sur  le  vertex,  antennes,  à  partir  du  quatrième  article,  et  cinq 
taches  sur  le  prothorax  noirs  ;  élytres  brun  bronzé,  recouverts  d'une 
pubescence  couchée,  très  serrée  et  très  fine,  jaune,  qui  leur  donne 
une  teinte  d'aspect  verdâtre,  bord  latéral  et  sommet  lestacé  rougeâtre  ; 
dessous  cl  pattes  noirs,  plus  ou  moins  variés  de  testacé.  —  Long. 
8-12  mm.  ;  larg.  3,5-5,5  mm. 

cf.  Sixième  article  des  antennes  avec,  au  sommet,  un  léger  pro- 
longement conique,  externe,  le  septième  en  forme  de  crochet  avancé 
et  creusé  en  dessous  d'une  fossette  lisse;  articles  8-11  avec  une  ca- 
rène lisse  en  dessus. 

Afrique  Orientale  :  Kijalé  [ait.  2.100],  (Alluaud  et  Jeannel,  déc.  1911). 

Apophylia  Jeanneli,  n.  sp.  —  Allongé,  parallèle  ;  jaune  testacé, 
antennes  rembrunies  à  partir  du  deuxième  article,  une  tache  carrée 
sur  le  vertex,  trois  sur  le  pronotum,  et  écusson  noirs;  élytres  vert 
faiblement  doré,  pubescents,  densément  et  rugueusement  ponctués. 
Le  pronotum  est  fortement  transversal,  près  de  deux  fois  et  demie 
plus  large  que  long,  fortement  impressionné  de  chaque  côté;  les 
taches  noires  sont  placées  :  une  de  chaque  côté,  recouvrant  tout  le 
bord  latéral  en  dessus  et  en  dessous,  la  troisième,  médiane,  en  carré, 
les  angles  atteignant  la  base  et  le  sommet.  Dessous  et  pattes  testacés, 
les  tibias  et  tarses  en  partie  rembrunis.  —  Long.  6-7  mm. 

cf.  Ongles  bifides,  dernier  segment  abdominal  échancré  en  arc  de 
cercle. 

9 .  Ongles  appendiculés,  dernier  segment  abdominal  entier. 

Afrique  Orientale  :  Bura  (Alluaud,  sept.  1909),  (Alluaud  et 
.Ieaînnel,  mars  191â).  Muséum  de  Paris  et  coll.  Laboissière. 

Platyxantha  versicolor,  n.  sp.  —  Testacé  rougeâtre;  tête  rou- 
geâtre, sommets  des  mandibules,  palpes  maxillaires  et  antennes  noirs  ; 
pronotum  rougeâtre,  marqué  sur  sa  moitié  antérieure  d'une  tache 
vert  bronzé  ou  bleuté,  occupant  même  une  partie  des  fossettes  ;  écus- 
son rougeâtre  ;  élytres  bronzés  ;  dessous  testacé  rougeâtre,  glacé  de 
pourpre  ou  de  verdâtre  par  places;  cuisses  vert  métallique,  tibias 
noirs  à  base  testacée,  tarses  noirs. 

cf.  Antennes  longues,  articles  4-10  arrondis  en  dehors,-  sommet 
des  tibias  prolongé  en  dessus  en  lamelle  conique,  dernier  segment 
abdominal  trilobé. 

Afrique  Orientale  :  Guasso  Nyro  dans  le  Sotik;  —  plaine  Loita, 
rivière  Narossera  (G.  Babault),  2  9;—  Bura  (Alluaud  et  Jeannel, 
mars  1912),  1  cf. 

Platyxantha  versicolor   var.  iridis,   n.  var.  —  Tète  verl  mè- 


Séance  du  12  janvier  192 L  9 

tallique  dans  sa  partie  antérieure,  vertex  vert  bronzé;  pronotum  et 
élytres  bronzés  ou  cuivreux,  écusson  vert;  dessous  de  la  tête  noir 
brillant,  prosternuni  bleu  vert  ou  violet  pourpre  ;  poitrine  et  abdomen 
testacé  rougeàtre,  glacés  de  vert  ou  de  pourpre,  les  segments  abdo- 
minaux parfois  bordés  de  vert  au  sommet.  —  Long.  6-8  mm. 

Afrique  Orientale  :  dans  le  Sotik,  rivière  Amala;  —  vallée  du 
Lemek  (G.  Babault). 

Platyxantha  depressa,  n.  sp.  —  Jaune  testacé  sale,  partie 
supérieure  de  la  tête  noire;  pronotum  unicolore  ou  bordé  de  noi- 
râtre sur  les  côtés;  une  bande  basale  sur  les  élytres  descendant  sur 
le  bord  latéral  et  en  pointe  étroite  sur  la  suture,  noir  bleu  ;  vers  le 
tiers  postérieur,  se  trouvent  deux  petites  taches  transversales  presque 
confluentes,  brunâtres;  antennes  pâles,  deux  derniers  articles  rem- 
brunis; poitrine  faiblement  rougeàtre,  le  reste  en  dessous  et  les 
pattes  testacé  pâle.  —  Long.  4-4,75  mm. 

Afrique  Orientale  :  Neu-Mosclii  [ait.  800  m.],  dans  la  zone  inférieure 
du  mont  Kilimandjaro  (Alluaud  et  Jeannel,  avril  19i2).  Muséum  de 
Paris  et  coll.  Laboissière. 

Aenidea  bicolor,  n.  sp.  —  Q.  Jaune  testacé;  tête  et  pronotum 
roux  vif,  glacé  de  pourpre,  écusson  rougeàtre';  élytres  vert  métal- 
lique brillant;  antennes  testacées,  sommet  des  articles  rembruni; 
pattes  testacé  pâle,  sommet  des  tibias  et  tarses  bruns.  Tête  finement 
réticulée  ainsi  que  le  pronotum  ;  quelques  points  épars  sur  ce  dernier 
qui  est  coupé  transversalement  en  dessous  du  milieu  ;  élytres  den- 
sément  et  assez  fortement  ponctués  ;  tibias  postérieurs  prolongés  à 
leur  sommet  en  pointe  obtuse,  premier  article  des  tarses  postérieurs 
aussi  long  que  les  suivants  réunis.  —  Long.  6  mm. 

Afrique  Orientale:  Nyangnori  dans  le  Nandi  occidental  (Alluaud, 
oct.  1904).  Muséum  de  Paris  et  coll.  Laboissière. 

Aenidea  nigriventris,  n.  sp.  —  cf.  Jaune  rougeàtre  brillant; 
labre,  mandibules,  palpes,  élytres  et  abdomen  noir  brillant,  les  troi- 
sième et  quatrième  articles  des  tarses  rembrunis.  Tête  creusée  sur  sa 
partie  antérieure  d'une  profonde  fovéole  lisse;  du  sommet  part  un 
canthus  et,  à  la  base,  se  trouvent  deux  élévations  ovalaires  légère- 
ment obliques.  —  Long.  7  mm. 

Ouganda  :  Région  de  Mubende,  dans  la  province  d'Ounyoro  (Alluaud, 
1909),  1  cf.  Muséum  de  Paris. 

Hyphaenia  africana,  n.  sp.  —  Jaune  testacé  faiblement  rou- 
geàtre; tète  et  pronotum  rougeâtres,  lisses,  le  second  creusé  après  le 


10  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

milieu  d'un  sillon  transversal,  large  et  peu  profond;  antennes  tes- 
tacées,  les  trois  derniers  articles  bruns,  plus  longues  que  le  corps,  cf  ? 
un  peu  moins,  Q,  couvertes  de  poils  longs,  hérissés;  yeux  gros, 
globuleux;  écusson  testacé.  Élytres  jaune  testacé  pâle  avec,  sur  la 
base,  le  bord  latéral  et  le  sommet  une  bande  noir  bleu;  surface  fine- 
ment et  densément  ponctuée;  jambes  testacées,  tibias  et  tarses  rem- 
brunis. —  Long.  5  mm. 

Afrique  Orientale  :  Tavéta  [ait.  750,  m.]  (Alluaud  et  Jeannel,  mars 
1912).  Muséum  de  Paris  et  coll.  Laboissière. 


Sur  les  mœurs  et  la  présence  en  France 
de  Laspeyresia  conicolana  HeyI.  [Lep.  Tortricidae] 

par  M.  NÈGRE  et  F.  Picard. 

La  forêt  de  Saint-Guilhem-le-Désert,  aux  confins  de  la  région  de 
l'Olivier  et  de  la  zone  des  basses  montagnes  de  l'Hérault,  est  bien 
connue  des  entomologistes  pour  sa  riche  faune  de  Coléoptères,  grâce 
surtout  aux  recherches  de  V.  Mayet.  Sa  situation  élevée,  en  même 
temps  qu'abritée  et  très  bien  exposée,  lui  permet  de  réunir  un  grand 
nombre  d'espèces  dont  les  unes  ont  un  caractère  montagnard,  les 
autres  landais,  d'autres  enfin  nettement  provençal  ou  même  nord- 
africain.  Mais  la  richesse  de  sa  faune  est. due  surtout  à  son  peuple- 
ment de  Pin  laricio  des  Cévennes  ou  Pin  de  Salzmann,  essence  attirant 
bien  plus  les  xylophages  que  le  Pin  d'Alep  de  la  plaine. 

Cette  localité  ayant  été  explorée  surtout  par  des  coléoptéristes,  les 
autres  ordres  d'insectes  ont  peu  attiré  l'attention  jusqu'ici.  Ils  le  mé- 
riteraient cependant,  témoin  la  présence  àWrachnocephalus  Yersini 
Sauss.,  Gryllide  des  zones  chaudes,  qui  ne  quitte  guère  en  France 
le  littoral  de  la  Provence (•).  Nous  croyons  donc  intéressant  de  signaler 
la  découverte  que  nous  avons  faite  à  Saint-Guilhem  d'un  Tortricide 
vraisemblablement  nouveau  pour  la  France,  le  Laspeyresia  conicolana 
Heyl. 

La  forêt  ayant  partiellement  été  détruite  par  les  incendies  qu'al- 
lument inlassablement  les  possesseurs  de  chèvres  d'alentour,  une 
provision  de  cônes  de  Pin  laricio  fut  récoltée  en  vue  de  semis,  mais 
la  moitié  environ  des  graines  fut  détériorée  et,  au  printemps  de  1914, 

(1)  On  retrouve  cependant  cet  Insecte  dans  l'Hérault,  à  Palavas,  dans  les 
sables  maritimes. 


Séance  du  12  janvier  1921. 


11 


une  nuée  de  papillons  s'échappa  de  ces  cônes.  Nos  observations,  inter- 
rompues par  la  guerre,  furent  reprises  après  la  cessation  des  hostilités, 
et  nous  pûmes  constater,  notamment  au  printemps  de  1920,  que  les 
dégâts  continuaient  et  que  la  majorité  des  graines  étaient  dévorées. 
L'adulte,  envoyé  à  plusieurs  reprises  à  notre  collègue  M.  J.  de  Joannis, 
fut  reconnu  par  lui  comme  étant  le 
Laapeyresia  (Grapholitha)  conicolana 
Heyl.,  espèce  trouvée  seulement  en 
Hollande  et  en  basse  Autriche,  où  elle 
attaque  les  fruits  du  Pin  sylvestre. 

Dans  nos  élevages,  les  papillons  se 
montrèrent  en  avril  et  au  début  de 
mai,  donc  plus  tôt  que  dans  l'Europe 
centrale  où  ils  paraissent  en  mai  et 
juin.  L'espèce  n'a  qu'une  seule  géné- 
ration et  son    cycle,  d'après  ce  que 
nous  avons  pu  voir,  sem- 
ble très  comparable  à  ce- 
lui de  Laspeijresia  strobi- 
lella  L.,  c'est-à-dire  que 
le  papillon  pond  au  prin- 
temps, que  la  chenille  se 
développe  en  été,  hiverne 
et  ne  se  chrysalide  qu'au 
printemps    suivant,    une 
quinzaine  de  jours  avant 
de  devenir  adulte.  Nous 
avons  encore  trouvé  quel- 
ques chenilles  au  début 
d'avril,  en    même  temps 
que  de  nombreuses  chry- 
salides. Il  est  à  remarquer 
que  ces  chenilles  étaient 
blanchâtres  avec  la  tête 
d'un  marron  foncé,  et  non 

d'un  vert  jaunâtre  à  tête  noire,  comme  on  les  a  décrites.  Peut-être  va- 
rient-elles de  couleur  en  même  temps  qu'elles  augmentent  de  taille. 
Ces  larves  parcourent  l'axe  du  cône  et  pénètrent  dans  les  écailles  où 
elles  subissent  leur  métamorphose,  de  sorte  que  le  papillon  sort  par  la 
tranche  de  l'écaillé  en  entraînant  avec  lui  la  dépouille  nympliale  qui 
reste  (ichée  par  la  pointe  dans  le  subsiratum,  comme  le  montre  la 


Fig.  1.  —  Cône  de  Pin  de  Salzmann  déformé 
par  le  Lapeyresia  conicolana  Heyl. 


12  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France: 

photographie  ci-jointe.  On  voit  aussi,  d'après  cette  figure,  que  le  cône 
est  déformé  et  fortement  incurvé,  déviation  qui  provient  du  séjour 
de  l'insecte  dans  l'axe  pendant  la  période  de  croissance  du  cône. 

Ceci  nous  amène  à  rectifier  une  observation  faite  par  Calas  ('). 
Dans  sa  monographie  du  Pin  de  Salzmann,  cet  auteur  donne  comme 
caractère  spécifique,  contribuant  à  le  distinguer  des  espèces  voisines 
(Pin  noir  d'Autriche,  Laricio  de  Corse,  etc.),  le  fait  que  ses  cônes 
affectent  sans  exception  une  forme  légèrement  cintrée,  la  partie  con- 
vexe tournée  vers  le  ciel.  Un  examen  attentif  nous  a  montré  qu'il 
n'en  était  rien.  On  trouve,  en  petit  nombre  il  est  vrai,  des  cônes  par- 
faitement réguliers,  dont  l'axe  est  rectiligne;  les  cônes  cintrés  sont 
plus  nombreux,  mais  alors  que  les  premiers  sont  sains,  ceux-ci  sont 
tous  attaqués  par  le  Tortricide.  Calas  a  donc  pris  pour  un  caractère 
spécifique  ce  qui  n'est  qu'une  déformation  parasitaire  extrêmement 
fréquente. 

La  larve  d'une  Cécidomyie,  dont  nous  n'avons  malheureusement 
pas  encore  pu  obtenir  l'adulte,  fait  aussi  des  dégâts  importants 
dans  le  cône  du  Pin  de  Salzmann.  Elle  l'attaque  peu  de  temps  après 
sa  formation,  probablement  en  juin-juillet.  Sa  piqûre  produit  une 
abondante  exsudation  de  résine  qui  boursoufle  le  cône,  le  désarticule 
et  le  rend  difforme.  Il  cesse  de  croître,  se  dessèche  à  l'automne  de  sa 
première  année  ou  au  printemps  suivant,  et  plus  de  la  moitié  des 
jeunes  cônes  de  Pin  laricio  de  Saint-Guilhem  présentait  en  1914  la 
forme  caractéristique  produite  par  ce  Diptère.  Cette  Cécidomyie 
attaque  aussi  les  fruits  du  Pin  sylvestre,  très  rare  d'ailleurs  à  Saint- 
Guilhem. 


Les  localités  françaises 

de  Melitaea  Aurélia  Nick.  [Lep.  Rhopalocera] 

par  L.  Dupont. 

Tous  les  lépidoptéristes  auront  lu  avec  intérêt  dans  le  Bulletin  [1920], 
p.  272,  la  note  de  M.  le  D''  Vérity  sur  la  valeur  spécifique  du  Meli- 
taea Aurélia  Nick.  et  sur  l'existence  en  France  de  cette  espèce  dont 
le  P"^  RÉVERDiN  vient  d'étudier  les  genitalia  avec  sa  maîtrise  incon- 
testée. 

Mais  il  me  paraît  nécessaire  d'apporter  quelques  réserves  aux 
assertions  du  D''  Vérity  relatives  à  l'ignorance  totale  où  les  lépido- 
ptéristes français  auraient  été  jusqu'ici  relativement  à  l'existence  de 

(1)  Calas.  —  Le  Pin  laricio  de  Salzmann.  Paris,  Imprimerie  nationale,  1900. 


Séance  du  12  janvier  1921.  13 

M.  Aurélia  clans  leur  pays.  «  Aucune  localité  exacte  n'était  connue  >-. 
écrit  notre  collègue  italien,  jusqu'à  la  découverte  faite  à  Moreuil  (Oise) 
par  le  commandant  Daniel  Lucas,  sauf  celle  de  Vibraye. 

Or.  dès  1878,  Berce,  dans  le  6«  et  dernier  volume  de  sa  Faune 
française  des  Lépidoptères,  aux  additions  et  corrections  (p.  374  et  sqs.) 
donne  une  description  comparative  de  M.  Aurélia.  Il  y  joint  un  tableau 
comparatif  de  l'œuf  et  de  la  chenille  des  trois  espèces  :  Athalia,  Auré- 
lia et  Parthenie,  tableau  qui  lui  avait  été  communiqué,  dit-il,  par  son 
collègue  GoossENS.  Il  ne  manque  pas  d'indiquer  l'important  caractère 
des  palpes,  roux  chez  Aurélia,  bruns  chez  Athalia.  Comme  localités, 
il  cite  seulement  Lardy  et  Chamarande,  persuadé  d'ailleurs  que  l'espèce 
se  retrouvera  dans  beaucoup  d'autres  endroits. 

Dès  l'année  suivante,  en  eflet  (1879),  Maurice  Sand,  dans  son  cata- 
logue raisonné  du  Berry  et  de  l'Auvergne,  indiquait  Aurélia  de  Saint- 
Florent  (Cher)  et  de  Nohant  (Indre),  avec  la  variété  britomartis.  Il 
insiste  sur  l'identité  de  cette  dernière. 

Dans  la  précieuse  consultation  lépidoptérologique  que  M.  Charles 
Oberthûr  publiait  en  1914  dans  la  Feuille  des  jeunes  Naturalistes,  et 
qui  fut  malheureusement  interrompue  par  la  guerre,  notre  éminent 
collègue  cite  les  indications  de  Sand,  mais  non  celles  de  Berge  (n"  du 
1^'^  juillet,  p.  105).  11  déclare  connaître  authentiquement  Aurélia  de  la 
forêt  de  Samoussy,  dans  l'Aisne,  ainsi  que  de  Vibraye.  Il  ajoute  que, 
d'après  des  entomologistes  dignes  de  foi,  Aurélia  se  trouverait  aussi 
en  Franche-Comté-  et  à  Compiègne.  La  découverte  faite  depuis  à 
Moreuil  (Oise)  par  M.  Daniel  Lucas  rend  cette  dernière  localité  fort 
vraisemblable. 

J'ajouterai  que  ma  collection  contient  trois  Melitaea  Aurélia  pris  à 
Corbie  (Somme),  qui  m'ont  été  donnés,  il  y  a  bien  des  années,  par 
M.  E.  BouLLET  et  plusieurs  autres  individus  provenant  des  doubles  de 
la  collection  Fallou  qui  furent  vendus  en  1896  avec  la  bibliothèque 
de  ce  lépidoptériste  distingué.  Ces  exemplaires  portent  l'étiquette,  de 
la  main  de  notre  collègue,  «  Bouray,  fin  juin  ».  Ces  exemplaires  n'ont 
pas,  évidemment,  été  examinés  au  point  de  vue  des  genilalia,  mais 
ils  répondent  bien  aux  descriptions  ù! Aurélia  et  présentent  nettement 
le  caractère  des  palpes  roux.  Il  doit  exister  des  exemplaires  sembla- 
bles dans  la  collection  Fallou  conservée  aujourd'hui  au  Muséum. 

J'ajouterai,  en  terminant  cette  note,  que  parmi  les  nombreux  exem- 
plaires dWthalia  et  de  Parthenie  que  j'ai  capturés  à  Pont-de-l' Arche  et 
en  d'autres  points  de  la  Normandie,  exemplaires  dont  plusieurs  sont 
assez  aberrants,  aucun  ne  présente  les  caractères  d'Aurélia. 


14  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Sur  Melitaea  Aurélia  Nick.,  race  de  l'Oise  {Lucasi  Vérity) 
par  A.  Gervais  d'Aldin. 

La  note  du  D""  R.  Vérity,  parue  dans  ce  Bulletin  [1920],  p.  272, 
consacre  l'existence  en  France  de  M.  Aurélia  Nick.  comme  un  fait 
nouveau  et  complètement  inconnu  des  lépidoptéristes  franrais.  Per- 
sonnellement, j'avais  capturé  un  premier  exemplaire  de  cette  espèce, 
dans  l'Oise,  près  de  Sentis,  vers  1900;  après  plusieurs  années  de 
recherches  inutiles,  je  récoltai  tin  juin  1913  et  un  peu  plus  tôt  en  1914 
quelques  Q  de  cette  espèce  dans  une  clairière  du  bois  de  la  Vidamée, 
regardant  Senlis;  en  1919,  j'en  pris  à  nouveau  une  vingtaine  d'exem- 
plaires le  12  juin  et  autant  le  17  juin. 

PiERRET  indique  que  l'espèce  se  trouve  également  en  forêt  de  Chan- 
tilly, à  l'extrémité  de  la  route  du  Connétable,  près  le  Clos  de  la  Table 
et  sur  les  hauteurs  du  M^  de  Pô  ;  j'ai  appris  en  outre  qu'elle  avait  été 
prise  dans  la  forêt  de  Compiègne  par  Emmanuel  Martin  et  la  collection 
PoujADE,  au  Muséum  de  Paris,  renferme  une  trentaine  d'exemplaires 
des  environs  de  Pierrefonds,  étiquetés  7-13  juin  1897.  Il  se  peut  que 
la  forêt  de  Chantilly  soit  de  nouveau  habitée  par  ;)/.  Aurélia,  car  on  y  a 
fait,  pendant  la  guerre,  des  coupes  sévères  qui  ont  éclairci  complè- 
tement les  abords  de  la  Table,  vers  Chantilly,  et  on  sait  que  cette 
espèce  aime  non  seulement  les  bois  frais,  mais  encore  les  espaces 
découverts  et  herbus. 

En  somme,  il  s'agit  bien  d'une  vieille  espèce  française  qui  a  été  fré- 
quemment confondue  avec  les  formes  voisines,  Athalia  Rot  t.  et  Par- 
thenie  Rkh. 


Race  française  de  Melitaea  Aurélia  Nick. 

[Lep.  Rhopalocera] 

par  Charles  Oberthûr. 

Pour  ajouter  un  supplément  d'information  à  la  note  que  mon  ami 
le  D""  Roger  Vérity  a  publiée  relativement  à  Melitaea  Aurélia  {Bull. 
soç_,  ent.  Fr.  [1920],  pp.  272-274),  je  puis  assurer  que  cette  espèce 
était  fort  abondante,  en  juin  1909,  dans  les  environs  de  Samoussy 
(Aisne). 

J'ai  fait  représenter  dans  le  volume  IV  des  Études  de  Lépidoptéro- 
logie  comparée,  sous  les  N'"^  352  et  353  de  la  pi.  XLV,  le  cf  et  la  Ç 


Séance  du  12  janvier  1921.  13 

de  Melitaea  Aurélia,  de  Samoussy,  comparativement  à  la  forme  qui 
vole  sur  la  route  du  Simplon,  près  du  Refuge  n°  2,  figurée  sous  les 
n°=  339  et  360  de  la  même  planche  XLV.  En  outre,  deux  aberrations 
de  cette  espèce  sont  représentées  sous  les  n°^  334  [melanaurelia,  d'Os- 
nabriick)  et  ZQ\.[melanoptera,  de  Berlin). 

Le  Melitaea  Aurélia  est  donc  bien  authentiquement  français;  il  habile 
la  forêt  de  S*-Germain  et  se  rencontre  vers  l'ouest,  jusque  dans  la 
forêt  de  Vibraye  (Sarthe,  aux  confins  du  Loiret). 

Ainsi  que  je  l'ai  fait  connaître  (Et.  Lép.  comp.,  III,  p.  248), 
Emmanuel  Martin  l'avait  trouvé  dans  la  forêt  de  Compiègne.  Il  serait 
intéressant  de  consulter  au  Muséum  national  d'Histoire  naturelle,  l'an- 
cienne collection  Fallou  qui  contient  probablement  quelques  exem- 
plaires provenant  de  l'Oise. 

En  examinant  les  séries  de  Melitaea  Aurélia  provenant  de  Sa- 
moussy, de  Suisse,  de  Bavière,  de  Hongrie,  de  Laponie,  de  Sibérie 
et  qui  sont  rangées  dans  ma  collection,  je  me  suis  aisément  rendu 
compte  que,  considérés  dans  leur  ensemble,  les  exemplaires  du  dé- 
partement de  l'Aisne  présentent,  comme  caractère  un  peu  spécial, 
une  teinte  fauve  plus  claire  sur  le  dessus  de  leurs  ailes  que  les 
échantillons  des  localités  plus  orientales.  A  Samoussy,  comme  dans 
l'Oise,  la  forme  géographique  peut  donc  être  distinguée  par  le  nom 
Lucasi  Verity. 


Le  Chrysophanus  dispar  Haworth 

[Lep.   Rhopalocera]  de  Hollande 

par  Charles  OberthUr. 

J'ai  déjà  entretenu  la  Société  entomologique  de  France  [Bulletin 
[1920],  p.  2o7)  de  la  redécouverte  en  Hollande  du  Chrysophanus 
dispar.  Je  puis  ajouter  aujourd'hui  quelques  nouveaux  renseigne- 
ments susceptibles  d'intéresser  les  lépidoptéristes. 

C'est  en  Friesland  que  le  magnifique  Lycaenide  a  été  retrouvé. 
Les  deux  sexes  de  la  race  néerlandaise  sont  bien  semblables  à  la 
race  anglaise  éteinte  depuis  longtemps.  Les  cf  sont,  en  dessus,  d'un 
rouge  ponceau  très  vif,  mais  mat  et  non  «  glossy  »,  comme  disent 
les  Anglais  pour  décrire  virgaureae  ;  les  côtés  de  l'abdomen  sont 
saupoudrés  d'écaillés  d'un  roux  doré  ;  en  dessous,  le  fond  des  ailes 
supérieures  est  orangé  vif  et  le  fond  des  inférieures  est  d'un  gris 
un  peu  bleuâtre,  surtout  vers  la  base;  tous  les  points  noirs  sont 


16  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

assez  gros,  surtout  aux  supérieures  où  ils  sont  élégamment  cerclés 
de  blanc  légèrement  jaunâtre;  aux  inférieures,  l'encerclement  des 
ocelles  noirs  est  blanc  pur.  Le  bord  marginal  des  supérieures  est  gris 
et,  aux  inférieures,  une  large  bande  rouge  vermillon  se  développe,  en- 
tre deux  rangées  de  petits  points  noirs,  le  long  du  bord  terminal 
dont  elle  est  séparée  par  un  espace  gris.  Le  dessous  du  corps  et  les 
pattes  sont  d'un  gris  ;clair  un  peu  bleuâtre.  En  dessus,  une  frange 
fine,  d'aspect  très  vif,  blanche,  est  contiguë  à  l'entourage  noir  des 
ailes;  cette  frange  remonte,  le  long  du  bord  anal,  jusqu'à  l'insertion 
des  ailes   inférieures  près  du  corps. 

D'après  les  indications  écrites  sur  les  étiquettes,  le  vol  a  lieu  du 
27  juin  au  19  juillet. 

Quant  aux  Q,  le  fond  des  ailes  est  d'un  noir  profond  en  dessus, 
avec  le  disque  des  supérieures  et  le  bord  des  inférieures  d'un  rouge 
plus  ou  moins  orangé,  remontant  parfois  le  long  des  nervures  de- 
puis le  bord  des  inférieures  et  s'étendant  jusque  vers  le  milieu  des 
ailes.  Le  dessous  est  à  peu  près  comme  chez  le  cf  ;  mais,  en  quel- 
ques exemplaires  Q,  les  points  noirs  sont  plus  petits,  notamment 
aux  ailes  supérieures. 

Les  entomologistes  hollandais  connaissent  la  chenille  de  Chryso- 
phaniis  dispav  et  obtiennent  de  la  chrysalide  des  exemplaires  su- 
perbes. 

Le  Chrijsophanus  dispar  anglais  était  le  plus  beau  papillon  des  îles 
britanniques.  Il  y  a  été  vraisemblablement  détruit  par  le  zèle  immo- 
déré des  collecteurs.  Espérons  que  les  Hollandais,  instruits  par  la 
disgracieuse  expérience  de  leurs  voisins,  sauront  conserver  en  Fi-ies- 
land  le  beau  joyau  de  leur  faune  lépidoptérologique  dont  la  décou- 
verte, relativement  très  récente,  fut  un  événement  entomologique  sen- 
sationnel. 


Note  sur  Panorpa  communié  L.  [Mecoptera]  en  France 
par  J.-L.  Lacroix. 

N'ayant  pas  à  ma  disposition  l'espace  nécessaire,  je  m'efforcerai 
d'être  bref.  Les  figures  que  je  donne  (j'ai  dû  en  limiter  le  nombre) 
m'aideront  dans  cette  tâche.  Panorpa  communis  L.  se  présente  en 
France  sous  divers  aspects  qu'il  est  utile,  je  crois,  de  connaître.  C'est 
une  espèce  très  polymorphe.  Quelques  auteurs,  et  des  plus  autorisés, 
n'admettent  pas  de  formes;  pour  eux,  il  y  a  un  Panorpa  communis  et 


Séance  du  12  jauvier  1921. 


17 


c'est  tout.  La  raison  qu'ils  invoquent  est  qu'entre  ces  formes  se  ren- 
contrent toute  une  gamme  d'intermédiaires;  il  devient  difficile  alors 


^^Wt1£S^aii,^l^:a^  . 


Fig.  1.  —  Formes  françaises  de  Panorpa  comntunts  L. 


d'élablir  des  limites  précises.  Disons  tout  de  suite  qu'ils  ont  raison  et 
quoique  je  conserve  quelques-unes'  de  ces  formes,  j'avoue  que  l'exa- 
men d'un   grand  nombre   de  sujets  met  quelquefois   dans   un  réel 
embarras,  au  moins  pour  certaines  d'entre  elles. 
La  forme  qu'il  est  possible  de  considérer  comme  typique  et   qui 


18  Bulletin  dr  la  Société  entomologique  de  France. 

servira  de  point  de  départ  est  celle  représentée  figure  1,  V.  Je  me 
dispense  de  la  décrire;  c'est  la  forme  bifasciata  de  Klapalek  (1896). 
Mais  il  la  ut  dire  tout  de  suite  que  les  premières  fascies,  celles  plus 
rapprochées  de  la  base,  ne  sont  pas  toujours  complètes  aux  quatre 
ailes.  Tantôt  elles  le  sont  seulement  aux  supérieures,  tantôt  seulement 
aux  inférieures;  c'est  une  étape  vers  la  forme  suivante.  De  même,  la 
fascie  subapicale  (ou  ptérostigmale)  n'est  pas  forcément  en  K  complet, 
le  jambage  interne  seul  peut  l'être.  Cette  forme  se  rencontre  partout 
en  France.  Peut-être  toutefois,  est-elle  plus  abondante  dans  certaines 
régions;  c'est  ce  que  je  m'elïorcerai  de  savoir.  Les  9  paraissent  être 
un  peu  plus  nombreuses  que  les  cf,  pas  beaucoup  plus  cependant 
(56  °/o  environ).  W.-J.  Lucas  (1910)  ne  l'indique  pas  d'Angleterre. 

La  deuxième  forme  est  représentée  figure  1,  l.  C'est  la  vulgaris  de 
Imhoff  (1836-45)  et  la  diffinis  de  Mac  Lachlan  (1869).  Au  lieu  d'une 
fascie  à  la  base  des  ailes,  il  y  a  deux  taches  plus  ou  moins  grandes  et 
plus  ou  moins  éloignées  l'une  de  l'autre.  La  fascie  subapicale  est 
entière  au  moins  dans  son  jambage  interne  ;  elle  est  complète  quelque- 
fois. Aucune  tache  ne  fait  défaut.  Il  existe,  entre  cette  forme  et  la  pré- 
cédente, des  intermédiaires  que  j'ai  rapidement  indiqués  plus  haut.  Je 
crois  néanmoins  qu'il  est  possible  de  la  séparer  assez  facilement.  Vul- 
garis pourrait  donc  être  maintenue.  Cette  forme  n'est  guère  plus 
abondante  que  la  première  dans  la  région  de  l'ouest  de  la  France.  Il 
reste  à  savoir  comment  elle  se  comporte  dans  les  régions  plus  septen- 
trionale et  plus  méridionale.  En  tout  cas,  on  la  rencontre  dans  toute 
la  France.  Les  cf  semblent  dominer  (environ  60  %). 

La  forme  donnée  dans  la  figure  1,  II  est  celle  que  Klapalek  (1896) 
a  appelée  unifasciata  (nec  W.-J.  Lucas).  Elle  est  difficile  à  bien  séparer 
de  la  précédente  quand  on  a  sous  les  yeux  une  série  assez  importante. 
Les  taches  sont  très  petites,  une  ou  deux  peuvent  même  manquer  ; 
la  fascie  subapicale  est  entière  dans  son  jambage  interne.  Entre  vul- 
garis et  unifasciata  se  rencontrent  de  trop  nombreux  intermédiaires 
qu'on  ne  sait  pas  toujours  où  placer.  Je  crois  qu'unifasciata  pourrait 
être  réunie  à  vulgaris.  J'ai  peu  d'exemplaires  qui  répondent  assez 
exactement  à  cette  forme  (11  de  France  :  8  du  département  de  l'Oise; 
2  des  Deux-Sèvres;  j'ai  vu  bien  peu  d'exemplaires  du  Lyonnais 
envoyés  par  le  D""  Riel).  Cette  forme  pourrait  bien  être  assez  com- 
mune dans  des  zones  plus  septentrionales.  Elle  comprend  les  deux 
sexes  avec  prédominance  des  cf  semble-t-il. 

La  quatrième  forme  est  représentée  figure  1,  III.  C'est  la  cognatne- 
formis  de  Klapalek  (1896)  et  ma  Couloni  (1913).  Je  ne  connaissais  pas 
le  travail  du  naturahste  de  Prague  quand  j'ai  créé  ma  Couloni.  La 


Séance  du  i2  janvier  1921.  19 

figure  i ,  III  donne  le  dessin  des  ailes  d'an  exemplaire  caractéristique 
de  ma  collection.  Celle  de  Klapalek  a  plus  de  petites  taches;  mais  la 
îascie  subapicale  est  coupée  dans  sa  longueur  au  niveau  de  la  fourche 
de  M  1-^-2.  C'est  là,  je  pense,  le  principal  caractère  qui  la  sépare 
à'unifasciata  avec  une  diminution  très  sensible  (ou  même  disparition) 
des  autres  ^taches.  On  rencontre  cependant  des  exemplaires  chez  qui 
ce  caractère  est  net  aux  ailes  supérieures,  tandis  qu'aux  inférieures  on 
retrouve  l'aspect  d'unifasciata  et  inversement.  Ils  sont  toutefois  peu 
nombreux.  A  mon  point  de  vue  il  est  plus  facile  de  séparer  cette 
forme  que  la  précédente.  Cognataefonnis  ne  semble  pas  très  abon- 
dante en  France  comparativement  à  la  pretnière  et  à  la  deuxième 
formes.  Un  seul  exemplaire  me  vient  des  Deux-Sèvres;  les  autres  de 
ma  collection  sont  du  Calvados  et  de  l'Oise.  Dans  mes  séries,  les  Q 
sont  en  plus  grand  nombre. 

La  figure  I,  IV  représente  ma  forme  aperta  (1914).  Elle  est  surtout 
caractérisée,  comme  je  l'ai  dit  (1914),  par  une  véritable  dissociation  de 
la  tache  apicale  dans  laquelle  il  se  produit  des  sortes  d'ouvertures,  des 
fenêtres.  De  plus,  cette  tache  ne  touche  pas,  ou  seulement  par  quelques 
points  à  l'extrémité  de  l'aile.  Il  peut  arriver,  et  c'est  le  cas  dans  la 
figure  1,  IV,  que  cette  tache  disparaisse  presque.  J'ajoutai  alors  (1914)  : 
un  simple  vestige  de  cette  tache  caractériserait  encore  aperta  ;  sa  dis- 
parition complète  justifierait,  à  mon  avis,  une  appellation  nouvelle. 
J'ai  sous  les  yeux,  au  moment  où  j'écris  ces  lignes,  deux  exemplaires 
de  Dalhem  et  de  Vieux- Ville  (Belgique,  envoi  Lestage)  et  un  de  Sil- 
lery  (France)  qui  paraissent  appartenir  à  cette  forme;  mais  un  examen 
attentif  ne  me  permet  pas  de  les  y  placer.  On  n'y  trouve  pas  cet  aspect 
bien  spécial  de  la  forme  que  j'ai  décrite.  Je  n'ai  jamais  rencontré 
aperta  dans  l'ouest  de  la  France  et  c'est  ce  qui,  à  mon  avis,  lui  donne 
un  réel  intérêt.  Le  musée  d'Elbeuf  a  le  premier  type  de  cette  forme  ; 
l'échantillon  a  été  trouvé  en  Seine-Inférieure  (1914,  p.  93,  fig.  2).  J'ai 
dans  ma  propre  collection  (contenant  près  de  300  P.  commums)  quatre 
autres  spécimens  :  un  cf  ressemble  au  type  du  musée  d'Elbeuf  et 
vient  du  Calvados  (LoisELLE);deux  autres  9  (une  du  Calvados,  envoi 
LoisELLE,  l'autre  de  l'Oise,  don  de  D.  Lucas)  répondent  au  deuxième 
aspect  (1914,  p.  94,  fig.  3)  ;  le  quatrième  9 ,  également  du  Calvados 
(Loiselle),  est  celui  donné  dans  la  fig.  1,  IV  de  la  présente  note;  c'est 
la  forme  extrême. 

Je  n'ai  jamais  vu  en  France  un  seul  exemplaire  chez  qui  la  tache 
apicale  ait  totalement  disparu.  W.-J.  Lucas  (1919)  a  rencontré  cette 
forme  en  Angleterre  et  l'a  décrite  une  première  fois  sous  le  nom  à.'uni- 
fasciata  (nec  Klapalek)   déjà  préoccupé  pour  une  autre  forme   de 


20  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

communis.  J'apprends  de  mon  très  aimable  collègue  qu'il  va  changer 
ce  nom.  Je  demeure  convaincu  que  des  recherches  attentives  dans  les 
régions  de  Bretagne  et  de  Normandie,  pour  ne  citer  que  celles-ci, 
feraient  découvrir  cette  forme  sans  tache  apicale. 

La  forme  représentée  enfin  figure  1,  VI  a  un  intérêt  moindre.  Elle 
correspond,  par  l'écartement  de  la  tache  apicale  de  l'extrémité  de  l'aile, 
à  la  forme  sécréta  Lacr.  de  P.  germanka  L.  Je  ne  crois  pas  utile  de 
changer  ce  nom  pour  l'espèce  qui  nous  occupe  ici.  L'exemplaire 
représente  est  très  caractéristique  ;  il  vient  de  Bourg-sous-la-Roche 
(Vendée,  don  D.  Lucas).  D'autres  le  sont  moins. 

Enfin  on  trouve  encore,  çà  et  là,  quelques  exemplaires  aberrants  en 
ce  qui  concerne  les  taches  des  ailes.  Ils  sont  conservés  dans  ma  col- 
lection et  j'attends,  pour  en  parler,  que  des  recherches  ultérieures  me 
donnent  quelques  précisions  sur  leur  compte. 

Voici  la  liste  des  travaux  cités  dans  cette  note  :  1836-45.  Imhoff  et 
J.  D.  Labram.  Insecten  der  Schweiz  die  vorzuglichsten  Gattungen  die 
durch  eine  Art  bildhch  dargestcllt.  Basel.  vol.  II.  —  1896.  Klapalek. 
Soustranij  rozber  rodu  Panorpa  L.  a  Boreus  Latr  .  Rozpr.  les.  Akak. 
(Bohême).  —  1913.  Lacroix  (J.)  Panorpa  communis  L.  et  germanica 
L.  de  la  faune  française.  Variations  dans  les  taches  des  ailes.  [Insecta). 
—  1914.  Lacroix  (J.).  Panorpa  communis  L.  var.  aperta  Lacr.  (In- 
secta). ^  1910.  W.  J.  Lucas.  British  Scorpion-flies.  [The  Entomologist 
PI.  IV).  -  1919.  W.  J.  Lucas.  British  Neuroptera  in  1917  and  1918. 
[The  hJntom,ologist,  fig.  2).  —  1869.  R.  Mac  Lachlan.  Synopsis  of  the 
species  of  Panorpa  occurring  in  Europe  and  the  adjoining  countries. 
{Trans.  ent.  Soc.  of  London,  pp.  59-70). 


Le  Secrétaire-gérant     L.  Ciiopard. 


TÏPOliRAPHIE    FIRMm-DIDOT   ET  C'«.    —  HAKIS. 


BULLETIN 

DE    LA 

SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANGE 


séance  du  S6  jaiivie^-|»»|1/\f)  9  -[  19^^ 
Présidence  de  M.  J.  SURCOT 


Sommaire 


Correspondance,  p.  21.  —  Changements  d'adresses,  p.  21.  —  Admissions, 
p.  21.  —  Présentations,  p.  22.  —  Contributions  à  nos  Publications, 
p.  23.  —  Prix  Dollfus  1919  et  1920  [Rapport),  p.  23. 

Observations  diverses.  —  A.  Hoffman.  Capture  d' Otiorrhynchus  tenui- 
costis  Hust.  [Col.  Curculionidae],  p.  24.  —  E.  Dattin.  Capture  [Lep.], 
p.  25. 

Communications.  —  P.  de  Peyerimhoff.  Nouveaux  Coléoptères  du  Nord 
Africain.  Trente-septième  note  :  Récoltes  de  MM.  Ch.  Alluaud  et  A.  Théry 
dans  le  Maroc  occidental,  p.  25.  —  \V.  R.  Thompson.  Contributions  à  la 
connaissance  des  formes  larvaires  des  Sarcophagides  [Dipt.].  l.  Engyzops 
PeccMolii  Rond.,  p.  27.  —  E.  de  Bergevin.  Note  rectificative  à  propos 
de  Rileyopsis  Peyerimhoffi  B  ergev.  [Hem.  Achiudae],  p.  31. 


Correspondance.  —  M.  R.  Vitahs  de  Salvaza  envoie  sa  photo- 
graphie pour  l'album  de  la  Société.  ^ 

—  MM.  E.-B.  AsHBY  et  G.  Durand  remercient  la  Société  de  leur  ad- 
mission. 

Changements  d'adresses.  —  M.  H.  Pierson,  3,  rue  Monmartel, 
Brunoy  (S.-et-O.). 

—  M.  R.  ViTALis  DE  Salvaza,  attaché  à  l'Institut  scientifique,  boîte 
postale  n°  64,  Saigon  (Indo-Chine). 

Admissions.  —  M.  le  D""  Aghalme,  directeur  du  laboratoire  colo- 
nial, 1,  rue  Andrieux,  Pans,  8«.  —  Biologie  générale. 

—  M.  le  R.  P.  Caius,  professeur  de  Zoologie,  St-Joseph's  Collège, 
Trichinopoly  (Indes  Anglaises).  —  Diptères.  Biologie  générale. 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921].  —  N"  2. 


22  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

—  M.  P.  Clément,  étudiant,  82,  rueNotre-Dame-des-Champs,  Paris, 
6«  [membre  assistant  admis  à  titre  définitif].  —  Coléoptè^^es. 

—  M.  P.  Corbière,  négociant,  54,  rue  deProny,  Paris,  17^  —  Lépi- 
doptères. 

—  M.  J.  GoBERT,  élève  à  l'École  forestière,  Nancy  (Meurthe-et- 
Moselle).  —  Entomologie  générale,  piincipalement  Coléoptères. 

—  M.  L.  GuiLLEMART,  propriétaire  à  Sacy,  par  Ville-Dommange 
(Marne).  —  Coléoptères. 

—  M.  A.  Hemon,  36,  rue  Gay-Lussac,  Paris,  S'^.  —Coléoptères prin- 
cipalement Carabiques. 

—  M.  le  P""  H.  OsBORN,  Ohio  State  University,  Columbus  (Ohio),  U. 
S.  A.  [réadmission].  —  Entomologie  générale. 

—  M.  J.  Pertuiset,  ingénieur-électricien,  82,  avenue  de  Wagram, 
Paris,  17®.  —  Coléoptères. 

Présentations.  —  M.  le  P'"  Gh.-P.  Alexander,  419,  West  Main 
Street,  Urbana  (111.),  U.  S.  A.,  présenté  par  MM.  L.-O.  Howard  et  P. 
Marchal.  —  Commissaires-rapporteurs:  MM.  C.  Pierre  et  E.  Moreau. 

-  M.  M.-L.  Berquet;  capitaine  d'artillerie,  7,  avenue  Daniel-Lesueur, 
Paris,  17%  présenté  par  M.  J.  Magnin.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  Ch.  Lahaussois  et  L.  Chopard. 

—  M.  A.  F.  BuRGESs,  Secretary,  American  Association  of  économie 
entomologists,  Melrose  Highlands  (Mass.),  U.  S.  A.,  présenté  par 
MM.  L.-O.  Howard  et  P.  Marchal.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  G.  Pierre  et  E.  Moreau. 

—  M.  le  Rev.  C-R.-N.  Burroughs,  F.  E.  S.,  The  Vicarage,  Mucking, 
Standford-le-Hope(Essex),  Angleterre,  présenté  par  M.  J.  Surcouf.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  Et.  Rabaud  et  L.  Sémichon. 

—  M.  R.  de  Fleury,  18,  avenue  Gambetta,  Choisy-le-Roi  (Seine), 
présenté  par  M.  A.  Lavallée.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J. 
de  Joannis  et  E.  Moreau? 

—  M.  L.  Germain,  assistant  au  Muséum  national  d'Histoire  natu- 
relle, 55,  rue  de  Butfon,  Paris,  o<',  présenté  par  M.  J.  Surcouf.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  P.  Lesne  et  L.  Berland. 

—  M.  P. -A.  Glick,  University  of  Illinois,  Urbana  (111.),  U.  S.  A., 
présenté  par  MM.  L.-O.  Howard  et  P.  Marchal.  —  Commissaires- 
rapporteurs  :  MM.  C.  Pierre  et  E.  Moreau. 

—  M.  C.-C.  Hill,  U.  S.  entomological  Laboratory,  227,  Moreland 
avenue,  Carlisle  (Pa.),  U.  S,  A.,  présenté  par  MM.  L.-O.  Howard  et 
P.  Marchal.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  C.  Pierre  et  E. 
Moreau. 


Séance  du  26  janvier  i92t.  23 

—  M.  HuBAULT,  inspecteur  adjoint  des  Eaux  et  Forêts,  rue  Girar- 
det,  Nancy  (Meurthe-et-Moselle),  présenté  par  M.  R.  Lienhart.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  E.  Moreau  et  L.  Lhomme. 

—  M.  J.-H.  Mesnard,  étudiant,  43,  rue  du  Maréchal  Foch,  Ver- 
sailles (Seine-et-Oise),  présenté  par  M.  J.  Magnin.  —  Commissaires- 
rapporteurs  :  MM.  G.  BiLLiARD  et  Ch.  Lahaussois. 

—  M.  H.-R.  Painter,  U.  S.  entomological  Laboratory,  Box  5o, 
West  Lafayette  (Indiana),  U.  S.  A.,  présenté  par  MM.  L.-O.  Howard 
et  P.  Marchal.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  C.  Pierre  et 
E.  More  AU. 

—  M.  leP""  P.-J.  Parrott,  Agricultural  Experiment  Station,  Geneva 
(N.  Y.),  U.  S.  A.,  présenté  par  MM.  L.-O.  Howard  et  P.  Marchal.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  C.  Pierre  et  E.  Moreau. 

—  M.  L.-M.  Peairs,  Agricultural  Experiment  Station,  Morgantown 
(W.  Va),  U.  S.  A.,  présenté  par  MM.  L.-O.  Howard  et  P.  Marchal. 
—  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  C.  Pierre  et  E.  Moreau. 

—  M.  L.  Scellier,  4,  avenue  Philippe-Auguste,  Paris,  11":,  présenté 
par  M.  Ch.  Lahaussois.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  Ma- 
gnin et  L.  Chopard. 

—  M.  H.-J.  Turner,  F.  e.  s.,  Drakefell  Road, xNew  Cross,  London,  S.  E. 
14,  Angleterre,  présenté  par  M.  J.  Surcouf.  — -  Commissaires-rappor- 
teurs :  MM.  Et.  Rabaud  et  L.  Sémichon. 

—  M.  W.-R.  Walton,  Bureau  of  Entomology,  U.  S.  Département 
of  Agriculture,  Washington  (D.  G.),  U.  S.  A.,  présenté  par  MM.  L.-O. 
Howard  et  P.  Marchal.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  C.  Pierre 
et   E.  Moreau. 

Contributions  à  nos  Publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  pour 
nos  publications  les  sommes  suivantes  : 

M.  E.  DE  Bergevin  23  francs 

M.  B.  de  Brunier  23    — 

M.  L.  Demaison  23    — 

Anonyme  10    — 

Prix  Dollfiis  1919  et  1920  (Rapport).  —  Au  nom  de  la  Com- 
mission du  Prix  Dollfus,  M.  F.  Larroussb  donne  lecture  du  rapport 
suivant  : 

Messieurs, 

La  Commission  nommée  pour  examiner  les  ouvrages  des  candidats 
au  prix  Dollfus  (annuités  1919  et  1920)  s'est  réunie  le  19  janvier  sous 


24  Bulletin  de  la  Société  entomologiqtiie  de  France 

la  présidence  de  M.  J.  Surgouf  (<).  Aucun  auteur  n'avait  présenté 
d'ouvrage  au  concours  pour  l'année  1920. 

Sur  la  proposition  de  M.  P.  Lesne,  elle  a  procédé  à  l'examen  d'un 
travail  de  M.  E.  Séguy,  préparateur  au  Laboratoire  d'Entomologie  du 
Muséum, ouvrage  intitulé:  «  Lesmoustiques  de  France», paru  dans  le 
Bulletin  du  Muséum  [1920],  (N°'  1  à  6).  Une  dernière  partie  paraîtra 
dans  un  des  prochains  Bulletins  de  cet  établissement  scientifique. 

Sans  vouloir  faire  une  analyse  complète  du  mémoire  de  M.  Séguy, 
nous  insisterons  en  premier  lieu  sur  son  opportunité.  Le  rôle  impor- 
tant des  moustiques  en  pathologie  rend  leur  étude  systématique  né- 
cessaire ;  or,  en  France  il  n'existe  actuellement  aucun  ouvrage  pra- 
tique de  détermination  de  celte  importante  famille.  M.  Séguy  a  comblé 
cette  lacune  ;  son  travail  rendra  les  plus  grands  services  au  monde 
entomologique  et  au  monde  médical.  L'auteur  a  groupé,  d'une  façon 
claire,  les  principaux  caractères  des  espèces,  les  a  réparties  en  grou- 
pes naturels  et  a  donné  des  tableaux  dichotomiques  permettant  de 
déterminer  aisément,  non  seulement  les  adultes,  mais  encore  les 
larves.  De  nombreux  dessins,  d'une  grande  clarté,  illustrent  et  com- 
plètent le  texte. 

J'ajouterai,  pour  terminer,  que  ce  travail  ne  s'adresse  pas  spécia- 
lement aux  entomologistes  de  profession,  il  est  à  la  portée  des  débu- 
tants. Il  rentre  donc  en  tous  points  dans  les  conditions  prévues  pour 
l'obtention  du  prix  Dollfus  et  a  été  jugé,  par  les  membres  présents 
à  la  Commission,  digne  d'être  proposé  à  vos  suffrages  pour  l'obten- 
tion des  deux  annuités  (1919  et  1920)  de  ce  prix. 

Le  vote  aura  lieu  à  la  séance  du  23  mars  1921  {^). 

Observations   diverses. 

Capture  d'Otiorrhynchus  tenuicostis  Hust.  [Col.  Curgulionidae]. 
—  M.  A.  Hoffmann  signale  qu'il  a  reconnu  dans  un  lot  de  Curculio- 
nides  provenant  d'Amélie-les-Bains  (Pyrénées-Orientales)  et  capturés 
par  le  commandant  A.  Magdelaine  en  octobre  1915,  2  cf  et  1   9 

(1)  Étaient  présents  :  MM.  J.  ui;  Joannis,  I^.  Larrousse,  P.  Lesne, 
A.    MÉQiJiGNON,    Et.  Rabaud,  j.  Surcouf,  p.   Vayssière.   —  Excusés  :  MM. 

J.  ACHARD  et   E.  MOREAU. 

(2)  Le  Secrétaire  rappelle  que  tous  les  membres  français  ont  droit  de 
prendre  part  à  ce  vote  qui  a  lieu  au  scrutin  secret  et  à  la  majorité  absolue, 
soit  directement,  soit  par  correspondance.  Dans  ce  dernier  cas,  l'enveloppe 
contenant  le  bulletin  de  vote,  fermée  et  signée  très  lisibleynentpsiTle  votant, 
devra  parvenir  entre  les  mains  du  Président  au  plus  tard  le  22  mars  1921. 


Séance  du  26  janvier  1921.  2o 

d'Otiorrhynchus  tenuicostis  décrit  récemment  {Bull.  Soe.  ent.  Fr. 
[1920],  p.  19)  par  A.  Hustache.  Cette  espèce  est  bien  distincte  des 
formes  voisines  de  son  groupe. 

Capture  [Lep.].  —  M.  E.  Dattin  signale  un  Tortricide  nouveau 
pour  la  faune  française,  Conchylis  sabulicola  Wlsghm.  (=  erigerana 
Wlsghm.),  qui  n'était  connu  jusqu'à  présent  que  d'Angleterre.  Cette 
espèce  n'est  pas  rare  cependant  à  Montfaucon-du-Lot  (arr^  de  Gourdon, 
Lot),  de  la  mi-juillet  à  la  fin  de  septembre,  sur  les  pentes  arides  des 
collines  jurassiques  où  croît  en  abondance  Erigeron  acris  L.,  plante 
nourricière  de  la  chenille. 


Communications 

Nouveaux  Coléoptères  du  Nord-Africain. 

Trente-septième  note  :  Récoltes  de  MM.  Ch.  Alluaud  et  A.  Théry 

dans  le   Maroc  Occidental   (^) 

par  P.  DE  Peyerimhûff. 

SlAPHYLINmAE. 

134.  Stenus  (Hemistenus)  Atlantis,  n.  sp.  —  Long.  3,5  mm.  — 
{Tarsorum  penultimo  articulo  fisso,  bilobato,  antepenultimo  integro, 
tarsis  posticis  brevibus,  crassis,  articulo  P  et  ultimo  ejusdem  ferme 
longitudinis,  abdomine  marginato,  antennis  pedibusque  nigris).  — 
Parum  elongatus,  depressus,  palpis  ad  basin  exceptis  totiis  niger,  pube 
argentea  supra  parce  vestitus.  Caput  pronoto  latius,  coleopteris  an- 
gustius,  dense  punctatum,  sulcis  frontalibus  vix  indicatis,  antennifi 
brevibus,  articulis  3°,  4°  et  5°  suhaequalibus .  Pronotum  aeque  longum 
ac  latum,  lateribus  rotundatum,  versus  ad  basin  leviter  attenuatum, 
perdense  punctatum,  subplanum.  Coleoptera  pronoto  sesquilongiora, 
validius  ac  remotius  punctata,  basi  ad  suturam  et  prope  humeros  im- 
pressa, pube  argentea  obliqua  ad  latera  ut  liturata.  Abdomen  punctis 
sat  grossis  ut  coleoptera  instructum,  segmentis  prioribiis  absque  ca- 
rinulis.  Subtus  dense  pubescens,  punctis  cribratus.  —  Maris  ultima  seg- 
menta duo  subtus  apice  leviter  emarginata. 

(1)  Pour  les  notes  1-14,  16-24,  26-36,  voir  ce  Bulletin  [1905-1920].  —  15" 
note,  in  Ann.  Soc.  ent.  Fr.  [1912],  p.  515.  —  25"  note,  ibid.  [1917],  p.  117. 
La  15"  note  (1912)  a  spécialement  trait  à  la  faune  marocaine. 


i6  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Ad  Atlantein  imperii  maroccani. 

Aïn-Leuh  (Moyen- Atlas),  vers  1.800  m.,  en  très  petit  nombre. 

De  taille  à  peine  inférieure  à  celle  de  S,  picipes  Steph.;  immédia- 
tement distinct  par  les  antennes,  les  palpes  (sauf  la  base)  et  les  pattes 
noirs.  Très  voisin  de  S.  Leprieuri  Cussac,  dont  il  représente  évi- 
demment la  forme  vicariante;  sensiblement  plus  grand,  sillons  fron- 
taux et  impressions  prothoraciques  à  peu  près  nuls. 

SCYDMAENmAE. 

135.  Neuraphes  Theryi,  n.  sp.  —  Long,  vix  1  mm.  —  Parum 

convenus,  oculis  exceptis  ex  toto  rufus,  pube  longiuscula  indutus,  facie 
iV.  dubio  Reitt.  similis.  Caput  convexum,  pronoto  augustius,  absque 
foveis  aut  carinis,  antennis  tenuibus,  versus  apicem  tamen  spissatis, 
clava  quadriarticulata,  aegre  definita,  penultimis  articulis  subtrans- 
versis.  Pronotum  longius  quam  latius,  subcordatum,  antice  rotundato- 
ampliatum,  ecarinatum,  basi  depressum  et  quadrifoveolatum,  lateribus 
ad  basin  brevitcr  marginatum.  Coleoptera  parum  convexa,  breviter 
ovata,  punctulis  in  disco  sparsa,  sulco  humerali  parum  producto.  — 
Mas  alatus,  oculis  majoribus  [coleopteris  simplicibus).  Femina  optera, 
oculis  minutis. 
Regio  atlantica  imperii  maroccani. 

Quelques  spécimens  récoltés  à  l'Oued  Fouarat,  près  Kenitra. 

Petite  espèce  peu  caractérisée,  voisine  d'aspect  et  de  structure  de 
y.  dubius  Reitt.  (de  Corse),  dont  elle  se  distingue  par  la  forme 
moins  convexe,  les  antennes  un  peu  plus  courtes,  le  prothorax  moins 
cordiforme,  à  rebord  latéral  peu  développé,  les  élytres  plus  élargis, 
plus  visiblement  ponctués,  sans  élévations  antéapicales  chez  le  cf  et 
les  yeux  très  sensiblement  réduits  chez  la  Q . 

C'est  le  premier  Neuraphes  signalé  dans  les  limites  du  territoire 
marocain. 

CURCULIONmAE. 

136.  Phyllobius  (s.  str.)  maroccanus,  n.  sp.  —  Long.  4,5-6  mm.  — 
Oblongus,  niger,  antennis  pedibusque  rufis,  squamulis  rotundatis  viridi- 
bus  vestitus,  pilis  cinereis  erectis  perlonge  hirtus.  Caput  transversum, 
rostro  brevi,  aequilato,  pterygiis  exceptis  quamfronte  plana  angustiore, 
oculis  majusculis,  prominulis.  Antennae  graciles,  art.  i-2  elongatis, 
ceteris  longioribus  quam  latioribus,  obconicis,  clava  elongata,  fusiformi. 
Pronotum  latius  quam  longius,  lateribus  rotundatum,  antice  magis- 


Séance  du  26  janvier  1921.  27 

quant  postice  attenuatum,  vix  constrictum,  ecarinatum.  Coleoptera 
striatopunctata,  spatiis  denudatis  minutis  spai^sa,  apice  attenuata,  haud 
acuminata,  angulo  suturait  demisso.  Pedes  ciliati,  femoribus  davatis, 
aequidentatis,  tibiis  anticis  sinuatis,  apice  intus  dentatis.  Subtus  antice 
ut  supra  squamulatus,  abdomine  autem  pube  adpressa  tantum  induto. 
—  Maris  forma  angusta,  abdominis  planati,  granulosi,  opaci  segmenta 
P  apice  foveolato,  2"  haud  plicato.  —  Feminae  forma  crassa,  coleopte- 
ris  versus  apicem  ampliatis,  abdominis  convexi  segmentis  prioribus 
nitidis,  tantum  punctulatis. 
Hab.  Atlantem  imperii  maroccani. 

Azrou  et  Aïn-Leuh  (Moyen  Atlas). 

Squamulation,  pilosité  et  aspect,  en  somme,  de  P.  betulae  Fabr.; 
mais  le  cf  est  dépourvu  de  toute  trace  de  pli  au  2®  segment  abdominal. 
La  structure  du  rostre,  dont  le  plan  supérieur  est  notablement  plus 
étroit  que  le  front,  et  l'absence  d'écailles  au  ventre,  font  ranger  na- 
turellement l'espèce  auprès  de  P.  tuberculifer  Che\r .  (d'Espagne 
septentrionale  et  centrale),  que  je  ne  connais  pas  de  visu,  mais  que 
ScmLSKY  représente  (Kiist.,  Kaf.,  XLV  (1908),  46)  comme  ayant  les 
élytres  acuminés  au  bout  et  l'angle  suturai  aigu,  ce  qui  n'est  assuré- 
ment pas  le  cas  ici. 

Le  genre  Phyllobius,  si  abondamment  représenté  en  Europe,  man- 
quait jusqu'à  présent  à  la  faune  du  Nord  de  l'Afrique. 


Contributions  à  la  connaissance  des  formes  larvaires 

des  Sarcophagides  [Dipt.] 

I.  Engyzops  Pecchiolii  Rond. 

par  W.  R.  Thompson. 

Dans  un  travail  actuellement  sous  presse,  j'ai  donné  des  descriptions 
des  formes  larvaires  de  toutes  les  espèces  de  la  famille  des  Sarcopha- 
gidae  dont  j'ai  pu  me  procurer  les  jeunes  stades.  Toutefois,  en  raison 
de  la  rareté  de  certains  de  ces  Diptères,  je  n'ai  pu  observer  que  30  °/o 
environ  des  genres  cités,  comme  appartenant  à  cette  famille,  par  Bezzi 
et  Stein  :  et  encore,  dans  la  plupart  des  cas,  je  n'ai  pu  décrire  que  les 
larves  primaires.  Je  me  propose  donc  de  combler  les  nombreuses 
lacunes  dans  ce  travail  par  des  descriptions  ultérieures  des  formes 
larvaires  encore  inconnues  des  espèces  considérées  par  les  principaux 
systématiciens  comme  membres  de  la  famille  des  Sarcophagidae. 


28 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Dans  cette  note,  je  vais  décrire  la  larve  primaire  et  le  système  repro- 
ducteur de  la  femelle  adulte  d'Engyzops  Pecchiolii  Rond. 

Le  genre  Engyzops,  établi  par  Rondani,  a  été  considéré  par  Brauer 
et  Bergenstamm  (B.  B.,  DenJcschr.  Akad.  Wien.,  1893)  et  par  les  auteurs 
du  Catalogue  des  Diptères  paléarctiques  (vol.  III),  comme  appartenant 
aux  Sarcophagidae.  Cette  opinion  a  été  évidemment  basée  sur  l'examen 
des  caractères  externes  de  l'insecte  adulte  puisque  le  système  repro- 
ducteur de  la  femelle  et  les  formes  larvaires  des  espèces  de  ce  genre 
ont  été  jusqu'à  présent  inconnus. 

J'ai  pris  une  femelle  d' Engyzops  Pecchiolii  Rond.  (')  le  10  juin  1920 
dans  le  jardin  du  laboratoire  du  Bureau  d'Entomologie  des  États-Unis 
à  Auch  (Gers)  et,  l'ayant  disséquée,  j'y  ai  trouvé  le 
système  reproducteur  bien  développé  avec  l'utérus 
plein  de  larves  prêtes  à  éclore. 
La  larve  primaire  d' Engyzops  Pecchiolii  est  allon- 
gée, mesurant  à  peu  près 
1,6  mm.  de  long,  et  0,33 
mm.  de  large  (fig.    1).  La 
peau  est  lisse,  incolore  et 
transparente,  mais,   sur 
les  bords  antérieurs  des 
cinq  premiers  segments 
du  corps,  il  existe  une 
bande  ventrale  de  forts 
crochets  noirs,  dirigés  en 
arrière  ;  la  larve  est  mé- 
tapneustique  ;  les  cham- 
bres feutrées  des  stigma- 
tes postérieurs  sont  rela- 
tivement petites  et  cour- 
tes; l'organe  antennaire 
est  assez  allongé  (fig.    3), 
*  ayant  la  forme  d'un  ellip- 

soïde de  révolution  tronqué  près  de  son  extrémité  proximale; 
l'organe  sensoriel  de  Keilin,  qui  est  en  rapport  avec  les  tiges  des  dis- 
ques imaginaux  des  pattes  thoraciques,  présente  trois  petites  soies 
fines  et  assez  allongées.  L'appareil  bucco-pharyngien  est  fort  et  bien 
développé  (fig.  4,  5  et  6)  et  d'un  type  assez  remarquable  ;  il  se  termine 

(1)  Je  dois  la  détermination  de  cette  espèce  à  l'obligeance  de  M.  le  D' 
J.  Villeneuve. 


■S-  «• 


Fig.  1 .  Système  reproducteur  de  la  9  adulte 
d'Engyzops  Pecchiolii  Rond.;  —  fig.  2. 
Système  reproducteur  de  la  Ç  adulte  d'un 
Sarcophagide  (figure  schématique);  g.  a. 
glandes  accessoires  ;  o,  ovaires  ;  s,  sperma- 
thèque;  u,  utérus. 


Séance  du  26  janvier  1921.  29 

antérieurement  en  une  dent  médiane  impaire,  mais  cette  dent,  au  lieu 
d'être  recourbée  vers  la  face  ventrale  de  la  larve  et  dirigée  en  bas, 
comme  c'est  le  cas  pour  la  généralité  des  larves,  est  légèrement  recour- 
bée dans  le  sens  dorsal,  étant  convexe  sur  son  bord  inférieur  et 
concave  sur  son  bord  supérieur;  vers  la  base  de  son  bord  dorsal,  elle 
présente  une  petite  dent  supplémentaire  ;  la  région  intermédiaire  est 
fusionnée  antérieurement  avec  la  base  de  la  dent  médiane  et  posté- 
rieurement avec  la  région  basilaire,  sans  articulations  ;  la  plaque  de 
la  glande  salivaire  n'est  séparée  sur  ses  bords  des  baguettes  latérales 
de  la  région  intermédiaire  que  par  une  ligne  à  peine  perceptible  de 
cuticule  non  chitinisée;  cette  plaque  est  fusionnée  antérieurement 
avec  la  plaque  hypopharyngienne  ;  de  part  et  d'autre  de  la  dent  mé- 
diane se  trouve  un  crochet  fort  et  aigu,  recourbé  ventralement,  qui 
présente  postérieurement  une  apophyse  pour  l'insertion  d'un  muscle 
déterminant  des  mouvements  du  crochet  dans  le  sens  dorso-ventral  ; 
je  n'ai  pas  trouvé  de  côtes  dans  le  plancher  de  la  gouttière  pharyn- 
gienne. 

L'œuf  est  allongé,  un  peu  recourbé;  le  chorion  est  transparent  et 
incolore,  avec  une  ornementation  composée  d'hexagones  allongés  anté- 
ro-postérieurement,  les  intervalles  entre  les  hexagones  étant  bordés  de 
chaque  côté  par  une  étroite  bande  de  fines  ponctuations. 

Le  système  reproducteur  de  la  femelle  adulte  présente  un  utérus  un 
peu  allongé,  au  sommet  duquel  s'attachent  les  conduits  des  sperma- 
thèques,  des  glandes  accessoires  et  des  ovaires  :  dans  l'échantillon 
étudié,  je  n'ai  trouvé  qu'une  seule  paire  de  spermathèques,  mais  il  se 
peut  qu'il  en  existe  normalement  trois  dont  une  manque  ici  par  suite 
d'un  accident  survenu  pendant  la  dissection. 

Or,  par  les  caractères  de  la  larve  primaire  et  du  système  repro- 
ducteur de  la  femelle  adulte,  Engyzops  Pecchiolii  diffère  nettement  de 
tous  les  Sarcophagides  que  j'ai  étudiés  jusqu'ici. 

Chez  ces  derniers,  le  système  reproducteur  de  la  femelle  présente 
un  utérus  en  bissac  qui  reçoit  les  conduits  des  organes  génitaux 
internes  tout  près  de  son  orifice  externe  {Sarcophaga,  Nyctia,  Bra- 
chycoma,  Miltogramma,  Araba,  Metopia,  Sphecapata,  Pachyophthalmus, 
Paramacronychia)  ('). 

(1)  Il  faut  dire  que,  d'après  Choiodkowskv  {Zool.  Anz.,  33),  l'appareil 
génital  d'Helicobosca  muscaria  n'est  pas  de  ce  type  :  toutefois,  l'auteur 
n'ayant  étudié  qu'une  femelle  immature,  il  y  aurait  lieu  dentreprendre 
d'autres  recherches  sur  cette  espèce  dont  on  ne  connaît  encore  que  la  larve 
primaire. 


30 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Fig.  3.  Larve  primaire  d'Engijzops  Pecchiolii,  vue  de 
côté,  X  35^  —  fig.  4.  Stigmates  postérieurs  et  chambres 
feutrées,  x  140;  —  fig.  5.  Organe  antennaire,  x  875; 
—  fig.  6.  Appareil  buccopharyngien,  vu  de  côté,  x  445  ; 
c.  l.,  crochet  latéral;  c.  m.,  crochet  médian;  p.  g., 
plaque  de  la  glande  salivaire;  r.  b.,  région  basilaire; 
7\  i.,  région  intermédiaire;  —fig.  7.  Extrémité  anté- 
rieure de  l'appareil  buccopharyngien,  vue  du  dessus, 
X  475;  c.  l.,  crochets  latéraux;  c.  m.,  crochets  mé- 
dians; —  fig.  8.  Crochet  latéral  x  600. 


En  ce  qui  con- 
cerne la  forme 
de  l'appareil  buc- 
copharyngien de 
la  larve  primai- 
re, il  faut  dire 
que,  chez  les  Sar- 
cophagides  ,  il 
existe  plusieurs 
types  de  cet  ap- 
pareil; mais,quel 
que  soit  le  type 
de  l'armature,  il 
y  existe  toujours 
une  articulation 
entre  la  partie 
mandibulaire  et 
la  région  basi- 
laire ;  et,  d'autre 
part,  aucune  de 
ces  armatures  ne 
ressemble  en  rien 
à  celle  de  la  larve 
primaire  à'Ëngy- 
sops  Pecchiolii. 

D'autre  part, 
si  l'armature 
buccale  de  la 
larve  primaire 
(ÏEngyzops  Pec- 
chiolii diffère 
beaucoup  de  cel- 
les de  toutes  les 
larves  connues 
des  Sarcophagi- 
dae,  il  existe,  par 
contre,  entre  cet- 
te curieuse  ar 
mature  et  celles 
de  deux  Galli- 
phorines  récem- 


Séance  du  W  janvier  1921.  31 

ment  étudiés  par  D.  Keilin  {Panuitology,  1919)  une  ressemblance 
étroite  et  frappante  et  qui  me  paraît  être  l'indice  d'une  véritable  af- 
finité systématique.  Ces  Calliphorines  sont  Melinda  cognata  Meigen 
et  Melinda  gentilis  (R.-D.)  Ver  rail  (1912);  le  type  de  l'armature 
buccopharyngienne  est  essentiellement  le  même  chez  les  larves  pri- 
maires de  ces  deux  espèces,  mais  gentilis  se  rapproche  plus  que  co- 
gnata de  l'espèce  étudiée  ici.  Enfin,  le  système  reproducteur  de  la  fe- 
melle adulte  de  Melinda  cognata,  d'après  les  figures  et  la  description 
données  par  Keilin,  ressemble  aussi  à  celui  à'Engyzops  Pecchiolii,  et 
diffère  de  la  même  manière  de  l'appareil  reproducteur  des  femelles 
des  Sarcophagides. 

Donc,  par  les  caractères  du  système  reproducteur  de  la  femelle 
adulte  et  par  ceux  de  la  larve  primaire,  Engijzops  Pecchiolii  Rond, 
s'écarte  de  tous  les  autres  représentants  de  la  famille  des  Sarcophagidae 
qui  ont  été  étudiés  et,  par  contre,  se  rapproche  de  très  près  des  espèces 
du  genre  Melinda  étudiées  par  Kp^ilin  avec  lesquelles  elle  forme  un 
petit  groupe  dont  les  autres  membres  sont  encore  inconnus. 

D'après  Keilin,  les  larves  de  Melinda  cognata  et  de  M.  gentilis  vivent 
en  parasites  chez  les  escargots.  IK serait  intéressant  de  prendre  ces 
indications  comme  base  d'une  étude  éthologique  d'Engyzops  Pecchiolii 
dont  nous  ne  connaissons  pas  encore  la  biologie  larvaire. 


Note    rectificative  à  propos  de  Rileyopsis  Peyerimhofn  Bergev. 
[Hem.  Àchilidae] 

par  E.  DE  Bergevin. 

En  1917,  j'ai  publié  [Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1917],  pp.  309-312)  sous 
le  nom  de  Rileyopsis  Peyerimhofji  (nov.  gen.,  n.  sp.)  une  espèce 
•que  j'ai  classée  parmi  les  Issidae. 

Cette  espèce  avait  été  déjà  décrite  en  1887,  par  Lethierry,  sous  le 
nom  dlssus  rotundiceps  [Rev.  d'Ent.,  VI  [1887],  p.  309)  pour  lequel 
PuTON  créa  plus  tard  le  genre  Issidius  (Rev.  d'Ent.,  XVII  [1898],  p.  170), 
et  Issus  rotundiceps  devint  Issidius  rotundiceps. 

Depuis,  ce  genre  a  été  retiré  de  la  famille  des  Issidae  pour  prendre 
rang  dans  celle  des  Achilidae. 

Cette  espèce  se  présente  sous  deux  aspects  bien  différents  suivant 
qu'elle  vit  dans  l'extrême  sud  Algérien  ou  dans  les  régions  élevées  des 
Hauts-Plateaux  et  des  steppes.  Dans  le  premier  cas,  elle  se  développe 


32  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

normalement  et  donne  son  plein  physiologique,  si  je  puis  ainsi  m'ex- 
primer  :  les  homélytres  sont  allongés,  bien  constitués,  transparents, 
les  ailes  suivent  un  processus  correspondant  et  atteignent  la  dimension 
des  homélytres,  la  taille  est  vigoureuse  et  atteint  8,0  à  9  mm.  de  lon- 
gueur. 

Dans  les  Hauts-Plateaux,  à  l'altitude  de  1.000  à  1.200  mètres,  les 
homélytres  se  raccourcissent,  deviennent  coriaces,  très  chitinisés, 
opaques;  les  ailes  s'atrophient  et  sont  réduites  à  une  écaille  impercep- 
tible, les  dimensions  sont  presque  diminuées  de  moitié  (5  mm.  à 
5,5  mm.)  dans  le  même  sexe.  Sous  cette  forme,  l'insecte  se  présente 
avec  tout  l'aspect  d'un  Issidae.  C'est,  d'ailleurs,  ce  qui  m'a  induit  en 
erreur,  car  lorsque  je  l'ai  décrit,  je  ne  connaissais  pas  la  forme  ma- 
croptère  qui,  de  suite,  a  éveillé  mon  attention  et  motivé  la  présente 
rectification. 

Ces  deux  formes  sont  le  produit  do  deux  milieux  différents  ;  elles 
résultent  de  deux  adaptations  différentes  et  me  paraissent,  à  ce  ti- 
tre, devoir  être  distinguées  dans  la  classification. 

C'est  pourquoi  je  propose  de  conserver,  à  titre  de  variété,  à  la  forme 
amoindrie  des  Hauts-Plateaux  et  des  steppes,  le  nom  de  Peyerimhoffi, 
sous  lequel  je  l'avais  décrite  comme  espèce. 

Cette  forme  deviendrait  donc  :  Issidius  rotundiceps  Le  th .  var.  Peyer- 
rimhoffl  Bergevin.  La  forme  macroptère  devant  être  considérée 
comme  l'expression  typique  de  l'espèce. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Choparu. 


lï^OGRAPHlE  flKMI.N-WDOT  El  C".  —  PARIS. 


.^ 


BULLETIN 

DE    LA 

SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


séance  du  O  février  ISk^l.  ^i 


Présidence  de  M.  J.  SURCOUF.     AMfell  S  ^S^ 

,0 

Sommaire.  ^  u^  ^x«r    / 

Admissions,  p.  33.  —  Présentations,  p.  34.  —  Exonérations,  p.  34.  —  Ué- 

missions,  p.  34.  —  Contributions  à  nos  publications,  p.  34.  —  Budget, 

p.  34.  —  Prix  Passet  1919  et  1920  [Rapport),  p.  3^:"—"''H'rÔàifi;&Cttrons 

au  Règlement,  p.  36. 
Observations  diverses.  —  L.  Dupont.  Melitaeo  Aurélia   Nick.   en 

France  [Lep.  Rhopalocera],  p.  37. 
Communications.  —  G.  Bénard.  Description  d'une  nouvelle  espèce   de 

Polyhirma  de  l'Afrique  Orientale  [Col.  Carabidae],   p.  37.  —  E.  Séguv. 

Note  sur  l'armature  génitale  du  Culex  jugorum  Vill.  [Dipt.  Cuucidak], 

p.  39. 


MM.  le  D""  Maurice  Royer  et  L.  Turinetti  assistent  à  la  séance. 

Admissions.  —  M.  le  P""  Gh.  P.  Alexander,  419.  West  Main  Street, 
Urbana  (111.),  U.  S.  A.  —  Entomologie  appliquée. 

—  M.  M.-L.  Berquet,  capitaine  d'artillerie,  7,  avenue  Daniel-Lesueur, 
Paris,  17''.  —  Entomologie  générale  princ.  Coléoptères. 

—  M.  A.  F.  BuRGESs,  Secretary,  American  Association  of  Economie 
entomologists,  Melrose  Highlands  (Mass.),  U.  S.  A.  —  Entomologie 
appliquée. 

—  M.  le  Rev.  G.  R.  N.  Burroughs,  F.  E.  S.,  The  Vicarage,  Muc- 
king,  Stanford-le-Hope  (Essex),  Angleterre.  —  Entomologie  générale. 

—  M.  R.  de  Fleury,  18,  avenue  Gambetta,  Ghoisy-le-Roi  (Seine-et- 
Oise).  —  Lépidoptères. 

—  M.  L.  Germain,  assistant  à  la  chaire  de  Malacologie  du  Muséum 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921].  —  N"  3. 


34  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

national  d'Histoire  naturelle,  55,  rue  de  Buffon,  Paris,  5^  —  Biologie 
générale  ;  insectes  parasites  des  Gastéropodes. 

—  M.  Perry  a.  GligK;  University  of  Illinois,  Urbana  (111.),  U.  S.  A. 
—  Entomologie  générale. 

—  M.  C.-C.  HiLL,  U.  S.  entomological  Laboratory,  227,  Moreland 
Avenue,  Carlisle  (Pa.),  U.  S.  A.  —  Entomologie  appliquée. 

—  M.  HuBAULT,  inspecteur  adjoint  des  Eaux-et-Forêts,  École  fores- 
tière, Nancy  (Meurthe-et-Moselle).  —  Entomologie  appliquée. 

—  M.  J.  H.  Mesnard,  étudiant,  43,  rue  du  Maréchal-Foch,  Ver- 
sailles (Seine-et-Oise).  —  Coléoptères. 

—  M.  H.-R.  Painter,  u.  S.  entomological  Laboratory,  Box  55, 
West  Lafayette  (Indiana),  U.  S.  A.  —  Entomologie  appliquée. 

—  M.  leP""  P.-J.  Parrott,  Agricultural  Experiment  Station,  Geneva 
(N.-Y.),  U.  S.  A.  —  Entomologie  appliquée. 

—  M-  L.-M.  Peairs,  Agricultural  Experiment  Station,  Morgantown 
(W.  Va.),  U.  S.  A.  —  Entomologie  appliquée. 

—  M.  Léon  Scellier,  4,  avenue  Philippe-Auguste,  Paris,  H'^.  — 
Entomologie  générale. 

—  M.  H.-J.  Turner,  F.  E.  S.,  98,  Drakefell  Road,  New  Cross,  Lon- 
don,  S.  E.  14  (Angleterre).  —  Entomologie  générale. 

—  M.  W.-R.  Walton,  Bureau  of  Eatomology,  U.  S.  Dep'  of  Agri- 
culture, Washington  (D.  G.),  U.  S.  A.  —  Entomologie  appliquée. 

Présentations.  —  M.  Ed.  Baudot,  38,  rue  Exelmans,  Bar-le-Duc 
(Meuse),  présenté  par  M.  R.  Lienhart.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  R.  Benoist  et  L.  Sémichon. 

—  M.  R.  SiMûNET,  licencié  es  sciences,  préparateur  de  Physique 
au  Lycée,  18,  rue  Jean-Jacques-Rousseau,  Dijon  (Côte-d'Or),  présenté 
par  M.  J.  Magnin.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  de  Joannis  et 

E.  MOREAU. 

Exonérations.  —  MM.  J.-C.  Bradley,  J.  J.  Joiceï,  A.  Seyrig  et 
G.  Talbot  se  sont  fait  inscrire  comme  membres  à  vie. 

Démission.  —  M.  R.  Guérin  deî  Vaux,  membre  assistant,  adresse 
sa  démission. 

Contributions  à  nos  Publications.  —  M.  W.  R.  Thompson  a 
adressé  la  somme  de  cent  francs  au  Trésorier  pour  nos  publications. 

—  MM.  G.  Bénard  et  E.  Séguy  ont  offert  les  clichés  accompagnant 
leurs  notes  dans  ce  Bulletin. 

Budget.  —  Le  Trésorier  annonce  que  le  Ministère  de  l'Instruction 
publique  nous  a  attribué  une  subvention  de  350  francs  à  titre  d'en- 
couragement pour  les  travaux  de  1920. 


Séance  du  9  février  t9M.  3o 

Prix  Passet  1919 et  1930  (Rapport).  —  Au  nom  delà  commis- 
sion du  prix  Passet,  M.  P.  Vayssière  donne  lecture  du  rapport 
suivant  : 

La  Commission  du  Prix  Jules  Passet  s'est  réunie  (^)  le  19  janvier 
pour  examiner  les  ouvrages  rédigés  en  français  ou  en  latin,  qui, 
conformément  au  règlement  adopté,  seraient  «  le  plus  utiles  à  l'en- 
tomologie générale  et  qui  auront  le  mieux  et  le  plus  particulièrement 
traité  des  larves  ». 

Bien  que  disposant  de  deux  annuités,  elle  n'a  été  saisie  d'aucune 
candidature  officielle.  C'est  pourquoi,  sur  le  conseil  de  son  Président, 
la  Commission  examina  avec  soin  l'œuvre  de  deux  excellents  ento- 
mologistes, spécialisés  tous  deux  dans  l'étude  des  larves. 

Tout  d'abord  les  travaux  de  notre  compatriote  J.-A.  Lestage,  assis- 
tant à  la  Station  de  biologie  lacustre  d'Overmeire,  en  Belgique, 
retinrent  particulièrement  notre  attention.  Une  partie  d'entre  eux, 
parue  au  cours  de  1920,  a  été  publiée  dans  l'intéressant  ouvrage  du 
D""  E.  Rousseau,  qui  est  intitulé  «  Les  larves  et  nymphes  aquatiques 
des  Insectes  d'Europe  »,  et  dont  la  plupart  des  fascicules  ont  déjà  été 
distribués.  Ceux  relatifs  aux  Plecoptera,  aux  Ephenieroptera,  aux 
Megaloptera,  aux  Planipennia  et  aux  Trichoptera,  c'est-à-dire  cinq 
chapitres  sur  huit  parus,  sont  dus  à  M.  Lestage.  Dans  près  d'un 
millier  de  pages,  l'auteur  expose  tout  ce  qui  est  connu  à  l'heure 
actuelle  sur  la  morphologie  et  la  biologie  de  toutes  les  larves  et 
nymphes  aquatiques  des  familles  considérées.  Des  tables  analytiques 
nombreuses,  une  illustration  abondante  et  presque  toujours  originale, 
permettent  au  lecteur  une  détermination  facile  tout  en  lui  évitant  de 
longues  et  fastidieuses  recherches  dans  des  publications  peu  acces- 
sibles. 

En  rappelant  en  outre  les  nombreuses  notes  antérieures  de  Lestage, 
en  particuher  sur  les  larves  des  Éphémères  paléarctiques,  qui  furent 
l'objet  de  deux  mémoires  importants  (plus  de  200  pages  à  eux  deux), 
parus  en  1916  et  en  1919  dans  les  Annales  de  biologie  lacustre,  la 
Commission,  à  l'unanimité,  propose  à  vos  su  tirages  pour  l'annuité 
1919  du  Prix  Jules  Passet,  M.  J.-A.  Lestage,  pour  l'ensemble  de  ses 
travaux  sur  les  larves  aquatiques. 

La  Commission  analysa  ensuite  les  travaux  d'un  éminent  spécialiste 
en  médecine  vétérinaire,  bien  connu  au  Muséum  d'Histoire  naturelle 

(1)  Étaient  présents  :  MM.  J.  Surcouf,  J.  dis  Joannis,  F.  Larroussi;, 
P.  Lesne,  a,  Méquignon,  Et.  Rabaud,  P.  Vayssière.  —  Excusés  :  MM.  J. 

ACHARD,  E.  MoREAU. 


36  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

pour  avoir  eu  la  persévérance  de  déterminer  les  nombreuses  larves 
d'OEstrides  renfermées  dans  les  collections.  M.  L.  Gedoelst,  pro- 
fesseur de  parasitologie  à  l'École  Vétérinaire  de  Bruxelles,  publia  en 
1920  diverses  notes  entomologiques,  particulièrement  sur  les  «  Larves 
au  deuxième  stade  des  Gastérophiles  des  Equidés  »  {Ann.  Soc.  belge 
Médecine  tropicale).  Au  cours  de  l'année  précédente,  il  donnait  au 
Bulletin  of  entomoloyical  Research,  un  inventaire  d'une  collection 
d'OEstrides  africains,  travail  d'ensemble,  en  français,  dont  l'utilité 
pratique  n'échappera  pas  aux  membres  de  la  Société  quand  ils  sauront 
que  la  France  ne  possède  aucun  spécialiste  pour  ces  Diptères  para- 
sites, pourtant  si  importants  à  connaître  dans  un  pays  qui  doit  déve- 
lopper son  élevage  dans  la  Métropole  comme  dans  ses  Colonies. 

Les  larves  d'OEstrides  ont  d'ailleurs  toujours  été  l'objet  des  prin- 
cipales recherches  de  M.  Gedoelst  et  on  connaît  en  particulier  ses 
travaux  sur  les  genres  Kirkia,  Cobboldia,  Œstrus  et  Gastrophilm, 
publiés  pour  la  plupart  dans  la  Revue  zoologique  africaine. 

En  résumé,  la  caractéristique  essentielle  de  l'œuvre  de  M.  Gedoelst, 
est  de  mettre  en  lumière  tout  l'intérêt  que  possède  la  connaissance 
des  stades  larvaires,  quand  il  s'agit  de  parasites  des  animaux  domes- 
tiques. Les  recherches  sur,  ces  questions  sont  malheureusement  trop 
rares  et  sont  à  encourager,  et  la  Commission,  à  l'unanimité,  vous 
propose  d'attribuer  l'annuité  1920  du  Prix  Jules  Passet  à  M.  Gedoelst 
pour  l'ensemble  de  ses  travaux  sur  les  larves  d'OEstrides. 

—  Le  vote  pour  le  prix  Passet  aura  lieu  le  13  avril  1921  (^). 

Modifications  an  Règlement.  —  A  l'unanimité  des  membres  pré- 
sents, la  Société  adopte  les  modifications  au  Règlement  proposées  à  la 
séance  du  8  décembre  1920  (v.  Bulletin  [1920],  pp.  314  et  315). 

Art.  6.  —  Les  Assistants  payent  une  somme  annuelle  de  dix  francs. 

Art.  44.  —  Chaque  Membre  a  droit  à  6  pages  d'impression  gratuites 
par  année;  les  6  pages  suivantes  seront  payables  à  moitié  du  prix  de 
revient;  au-dessus  de  12  pages,  ce  prix  devra  être  remboursé  en 
totalité  P). 

Art.  47.  —  Le  prix  des  tirés  à  part  du  Bulletin  est  variable  suivant 
les  factures  de  l'imprimerie  (^). 

(1)  Les  conditions  du  vote  sont  les  mêmes  que  pour  le  prix  DoUfus  (voir 
Bull.  Soc.  ent.  Fr.  \\'J2\],  p.  24);  les  bulletins  de  vote  devront  parvenir  au 
siège  de  la  Société,  28,  rue  Serpente,  au  plus  tard  le  12  avril  1921,  à  8  heu- 
res du  soir. 

(2)  Le  prix  de  revient  actuel  est  de  20  francs  la  i>age  d'impression. 

(3)  Pour  le  prix  actuel,  y oïy  Bulletin  [1920],  p.  .314  (note  1). 


Séance  du  9  février  1921.  37 

Art.  00.  —  Les  tirés  à  part  des  Annales  sont  entièrement  à  la  charge 
des  auteurs  et  doivent  être  remboursés  au  prix  compté  par  Tim- 
primerie  ('). 


Observations  diverses. 

Melitaea  Aurélia  Nicl<.  en  France  [Lep.  Rhopalocera].  —  M.  L. 
Dupont  adresse  la  note  suivante  comme  suite  à  sa  communication 
insérée  dans  ce  Bulletin  [1921],  pp.  12-13  : 

Pendant  l'impression  de  ma  note,  M.  E.  Moreau  a  bien  voulu  me 
faire  savoir  qu'il  n'existe  pas  d'exemplaires  de  M.  Aurélia  dans  la 
collection  Fallou.  mais  que  la  collection  Poujade  en  contient  six  pro- 
venant de  Lardy  et  de  Janville  (Seine-Oise)  et  de  Pierrefonds  (Oise). 


Communications. 

Description  d'une  nouvelle  espèce  de  Polyhirma  de  l'Afrique  Orientale 

[Col.  Carabidae] 

,  •  par  G.  BÉNARD. 

Polyhirma  Albini,  n.  sp.  —  cf.  Allongé,  d'un  noir  foncé  assez 
brillant.  Tète  légèrement  plus  longue  que  large,  à  tempes  nettement 
renflées,  ponctuées  derrière  les  yeux,  puis  striées;  surface  entre  les 
yeux  striée  obliquement  jusqu'à  la  dépression  et  plus  ou  moins  ponc- 
tuée; protubérances  frontales  à  ponctuation  rugueuse.  Labre  forte- 
ment déprimé  au  milieu,  lisse  et  brillant. 

Pronotum  cordiforme  à  ponctuation  serrée  et  irrégulière,  à  sillon 
médian  nettement  marqué;  bordure  latérale  atteignant  la  base;  impres- 
sions latérales  très  profondes.  Écusson  petit,  triangulaire,,  émoussé 
au  sommet  et  fortement  impressionné. 

Élytres  ovales,  allongés,  présentant  leur  plus  grande  largeur  après 
le  milieu,  à  six  cotes  sinueuses  (en  comptant  la  suturale),  très  net- 

(1)  Ces  prix  .sont  actuelleraent,  par  25  exemplaires  :  pour  i  pages,  35  fr.  ; 
8  pages,  40  fr.  ;  l'M6  pages,   52  fr.  50;  20  pages,  65   fr.  ;  32  pages,  72  fr.  50« 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


tement  marquées,  les  internes -s'eiïaçanl  graduellement  vers  le  som- 
met aux  deux  tiers  de  leur  longueur,  les  externes  prolongées  succes- 
sivement   un   peu  plus    loin;   les    intervalles   marqués    d'alvéoles 

profonds,  irréguliers,  élargis 
au  milieu  et  à  fond  plus  ou 
moins  rugueux;  sommet  des 
élytres  lisse,  plus  ou  moins  mal 
et  marqué  de  quelques  points 
dans  le  prolongement  des  al- 
véoles; côtés  des  élytres,  à  par- 
tir de  la  sixième  strie,  mar- 
(lués  de  lignes  de  points  pro- 
fonds, aciculés  et  irréguliers; 
gouttière  plus  ou  moins  lisse, 
rétrécie  en  avant  et  élargie  en 
arrière. 

Pattes  grêles,  les  antérieures 
ayant  les  trois  premiers  arti 
clés  des  tarses  dilatés,  les  tibias 
antérieurs,  intermédiaires  et 
postérieurs  sont  nettement  ca- 
rénés. —  Long.  23  mm. 

Afrique  Orientale  :  Kedong 
Valley  (G.  Babault,  mars 
1913).       . 

Par  son  faciès  général,  cette 
espèce  ressemble  au  Polyhir- 
ma    Chaudoiri    Péringuey, 
mais  elle  en  diffère  par  la  for- 
me des  tempes  qui  sont  nette- 
ment renflées,  par  son  pronotum,  qui  est  beaucoup  plus  deusément 
ponctué,  et  par  la  forme  de  ses  élytres  qui  sont  plus  convexes  et  sen- 
siblement moins  allongés. 

Je  suis  heureux  de  dédier  cette  espèce  à  M.  Albin,  secrétaire  et 
collaborateur  de  iM.  Guy  Babault. 


Fig.  1.  —  Folyliirma  Albini,  n.  sp.cf,  X  3. 


Séance  du  9  février  19ÎL 


39 


Note  sur  l'armure  génitale  du  Culex  jugonim  Villen. 
iDiPT.    CulicidaeJ 

par  E.  SÉGUY. 

L'appareil  génital  du  Culex  jugorum  rappelle  celui  des  Ochlerotatus, 
en  particulier  celui  des  espèces  du  groupe  du  communis.  Le  2^  article  des 
gonapophyses  est  épais  et  parait  présenter  au  moins  deux  pointes 
(lîg.  1,  C,  g'-);  la  verrue  basale  du  !«'"  article  des forcipules  (F')  porte 


Fig.  1.  Appareil  géailal  de  l'Aedes  jugorum  Villen.  —  A,  face  ventrale 
B,  profil  d'une  gonapophyse;  C,  face  dorsale-,  pi,  f^,  P,  articles  des  forci- 
pules; V,  verrue  basale  du  l^""  art.  des  forcipules;  s  saillie  apicale ;  G^  et 
g2,  i«'  et  2«  articles  des  gonapophyses  (d'après  les  originaux  exécutés 
par  M.  Brolemann). 

plusieurs  soies  épaisses  (soies  en  hameçon,  v)  et  la  verrue  apicale 
de  ce  même  article  est  extrêmement  saillante,  à  villosité  courte  [s]. 
Les  autres  pièces  comme  chez  les  Aedes  :  elles  ne  semblent  pas  pré- 
senter ici  de  modifications  appréciables. 

Ces  quelques  caractères  permettent  de  reconnaître  immédiatement 
le  cf  de  cette  espèce.  Ils  s'opposent  exactement  à  tous  les  caractères 
fournis  par  les  appareils  génitaux  cf  des  autres  espèces  du  groupe 
de  V Aedes  communis  dans  lequel  le  Culex  jugorum  Vill.  doit  prendre 
place,  près  de  V  Aedes  [Ochlerotatus)  sticticus  M  g. 


40  Bulletin  de  la  Société  entomologiqîie  de  France. 

Je  remercie  M.  H.  W.  Brolemann  qui  a  bien  voulu  me  communi- 
quer avec  une  extrême  complaisance  les  dessins  originaux  qui  ont 
permis  d'esquisser  cette  description.  Ces  dessins  ont  été  exécutés 
d'après  l'appareil  génital  cf  d'an  moustique  nommé  Culex  jugorum 
par  le  D""  Villeneuve  en  1919. 


Bulletin   bibliographique 

Benderitter  (E.)  :  Description  (VOrphinus  nouveaux  du  Musée  du 
Congo  belge  [Rev.  zool.  Afric,  Ym,lA9iO,  p.  107-114,  fig.).* 

Id.  :  Description  d'un  Ochodaeus  nouveau  de  l'Afrique  Orientale  (/.  c, 
p.  116-117.).* 

Bergroth  (E.)  :  Studies  in  Philippine  Heteroptera,  I.  {The  Philippine 
Journ.  of.  Se,  XUI,  2,  p.  43-126).* 

Id.  :  List  of  the  Cijlapinae  (Hémipt.  Mirid»)  with  description  of  the 
new  Philippine  forms.  {Ann.  Soc.  ent.  Belg.,  LX,  1920,  p.  67-83).* 

Bertin  (L.)  :  Note  à  propos  des  Onjctes  de  la  collection  entomologique 
du  Muséum  {Bull.  Mus.  Hist.  nat.,  1919,  VII,  1920,  1  à  3).* 

Bonaparte-Wyse  (L.-H.)  :  Some  Coleoptera  and  Lepidoptera  from 
county  Kerry  {The  Irish  Naturalist.,  XXIX,  1920,  p.  61   à  64.* 

Brocher  (F.)  :  Étude  expérimentale  sur  le  fonctionnement  du  vais- 
seau dorsal  et  sur  la  circulation  du  sang  chez  les  insectes  ;  IIP  par- 
tie :  Le  Sphinx  convolvuli  {Arch.  zool.  exp.,  60,  1,  45  p.,  fig.).* 

Id.  :  Le  mécanisme  physiologique  de  la  dernière  mue  des  larves 
des  Agrionides  (transformation  en  imago),  Arm.  Biol.  lac,  IX, 
1919,  p.  183-200,  lig.).* 

BuGNioN  (E.)  :  Le  termite  lucifugedans  les  Basses-Pyrénées  {Bev.  Hist. 

nat.  app.,  62,  1920,  3  p.).* 
Id.  :  Les  parties  buccales  de  la  Blatte  et  les  muscles  qui   servent 

à  les   mouvoir  {.Ann.  Se.  nat.,  Zool.,  10*^  série,  III.  4,  pp.  41-107, 

fig.).* 
Id.  :  Les  organes  lumineux  du  ver  luisant  provençal  [Phausis  Dela- 

rouzei  Duval  (Bàle  1920),  19  p.,  7,  tlg.). 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopari». 


TYP0G5APHIE   FIRMIN-DIDOT   ET  C"".  —  PARIS. 


BULLETIN 

DE  LA 

SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIOUE  DE  FRANCE 


Séance  du  33  février  19!31. 

Présidence  de  M.  J.  SURCOUF. 

Sommaire. 

Dislinclion  honorifique,  p.  4J.  —  Changement  d'adresse,  p.  41.  —  Admis- 
sions, p.  41.  —  Présentations,  p.  41.  —  Exonérations,  p.  42.  —  Démis- 
sion, p.  42.  —  Contributions  à  nos  publications,  p.  42. 

Communications.  —  L.  Falooz.  Description  d'un  genre  nouveau  et  de 
deux  espèces  nouvelles  de  Cryptophagidae  [Col.]  du  nord  de  l'Afrique, 
p.  42.  —  A.  BoucAUMoNT.  Onlhophagus  nouveaux  de  l'Inde  [Col.  Scara- 
baeidae],  p.  44.  —  J.  SuRcouF.  Note  sur  un  accouplement  aberrant  chez 
les  Diptères,  p.  46.  —  C.  Pierre.  Descriptions  des  deux  Tipula  nouveaux 
[DiPT.  Tipulidae],  p.  47.  —  A.  Lavallée.  Ob.servation  sur  Larentia  juni- 
perata  L.  [Lep.  Geometridae],  p.  49.  —  C.  Dumont.  Contribution  à 
l'étude  de  la  faune  des  Microlépidoptères  de  l'île  d'Oléron  (Charente-Infé- 
rieure), p.  51. 


M.  le  colonel  H.  Poussielgue,  de  Grenoble,  assiste  à  la  séance. 

Distinction  honorifique.  —  Nous  avons  le  plaisir  d'apprendre  que 
M.  le  P''P.  Marchal  vient  d'être  promu  Officier  de  la  Légion  d'honneur. 

Changement  d'adresse.  —  M.  G.  Lelarge,  Ingénieur  à  Cartagena 
(dép'  de  Bolivar),  États  Unis  de  Colombie. 

Admissions,  —  M.  E.  Baudot,  38,  rue  Exelmans,Bar-le-Duc (Meuse). 
—  Hyménoptères. 

—  M.  R.  SiMONET,  licencié  es  sciences,  préparateur  de  Physique  au 
Lycée,  18,  rue  Jean-Jacques-Rousseau,  Dijon  (Côte-d'Or).  —  Entomo- 
logie générale  prine.  Lépidoptères. 

—  M.  Paul  Jeannel,  villa  Ferdinand,  boulevard  Delaup,  Cannes 
(Alpes-Maritimes),  présenté  par  M.  le  P""  E.  Bugnion  [admis  à  titre  de 
membre  assistant]. 

Présentations.  —  M.  R.  d'Abadie,  à  Chercorat,  par  Magnac-Laval 
Bult.  .Soc.  ent.  Fr.  [1921].  —  N°  4. 


42  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

(Haute-Vienne),  présenté  par  M.  le  P""  E.-L.  Bouvier.  —  Commissaires- 
rapporteurs  :  MM.  P.  Lesne  et  E.  Séguy. 

—  M.  A.  Agnus,  lieutenant-colonel  en  retraite,  68,  rue  de  l'Abbé 
Groult,  Paris,  lo^  présenté  par  M.  L.  Bedel.  —  Commissaires-rappor- 
teurs :  MM.  Ch.  Lahaussois  et  A.  Méquignon.  * 

—  M.  J.-J.  Davis,  Entomologist,  Agrioultural  Experiment  Station, 
Lafayette  (Indiana),  U.  S.  A.,  présenté  par  M.  le  P""  L.-O.  Howard.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  P.  Vayssière  et  Ch.  Lahaussois. 

—  M.  A.  DuLAc,  Secrétaire  adjoint  de  la  Société  d'Histoire  naturelle 
d'Autun,  58,  rue  de  Dijon,  Le  Creusot  (Saône-et-Loire),  présenté  par 
M.  J.  Magnin.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  L.  Lhomme  et  J.  A. 
Faivre. 

—  M.  A.  Maublanc,  Inspecteur  des  Epiphyties,  52,  boulevard  Saint- 
Jacques,  Paris,  13^,  présenté  par  M.  le  P^'P.  Marchal.  -—Commissaires- 
rapporteurs  :  MM.  P.  Vayssière  et  L.  Chopard. 

—  M.  B.  ToMPKiNs  de  Garnett,  24,  faubourg  Bretonnière,  Beaune 
(Côte-d'Or),  présenté  par  M.  P.  Lesne.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  H.  Desbordes  et  L.  Sémichon.  " 

Exonérations.  —  MM.  B.  Bourgerie,  le  Rev.  C.-B.-N.  Burroughs, 
R.  de  Fleury,  Et.  Lerat,  F.  Tressens  et  J.  Turner  se  sont  fait  inscrire 
comme  membres  à  vie. 
Démissions.  —  M.  Ch.  Zurcher  a  adressé  sa  démission. 
Contributions  à  nos  Publications.  —  Le  Trésorier  a   reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  G.  Desrivières.  23  francs. 

B.  Duprez.  2o     — 

L.  Falcoz.  20     — 

Ch.  Ferton.  26     — 

J.   DE  JOANNIS.  100      — 

F.  Tressens.  10     — 


Communications 

Description  d'un  genre  nouveau 

et  de  deux  espèces  nouvelles  de   Cryptopbagidae  [Col.] 

du  nord  de  l'Afrique 

par  L.   Falcoz. 

Cryptophagus  Peyerimhoffi,  n.  sp.  —  Oblongo-elongatus,  non- 
nihil  convexHs,  parum  nitidus,  rufo-ferrugineus,  coleopteris  macula 


Séance  du  fS  février  1921.  43 

scutellari  et  macula  ante  apicem  infuscatis.  Caput  crebre  punctatum. 
Antennae,  si  cum  ceteris  speciebus  comparetur,  graciles.  Pronotum 
transversum,  latitudine  sua  tertia  parte  brevior,  confertius  sat  pro- 
funde  punctatum,  pube  brevi  depressa  parce  vestitum,  angulis  anticis 
callosis,  parum  dentato-proeminentibus,  longitudine  quinta  parte  mar- 
ginis  breviore,  denticulo  laterali  in  medio  sito,  basin  coarctatum.  Co- 
leoptera  elongata,  marginibus  subparallelis,  humeris.  leviter  callosis, 
pube  longa  hirtella,  minus  pronoto  profunde  denseque  punctata.  — 
Long.  2,3  mm. 

Patria  :  Montes  Atlantes. 

Un  exemplaire  cf  découvert  en  avril  1919  par  M.  P.  de  Peyerimhoff, 
le  savant  entomologiste  à  qui  nous  devons  les  acquisitions  les  plus 
nombreuses  et  les  plus  remarquables  sur  la  faune  de  l'Afrique  du 
Nord. 

Cet  insecte  appartient  au  groupe  des  Cryptophagus  à  pilosité  longue 
et  dressée;  il  prend  place  auprès  du  C.  pilosus  Gyll.  dont  il  diffère 
notablement  par  les  caractères  suivants  :  antennes  un  peu  plus  grêles, 
pronotum  sensiblement  rétréci  à  la  base,  plus  densément  ponctué, 
élytres  parallèles,  à  ponctuation  moins  dense  et  plus  fine,  rembrunis 
autour  de  l'écusson  et  près  du  sommet. 

Anatliilopus,  Cryptophagidarumnox.  gen.  —  Oblongo-elonga- 
tus,  sat  convexus,  subtiliter  pubescens.  Antennae  11-articulatae,  ante 
oculos  insertae,  funiciilo  robusto,  articulis  3-4  moniliformibus,  3-8  glo- 
bosis,  clava  tripartita.  Mentum  inerme.  Acetabulae  coxarmn  anticarum 
ex  parte  apertae.  Coxae  posticae  quam  anticae  et  intermediae  magis 
remotae.  Metasternalis  incisura  curvata,  non  angulata.  Primum  segmen- 
tum  abdominis  metasterno  vix  brevius.  Pedes  sat  graciles,  tarsis  i-ar- 
ticula fis,  simplicibus. 

Anathilopus  Teryi,  n.  sp.  —  Oblongus,  convexus,  niodice  nitidus, 
frrrugineus  concolor.  Caput  subtriangulare,  transversum,  dense  acu- 
teque  punctatum,  oculis  prominuHs.  Antennae  subincrassatae,  3°  arti- 
cula leviter  quam  4°  longiore.  Pronotum  trapesoidale,  parum  latius 
quam  longius,  angulis  anticis  sensim  callosis,  basin  versus  angustatum 
non  dense  punctatum.  Coleoptera  basi  pronoto  latiora,  fere  lineo-punc- 
tulata,  punctis  attenuatis,  impolito  conspectu.  Corpus  subtiliter  pubes- 
cens. —  Long.  1  mm. 

Patria  :  Algeria,  in  loco  palustri  promontarii  Aokas  ('). 

(1)  Kabylie  des  Monts  Babor. 


44 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Découvert  par  M.  Thkry  qui  avait  fait  part  de  sa  capture  à  M.  P.  de 
Peyerimhoff,  lequel  a  bien  voulu  me  confier  l'exemplaire  qui  a  servi 
à  cette  description. 

En  dépit  de  sa  formule  tarsale  aberrante  (tarses  tétramères),  cet 
insecte  montre  avec  les  Cryptophogidae  de  telles  affinités  qu'il  ne  m'a 
pas  été  possible  de  le  classer  ailleurs  que  dans  cette  famille.  Une  sem- 
blable infraction  au  système  tarsal  n'est  du  reste  pas  sans  précédent, 

témoin  les  genres  Anommatus  et  Lan- 
gelandia  incorporés,  malgré  leurs  tarses 
triarticulés,  parmi  les  tétramères  Colij- 
didae.  Le  système  tarsal,  excellent,  il 
faut  le  reconnaître,  pour  certains  grou- 
pes {Adephaga,  Heteromera,  etc.),  n'a 
pas  une  valeur  aussi  absolue  pour  d'au- 
tres groupes  tels  que  les  Clavicornia 
par  exemple,  et  n'est  plus -alors  suffi- 
sant pour  traduire  les  affinités  vérita- 
bles des  formes  envisagées.  Il  en  va 
de  même  d'ailleurs  pour  tout  système 
taxonomique  basé  sur  un  seul  organe. 
J'exprime  ici  l'opinion  de  M.  P.  de 
Peyerimhoff  et  c'est  la  mienne  égale- 
ment. 

Le  petit  insecte  du  Cap  Aokas  pré- 
sente donc,  sauf  en  ce  qui  concerne  la 
structure  tarsale,  tous  les  caractères  gé- 
néraux des  Cryptopliagidae  ;  toutefois  il 
diffère  des  genres  connus  de  la  famille  par  divers  détails  morpholo- 
giques. C'est  ainsi  qu'il  se  distingue  entre  autres  des  genres  Crypto- 
phagus  et  Micnimbe  par  la  forme  de  l'échancrure  intercoxale  du  mé- 
tasternum  qui  est  arrondie  au  lieu  d'être  anguleuse  et  par  l'écarte- 
ment  concomitant  plus  grand  des  hanches  postérieures.  D'autre  part, 
l'absence  de  dents  latérales  au  menton  et  la  présence  d'un  rudiment 
de  cupule  augulo-thoracique  apparentent  le  nouveau  genre  Anathi- 
lopus  au  genre  Micmmbe,  près  duquel  il  y  aurait  donc  lieu  de  le  placer. 


Fig.  1.  Anathiloptis  Theryi,  n. 
sp.  —  Face  ventrale  (x  50). 


Onthophagus  nouveaux  de  l'Inde  [Col.  ScARABAEmAE] 
par  A.  BoucoMONT. 

Onthophagus  abacus,  n.  sp.  —  Ovatus  perconvexus,  clypeo  piceo, 
fronte  prothoraceque  viridibus,  ehjtris  nigris  flavomaculatis,  subtus 


Séance  du  23  février  1921.  45 

piceus,  pt/gidio  viridi,  pedibus  et  antennis  pallidis.  Clypeo  rotundato, 
fortiter  nigato,  fronte  minus  rugata,  genis  obtuse  angulatis,  frontis 
carina  valida  fere  recta,  vertice  postice  carinato,  genarum  suturis  nullis. 
Prothorace  globoso,  angulis  anticis  late  rotundatis,  lateribus  postice  si- 
nuatis,  angulis  posticis  inconspicais,  basi  rotundata  haud  marginata 
medio  excepta,  disco  obsolète  sulcato  undique  dense  granulato.  Elijtris 
nitidis  septemstriatis,  interstitiis  grosse  stcbaspere  punctatis.  Pijgidio 
dense  subaspere  punctato.  Tarsorum  medinrum  et  posticorum  primo 
articula  extus  serrato;  tibiis  posticis  triangulaiis,  extus  multidentatis. 
Supra  et  subtus  flavopilosus.  —  Long.  7  mill. 

Inde  :  Mahé  (Maindron)  ;  Khurda  by  Mhow  (coll.  Cordier). 

Taches  des  élytres  disposées  :  une  tache  carrée  humérale,  une 
grande  tache  sur  les  S*',  3*=  et  ¥  intervalles  et  même  en  partie  sur  le 
5«,  enfermant  un  point  noir  carré  sur  le  3"  intervalle,  enfin  une  tache 
subapicale  transverse.  Ces  taches  jaunes  sont  parfois  confluentes,  les 
élytres  paraissant  jaunes  avec  deux  lignes  transverses  de  points 
noirs. 

Tète  semicirculaire,  joues  anguleuses  à  bord  postérieur  en  courbe 
concave,  verlex  avec  une  carène  à  l'extrême  base  formant  buttoir; 
thorax  avec  deux  vestiges  à  peine  perceptibles  de  tubercules  discaux, 
surface  couverte  de  granules  ovales  très  serrés  ;  stries  des  élytres  fai- 
blement marquées  sauf  à  la  base,  bicarinulées,  ponctuées  ;  pygidium  à 
ponctuation  très  serrée  sur  les  bords  et  presque  râpeuse  ou  granu- 
leuse, simple  et  moins  dense  au  milieu,  convexe  et  très  allongée  chez 
le  d- 

var.  —  Tête  et  thorax  violets,  élytres  entièrement  noirs.  Mahé 
(Maindron). 

Cette  espèce  diffère  d'O.  regalis  Arr.  par  l'absence  d'impressions 
basales  au  thorax  et  de  caeruleicollis  Arr.  par  l'épistome  non  pro- 
longé, la  tète  avec  deux  carènes  sans  tubercule. 

Onthophagus  caesariatus,  n.  sp.  —  cf.  Niger, capite  thoraceque 
virescentibus,  ehjtris  flavomaculatis  ;  flavis  sat  longis  erectis  pilis 
prothorace  vestito,  brecioribas  prostratis  ehjtris.  Capite  granulato, 
piloso,  fronte  carinata,  vertice  miitico.  Prothorace  par um  convexo,  dense 
punctato,  basi  tenuiter  marginato,  medio  haud  sulcato.  FJytrorum  in- 
terstitiis biseriatim  punctatis.  Pygidio  magno,  perconvexo,  sat  fortiter 
parum  dense  punctato,  brevibus  erectis  pilis  vestito. —  Long.  3  mm. 

Inde  :  Malabar. 

Peu  luisant  ;  élytres  noirs  avec  deux  taches  basales  jaunes  et  une 
grande  tache  transverse  apicale.  Epistome  arrondi,  carène  frontale 


46  Bulletin  de  la  Société  enlomologique  de  France. 

presque  droite,  verlox  sans  carène  avec  une  ligne  lisse  transversale, 
joues  à  peine  saillantes.  Angles  antérieurs  droits,  côtés  rectilignes  en 
avant,  sinués  en  arrière,  base  obtusément  anguleuse  à  rebord  très 
fin;  surface  à  ponctuation  fine,  serrée,  celle  des  côtés  légèrement 
oblique  ;  le  long  du  bord  postérieur,  une  étroite  bande  glabre  couverte 
d'une  ponctuation  beaucoup  plus  serrée  que  sur  le  reste  du  disque. 
Élytres  à  stries  fines,  étroites,  peu  distinctement  ponctjnées,  la  pre- 
mière enfoncée,  la  7*=  courbe,  intervalles  à  ponctuation  sétigère, 
bisériée,  oblique,  peu  distincte.  Dessous  brun,  cuisses  à  reflets 
verdâtros.  Tibias  antérieurs  subtronqués  à  dents  perpendiculaires. 

Onthophagiis  lilliputianus  Lansb.  var.  carbunculus,  n.  var.  — 
Tète  et  thorax  d'un  rouge  doré,  élytres  d'un  noir  violacé.  Thorax. à 
ponctuation  bien  moins  serrée,  mélangée  d'un  pointillé  à  peine  dis- 
tinct, élytres  sans  rides.  —  Long.  3  mm. 

Inde  :  Pondichéry  (Mad.  Gillet).  Collection  du  D""  Nodier. 

Cette  espèce  est  bien  caractérisée  par  le  prosternum  excavé 
sous  les  angles  antérieurs  et  par  la  position  des  carènes  de  la  tête  qui 
sont  avancées,  la  postérieure  est  reliée  aux  carènes  génales  alors 
qu'habituellement  c'est  l'antérieure;  elle  est  placée  entre  le  milieu 
des  yeux  ou  plus  en  avant  ;  la  carène  antérieure  est  très  courte  et 
également  distante  du  bord  de  l'épistome  et  de  la  postérieure. 


Note  sur  un  accouplement  aberrant  chez  les  Diptères 
par  J.-M.-R.  Surcouf. 

Dans  une  note  précédente  {Bull.  soc.  ent.  Fr.  [1920],  p.  249),  j'indi- 
quais que  les  aberrations  sexuelles  possibles  chez  les  Sarcophagidae 
apportaient  une  difficulté  nouvelle  à  leur  étude. 

Des  modifications,  peut-être  parfois  accidentelles,  de  la  forme  de 
quelques  pièces  de  l'armature  génitale  des  mâles  de  ce  •  groupe  ont 
amené  à  en  subdiviser  les  espèces  les  plus  répandues  ;  mais  ces  va- 
riations ne  se  répercutaient  pas  en  caractères  visibles  chez  les  femelles 
que  l'on  n'arrivait  plus  à  difîérencier  entre  elles,  hors  le  cas  d'accou- 
plement, car  on  attribuait  aux  mâles  une  électivité  spécifique.  Il  semble 
que  cette  affinité  génésique  soit  instable,  car  il  se  produit  des  cas 
d'une  anomalie  extrême. 

C'est  ainsi  que  M.  René  Oberthur  a  bien  voulu  offrir  au  laboratoire 


Séance  du  23  février  102 1. 


47 


d'Entomologie  du  Muséum,  l'intéressante  capture  qu'il  a  faite  à  Vernet- 
les-Bains  (Pyrénées-Orientales),  le  7  août  dernier,  d'un  mâle  de  Sarco- 
phaga  carnaria  L.  (S chiner)  et  d'une  femelle  de  Tabanus  maculi- 
cornis  Zett.  étroitement  accouplés.  Sous  l'action  du  cyanure,  les 
deux  insectes  ne  se  sont  pas  désunis,  ils  ont  été  piqués  ensemble  et 
leur  position  paraît  avoir  été  peu  moditiée. 

Le  mare  de  Sarcophaga  a  les  ailes  écartées  et  descendantes,  les  pattes 
antérieures  sont  appliquées  sur  la  tête  de  la  femelle,  la  deuxième 
paire  étreint  de  chaque  côté  le  thorax  de  celle-ci,  l'une  des  pattes 
postérieures  est  repliée,  l'autre  s'appuie  sur  l'aile  gauche  du  Taon. 
L'abdomen  est  en  extension,  courbé  vers  le  bas;  les  pièces  génitales 
complètement  développées  s'invaginent  profondément  dans  la  femelle; 
celle-ci  a  les  ailes  largement  étalées,  horizontales,  l'abdomen  arqué  et 
tendu  vers  le  haut. 

L'accouplement  est  complet. 


Descriptions  de  deux  Tipuia  nouveaux 

[DiPT.  Tipuudae] 
par  C.  Pierre. 

Tipuia  corsica,  n.  sp.  —  Q.  Palpes  ferrugineux,  avec  le  dernier 
article  noirâtre.  Clypéus  brun  en  dessus,  plus  clair  en  dessous  et  sur 
les  côtés.  Antennes  ferrugi- 
neuses à  la  base,  devenant 
progressivement  plus  foncées 
pour  arriver  au  noirâtre  à 
l'extrémité.  Tète  brunâtre, 
front,  vertex  et  occiput  gris. 
Cou  et  pronotum  ferrugineux. 
Mésonotum  gris  jaunâtre,  à 
quatre  bandes  brunes,  les  la- 
térales tangentes  aux  dorso- 
médianes,  ces  dernières  élar- 
gies et  confluentes  avant  le 
pronotum,  rétrécies  en  arriè- 
re vers  la  suture  où  elles  se 
rejoignent,  ne  laissant  entre 

elles  qu'une  fine  ligne  claire,  jaunâtre.  Pleures  gris,  jaunes  vers  le 
haut.  Scutellumgris,  mésophragma  ferrugineux.  Abdomen  gris  cendré, 


Fig.  1.  Tipuia  corsica,  n. 
extrémité  de  l'abdomen. 


Aile  et 


48  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France.  ' 

assez  clair,  à  ligne  médio-dorsale  peu  visible  et  lignes  latérales  bru- 
nes, bien  marquées,  interrompues  au  bord  des  tergites  qui  sont  bordés 
distinctement  de  gris  jaunâtre  clair.  Tarière  brunâtre  à  lamelles  ferru- 
gineuses, les  supérieures  à  extrémité  émoussée,  les  inférieures 
proportionnellement  longues.  Balanciers  bruns,  à  massue  plus  foncée. 
Hanches  et  trocbanters  ferrugineux.  Pattes  brunâtres,  avec  l'extré- 
mité des  fémurs,  des  tibias  et  tarses  noirâtres.  Ailes  grises,  maculées 
de  gris  brun,  rappelant  celles  de  T.  maxima  Poda.  La  partie  foncée 
principale  consiste  en  une  traînée  irrégulière,  partant  de  la  base  de 
l'aile,  suivant  Gu  jusqu'au  bord  postérieur,  se  confondant  avec  la  pre- 
mière tache  antérieure,  rejoignant  la  seconde,  s'étendant  sur  la  trans- 
verse médio-cubitale  et  la  partie  inféro-antérieure  de  la  bifurcation 
de  M.  Troisième  tache  antérieure  assez  foncée  n'entamant  pas  la  dis- 
coïdale.  Une  autre  tache,  beaucoup  plus  claire,  couvre  en  partie  les 
cellules  postérieures  2,  3  et  4;  une  seconde  allongée,  étroite,  part  de 
l'extrémité  de  Cu  pour  longer  le  bord  postérieur  de  l'aiie  et  couvrir 
la  moitié  de  la  cellule  lobulairo.  —  Long.  :  28  mm.,  tarière  comprise. 

Holotype  :  1  Q  au  Muséum  de  Paris. 

Corse  :  Forêt  de  Valdoniello,  altitude  900  m.  (25  juin  1909,  G.  Bénard). 

Plésiotijpes  :  2  9,  Corse,  juin  (D""  Villeneuve). 

Celte  nouvelle  espèce  se  place  dans  le  groupe  Sinuate  à  côté  de 
T.  maxima  Poda,  T.  pseudogigantea  Strobl,  T.  repanda  Lw.  et 
T.  triangulifera  Lw. 

T.  pseudoscripta,  n.  sp.  —  cT-  Ressemble  à  T.  scripta  Mg.,  mais 
plus  grand,  plus  robuste,  avec  l'abdomen  moins  roux,  et  les  bandes 
du  mésoîiotum  bien  visibles,  se  rejoignant  seulement  en  avant,  vers 
le  pronotum.  Fémurs  d'un  jaune  brun,  avec  l'extrémité  plus  foncée, 
formant  presque  un  anneau  noirâtre.  Tibias  bruns,  tarses  noirâtres. 
Ailes  brunâtres,  plus  foncées  chez  le  cf  que  chez  la  Q  ;  taches  bien 
marquées.  Hypopygium  brun  foncé,  épais,  relevé  en  massue,  présen- 
tant la  disposition  générale  de  T.  scripta  Mg.  et  T.  rubripes  Schum., 
mais  avec  les  organes  de  formes  différentes,  surtout  l'appendice  inter- 
médiaire qui,  vu  en  arrière,  apparaît  comme  un  croissant  aux  pointes 
inégales,  noires,  brillantes,  la  plus  longue  placée  en  dehors.  Ce 
caractère  principal  suffit  pour  séparer  T.  pseudoscripta  des  deux 
espèces  citées  précédemment. 

Q.  Antennes  courtes,  au  moins  les  six  premiers  articles  jaunâtres, 
non  annelés  de  noir  comme  les  suivants  qui  deviennent  progressive- 


Séance  du  S3  février  19M. 


49 


ment  plus  foncés  jusqu'à  l'extrémité  du  tlagellum.  Ligne  médio-dor- 
salc  de  l'abdomen  peu  per- 
ceptible sur  les  premiers 
tergites,  mais  s'accentuant 
sur  les  derniers.  Tarière 
brillante,  robuste,  très  dé- 
veloppée, à  base  allongée, 
de  la  longueur  des  lamelles 
supérieures,  dont  l'extrémité 
est  unguiforme,  recourbée 
en  dessus,  et  les  côtés  den- 
tés en  scie,  sauf  vers  la  pointe 
qui  est  faiblement  émous- 
sée.  Ces  lamelles  sont  visi- 
blement ciliées  de  côté  vers 
leur  base.  —  Long,  cf  i9 
mm.,  Q  24  mm.,  tarière  com- 
prise. 


Types  dans  ma  collection. 
Forêt  de  li^mbouillet  !  (13-6-20) 


Fig.  2.  Tipula  pseudoscripta,  n.  sp. 
Aile  el  extrémité  de  l'abdomen  cf  et  9  • 


Je  profite  de  cette  note  pour  indiquer  les  rectifications  suivantes  : 
Tipula spinicauda  Pierre (BwM.  Mus.  Hist.  nat.,  VII  [1919],  p.  613), 

préoccupé  par  T.  spinicauda  Alex.  (/.   N.  York  ent.  Soc,     XXVII 

[1919],  p.  152)  =  Tipula  caudispina,  nom.  nov. 
Tipula  fuscinervis  Pierre  {Bull.    Mus.  Hist.    nat.,  VII  [1919], 

p.  615),   préoccupé  par   T.  fuscinervis  (F.  13rit.  Ind.,  1912,  p.  310). 

—  Tipula  brunneinervis,  nom.  nov. 


Observations  sur  Larentia  juniperata  L.  [Lep.  Geometridae]. 
par  A.  La VALLÉE. 

Désirant  connaître  la  date  exacte  d'éclosion  de  la  seconde  génération 
de  Larentia  juniperata  L.  aux  environs  de  Paris,  je  battis,  le  15  sep- 
tembre 1919,  les  genévriers  des  bois  qui  s'étendent  entre  Souzy  et 
Villeconin  (S.-et-O.);  je  n'y  trouvai  aucun  insecte  parfait,  mais,  par 


50  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

contre,  je  Ils  tomber  dans  mon  ombrelle  un  assez  grand  nombre  de 
chenilles  de  cette  espèce,  ainsi  que  quelques  chrysalides.  Aucune  de 
ces  dernières  ne  me  donna  d'éclosion  ;  les  chenilles  se  chrysahdèrent  à 
partir  du  20  septembre.  La  première  éclosion  eut  lieu  dans  la  nuit  du 
16  au  17  octobre,  le  maximum  du  19  au  22,  la  dernière  éclosion  dans 
la  nuit  du  24  au  23.  Tous  ces  individus  étaient  exclusivement  des 
femelles. 

En  1920,  je  battis  les  mêmes  genévriers  dès  le  3  septembre;  les 
chenilles  obtenues  commencèrent  à  se  chrysalider  dès  le  5,  j'observai 
de  nombreuses  nymphoses  jusqu'au  10  ;  il  y  eut  alors  un  léger  temps 
d'arrêt,  puis  les  nymphoses  recommencèrent  le  13,  et  se  terminèrent 
le  20.  Je  pus  ainsi  séparer  deux  lots  de  nymphes  que  je  plaçai  dans 
deux  éclosoirs  séparés.  Dans  le  premier,  la  première  éclosion  eut  lieu 
dans  la  nuit  du  4  au  5  octobre,  le  maximum  du  6  au  7,  la  dernière 
dans  la  nuit  du  8  au  9.  Ces  éclosions,  à  l'exception  d'une  seule,  ne  me 
donnèrent  que  des  mâles.  La  seule  femelle  sortit  de  sa  pupe  dans  la 
nuit  du  7  au  8. 

Dans  la  nuit  du  9  au  10,  eut  lieu  la  première  éclosion  du  second  éclo- 
soir  ;  le  maximum  se  plaça  entre  le  11  et  le  13,  la  dernière  eut  lieu  dans 
la  nuit  du  16  au  17.  Ces  éclosions  ne  me  donnèrent  que  des  femelles.  On 
voit  ainsi  que,  dans  cette  espèce,  les  mâles  sont  éclos  avai»t  les  femelles, 
mais  que  les  femelles  s'étaient  mises  en  chrysalide  nettement  après 
les  mâles.  Le  temps  de  la  nymphose  n'a  donc  pas  été  plus  long  pour 
celles-là  que  pour  ceux-ci;  il  a  au  contraire  été  en  moyenne  de 
quatre  jours  plus  court.  Observons  que  pour  les  femelles,  le  rythme 
des  éclosions  a  été  sensiblement  le  même  en  1919  et  1920,  avec  une 
semaine  environ  d'avance  pour  la  seconde  année.  En  outre,  toutes  les 
éclosions  ont  eu  lieu  de  nuit,  tant  en  1919  qu'en  1920,  sauf  deux  mâles, 
éclos  tous  deux  le  7  octobre  1920,  date  du  maximum  d'éclosion. 

Il  est  facile  de  reconnaître,  bien  avant  l'éclosion,  les  chrysaUdes  des 
mâles  et  des  femelles.  Les  premières,  quelques  jours  après  la  pupai- 
son,  se  décolorent  et  prennent  un  ton  feuille-morte  ;  les  chrysahdes 
des  femelles  restent  vertes,  avec  ou  sans  marbrures  noires.  Ceci  sem- 
ble  correspondre  à  ce  que  nous  savons  des  différences  de  compo- 
sition du  sang  des  nymphes  entre  les  deux  sexes. 


Séance  du  23  février  1921.  51 

Contribution  à  l'étude  de  la  faune  des  Microlépidoptères 
de  l'île  d'Oléron  (Charente-Inférieure) 

par  C.  DuMONT  ('). 

Cette  note  comprend  les  noms  do  Ha  espèces  que  j'ai  recueillies,  soit 
à  l'état  de  larve,  soit  à  l'état  parfait,  du  20  juillet  au.2o  septembre  1920. 
J'y  ajoute  les  noms  de  25  espèces  capturées  à  la  lumière  en  juin  1914  : 
soit  un  chiffre  total  de  140. 

Aucune  de  ces  espèces  ne  figure  dans  ma  première  liste,  mais  13 
ont  été  signalées  par  P.  Habille  (2),  ce  qui  réduit  à  127  le  nombre 
d'espèces  nouvelles  pour  la  faune  de  l'île.  En  y  ajoutant  les  lo3  espèces 
déjà  connues,  nous  obtenons  un  total  de  280  espèces,  dont  deux 
paraissent  nouvelles  pour  la  faune  française  ;  elles  sont  désignées  par 
les  lettres  N.  F.  ;  13  sont  nouvelles  pour  le  catalogue  de  l'Ouest  de  la 
France  de  Henri  Gélin  et  Daniel  Lucas,  paru  en  1915.  Dans  la  pré- 
sente liste,  ces  espèces  sont  indiquées  par  les  lettres  N.  0.;  celles 
signalées  par  P.  Habille  le  sont  par  Hab. 

J'ai  suivi  le  classement  du  Catalogue  de  Staudinger  et  Rebel  190-1, 
qui,  malgré  ses  imperfections,  facilite  les  recherches. 

Toutes  mes  captures  ont  été  ou  déterminées  ou  vérifiées  par 
M.  P.  Chrétien,  le  savant  spécialiste  bien  connu. 

Grâce  à  son  importante  collection  de  chenilles  soufflées,  unique  au 
monde  (elle  renferme  plus  de  6.000  spécimens),  j'ai  pu  augmenter 
cette  Uste  d'un  certain  nombre  d'espèces  intéressantes  dont  je  n'ai  pas 
obtenu  l'imago. 

Je  suis  heureux  de  lui  exprimer  ici  toute  ma  gratitude,  tant  pour 
son  aide  éclairée  que  pour  son  accueil  amical. 


PYRALIDAE  111  C.   hortuellus   v.    cespitellus 

Hb.  6-14. 
114  C.  culmellus  L. 
125  C.  pascuellus  L . 

Platytes   Gn 


CrHmbinae 
Crambus  F. 

o5  C.salinellus  Tutt.  6-14 


73  C  fulgidellusm.        (N.O.)  ^  ^^^^^^^^^^  ^^^.^^   ^^^ 

74  C.  lutistrms  Hw. 

109  C.  craterellus  Se.   var.  cas-  Chilo  Zk. 

sentinieU'US  Z.  6-14.  162  C phragmitellus  Hb.  6-14. 

(1)  Voir  Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1914],  pp.  308-310. 

(2)  Ann.  5oc.enf.Fr.  [1906],  pp.  45-56. 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Pyraiistinae 

Diasemia  Gn, 

1068  D.  litterata  Se. 


Anerastiinae 

Anerastia  Hb. 

199  A.  lotellaïlh.  6-14. 

Pbycitinae 

Homoeosoma  Gurt. 

239  H.  crdaceUa  lïoss. 
[capitules  de  Senecio\. 

(N.O.] 
250  H.  binaevella  Hb  . 

Euzophera  Z. 
459  E.  bigella  Z. 

Salebria  Z. 
645  G.  semirubella  Se. 
Dioryctria  Z. 

698  D.  splendidella  HS. 

[résiue  des  pins]. 
700  D.  ahietdla  F. 

[pousses  terminales  des  pins]. 

Acrobasis  Z. 

734  A.  bithynella  Z.  (N.O.) 

Rodophaea  Gn. 

754  R.  marmorea  H\v.  6-14. 

Myelois  Hb. 

766  M.  cribrella  Hb  . 

777  M.  cirrigella  Zk.  6-14. 

Hydrocampinae 
Nymphula  S cli r k . 
913  N.  nymphaeata  L.  6-14. 
916  N.  straiiotata  L.  6-14. 

Cataclysta  Hb . 
922  C.  lemnata  L. 

Scopariinae 
Scoparia  Hw. 

979  S.  pallida  SteT^h. 


Cynaeda  Hb. 

1089  C.dentalis  Schiff. 

Pionea  Gn. 

1141  P.  crocealis  Hb. 

1151  P.  ferrugalis  Hb . 

[Petroselinum  sativum 
(Hofîm.)     et     Solidago 
virga  aurea  L.]        (Mab.) 

Pyrausta  Schrk. 

1221  P.  asinalis  Hb. 

[Rubia  peregrina  L.] 
(Mab.) 
1253  P.  aurata  Se. 

[Mentha]. 

PTER  OPHORIDA  E 

PlatyptiliaHb. 
1339  P.  acanthodactyla  Hb. 
Pterophorus  Geoff. 

1390  P.  tephradactylus  Hb. 

[Solidago  virga  aurea  L.] 
1394  P.  carphodactyhis  Hb. 
1397  P.  microdactylus  H  b  . 

[Eupatoriutn  cannabinum 
L.] 

Stenoptilia  Hb. 

1405  S.  Zophodactyla  Du  p. 

[mine  les  feuilles  de  Chlora 
perfoliata  L.]  (N.O.) 

Agdistis  H  b . 

1424  A.adactylaRh. 


Séance  du  Î3  février  19M. 


33 


TORTRICIDAE 

Tortricinae 

1811 

Acalla  Hb . 

1441  A.  cristana  F. 

1839 

[Ulmus  campestris  L. 

1       ,* 

1446  A.  hastiana  L. 

[Populus  alha  L.   et  Salix 

alba  L.] 

1877 

1435  A.  variegana  Schifl 

.  6-14. 

Dichelia 

1878 

1494  D.  grotiana  F.  0-14. 

1901 

Gacoecia  Hb. 

1513  C.  xylosteana  L. 

1951 

1514  C.  rosnna  L. 

1957 

1515  C.  sorbiana  H  b  . 

1962 

1547  C.  heparam  Schiff. 

Cnephasia  Gurt. 

1966 

1609  C.  gueneana  D  up. 

6-14  (N.O.)  (N.F.) 

1622  C.  wahlbomiana  L. 

Conchylinae 

2004 

Conchylis  Ld. 

1661  C.  posterana  Z. 

1669  C.  hybridellaEh. 

1712  C.  hilaranaiiS. 

[galles  dWrtemisia  maritima 

2049 

L.] 

1732  C.  zephijrmialT. 

[Eryngium  campestre  L.] 

1733  C.  maritimana  Gn. 

[capitules  d'Erynglum  cam- 

pestre L.] 

2055 

1751  C.  albipalpana  Z. 

(N.O.) 

1762  C.  versana  Wlsm. 

2084 

[capitules  d'Helichr 

ijsum 

StaechasDC] 

(iN.O.) 

1773  C.  rosemm  H\v. 

2171 

1781  C.  ciliellaRb. 

Euxanthis  Hb. 

E.  straminea  Hw. 
Hysterosia  Stph. 
//.  mopmwaHw.  6-14. 

Olethreutinae 
Olethreutes  Hb. 
0.  oblongana  Hw. 
[capitules  do  Dipsaciis  syl- 

vestris  L.] 
0.  gentiana  Hw. 
0.  striana  Schiff.  6-14. 

Polycrosis  Rag. 

P.  artemisiana  Z. 

P.  staticeana  Mill .  6-14. 

P.  helichrysanaRoig.  (Mab.) 

Acroclita  Ld. 
A.  consequana  HS. 
[Euphorbia  segetalis  L.] 

(Mab.) 

Steganoptycha  Stph. 
S.  obtusana  Hw. 
[Potentilla    splendens    Ra- 
mond.] 

Semasia  HS. 

S.  aspidiscana  H  b  . 

[dans  les  pousses  d'Arte- 
inisia  maritima  L.  et  Soli- 
dago  virga  aurea  L.] 

(Mab.) 

Notocelia  Hb. 

N.  uddmanniana  L. 

Epiblema  Hb. 

E.  fulvana  Stph.       (Mab.) 

Grapholitha  Tr. 

(i.  succedana  Froel .  [gous- 
ses d'Ulex  europaeus  L.] 


54 


BulMin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Dichrorampha  G  n . 
2298  b.  acuminatana  Z. 

GLIPH  YP  TERYGIDAE 


2593 


2634 

Choreutinae 

2889 

Simaethis  Leacli. 

2646 

14  S.  n emorana Eh . 

[figuier] 

Glyphip  ter  y  gin  ae 

2651 

Millieria  Rag. 

2319  M.  dolosana  Rag. 

2706 

YPONOMEUTIDAE 

2713 

Ypon  omeii  tin  ae 

2740 

Yponomeuta  Lat. 

2356  Y.  vdgintipunctata  Retz. 

Swammerdamia  Hb . 

2768 

2368  S.   caesiella  Hb.    {spinielhi 

Hb.)  [Prunus  spinosa  L.J 

2886, 

2,374  S.pyrella  Vill. 

Paradoxus  Stt . 

2890 

2383. P.  osijridellus  Stt. 

[Ostjris  alba  L.,  dans  un  ré- 

seau de  soie  transparent] 

(N.O.) 

2918 

Argyresthiinae 

Argyresthia  Hb. 

2404  .4.  ephippc'UaF. 

2940 

GELECHIIDAE 

2953 

Gelechiinae 

IVr^-f  rF-no-rvî  o     7 

2963 

2487  M.  paucipunctella  Z. 

Bryotropha  Hein. 
2510  B.  tcrrelkiEb.  (Mab.) 


Gelechia  Hb. 

G.  malveUa  Hb. 

[graines  d.'Althaea  offici- 
nalis  L.j 

G.  gaUicella  Const.  (iN.  0.) 

G.  artemisiella  Tr. 

G.  ocellatella  Boyd. 

[pousses  terminales  de  Sali- 
cornia  fruticosaL.]  (Alab.) 

G.  halymella  Hb. 

[Suaeda  maritimaD  u  m.] 

(N.  0.) 

G.  costella  Westw. 

[Solanum  dulcamara  L.] 

G.  marmorea  Hw. 

G.  tamariciella  Z. 

[ch.  dans  les  pousses  termi- 
nales de  Tamarix  gallica] 
(N.  0.) 

G.  oxycedrella  M 111. 

Stenolechia  Meyr. 

.  S.  albiceps  Z. 

Argy ritis  Hein. 
A.  picteUa  Z. 

Uliaria  Dura  on  t. 
[Brachmia  Meyr.    Cerato- 

phora  Hein.) 
bis  rasilella  HS.  v.  insulella 

Dùmont.  (Mab.) 

Paltodora  Meyr. 
P.  lineaiella  Z.  6-14. 

YpsolophusF. 

Y.  limosellus  Schlàg. 
Nothris  Hb. 

N.  congressariclla  Bru  and 
=:  declaratella  Stgr. 

(N.  0.) 
[ch.  sur  Scrophularia  aqiia- 
tica  L.] 


Séance  du  f3  février  1921. 


Holcophora  Stgr. 
298i  H.  staticesStgr.  (N.  0)  (N.  F.) 

Anarsia  Z. 
2996  A.  spartiella  Schrk.  6-14 
Blastobasinae 
Endrosis  Hb. 
3051  E.  lacteella  Schiff. 
Blastobasis  Z. 
3034  B.  phycidella  Z.  6-14 
Oecophorinae 
Psecadia  Hb. 
3140  P.  sexpundella  Hb. 

Depressaria  Hw. 
3306  D.  nervosa  Hw.  6-14 
Enicostoma  Stph. 
3314  E.  lobella  Schiff. 
Anchinia  Hb. 
3313  A.  daphnella  Hb. 

[mine  les  feuilles  de  Daphne 
gnidium  L.  (N.  0.). 

3320  A.  laureolella  H  S. 

[une  chrysalide  sur  D.  gni- 
diumh.  imago 6-14  (N.  0.) 

Carcina  Hb. 
3323  C.  quercana  F. 

Borkhausenia  Hb. 

3390  B.  Imiaris  Hw.  6-14. 

ELACHISTIDAE 
Scythridinae 
Epermenia  Hb. 
3417  E.  staintoniella  Stt. 

[Osyris  alba  L.  mine  d'abord 
les  feuilles  et  les  pousses 
terminales,  s'introduit  en- 


suite dans  le  fruit  dont 
elle  dévore  la  pulpe] 

(N.O.) 

Momphinae 

Cosmopteryx  Hb. 

3559  C.  druryeUa  Z.  (N.  0.) 

Mompha  Hb. 
3582  il/,  subbistrigella  H  w.    ^ 
3589  M.  miscella  Schiff. 

Coleopborinae 
Coleophora  Hb. 
3665  C.  paripennella  Z. 
3676  C.  frischella  L. 
3688  Ochrea  Hw 
3760  C.  ononidella  Mill. 

[sur  Ononis] 
3772  C.  ditella'L 

[Artemisia  maritinia  L.] 

Elachistinae 

Elachista  Tr. 

3969  E.  reuttiana  Frey. 

{obscur ella  HS.) 
4010  E.  rudectella  Stt. 

GRA  CILARIIDAE 
Graoîlariinae 

Gracilaria  H  w. 

4056  G.  elongella  L. 

[Populus  alba  L. ] 
4059  G.  tringipennella  Z. 
4069  G.  phasianipemiella  Hb. 
4075  G.  ononidis  Z 

4081  G.  scalariella  Z. 

Coriscium 

4082  C.  brongniardellum  F. 

4083  C.  cuculipennellum  Hb. 


56 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


LithocoUetinae 

Lithocolletis  Z. 

4196  L.  trifasciella  Hw. 

[mine  les  feuilles  de  Loni- 
cera.] 

Tischeria  Z. 

4209  T.  co7ni)lanella  Hb. 

[Quercus] 
421^  T.  marginea  Hw. 

LYONETIIDAE 

Lyonetiînae 

Phyllobrostis  Stgr. 

4222  P.  daphneella  Stgr. 

[Daphne  gnidium]  (N.  0.) 

Phyllocnistinae 

Phyllocnistis  Z. 

4224  P.  suffusella  Z. 

Cemiostoma  Z. 

4227  C.  susinella  HS. 

[mine  feuilles   de   Populus 
alba  L.l 


Bucculatrix  Z. 

4261  B.  artemisineUS. 

TALAEPORIDAE 
Luffia  Tutt. 
4435  L.  lapidella  G OGze. 

TINEIDAE 

Ochsenheim  eriinae 

Ochsenheimeria  Hb. 

4469  0.  birdella  Curt. 

Tineinae 
Monopis  Hb. 
4533  M.  ferruginella  Hb. 
4537  M.  rusticella  Eh. 

Tinea  Z. 

4555  T.  granella  L  6-14. 

4556  T.  cloacella  Hw. 

4567  T.  nigripunctella  H  w.  6-14. 
4583  T.  fuscipunctellaEvf. 
4605  T.  siniplicella  HS.  6-14. 

Oinophila  Slph. 
4621  0.  Vflamm  Hw. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


TYPOGRAPHIE    FIKMIN-DIDOT   ET  C'« 


BULLETIN 


PE    LA 


SOCIÉTÉ   ENTOMOLOGIOUE  DE  FRANGE 


Sîëauce  du  O  luars  19:2 


Présidence  de  M.  J.  SURCOUF; 


Sommaire. 

Correspondance,  p.  57.  —  Nécrologie,  p.  57.  —  Nominations,  p.  58.  — 
Changements  d'adresses,  p.  58.  —  Admissions,  p.  58.  —  Présentations, 
p.  58.  —  Exonérations ,  p.  58.  —  Dépôt  rf' Annales,  p.  59.  —  Nomina- 
tion d'un  membre  bienfaiteur,  p.  59.  —  Contribution  à  nos  publica- 
tions, p.  59.  —  Prix  Constant  1920  [Commission),  p.  59. 

Communications.  —  L.  Bedel.  Coléoptères  nouveaux  du  Maroc.  Récol- 
tes du  D"^  M.  Bedel  dans  le  Moyen  Allas,  1916-1917,  p.  59.  —  J.  Achard. 
Synonymie  de  quelques  Chrysomelidae  [Col.],  p.  61.  —  P.  de  Peyerim- 
HOFF.  Nouveaux  Coléoptères  du  Nord-Africain.  Trente-huitième  note  : 
Tenebiionidae,  p.  6.>.  —  G.  Bénard.  Description  d'une  variété  nouvelle 
de  Polyhirma  de  l'Afrique  Orientale  [Col.  Carabidve],  p.  66.  —  J.  Sainte- 
Clure  Deville.  Sur  un  Nebria  récemment  séparé  du  N.  brevicollis  F. 
[Col.  Carabidae],p.  68.  —  J.  Brèthes.  Description  d'un  nouveau  Cohjdii- 
dae  [Col.]  de  Buénos-Aires,  p.  70. 

Bulletin  bibliographique,  p.  71. 


Correspondance.  —  MM.  le  Rev.  C.-R.-N.  Burroughs,  J.-B.  Cor- 
poraal,  L.  Germain,  L.  Guillemart,  G.  Pallerano,  L.  Scellier  et 
J.  TuRNBR  remercieut  la  Société  de  leur  admission. 

—  M.  le  D""  Boutarel  adresse  sa  photographie  pour  l'album  de  la 
Société. 

Nécrologie.  —  Le  Président  a  le  profond  regret  d'annoncer  le 
décès  récent  de  M.  Albert  Fauvel  qui  faisait  partie  de  la  Société  depuis 
1861  et  en  était  Membre  honoraire  depuis  190o.  Par  suite  de  son  état 
Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921]  —  N^  5. 


58  Bulletin  de  lu  Société  entomologique  de  France. 

de  santé,  notre  regretté  collègue  était  malheureusement  resté  éloigné 
de  nous  depuis  de  longues  années  et  c'est  tout  à  fait  indirectement  que 
la  nouvelle  de  sa  mort  nous  est  parvenue. 

—  Nous  apprenons  également  que  notre  collègue  Armand  Janet, 
ancien  ingénieur  de  la  Marine,  officier  de  la  Légion  d'honneur,  est 
décédé  à  Paris,  le  3  mars,  à  l'âge  de  soixante  et  un  ans.  Il  faisait  partie 
de  la  Société  depuis  1890  et  s'occupait  de  Lépidoptères. 

Une  notice  nécrologique  paraîtra  dans  les  Annales  sur  ces  deux  col- 
lègues qui  laissent  parmi  nous  des  regrets  unanimes. 

Nomination.  —  M.  Ch.  Pérez  vient  d'être  nommé  Professeur  à  la 
chaire  de  Zoologie  de  la  Faculté  des  Sciences  de  Paris. 

Changements  d''adresses.  —  M.  A.-E.  de  Pontois,  29,  rue  du 
Minné,  Vannes  (Morbihan). 

—  M.  G.  Perrot,  capitaine  au  service  géographique,  Rabat,  Maroc. 

Admissions.  —  M.  R.  d'Abadie,  à  Chercorat,  par  Magnac-Laval 
(Haute-Vienne).  —  Psychides. 

—  M.  A.  Agnus,  lieutenant-colouel  en  retraite,  68,  rue  de  l'Abbé- 
Groult,  Paris,  15^.  —  Coléoptères. 

—  M.  J.-J.  Davis,  Entomologist,  Agricultural  Experiment  Station, 
Lafayette  (ludiana),  U.  S.  A.  —  Entomologie  agricole. 

—  M.  A.  DuLAc,  secrétaire  adjoint  de  la  Société  d'Histoire  natu- 
relle d'Autun,  58,  rue  de  Dijon,  Le  Greusot  (Saône-et-Loire).  —  Ento- 
mologie générale. 

—  M.  A.  Maublanc,  inspecteur  des  Épiphyties,  52,  boulevard  Saint- 
Jacques,  Paris,  IS'^.  —  Entomologie  agricole. 

—  M.  R.  ToMPKiNs  DE  Garnett,  24,  faubourg  Bretonnière,  Beaune 
(Côte-d'Or).  —  Coléoptères  princ.  Carabidae. 

Présentations.  —  M.  le  D""  H.-G.-J.  Pater,  85,  avenue  de  Villiers, 
Paris,  17^,  présenté  par  M.  le  D''  A.  Clerc.  —  Commissaires-rappor- 
teurs :  MM.  L.  Bedel  et  H.  Desbordes. 

—  M.  le  D''  E.  Pringault,  chef  des  travaux  à  l'École  de  Médecine, 
63,  rue  Saint-Savournin,  Marseille  (Bouches-du-Rhône),  présenté  par 
MM.  A.  Vayssière  et  J.  Cotte.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  F. 
Larrousse  et  P.  Vayssière. 

—  M.  Louis  Schuler,  préparateur  au  lycée  Kléber,  10,  place  de 
Bordeaux,  Strasbourg  (Bas-Rhin),  présenté  par  M.  P.  Scherdun.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  P.  Lesne  et  A.  Méquignon. 

Exonération.  —  M.  G.  Pallerano  s'est  fait  inscrire  comme  membre 
à  vie. 


Séance  du  9  mars  t9Êl.  59 

Dépôt  d'Annales.  —  M.  L.  Berland,  Secrétaire  adjoint,  dépose  sur 
le  Bureau  le  2«  trimestre  des  Annales  [1920];  ce  fascicule  comprend 
les  pages  113  à  208  et  six  planches  dont  une  en  couleurs.  Ces  planches 
sont  dues  à  la  générosité  de  notre  collègue  P.  Cahié. 

Nomination  d'un  Membre  bienfaiteur.  —  Sur  la  proposition  du 
Président,  M.  P.  Carié  est,  à  l'unanimité,  nommé  Membre  bienfaiteur 
de  la  Société. 

Contributions  à  nos  Publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  L.  Chopard  50  francs. 

G.  Chopard  25      — 

P.  DE  Peyerimhoff       100    — 

Anonyme  23      — 

—  M.  G.  BÉNARD  a  offert  le  cliché  accompagnant  sa  note  dans  ce 

Bulletin. 

Prix  Constant  1920  {Commission).  —  La  Société  procède  à  l'é- 
lection de  la  Commission  du  prix  Constant  pour  l'année  1920.  Sont 
élus  membres  de  cette  commission  :  MM.  L.  Berland,  J.  de  Joannis, 
L.  Lhomme,  J.  Magnin,  E.  Moreau,  C.  Pierre.  Et.  Rabaud,  J.  Surcouf 
et  P.  Vayssière. 


G  ommunications . 

Coléoptères  nouveaux  du  Maroc. 
Récoltes  du  D'  M.  Bedel  dans  le  Moyen  Atlas,  1916  1917  (') 

par  L.  Bedel. 
Cantharididae. 

Cantharis  (Telephorus)  maroccana,  n,  sp.  —  Mediocris,  liaud 
angusta,  nigro  rubroque  varia.  Caput  rufum,  antice  nigro-trisignatum, 
postice  nigro-picto  {parte  nigra posticali  angulatim  emarginata).  Anten- 
nae  articulis  i-2  rufis.  art.  3°  vix  art.  4"  breviore.  Prothorax  latus, 
aurantiacus  ;  pronoti  medio  macula  irregulari,  rétro  triloba,  ornato. 
Scutellum  nigrum.  Elytra  nigra,  creberrime  granulata,  glabra.  Abdo- 

(l)  Toutes  les  localités  mentionnées  ci-dessous  figurent  sur  la  nouvelle  carte 
du  Maroc  au  200.000,  carré  d'Azrou,  n"  XXII. 


60  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

men  riibrum,  segmentis  ventralibus  primis  nigro-fasciatis.  Pedes  nigri, 
tibiis  rufis  vel  rufescentibus,  tarsis  infuscatis.  —  Long.  7-9  mm. 

Moyen  Atlas  :  Bekrit;  quatre  individus. 

Par  la  coloration  du  pronotum  et  des  élytres,  rappelle  le  C.  praecox 
Gêné,  de  Sardaigne  et  de  Corse,  mais  plus  voisin  du  C.  tunisea  Pic, 
de  Tunisie,  dont  il  se  distingue  par  sa  tête  trimaculée  en  avant,  son 
pronotum  maculé  au  milieu,  ses  élytres  glahres,  etc. 


CERAMBYCmAE. 

Semanotus  rossicus  magnificus,  n.  subsp,  —  A  forma  typica, 
e  Persia  rossica  et  Algeria,  differt  elytrorum  callo  hmnerali  nigro  et 
macula  dorsali  [nigra  vel  subviolacea)  valde  extensa,  tenuiter  a  sutura 
et  a  latere  separata,  ut  et  plagae  nigrae  apicali  approximata. 

Moyen  Atlas  :  cèdres  d'Aïn-Leuh  et  de  M'rirt,  en  hiver  ;  cinq  indi- 
vidus. 

Alors  que  le  dessin  des  élytres  se  réduit,  chez  les  S.  rossicus  orien- 
taux comme  chez  ceux  d'Algérie,  à  une  macule  médiane  noire,  uni- 
que, il  est  composé,  chez  la  forme  de  l'Atlas  marocain,  d'une  macule 
humérale  noire,  suivie  d'une  très  grande  tache  médiane,  ce  qui  donne 
aux  élytres  un  aspect  tout  autre. 

Dorcadion  atlantis,  n.  sp.  —  O .  Crassum,  nigrum,  supra  totum 
alutaceum.  Antennae  ab  art.  T  fusco-tomeîitosae,  haud  annulatae; 
art.  1°  glabriculo,  apice  sine  carinula.  Caput  latum,  sparsim  punctu- 
latum.  Prothorax  brevis,  supra  vix  inaequalis,  laxe punctulatus,  juxta 
marginem  posticum  transversim  unisulcatus.  Elgtra  ovoidea,  irregu- 
lariter  j)unctata,  subrugosa  vel  obsoletius  plicatula,  vix  pubescentia 
{valde  detrita).  Subtus  cum  pedibus  sordide  griseo-pubescens.  —  Long. 
12  mm. 

Moyeu  Allas  :  plateau  au  N.-E.  de  Bekrit,  vers  1900  m.  ait.  ('),  une 
seule  femelle  trouvée  vivante,  mais  mutilée  et  très  frottée. 

La  capture  authentique  d'un  Dorcadion  en  Afrique  est  un  fait  nou- 
veau et  d'une  importance  capitale.  C'est  ce  qui  m'engage  à  décrire 
tel  quel  l'individu  découvert  par  le  D''  Maurice  Bedel.  Malgré  le 
mauvais  état  du  type,  il  est  manifeste  que  l'insecte  de  l'Atlas  est  très 
voisin  du  D.  Marmottani  Esc. ,  d'Andalousie,  mais  il  en  diffère  tout  au 
moins  par  ses  antennes  non  annelées. 

(1)  Exactement  au  lieu  dit  :  Tizi  n'Làafit. 


Séance  du  9  mars  1921.  61 

Chrysomelidae. 

Tituboea  octopunctata  var.  hypomelaena,  n.  var.  —  A  tijpo 
differt  antennis  pedibusque  totis-  nigerrlmis. 
Moyen  Atlas  :  Bekrit. 

Cbrysomelà  carnifex  superstes,  n.  subsp.  —  Subtus  cyanea, 
supra  vix  subaenescens ,  opaca,  elytris  sive  late  rubro-limbatis,  sice 
concoloribus  vel  epipleuris  tantiim  rufescentibus .  —  A  C.  carnifice 
ex  Europa  differt  sculptura  dorsali  e  punctis  minutissimis,  parum 
apparentibus,  lineis  geminatis  elytrorum  invicem  miilto  magis  dis- 
cretis,   regularibus  ac  primo  intuitu  plane  manifestis. 

Moyen  Atlas  :  Timhadit. 

Seul  représentant  en  Afrique  du  C.  carnifex  F.,  et  comme  lui 
susceptible  d'avoir,  suivant  les  individus,  les  élylres  largement  bordés 
de  rouge  ou  unicolores. 

Lithonoma  lateralis,  n.  sp.  —  Depressa,  supra  creberrime  subru- 
goso  punctulata,  obscure  cyanescens;  antennis  nigris;  pronoto  subni- 
tido,  omnino  luteo-limbato  ;  elytris  margine  externo  luteo  vel  aurantia- 
colimbatis,  intiis  plane  immaculatis^  epipleuris  totis  luteo-rufis.  — 
Long.  4,5  mm. 

Moyen  Atlas  :  Aïn-Leuh  et  Timhadit,  en  hiver;  quelques  individus. 

Voisin  de  /..  limbata  F.,  dont  il  diffère  par  ses  élytres  sans  autre 
ornement  que  leur  bordure  latérale.  Entièrement  différent  des  deux 
autres  Lithonoma  connus. 


Synonymie  de  quelques  Chrysomelidae  [Col.] 
par  Julien  Achard. 

Cryptocephalus  \\  tkibetanus  Broit  1918  (non  Pic  1917)  = 
C.  Vouauxi,  nov.  nom.  ('). 

Cryptocephalus  \\  scabiosus  Reiucck  1915  (non  Lea  1904)  — 
C.  Vuilleti,  nov.  nom. 

Gynanilropkthalma  \\  japonica  Flei&cher  1916  (non  Baly 
1873)  =  G.  Garretai,  nov.  nom. 

Hispa  formosa  |1  Achard  1917 (non  Gestro  1906)  =  H.  Cha- 
tanayi,  nov.  nom. 

(1)  Cette  espèce  et  les  trois  suivantes  sont  dédiées  à  quatre  de  nos  collègues 
tombés  au  chami)  dhonneur  :  l'abbé  L.  Vou\ux,  A.  Vuillet,  L.  GAKiiinA  et 
J.  Chatanay. 


62 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Lissochila  Weise  1911  =  AnisoderaDuponchel  1841,  Maulik 
1916,  Weise  1916  (type  :  A. lucidiventris  Gu  ér .) . 

Anisodera  \\  Baly  1858,  Chapuis  1875,  Weise  1897  et  1911 
(type:  A.  excavata  Baly).  =  Anisoderopsis  !Aiiu\\k,  décembre 
1916  =  Lasiochila  Weise,  avril  1916. 


Nouveaux  Coléoptères  du  Nord  Africain. 

Trente-huitième  note  (•)  :  Tenebriomdae 

par  P.  DE  Peyerimhoff. 

137.  Hionthisoma  Sicardi,  n.  sp.  —  Long.  5  mm.  —  Crassum, 

convexum,   opaculum,    nigro-piceum,   antennis  pedibusque  hrunneis. 


Fig.  \.  ^  Pioiils  de  Hionthisoma  Coutayari  Chob.  {\),  occidentstleV  aiiT  m. 
{Il),  Sicardi  Veyerh.  (III). 

Caput  subtiliter punctatum,clypeo  magno,  apice  rotundalo,  edenticulato, 
utrinque  haud  foveato,  carinis  orbitalibus  tenuibus,  antennis  brevibus. 
Pronotum  pulvinatum,  sesqui  latins  qiiam  longius,  roleopleris  fere 
aequilatnm,  lateribus  roiundalum,  ambitu  ex  toto  marginatum,  regu- 

(1)  Pour  les  notes  1-14,  16-24,  26-36,  voir  ce  Bulletin  [1905-1920].  —  15° 
note,  in  Ann.  Soc.  ent.  Fr.  [1912],  p.  515.  —  25°  note,  ibid.  [1917],  p.  117.  — 
37"  note,  in  Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921],  p.  25. 


Séance  du  0  mars  1921. 


63 


lariter  parce  punctulatum,  angulis  posticis  absolute  nullis.  Coleoptera 
brevissime  ovata,  postice  oblique  declivia,  vix  perspicue  remote  punc- 
tillata,  basi  usque  ad  scutellum  tenuiter  cristata,  mnrgine  laterali  ne 
epipleuris  versus  apicem  planissime  sinuatis,  humeris  demissis.  Pro- 
sternum granulis  sparsuni.  Abdomen  remote  granuloso  pwnctatum. 
Pedes  brèves,  tibiis  secundi  ac  tertii  paris  leniter.,  primi  paris  autem 
intus  valde  incurvatis  et  latissime  expansis.  —  Maris  prosternum  apice 
medio  flavo  pilosum,  deinde  foveola  pilum  unicum  crassum  gignente 
notatum,  abdomine  lituris  pubescentibus  egente. 
Regio  orientalis  imperii  maroccani. 


Fig.  2.  —  Profils  de  Tentyria  Maim  Pejer h.  (1),   medioxima  Peyerh. 
(II),  cribricollis  Fairm.  (III). 


Haute-Moulouya  :  Guettara,  Fritissa;  recueilli  par  M.  le  D''  Sicard, 
lors  de  rexpédition  militaire  effectuée  dans  cette  région  en  1917. 

Remarquable  par  sa  forme  extrêmement  ramassée  et  convexe,  les 
pattes  courtes,  le  clypéus  dépourvu  de  denticulation  et  la  marge 
latérale  des  élytres  assez  fortement  sinuée.  A  suivre  le  système  de 
Reitter  (R.  t.  42,  p.  84],  on  serait  conduit,  pour  cet  insecte  à  clypéus 


64  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

arrondi  et  mutique,  à  créer  un  nouveau  genre,  voisin  des  Phaeotribon, 
en  dépit  de  ses  affinités  évidentes  avec  les  deux  Hionthisoma  connus. 
Cela  démontre  que  la  caractéristique  du  genre  est  à  reviser,  en 
éliminant  le  principal  élément  sur  lequel  Reitter  l'a  fondé. 

Tableau  des  Hionthisoma  (fig.  1)  : 

1.  Clypéus  arrondi  au  sommet,  sans  dents  et  sa  as  îovéoles 
latérales.  Pronotum  complètement  arrondi  de  chaque  côté 
de  la  base.  Marge  latérale  des  élytres  et  épipleures  assez 
fortement  sinués.  Premier  article  des  tarses  postérieurs 
presque  aussi  large  que  long.  Insecte  court  et  très  con- 
vexe      Sicardi  Peyerh. 

—  Clypéus  tridenté  au  sommet  et  fovéolé  de  chaque  côté. 
Pronotum  très  légèrement  sinué  de  chaque  côté  delà  base, 
indiquant  ainsi  les  angles  postérieurs.  Marge  latérale  des 
élytres  en  courbe  à  peine  sensible,  régulière  en  tout  cas. 
Premier  article  des  tarses  postérieurs  bien  plus  long  que 
large.  Insectes  assez  allongés 2 . 

2.  Pli  supraorbitaire  droit.  Pronotum  à  courbe  latérale 
presque  symétrique.  Pattes  relativement  courtes.  Insecte 
moins  allongé.  Premier  segment  de  l'abdomen  déprimé  et 
pileux  au  miUeu  chez  le  cf occidentale  Fairm. 

—  Pli  supraorbitaire  bisinué.  Pronotum  très  nettement  ré- 
tréci en  arrière.  Pattes  plus  grêles.  Insecte  plus  aplati, 
plus  allongé  à  l'arrière-corps.  Premiers  segments  de  l'ab- 
domen simples  dans  les  deux  sexes CoutayariChoh.  ('). 

138.   Tentyria  medioxîma,  n.  sp.  —  Long.  11,5-12  mm.  — 

T .  cribricolli  Fairm.  et  T .  M  air  ei  Peyerh.  afjinis,  corporis  forma 
intermedia,  pronoto  convexo,  lateribus  dcflexo,  margine  antico  ad 
médium  evanido,  punctis  sparsis,  prosterni  nleuris  pimctulatis,  tarsis 
posticis  elongatis. 

Ad  fines  desertorum  Africae  Minoris. 
Algérie  :  Biskra  (A.  Théky!),  El-Kantara  (Tondu!). 
Appartient  à  un  petit  groupe  de  Tentyria  très  isolé,  caractérisé  à 
la  fois  par  l'épistome  en  bourrelet  et  la  gorge  simplement  fovéolée. 
Ces  insectes,  encore  peu  répandus  dans  les  collections,  présentent, 
dans  l'ensemble  de  leurs  caractères,  certaines  affinités  avec  les  Fa- 
it) Hionthisoma  Covtayari  Chob.,in  Bull.  Soc.ent.  Fr.  [1918],  p.  74.  — 
Je  dois  à  M.  le  D'  Chobai  t  deux  co-lypes  cf  et  9  dt'  l'espèce. 


Séance  du  9  tnars  t9fl.  60 

chycinle;  mais  ils  ont  les  tibias  allongés,  à  peine  épaissis  vers  le 
sommet.  Le  tableau  et  les  croquis  (lîg.  2)  ci-joinls  font  ressortir  leurs 
différences  respectives  : 

1.  Pronotum  bossu,  brusquement  déclive  en  arrière,  son 
rebord  basai  très  détaché  et  très  saillant,  son  rebord 
apical  à  peine  interrompu  au  milieu,  sa  ponctuation  assez 
forte,  extrêmement  dense.  Pleures  du  prosternum  trans- 
versalement striées.  Tarses  postérieurs  courts,  leur  pre- 
mier article  à  peine  aussi  long  que  les  deux  suivants 
réunis {Strauchi  Kr .)  cribricollis  F  air  m . 

—  Pronotum  à  convexité  régulière  et  bien  moins  prononcée, 
son  rebord  basai  peu  saillant,  son  rebord  apical  large- 
ment intcrronïpu  au  milieu,  sa  ponctuation  faible  et 
écartée.  Tarses  postérieurs  allongés,  leur  premier  article 
sensiblement  plus  long  que  les  deux  suivants  réunis 2. 

2.  Corps  assez  convexe.  Pronotum  à  bords  latéraux  tombant 
brusquement,  surtout  en  arrière,  où  ils  cachent  la  marge 
latérale.  Pleures  du  prosternum  pointillés,  à  peine  striolés 

en  avant medioxima  Peyerh. 

—  Corps  aplati.  Rebord  latéral  du  pronotum  entièrement 
visible  de  dessus.  Pleures  du  prosternum  à  fortes  canne- 
lures transversales Mairei  Peyerh.  ('). 

L'insecte  décrit  ici  correspond  au  Teniyria  «  cribricollis  »  de  la 
région  de  Biskra.  On  voit  qu'il  diffère  plus  encore  de  l'espèce  de 
F.MRMAuiE,  originaire  de  Tunisie  méridionale,  et  dont  M.  le  D''R.  Ges- 
TRO  m'a  communiqué  le  ti/pe,  que  du  T.  Mairei  Peyerh.,  propre  aux 
confins  marocains  (région  de  Figuig). 


J'ai  rapproché  à  dessein  ces  deux  descriptions,  accompagnées  de 
croquis  disposés  de  même,  parce  que  les  comparaisons  qu'elles  né- 
cessitent mettent  en  relief,  dans  chacun  des  deux  cas,  un  curieux 
exemple  de  variation  progressive  (-).  Hionthisoma  Coutayari  et  Ten- 
iyria Mairei  sont  des  insectes  relativement  aplatis  et  à  pattes  grêles. 
L'un  et  l'autre  passent  respectivement  à  H.  Sicardi  et  à  T.  cribri- 
collis, insectes  épais,  convexes,  à  pattes  courtes,  par  une  forme  pres- 

(1)  Tentyria  Mairei  Peyerh.  in  Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [1919],  p.  327. 

(2)  Ce  sont  bien,  semble-t-il,  des  cas  à'orthognièse,  au  sens  d'EiMER,  c'est- 
à-dire  des  variations  en  série,  où  l'adaptation  n'intervient  pas, 


66  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

que  exactement  intermédiaire,  tant  au  point  de  vue  liiorphologique 
qu'au  point  de  vue  géographique. 

Mais,  tandis  que  pour  les  Hionthisoma,  cette  contraction  progressive 
se  manifeste  de  la  Tunisie  vers  le  Maroc,  c'est-à-dire  de  l'est  à  l'ouest, 
le.  contraire  a  lieu  pour  les  Tentyria  :  c'est  aux  confins  marocains, 
à  l'ouest  par  conséquent,  que  se  rencontre  l'espèce  la  plus  plate,  et 
c'est  à  l'est,  en  Tunisie,  qu'on  voit  apparaître  l'espèce  la  plus  épaisse. 

Cette  singulière  inversion  est  explicable  si  l'on  admet,  par  exemple, 
que  les  Hionthisoma  Reitt.,  dont  des  formes  affines  se  rencontrent 
en  Egypte  [Hionthis]  et  en  Orient  {Stegastopsis),  ont  émigré  vers 
l'occident,  tandis  que  le  point  de  départ  ;des  Tentyria  du  groupe 
cribricollis  serait  à  l'ouest. 


Description  d'une  variété  nouvelle  de  Polyhirma 
de  l'Afrique  Orientale 

[Col.    CARABmAE] 
par  G.  BÉNARD. 

Polyhirma  biscutellata  Fairmaire  (')  var.  punctata,  n.  var. 
—  Insecte  de  forme  allongée  et  presque  parallèle,  de  23  à  28  mm., 
d'un  noir  brillant,  sauf  deux  fines  lignes  de  soies  couchées  et  grisâ- 
tres, partant  de  l'angle  humerai  des  élytres  et  envahissant,  dans 
toute  sa  longueur,  le  milieu  du  large  sillon  situé  le  long  du  bord 
latéral  ;  ces  deux  lignes  se  confondent  avant  d'atteindre  le  sommet 
des  élytres. 

La  tête,  plus  longue  que  large,  affecte  la  forme  d'un  trapèze  ;  en 
avant  du  disque,  elle  présente  une  forte  impression,  entourant  une 
protubérance  ovalaire  fortement  ponctuée  ;  la  surface  comprise  entre 
cette  impression  et  le  bord  interne  des  yeux  présente  une  réticula- 
tion  plus  ou  moins  régulière;  elle  est  en  partie  recouverte,  lorsque 
l'insecte  est  frais,  de  longues  et  fortes  soies  couchées  et  de  colora- 
tion grisâtre.  Les  yeux  sont  proéminents,  et  les  tempes  régulière- 
ment arrondies.  Le  labre  très  convexe,  porte  à  son  bord  antérieur 
quatre  pores  piUgères.  ' 

Le  pronolum,  très  cordiforme,  fortement  et  réticuleusement  ponc- 
tué, est,  dans  sa  plus  grande  largeur,  aussi  large  que  la  tête  ;  il  offre 

(1)  L.  Fairmaire,  Coléoptères  des  voyages  deM.  G.  Révoil  chez  les  Somalis 
et  dans  lintérieur  du  Zanguebar  (Anti.  Soc,  ent.  Fr.  [1887],  p.  85). 


Séance  du  .9  mars  1921. 


67 


sur  la  ligne  médiane  de  fortes  impressions  très  variables  et  irrégu- 
lières; la  gouttière  latérale,  plus  ou  moins  explanée,  est  très  ponc- 
tuée; les  impressions  de  la  base  sont 
bien  marquées.  Écusson  peu  visible; 
la  bande  scutellaire,  d'un  gris  feutré, 
assez  courte. 

Chaque  élytre  est  orné  de  cinq  carè- 
nes (*)  très  accentuées  à  la  base,  et 
diminuant  graduellement  pour  s'efïa- 
cer  vers  la  partie  déclive.  Les  inter- 
valles sont  marqués  d'alvéoles  pro- 
fonds et  nettement  séparés,  et,  comme 
les  côtes,  ils  se  rétrécissent  et  dispa- 
raissent vers  le  sommet  de  l'élytre. 
qui  est  densément  et  réticuleusement 
ponctué.  Le  cinquième  intervalle,  très 
élargi  dans  le  tiers  postérieur,  y  est 
divisé  en  deux  parties  par  un  rudi- 
ment de  carène. 

Pattes  moyennes  avec  les  cuisses 
à  ponctuation  écartée  et  peu  profonde. 
La  9  présente  les  mêmes  carac- 
tères que  le  cf-  mais  elle  a  les  élylres 
beaucoup  plus  élargis  à  partir  du 
milieu. 

En  résumé,  cette  nouvelle  variété  (2), 
représentée  dans  la  collection  de  M.  G. 
Babault  par  de  nombreux  exemplai- 
res cf  et  9 ,  provenant  de  l'Afrique 

Orientale  (Lemek-Valley,  Nyanza  Province  et  Amala  River,  Sotik), 
difTère  de  la  forme  type  :  1°  par  son  pronotum  plus  profondément 
et  plus  réticuleusement  ponctué;  2'^  par  l'oblitération  et  l'aplatisse- 
ment de  la  carène  suturale. 


Fig.  1.—  Polyhirma  biscutella- 
ta  var.  punciata,  n.  var. 


(1)  Dans  la  forme  type,  la  carène  suturale,  oblitérée  à  la  base  sur  le  pre- 
mier tiers,  est  ensuite  nettement  accentuée;  dans  la  variété,  la  carène  su- 
turale est  plus  ou  moins  oblitérée  et  plus  ou  moins  aplatie. 

(2)  C'est  d'après  l'examen  d'un  exemplaire  type  Ç  de  Pohjhirma  biscu- 
tellata  Fairm.,  conservé  dans  la  collection  du  Muséum  et  avec  l'aide  de 
la  description  détaillée  de  l'auteur  et  la  figure  d'un  exemplaire  d*>  que  j'ai 
pu  constituer  celte  variété  nouvelle,   • 


68  Bulletin  de  la  Société  entomologiqtie  de  France. 

Sur  un  Nebria  récemment  séparé  du  N.  brevicollis  F. 
[Col.  Carabidae] 

par  .1.  Sainte-Glaire  De  ville. 

Tout  le  monde  connaît  le  Nebria  brevicollis  F.,  si  al?ondamment 
répandu  dans  toute  la  France  et  dans  la  majeure  partie  de  l'Europe. 

L'unité  spécifique  de  cet  insecte  si  vulgaire,  et  par  là  même  si  peu 
étudié,  parait  actuellement  sérieusement  menacée.  .le  me  reproche- 
rais de  ne  pas  attirer  l'attention  de  nos  collègues  sur  ce  qui  a  élé 
déjà  publié  à  ce  sujet  dans  divers  périodiques  étrangers. 

En  191o,Eric  miOBmG{Ent.  Tidskr.,  XXXYI[1915],  p.  285),  étudiant 
un  lot  d'insectes  rapportés  des  îles  Fàrôer  par  un  ornithologiste  sué- 
dois, le  baron  de  Klinckowstrôm  ('),  donne  une  description  provi- 
soire du  Nebria  Klinckoivstrômi,  voisin  du  brevicollis  F.,  dont  il  se 
distingue  par  les  caratères  suivants  : 

Taille  plus  petite  (12  mm.  en  moyenne);  corps  un  peu  plus  dé- 
primé et  plus  parallèle  ;  pronotum  très  étranglé  à  la  base,  avec  le 
sillon  médian  et  l'impression  antérieure  très  profonds.  Stries  des 
élytres  plus  étroites  et  moins  profondes.  Tarses  postérieurs  ab- 
solument glabres  en  dessus. 

Un  peu  plus  tard  [Arkiv  f.  Zoologi,  X  [1916-1917],  n"  4),  le  même 
auteur  donne  une  description  plus  complète  et  une  figure  de  la  nou- 
velle espèce.  11  signale  on  outre  qu'elle  n'est  pas  spéciale  aux  îles 
Farôer.  Elle  existe  notamment  dans  l'îlot  suédois  de  Fâro  (au  N.  de 
l'île  de  Gottland);  le  musée  de  Stockholm  en  renferme  un  individu 
d'Espagne  et  un  autre  de  Belgique. 

En  1917  [Ent.  Tidskr.,  XXXVIII  [1917],  p.  108),  Ths.  Munster 
affirme  que  le  Nebria  Klinckowstrômi  n'est  pas  autre  chose  que  l'in- 
secte décrit  depuis  longtemps  par  Pauline  d'Oliveira  (Cat.  Col.  Por- 
tugal, p.  15)  sous  le  nom  de  N.  brevicollis  var,  iberioa,  et  indiqué  par 
ce  dernier  comme  abondant  dans  tout  le  Portugal. 

Un  peu  plus  tard,  L.  Benick  {Ent.  Mitt.,  VIll  (1919),  p.  14-17)  si- 
gnale la  capture  de  deux  individus  du  N.  Klinckoivstrômi  dans  les 

(l)  M.  DE  Klincsowstrum  a  fait  aux  iles  Fàruer  deux  voyages  successifs, 
l'un  en  1909,  l'autre  en  1915.  11  a  donné  du  premier,  au  cours  duquel  il  est 
allé  jusqu'en  Islande,  une  relation  personnelle  (Arkiv  f.  Zoologi,  VIII  [1913] 
n°  12).  Dans  la  partie  relative  aux  Coléoptères,  traitée  par  Poppius,  l'insecte 
qui  nous  occupe  est  indiqué  sous  le  nom  de  brevicollis  F.  Il  en  est  de 
même  dans  la  Liste  des  Coléoptères  des  îles  Farôer  établie  par  Holhhaus 
{Deutsche  ent.  Nût.  Bibl,  II  [1911],  p.  123-128j. 


Séance  du  9  mars  i921.  69 

environs  de  Liibeck,  et  notamment  le  long  de  l'estuaire  de  la  Trave, 
en  compagnie  d'insectes  halophilcs.  Dans  une  note  très  soigneusement 
étudiée,  il  discute  et  précise  les  caractères  des  deux  Nebria.  Il  songe 
à  rapprocher  la  nouvelle  espèce  du  N.  salina  Fairm.,  tombé  de- 
puis longtemps  en  synonymie.  Malgré  des  coïncidences  assez  remar-  " 
quables  dans  les  caractères,  il  repousse  cette  assimilation  pour  les 
motifs  suivants  : 

1°  La  description  de  Fairmaire  et  Laboulbène-  porte  la  mention  : 
«  stries  larges  ». 

2°  Trois  individus  de  la  collection  Kraatz,  étiquetés  «  salina  »,  ont 
le  dessus  des  tarses  postérieurs  pubescent  et  appartiennent  indubita- 
blement au  brevicollis. 

-Le  même  auteur  [ibicL,  p.  124)  rectifie  postérieurement  son  premier 
article  en  tenant  compte  de  l'observation  synonymique  de  Munster 
(cf.  supra). 

Enfin  le  P''  J.  Roubal  {Casopis,  XVI  [1919],  p.  17)  signale  la  pré- 
sence du  N.  iberica  en  Bohème,  où  il  se  trouve  conjointement  avec 
le  brevicollis,  notamment  à  Chudenice  et  à  Pribram. 

A  ce  résumé  rapide  des  travaux  publiés,  je  n'ai  encore  que  peu 
de  chose  ù  ajouter. 

J'ai  sous  les  yeux  dix  individus  du  Nebria  des  îles  Farôer,  rappor- 
tés en  1907  par  le  D''  Cornu  et  amicalement  communiqués  par  le 
D""  HoLDHAus.  J'ai  pu  constater  la  réahté  des  caractères  indiqués  par 
Mjoberg,  en  particulier  celui  des  tarses  postérieurs,  auquel  on  ne  peut 
refuser  une  certaine  importance. 

D'autre  part,  le  capitaine  de  Brunier  m'avait  signalé  depuis  long- 
temps qu'il  existait  dans  l'Aude  deux  races  du  N.  brevicollis,  si  diffé- 
rentes entre  elles  qu'il  les  avait  de  tout  temps  séparées  dans  sa  collec- 
tion. Au  cours  d'une  récente  visite,  j'eus  l'occasion  d'examiner  avec 
lui  trois  Nebria  capturés  au  camp  de  Villemaury,  situé  dans  les  der- 
nières ramifications  des  Corbières,  à  quelques  kilomètres  de  Carcas- 
sonne.  Ces  trois  individus,  comparés  à  ceux  des  îles  Farôer,  présen- 
tent avec  ces  derniers  une  identité  remarquable.  Ils  ont  en  particulier 
comme  eux  la  face  dorsale  des  tarses  postérieurs  parfaitement  glabre. 
C'est  bien  assurément  le  même  insecte;  les  stries  des  élytres  sont 
simplement  un  peu  plus  profondes  et  moins  atténuées  en  arrière. 

Ainsi  se  trouvent  confirmées  les  vues  de  Munster  (cf.  supra),  lequel 
rattache  le  Nebria  des  îles  Farôer  à  un  insecte  décrit  autrefois  du 
Portugal. 

Il  semble  donc  acquis  que  le  N.  brevicollis  F.  est  doublé,  dans  une 
bonne  partie  de  l'Europe,  et  notamment  dans  l'Europe  occidentale  et 


70  Bulletin  de  la  Société  entomologiqwe  de  France. 

maritime,  par  une  seconde  espèce  très  voisine,  dont  les  tarses  posté- 
rieurs sont  entièrement  glabres  sur  leur  face  dorsale.  Cette  espèce  doit 
porter,  au  moins  provisoirement,  le  nom  d'iberica  Pau  lin o. 

Je  dis  «  provisoirement  »,  parce  qu'à  mon  sens  il  n'est  pas  du  tout 
certain  que  l'espèce  en  question  ne  soit  pas  le  fameux  N.  salina 
Pair  m.,  découvert  dans  les  prairies  maritimes  des  environs  d'Abbe- 
ville  (Somme)  (')  et  décrit  par  Fairmaire  en  1854. 

Les  trois  «  salina  »  de  la  collection  Kraatz,  examinés  par  Benick, 
proviennent  de  Gorfou  et  de  Dalmatie  et  ne  peuvent  en  aucune 
manière  être  considérés  comme  des  types.  La  médiocre  description  de 
Fairmaire  contient  quelques  coïncidences  remarquables  ayec  celle  de 
Mjôberg  (notamment  la  profondeur  du  sillon  médian  du  pronotum). 
Quant  aux  stries,  Fairmaire  les  décrit  ainsi  : 

salina  :  «  stries  larges,  pas  très  profondes,  mais  fortement  ponc- 
tuées à  la  base,  moins  à  l'extrémité  ». 

brevicollis  :  »  stries  très  enfoncées,  très  fortement  ponctuées,  cré- 
nelées ». 

La  nuance  entre  les  deux  espèces  est  assez  bien  observée  et  corres- 
pond d'une  manière  satisfaisante  aux  différences  constatées  enire 
brevicollis  et  iberica. 

Enfin  il  est  naturel  de  penser  que  l'espèce  de  l'embouchure  de  la 
Somme  a  des  chances  d'être  la  même  que  celle  de  l'estuaire  de  la 
Trave. 

Tout  n'est  donc  pas  dit  sur  l'interprétation  du  N.  salina  Fairm. 
Toutefois,  comme  on  ne  peut  asseoir  une  modification  à  la  nomen- 
clature sur  de  simples  présomptions,  il  importe  de  retrouver  le  Nebria 
de  la  baie  de  Somme.  En  examinant  ses  tarses  postérieurs,  on  recon- 
naîtra immédiatement  s'il  appartient  à  Viberica-Klinckowstrômi  ou  si, 
comme  il  est  possible,  ce  n'est  qu'une  petite  race  étroite  du  brevicollis. 


Description  d'un  nouveau  Colydiidae  [Col]  de  Buénos-Aires 
par  le  D"^  Jean  Brèthes. 

Pycnomerus  (Penthelispa)  Doelloi,  n.  sp.  —  Niger,  subnitidus, 
elytris  tantulum  cyaneo-nitentibm,  palpis,  antennis  et  pedibus  obscure 
ferrugineis.  —  Long.  2,75-4  mm. 

(1)  D'après  Obert  (Cat.  des  Col.  de  la  Somme,  p.  3,  nota),  le  N.  salina  a 
été  repris  en  nombre  en  mai  1875  à  Cayeux-sur-Mer  (c'est-à-dire  sur  l'autre 
rive  de  la  baie  de  Somme),  par  Marmottan,  L.d'Hallov  et  lui-même. 


Séance  du  9  mars  Î9'2l.  71 

Allongé,  parallèle,  avec  des  poils  très  fins  épars  sur  tout  le  corps 
et  sur  les  élytres,  eu  lignes  fines,  parallèles,  sur  les  individus  frais. 
Labre  fortement  échancré  en  arc  en  avant;  épistome  transverse, 
arqué.  Tète  avec  ponctuation  forte,  non  serrée,  les  antennes  avec  les 
deux  premiers  articles  gros,  le  second  moins,  les  suivants  à  peu  près 
égaux  entre  eux  mais  un  peu  élargis  à  leur  extrémité  pour  être  ob- 
coniques;  la  massue,  composée  des  deux  derniers  articles  dont  le 
premier  obconique,  le  dernier  grossièrement  globuleux.  Thorax  à 
peine  plus  large  que  long,  ses  côtés  parallèles,  à  peine  rétrécis  vers 
l'arrière  et  très  finement  crénelés,  les  angles  postérieurs  droits,  les 
antérieurs  arrondis,  le  bord  antérieur  légèrement  convexe  vers  l'avant, 
le  bord  postérieur  légèrement  convexe  vers  l'arrière;  surface  lisse, 
fortement  mais  non  densément  ponctuée;  une  très  légère  impression 
médiane,  longitudinale,  efïacée  à  l'avant  et  à  l'arrière.  Écusson  petit. 
Élytres  un  peu  plus  larges  que  le  thorax,  parallèles,  les  angles  humé- 
raux  arrotdis,  l'extrémité  en  demi-cercle,  avec  costules  non  ou  à 
peine  élevées,  marquées  par  des  lignes  de  poils,  les  espaces  avec  deux 
files  d'une  ponctuation  non  serrée  mais  en  lignes  assez  régulières. 

Le.cf  a  environ  3  millimètres  de  longueur,  tandis  que  la  9  mesure 
environ  4  millimètres. 

Recueilli  par  M.  le  P'^  Martin  Doello  Jurado,  à  qui  je  me  fais  un 
plaisir  de  dédier  l'espèce,  dans  les  boîtes  à  collections  de  Mollusques 
du  Musée  de  Buénos-Aires. 


Bulletin   bibliographique 

Champion  (G. -G.)  :  Some  Indian  Coleoptera  [The  ent.  monthly  Magaz., 

V,  p.  236-246;  VI,  p.  68-77  et  p.  165-196).* 
Id.  :  On  some  Eastern  Xylophilids  (Col.)  {Ann.  Mag.  Nat.  Hist.,  V, 

1920,  p.  393-406).* 
Id.  :  Notes  on  varions  African  and  Asiatic  Species  of  Hapalochrus, 

Er.,  with  an  account  of  their  accessory  cf  characters  (Col.)  (Ann. 

Mag.  Nat.  Hist.,  VI,  1920,  p.  177-201,  249-266,  305-327  (1  pi.), 

537-539).* 

Ghapin  (Edw.-A.)  :  Miscellaneous  notes  on  Coleoptera  (Bull.  Brookhjn 
ent.  Soc,  XII,  1917,  p.  29-31).* 


72  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

CHAPm  (Edw.-A.)  :  Studies  in  ilie  Hydnocerini  (Col.).  The  Hydnoceroid 

gênera  {l.  c,  p.  83-85).* 
Id.  :  Notes  on  Cleridae  (/.  c,  p.  1U7-108).* 
Id.  :  A  new  Hi/dnocera  (Col.)  {Proc.  Biol.  Soc.  of  Washington,  31, 

1918,  p.  107-108). 
Id.  :  Early  states  of  Staphylinidae  {Xantholinus  cephalus  Say.  {Psyché, 

XXII,  p.  157-161,  1  pi.).* 
Id.  :  New  species  of  Norlh  American  Siphonaptera  {Bull.  Brooklyn 

ent.  Soc,  XIV,  1919,  p.  49-62).* 
Id.  :  New  species  of  Coleopt.  {Cleridae)  from  the  Philippine  and  neigh- 

boring  régions,  collected  by  Prof.  Ch.  Baker  {Proc.   Biol.   Soc. 

Washitu^ton,  32,  p.  225-234,  1919). 
Chevreux  (Ed.).  —  Sur  les  Amphipodes  du  genre  Cyphocaris  Boek 

recueillis  par  la  Princesse  Alice  au  moyen  du  lllet  Richard  à  grande 

ouverture  {Bull.  hist.  océanogr.,  319, 1916;  7  p.,  fig.)* 
Id.  :  Revision  des  Scinidae  provenant  des  campagnes  de  S.  A.  S.  le 

Prince  do  Monaco  {l.  c,  352,  1919,  24  p.,  fig.).* 
Id.  :  Revision  des  Lanceolidae  provenant  des  campagnes  de  S.  A.  S. 

le  Prince  de  Monaco  (/.  c,  363,  1920,  12  p.  fig.).* 
Cros  (D""  A.)  :  Le  Trichodes  umbellatarum  01.,  ses  mœurs,  son  évolu- 
tion {Bull.  Mus.  Hist.  nat.,  1908,  p.  215).* 
Id.  :  Mœurs  et  évolution  du  Meloe  majalis  L.  {Bull.  Soc.  Hist.  nat. 

Afr.  du  N.,  ¥  année,  41  p.,  fig.)-* 
Id.  :  Le  Meloe  autumnalis  01.    {l.  c,   6"=  année,  p.  42-122,  153-160, 

202-205,  fig.).* 
Id.  :  Le  Meloe  foveolatus  Guér.  (/.  c,  IX,  1918,  p.  38-104,  1  pi.).* 
Id.  :  Apalus   bimaculatus    L.    var.    Comtei   Pic    (/.   c,    VIII,    1917, 

p.  125132).* 
Id.  :  Forme  des  ongles  des  larves  primaires  des  Meloidae  et  valeur  du 

terme  «  triongulin  ».  {Ann.  Soc.  ent.  Fr.,  LXXXVI.  1917,  p.  159- 

164).* 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


TYPOGRAPHIE   FlKMl.N-DIDOT    ET   C''.   —   PARIS. 


f,]^arc 


BULLETIN 


DF,     LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGÏQUE  DE  FRANCE 


jSéauce  du  93  maris  1931. 

Présidence  de  M.  J.  SURCOUF. 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  7.3.  — Distinction  honorifique,  p.  73.  —  Admissions, 
p.  74.  ^  Présentations,  p.  74.  —  Exonérations,  p.  74.  —  Démission, 
p.  74.  —  Contributions  à  nos  publications,  p.  74.  —  Nomination  d'un 
Membre  donateur,  p.  74.  —  Prix  Dollfus.  1919  et  1920  {Vote),  p.  74.  — 
Prix  Constant  1920  [Rapport],  p.  75. 

Communications.  —  D''  H.  Normand.  Nouveaux  Coléoptères  de  la  faune 
tunisienne  (quatorzième  note),  p.  77.  —  D'  J.  Brèthes.  Description 
d'un  Ceroplastes  [Hem.  Coccidae]  de  la  République  Argentine  et  de  son 
parasite  [Hym.  Chalcididae],  p.  79. 

Bulletin  bibliographique,  p.  81. 


MM.  le  l'-colonel  A.  Agnus,  récemment  admis,  A.  de-Villèle,  de 
la  Réunion,  et  le  D''  L.  Bettinger,  de  Saint-Pierre  d'Albigny,  assistent 
à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  P.  Carié  remercie  la  Société  de  sa  nomi- 
nation comme  Membre  bienfaiteur. 

—  MM.  le  P''  Ch.  P.  Alexander,  P.  A.  Glick,  A.  Maublanc,  R.  Tyl- 
LYARD  et  R.  ToMPKiNs  DE  Garneït  remercient  la  Société  de  leur  ad- 
mission. 

Distinction  honorifique.  —  M.  J.    Achard  vient  d'être  nommé 
Membre  honoraire  de  la  Société  entomologique  tchéco-slovaque. 
Bull.  Soc.  eut,  Fr.  [1921].  —  N"  G. 


74  Bulletin  de  la  Société  ento7nologique  de  France. 

Admissions.  —  M.  le  D""  H.-J.-G.  Pater,  85,  avenue  de  Villiers, 
Paris,  ^7^  —  Coléoptères  de  France. 

—  M.  le  D""  E.  Prtngault,  chef  des  travaux  à  l'École  de  Médecine, 
63,  rue  Saint-Savournin,  Marseille  (Bouches-du-Rhône).  —  Parasito- 
logie  générale. 

—  M.  Louis  ScHULER,  préparateur  au  Lycée  Kléber,  10,  place  de 
Bordeaux,  Strasbourg  (Bas-Rhin).  —  Coléoptères. 

Présentations.  —  M.  A.  Alfieri,  boîte  postale  n°  430,  Le  Caire 
(Egypte),  présenté  par  M.  P.  de  Peyerimhoff.  —  Commissaires-rap- 
porteurs :  MM.  H.  Desbordes  et  P.  Lesne. 

—  M.  Ch.  Lefèvre,  10,  rue  de  Reuilly,  Paris,  12%  présenté  par 
M.  J.  Magnin.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  Ch.  Lahaussois 
et  L.  Lhoste. 

Exonérations.  —  MM.  P.  Dumée,  R.  Tillyard  et  R.  Tompkins  de 
Garnett  se  sont  fait  inscrire  comme  membres  à  vie. 

Démission.  —  M.  le  D''  A.  Fentes  a  adressé  sa  démission. 

Contributions  à  nos  Publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  L.  Berland  2o  francs 

le  P"- L  Bolivar  >  200     — 

C.  Bolivar  y  Pieltain  50     — 

A.  Georgel  23     — 

J.  Rondou  20     — 

Anonyme  35     — 

Nomination  d'un  Membre  donateur.  —  M.  le  P'"  L  Bolivar  est 
nommé  Membre  donateur  de  la  Société. 

Prix  DoUfus  1919  et  1930  {Vote).  —  Conformément  aux  articles 
14  et  63  de  son  règlement,  la  Société  procède  au  vote  sur  les  con- 
clusions du  rapport  de  la  Commission  du  prix  DoUfus,  rapport  lu  à 
la  séance  du  26  janvier  1921  et  imprimé  au  Bulletin  n"  2,  p.  23. 

Cinquante-huit  membres  ont  pris  part  à  ce  vote,  soit  directement, 
soit  par  correspondance.  Ce  sont  MM.  : 

P.  AcHALME,  —  J.  Achard,  —  A.  Agnus,  —  le  D"^  Ch.  Anderson,  — 
L.  Bedel,  —  G.  BÉNARD,  —  R.  Benoist,  —  L.  Berland,  —  le  D""  L. 
Bettinger,  —  G.  Billiard.  —  G.  Boscq,  —  le  D""  Boutarkl,  —  E.-L. 
Bouvier,  —  H.  Bureau,  —  C.  Challiot,  —  L.  Chopard,  —  R.  Chu- 
deau,  —  D''  J.  Cotte,  —  M.  Dalibert,  —  P.  Denier,  —  H.  Des- 
bordes, —  E.  Dongé,  —  R.  DuPREZ^  —  J.-A.  Faivre,  —  L,  F^lcoz,  — 


Séance  du  23  mars  1921.  75 

H.  DE  Franchkssin,  —  J.  DE  GAULLE,  —  L.  (Îermain,  —  G.  Hardy.  — 
A.  HÉMON,  —  C.  HouARD,  —  J.  de  Joannis,  —  Ch.  Lahaussois,  — 
M.  Lamberïie,  —  le  D""  F.  Larrousse,  —  le  D""  G.  Iavier,  —  F.  Le 
Cerf,  —  L.  Le  Charles,  —  F.  Lécuru,  —  P.  Lesne,  —  G.  Louvet, 
—  A.  Magdelaine,  —  J.  Magnin,  —  E.  Moreau,  —  Ch.  Pécoud,  — 
A.  Peuvrier,  —  E.  RouBAUD,  —  D""  M.  Royer,  —  P.  Scherdlin,  —  L. 

SeMICHOX,    —    L.     SÉRAPHIN,    —    J.     SURCOUF,    —    H.    DB   TOUZALIN,     — 

A.  Vayssière,  —  p.  Vayssière,  —  A.  de  Villèle,  —  J.  Vincent,  — 
A.  Viré. 
Le  dépouillement  des  votes  donne  le  résultat  suivant  : 
E.  SÉGUY  56  voix 

Rulletin  blanc  1     — 

Prix  réservé  ,      1    — 

En  conséquence,  M.  E.  Séguy  est  proclamé  lauréat  du  Prix  DoUfus 
1919  et  1920  pour  son  ouvrage  intitulé  :  Les  Moustiques  de  France. 

Prix  Constant  1920  [Rapport).  —  Au  nom  de  la  Commission  du 
prix  Constant,  M.  L.  Berland  donne  lecture  du  rapport  suivant  : 

La  commission  désignée  pour  le  prix  Constant  de  1920  s'est  réunie 
le  15  mars  1921  (^). 

Aucun  ouvrage  traitant  de  Lépidoptères  n'étant  présenté,  la  Com- 
mission a  cru  de  son  devoir  de  rechercher  un  ouvrage  répondant 
aux  conditions  requises,  et  qui  fût  digne  d'être  proposé  pour  ce  prix. 

Son  choix  s'est  porté  sur  le  travail  de  notre  collègue  M.  Lucien 
Chopard  qui  a  pour  titre  :  Recherches  sur  la  conformation  et  le 
développement  des  derniers  segments  abdominaux  chez  les 
Orthoptères  (-). 

Nous  savons  tous  ici  avec  quelle  conscience  M.  Lucien  ChoI'ard 
s'est  adonné  depuis  plusieurs  années  à  l'étude  des  Orthoptères.  Nom- 
bre de  travaux,  consacrés  principalement  à  la  systématique,  et  parus 
pour  la  plupart  dans  nos  publications,  attestent  quelle  compétence 
il  a  su  acquérir  dans  ce  domaine.  Au  cours  de  ses  études,  M.  Lucien 
Chopard  a  été  frappé  par  l'imprécision  qui  subsistait  encore  en  ce  qui 
concerne  les  derniers  segments  de  l'abdomen,  et  les  organes  de  la 
reproduction.  C'est  pour  élucider  cette  question  importante  qu'il  a 
publié  ce  travail,  fruit  de  plusieurs  années  de  patientes  recherches. 

(1)  Étaient:  présents  MM.  L.  Berland,  J.  de  Joannis,  J.  Magnin,  C.  Pierre, 
J.  SuRcouF,  P.  Vayssière.  Excusés  :  MM.  E.  Moreau  et  Et.  Rabaud. 

(2)  Rennes,  1920,  Oberthûr,  in-8°,  352  p.,  620  +  XV  fig.  dans  le  texte 
7  planches. 


76  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

On  peut  dire  qu'il  y  a  réussi  pleinement,  et  que  l'étude  qu'il  a  faite 
peut  passer  pour  un  modèle  du  genre. 

L'auteur,  après  un  historique  fort  clair,  et  un  lexique  rendu  néces- 
saire par  les  divergences  des  auteurs  sur  les  noms  attribués  aux  dif- 
férentes pièces,  débute  par  une  étude  sur  la  conformation  de  l'ab- 
domen, indispensable  pour  la  compréliension  de  la  suite.  Puis  il  entre 
dans  le  vif  de  la  question  en  étudiant  les  segments  apicaux  dans  les 
différents  groupes  d'Orthoptères  et  les  variations  de  l'extrémité  abdo- 
minale successivement  dans  les  deux  sexes.  Enfin  viennent  des  con- 
clusions très  étendues  et  fort  instructives,  où  sont  passés  en  revue 
l'armure  génitale  mâle  et  femelle,  les  caractères  sexuels  primaires  et 
secondaires,  l'accouplement,  la  ponte,  le  mécanisme  et  la  phylogénie 
des  organes  sexuels. 

Ce  bref  résumé  montre  tout  l'intérêt  de  ce  travail  qui  n'a  laissé 
dans  l'ombre  aucune  partie  essentielle  du  sujet.  Pour  les  orthoptéro- 
logistes,  qui  auront  à  attacher  de  plus  en  plus  d'importance  à  la  mor- 
phologie des  derniers  segments  abdominaux,  ce  sera  pendant  long- 
temps un  véritable  dictionnaire  et  il  leur  sera  particulièrement  agréable 
d'y  trouver  une  si  abondante  illustration  (près  de  1.000  figures).  Mais 
en  outre,  et  c'est  son  principal  mérite,  l'auteur  a  su  donner  une 
grande  portée  à  plusieurs  chapitres  de  son  étude.  C'est  ainsi  que 
toute  la  partie  modestement  intitulée  «  Conclusions  »  pourra  être  lue 
avec  profit  par  tous  les  entomologistes  qui  y  trouveront  matière  à 
comparaisons  utiles. 

J'ajouterai  que  ce  travail,  que  nous  vous  présentons  pour  le  Prix 
Constant  de  1920,  a  valu  à  son  auteur  le  titre  de  Docteur  es  sciences, 
et  qu'il  a  obtenu  du  jury  la  mention  Très  honorable,  c'est-à-dire  la 
plus  élevée  qui  pouvait  être,  accordée. 
Le  vote  aura  lieu  à  la  séance  du  2o  mai  1921  (^). 


(1)  Les  conditions  du  vote  sont  les  mêmes  que  pour  le  prix  Dollfus  (voir 
Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [19211,  p.  24);  les  bulletins  de  vote  devront  parvenir  au 
siège  de  la  Société,  28,  rue  Serpente,  au  plus  lard  le  25  mai  1921,  à  8  heures 
du  soir. 


Séance  du  23  mars  1921.  77 

Communications. 

Nouveaux  Coléoptères  de  la  Faune  Tunisienne 
(quatorzième  note) 

par  le  D""  H.  Normand. 

CURCULIONIDAE. 

Apion  acanthyllidis,  n.  sp.  —  A.  seniculi  Kirby  vicinum,  sed 
fronte  valde punctata,  in  medio  angustissime  sulcata.  —  Long.  2,1mm. 
[rostro   excluso). 

Forme  élancée,  rappelant  celle  de  VA.  seniculus  Kirby;  corps 
d'un  noir  assez  brillant,  surtout  aux  élytres,  couvert  d'une  pubes- 
cence  clairsemée,  formée  de  poils  couchés,  assez  longs,  disposés  plus 
ou  moins  en  série  sur  les  stries  et  les  intervalles  des  élytres. 

Tète  transversale,  couverte  d'une  forte  ponctuation  serrée,  s'éten- 
dant  sur  le  vertex  et  la  base  du  rostre  ;  front  un  peu  rétréci  en  avant, 
avec  un  fm  sillon  médian.  Rostre  cylindrique,  légèrement  recourbé, 
de  même  longueur  que  la  tète  et  le  corselet  cliez  le  cf,  plus  long 
chez  la  9>  un  peu  mat  et  caréné  à  la  base,  brillant  et  presque  lisse 
à  l'extrémité.  Antennes  insérées  vers  le  quart  postérieur,  allongées, 
plus  courtes  chez  le  cf  ;  scape  un  peu  recourbé  à  la  base,  aussi  long 
que  les  trois  articles  suivants;  funicule  à  l^""  article  deux  fois  plus 
long  que  large,  plus  épais  que  le  scape,  trois  articles  suivants  plus 
étroits,  également  plus  longs  que  larges,  6,  7  et  8  presque  carrés, 
massue  ovalaire,  égalant  les  4  articles  précédents  réunis  ;  yeux  plus 
grands  que  les  tempes,  légèrement  proéminents. 

Pronotum  moins  brillant,  légèrement  granuleux,  à  pubescence 
dirigée  vers  l'avant,  couvert  d'une  ponctuation  moins  forte  et  plus 
espacée,  aussi  long  que  large,  à  côtés  parallèles,  à  peine  arrondis  et 
divergents  en  arrière;  une  fossette  antéscutellaire.  Écusson  petit, 
étroit,  triangulaire. 

Élytres  allongés,  assez  bombés,  presque  parallèles,  un  peu  pro- 
longés en  arrière;  stries  ponctuées,  intervalles  plans,  deux  fois  plus 
larges  que  les  stries,  épaules  bien  marquées,  plus  larges  que  la  base 
du  corselet. 

Pattes  robustes,  épaisses.  Dessous  à  ponctuation  fine  et  clairsemée, 
même  sur  l'abdomen. 

Cette   espèce    se    range  près  de  l'A.  seniculus  Kirby  dont  elle 


78  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

se  distingue  facilement  par  le  rostre  plus  brillant,  à  ponctuation 
moins  serrée,  par  le  front  sillonné  et  ponctué,  par  les  premiers  arti- 
cles du  funicule  plus  allongés  et  enfin  par  les  premiers  segments  abdo- 
minaux à  ponctuation  bien  moins  forte. 

L'A.  acanthyllidis  se  prend  assez  communément,  au  printemps,  sur 
les  touffes  d'Acanthyllis  numidica  Pomel,  croissant  aux  environs  du 
Kef  (Tunisie);  il  y  devient  beaucoup  plus  abondant  en  automne  au 
moment  de  la  reprise  de  la  végétation.  Je  l'ai  également  capturé  à 
Kebili  (Sud-Tunisien)  en  décembre  1896. 

Apion  velatum  kefense,  n.  subsp.  —  A  .  velati  Gerst.  vicinum, 
sed  nitidius  latiusque  et  pilis  squamosis  ornatum.  —  Long.  1,8  mill. 
{rostro  excluso). 

Corps  allongé,  assez  épais,  bronzé  métallique,  brillant  à  la  tête  et 
au  corselet,  un  peu  moins  aux  élytres,  orné  de  poils  épais,  squami- 
formes,  environ  trois  fois  plus  longs  que  larges.  Tête  conique,  aussi 
longue  que  large  à  la  base,  à  ponctuation  forte,  régulière  ;  yeux  à 
peine  proéminents,  moins  larges  que  la  tête  en  arrière,  plus  longs  que 
les  tempes,  celles-ci  ridées,  à  peine  ponctuées,  front  resserré  entre 
les  yeux,  ponctué,  légèrement  caréné  au  milieu;  rostre  presque 
droit,  ponctué  à  la  base,  puis  lisse,  brillant,  à  ponctuation  fine  et 
clairsemée,  un  peu  élargi  vers  son  quart  postérieur  à  l'insertion  des 
antennes.  Celles-ci  assez  longues,  à  scape  en  massue  légère,  égalant 
les  quatre  articles  suivants;  1"''  article  du  funicule  épais,  ovalaire, 
une  fois  et  demie  aussi  long  que  large,  2,  3  et  4  un  peu  allongés, 
presque  de  même  longueur,  5  et  6  carrés,  7  transverse,  un  peu  plus 
épais;  massue  ovalaire,  égalant  les  4  articles  précédents  réunis. 

Pronotum  allongé,  convexe,  à  côtés  arrondis,  étranglé  en  avant, 
rétréci  en  arrière,  à  ponctuation  forte,  serrée  et  à  intervalles  lisses  et 
brillants,  fovéole  antéscutellaire  nette  et  allongée. 

Élytres  à  pubescence  squameuse  et  alignée,  presque  deux  fois 
plus  longs  que  larges,  convexes,  arrondis  latéralement,  peu  pro- 
longés en  arrière,  plus  larges  que  la  base  du  corselet,  à  calus  hu- 
merai peu  prononcé;  stries  ponctuées,  bien  marquées,  intervalles 
rugueux,  unisérialement  ponctués,  presque  deux  fois  plus  larges 
que  les  stries,  presque  plans  sauf  la  suture  qui  est  relevée. 

Pattes  allongées,  assez  robustes,  à  pubescence  squameuse. 

cf.  Onychium  des  tarses  antérieurs  plus  allongé  ;  premier  article 
des  tarses  intermédiaires  et  postérieurs  muni  en  dessous,  près  de  son 
extrémité,  d'une  épine  perpendiculairement  dirigée;  rostre  aussi  lisse 
et  brillant  que  chez  la  Q ,  mais  plus  épais  et  plus  court. 


Séance  du  23  mars  1921.  79 

Le  Kef  (Tunisie)  ;  quelques  exemplaires  sur  Helianthemum  villosum 
var.  pergamaceum  Pomel;  mai  1919. 

Cette  sous-espèce,  voisine  de  l'A.  velatum  Gers  t.,  s'en  distinguera 
facilement  par  son  aspect  métallique,  sa  forme  plus  courte,  plus 
trapue,  son  rostre  plus  court,  plus  épais,  plus  brillant  et  plus  lisse, 
par  sa  ponctuation  moins  profonde,  sa  pubescence  squamiforme,  etc. 


Description  d'un  Ceroplastes  [Hem.  GoccmAE] 
de  la  République  Argentine,   et  de  son  parasite  [Hym.  Chalcididae] 

par  le  D''  Jean  Brèthes. 

M.  J.-R.  Baez,  ingénieur-agronome,  m'a  remis  pour  l'étudier  une 
Cochenille  assez  abondante  sur  une  herbe  des  bords  du  Paranâ.  Cette 
espèce  est  nouvelle  et  j'en  donne  ci-dessous  la  description. 

Ceroplastes  argentinus,  n.  sp.  —  Cire  de  la  femelle  développée, 
Manche,  en  cône  irrégulier,  environ  de  8  mm.  de  long,  7  de  large 
et  6  de  hauteur,  le  plus  souvent  divisée  en  trois  lobes  par  des  im- 
pressions correspondant  au  nœud  postérieur  et  aux  nœuds  latéro- 
antérieurs;  les  impressions  antérieures  et  latéro-postérieures  moins 
marquées  ;  l'impression  du  nœud  dorsal  nulle.  Quand  l'animal  est 
plus  jeune  (2-3  mm.  de  long),  les  sept  plaques  sont  bien  apparentes. 
Dissous  dans  la  potasse,  le  liquide  se  colore  en  lie  de  vin.  Sans  la 
cire,  l'insecte  est  grossièrement  sphérique,  la  peau  couverte  de  fines 
verrues  ou  macules  assez  perceptibles  au  microscope;  elle  est  d'un 
marron  très  clair  avec  les  plaques  d'un  marron  foncé  :  une  anté- 
rieure et  trois  latérales  de  chaque  côté:  la  plaque  caudale  et  la 
dorsale  ont  une  situation  dorsale,  la  caudale  en  cône  peu  élevé  (long.  : 
3  mm.,  largeur  :  3,5  mm.,  hauteur,  2,5  mm.)  ;  la  réunion  de  la  partie 
dorsale  avec  la  ventrale  forme  un  bourrelet  subcirculaire  irrégulier. 

Antennes  de  7  articles,  toutes  les  articulations  sans  poils,  excepté 
les  dernières;  elles  ont  une  longueur  d'environ  420  [)..  Long,  des 
articles  :  (1)  65,  (2)  65,  (3)  69,  (4)' 55,  (5)  74,  (6)  46,  (7)  46  [x.  For- 
mule approximative  :  53  (12)  4  (67).  Pattes  antérieures  :  coxa,  120, 
fémur,  240,  tibia,  160,  tarse,  100,  .ongle,  25,  le  plus  grand  digitule 
mesure  50  [x.  Deux  digitules  sont  d'égale  longueur  et  un  peu  élargis 
;i  l'extrémité;  un  troisième  a  un  peu  plus  de  la  moitié  de  leur  Ion- 


80  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

gueur.  Le  rostre  est  situé  entre  les  pattes  antérieures.  La   marge 
latérale  du  corps  présente  des  poils  courts  et  épars. 

Après  quelques  jours  d'attente,  ce  Ceroplastes  m'a  donné  un  Hymé- 
noptère  Chalcidien  qui  doit  former  un  nouveau  genre  dans  la  petite 
tribu  des  Arrhenophagini  et  dont  voici  la  diagnose. 

Prorhopoideu»,  n.  gen.  —  Mandibulae  acutae,  antennae  11- 
articulatae,  articuUs  primis  funicuU  latitudine  longioribus,  dein  com- 
pressis,  apicem  versus  tantum  transversis,  dava  triarticulata,  meso- 
iwtosine  lineis  parapsidnlibus,  scutello  supra  fasciculo  pilorum  ornato, 
venu  marginali  brevissima,  venis  postmarginali  et  stigmali  subae- 
que  longis,  tarsis  6-articulatis . 

La  petite  tribu  des  Arrhenophagini  s'augmente  ainsi  d'un  nouveau 
genre  qui  se  distingue  de  tous  les  autres  et  spécialement  d'A//o- 
rhopoideas  Brèthes  (1916)  par  le  faisceau  de  poils  qui  orne  l'écusson. 

Prorhopoideus  Baezi,  n.  sp.  —  Niger,  nitidus,  capite  antice 
inferiore  obscure  testaceo,  funiculo  subtus  cuni  scapo,  coxis  trochanteri- 
biisque  anticis,  tarsis  mediisplus  minus  albis,  alis  tertio  basali  hyalinis, 
dein  fuscis,  prope  apicem  hyalinum  fascia  brevi  transversa  fusciore.  — 
Long.  :  2,0-3  mm. 

Vue  de  devant,  la  tête  est  orbiculaire.  tronquée  en  arc  à  l'avant,  le 
labre  saillant  ;  une  ligne  arquée  transverse,  qui  passe  par-dessous  les 
yeux  et  se  relève  au  milieu  au-dessus  des  antennes,  sépare  la  partie 
antérieure  transversalement  striolée  de  la  partie  supérieure  à  gros 
points  ombiliqués  et  espaces  ridés.  Scrobes  des  antennes  d'une  forme 
générale  triangulaire,  courte.  Antennes  comme  celles  à'Allorhopoi- 
deus  mii'abilis  Brethes  [An.  Mus.  nac.  Buenos-Aires,  XXXII  [1916], 
p.  426,  fig.  16).  Joues  hautes  comme  la  moitié  du  diamètre  vertical 
des  ■  yeux,  ocelles  en  triangle  transverse,  les  postérieurs  séparés  des 
yeux  par  une  longueur  égale  à  leur  diamètre,  occiput  en  crête  aus- 
sitôt après  les  yeux.  Thorax  subcarré,  pronotum  très  court,  trans- 
verse ;  mésonotum  transverse,  chagriné,  opaque,  avec  poils  blancs 
épars,  couchés.  Axilles  à  peine  contiguës  au  milieu.  Ecusson  cha- 
griné, à  contour  en  ellipse  courte,  avec  pinceau  de  poils  noirs 
presque  verticaux  sur  le  dos.  Segment  médiaire  hsse  avec  chagriné 
microscopique  au  milieu,  plus  fort  sur  les  côtés;  mésopleures  lisses. 
Abdomen  court,  triangulaire,  plus  court  que  le  thorax,  lisse  avec  un 
léger  reflet  bleuâtre,  son  chagriné  non  serré.  Fémurs  et  tibias  posté- 
rieurs comprimés.  Ailes  comme  celles  à'Allorhopoideus  mirabilis 
Brèthes  (/.  c,  p.  425;  fig.  15);  la  partie  obscure  postérieure  divisée 
par  une  ligne  médiane  longitudinale  un  peu  claire. 


Séance  du  23  mars  1921.  81 

Je  me  fais  un  plaisir  de  dédier  cette  espèce  à  M.  J.-R.  Baez,  qui, 
en  m'envoyant  le  Ceroplastes  argentinus,  *m'a  procuré  l'occasion  de 
connaître  le  parasite. 


Bulletin  bibliographique 

Alluaud  (Ch.)  et  Jeannel  (D""  R.),  :  Voyage  en  Afrique  Orientale 
(1911-1912).  Résultats  scientifiques.*  • 

46.  Myriapodes;  Diplopoda,  par  H.-W.  Brôlemann,  pp.  49-218, 
pi.  5-18.  Paris,  L.  Lhomme,  1^"^  septembre  1920. 

47.  Coléoptères  :  Dryopidae,  Georyssidae  et  Heteroœridae,  par 
A.  Grouvelle,  pp.  193-228,  pi.  9.  Paris,  L.  Lhomme,  1«  juillet 
1920. 

49.  Lépidoptères  :  Microlepidoptera,  par  E.  Meyrick,  pp.  33-12(1. 
Paris,  L.  Lhomme,  15  août  1920. 

49.  Hémiptères  :  Nabidklae  et  Anthoœridae,  par  B.  Poppius, 
pp.  315-334.  Paris,  L.  Lhomme,  1^'"  septembre  1920. 

50.  Araneae  (2'=  partie),  par  L.  Berland,  pp.  95-180.  Paris,  L. 
Lhomme,  15  décembre  1920. 

51.  Crustacés  :  Decapoda,  par  E.-L.  Bouvier,  pp.  23-62.  Paris, 
L.  Lhomme,  1"  mars  1921. 

Brèthes  (J.)  :  Cueillette  d'insectes   au  Rio  Blanco  {Rev.  Chil.  Hist. 

nat.,  1918,  \f.  161-171,  flg.).  Don  du  D"-  Porter. 
Cros  (D'^  A.)  :  Une  extraordinaire  aberration  génitale  chez  Pamphagus 

numidicus  Poiret.  {Butl.  Soc.  Hist.  nat.  Afr.  du  N.,  VIII  [1917], 

Ip.).* 
II).  :  Résistance  vitale  des  larves  de  Stratiomyia  anubis  Wied.  (/.  c. 

VIII,  1917,  p.  31-41). 
Id.  :  Lydus  [Alosimus]  viridissimus  Luc,  ses  mœurs,  sa  larve  primaire 

{F.j.  Natur.,  1911,  p.  191-199,  fig.).* 
Id.  :  Contribution  à  la  biologie  des  Méloïdes  algériens  (/.  c,  p.  131- 

132).* 
Id.  :  Notes  sur  les  larves  de  Stratiomyia  anubis  Wied.  et  leurs  para- 
sites (/.  c,  1911,  p.  99-103,  iig.).* 
Id.  :  Hypermétamorphose  (/.  c,  1912,  p.  17-20).* 
Id.  :  Lydus  algiricus  L.,  ses  mœurs,  sa  larve  primaire  {L  c,  1912. 

p.  78-86,  flg.).* 


82  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Gros  (D''  A.)  :  Le  Sitaris  rufipes  Gory,  ses  mœurs,  son  évolution  {l. 

c.,1913,  p.  173-i77,  187-193).* 
Id.  :  Le  Sitaris  Solieri  Pecch.  (/.  c,  1914,  p.  38-40)* 
Id.  :  Hornia  nymphoïdes  Escal.,  mœurs,  évolution  {Bull.  Soc.  Hist. 

nat.  Afr.  Nord,  1913,  40  p.  fig.).* 
Id.  :  Contribution  à  l'étude  des  Rhipiphorides  Algériens.  —  Macro- 

siagon  tricusjndata  Lepechini.  —  Meloe  foveolatus  Guér.  —  Hornia 

Nymphoides  Escal.  (/.  c,  1920,  p.  56-76).* 
Dalibert  (M.)  :  Lépidoptères  du  Calvados;  localités  nouvelles  [Bull. 

Soc.  Linn.  de  Normandie,  1920,  3  p.).* 

Desbordes  (H.)*:  Mission  géodésique  de  l'Equateur  :  Coléoptères  His- 

térides  [Bull.  Mus.  Hist.  nat..  1920,  p.  132-133).* 
DoDERo  (A.)  :  Aggiunte  e  rettifiche  al  lascicole  70°  del  coleopterorum 

catal.   :  Scydmaenidae,  autore  E.  Csiki  {Ann.  Mus.  civ.  di  Stor. 

nat.  diGenova,  IX,  1920,  p.  S-10).* 
Fleutiaux  (Edm.)  :  Miss.  géod.  de  l'Equateur  ;  Coléoptères  Elatérides 

[Bull.  Mus.  Hist.  nat.,  1920,  p.  300-305).* 
Id.  :  Etudes  sur  les  Melasidae  (Col.   Serric.)  {Ann.  Soc.  eut.  Belg., 

1920,  p.  93-104).* 

Gallardo  (A.)  :  Una  nueva  prodorilina  Acanthostichus  afflictus  {Ann. 
Mus.  nac.  Hist.  nat.  Buenos- Aires,  XXX,  p.  237-242,  fig.).* 

Id.  :  Hormigas del  Neuquén  y  Rio  Negro(/.  c.,XXX,  p.  243-254,  tig.).* 

Id.  :  Las  Hormigas;  de  la  Republica  Argentina;  subfam.  Dorilinae 
(/.  c,  XXX,  p.  281-410,  fig.  et  cart.).* 

Houard  (R.)  :  Recherches  anatomiques  sur  les  Cécidies  foliaires  mar- 
ginales {Marcellia,  1913,  p.  124-144).*  Offert  par  M.  C.  Houard. 

Houard  (C.)  :  Titres  et  travaux  scientifiques  (Caen,  1919,  28  p.)-* 

Laboissière  (V.)  :  Espèces  nouvelles  de  Galerucini  recueillies  en 
Ethiopie  et  dans  l'Afrique  orientale  par  M.M.  de  Rothschild  (1904- 
1906)  {Bull.  Mus.  Hist.  nat.,  1920,  p.  26-32).* 

Id.  :  Diagnoses  de  Galerucini  nouv.  d'Afrique  de  la  Collection  du 
Muséum  de  Paris  (/.  c,  1920,  p.  306-308).* 

Lambertie  (M.)  :  Excursion  à  Cazaux-Lac  les  14  et  15  juillet  1902 

{Soc.  Linn.  de  Bordeaux,  2  p.).* 
Id.  :  Notes  sur  le  genre  Limobius  Sch.  (/.  c,  1902,  2  p.).* 
Id.  :  Notes  sur  les  Coléopt.  trouvés  dans  les  graines  venant  de  la 

Guadeloupe  et  de  la  Tunisie  (/.  c,  1905,  2  p.).* 
Id.  :  Note  sur  VAphodius  conjugatus  Panz.  (/.  c,  1906,  1  p.).* 
Id.  :  Nouvelle  station  du  Liosoma  pyrenaeum  Bris.  (/.  c,  1908,  1  [i.).* 


Séance  du  33  mars  19Si.  83 

Lambertie  (M.)  :  Des  époques  d'évolution  et  de  l'habitat  des  espèces  du 

genre  Donacia  Fabr.  dans  le  départ,  de  la  Gironde  (/.  c,  1909,  4  p.)* 
Id.  :  Addenduni  à  la  note  précédente  {l.  c,  1910,  1  p.).* 
Id.  :  Note  sur  l'habitat  de  VApion  Chevrolati  Gyll.  et  du  Gronops  luna- 

tus  F.  (/.  c,  1910,  1  p.).* 
Id.  :  Capture  de  la  Cicindela  trisignata  Dej.  v.  subsuturalis  Souv. 

{l.  c,  1912, 1  p.).* 
Id.  :  Quelques  Cécidies  de  la  Gironde  (/.  c,  1916,  2  p.).* 
Id.  :  Quelques  Coléopt.  et  quelques  Cécidies  de  la  Gironde  (/.  c,  1918, 

2  p.).* 
Id.  :  Notes  sur  deux  nouvelles  aberrations  de  la  Cicindela  hybrida  L. 

il.  c,  1919,  2  p.).* 
Lameere  (Aug.)  :  Contributions  à  la  connaissance  des  Dicyémides 

(deuxième  partie)  {Bull.  biol.  Franoe  et  Belgique,  1918,  Ll,  p.  347- 

390,  fig.).* 
Id.  :  M;  (troisième  partie)  (/.  c,  LUI,  1919,  p.  234-273,  flg.).* 
Lang  (W.-D.)  :  A  Handbook  of  British  Mosquitoes,  London,    1920, 

123  p.,  fig.,  0  pi.  col.* 
Léon  (N.)  :  Quelques  observations  sur  les  Pediculides  {Journ.  ofPar., 

1920,  p.  144-147).* 
Lest/Vge  (J.-A.)  :  Etudes  sur  la  biologie  des  Ple'coptères.  {Ann.  biol.  lac, 

1919,  p.  237-268,  fig.).* 

lî).  :  Notestrichoptérologiques(iww.iSoc.  en^  B«Zgf.,1919,  p.  130-135).* 
Id.  :  Les  larves  des  Ephémères  belges  {Bull.  Soc.  ent.  Belg.,  1919, 

p.  139-160.* 
Id.  :  Note  prélimin.  sur  la  découverte  de  la  larve  de  Leuctra  genicu- 

lata  Step.  (Plecoptera)  (/.  c,  1920,  p.  43-44).* 
Id.  :  Notes  trichoptérologiques  (/.  c,  1920,  p.  32-31,  \\g.).^ 

Maulick  (S.)  :  Cassidinae  and  Bruchidae  from  the  Seychelles  islands 

and  Aldabra  {Ann.  and  Mag.  nat.  Hist.,  1917,  p.  144-147,  fig.).* 
d'Orghymont  (A.)  :  Palpicornia  de  l'Hindoustan  {Ann.  Soc.  ent.  Belg., 

1920,  p.  18-20).* 

Id.  :  Remarques  au  sujet  des  premiers  états  de  genre Brachynus  {Bull. 

Soc.  ent.  Belg.,  1920,  p.  39-61).* 
Pic  (M.)  :  De  la  couleur  en  matière  descriptive  {Bull.  Soc.  Hist.  nat. 

Afr.  du  N.,  1917,  p.  121).* 
Id.  :  Espèces,  sous-espèces  et  variétés  {Bull.  Soc.  eut.  d'Egypte,  1918, 

p.  16-18).* 
h).  :  Habitats  et  notes  concernant  divers  Coléopt.  égyptiens  (/.  c,  1918, 

p.  19-21).* 


84  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Pic  (M.)  :  Scaphidiides  nouveaux  de  diverses  origines  [Ann.  del  Mus. 
di  Stor.  nat.  di  Genova,  1920,  p.  93-97).* 

PiONNEAu  (P.)  :  Relevé  de  Coléopt.  et  Hémipt.  des  env.  de  Clermont 
et  des  bord  de  l'Allier  {F Echange,  377,  3  p.).* 

Id.  :  Sur  deux  espèces,  concernant  la  faune  française  :  Mecinus  colla- 
ris  et  Hister  moereus  Er.  (/.  c,  mars  1920,  1  p.).* 

Porter  (C.-E.)  :  Sobre  algunos  Braconidos  Chilenos  (Rev.  Chil.  Hist. 
nat.,  XXIV,  1920,  p.  3-7).* 

Id.  :  Aracnolojia  Chilena  (Agelenidae)  {Bol.  Mus.  nac,  1918-19, 
p.  21-29).* 

Racovitza  (E.-G.)  :  Notes  sur  les  Isopodes  :  8.  Maucasellus  tenax 
(Smith).  —  Maucasellus  macrurus  Garman  [Arch.  Zool  exp.,  1920, 
p.  28  à  66,  fig.).* 

Sahlberg  (J.)  :  Enumeratio  Hemipterorum  Heteropterorum  Faunae 
Fennicae  (edit.  secunda);  Helsingfors,  1920  (227  p.;  carte).* 

ScHERDLiN  (P.)  :  Sur  la  présence  de  quelques  insectes  rares  ou  loca- 
lisés en  Alsace  [Bull.  Ass.  phil.  Als.  et  Lor.,  1919,  p.  14-23).* 

SiLVA  Tavares  (J.)  :  Synergariae  ou  les  Gynipides  commensaux  d'au- 
tres Cynipides  dans  la  Péninsule  Ibérique  [Sac.  Port.  Se. nat.,  n°4, 
1920),  77  p.,  2  pi.* 

Id.  :  Espécies  novas  de  Cynipides  e  Cecydomyias  da  Peninsula  Ibe- 
rica.  IIP  série  [Brotéria,  1920,  p.  42-82,  fig.,  2,  est.).* 

DE  SiMPEL  (S.-J.)  :  La  fondation  d'une  fourmilière  {Bec.  Quest.  scient., 
1920,  22  p.).* 

Id.  :  Le  jeûne  chez  les  fourmis  (/.  c,  1920),  15  p.).* 

SuRGOUF  (J.-M.-R.)  :  Diptères.  Brachycères  piqueurs  (Tabanidae)  dg 
l'Equateur  rapportés  par  le  D""  Rivet.  (Miss.  géod.  de  l'Equat.,  X., 
p.  217-233,  lig.).* 

Zariquiey  (R.)  :  Scotodipnus  catalanes  {Bul.  Inst.  cat.  Hist.  nat.,  1916," 
p.  136-140,  flg.).* 

Id.  :  Pselaphidos  y  Scydmaenidos  Catalanes  (/.  c,  1919,  p.  59-61).* 

Id.  :  Algunos  Coleopteros  Catalanes  (/.  c.  1917,  p.  130-132).* 

Id.  :  Sobre  el  género  Troglocharinus  [l.  c,  1917,  p.  283-294,  fig.). * 

Id.  :  Bathysciinae  Catalanes  (/.  c,  1919,  p.  45-51,  (ig.).* 

Id.  :  Scotodipnus  Xaxarsi,  nov.  sp.  (/.  c,  1919,  p.  125-127,  fig>).* 

Id.  :  Staphylinidae  Catalanes  (/.  c,  1920,  3  p.)*. 

Id.  :  Algunos  {Trechus  Duvaliiis)  de  la  Provincia  de  Tarragona  {Bol. 
real  Soc.  esp.  Hist.  nat.,  1920,  p.  195-198,  flg.).* 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopauu. 


TYPOGRAPHIE  FIRMIN-DIDOT   ET   C'<'. 


BULLETIN       ,,. 


DF,    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


Séance  «lu   13  avril  19!31. 

Présidence  de  M.  J.    SURCOUF. 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  85.  —  Nécrologie,  p.  86.  —  Distinction  honorifique, 
p.  86.  —  Nomination,  p.  86.  —  Changements  d'adresses,  p.  86.  —  Ad- 
missions, p.  86.  —  Présentations,  p.  86.  — Exonérations,  p.  87.  —  Con- 
tributions à  nos  publications,  p.  87. —  Don  à  la  Bibliothèque,  p.  87.  — 
Nomination  d'un  Membre  bienfaiteur,  p.  87.  —  Prix  Passet  1919  et  1920 
{Vote),  p.  87. 

Communications.  —  A.  Boucomont.  Descriptions  de  Coprophages  [Col.] 
des  îles  Pliilippines  et  de  Bornéo,  p.  88.  —  J.  Achard.  Une  nouvelle  espèce 
du  genre  Ascaphium  Lewis  [Col.  Scaphidiidae],  p.  93.  —  A.  Mbquignon. 
Description  d'un  Trechus  [Col.  Carabidae]  nouveau  de  France,  p.  93.  — 
G.  BÉNARD.  Description  d'une  nouvelle  espèce  d' inthia  [Col.  Cararidae] 
de  l'Afrique  Orientale,  p.  95.  —  E.  de  Bergevin.  Description  de  deux 
espèces  nouvelles  de  Dictyophara  [Hem.  Cixiidae]  d'Algérie,  p.  96. 

Bulletin  bibliographique,  p.  loi. 


M.  A.  Théry,  de  Rabat,  assiste  à  la  séance. 

Correspondance.  —  MM.  A.  Dulag,  L.  Guillemart,  le  D""  H.  Pater, 
le  D''  E.  Pringault,  A.  Le  Renard,  L.  Schuler,  R.  Simonet  et  W.  R. 
Walton  remercient  la  Société  de  leur  admission. 

—  M.  E.  SÉGUY,  lauréat  du  prix  DoUfus  pour  1919  et  1920,  adresse 
ses  remerciements  en  ces  termes  : 

Monsieur  le  Secrétaire, 

Permettez-moi  de  vous  demander  de  vouloir  bien  être  mon  interprète 
auprès  de  nos  collègues  de  la  Société  enlornologique  dont  les  votes  m'ont 
décerné  le  Prix  DoIKiis.  Je  ne  saurais  trop  leur  témoigner  ma  reconnaissance. 
Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921]  —  IN"  7. 


86  Bulleiin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

pour  l'honneur  qu'ils  me  font  et  dont  je  voudrais  être  encore  plus  digne. 
Une  telle  marque  d'estime  sera  toujours  pour  moi  un  précieux  encoura- 
gement. 

Je  n'oublie  pas  non  plus  que  je  dois  en  grande  partie  cette  distinction  à 
l'enseignement  du  D'  Villeneuviî,  aux  encouragements  répétés  et  aux  con- 
seils de  M.  le  Professeur  Bouvier,  de  M.  Suncour  et  surtout  de  M.  P.  Lesne 
qui  s'est  toujours  montré  pour  moi  un  guide  éclairé  et  bienveillant.  Je  suis 
heureux  de  vous  prier  de  leur  exprimer  ma  plus  vive  gratitude. 

Je  vous  demande  encore,  Monsieur  le  Secrétaire,  de  vouloir  bien  remercier 
nos  collègues,  particulièrement  MM.  les  Membres  de  la  Commission  du  Prix 
Dolll'us,  et  d'agréer  pour  vous  l'assurance  de  mes  sentiments  les  meilleurs. 

E.  SÉGDy. 

—  M.  E.  DoNGÉ  adresse  sa  photographie  pour  l'album  de  la  Société. 

Nécrologie.  —  Nous  apprenons  le  décès  de  M.  A.  Degors,  membre 
de  la  Société  depuis  1887,  et  du  marquis  Piero  Barbagli,  de  Florence, 
qui  faisait  partie  de  la  Société  depuis  1877. 

Distinction  honorifique.  —  M.  le  D''  Maurice  Royer  vient  d'être 
promu  officier  de  l'Instruction  publique. 

Nomination.  —  M.  F.  Picard  à  été  nommé  Maître  de  conférences 
à  la  Faculté  des  Sciences  de  Paris. 

Changements  d'adresses.  —  M.  J.  Rondou,  à  Gèdre  (Hautes-Pyré- 
nées). 

—  M.  R.ToMPKiNs  DE  Garnett,  381,  Merrimac  Street,  Oakland  (Cal.), 
U.  S.A. 

Admiss-ions.  —  M.  A.  Alfiéri,  boîte  postale  n°  430,  Le  Caire, 
Egypte.  —  Coléoptères. 

—  M.  Ch.  Lefèvre,  10,  rue  de  Reuilly,  Paris,  12^  —  Enlomologie 
générale. 

Présentations.  —  M.  Ch.  F.  B^ker,  Professeur  doyen  du  Collège 
d'Agriculture,  Los  Banos,  îles  Philippines,  présenté  par  M.  A.  Bouco- 
MONT.  —  Commissaires -rapporteurs  :  MM.  P.  Lesne  et  Et.  Rabaud. 

—  M.  E.  CoRDiER,  pharmacien,  Longny  (Orne),  présenté  par  M.  P. 
Lesne.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  Surcouf  et  P.  Denier. 

—  M.  P.  Hastert,  à  Luxembourg,  présenté  par  M.  L.  Séraphin.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  E.  Moreau  et  P.  Lesne. 

—  M.  P.  SiRGUEY,  28,  rue  James  Cane,  Tours  (Indre-et-Loire),  pré- 
senté par  M.  A.  Théry.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  Magnin 
et  Ch.  Lahaussois. 

/ 


Séance  du  13  avril  iOîl.  87 

Exonérations.  —  MM.  A.  Barbey  et  G.  Billiard  se  sont  fait  inscrire 
comme  membres  à  vie. 

Contributions  à  nos  Publications.   —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  E.  DE  Bergevin 25  francs. 

H.  DONGKIER  DE    DONCEEL. .  .  .         23         — 

J.  DE  Gaulle 20      —    -- 

G.  Hardy 23      — 

J.  DE    JOANNLS 100         — 

P.  Lesne 25        — 

P.   POLLET 9         — 

J.  Sainte-Claire  Deville  ...       30      — 

P.  ViTTENET 8        — 

—  M.  G.  BÉNARD  a  offert  le  cliché  accompagnant  sa  noie  dans  ce 
Bulletin. 

Don  à  la  Bibliothèque.  —  La  Société  adresse  ses  remerciements  à 
M.  J.  DE  JoANNis  qui  a  fait  don,  pour  la  Bibliothèque,  d'une  série 
d'ouvrages  sur  les  Lépidoptères  Bhopalocèros  dont  la  hste  paraîtra  au 
Bulletin  bibliographique. 

Nomination  d'un  Membre  bienfaiteur.  —  M-  l'abbé  J.  de  Joannis 
est  nommé  Membre  bienfaiteur  de  la  Société. 

Prix  Passet  19i9  et  1920  [Vote).  —  La  Société,  conformément 
au  Bèglement  spécial  du  prix  Passet,  procède  au  vote  sur  les  conclu- 
sions du  rapport  déposé  à  la  séance  du  9  février  1921  et  imprimé  dans 
ce  Bulletin,  n°  3,  p.  35. 

Soixante-treize  membres  ont  pris  part  à  ce  vote,  soit  directement, 
soit  par  correspondance.  Ce  sont  MM.  : 

J.  AcHARD,  —  le  D"^  V.  AuzAT,  —  A.  Bayard,  —  L.  Bedel,  —  le 
D""  M.  Bedel,  —  le  D''  M.  Béguet,  —  G.  Bénakd,  —  B.  Benoist,  — 
E.  DE  Bergevin,  —  L.  Berland,  —  le  D''  L.  Bordas,  —  G.  Boscq,  — 
D''  Boutarel,  —  E.-L.  Bouvier,  —  H.  Bureau,  —  L.  Chopard,  — 
R.  Chudeau,  —  J.  Clermont,  —  D""  A.  Gros,  —  E.  Danède,  —  Cli. 
î)EMAisoN,  —  p.  Denier,  —  H.  Desbordes,  —  G.  Desrivières,  — 
E.  DoNGÉ.  —  R.  DUPREZ,  —  P.  ESTIOT,  —  J.  Faivre,  —  L.  Falcoz,  — 
H.  DE  Franghessin,  —  L.  Gaudin,  —  F.  Gruardeï,  —  J.  de  Guerne, 

—  A.  HÉMON,  —  G.  Houard,  —  Ch.  Janet,  —  J.  de  Joannis,  —  Ch.  La- 
HAussois,  —  L.  Le  Charles,  —  P.  Lesne,  —  L.  Lhomme,  — G,  Louvet, 

—  A.  Magdelaine,  —  J.  Magnin,  —  A.  Méquignon,  —  R.  Mollandin  de 
BoissY,  — E.  Moreau,  —  Ph,  Naude,  —  G.  Pécoud,  —  J.  Pertuisot, 


88  Bulletin  de  la  Société  entomologiqiie  de  France. 

—  R.Peschet,  —  A.  Peuvrière  —  P.  de  Peyerimhoff,  —  G.  Pierre, 

—  H.  PiERSON.  —  Et.  Rabaud,  —  p.  RoTH,  —  le  D""  M.  Royer,  — 
J.  Sainte-Glaire  Deville,  —  P.  Scherdlin,  —  E.  Séguy,  —  L.  Semi- 
CHON,  —  L.  SÉRAPHIN,  —  leD'E.  Sergent,—  G.  Seurat,  —  le  D'A.  Si- 
CARD,  —  J.  SuRGOUF,  —  A.  TiiÉRY,  —  H.  deTouzalin,  —  F.  Tressens, 

—  A.    VAYSSIÈRE,    —  A.  DE  VlLLÈLE,  —  A.    ViRÉ. 

Le  dépouillement  des  votes  donne  le  résultat  suivant  : 
J.-A.  Lestage  (annuité  1919).  69  voix. 

L.  Gedoelst  (annuité  1920).  63    — 

J.-A.  Lestage  (2  annuités).  1    — 

Bulletins  blancs.  3    — 

En  conséquence,  l'annuité  1919  du  prix  Passet  est  décernée  à 
M.  J.-A.  Lestage  pour  ses  travaux  sur  les  larves  de  Névroptères,  et 
l'annuité  1920  à  M.  L.  Gedoelst  pour  ses  recherches  sur  les  larves 
d'Oestrides. 


Communications. 


Descriptions  de  Coprophages  [Gol.J  des  îles  Philippines  et  de  Bornéo 

par  A.  BoucoMONT. 

Panelus  Bakeri,  n.  sp.  —  Omtus,  rubrotestaceus,  nitidus,  glaber, 
fere  laevis.  Clypeo  exciso  et  bidentato,  lateribus  angulato,  capite  laevi, 
oculismagnis.Prothorace  transverso,  modice  convexo  sat  grosse  sed  obso- 
lète pmictato,  basi  haud  perspicue  marginato.  Elytris  septeni  striis 
obsoletissimis  notatis,  septima  extus  marginata,  interstitiis  planis  vix 
perspicue  punctulatis,  epipleuris  latis,  tertia  parte  postica  abrupte  an- 
gustatis.  Pggidio  périr ansverso,  apice  gibbo.  Metasterno  linea  angu- 
lata  mesosterno  separato.  Prosterno  utrinque  cavato.  Tibiis  anticis 
apice  emarginatis,  posiicis  curvatis,  brevibus,  apice  leviter  dilatatis, 
tarsorum  posticorum  articulis  subaequalibus.  —  Long.  1,6  mill. 

Bornéo  :  Sandakan  (Baker). 

Moins  large  et  plus  petit  que  P.,parvulus  Waterh.;  en  diiïère  par 
la  ponctuation  obsolète,  les  tibias  antérieurs  échancrés  au  sommet, 
la  première  dent  robuste,  placée  au  bord  de  l'échancrure,  suivie  de 
deux  dcnticules  obsolètes  et  par  la  suture  du  métasternum  qui  part 


Séance  du  i3  avril  i921.  89 

de  l'arrière  des  cotyles  intermédiaires  et  s'avance  en  angle  aigu  pres- 
que jusqu'au  prosternum;  l'intervalle  latéral  des  élytres  forme  un 
faux  épipleure. 

Onthophagus  zebu.  n.  sp.  —  Piceiis  rubro  variegatus,  parwn 
nittdus,  brevissinip  pilosus.  Capitc  punctato,  fronte  inermi.  Thorace 
punctis  subumbilicatis  dense  notato.  Elytrorum  striis  praecipue  latera- 
libus  punctis  profundis  fortiter  notatis,  interstitiis  subconvexis  punctis 
granulatis  haud  seriatimnotatis,  —  cf.  Clypeo  angulato  apice  irflexo, 
vertice  inermi.  Thorace  declivi  postice  fortiter  dentato.  —  Q .  Clypeo 
bidentato,  vertice  obsolète  carinato.  Thorace  simplici.  —  Long.  3,5  mm. 

Iles  Philippines,  Mindanao  :  Kolambugan,  Dapitan  ;  Bukidnon  :  Tang- 
colan  (Baker). 

Coloration  variable,  généralement  élytres  avec  une  tache  basale 
jaune  reliée  le  long  de  la  suture  à  une  tache  apicale  enfermant  un 
point  foncé;  cuisses  noires  sur  le  tiers  basai,  jaunes  sur  le  reste,  ti- 
bias rougeâtres  à  genoux  foncés.  Dessus  à  pubescence  jaune  dressée, 
très  courte.  Epistome  subogival,  non  sinué  près  des  joues,  sutures 
génales  imperceptibles;  tète  entièrement  inerme  chez  le  cT,  vertex 
9  avec  une  faible  carène  courte  et  courbée  en  arrière  ;  toute  la  tète 
densément  ponctuée.  Thorax  à  ponctuation  assez  grosse,  subombili- 
quée;  bords  latéraux  arrondis  en  avant,  rectilignes  en  arrière,  rebord 
basai  nul  sauf  au  milieu.  Élytres  à  stries  marquées  de  points  forte- 
ment enfoncés,  surtout  les  latérales  où  les  points  sont  plus  gros  et 
plus  espacés,  intervalles  subconvexes  à  ponctuation  granuleuse. 
Pygidium  à  ponctuation  semblable  à  celle  du  thorax.  Tibias  grêles, 
les  antérieurs  à  première  dent  insérée  sur  la  tranche  apicale.  Tarses 
postérieurs  courts.  Chez  le  mâle,  la  partie  déclive  du  thorax  est  li- 
mitée en  arrière,  au  quart  postérieur  du  disque,  par.  un  fort  tuber- 
cule dentiforme. 

Espèce  du  groupe  d'O.  deflexicollis  Lansb.;  la  Q  ressemble  à  0. 
multipunctatus  Bouc,  de  Java,  par  la  forme  de  la  tête  et  la  ponc- 
tuation du  thorax,  mais  la  striation  des  élytres  est  très  différente. 

Onthophagus  verecundus,  n.  sp.  —  Opacus  piceus,  oris  capitis 
thoracisque  rufescentibus,  antennis  rufis;  interdum  capite  thoraceque 
plusminusve  viridi-aenescentibus ;  pedibus  rubescentibus,  interdum  ni- 
gris.  Clypeo  subrotundato  lateribus  obtuse  dngulatis.  Prothorace  pariim 
convexo,  glabro,  lateribus  ciliato,  teviter  tenuiter  dense  et  regulariter 
punctato,  punctis  interdum  subumbilicatis;  lateribus  antice  rotunda- 
tis,  postice  leviter  sinuatis,  angulis  posticis  fere  nullis,  média  sulco 
obsoleto;  basi  angulata  haud  marginata,  ora  recte  secta.  Elytrorum 


90  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

striis  tenuibiis,  septima  sinuata,  transversim  obsolète  punctatis,  intcr- 
vallis  parmn  convexis  tenuiter  haud  seriatim  punctatis;  lateribus  et 
apice  punctis  fortioribus  et  hreviter  setosis;  sutura  antice  depressa 
apice  eminente.  Pijgidio  marginato.  Metasterno  leviter  aenescente,  te- 
nuiter punctulato,  sulcato.  Femoribus  anticis  validis.  —  cT.  Clijpeo 
punctato,  apice  leviter  reflexo  nec  acuminato,  fronte  sine  carina,  protho- 
race  apice  bituberculato.  —  Q .  Clypeo  leviter  rugato,  fronte  carinata. 
Prothorace  simplici.  —  Long.  :  6,5-7,5  mm. 

Bornéo  :  Martapura  (Doherty,  1891);  île  Banguey;  Philippines  :  Pa- 
lawan  (ex  coll.  van  de  Poll);  Java  :  Boeloe  Lawang  (Holz). 

Cette  espèce  peut  être  classée  dans  le  l¥  groupe  des  Onthophagus 
de  Malaisie  {Ami.  Soc.  ent.  Fr.  [1914],  p.  308)  Elle  a  une  certaine  ana- 
logie avec  0.  scrutator  Har,  et  subcornutus  Bouc,  mais  elle  est  re- 
connaissable  aux  deux  petits  tubercules  arrondis  qui  ornent  le  sommet 
du  thorax  chez  le  mâle  et  qui  sont  très  rapprochés  l'un  de  l'autre 
et  près  du  bord  antérieur.  La  base  du  vertex  est  relevée  en  buttoir  ; 
les  stries  des  élylres  sont  imperceptiblement  bicarinulées,  le  rebord 
latéral  est  saillant  et  remonte  le  long  de  l'épaule  ;  les  épiplcures  sont 
assez  larges  et  marquées  d'une  série  de  points  plus  ou  moins  râpeux 
à  la  base.  Le  dessus  est  glabre  sauf  les  côtés  et  le, sommet  des  élytres 
qui  portent  de  très  courtes  soies. 

Onthophagus  inermivertex,  n.  sp.  —  Brevis,  convexus,  glaber 
nitidus,  niger  vel  castaneus.  Capite  punctato,  clypeo  rotundato,  fronte 
carinata,  vertice  inermi.  Thorace  convexo  basi  angustato  dense  punc- 
tato. Elytris  basi  tenuiter  marginatis,  striis  profundis  fortiter  punc- 
tatis apice  liberis,  interstitiis  convexis  tenuiter  interdum  vix  perspicue 
punctatis.  Tibiarum  posticarum  primo  articuln  curvato  elongato.  — 
cf.  Clypeo  punctato,  vertice  omnino  inermi.  —  Q.  Clypeo  rugalo, 
vertice  carina  medio  interrupta  obsoletissime  notato.  —  Long.  4-4,5  mm. 

Iles  Phihppines,  Mindanao  :  Iligan,  Dapitan  (Baker). 

Épistome  parabolique,  non  sinué  près  des  joues  qui  sont  peu  sail- 
lantes. Ponctuation  de  la  tète  assez  serrée,  relativement  assez  forte; 
carène  frontale  courbe,  reliée  aux  sutures  génales.  Thorax  très  con- 
vexe, rétréci  à  la  base,  assez  fortement  et  densément  ponctué,  base 
non  rebordée,  angles  antérieurs  presque  rectilignes  au  côté  externe, 
angles  postérieurs  à  peine  sinués.  Stries  des  élytres  enfoncées,  forte- 
ment ponctuées,  la  7<'  courbe,  toutes  indépendantes  au  sommet  ;  inter- 
valles convexes  à  ponctuation  très  line,  parfois  à  peine  visible,  non 
sériée,  espacée.  Pygidium  à  ponctuation  plus  grosse  et  moins  serrée 
que  celle  du  thorax,  à  poils  courts,  dressés.  Métasternum  finement 


Séance  du  13  avril  1921.  91 

sillonné  à  ponctuation  assez  grosse  et  espacée.  Tibias  antérieurs  forte- 
ment dentés  ;  métatarse  postérieur  courbe,  plus  long  que  les  autres 
articles  réunis. 

Espèce  caractérisée  par  la  striation,des  élytres  et  par  son  vertex 
inerme  ;  la  femelle  a  toutefois  sur  le  vertex  un  vestige  très  faible  de 
carène,  interrompue  au  milieu. 

Onthophagus  rasilis,  n.  sp.  —  Brevis  pernitidus,  elytris  et  tho- 
race  basi  tantuni,  brevissime  setulosis,  castaneus  aereus,  thoracis  angu- 
lis  anticis  rubesccntibus,  elytris  rubrolimbatis.  Capite  inermi,  clypeo 
apice  reflexo.  Thorace  antice  retuso,  lobo  angulàto  apice  truncato  et 
leviter  emaryinato  armato.  Elytrorum  striis  obsoletis,  interstitiis  sat 
dense  tenuiter  punctatis.  Pygidio  gibbo.  Tarsis  brevibus.  cf  •  —  Long. 
7  mm. 

Iles  Philippines,  Mindanao  :  Iligan  (Baker). 

Court,  elliptique,  très  luisant,  glabre  sur  la  tête  et  la  plus  grande 
partie  du  thorax,  avec  une  pubescence  jaune,  dressée,  extrêmement 
courte  à  la  base  du  thorax  et  sur  les  intervalles  des  élytres  ;  brun 
bronzé,  angles  antérieurs  du  thorax  rougeàtres,  élytres  d'un  brun 
noirâtre  avec  le  pourtour  et  la  région  humérale  de  la  base  rougeàtres, 
dessous  légèrement  verdâtre.  Tête  inerme,  vertex,  joues  et  bords  de 
l'épistome  très  finement  ponctués,  front  lisse,  épistome  subogival  à 
bords  relevés;  joues  saillantes,  obtusément  anguleuses,  déprimées  et 
presque  concaves;  yeux  très  petits,  comprimés.  Thorax  à  ponctuation 
(ine,  très  fine  sur  les  côtés,  très  dense;  bords  latéraux  arrondis  en 
avant,  un  peu  explanés,  non  sinués  en  arrière  ;  base  finement  rebordée, 
très  obtusément  anguleuse;  disque  avec  un  lohe  trapézoïdal  échancré 
au  sommet,  devant  rétus,  région  des  angles  antérieurs  largement  mais 
faiblement  concave.  Élytres  à  stries  fines,  superficielles,  la  7^  sinueuse, 
intervalles  plats  à  ponctuation  légère,  simple,  non  sériée,  assez  dense. 
Pygidium  transverse,  fortement  convexe,  finement  ponctué.  Méia- 
sternum  fisse  au  milieu,  légèrement  teclitorme  en  avant;  cuisses  fine- 
ment pointillées.  Tibias  postérieurs  triangulaires,  peu  élargis  et  non 
dilatés  au  sommet,  les  antérieurs  à  trois  dents  larges  peu  saillantes, 
la  première  insérée  sur  la  tranche  apicale.  Tarses  courts. 

Cette  espèce  rentre  dans  le  groupe  d'O.  scatonomoides  Lansb. 
(i9<=  gr.  des  Onthophagus  malais,  Ann.  Soc.  ent.  Fr.  [1914],  p  326). 
Elle  se  reconnaît  à  sa  taille  assez  grande  et  à  son  lobe  thoracique  très 
saillant. 

Onthophagus   cyobioides,  n.   sp.    —  Niger,  capite  thoraceque 


92  Bulletin  de  la  Société  entomoloyique  de  France. 

subaereis,  j}ernitidus,  glaher,  brevis,  ovalis.  Clypeo  rotundato  tenuiter 
punciato,  fronte  laevi,  vertice  obsolète  carinato.  Thorace  parum  convexo 
punctis  elongatis  parum  dense  notato,  disco  obsolète  bituberculato,  basi 
haud  marginato.  Elyirorum  striis  levibus  punctatis,  interstitiis  bise- 
riatim  tenuissime  punctatis.  Pygidio  gibbo  paulum  transverso.  — 
Long.  5  mm. 
-  Bornéo  nord  :  île  Banguey,  Sandakan  (Baker). 

Front  légèrement  convexe,  carène  du  vertex  placée  au  niveau  des 
bords  antérieurs  des  yeux,  joues  saillantes.  Thorax,  vu  de  profil, 
formant  une  ligne  continue  avec  les  élytres,  deux  petits  tubercules 
discaux  sur  l'alignement  des  yeux,  à  peine  saillants,  ponctuation  com- 
posée de  points  écartés  et  allongés  sur  le  disque,  plus  serrés  et  ronds 
sur  les  côtés.  Intervalles  des  élytres  avec  deux  séries  de  points  extrê- 
mement fins.  Tibias  antérieurs  ponctués. 

Très  voisin  d'O.  scatonomoidcs  Lansb.  dont  il  difïère  par  la  carène 
du  vertex,  l'épistome  arrondi  et  non  relevé,  l'armature  du  thorax,  les 
angles  postérieurs  légèrement  sinués  au  côté  externe,  les  stries  des 
élytres  nettement  ponctuées,  les  tibias  antérieurs  non  tronqués  au 
sommet.  C'est  l'espèce  que  j'ai  mentionnée  in  Ann.  Soc.  ent.  Fr.  [1914], 
p.  327,  comme  ressemblant  à  Cgobim  Wallacei  Sharp. 

Onthophagus  galeatus  Bouc,  Ann.  Soc.  ent.  Fr.,  LXXXVIII 
[1919],  p.  313  =  (0.  sus  Bouc.)  eod.  loc,  p.  317,  var.  minor.  —  Ces 
deux  formes  ont  des  armatures  céphaliques  très  différentes,  mais  j'ai 
pu  voir  les  passages  dans  une  récente  communication  de  M.  C  F. 
Baker,  de  Los  Banos  (îles  Philippines).  I-^es  femelles  sont  identiques. 

Onthophagus  calcaratus  Bouc,  loco  cit.,  p.  316,  cf. 

Q .  Clypeo  rotundato  margine  reflexo,  carina  frontali  recta  suturas 
genarum  non  attingente,  vertice  parvis  dentibus  initio  suturarum  inter 
oculos  armato.  Thorace  simplici  postice  leviter  sulcato  antice  linea 
laein  notato.  Tibiis  anticis  simplicibus,  calcare  recto  spiniformi.  — 
Long.  8  mm. 

Philippines  :  Dapitan  (Baker). 

Onthophagus  pastillatus  Bouc,  loco  cit.,  p.  318,  cf. 

Q.  Clypeo  ogivo  apice  truncato,  capite  bicarinato  carinis  vnlidis 
brevibus  redis  subbidentatis.  Prothorace  convexo,  angulis  anticis  extus 
haud  sinuatis,  apice  paj'vo  compresso  tnbercnlo  ornato  post  illo  cariniila 
brevi  in  longitudine.  Tibiis  anticis  simplicibus.  —  Long.  8  mm. 

Philippines,  Mindanao  :  Iligan  (Baker). 


Séance  du  13  avril  19M.  93 

Une  nouvelle  espèce  du  genre  Ascaphium  Lewis 

[Col.  Scaphidiidae] 

par  Julien  Achard. 

Ascaphium  tonkinense,  n.  sp.  —  Noir  brillant  avec  l'abdomen 
plus  ou  moins  rufescent,  les  pattes  rouge  roux,  la  base  et  le  dernier 
article  des  antennes  roux.  Tête  éparsément  et  très  superficiellement 
pointillée  entre  les  yeux;  cou  imponctué,  mais  très  finement  aciculé. 
Antennes  longues  et  grêles,  avec  les  3^  à  5<^  articles  subégaux,  le  6® 
un  peu  plus  court  et  environ  de  la  longueur  du  7^^,  les  suivants  peu 
dilatés,  bien  plus  longs  que  larges.  Pronotum  lisse,  avec  une  ligne 
arquée  de  gros  points  qui  se  recourbe  à  angle  droit  près  du  bord  laté- 
ral. Élytres  longs,  peu  convexes,  avec  sept  profondes  cannelures  ponc- 
tuées s'étendant  de  la  base  (sauf  les  6«  et  7*^  qui  commencent  derrière 
l'épaule)  jusque  près  du  sommet  où  les  3*^  et¥  s'unissent  entre  elles. 
Dessous  lisse  et  brillant.  Pattes  longues  et  grêles;  tibias  droits,  ciliés; 
premier  article  des  tarses  postérieurs  aussi  long  que  les  deux  suivants, 
cinquième  article  aussi  long  que  les  trois  premiers  réunis.  —  Long. 
6  mm. 

cf.  Tarses  antérieurs  épaissis.  Métasternum  creusé  d'une  étroite  et 
profonde  dépression  cunéiforme  accompagnée,  de  chaque  côté,  par  un 
sillon  profond  et  une  petite  dépression  oblongue. 

Tonkin. 

Le  genre  Ascaphium  Lew.  ne  comprenait  jusqu'à  ce  jour  que  trois 
espèces  originaires  du  Japon;  il  est  intéressant  de  le  retrouver  au 
Tonkin.  L'espèce  nouvelle  est  très  voisine  d'A.  sukipenne  Lew.  dont 
elle  a  la  taille,  la  forme  et  les  couleurs.  Elle  s'en  distingue  par  le  pro- 
notum lisse  et  la  structure  du  métasternum  chez  le  cT- 


Description  d'un  Trechus  nouveau  de  France.  [Col.  Carabidae] 
par  A.  MÉQuiGNON. 

Trechus  cuniculorum,  n.  sp.  —  Alatus,  nitidus,  brunneo-piceus, 
pronoti  basi  lateribusque ,  coleopterorum  basi,  humeris  suturaque,  an- 
tennis,  palpls,  pedibusque  testaceis.  Pronotum  valde  transversum, 
lateribus  rotundatis,  basi  lata,  angulis  posticis  fere  redis,  minime 
hebetatis.  Coleoptera  modice  lonya,  post  médium  paulo  latiora,  lateribus 


94  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

valde  rotundatis,  humeris  conspicuis.  T.  obtuso  Er.  (').  af finis,  at 
alis  haud  atrophis,  tibiis  anticis  externe  evidenter  sulcatis,  atque  pro- 
noti  forma,  aedeagoque  longo,  gracili,  ad  extremum  adunco  facile 
distinguendus. 

Patria  :  Habitat  regionem  maritimam  et  arenosam  Galliae  occiden- 
talis,  ad  Ligeris  fluminis  ostium.  —  Long.  3,7-4  mm. 

Aspect  extérieur  du  T.  obtusus  Er . ,  mais  ailé,  glabre;  brun  de  poix 
avec  les  côtés  et  la  base  du  pronotum,  la  base  et  la  suture  des  élytres, 
les  épaules,  les  épipleures,  les  antennes,  les  palpes  et  les  pattes  d'un 
testacé  pâle.  Tèle  arrondie,  plus  étroite  que  le  pronotum,  à  sillons 
frontaux  entiers,  profonds,  fortement  anguleux.  Yeux  saillants,  très 
grands,  cinq  à  six  fois  aussi  longs  que  les  tempes  qui  sont  obliques. 
Antennes  courtes,  à  article  2  plus  court  que  le  l'^'"  et  le  3'\  aussi 
long  que  le  4*^.  Pronotum  nettement  transverse,  à  base  plus  large  que 
le  sommet,  à  côtés  très  arqués,  surtout  en  avant,  à  angles  postérieurs 
presque  droits,  vifs,  non  émoussés,  à  base  assez  large,  presque  droite  ; 
disque  du  pronotum  convexe,  à  sillon  médian  net,  abrégé  et  affaibli 
en  avant,  à  fossettes  basales  petites  mais  nettes.  Élytres  ovales,  mé- 
diocrement longs,  à  épaubs  saillantes,  à  côtés  bien  arrondis,  pré- 
sentant leur  plus  grande  largeur  après  le  milieu  ;  stries  fines,  lisses, 
effacées  en  dehors  à  partir  de  la  5*^;  retour  de  la  strie  suturale  dirigé 
vers  la  5«  strie.  Tibias  antérieurs  avec  un  sillon  longitudinal  externe 
fin,  mais  bien  visible,  sur  toute  la  longueur.  —  a".  Tibias  antérieurs 
à  articles  1  et  2  dilatés  ;  aedeagus  très  long,  très  grêle,  effilé  en  pointe 
fine  terminée  par  un  crochet  ;  sac  interne  portant  deux  pièces  allongées 
dont  l'une  est  recourbée  en  lame  de  cimeterre. 

Appartient  au  genre  Trechus  Clairv.,  tel  qu'il  a  été  défini  {Jar 
Jeannel  C^),  et  rentre  dans  le  groupe  du  T.  quadristri'atus  Schr.  et 
du  T.  obtusus  Er.  Très  voisin  de  ce  dernier,  il  en  diftére  par  les 
ailes  bien  développées,  par  les  yeux  plus  grands,  par  le  pronotum 
à  côtés  plus  arrondis,  à  angles  postérieurs  saillants,  vifs,  presque 
droits,  parle  sillon  longitudinal  externe  des  tibias  antérieurs  plus  net, 
par  l'aedeagus  long,  grêle,  effilé  vers  l'extrémité  qui  est  crochue, 
tandis  qu'il  est  court,  épais,  à  pointe  moins  longue  et  simple  chez 
obtusus,  et  par  les  pièces  du  sac  interne,  qui  sont  courtes,  repliées 
et  arrondies  chez  obtusus. 

Vendée  :   dans  les  dunes,  à  Saint- Jean-de-Monts!,   35  individus 

(1)  Le  r.  oblusus  Er.  n'est  pas,  d'après  le  D'  R.  Jeannel,  une  variété  du 
T.  quadrisiriatus  Scàrank,  mais  une  espèce  bien  distincte. 

(2)  Bull.  Soc.  ent.  France  [1920],  p.  152. 


Séance  du  13  avril  i92l.  93 

(coll.  R.  Jeannel  et  la  mienne),  tous  pris  à  l'entrée  de  terriers  de 
lapins  anciennement  obstrués  de  tiges  d'Eryngium  et  û'Ulex  pour  la 
chasse  au  furet  :  habitat  exclusif  alors,  mais  peut-être  accidentel  et 
dû  à  la  sécheresse  persistante. 

Je  remercie  en  terminant  mon  ami  le  D""  René  Jeannel,  qui  a  bien 
voulu  examiner  cette  espèce  et  m'a  fort  obligeamment  précisé  ses 
caractères  spécifiques  :  il  se  réserve  d'établir  plus  complètement,  dans 
un  travail  actuellement  en  préparation,  ses  affinités  avec  les  diverses 
espèces  du  même  groupé. 


Description  d'une  nouvelle  espèce  à'Anthia^àe  l'Afrique  Orientale 

[Col.  GARABmAE] 

par  G.  RENARD. 

Anthia  (Thermophila)  Babaulti,  n.  sp.  —  Insecte  à  tête  et 
pronotum  d'un  noir  très  brillant,  et  à  élytres  également  d'un  noir 
profond  mais  moins  brillant,  de  30  à  35  mm.  s'élargissant  en  arrière 
à  partir  du  premier  tiers  des  élytres. 

La  tête,  plus  longue  que  large,  présente  entre  les  yeux  une  protu- 
bérance ovalaire,  brillante,  marquée  de  quelques  gros  points  espacés, 
et  rattachée  à  la  partie  supérieure  du  bourrelet  interne  des  yeux  par 
deux  minces  carènes  arquées  également  brillantes.  Yeux  proéminents, 
tempes  lisses  et  très  brillantes,  plus  longues  que  le  diamètre  des 
yeux;  milieu  du  vertex  marqué  de  quelques  gros  points  irrégulière- 
ment espacés  :  la  ponctuation  devient  beaucoup  plus  dense  en  se 
rapprochant  des  yeux.  Labre  très  convexe  et  de  forme  trapézoïdale, 
à  côtés  arqués,  et  portant  à  son  bord  antérieur  quatre  pores  piUfères. 
Mandibules  courtes,  fortes,  arquées  et  à  pointes  largement  émoussées. 

Pronotum  fortement  cordiforme,  à  gouttière  étroite,  plus  large, 
dans  sa  plus  grande  largeur,  que  la  tète;  le  sillon  médian,  profond  et 
très  net,  n'atteint  ni  la  base  ni  le  sommet  ;  les  lobes,  très  convexes, 
présentent  à  côté  du  sillon  quelques  gros  points,  et,  sur  leur  con- 
vexité, des  lignes  sir^ueuses  peu  profondes  ;  le  bord  antérieur,  plus  ou 
moins  plan,  est  marqué  de  points  denses  et  profonds  irrégulièrement 
disposés  ;  le  bourrelet  de  la  base,  très  accentué  et  offrant  de  gros 
points  de  chaque  côté,  présente  au  milieu  plusieurs  sillons  séparés 
par  une  carène  en  forme  d'Y.  Écusson  peu  visible.  Strioles  scutel- 
laires  marquées  de  quelques  gros  points  profonds. 


96 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Chaque  élytrc  présente,  y  compris  la  suturale,  neuf  stries  très  nettes 
atteignant  le  sommet  et  aussi  profondes  en  avant  qu'en  arrière;  toute- 
fois la  9'=  strie  ne  commence  qu'au  ni- 
veau de  la  tache  humérale.  Les  inter- 
valles, larges  et  convexes,  sont  égale- 
ment très  réguliers,  et  ornés  de  lignes 
de  soies  fines  et  couchées;  la  tache 
humérale,  peu  développée ,  placée 
assez  près  du  sommet  des  S^  et  6^  in- 
tervalles, est  formée  de  soies  blanches 
couchées.  La  bordure  des  élytres, 
couverte  de  soies  de  même  nature  et 
de  même  coloration ,  commence,  comme 
la  9^  strie,  au  niveau  de  la  tache 
humérale  et  se  développe  régulière- 
ment jusqu'au  sommet. 

Pattes  fortes  et  garnies  de  pores  pili- 
fères  très  denses. 

La  Q  présente  les  mêmes  carac- 
tères que  le  cf  ;  toutefois,  le  prono- 
tum  est  moins  élargi  et  les  élytres  plus 
élancés. 

Cette  espèce  qui  provient  de  l'Afrique 
Orientale  (Kedong  Valley),  ressemble 
par  sa  forme  générale  à  VAnthia{Ther- 
mophila)  bimaculata  Perroud,  mais 
elle  en  diffère  parla  forme  et  la  sculp- 
ture du  pronotum,  par  la  convexité  plus  marquée  des  intervalles 
élytraux  et  par  la  tache  humérale  bien  plus  réduite  et  beaucoup 
moins  fournie. 
Je  suis  heureux  de  la  dédier  à  mon  excellent  ami  M.  Guy  Babault. 


Fig.  1.  —  Anthia  {Thermophi- 
la)  Babaitlii,  n.  sp. 


Description  de  deux  espèces  nouvelles  de  Dictyophara 
[Hem.  Cixhdae]  d'Algérie 

par  E.  DE  Bergevin. 

Parmi  les  espèces  de  Dictyophara  do  la  région  palêarctique,  il  est  un 
petit  groupe  caractérisé  par  un  verlex  relativement  court  et  un  certain 
nombre  de  traits  noirs  sur  les  marges  latérales  de  l'apex  frontal. 


Séance  du  13  avril  t9M. 


97 


Jusqu'à  présent,  l'Algérie  ne  compte  qu'une  espèce  de  ce  groupe  : 
Dictijophara  anatina  Put.  Il  est  probable  que,  sous  ce  nom,  plusieurs 
espèces  ont  été  confondues  faute  de  descriptions  complètes  et  pré- 
cises. 

Les  caractères  spécifiques  donnés  par  les  Allemands  reposent  prin- 
cipalement sur  le  nombre  de  traits  noirs  du  sommet  du  front  et 
le  nombre  des  épines  des  tibias  postérieurs  ;  ces  caractères  ne  sont 
pas  suffisamment  stables  pour  servir  de  base  à  une  clef  dichotomi- 
que ;  ils  ne  sont  certes  pas  à  négliger,  mais  il  en  est  d'autres  plus  im- 
portants et  plus  fixes  qui  reposent  sur  les  dimensions  relatives  et 
précisées  par  des  chififres  du  vertex,  de  l'œil,  et  de  la  plage  anté- 
oculaire  d'une  part,  sur  la  forme  des  lames  génitales  mâles  d'autre 
part. 

Ce  sont  ces  derniers  caractères  qui  me  guideront  dans  les  descrip- 
tions qui  vont  suivre. 

1.  Dictyophara  Lallemandi  ('),  n.  sp.  —  Corps  vert  jaunâtre 
clair  ;  extrémité  des  ailes  et  des  élytres  à  peine  teintée  de  reflets  doré 
brunâtre. 

Vertex  en  forme  de  pain  de  sucre  (lig.  1),  moins  de  deux  fois  aussi 


2. 


3. 


Dictyophara  Lallemandi,  n.  sp.  —  Fig.  1.  Télé  et  vertex  vues  d'en  haut; 
—  Ijg.  2.  Œil  et  plage  antéoculaire  vus  de  profil  ;  —  fig.  3.  Lame  génitale  cf. 


long  que  large  entre  les  yeux  (largeur  prise  à  la  hauteur  du  diamè- 
tre transversal  de  l'œil);  longueur  1,30  mm.,  largeur  0,75  mm.,  rap- 
port de  la  longueur  à  la  largeur,  1.73;  à  surface  transversalement  ri- 

(1)  Je  suis  tieureux  de  dédier  cette  espèce  à  mon  aimable  correspondant, 
le  D'  Lallemand,  le  distingué  hémiptérologiste  de  Bruxelles. 


98 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


dée,  carène  médiane  parcourant  toute  la  longueur  du  vertex,  mais 
plus  saillante  entre  les  yeux  ;  bords  latéraux  relevés,  coupants,  d'un 
beau  vert,  lisérés  très  finement  de  brun,  deux  fossettes  ovales  à  la 
base.  Front  allongé,  à  côtés  légèrement  sinués,  un  peu  plus  larges  au 
niveau  du  clypéus,  muni  do  trois  carènes  d'un  beau  vert,  dont  la  mé- 
diane s'étend  sur  le  clypéus,  les  latérales  munies  chacune  de  3  à  5 
stries  noires  au  sommet,  les  deux  stries  apicales  se  réunissant  en  une 
seule  à  la  pointe  du  front;  plage  intercarénale  de  couleur  orange. 

Yeux  très  gros,  ornés  de  larges  stries  brimes  incurvées  et  d'un  lé- 
ger calus  blanc  verdâtre. 

Plage  antéoculaire  triangulaire  aiguë  (fig.  2),  courte,  égalant  seu- 
lement le  tiers  de  la  longueur  de  l'œil;  longueur  de  l'œil  0,90  mm., 

^.  Ô.  6. 


Dictyophara  anatina  Put.  —  Fig.  4.  Tête  et  vertex  vu  d'en  haut;  —  lig.  5. 

Œil  et  plage  antéoculaire  vus  de  profil;  —  fig.  6.  Lame  génitale  co- 
piage antéoculaire  0,30  mm.;  ocelles  bien  apparents,  jaunâtre  brillant, 
article  sétifère  gros,  tuberculeux,  verdâtre,  soie  noire. 

Pronotum  à  disque  muni  de  trois  carènes,  la  médiane  entière, 
forte  ;  les  deux  latérales  en  croissant,  à  pointe  tournée  vers  l'intérieur 
et  venant  se  perdre  dans  les  fossettes  peu  profondes  creusées  de 
part  et  d'autre  de  la  carène  médiane;  mésonotum  jaunâtre,  à  trois  ca- 
rènes vertes  parallèles  jusqu'à  l'apex  qu'elles  encadrent  en  se  coudant. 

Nervures  des  élytres  vert  clair,  nervures  transversales  commençant 
seulement  un  peu  au-dessus  de  l'apex,  formant  un  réseau  à  maiHes 
lâches  vers  le  dernier  cinquième  de  l'élytrc.  iNervures  des  ailes  blanc 
jaunâtre;  stigma  irrégulier,  composé  de  trois  à  cinq  cellules  simples 
ou  divisées  par  la  bifurcation  des  nervures. 

Pattes  jaunâtres,  à  tibias  postérieurs  armés  de  6  épines  (l'un  des  ti- 
bias de  mes  exemplaires  en  possède  sept). 


Séance  du  13  avril  ,19M.  99 

Lames  génitales  mâles  (fig.  3)  à  bord  inférieur  à  peu  près  droit, 
très  légèrement  sinué,  bord  apical  largement  arrondi,  bord  supérieur 
creusé  d'un  sinus  étroit  et  assez  profond,  déterminant  un  lobule  aigu. 

Longueur  totale  H   mm. 

Bône;  deux  cf,  une  Q.  Ma  collection. 

Cette  espèce  diiïère  de  D.  anatina  Put.  par  la  forme  et  les  dimen- 
sions du  vertex,  de  l'œil,  de  la  plage  antéoculaire  et  les  lames  géni- 
tales cf  (fig.  4,  5  et  6j.  Voici  d'ailleurs  les  dimensions  respectives 
de  D.  anatina  :  vertex  long  de  1,80  mm.  ;  largeur  entre  les  yeux 
0,80  mm  ;  rapport  de  la  longueur  à  la  largeur  2,23;  hauteur  de  l'œil 
0,80  mm.  ;  longueur  de  la  plage  antéoculaire  1  mm.  ;  rapport  l,2o.  Le 
bord  supérieur  de  la  lame  génitale  est  pourvu  d'un  sinus  simple  à 
angle  droit;  les  tibias  postérieurs  sont  armés  de  cinq  épines,  excep- 
tionnellement de  six  à  l'un  d'eux. 

2.  Dictyophara  truncata  (<),  n.  sp.  —  Espèce  semblant,  à  pre- 
mière vue,' très  voisine  de  D.  Lallemandi  ;  elle  en  diffère  cependant 
par  plusieurs  caractères  importants. 

D'un  vert  très,  foncé  à  l'état  frais;  le  réseau  formé  par  les  ner- 
vures transverses  est  dense  et  comprend  le  dernier  tiers  apical  de 
l'élytre. 

Vertex  de  forme  triangulaire  (fig.  7),  un  peu  plus  large  entre  les 
yeuxque  dans  l'espèce  précédente  :  longueur  1,30  mm  ;  largeur  entre 
les  yeux  0,80  mm.  ;  rapport  de  la  longueur  à  la  largeur  1,625  au  lieu 
de  1,73.  OEil  mesurant  0,90  mm.  de  hauteur;  plage  antéoculaire 
0,30  mm.  ;  pas  de  stries  brunes  aux  yeux  qui  sont  verdàtres,  unico- 
lores  (fig.  8). 

Le  front  comporte  le  même  nombre  de  stries  noires  que  chez  D.  Lal- 
lemandi, mais,  en  plus,  il  existe  sur  les  marges  apicales  des  joues, 
derrière  le  sommet  du  front,  une  série  de  points  noirs  allant  de  sept 
à  huit  de  chaque  côté;  par  ailleurs,  les  caractères  frontaux  sont  les 
mêmes. 

Le  pronotum  n'est  orné,  sur  le  disque,  que  d'une  seule  carène  mé- 
diane, tellement  sont  écourtées  les  carènes  latérales  qui  ne  franchis- 
sent pas  le  bord  supérieur  de  l'organe;  les  deux  fossettes,  superfi- 
cielles dans  l'autre  espèce,  sont  remplacées  ici  par  deux  petits  points 
très  enfoncés.  Trois  carènes  parallèles  sur  le  disque  du  mésonotum. 

Élytres  à  nervures  d'un  vert  foncé;  nervures  transversales  for- 
mant un  réseau  assez  serré  à  partir  du  dernier  tiers  apical,  stigma 
unicolore,  formé  de  trois  grandes  cellules  simples. 

(1)  Nom  tiré  de  la  forme  de  i'apex  des  lames  génitales  mâles. 


100 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Ailes  à  nervures  brun  foncé  et  non  jaunâtre  clair  comme  dans  l'es- 
pèce précédente;  pattes  vertes,  tibias  postérieurs  armés  de  six  épines. 

Lames  génitales  mâles  étroites,  à  côtés  supérieur  et  inférieur  pa- 
rallèles, légèrement  sinués,  munies  d'un  lobule  aigu  sur  la  marge 


S. 


9. 


Dictyophara  trmicata,  n.  sp.  —  Fig.  7.  Tète  et  vertex  vus  d'en  haut;  — 
(ig.  8.  Œil  et  plage  aptéoculaire  vus  de  profil;  —  fig.  9.  Lame  génitale  cf. 

supérieure;  apex  obliquement  tronqué  (fig.  9),  c'est  ce  qui  caracté- 
rise cette  espèce. 

Longueur  totale  10,5  mm. 

Baïnem  près  Alger  ;  1  cT-  Ma  collection. 

Cette  intéressante  espèce  provient  des  chasses  de  M.  P.  de  Peyerim- 
HOFF,  qui  me  l'a  généreusement  offerte  :  je  l'en  remercie  très  vive- 
ment. 

Pour  en  faciliter  la  détermination,  je  donne  ci-après  le  tableau  di- 
chotomique des  trois  espèces  algériennes  à  traits  noirs  sur  le  sommet 
frontal. 
l-(2).  Vertex  deux  fois  et  quart  plus  long  que  large;  plage  an- 

téoculaire  plus  longue  que  la  hauteur  de  l'œil .    D.  Anatina  Put. 

2-(3).  Vertex  moins  de  deux  fois  plus  long  que  large;  plage 
antéoculaire  un  tiers  de  la  hauteur  de  l'œil;  nervures 
des  ailes  inférieures  de  couleur  jaune  clair;  apex  des  la- 
mes génitales  mâles  largement  arrondi.    JD.  LalleniandiBerg. 

3-(2).  Nervures  des  ailes  inférieures  de  couleur  brun  foncé, 
apex  des  lames  génitales  mâles  obliquement  tronqué. . . . 
D.  truncata  Bere. 


Séance  du  13  avril  1921.  lOi 

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102  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

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bola),  1  pL;  p.  173.  —  Davidson  (W.-M.)  :  A  new  Mgzocallis  (Ho- 
mopl.);  p.  176,  ^^g.  —  Crampton  (G.-C.)  :  Terminal  abdominal 
structures  of  maie  Insects;  p.  178,  1  pi.  —  Chamberlin  (R.-V.)  : 
Chilopodsof  the  lamily  M ecistocephalidae-,  p.  184.  —  Book  notices; 


Séance  du  13  avril  i921.  103 

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(O.-W.)  :  Wood  boring  beetles  of  black  locust,  p.  203.  —  Frost 
"(C.-A.)  et  Weiss  (H.-B.)  :  Bibliography  of  littérature  on  trans- 
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Fall  (H.-G.)  :  New  Coleoptcra;  p.  211.  —  Martin  (J.-O.)  :  A  new 
California  Methia;  p.  215.  —  Mao  Gillivray  (Al.-D.)  :  Vrocerus 
fJavicomis;  p.  216.  —  Carr  (F. -S.)  :  Albertan  Coleoptera;  p.  218. 

—  Frost  (C.-A.)  et  Weiss  (H.-B.)  :  Bibliography  of  Agrilus,  p.  220. 

—  Alexander  (Ch.  P.)  :  New  Nearctic  Cranetlies,  p.  224.  —  Frost 
(G. -A.)  :  Notes  on  Coleoptera  with  descriptions  of  new  species; 
p.  229.  —  Mac  Gillivray  (Al.-D.)  :  New  Sawdies  from  Maine  and 
New  York;  p.  233.  —  Weiss  (H.-B.)  et  West  (Erdman)  :  Notes  on 
Galerucella  mjmphaeae;  p.  237.  —  Busck  (A.)  :  .i  new  Gracilaria 
injurious  to  Avocado;  p.  239.  —  Hutchings  (C.-B.)  :  Walking 
sticks  (Orthopt.);  p.  241,  1  pi.  —  Mallogh  (J.-R.)  :  New  species  of 
Lonchaea  (Dipt.);  p.  246.  —.Frost  (C.-A.)  :  Notes  on  the  Coleo- 
ptera with  descriptions  of  new  species;  p.  249.  —  Malloch  (J.-R.)  : 
Revision  of  the  Genus  Hydrophoria;  p.  2o3.  —  Heinrich  (C.)  :  The 
Pea  Moth  a  new  species;  p.  237,  lig.  —  Blatchley  (W.-S)  :  Coleo- 
ptera froraDunedin,  Florida;  p.  2o9.  —  SAwyER(VV.-S.)  :  The  Crau- 
berry  Rootworm  beetle  as  an  Apple  Pest;  p.  265,  1  pi.  —  Black- 
MORE  (E.-H.)  :  New  Lepidoptera  from  British  Columbia;  p.  266, 
1  pi.  —  Malloch  (J.-R.)  :  Synopsis  of  the  Genus  Trichopticus- 
p.  271.  —  SwAiNE  (J.-M.)  :  Nervous  System  of  the  larva  of  Stenopsis 
Thule  (2  pi.)  ;  p.  275.  -  Book  review,  p.  283. 

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Lake  of  Bays  Région;  p.  6.  —  Malloch  (J.-R.)  :  Synopsis  of  the 
Anthomyiid  Gênera  Mijdaea,  Ophijsa,  Phtjllugaster,  Tetramerinx, 
and  Euiimonophora  (Diptera),  p.  9  —  Bowman  (K.)  :  Annolated 
check  List  of  the  Macrolepidoptera  of  Alberta,  Additions;  1919; 
p.  13.  —  Me  DuNNOUGH  (J.)  Ph.  D.  :  Additional  records  of  Dragon- 
flies from  the  Ottawa  Région;  p.  14.  —  Blaisdell  (F.-R.),  Sr.  : 
Four  new  species  of  Melyridae;  p.  15.  —  Weiss  (H.-B.)  :  Notes  on 
the  life-history  of  Pachijpsijlla  Celtklis- Gemma  Riley;  p.  15.  — 
CocKERELL  (T.-D.-A.)  :  Some  Brilish  fossll  Insects;  p.  22,  11g. 

Erifomotogicnl  News,  XXXI  [1920].  6-10.  -  Skinner  (H.)  :  The  genus 
VgrrhocaUes  Mabille  with  the  descriptions  of  a  new  form  (Lep.) 
p.  ol.  —   Crampton   (G.-C.)  :   Remarks  on   Dr.  Mac  Gillivray's 
paper  entitled  «  The  eyes  of  insects  »  ;  p.  153.  — -  Goding  (Dr.  F.-W.)  : 
The  known  JUfemftracîfiae  oî  Ecuador;  p.  155.  —  Marchand  (W.)  : 


104  Bulletin  de  In  Société  entomologiquê  de  France. 

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spider  of  Saltair  Boach  (Arach.);  p.  165,  tlg.  —  Ainslie  (C.-N.)  : 
Notes  on  Gonatopus  ombrodes ,  a  parasite  of  Jassids;  p.  169.  — 
Skinner  (H.)  :  A  new  variety  of  Lemonids  (Lepid.);  p.  175.  —  Id.  : 
Pamphila  californica  (Lepid.);  p.  175.  —  Banks  (N.)  :  A  rare 
pamphlet  (Hym.);  p.  176.  —  Schaus  (W.)  :  Synonymy  of  some 
species  of  Thecla  (Lepid.);  p.  176.  —  Entomological  Literaturc; 
p.  177.  —  Skinner  (H.)  :  The  Genus  Choranthus  Scudder,  with  a 
description  of  a  new  species;  p.  186.  —  Ainslie  [Cr^.]  :  Notes  on 
Gonatopus  ombrodes,  a  parasite  of  Jassids;  p.  187.  —  Jîaber  (V.- 
R.)  :  Oviposition  by  a  Cockroach  Periplaneta  americana  Lin.  ;  p.  190. 

—  Green  (J.-W.)  :  Notes  on  American  Rhynchophora;  p.  193.  — 
Entomological  literature;  p.  203.  —  Cresson  (E.-T.)  :  Description 
of  a  new  species  of  the  Asilid  genus  Pogosoma;  p.  211.  — Alexan- 
der  (Ch.  P.)  :  Undescribed  Crane-flies  from  Argenlina  {Tipulidae); 
p.  215.  —  Mason  (F.-R.)  :  Cicindela  nevadica  Loconte;  p.  221.  — 
Martin  (J.-O.)  :  Notes  on  the  Genus  Hetaerias  and  descriptions  of 
three  new  species;  p.  222.  —  Entomological  literature;  p.  229.  — 
Malloch  (J.-R.)  :  Additions  to  the  recorded  Illinois  Reduvudae; 
p.  240.  —  Chamberlin  (W.-J.)  :  Description  of  one  new  Buprestid 
with  notes  on  other  little  known  species;  p.  241,  lig.  —  Martin 
(J.-O.)  :  Notes  on  the  genus  Hetaerius  and  descriptions  of  three 
new  species;  p.  245.  —  Osborn  (H.)  et  Metcalf  (Z.-P.)  :  Notes  on 
the  life  history  on  the  sait  Marsh  Cicada  {Tibicen  viridifasciata 
Walker);  p.  248,  flg.  and  1  pi.  —  Calvert  (P.-P.)  :  Stndies  on 
Costa-Rican  Odonata  IX,  sympetrum  with  description  of  a  new 
species;  p.  253,  fig.  —  Ramsden  (C.-T.)  :  A  new  Kricogonia  from 
Cuba  (Lepid.)  ;  p.  259.  —  Brimley  (G. -S.)  :  On  Scolia  bicincta  Fab. 
and  Scolin  undata  Klug;  p.  261.  —  Entomological  literature;  p.  264. 

—  Parshley  (H.-M.)  :  Hemipterologicnl  notices  I;  p.  271.  —  Mal- 
loch (J.-R.)  :  Tho  Genus  Aspistes  Meigen  in  North  America;  p.  275. 

—  Branch  (H.-E.)  :  A  webspinning  Sarcophagid  parasitic  upon  a 
Mantis\  p.  276.  —  Pierce  (W.-D.)  :  Studies  in  the  Genus  Myodites 
Latr.  ;  p.  277.  —  Ewing  (H.-E.)  :  New  predaceous  and  parasitic 
mites  of  the  superfamily  Gamasoidea  (Acar.);  p.  286,  flg.  —  Cham- 
berlin (R.-V.)  :  A  new  American  Amaurobius  (Arach.);  p.  293, 
flg.  —  Alexandër  (C.-P.)  :  A  new  species  of  Dira  from  Argenlina; 
p.  294.  —  Entomol.  literaturc  ;  p.  297. 

—  XXXII  [1921].  1-2.  —  Wade  (J.-S.)  :  Notes  on  Ecology  of  Tene- 
brionidae;  p.  1.  —  Wright  (W.-S.)  :  A  new  Pterophorus  (Lepid.); 
p.  6.  — Braun  (A. -F.)  :  Notes  on  Microlepidoptera  with  descriptions 


Séance  du  13  avril  1921.  105 

ol"  new  species,  p.  8.  —  Williamson  (E.-B.)  :  Two  days  with 
ladiana  Odonata;  p.  19.  —  Ramsden  (Dr.  C.-T.)  :  A  new  Xylophones 
[rom  Cuba;  p.  23.  —  Entomological  literature;  p.  28  et  58.  — 
Malloch  (J.-R.)  :  Notes  on  some  of  van  der  Wulp's  species  of  Nortli 
American  Anthomijiidae ;  p.  40.  —  Britton  (W.-E)  et  Howard 
(L.-O.)  :  William  Hampton  Patton,  p.  33,  1  portrait.  —  Weiss 
(II.-B.)  :  A  bibliograpliy  on  fungous  Insects  and  their  Hosts;  p.  45. 

—  Mac  Gillivray  (A.-D.)  :New  species  of  Cladiinae  (Hym.);  p.  48. 

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Surrey,  England;  56. 

Entomologistes  Monthly  Magazine  {The),LYl  [1920],  673-679.  —  Green 
(E.-E.)  :  Observations  on  British  Coccidae;  p.  IH,  tig.  —  New- 
BERY  (E.-A.)  :  Is  Tychius  hoematopus  Gyll.  a  British  beetle;  p.  130. 

—  Keys  (J.-H.)  :  Plagiarthrina  fordhamiana  :  a  new  subgenus 
and  species  of  Staphylinidae ;  p.  131,  fig.  —  Blair  (K.-G.)  :  Notes 
on  Ihe  coleopterous  genus  Ischalia  Pascoe  (Fam.  Pyrochroïdae), 
with  descriptions  of  two  new  species  from  the  Philippine  Islands; 
p.  133.  —  Edwards  (F.-W.)  :  Dimorphism  in  the  antennae  of  a 
maie  midge;  p.  135.  —  Scott  (C.-E.)  :  Hetaerius  ferrugineus  01. 
in  the  isle  of  Wight;  p.  136.  —  Scott  (Hugh)  :  Note  on  the  life- 
history  of  Triecphora  vulnerata  lUig.  (Homopt.);  p.  136.  —  Ca- 
meron  (M.)  :  New  species  of  Staphylinidae  from  India;  p.  141, 
145.  —  Scott  (Hugh)  :  Notes  on  the  parasitic  Staphylinid  Aleochara 
algarum  Fauv.,  and  its  hosts,  the  Phycodrouiid  (lies  :  a  case  of 
supposed  parasilism  in  the  genus  Homalota;  p.  148,  fig.  —  Chap- 
MAN  (T. -A.)  :  Notes  on  the  life-history  of  Thrinax  mixta  Kl, 
{femoralis  of  Cameron)  p.  157,  fig.  —  Joy  (N.-H.)  :  A  curions  habit 
ofthe  larva  of  TiresiasserraF.;^.  163.  — Edwards  (J.)  :  Tychius 
junceus  Reiche  and  Tychius  hoematopus  Gyll.  ;  p.  163.  —  Chap- 
MAN  (T. -A.)  :  Note  on  Paniscus  sp.  {Ophioninae)  ;  p.  163.  —  Cham- 
pion (G.-C.)  :  Someindian  Coleoptera;p.  165.  —  Rothney(G.-A.-J.)  : 
Picturesque  memories  of  Insect-coUecting  in  India;  p.  175.  — 
HuDsoN  (G.-V.)  :  Entomological  collecting  in  New  Zealand  during 
the  season  1919-1920;  p.  179.  —  Gedye  (A.-J.)  :  Notes  on  some 
insects  coUected  near  Cape  Town,  S.  Atrica;  p.  182.  —  Walker 
(J.-J.)  :  a  curious  aberration  of  Epirrhoe  sociata  Borkh.;  p.  184. 

—  Perkins  (R.-C.-L.)  :  Note  on  Epeolus  and  Colletés  (Hym.); 
p.  184.  —  Hallett  (H.-M.)  :  Nesting-habils  of  Sapyga  ti-punctata 
Fab.;  p.  185.  —  Hunter  (D.)  :  Diptera  in  North  Devnn  in  1917- 
1920;  p.  188-193.  —  Champion  (G.-C.)  :  Some  Indian  Colooptera  (3) 


106  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

(with  fig.)  (concluded);  p.  194.  —  Laing  (F.):  Two  species  of 
Eupteryx  (Homopt.)  new  to  Britain;  p.  196,  fig.  —  Waterston 
(Rev.  J.)  :  A  new  Blastophagine  genus  and  species  from  E.  Africa 
(Hym.);  p  197,  fig.  —  Blair  (K.-G)  :  BombuUm  minor  L.  and  somo 
other  parasites  or  inquilines  of  Colletés  daviesana  Sm.  ;  p.  200.  — 
Edwards  (F.-W.);  Some  records  oi  predaceous  Cevatopogoninae 
(Dipt.);  p.  203.  —  Sharp  (D.)  :  Hylastes  attenuatus  Er.  a  British 
Insect;  p.  205.  —  Donisthorpe  (H.)  :  Tiresùis  serra  F.  and  ils 
larva;  p.  206.  —  Walker  (J.-J.)  :  Coninomus  constrictus  Gyll.  and 
other  Coleoptera  with  Acanthomyops  {Lasius)  fuliginosa  Latr.  ; 
p.  209.  —  Blair  (K.-G.)  :  Cicindela  germanica  L.  and  its  larva; 
p.  210.  —  Ryle  (G.-B.)  :  Curions  monstrosity  of  a  maie  of  Rhy- 
zotrogus  solsiitialis  L.;  p.  211,  fig.  —  Cameron  (M.)  :  New  species 
of  Staphylinidae  from  India  (1);  p.  214-217.  —  Champion  (G.-C)  : 
Some  new  Coleoptera  from  Costa  Bica  ;  p.  220,  l\g.  —  Chapman 
(T. -A)  :  Notes  on  egg-laying  of  Pteronidea  [Nematus)  Pavida  Lep.  ; 
p.  224,  fig.  —  Dr.  Villeneuve  (J.)  :  Description  d'une  nouvelle 
espèce  de  Hammomyia  (Uiplera,  Anthomyidae);  p.  227.  —  Cox 
(L.-G.),  Hyle  (G.-B.j  et  Totïenham  (G.-E.)  :  Coleoptera  ia  Sussex; 
a  supplément  to  Ihe  «  Victoria  county  Hislory  »  hsl;  p.  228.  — 
Harvood  (P.)  :  Cryptobium  fracticorne  Payk.  var.  Jacquelini  Boicl. 
in  Britain;  p.  231.  —  Walker  (J.-J.)  :  Colias  edusa,  etc.,  in  the 
Oxford  district;  p.  231.  —  Porritt  (G. -T.)  :  Nonagria  arundineta 
Schm.  in  Yorkshire,  p.  232.  —  Andrewes  (H.-E.)  :  Notes  on 
oriental  Carabidae;  p.  235.  —  Champion  (G.-C.)  :  Some  Indian 
Coleoptera  (4);  p.  241,  fig.  —  Bury  (H.)  :  Diptera  in  South  Shrop- 
shire,  1913-1920;  p.  249.  —  Munro  (J.-\V.)  :  Hylastes  attenuatus 
Er.  in  Britain;  p.  257.  —  Id.  :  Cryphalus  [Ernoporus]  fagi  Nordm. 
in  Surrey;  p.  257.  —  Laing  (F.)  :  Myelophilus  minor  Htg.  in  Bri- 
tain; p.  258.  —  Keys  (J.-H.)  :  Rare  beetles  in  a  bread-roU  at  Ply- 
mouth;  p.  258.  —  Waters  (E.-N.-R.)  :  Notes  on  Hyphantidium 
(=  Cateremna  M.eyr)  terebrella  ZK.,  p.  258.  —Edwards  (F.  W.)  : 
The  British  Chaoborinae  and  Dixinae  (Dipt.  Culic);  p.  264-265.  — 
Collin  (J.-ë.)  :  The  British  species  of  the  sylvaticus-groni)  of  Pipun- 
culus  (Dipt.);  p.  270.  —  Hudson  (G.-V.)  :  Descriptions  of  a  new 
species  of  cranetly  from  new  Zealand  ;  p.  276.  —  Id.  :  Descriptions 
of  two  new  species  of  Hepialidae  from  New  Zealand;  p.  277.  — 
—  WiNWRiGHT  (C.-J.)  :  A  note  on  Lydella  nigripés  Mg.  ;  p.  278.  — 
Braid  (K.-W-)  :  Note  on  Typhlocyba  Douglasi  Edw.  ;  p.  279.  — 
Blair  (K.-G.)  :  Henoticus  germanicus  Reilt.  inLondon:  p.  279.  — 
Beare  (T. -H.)  :  A  note  on   Platyrhiiius  latirostris  F.  ;  p.  280. 


Séance  du  13  avril  192  L  107 

—  LVII  [1921],  680-681.  —  Blair  (K.-G.)  :  Notes  on  the  Indian  species 
of  Hypophloeus  Fabr.,  wilh  descriptions  of  new  species;  p.  1.  — 
Champion  (G.-C.)  :  Notes  on  Melandrijidae  (4);  p.  8.  —  Perkins 
(R.-C.-L.)  :  Two  new  species  of  bées  of  tiie  genus  Sphecodes;  p.  9. 
—  Champion  (G.-C.)  :  llenoticus  geniiunicus  Heitt.  and  H.  serratus 
Gyll.,  synonymical  note,  etc.;  p.  12.  —  Bedwell  (E.-C.)  :  Agabus 
mekmarius  Aube  in  Oevonshire  ;  p.  13.  —  1d.  :  Henoticus  germa- 
nicus  Rein,  in  London;  p.  13.  —  Tomlin  (J.-R.  le  B.);  Coleoptera 
in  Guernsey;  p.  13.  —  Ryle  (G.)  :  Coleoptera  from  Wensleydale 
(Yoredale),  Yorkshire;  p.  lo.  — Bartlett  (C.)  :  A  note  on  Coleo- 
ptera in  drift  pine-logs  ;  p.  lo.  —  1d.  :  Leucania  unipunctata  ttw. 
in  N.  Cornwal;  p.  16.  —  Waters  (E.-G.-R.)  :  Microlepidoptera 
in  the  Oxford  district;  p.  16.  —  Hutchinson  (G.'-E.)  :  Nabis  boops 
Schioedte,  in  Wiltsliire,  etc.  p.  18.  —  Chawner  (Miss  E.-F.)  :  The 
egg-layiug  of  Sawtlies,  p.  19.  —  Edwards  (F.-W.)  :  Resiing  posi- 
tions of  some  Nematocerous  Diptera  ;  p.  22-2o.  —  Eltringham  (H.)  : 
Four  new  African  species  of  Neptis;  p.  26.  —  Butler  (E.-A.)  : 
A  Capsid  new  to  Brilain;  p.  30.  —  Champion  (G.-C.)  :  Stenus  sub- 
depressus  Rey,  a  British  insect;  p.  31.  —  Donisthorpe  (H.)  :  Bru- 
clms  rufipes  Hbst,  ab.  apicatus  Rey,  a  British  insect,  with  some 
notes  on  ihe  type-form,  and  other  aberrations;  p.  31.  —  Tomlin 
(J.-R.)  :  Notes  on  the  Coleoptera  of  Glamorgan;  p.  ^4.  —  Id,  : 
An  introduced  Scolylid  in  Siall'ordshire;  p.  36.  —  Pearce  (E.-J.)  : 
Coleoptera  taken  in  East  Sutlolk,  August  1920;  p.  37.  —  Day 
(F. -H.)  :  Coleoptera  in  Cuinberland  in  1920;  p.  37.  —  Champion 
(G.-C.)  :  Note  on  Limnebius  picinus  Marsh.  ;  p.  38.  —  Hutchinson 
(G.-E.)  :  Two  records  of  Hemiptera;  p.  39.  —  Perkins  (R.-C-L.)  : 
Andrena  Jacobi,  n.  n.  for  A.  trimmerana  auct.  and  a  new  Irish 
variety  of  this  species;  p.  39.  —  in.  :  Monstrous  forni  of  Saiius 
exaltatus;  p.  40.  —  Uvarov  (B.-P.)  :  Some  new  Orthoptera  from 
the  Caucasus. 

EniomologisVs  Recm'd  and  Journal  of  variation  {The),  XXXII  [1920 1 
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p.  105.  —  Verity  (R.)  :  Un  émergence  of  the  Grypocera  and  Rho- 
palocera;  p.  107.  —  Tulett  (A. -A.)  :  Noies  and  obseivatious  on 
Uie  Lepidoplera  of  the  Witley  District;  p.  llu.  —  Warren  (B.-C.-S.)  ; 
The  Swiss  species  of  the  Genus  Hesperia;  p.  117,  1  pi.  —  An- 
drews (H.-W.)  :  Furtner  noies  from  Palestine;  p.  130.  —  Veritv 
(R.)  :  Seasonal  Poiymorphism ;  p.  140.  —  Donisthorpe  (H.).  : 
Platyrliinus  latirostris,  F.,  near  Bristol,  and  ils  larva;  p.  Iu7,  pi. 


108  Bulletin  de  la  Société  entomologîque  de  France. 

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p.  181.  —  Kave  (W.-J)  :  New  species  and  sub-species  of.  S,  Ame- 
rican Lepidoptera;  p.  187.  —  Tesgh  (L.-R.)  :  The  Lepidopterist 
ahroad;  p.  189.  —  Simes  (J.-A.)  :  Gonepteryx  cleopatra  L.  has  it 
more  than  one  brood  per  annum;  p.  197.  —  Donisthorpe  (H.)  : 
Goleoptera  at  Freckcnham  and  Barton  Mills  again;  p.  199.  — 
Grosvenor  (T.-H.-L.)  :  The  Rhopalocera  of  tlie  Bangalore  District, 
India;  p.  200.  —  Beck  (R.):  Life  history  of  Gastroidea  viridula 
De  G.;  p.  206.  -  Anderson  (J.)  :  Rosalia  alpina  at  Ghicliester; 
p.  208.  —  Crawley  (W.-C.)  :  A  Gynandromorph  of  Monomo- 
rium  floricola  Jerd.  ;  p.  217.  —  Warren  (B.-C.-S.)  :  The  tlying- 
habit  of  Butterflies  whenpaired;  p.  218.  ^  Querci  (Orazio)  :  Lepi- 
doptera in  Peninsular  Italyduring  the  year  1920.  —  Purefoy  (capt. 
E.-B.)  :  On  the  life-history  of  Gonepteryx  cleopatra;  p.  227. 

—  XXXIII  [1927],  1-2.  —  Warren  (B.-G.-S.)  :  A  remarkable  latent 
faculty  possessed  by  Alpine  Butterflies;  p.  1.  —  Pearson  (H.-D.)  : 
The  Pyrénées  in  1920;  p.  7.  —  Querci  (Orazio)  :  Lepidoptera  in 
Peninsular  Italy  duringthe  year  1920;  p.  10.  — Box  (Lient.  L.-A.)  : 
New  species  of  Myrmecophilous  Hymenoptera-Proctotrypidea; 
p.  15.  —  Donisthorpe  (H.)  :  Mymecophilous  notes  for  1920>;  p.  21, 

—  BuxTON  (P. -A.)  :  Butterflies  of  Gilan,  N.  W.  Persia;  p.  29. 
SicH  (A.)  :  Ovum  and  first  case  of  Coleophora  ibipennella  Stt.; 
p.  33.  —  Léman  (G.-B.-C.)  :  Notes  on  Coccinellidae  taken  in  1920; 
p.  35.  —  Id.  :  Reappearance  of  Anthonomus  britannus  Desbr.,  in 
Surrey;  p.  36. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Choparu. 


TYPOGtAFHIE   FIRMIN-DIDOT   ET  C'«,  —  PARIS. 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANGE  ai  /,;Tr 


\  '"^^ 

iSéanee  du  ^7  avril    I031\      . 

Présidence  de  M.  J.  SURCOUF.  ^.'"^'7al    MuSÔ^'^' 

SOMMAIRK. 

Correspondance,  p.  109.  —  Admissions,  p.  110.  — Présentations,  p.  111. 
—  Exonération,  p.  111.  —  Contributions  à  nos  publications,^.  111.  — 
Budget,  p.  111.  —  Fédération  des  Sociétés  de  Sciences  naturelles,  p.  111. 

Communications.  —  P.  Denier.  Description  d'une  nouvelle  espèce  de 
Mcloi'  paléaictique  [Col.  Meloidae],  p.  112.  —  L.  Gaudin.  Captures  de  Coléo- 
ptères de  France,  p.  114.  — tD''  A.  CnOBAUT.  Un  Diptère  [Tachinidae]  para- 
.site  d'un  Coléoptère,  p.  116.  —  D'  J.  Villenelve.  A  propos  de  Panzeria 
minor  Villen.  et  Nielsen  [Dipt.  T\ciiiNinAE],  p.  117.  —  R.  Benoist. 
Description  d'une  espèce  nouvelle  du  ^énre  Euchalcis  [Hym.  Chalcidi- 
DAE],  p.  118.  —  L.  Demaisopj.  Sur  la  capture  d'Euchloe  Belia  Cr.  [Lep 
Pieridae],  à  Reims,  p.  120. 


MM.  E.  Baudot,  de  Bar-le-Duc,  et  P.  Dumée,  récemment  revenu  du 
Maroc,  assistent  à  la  séance. 

Correspondance.  —  MM.  Ch.  C.  Hill  et  L.  M.  Peairs  remercient 
la  Société  de  leur  admission. 

—  M.  J.  A.  Lestage,  lauréat  du  prix  Passet  pour  1919,  adresse  ses 
remerciements  eu  ces  termes  : 

Uccle,  23  avril  1921. 
Monsieur  le  Président, 

La  grande   sympathie  que   vous-même  et  nombre  de  vos  collègues  me 
témoignaient  m'était  un  honneur  déjà;  la  Société  entoraologique  de  l<'rance 
y  ajoute,  aujourd'hui,  celui  de  me  décerner  ce  Prix  Passet  si  envié;  c'est, 
Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921].  —  N"  8. 


110  Bulletin  de  la  Société  entoniologique  de  France. 

pour  moi,  une  telle  récompense,  que  je  puis  bien  avouer  que  je  la  dois,  en 
grande  partie,  à  l'amitié  et  au  dévouement  de  mon  cher  Maître,  feu  le  D""  E. 
Rousseau,  qui  m'incita,  par  tous  les  moyens,  à  me  spécialiser  dans  ces  études 
si  négligées  des  larves  des  Insectes  et,  en  particulier,  des  larves  aquatiques. 
En  me  décernant  ce  prix,  vous  avez  voulu,  sans  doute,  m'encourager  à 
poursuivre  mes  études;  ainsi  ferai-.je,  surtout,  si  vos  savants  collègues, 
propagateurs  de  la  science  française  dans  les  pays  lointains,  me  viennent  en 
aide  par  l'appoit  de  nouveaux  matériaux,  dont  la  récolte  n'exige  nulle  peine. 

Voulez-vou5,  Monsieur  le  Président,  ajouter  à  tous  ces  honneurs,  celui  de 
m'inscrire  parmi  les  membres  de  la  Société  entomologique  de  France.^ 

Je  vous  prie  de  remercier  tous  ceux,  connus  et  inconnus,  qui  m'ont  donné 
ce  puissant  encouragement  et  recevez  l'expression  de  mes  meilleurs  senti- 
ments. 

J.-A.  Lestage, 
Assistant  à  la  Station  biologique. 

—  M.  L.  Gedoelst,  lauréat  du  prix  Passet  pour  1920,  remercie  la 
Société  en  ces  termes  :  > 

Bruxelles,  le  15  avril  1921. 
Monsieur  le  Président, 

Vous  avez  bien  voulu  porter  à  ma  connaissance  que  la  Société  entomolo- 
gique de  France  m'a  décerné  le  prix  Passet  pour  1920. 

Croyez  que  j'apprécie  l'honneur  (jui  m'échoit  et  me  laisse  un  peu  confus. 
Je  n'avais  jamais  songé  que  mes  modestes  études  sur  les  larves  d'Œstrides 
pussent  mériter  semblable  récompense  et  je  ne  puis  me  défendre  de  l'idée 
que  la  Société  enlomologi([ue  de  France,  en  me  l'accordant,  a  obéi  en  bonne 
partie  à  ce  mouvement  do  sympathie  qui  a  toujours  existé  entre  nos  deux 
nations,  mais  qui  s'est  si  grandement  intensifié  au  cours  de  ces  dernières 
années. 

Permettez-moi  de  vous  le  dire,  celte  idée  me  rend  encore  plus  précieux  le 
prix  que  m'accorde  la  Société  entomologique  et  je  tiens  à  lui  en  exprimer 
ici  mes  plus  vifs  remerciements  et  à  l'assurer  de  ma  profonde  reconnais- 
sance, que  je  m'elTorcerai  de  lui  manifester  en  poursuivant  mes' études  sur 
les  larves  parasites. 

Je  dois  des  remerciements  spéciaux  à  M.  P.  Vavssière  pour  les  termes 
si  (latteurs  dans  lesquels  il  a  apprécié  mes  travaux  entomologiques  et  qui 
ont  dû  contribuer  si  puissamment  à  la  décision  prise  par  la  Société.  Qu'il 
veuille  bien  trouver  ici  l'expression  de  ma  sincère  gratitude. 

Je  vous  prie.  Monsieur  le  Président,  d'agréer  l'expression  de  mes  senti- 
ments les  plus  distingués. 

L.  Gedoelst. 

Admissions.  —  M.  Ch.  F.  Baker,  Professeur  doyen  du  Collège 
d'Agriculture,  Los  Banos,  îles  Philippines.  —  Entomologie  générale. 


Séance  du  27  avril  iOîl.  111 

—  M.  E.  CoRDiER,  pharmacien,  Longny  (Orne).  —  Coléoptères. 

—  M.  P.  Hastert,  à  Luxembourg.  —  Léiiidoptères. 

—  M.  J.-A.  Lestage,  assistant  à  la  Station  biologique.  Uccle  (Bel- 
gique). —  Entomologie  générale. 

—  M.  P.  SiRGUEY,  28,  rue  James  Cane,  Tours  (Indre-et-Loire).  — 
Coléoptères. 

Présentations.  —  M.  A.  Ciiatenav,  roule  do /Couliège,  Lons-le- 
Saunier  (Jura),  présenté  par  M.  L.  Falcoz.  —  Commissaires-rappor- 
teurs :  MM.  Ch.  Lahaussois  et  J.  Magnin. 

—  M.  R.  Frey,  Universitetets  Zoologiska  Muséum,  Helsingfors 
(Finlande),  présenté  par  M.  J.  Surcouf.  — Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  L.  Berland  et  C.  Pierre. 

—  M"^  L.  Gl'yon,  préparateur  au  Laboratoire  d'Histologie  du  Collège 
de  France,  présentée  par  M.  J.  Surcouf.  —  Commissaires-rappor- 
teurs :  MM.  Et.  Rabaud  et  L.  Berland. 

—  M.  E.-J.-M.  de  Térouanne,  13,  rue  Neuve,  Arles  (Bouches-du- 
Rhône),  présenté  par  M.  L.  Chopard.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  L.  Berland  et  P.  Denier. 

Exonération.  —  M.  E.  Séguy  s'est  fait  inscrire  comme  membre  à 
vie. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  noâ  publications  : 

MM.  le  D--  A.  Chobaut  20  francs. 

H.  Rowland-Brown  2t^      — 

Budget.  —  Le  Ministère  des  All'aires  étrangères  a  accordé  à  la 
Société  une  subvention  de  2.500  francs,  montant  de  70  abonnements 
de  propagande  à  nos  publications  souscrits  par  le  Service  des  OEuvres 
françaises  à  l'Étranger.  Cette  subvention  nous  a  été  accordée  grâce 
aux  démarches  et  à  l'appui  du  D''  P.  Rivet,  Assistant  d'Anthropo- 
logie au  Muséum,  et  de  notre  collègue  le  P""  Et.  Rabaud,  à  qui  la 
Société  présente  ses  vifs  remerciements. 

Fédération  des  Sociétés  de  Sciences  naturelles.  —  Sur  la  demande 
de  M.  le  comte  Delamarre  de  MoNCHAUx,la  Société  accorde  son  parrai- 
nage à  la  Fédération  des  Sociétés  d'Aviculturje  de  France,  46,  rue 
du  Bac,  pour  sa  présentation  à  la  Fédération  des  Sociétés  de  Sciences 
naturelles. 


112  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

G  ommunications 

Description  d'une  espèce  nouvelle  de  Meloë  paléarctique 

[Col.  Meloidae] 

par  Pierre  Denier. 

Meloë  auropictus,  n.  sp.  —  Nigro-aeneus,  nitidulus,  lateribus 
lirothoracis,  tergitibus  et  sternitibus  nitidioribus,  obscure  cyaneo-viri- 
descentibus;  maculis  e  pilis  brevibus  luteo-aurantiacis,  sericeis,  supra 

et  subtus  certo  ordive  dispositis  decora- 
tus,  capite  elytrisque  nudis. 

Grand,  d'un  noir  bronzé  assez  obscur 
sur  le  corps  et  les  membres,  plus  bril- 
lant et  d'un  bleu  verdâtre  sur  le  bord 
infléchi  du  pronotum  et  les  parties  chi- 
tiiiisées  de  l'abdomen.  Tête  grosse, 
arrondie,  couverte  de  points  réguliers; 
un  sillon  longitudinal,  confus  sur  le 
front,  plus  net  en  arrière;  une  impres- 
sion en  arrière  et  en  dedans  de  l'inser- 
tion de  chaque  antenne;  épistome  gra- 
nuleux, déprimé  transversalement  et 
mat  en  avant;  labre  presque  lisse.  An- 
tennes assez  longues,  dépassant  la  base 
du  pronotum;  articles  1-5  brillants,  les 
derniers  couverts  d'une  très  fine  pubes- 
cence  brunâtre;  articles  4-10  sensible- 
ment aussi  longs  que  larges  ou  à  peine 
plus  longs,  légèrement  déprimés;  le 
U«  nettement  tronqué  à  l'extrémité.  Pronotum  transverse,  d'un  strié, 
plus  large  que  long,  assez  fortement  ponctué,  à  peine  sinué  sur  les 
côtés,  légèrement  rétréci  en  arrière,  régulièrement  arrondi  en  avant, 
plus  brièvement  en  arrière  en  deux  lobes  dépassant  légèrement  la 
base  qui  semble  profondément  échancrée  et  est  nettement  rebordée; 
vu  de  profil,  le  pronotum  paraît  coupé  verticalement  en  arrière; 
marges  latérales  élevées;  disque  déprimé  en  son  centre  et  tapissé 
d'une  pubescence  courte,  dense,  couchée,  d'un  jaune  orangé  soyeux  (^), 

(1)  La  couleur  de  celle  pubescence  paraît  plus  claire  (161  ou  166  du  Code 
des  couleurs  de  Klincksieck-Valelte)  quand  les  poils  sont  observés  norniale- 
raenl;  «-lie  apparaît  plus  foncée  (152  du  même  code),  si  on  les  observe  obli- 
quement ou  tangenliellemenl. 


Fig.  1. 


Meloë  auropiclvs, 
n.  sp. 


Séance  du  S7  avril  1921.  113 

dirigée  obliquement  du  sillon  médian  vers  l'avant  et  dessinant  une 
figure  dont  le  contour  rappelle  celui  d'un  «  as  de  pique  »  renversé. 
Mésonotum  arrondi,  entièrement  couvert  d'une  semblable  pubescence 
dirigée  d'avant  en  arrière  et  ménageant  une  raie  dans  l'axe  du  méso- 
notum. Élytres  assez  longs,  arrondis  à  l'extrémité,  chagrinés,  leurs 
épipleures  échancrés  vers  le  tiers  postérieur;  épaules  bien  dessinées. 
Épisternes  méso-  et  métathoraciques  couverts  d'une  pubescence  dense, 
couchée,  d'un  jaune  orangé  soyeux.  Tergites  abdominaux  2-o  plus 
de  trois  fois  plus  larges  que  longs,  semicirculaires  en  avant;  sternites 
des  segments  2-4  transverses,  subtrapézoïdaux, plus  larges  en  arrière 
qu'en  avant;  sternite  du  5"  segment  plus  large  en  avant  qu'en  arrière; 
parties  membraneuses  de  l'abdomen  d'un  noir  profond,  opaque,  mat. 
Abdomen  orné  d'un  certain  nombre  de  taches  formées  de  poils  de 
même  nature,  que  celles  qui  ont  été  décrites  plus  haut;  sur  chacun 
des  tergites,  une  tach.e  trilobée  dont  les  branches  latérales,  plus  déve- 
loppées, sont  dirigées  obliquement  en  avant;  sur  la  partie  dorsale 
de  la  membrane  abdominale,  trois  petites  taches  arrondies  disposées 
en  triangle  dont  la  base  serait  située  en  avant;  les  deux  taches 
externes  sont  confluentes  sur  le  6'^  segment,  l'interne  disparaît;  sur 
cette  même  membrane,  une  petite  tache  arrondie  au-dessous  de  cha- 
cun des  orifices  trachéens,  au-dessous  du  pli  latéral  de  la  membrane;' 
sur  chacun  des  sternites  des  segments  2-5,  deux  taches  plus  grosses, 
ovales,  transverses,  de  chaque  côté  du  disque  de  chaque  sternite; 
ces  taches  sont  réduites  sur  le  l'^'"  segment  ou  môme  imperceptibles 
sur  les  deux  derniers  segnaents.  Pattes  robustes,  luisantes,  finement 
granuleuses;  éperon  externe  des  tibias  postérieurs  plus  long  que 
l'interne,  cylindrique,  élargi  à  son  extrémité  en  une  spatule  tronquée  ; 
tarses  simples  ;  ongles  fendus,  la  branche  inférieure  étant  plus  grêle 
et  sensiblement  plus  courte  que  la  supérieure.  —  Long.  30  mm. 
environ. 

Tijpes  :  Asie  centrale,  entre  Ourga  et  Tsitsikhar  (');  deux  individus, 
probablement  Ç».  (J.  Chaffanjon  1896);  in  coll.  Mus.  Paris. 

Aucune  espèce  appartenant  au  genre  Meloë  ne  présente  un  système 
de  coloration  comparable  à  celui  du  M.  auropictus. 

Ce  Meloi'  ne  doit  pas  être  considéré  comme  pubescent  au  sens  de  ce 
mot  dans  les  termes  de  la  classification  actuelle. 


(1)  Ces  villes,  situées  toutes  deux  à  48°  de  latitude  nord,  sont  distantes  de 
1.200  kilomètres  environ.  ^ 


114 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Captures  de  Coléoptères  de  France 

par  L.  Gauuix. 

Chrysocarabus  [Carabus]  auronitens  var.  Letacqi  An  t.  — 
Sarthe  :  forêt  de  Perseigne;  4  9  et  2  cf.  Les  individus  signalés  jus- 
qu'à ce  jour  sont  des  mâles  et  M.  Delperré  de  Cardaillac  a  émis 
riiypollièse  (iVisc.  Eut.,  XXIV  [1919],  p.  88)  que  cette  variété  pouvait 
provenir  d'une  dégénération  du  sexe  mâle;  les  individus  qu'il  avait 
examinés  étaient  tous  de  petite  taille.  Ceux  que  j'ai  capturés  sont  nor- 
maux, une  des  femelles  atteint  même  29  mm.  Il  semble  donc  que  cette 
aberration  soit  non  pas  une  dégénération  de  l'espèce,  mais  bien  une 
variété  réelle  comme  les  var.  Putzeysi  Mors  et  Bleusei  Ûberth. 
Chez  cette  dernière,  la  femelle  parait  aussi  plus  rare:  sur  les  3  exem- 
plaires que  j'ai  capturés  cet  hiver  il  y  avait  une  femelle  pour  deux 
mâles.  Les  individus  connus  de  Letacqi  antérieurement  à  mes  captures 
étaient  au  nombre  de  12.  La  forêt  de  Perseigne  est  située  à  30  km. 
de  celle  d'Écouves. 

On  peut  séparer  ces  trois  variétés  de  C.  auronitens  avec  le  tableau 
suivant  : 


Letacqi  Anl. 

Tibias  roux. 

Pronotum  rouge  pour- 
pre ou  groseille. 

Élytros  violet  sombre 
à  relief  rougeàtre. 

Spécial  à  la  forêt  d'É- 
couves (Orne)  et  à 
la  forêt  de  Persei- 
gne (Sarthe). 

Quedius  talparum 
nov.  1920;  1  individu 
connues  de  cette  rare 
dôme. 


Putzeysi  Mors 

Tibias  roux. 

Pronotum  vert  ruti- 
lant. 

Élytres  sombres,  ver- 
nissés, à  reflet  vert. 

Spécial  à  la  forêt  de 
Soignes  (Belgique). 


Bleusei  Oberth. 
Tibias  et  genoux  noirs. 
Pronotum  rutilant. 

Élytres  sombres  à 
bordures  marginale  et 
points  verts  enfoncés. 

Spécial  à  la  forêt  de 
Lorges  (Côtes  -  du  - 
Nord). 


Dey.  —  Seine-et-Oise  :  parc  de  Versailles 
dans  un  nid  de  taupe.  Les  localités  françaises 
espèce  étaient:  Soissons,  Vienne,  Épinal,  Ven- 


Nemadus  colonoides  Kr.  —  Seineet-Oise  :  St-Léger-en-Yvehnes, 
septembre  1920;  dans  un  nid  de  mésange  (pommier  creux);  —  Ver- 
sailles, nids  de  pic,  sansonnet,  chouette  (peuplier  blanc);  en  toutes 
saisons. 


Séance  du  27  avril  1921.  115 

Leptimis  testaceus  MiiUer.  —  Seine-ct-Oise  :  Vaucresson,  29-III- 
1921  ;  1  ind.  dans  un  nid  de  taupe  en  feuilles  mortes; —  Calvados:  lorêt 
do  Cerisy,  20-1-1921  ;  4  individus;  nid  de  rongeur  en  feuilles  mortes  à 
l'intérieur  d'une  souche  pourrie. 

Hister  marginatus  Er.  —  Seine-et-Oise  :  forêt  de  Marly,  8-X- 
1920;  1  ex.  sous  le  corps  d'une  salamandre  vivante,  dans  sa  galerie, 
février  1921,  3  individus  dans  les  nids  de  taupe;  —  Vaucresson,  mars 
1921;  2  individus,  nids  de  taupe;  —  Versailles,  mars  1921,  1  ex. 
au  vol;  mai  1920,  1  individu  sous  des  herbes  pourries;  —  Saint-Ger- 
main, août  1920,  2  individus  dans  un  creux  de  chêne.  —  Côtes-du- 
Nord  :  forêt  de  Lorges,  mars  1921;  1  individu  dans  un  nid  de  taupe. 
—  Var.  :  Gavalaire,  août  1916  ;  3  individus  sous  le  cadavre  d'un  chat. 

J'ai  observé  que  c'était  particulièrement  dans  les  nids  de  taupe 
construits  dans  les  terrains  argileux  que  l'on  trouvait  cette  rare  espèce. 

Agrilus  Guerini  Lac.  —  Agrihis  subauratiis  Gebl.  — Saperda 
similis  Laich.  —  Seine-et-Oise  :  Versailles,  juin  1920;  en  battant  les 
Salix  caprea. 

J'ai  remarqué  que  la  larve  du  rare  Agrilus  Guerini  n'attaquait  que 
les  branches  qui  ont  moins  de  5  cm.  de  diamètre.  Elle  pratique  des 
galeries  en  spirale  sous  l'aubier,  les  répète  plusieurs  fois,  traversant 
la  moelle,  faisant  languir  la  branche  sans  la  tuer.  Elle  se  creuse  une 
loge  nymphale  vers  la  fin  d'avril;  l'éclosion  a  lieu  vers  le  lo  juin. 
L'apparition  de  l'adulte  est  très  courte;  elle  ne  dure  qu'une  quin- 
zaine de  jours. 

Sympiezocera  Laurasi Lnc.  —  Seine-et-Oise  :  3  individus  obtenus 
ex  larcis  des  genévriers  de  Port-Royal,  août  1920.  En  compagnie  de 
nc^re  collègue  J.-H.  Mesxard  j'avais  trouvé,  dans  les  Juniperus  de 
Port-Royal,  des  débris  de  ce  rare  Coléoptère;  étant  retourné  seul  à 
plusieurs  reprises,  j'ai  réussi  à  me  procurer  plusieurs  larves  qui 
m'ont  donné  les  trois  imagos  précités.  Il  semble  que  cette  localité 
ait  été  anciennement  attaquée.  Par  suite  de  circonstances  que  nous 
ignorons,  ce  Gérambycide  est  en  voie  de  disparition.  Ainsi  qu'il  avait 
été  signalé,  la  forêt  de  Fontainebleau  était  l'extrême  limite  nord 
d'extension  de  cette  espèce;  les  genévriers  du  parc  de  Draveil  (Seine- 
et-Oise)  étant  importés,  leurs  habitants  le  sont  aussi.  Les  Juniperus  de 
Port-Royal  poussent  à  l'état  sauvage  comme  ceux  de  Fontainebleau. 
Pour  le  moment  la  limite  nord  d'extension  du  Sympiezocera  Laurasi  se 
trouve  portée  à  Port-Royal  (Seine-et-Oise). 

Tetropiiim  fascum  F.  —  Seine-et-Oise;   Port-Royal,  24-V-1920; 


116  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

2  ex.  sur  des  troncs  de  sapins  abattus.  —  Parc  de  Versailles,  26-V- 
1920;  sous  les  écorces  d'un  sapin  (larves,  nymphes  et  imagos). 

Stenostola  ferrea  Schr.  —  Seine-et-Oise  :  environs  de  Versailles; 

3  ex.  d'éclosion,  du  Salix  caprea;  1  ex.  d'éclosion,  du  tilleul. 

Trox  Perrisi  Fairm.  —  Seine-et-Oise  :  forêt  de  Marly,  2o-VI- 
1920;  9  individus  dans  un  nid  de  chouette  à  l'intérieur  d'un  peuplier 
blanc;  —  parc  de  Versailles,  20-III-1921  ;  3  individus  dans  un  nid 
doiseau  abandonné  (peuplier  blanc);  —  parc  de  Versailles,  22-III-1921, 
1  individu  dans  un  nid  de  rapace  (peuplier  d'Itahe).  J'ai  obtenu  cette 
rare  espèce  ex  larva  en  juillet  1920.  Par  sa  capture  en  différentes 
saisons  il  ressort  qu'elle  doit  hiverner  comme  le  Trox  scaber  L.  Cette 
espèce  n'avait  été  capturée  dans  le  bassin  de  la  Seine  que  dans  la 
forêt  de  Fonlainebleau,  par  A.  Bonnaire,  en  1881  (cf.  Bedel,  Faune 
du  bassin  de  la  Seine,  IV,  p.  17). 


Un  Diptère  [TAcuiNmAE]  parasite  d'un  Coléoptère 
par  le  D""  A.  Ghobaut. 

En  septembre  1920,  notre  collègue  H.  Brown  et  moi  avons  récolté  à 
la  Sainte-Baume  (Var)  une  centaine  de  Brachycenis  undatus  F.  qui,  au 
fur  et  à  mesure  de  leur  capture,  ont  été  enfermés  dans  des  tlacons  à 
demi  pleins  de  sciure  de  bois  légèrement  imbibée  d'acide  acétique 
cristaUisable.  Ils  y  ont  séjourné  un  certain  temps,  car  ils  n'ont  été 
préparés  qu'un  peu  plus  tard,  à  mon  retour.  Mis  ensuite  en  collection, 
ces  Coléoptères  ne  furent  plus  examinés  jusqu'en  mars  dernier.*A 
cette  date,  j'aperçus  dans  le  carton  qui  les  contenait  quatre  à  cinq 
pupes  de  Diptère  en  train  de  donner  naissance  à  l'insecte  parfait  plus 
ou  moins  bien  vejiu.  Ces  parasites  ne  pouvaient  provenir  que  des 
Brachycerus  recueillis  en  septembre,  tous  les  autres  insectes  que  ren- 
fermait ce  carton,  Brachycerus  et  Tropiphorus,  y  ayant  été  placés  bien 
antérieurement. 

Mais  comment  ces  larves  parasites  étaient-elles  sorties  du  corps  for- 
tement cuirassé  des  Brachycerus?  J'ai  examiné,  un  à  un,  tous  les 
sujets  recueillis  en  1920,  et,  sur  quatre  ou  cinq  spécimens,  nombre 
correspondant  à  celui  des  pupes,  j'ai  aperçu,  entre  le  dernier  sternite 
abdominal  et  l'apex'  des  élytres,  une  fente  béante  par  où  avaient  dû 
certainement  se  glisser  les  larves  incriminées. 


Séance  du  27  avril  19M.  117 

Intrigué  par  ces  faits,  j'ai  envoyé  débris  de  piipes  et  insectes  par- 
faits à  notre  collègue  le  D''  Villeneuve,  le  savant  diptérologiste,  le 
priant  de  me  donner  le  nom  de  la  mouche. 

Sa  réponse  ne  se  fit  point  attendre.  La  voici  :  «  ce  Tachinaire  est 
Roiidania  dimidiata  Meig.,  cf  et  Ç,  dont  on  ne  connaît  rien  de  la 
biologie  ». 

L'observation  est  donc  intéressante  à  ce  point  de  vue,  mais  ne  con- 
vient-il pas  aussi  de  s'étonner  de  la  résistance  des  larves  de  Rondania 
qui  ont  fait  un  assez  long  séjour  dans  la  ^ciure  acétisce  et  ont  pu 
arriver  quand  même  à  l'état  d'imago,  l'acide  acétique  tuant  l'hôte, 
mais  non  le  parasite  hébergé  par  celui-ci? 

Le  T)^  Villeneuve  me  rappelle  à  ce  propos  une  observation  analogue 
qui  a  été  faite,  peu  de  temps  avant  la  guerre  de  1914-1918,  au  Musée 
de  Berlin,  au  sujet  d'une  autre  Muscide,  le  Drosophila  rubrostriata 
Beck.  Les  larves  de  ce  Diptère  avaient  vécu  sur  des  têtes  de  Herre- 
ros  conservées  dans  le  formol  et  étaient  sorties  en  parfaite  santé  des 
bocaux  qui  renfermaient  ces  pièces  anatomiques. 

En  résumé,  cette  observation  montre  que  Rondania  dimidiata  est 
parasite  de  Brachycerus  undatus  et  confirme  la  résistance  des  larves 
de  Diptères  à  des  poisons  variés. 


A  propos  de  Panzeria  minor  Villen.  et  Nielsen  (') 

[DiPT.  Tachinidae] 
par  le  D""  J.  Villeneuve. 

Cette  espèce  n'était  connue  que  du  Danemark  où  feu  mon  ami 
J.-C.  Nielsen  l'avait  obtenue  des  chenilles  de  Taeniocampa  pulveru- 
lenta  Esp.  et  de  Calymnia  trapezina  L. 

jM.  Tonnoir,  de  Bruxelles,  vient  de  me  communiquer  quelques 
individus  rencontrés  en  Belgique  (forêt  de  Soignes,  23  mai)  (^). 

Il  convient  d'ajouter  à  la  description  que  les  gènes  sont  velues  au 
voisinage  des  soies  frontales,  caractère  qui  manque  chez  Panzeria 
rudis  Fall.  et  n'existe  que  chez  P.  vagam  Schiner,  forme  qui  ne 
paraît  être  qu'une  variété  de -P.  nidis. 

Chez  les  Tachinaires  d'apparition  géologiquement  récente  et  dont 
l'évolution  semble  se  poursuivre  encore  sous  nos  yeux,  comme  sont 

(1)  Sœrlryk  af  Vidensk.  Medd.  fra  Dansk  naliirh.  Foren.,  LXVIII  [1916], 
p.  23. 

(2)  Un  cf  vient  d'être  pris  par  moi  à  Rambouillet,  le  28  avril  1921. 


118  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

les  Tachininae  portant  des  soies  acrosticales  présuturales  au  complet 
et  bien  développées  (3  paires),  on  est  frappé  du  grand  nombre  d'eà- 
pèces  élémentaires  se  référant  aux  espèces  linnéonnes  des  auteurs. 
Or,  la  forme  vagnns  Schiner  a  ceci  de  curieux  quelle  porte  les 
3  paires  d'acrosticales  en  question,  tandis  que,  chez  les  autres  Pan- 
zeria  et  les  espèces  do  la  section  Erigone  où  elles  sont  rangées  à  juste 
titre,  la  3^  paire  est  absente.  Elle  marque  donc  une  transition.  Ce  fait, 
rapproché  de  la  pubescence  des  gènes  chez  vagans  el  miiior,  suggère 
que  Panzeria  est  à  un  carrefour  où  vient  .s'aboucher  encore  le  genre 
Macquartia. 

GiMMEKTHAL  avaut  déjà  donné  le  nom  de  Panzeria  minor  à  un 
Tachinaire  tout  à  fait  étranger  à  notre  espèce,  je  propose  le  nom  de 
P.  Nielseni,  nom.  nov.  pour  Panzeria  ndnor  Y iUen.  et  Nielsen. 


Description  d'une  espèce  nouvelle  du  genre  Euchalcis 

[HyM.  ClIALCmiDAE] 

par  R.  Benoist. 

Pendant  le  mois  d'août  1918,  je  récoltai  dans  le  camp  d'aviation  de 
Casablanca  (Maroc)  des  tiges  desséchées  de  Thapsia  garganicu  L.  où 
un  Hyménoptère  Mellifère  du  genre  Anthidium  avait  établi  ses  nids. 
En  septembre,  j'obtins  de  nombreux  individus  Q  et  cT  d'une  variété 
de  V Anthidium  lituratmn  Paaz.  et  en  outre  plusieurs  exemplaires 
d'un  Chalcidide  parasite  qui  me  paraît  être  une  espèce  encore  inédite 
du  genre  Euchalcis,  et  dont  voici  la  description  ; 

Euchalcis  barbara,  n.  sp.  —  Ç  Mgra;  mandibuUs,  prothorace, 
mesothorace  fere  toto,  tegulis  scutelloque  nibris;  antennanim  arliculo 
nltimo  et  tarsis  anterioribus  intermediisque  rubricantilms.  Antennue 
11-articulatae,  flagella  par um  elongato.  Metathoracis  latera  pubescentia 
alba  ornata,  pedes  postici  et  segmenta  abdominis  a  secundo  pube  alba 
adpressa,  sparsa,  tenui  vestita.  Abdominis  segmentum  dorsale primum 
antice  nitidum,  fere  impunctalum,  ejusdem  segmenti  pars  postica  sicut 
segmenta  2-5"  tenuiter  salis  dense,  sextiim  crasse  punctata.  —  çf  a 
feiiiina  differt  :  mesonoti  lateribus  et  macula  mesonoti  antice  nigris; 
abdomiîii^  segmenta  sexto  breviore,  haud  crassius  punctato  quamprae- 
cedens  ;  segmenta  septimo  non  elongato,  brevi  et  ad  apicem  semicircula- 
riter  rotundato.  —  Long.  Q  6,5-7,5  mm.;  cf  4,5-5  mm. 


Séance  du  37  avril  192t.  119 

Maroc  :  Casablanca;  septembre  1918,  14  Ç  et  7  cf  obtenus  d'éclo- 
sion  (coll.  du  Muséum  de  Paris). 

Cette  espèce  est  représentée  en  outre  dans  la  collection  Sighel  par 
une  9  sans  aucune  indication  de  provenance  et  par  1  cf  recueilli  en 
Algérie  par  Poupilier  en  mai  1864. 

KiEFFER  a  fait  en  1899,  dans  les  Annales  de  la  Société  entomologique 
de  France  (p.  372),  une  revision  du  genre  Euchalcis  et  a  donné  un 
tableau  des  caractères  principaux  qui  permettent  de  distinguer  les 
espèces.  En  utilisant  ce  tableau  de  détermination,  VE.  barbara  vient 
se  placer  auprès  des  E.  Miegi  Duf .  et  £.  bicolor  (Sich .  )  D .  T . ,  que 
l'auteur  considère  comme  distincts  bien  que  Dalla  Torre  (')  les  ait 
déjà  réunis  auparavant.  Les  descriptions  originales  de  ces  deux  espèces 
laissent  supposer  entre  elles  des  différences  que  l'examen  des  types 
contenus  dans  la  collection  Sighel  et  dans  la  collection  Dufour  réduit 
à  néant.  Ces  différences  proviennent  d'ailleurs  en  partie  de  ce  que  VE. 
bicolor  a  été  décrit  sur  un  individu  défraîchi  (2).  Il  n'est  donc  pas  inu- 
tile avant  de  comparer  VE.  barbara  à  VE.  Miegi  de  préciser  certains 
caractères  de  celte  dernière  espèce. 

La  ponctuation  de  VE.  Miegi  est  grossière  et  assez  serrée  sur  la  tête 
et  le  thorax;  l'abdomen  est  assez  brillant,  son  premier  segment  tine- 
ment  ponctué  au  milieu,  plus  fortement  sur  les  côtés;  les  2'' à  5*=  lisses 
au  milieu,  leurs  côtés,  ainsi  que  le  6*^  segment,  en  entier  assez  forte- 
ment ponctués.  Les  côtés  du  métathorax  portent  un  duvet  blanc  couché, 
assez  dense;  des  poils  blancs  fins  et  espacés  couvrent  les  pattes  pos- 
térieures et  les  côtés  des  segments  abdominaux;  sur  les  côtés  du 
2'=  segment  et  sur  toute  la  surface  du  6'%  ces  poils  blancs  sont  plus 
longs,  plus  denses  et  masquent  complètement  le  tégument.  Le  front 
est  largement  creusé  longitudlnalement  et  strié  transversalement  au- 
dessus  de  l'insertion  des  antennes;  cette  dépression  n'est  pas  sensi- 
blement rétrécie  vers  le  haut;  elle  est  pourvue  dans  sa  partie  inférieure 
d'une  carène  longitudinale  médiane.  Les  antennes  sont  grêles,  aussi 
longues  que  la  tète  et  le  thorax;  le  funicule  égale  plus  de  deux  fois 
la  longueur  du  scape.  Le  scutellum  n'est  pas  sillonné,  mais  à  peine 
faiblement  déprimé  sur  la  ligne  médiane  ;  son  sommet  est  bidenté. 
Le  métathorax  est  muni  de  chaque  côté  d'une  épine  aiguë  ;  toute  sa 

(1)  Dalla  Torre.  —  Catalogus  Hymenopterorurn,  V,  p.  ioo. 

(2)  Je  suis  heureux  d'adresser  mes  vifs  remerciements  à  M.  le  Professeur 
Bouvier  qui  a  bien  voulu  me  permettre  de  consulter  les  collections  du  labo- 
ratoire d'Entomologie  du  Muséum  où  sont  conservés  les  types  de  Dufour  et 
de  Sighel. 


120  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

partie  postérieure  est  grossièrement  réticulée.  Les  hanches  postérieures 
sont  bidentées  à  leur  bord  supérieur;  l'une  des  dents,  plus  petite,  se 
trouve  vers  le  tiers  basilaire  ;  l'autre,  plus  grande,  vers  l'extrémité.  Les 
fémurs  postérieurs  ont  en  dessous  une  crête  amincie  pourvue  d'une 
petite  dent  vers  le  milieu  du  fémur.  Les  ailes  antérieures  sont  enfu- 
mées avec  la  base  hyaline  et  une  petite  tache  claire  vers  le  stigma. 
L'E.  barbara  diffère  de  \'E.  Miegi  par  les  caractères  suivants  : 
Sa  taille  est  moindre.  La  ponctuation  de  la  tête  et  du  thorax  est 
proportionnellement  beaucoup  moins  forte.  Le  front  est  creusé  au- 
dessus  de  l'insertion  des  antennes,  mais  cette  dépression  n'est  pas 
fortement  striée  en  travers  et  elle  se  rétrécit  graduellement  vers  le 
vertex.  L'abdomen  est  lisse  sur  la  partie  antérieure  du  1"  segment, 
finement  ponctué  sur  la  partie  postérieure  de  ce  segment,  ainsi  que 
sur  les  2«  à  S'';  la  ponctuation  est  bien  plus  grossière  sur  le  6^  Le 
duvet  blanc  qui  recouvre  les  pattes  postérieures  et  l'abdomen,  à  partir 
du  2'^  segment,  est  partout  fin,  couché  et  épars,  laissant  toujours  voir 
le  tégument.  Les  antennes  sont  plus  courtes  que  la  tète  et  le  thorax; 
le  flagellum  égale  environ  une  fois  et  demie  le  scape.  Le  métathorax 
est  muni  de  chaque  côté  d'un  tubercule  conique  non  épineux.  Les 
hanches  postérieures  n'ont,  sur  leur  bord  supérieur,  qu'une  dent  située 
près  de  leur  extrémité.  Les  fémurs  postérieurs  sont  munis  en  dessous 
d'une  crête  amincie  sinuée  vers  son  miUeu.  Les  ailes  antérieures  sont 
hyalines  avec  deux  bandes  transverses  assez  vagues  et  le  sommet 
enfumés. 


Sur  la  capture  A'Euchloe  Belia  Cr.  [Lep.  PiERmAE]  à  Reims. 
par  L.  Demaison. 

Mon  frère,  Ch.  Demaison,  a  pris,  vers  le  11  avril  dernier,  un  exem- 
plaire mâle  A'Euchloe  Belia  Cr.  dans  la  plaine  de  Reims,  à  l'est  de 
la  ville.  J'ai  déjà  signalé  [Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [1914],  p.  92)  la  pré- 
sence en  la  région  rémoise  de  cette  espèce  méridionale,  qui  atteint  à 
Laon,  si  l'on  en  croit  Duponchel,  sa  limite  septentrionale  en  France 
et  en  Europe.  Je  ne  crois  pas  que  ces  captures  soient  accidentelles, 
ainsi  qu'on  l'a  pensé;  leur  fréquence  semble  prouver  que  BeM  est 
bien  indigène  dans  nos  environs.  On  voit  qu'il  s'est  maintenu  dans 
une  localité  restée  longtemps  inculte  et  ravagée  par  la  guerre. 

Je  possédais  jusqu'ici  deux  exemplaires  du  type  estival  Ausonia 


Séance  du  27  avril  im.  121 

Hb.,  trouvés  par  moi,  l'un  près  de  Reims  vers  186o,  l'autre  dans 
les  bois  de  Brimont  le  lo  juin  1908.  La  récente  trouvaille  nous  con- 
lîrme  qu'il  y  a  aussi  chez  nous  une  première  génération  offrant  le 
type  printanier  Belia. 

Le  2  avril,  j'ai  vu  moi-même,  dans  des  champs  cultivés  voisins  de 
la  route  qui  conduit  de  Reims  au  village  de  Cernay,  des  Piérides 
que  j'ai  pris  pour  P.  Daplidlce  var.  Bellidice;  c'étaient  peut-être  aussi 
des  E.  Belia.  Malheureusement  je  n'ai  pu  en  capturer  aucun,  ni  même 
les  examiner  de  près. 


Bulletin  bibliographique. 

Ouvrages  offerts  par  M.  l'Abbé  J.  de  Joannis. 

AuRiviLLius  (Chr.)  :  Rhopalocera  /Ethiopica  [Kongl.  sv.  vet.  Akad. 
Handl.  [1898],  in-4",  561  p.,  6  pi.  col.). 

Bethune-Baker  (G. -T.)  :  A  revision  of  tbe  Amblypodia,  group  oï 
Butterflies  of  the  family  Lijcaenidae  [Trans.  zool.  Soc.Lond.  [1903], 
in-8°  164  p.,  3  pi.  col.,  2  pi.  n.). 

BiNGHAM  (C.-T.)  :  The  Fauna  of  British  India  including  Ceylon  and 
Burma.  Butterflies,  I-II,  London  [1907],  in-S^.  1021  p.,  20  pi.  col. 

HoLLAND  (W.-J.)  :  The  Butterfly  Book.  A  popular  guide  to  a  know- 
ledge  of  the  Butterflies  of  North  America,  London  [1902],  in-8°, 
402  p.,  48  pi.  col.,  184  fig.  n. 

Mengel  (L.-W.)  :  A  Catalogue  of  the  Erycinidae,  a  family  of  Butter- 
flies [1905],  in-8%  161  p. 

Raymundo  da  Silva  (D'"  Bénédicte)  :  Conlribuiçâo  para  a  Historiana- 
tural  des  Lepidopteros  do  Brasil,  Rio  de  Janeiro  [1907],  in-4°, 
182  p.,  33  pi.  coi. 

RiiHL  (Fr.)  et  A.  Heyne  :  Die  palaearktischen  Grossschmetterlinge. 
I,  Tagfalter.  Leipzig,  [1895],  in-S",  858  p. 

Verity  (R.)  :  Rhopalocera  palaearctica.  Papilionidae  et  Pieridae,  Flo- 
rence [1905-1911],  in-4'\  454  p.,  2  cartes,  86  pi.  (43  col.). 


Cunadian  Entomologist  (The),  LUI  [1921],  2.  —  Morris  (F.  J.  A.)  : 
Popular  and  practical  entomology,  p.  25.  —  Swaine  (J.-M.)  :  Ner- 


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(R.-J.)  :  New  classification  of  order  Perlaria,  p.  33.  —  Diez  (  W.-G.)  : 
New  species  of  Coptodisca,  p.  44.  —  Weiss  (H.-B.)  et  Beckwitii 
(C.-S.)  :  Notes  on  Coptodisca  Kalmiella,  p.  44.  —  RiCH  (S. -G.)  : 
Pseudomacromia  natalemis  and  meruensis,  p.  46.  —  Me  Dunnough 
(J.)  :  A  new  race  of  Stnjtnon  melinus,  p.  47.  —  Hearle  (E.)  :  The 
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Apterous  order.  p.  84.  —  Craighead  (F.-G.)  :  Direct  sunlight  as  a 
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Hubbardi  Caudell,  with  notes  on  its  relationships  ;  p.  98,  fig.  — 
Barber  (H.-S.)  :  A  new  tropical  weevil  from  Florida  and  Cuba; 
p.  150,  pi.  8.  —  Snyder,  Thomas  Elliott  :  The  colonizing  repro- 
ductive adults  of  Termites;  p.  109.  —  Burke  (H.-E.)  :  Some  notes 
on  the  genus  Trachykele,  with  a  description  of  a  new  species, 
p.  168.  —  Cockerell  (T.-D.-A.)  :  A  new  Trigonalid  fromindia; 
p.  191.  —  Fischer  (W.-S.)  :  A  new  genus  and  several  new  species 
of  Cemmbycidae,  p.  133.  —  Helnrich  (C.)  :  Coleophora  notes  with 
description  of  two  new  species;  p.  139.  —Jackson  (L.  0.)  :  Bum- 
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—  Jones  (Thos.  H.)  :  A  peculiarly  marked  adult  of  Nezara  vlri- 
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Schaus  (W.)  :  New  species  of  neotropical  Pyraustinae  ;  p.  200.  — 
ScHWARz  (E.-A.)  :  A  new  Scolytidbeetlefrom  tropical  Florida  ;  p.  222, 
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pJioridae  (Lepid.);  p.  232.  —  S'  George,  Raymond  (A.)  :  Notes  on 
the  periodical  Cicada  in  1919;  p.  227.  —  Wickham  (H. -F.)  :  New 
species  of  Perthalycra  and  Osmoderma  (Col.);  p.  232. 

—  XXIII,  [1921],  1.  —  Greene  (C.-T.)  :  A  new  genus  of  Bombyliidae; 
p.  23,  fig.  —  Herbert  (F.-B.)  :  The  genus  Matsucoccus  with  a  new 
species  (Hem.);  p.  13,  fig.  —  Snodgrass  (R.-E.)  :  The  mouth 
parts  of  Cicada;  p.  1,  fig. 

Entomological  Society  of  London  {Transactions),  [1920],  I-II.  —  Arrow 
(G.-J.)  :  I.  A  contribution  of  the  classification  of  the  coleopterous 


Séance  du  27  avril  19Î1.  123 

family  Endomychidae]  p.  1,  pi.  I.  —  Cameron  (M.-B.)  :  X.  New 
species  of  StaphijUnidae  from  Singapore,  part  III;  p.  212.  —  Car- 
PENTER  (G.-D.  Haie)  :  II.  Pseudacroea  eurijtns  hobleyi,  ils  forms 
and  its  models  on  the  Islands  of  L.  Victoria,  and  the  bearing  of  the 
facts  on  the  explanation  of  mimicry  by  natnral  sélection;  p.  84. 
pi.  II-III.  —  Chapman  (T. -A.)  :  VII.  An  undescribed  Lycaenid  Biil- 
iQVÏly  irom  Cy^^rns,  Glaucopsyche  papfios,  sp.  n.;  p.  166.  fig.  ;  pi.  V. 

—  Crampton  (G.-C.)  :  V.  Tlie  terminal  abdominal  structures  of  the 
primitive  Anstralian  Termite,  Mastotermes  durwinensis  Froggatt; 
p.  137,  pi.  IV.  — Dixey(F.-A.):  IX.  The  geographical  factor  in  mi- 
micry; p.  208,  pi.  VI.  —  Scott  (Hugh)  :  III.  Notes  on  the  biology 
of  the  inquilines  and  parasites  in  a  nest  of  Bombus  derhamellus 
Kirby;  with  a  description  of'the  larva  and  pupa  of  Ëpuraea  de- 
pressa  Illig.  {=--  aestiva  Auclt.);  p.  99,  fig.  —  Talbot  (G.)  :  XI.  A 
contribution  to  our  knowledge  of  the  life  history  of  the  Stick  Insect, 
Carausiiis  morosus  Br.  ;  p.  28o.  —  Turner  (II.)  :  VIII.  The  butter- 
flies  of  Cyprus;  p.  170.  —  Waterston  (James)  :  IV.  Notes  on  fig 
Insects,  including  descriptions  of  Ihree  new  species  and  a  new 
BlastophagineGenus;  p.  128,  fig.  —  Williams  (C-B.)  :  VI.  Records 
of  insects  migrations  in  tropical  America  ;  p.  146. 

Entomologist  Tidskrift,  XL  [1919]  1-4.  —  Sahlberg  (J.)  :  Vad  ar 
Cviiptophagus  bninneus  Gyll?;  p.  1.  —  Porat  (G.  0.  von)  :  Exo- 
lisk  Myriopod  antratïad  i  Sverge  ;  p.  9.  —  Ringdahl  (0.)  :  Over- 
sikt  av  de  svenka  Hyd)vphorustxrierm;  p.  12.  —  Lundblad  (0.)  : 
Boet  av  Auchistrocei-us  claripennis  Thms.;  p.  18,  fig.  —  Wahl- 
gren(E.)  :  Vastarktiska  élément  i  Skandinavicns  fjarilfauna;  p.  22. 

—  Bryk  (F.)  :  Weitere  Beitrage  zur  Variabilitât  der  Rippenkonfi- 
guration  der  Parnassiiden  ;  p.  33,  fig.  —  Frisendahl  (Axel)  :  Co- 
leopterologiska  Notiser;  p.  49.  -  Lundblad  (0.)  :  Axel  Frisendahl. 
En  Minnesteckning;  p.  53,  portrait.  —  Aurivillids  (Chr.)  :  Gott- 
frid  Agaton  Adlerz-f-  (med  portrâtt);  p.  65.  —  Wahlgren  (Einar)  : 
Uber  drei  Zctterstedt'she  Geometriden;  p.  72.  —  Jausson  (A.)  :  Die 
Arthropodenfauna  der  Eiclihornchenmester;  p.  75.  —  Mjoberg 
(E.)  :  Preliminary  description  of  a  new  family  and  three  new  gênera 
of  Mallophaga-,  p.  93.  —  Ljungdahl  (D.)  : Nagra  puppbeskrivningar 
(forts.);  p.  96,  fig.  —  Nordstrom  (F.)  :  Bidragtill  kannedomen  om 
sverigos  dàgfjarilar  (forts.);  p.  120.  fig.  —  Kemner  (N.  A.)  :  De 
svenska  arterna  av  slaktct  Haltica;  p.  143.  fig.  — Id.  Die  schwedis- 
chen  Eremotes  und  Rhyncolas  Arten,  etc.;  p.l60.  — lo...  Notizen 
liber  schwedischen  Borkenkâfer  ;  p.  170,  {]g.  —  Aurivillius  (Chr.)  : 
Eine  neue  Papilio-Art  ;  p.  177,  fig. 


124  Btilletin  de  la  Société  entomologique  de  France 

—  XLI,  [1920],  1-4.  —  Wahlgren  (E.)  :  De  europeiska  polarôarnas 
Insektfauna;  p.  1.  —  Ringdahl  (0.)  :  Neue  skandinavische  Dipte- 
ren;  p.  24.  —  Tragàrdh  (I.)  :  Glaes  Grill  t,  med  portràtt;  p.  41. 

—  Ahlander  (Fr.-E.)  :  Svensk  entomologisk  och  Arachnologisk  lit- 
teralur  lôr  âren  1916-1917;  p.  46.  —  Bergroth  (E.)  :  Finsk  ento- 
mologisk litleratur  1914-1918,  p.  61.  —  Jausson  (A.)  :  Coleoptero- 
logiska  bidrag,  1-3;  p.  81,  fig.  —  Malaise  (R.)  :  Beitrâge  zur 
Kenntnis  schwedischer  Blattwespen  ;  p.  97,  fig.  —  Bryk  (F.)  :  Zur 
Nomenklaturfrage  der  schwedischen  Argynnis  improba  Bllr.  ; 
p.  129,  fig.  —  Falkenstrun  (G.)  :  Coleopterologiska  auteckningar, 
1-2;  p.  133. 

Entomologiske  Meddelelser,  XXX  [1919],  2-o.  —  Jorgensen  (L.)  :  De 
daDske  Arter  af  Slaegten  Nomada  Scop.  (forts);  p.  49.  — Norgaard 
(A.)  :  Versdenskrig  og  Iiisektbckaempelse  ;  p.  73.  —  Holstebroe 
(H.-O.)  :  Christian  Engelhart  ;  p.  97.  —  Audersen  (L.)  :  Billefaunaon 
i  Sônderjyllaud;  p.  108.  —  ScHMrrz  (H.)  :  Drei  neue  europaische 
Plioriden;  p.  115.  —  Sparck  (K.)  :  Om  Larven  til  Philosepedon 
humeralls  Meig.  ;  p.  120.  —  Jacobsex  (0.)  :  Fund  af  nye  og  sjael- 
dne  Taeger  i  1915-19,  samt  Bemaerkninger  om  nogle  Arter,  der 
hidtil  stod  updagtede  eller  ubestemte  i  afdode  Konservator  Schlicks 
Samling;  p.  128.  —  Jorgensen  (L.)  :  Smaa  lagttagelser  af  nogle 
danske  Biers  Liv;  p.  153.  —  Nielsen  (P.):  Description  of  TricJiocera 
forcipula  n.  sp.,  witli  notes  om  Limnophila  meridiana  Stœg.  ; 
p.  160,  fig.  —  Ullmann  (A.-C.)  :  Hannerne  af  Strophosomus  niela- 
nogmmmus  Frst.  ;  p.  163.  —  Nielsen  (E.)  :  Traek  af  lusekternes 
Liv;  p.  168.  —  Deichmann  (E.)  :  Note  sur  un  cas  de  l'Hermaphro- 
ditisme  latéral  chez  une  araignée;  p.  181,  fig.  —  Kryger  (J.-P.)  : 
Further  investigations  upontheEuropean  Trichogramminae ;  p.  183. 

—  Braendegaard  (J.)  :  The  mal^.^  of  Thanatus  striatus  C.-L.  Koch 
(Aran.)  found  for  the  first  time;  p.  189.  —  Jensen-Haarup  (A. -G.)  : 
Hemipterological  notes  and  descriptions  I  ;  p.  209,  fig.  —  Kryger 
J.-P.)  :  Cari  C.-R.  Larsen;  p.  225.  —  Deichmann  (E.)  :  Oversigt 
over  de  danske  Tlieridier  samt  oyer  Slaegten  Dktyna  (Aran.), 
p.  221. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Ciiopard. 


TYPOGRAPHIE    FIUMIN-DIDOT   ET   €'<".  —  PAIUS. 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIOUE  DE  FRANCE 


Séance    du   11    mai   1931. 

CONGRÈS  ANNUEL. 
Présidence  de  M.   J.   SURCOUT. 

Sommaire 

Coriesponifance,  p.  12G.  —  UislincLion  honorifique,  p.  126.  —  Grade  uni- 
versitaire, p.  i2('>.  —  Cliangement  d'adresse,  p.  120.  —  Admissions,  p.  126. 
—  Présentations,  p.  126.  ~  Exonérations,  p.  126.  — Contributions  à  nos 
publications,  p.  126.  —  Nomination  d'un  Membre  donateur,  p.  126. 

Communications.  —  J.  Sainte-Cl4ire  Devil'.e.  A  propos  des  captures 
en  ¥,\.\\o\;>^A."Y Epiplianis cornutus  EschcJi.  {Prosopotropis  Devillei  Ab.) 
[Col.  MEi.AsiDAE],p.  127.  —  P.  Liîsne.  Le  Dinoderus  dislinclus  Lesne  et 
les  espèces  adines  [Col.  Bostrychidae],  p.  131.  —  A.  Hustaciie.  Deux  Cur- 
cûlionides  [Col.]  américains  introduits  en  France,  p.  13i.  —  L.  Gaudin. 
Captures  de  Coléoptères  de  France,  p.  13.5.  —  H.  Desboudes.  Description 
d'un  i^tiier  nouveau  du  Natal  [Col.  Hisferidve],  p.  135. — Maurice  Pic.  Deux 
nouveaux  Crioceris  Geotfr.  asiatiques  [Col.  Cuhysomelidae],  p.  136.  — 
L.  Falcoz.  Matériaux  pour  l'élude  de  la  l'aune  phoiéophiie.  1"  note  :  Dip- 
tères, avec  la  description  d'une  espèce  nouvelle  de  Sphaerocera  Latr., 
p.  137.  —  J.  SuRcouF.  Note  synonyniique  sur  le  Diachlorns  maroccanv s 
liigot  [DiPT.  Tabanidve],  p.  143.  —  D'"  Cl.  Gaitier  et  Pfa.  Riel.  Complé- 
ment de  description  et  biologie  à  Apanteles  rubecula  Marshall  [Hvm. 
Braconidae]  parasite  de  Pieris  rapne  L.  [Lep.  Pieridae],  p.  143.  — 
L.  CnoPARD.  Description  d'une  espèce  nouvelle  du  genre  Troglophilus 
[Orth.  Phvsgoniridae],  p.   147. 


MM.  le  P'  L.  Gedoelst,  de  Bruxelles,  W.  R.  Thompson,  entomolo- 
giste du  gouvernement  américain,  et  Cli.  Primot,  de  Neuillé-Pont- 
Pierre,  assistent  à  la  séance.  , 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921].  —  N»  9. 


lâG  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Correspondance.  —  MM.  A. -F.  Burgess,  E.  Hubault,  J.-A.  Lestage 
«t  H.-R.  Painter  remercient  la  Société  de  leur  admission. 

—  M.  Maurice  Pic  s'excuse  de  ne  pouvoir  assister  à  la  séance. 
Distinction  honorifique.   —  Le   Président  a  le   plaisir  de  faire 

savoir  que  M.  le  P''  H.  Coutière  vient  d'être  nommé  Membre  de  l'Aca- 
démie de  Médecine. 

Grade  universitaire.  —  M.  W.-R.  Thompson  a  obtenu  le  grade  de 
Docteur  ès  sciences  naturelles. 

Changement  d'adresse.  —  M.  A.  Lacrocq,  4,  rue  Daniel-Lama- 
zière,  Limoges  (Haute- Vienne). 

Admissions.  —  M.  A.  Chatenay,  route  de  Couliège,  F^ons-le- 
Saunier  (Jura).  —  Coléoptères. 

—  M.  R.  Fret,  Universitetets  Zoologiska  Muséum,  Helsingfors  (Fin- 
lande). —  Diptères. 

—  M""  L.  GuYON,  préparateur  au  Collège  de  France.  —  Diptères. 

—  M.  E.-J.-M.  de  Térouanne,  13,  rue  Neuve,  Arles  (Bouches-du- 
Rhône).  —  Entomologie  générale. 

Présentations.  —  M.  P.  Fonquernie,  loi,  rue  Legendre,  Paris  17*', 
présenté  par  M.  J.  Magxin.  —  Commissaires -rapporteurs  :  MM.  J.  de 
JoANNis  et  E.  More  AU. 

—  M.  le  P"^  E.-W.  RosEWALL,  Louisiana  State  University,  Raton 
Rouge  (Louisiana),  U.  S.  A.,  présenté  par  M.  le  P''  L.-O.  Howard.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  W.-R.  Thompson  et  L.  Berland.  , 

—  M.  G.  Ruter,  attaché  au  Ministère  des  Finances,  11,  rue  de 
Lanneau,  Paris  2«,  présenté  par  M.  A.  Bourgoin.  —  Commissaires- 
rapporteurs  :  MM.  J.  Magnin  et  Ch.  Lahaussois. 

Exonération.  —  M.  A. -F.  Bcrgess  s'est  fait  inscrire  comme  membre 
à  vie. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  E.-L.  Bouvier oO  francs. 

J .  Descarpemries 200      — 

J.  Sainte-Claire  Deville.  .. .     40      — 

L.  SÉMICHON 25       — 

Anonyme 23      — 

Nomination  d'un  Membre  donateur.  —  M.  J.  Descarpentries  est 
nommé  Membre  donateur  de  la  Société. 


Séance  du  IL  mai  1921.  127 


Communications 

A  propos  des  captures  en  Europe 
de  VEpiphanis  cornutiis  Eschsch.  [Prosopotropis  Devillei  Ab.). 

[Col.  MelasidaeJ 
par  .1.  Sainte-Claire  De  ville. 

Dans  un  précédent  travail  (1),  M.  Fleutlvux  avait  déjà  fait  con- 
naître que  le  genre  Prosopotropis,  créé  par  Abeu^le  de  Perrin  en 
1898  (2),  était  certainement  synonyme  du  genre  américain  Epiphanis 
P^sclisch. 

Tout  récemment  i3),  il  a  définitivement  établi,  après  examen  du 
li/pe,  que  le  curieux  Mélasido  des  Alpes-Maritimes  sur  lequel  Abeille 
a  fondé  son  Prosopotropis  Devillei  n'était  autre  chose  que  VEpiphanis 
cornutus  Eschsch.,  connu  depuis  longtemps  de  l'Amérique  du 
Nord.  Si  je  reviens  aujourd'hui  sur  la  question,  c'est  parce  qu'elle 
touche  à  des  problèmes  de  zoogéographie  d'un  haut  intérêt  dont  je 
voudrais  donner  un  aperçu  sommaire. 

Pour  expliquer  la  présence  simultanée  de  VEpiphanis  dans  l'Amé- 
rique du  Nord  et  dans  l'Europe  méridionale,  M.  Fleutiaux,  sans 
d'ailleurs  y  insister  beaucoup,  indique  comme  possible  le  transport 
accidentel  par  le  commerce  des  bois.  Je  crois  être  en  mesure.de 
prouver  que  cette  hypothèse  soulève  des  objections  assez  sérieuses 
et,  qu'au  surplus,  elle  n'est  nullement  nécessaire. 

Précisons  d'abord  les  conditions  dans  lesquelles  VEpiphanis  a  été 
rencontré  sur  le  sol  européen.  Le  premier  individu  {*),  resté  long- 
temps méconnu,  a  été  découvert  par  M.  Dodero  au  Boscolungo, 
localité  située  en  pleine  montagne,  à  quelque  distance  de  la  ville  de 
Pistoja  et  à  une  cinquantaine  de  kilomètres  au  nord-ouest  de  Florence. 

Le  second  {type  du  Prosopotropis  Devilln  Ab.,  actuellement  au 
Muséum  de  Paris)  est  celui  que  j'ai  eu  la  bonne  fortune  de  trouver 
pendant  les  manœuvres  alpines  de  1896,  dans  le  courant  du  mois  de 
juillet  si  j'ai  bonne  mémoire.  Il  a  été  capturé  sur  le  versant  occidental 
de  la  grande  forêt  qui  s'étend  entre  Piera-Cava  et  les  baraquements 
du  Turini,  à  peu  près  à  égale  distance  entre  ces  deux  points,  mais 
à  environ  200  mètres  d'altitude,  en  contrebas  de  la  route  stratégique 

(1)  J'ai  vu  cet  exemplaire,  il  y  a  une  vingtaine  d'années,  lors  d'un  voyaii;e 
à  Gênes.  L'insecte  porte  la  date  de  sa  capture  :  7  août  1881. 


128  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

de  l'Authion.  Cette  partie  de  la  forêt,  difficile  d'accès  et  de  parcours, 
ne  paraissait  pas  régulièrement  exploitée,  faute  de  chemin  pour  l'éva- 
cuation des  bois.  J'ai  extrait  l'insecte  d'un  billot  de  Sapin  vrai  (Abies 
pectinata  DC.)  coupé  depuis  longtemps  et  en  état  de  décomposition 
avancée. 

Enfin  M.  Pic  (4)  en  a  recueilli  un  troisième  vers  la  même  époque 
dans  la  forêt  de  Venanson  (Alpes-Maritimes).  Cette  forêt  couvre  tout 
le  versant  nord  du  Tournairet,  massif  symétrique  de  l'Autliiou  par  rap- 
port à  la  vallée  de  la  Vésubie.  Elle  a  conservé' pendant  longtemps  un 
caractère  semi -primitif.  Ce  n'est  que  dans  les  toutes  dernières  années 
que  la  commune  de  Venanson  a  été  autorisée  à  faire  construire  une 
route  à  flanc  de  montagne  pour  l'exploitation  de  ses  bois.  Comme  à 
l'Authion,  le  Sapin  pectine  domino  dans  toute  la  partie  inférieure  de 
la  forêt. 

Les  trois  localités  participent  des  mêmes  caractères  :  région  peu 
habitée,  éloignée  des  grandes  voies  de  communicalion,  boisement 
ancien  et  bien  conservé.  Ce  ne  sont  pas  là  les  conditions  dans  les- 
quelles on  peut  s'attendre  à  rencontrer  des  espèces  d'importation  et 
d'acclimatation  récentes.  Ces  oasis  forestiers  des  Alpes  méridionales 
et  de  l'Apennin  fournissent  de  bois  le  pays  environnant,  mais  ils  n'en 
importent  pas. 

Je  ne  méconnais  pas  l'influence  chaque  jour  grandissante  des  rela- 
tions commerciales  entre  les  deux  continents.  Mais,  si  nous  exami- 
nons le  phénomène  d'un  peu  près,  nous  pouvons  nous  convaincre 
que  jusqu'à  présent  il  s'est  manifesté  d'une  manière  très  inégale 
dans  un  sens  et  dans  l'autre.  La  faune  du  Canada  et  des  Etats-Unis 
a  visiblement  subi,  depuis  un  siècle  ou  deux,  un  apport  assez  consi- 
dérable d'espèces  de  l'ancien  monde,  dont  une  bonne  partie  sont 
actuellement  plus  ou  moins  naturalisées;  en  revanche,  l'influence  de 
la  faune  américaine  sur  celle  de  l'Europe  paraît  avoir  été  jusqu'à 
présent  excessivement  faible  ('). 

Ce  fait,  au  premier  abord  surprenant,  s'explique  assez  aisément. 

(1)  En  ce  qui  concerne  les  Coléoptères  lignivores,  un  certain  nombre  de 
Longicornes,  toujours  les  mêmes,  accompagnent  fréquemment  en  Europe  les 
bois  importés  du  Nord  de  l'Amérique.  Mais,  jusqu'à  présent,  ils  ne  se  sont 
pas  acclimatés  et  n'ont  guère  été  observés  en  dehors  des  quais  et  des  ciiaii- 
tiers  des  grandes  villes  maritimes  telles  que  Liverpool,  Hambourg,  ïriesle 
et  Marseille.  En  revanche,  un  petit  Curculionide  des  États  du  Sud  Steno- 
pelmus  rufinasus  Gyllh.,  a  suivi  en  France  sa  plante  nourricière  et  s'est 
naturalisé  avec  elle  en  quelques  points-,  ses  stations  actuelles  sont  d'ailleurs 
très  proches  encore  des  ports  de  Bordeaux,  St-Nazaire  et  Le  Havre. 


Séance  du  II  mai  1921.  129 

II  s'est  constitué  en  Europe,  depuis  le  début  des  temps  historiques, 
un  fort  contingent  d'espèces  très  bien  adaptées  au  voisinage  de 
l'homme,  actuellement  subcosmopolites  et  douées  d'une  grande  fa- 
culté d'expansion  et  d'acclimatation.  Leurs  représentants  pullulent 
autour  de  nos  exploitations  agricoles.  Ce  sont  eux,  par  exemple,  qui 
peuplent  les  étables,  les  cours  de  ferme,  les  potagers  et  vergers, 
les  terres  régulièrement  mises  en  culture,  les  décombres  et  remblais 
couverts  de  plantes  adventices,  etc.  Embarqués  avec  les  premiers 
émigrants,  probablement  avec  la  litière  ou  le  fourrage,  ils  ont  re- 
trouvé au  voisinage  des  ports  leurs  habitats  de  prédilection  et,  par- 
fois, leurs  plantes  nourricières.  Us  ont  ensuite  avancé  de  proche  en 
proche,  au  fur  et  à  mesure  du  défrichement  et  de  la  mise  en  valeur 
des  terres.  Nous  devons  même  admettre  que  les  insectes  de  la  forêt 
vierge  et  de  la  pampa,  dépourvus  pour  la  plupart  des  mêmes  facultés 
d'adaptation,  leur  ont,  dans  une  certaine  mesure,  laissé  le  champ  libre. 
Le  mouvement  s'est  donc  fait  des  pays  d'ancienne  civilisation  vers 
les  pays  neufs;  les  insectes,  ainsi  que  l'a  déjà  fait  observer  Lesne, 
ont  suivi  le  sens  des  migrations  humaines. 

L'Amérique  du  Nord  qui  (sauf  peut-être  le  Mexique)  était  encore  il 
y  a  deux  ou  trois  siècles  à  l'état  presque  entièrement  primitif,  ne 
disposait  d'aucune  association  animale  comparable  à  celle  que  j'ai 
tenté  de  définir  ci-dessus.  Aussi  son  influence  sur  la  faune  euro- 
péenne a-t-elle  été  très  réduite. 

Au  surplus,  il  n'est  nullement  besoin  de  recourir  à  l'hypothèse 
d'une  introduction  accidentelle  pour  expliquer  la  présence  simultanée 
de  YEpiphanis  en  Amérique  et  dans  l'Europe  méridionale.  Outre  les 
espèces  subcosmopolites  dont  il  a  été  question  plus  haut,  il  existe 
en  effet,  entre  la  faune  des  deux  hémisphères  boréaux,  des  rapports 
beaucoup  plus  anciens  et  beaucoup  plus  intéressants. 

Hamilton  (5)  a  donné  une  première  liste  des  Coléoptères  communs 
à  la  partie  nord  des  deux  conlinents.  Cette  liste  a  été  traduite  et 
considérablement  augmentée  par  A.  F.\uvel  (6).  Par  la  suite,  Fenyes 
(7)  et  Bernhauer  (8)  y  ont  ajouté  un  copieux  supplément,  exclusi- 
vement relatif  aux  Staphylinidae  et  /Surtout  aux  Aleoch/irini.  Enfin 
les  travaux  de  Lundbeck  (9)  et  de  Poppius  (10)  ont  encore  augmenté 
de  quelques  unités  la  liste  des  espèces  circumpolaires. 

Au  total,  on  a  déjà  recensé  plus  de  six  cents  Coléoptères  observés 
à  la  fois  dans  les  deux  continents.  Sur  ce  nombre,  il  en  est  au  moins 
la  moitié,  sinon  les  deux  tiers,  dont  la  répartition  géographique  ou 
les  conditions  d'habitat  sont  telles  que  l'hypothèse  d'une  importation 
accidentelle  dans  un  sens  ou  dans  l'autre  est  infiniment  peu  probable. 


130  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Suivant  leur  manière  de  vivre,  les  espèces  dites  «  holarctiques  » 
peuvent  être  groupées  en  un  certain  nombre  d'  «  associations  »  na- 
turelles. Celle  qui  nous  intéresse  pour  l'instant  comprend  les  espèces 
propres  aux  grandes  forêts  à  caractère  sub boréal  ou  subalpin,  en 
général  peuplées  de  résineux,  qui  dessinent  une  ceinture  presque 
continue  sur  la  partie  nord  de  notre  hémisphère  et  couvrent  les 
versants  des  hautes  montagnes.  Pour  donner  une  idée  de  cette  asso- 
ciation, citons,  parmi  une  centaine  d'autres,  les  espèces  suivantes  : 
Tachyta  naiia  Gyllh.,  Platymis  Bogemanni  Gyllh.,  P.  quadripunc- 
latus  Deg.,  Sphaerites  glabratus  E.,  Quedius  laevigatus  Gyllh..  Os- 
loma  grossum  L.,  Calitys  scabra  Thunb.,  Elater  nigrinus  Payk.. 
Athous  undulatus  Deg..  Dictyoptenis  Aurora  Herbst,  Laricobius 
Krichsoni  Rosenh.,  Trogosoma  depsarium  L.,  Acmaeops  praiensifi 
Laich.,  Bhagium  inquisitor  L.,  Xylita  laevigata]AQ\\. ,  Serropalpus 
barbatus  Schall.,  Hylobius  piceus  Deg.,  Trypodendron  lineatum 
01.,  etc.,  etc. 

Comme  on  pouvait  s'y  attendre,  c'est  en  Sibérie,  dans  le  nord  de  la 
Russie  et  dans  la  Scandinavie  que  cette  association  est  le  plus  régu- 
lièrement représentée.  Cependant  la  plupart  de  ces  espèces  existent 
encore,  à  l'état  plus  ou  moins  sporadique,  dans  les  hauts  massifs 
montagneux  de  l'Europe  centrale  et  même  de  l'Europe  méridionale  (^). 
A  mon  sens,  VEpiphanis  cornutus  rentre  tout  simplement  dans  cette 
catégorie.  Sa  répartition  n'est  pas  plus  extraordinaire  que  celle  du 
Rhysodes  exaratus  Daim,  {americanus  Kirby),  curieusement  con- 
servé en  Italie  et  en  quelques  points  de  l'Europe  centrale.  Le  fait  d'a- 
voir été  découvert  dans  le  Nouveau-Monde  et  retrouvé  postérieure- 
ment dans  l'Ancien  est  accidentel;  c'est  une  circonstance  purement 
subjective  qui  ne  doit  pas  nous  induire  en  erreur. 

INDEX    DES   TRAVAUX   CITÉS. 

(1)  E.  Fleutiaux  :  Essai   d'une   classification  des    Melasinae    [Ann. 
Soc.  ent.  Fr..  LXX  [1901],  p.  636-664). 

(2)  E.  Abeille  de  Perrin  :  Description  d'un  nouveau  genre   d'Eu- 
cnémides  de  France  {Bull.  Soc.  eut.  Fr.,  [1898],  p.  35.). 

(3)  E.  Fleutiaux  :  Note  sur  le  Prosopotropis  Devillei  Ab.    {Bull.  Soc, 
ent.  Fr.,  [1920],   ii.  187). 

(ij  La  faune  des  hautes  montagnes  de  la  Corse,  qui  a  échappé  aux  re- 
maniements glaciaires  et  s'est  maintenue  très  archaïque,  a  conservé  une 
proportion  remarquable  d'espèces  holarctiques. 


Séance  du  11  mai  1921.  131 

(4)  M.  Pic  :  Sur  divers  Coléoptères  français  rares  ou  nouveaux. 
{L'Echange,  [1908],  p.  46). 

(5)  J.  Hamilton  :  Catalogue  oE  the  Coleoptera  common  to  North  Ame- 
rica, northern  Asia  and  Europe,  with  distribution  and  bibliogra- 
phy  {Trans.  Americ.  eni.  Soc,  XVI  [1889],  p.  88-162). 

(6)  A.  Fauvel  :  Liste  des  Coléoptères  communs  à  l'Europe  et  à  l'A- 
mérique du  Nord,  d'après  le  catalogue  de  M.  Hamilton,  avec  re- 
marques et  additions  {Rev.  d'Ent.,  VIII  [1889],  p.  92-174). 

(7)  A.  Fenyes  :  A  preliminary  systematic arrangement  of  the  Aleocha- 
rinae  of  the  United  States  and  Canada  {Eyitom.  News,  [1908J, 
p.  06-60). 

(8)  M.  Bernhauer  :  Neue  Aleocharinen  aus  N.  Amerika  {Deutsche 
ent.  Ze.it.,  [1905],  p.  349);  cf.  ibid  [1906],  p.  337;  [1907],  p.  381. 

;9)  W.  LuNDBECK  :  Coleoptera  groenlandica  {Kjob  Nat.  For.,  [1896], 

p.  196). 
(10)  B.  Boppius  :  Die  Coleopteren  des  arktischen  Gebiets  (tome  V  du 
Fauna  arclica  de  Rômer). 


Le  Dinoderus  distinctus  Lesne  et  les  espèces  affines 

[Col.  Bostrychidae] 
par  Pierre  Lesne. 

Les  espèces  du  genre  Dinoderus  se  distribuent  en  deux  groupes 
principaux.  Chez  les  unes  {Dinoderus  s.  str.),  les  tarses  sont  norma- 
lement conformés,  leur  premier  articles  étant  à  peine  plus  long  que 
chacun  des  trois  suivants.  Chez  les  autres  {Dinoderastes  Lesne  1914), 
le  premier  article  des  tarses,  par  une  exception  unique  dans  la  famille 
des  Bostrychides,  est  relativement  très  allongé  et  beaucoup  plus  long 
que  chacun  des  trois  articles  suivants. 

C'est  dans  la  première  série  que  se  range  le  D.  distinctus  Lesne, 
espèce  encore  peu  connue,  à  laquelle  il  convient  d'adjoindre  deux 
autres  formes  spécifiques  qui  en  sont  très  voisines  et  dont  les  carac- 
tères distinctifs  sont  donnés  plus  bas.  Le  petit  groupe  du  D.  distinctus 
se  compose  ainsi  de  trois  espèces  et  répond  à  la  caractéristique  sui- 
vante : 

Fronsmndice  pilosa.  Antevjmr  lO-articulatae,  articula  clavae  secundo 
longitudine  circiter  sesquilutiorp,  funiculo  pilis  brevioribus  paucis  fiiu- 
briato.    Prothora.T  sutura  latrrali  usque  ad  ordinem  scobinae  margi- 


132  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

milem  antice  perducta,  dentibus  mediis  ordinis,  marginalis  angulatis, 
acutis ;  area  postica  punctis  lotis  densissimis,  medio  minutissime  perfo- 
ratin,  cribrata.  Elytroruni  partes  dorsuales  punctis  circularibus  remo- 
tis  profundis  cribratae,  pilibusqne  brevissimis  undique  hirsutae.  Decli 
vitas  apicalis  undique  miiformiter  jmnctata.  Tarsorum  articulus 
primus  quam  sequentes  singuli  très  vix  longior. 

Les  espèces  de  ce  groupe  se  distinguent  comme  il  suit  : 

Tableau  dichotomique  des  espèces. 

1-2.  Crins  dressés  de  la  déclivité  apicale  des  élytres  fins,  sétl- 
formes,  assez  longs,  atteignant  en  longueur  à  peu  près 
le  diamètre  moyen  des  points  enfoncés  de  la  déclivité; 
ceux-ci  subcirculaires,  non  polygonaux.  Fovéoles  basi- 
laires  du  pronotum  nulles.  Des  poils  raides  et  courts  le 
long  du  bord  externe  des  élytres  et  de  la  base  du  prono- 
tum. Poils  du  front  rares  et  courts.  Corps  brun  foncé  ou 
noir.  —  Long.  3,2-4,5  mm.. D.  distinctus  Lesne 

2-1.  Crins  dressés  de  la  déclivité  apicale  des  élytres  plus  ou 
moins  squamiformes,  en  lame  ou  en  spatule.  Fovéoles 
basilaires  du  pronotum  plus  ou  moins  accusées. 

3-4.  Bords  latéraux  et  basilaire  des  élytres  et  du  pronotum 
portant  de  longs  poils  sublanugineux.  Déclivité  apicale 
des  élytres  marquée  de  gros  points  enfoncés  circulaires 
assez  écartés,  et  hérissée  de  poils  courts  en  forme  de 
règle  plate  légèrement  élargie  vers  l'apex.  Front  portant 
des  poils  assez  longs.  Corps  brun;  élytres  roussàtres  à  la 
base.  —  Long.  3-3, o  inra D.  mangiferae,  n.  sp, 

4-3.  Bords  latéraux  et  basilaire  des  élytres  et  du  pronotum 
garnis  de  poils  courts  et  raides.  Déclivité  apicale  des  ély- 
tres marquée  d'une  sculpture  réticulée,  les  gros  points 
enfoncés  de  cette  région  étant  polygonaux  par  compres- 
sion. Déclivité  apicale  portant  des  squamules  dressées  très 
courtes  (^),  spatuliformes.  Poils  du  front  rares  et  très 
courts.   Corps  noir;  calus  humerai  rouge  ou  rougeàtre. 

—  Long.  env.  3  mm D.  gabonicus,  n.  sp. 

Le  D.  distinctus  a  été  primitivement  décrit  d'après  deux  individus. 

L'un  a^-ait  été  trouvé  par  M.  le  D''  VrrRAc  dans  la  racine  médicinale 

(1)  Beaucoup  plus  courtes  que  le  diamètre  moyen  des  gros  points  enfoncés 
de  la  niêir.c  région. 


Séance  du  il  mai  l'Jîi. 


13a 


de  Colombo  couservée  dans  une  pharmacie  de  Poiule-a-Pitre  (Gua- 
deloupe); il  fait  partie  de  la  collection  de  M.  Ed.  Fleutiaux.  Le  second 
exemplaire  type,  recueilli  par  Gh.  Semper  aux  iles  Philippines,  appar- 
tient à  M.  René  Oberthûr.  Récemment  il  m'a  été  donné  d'examiner 
trois  autres  individus  dont  la  patrie  d'origine  est  malheureusement 
inconnue.  Ces  insectes  proviennent  de  la  collection  EichholV  et  ligu- 
raient  dans  les  cadres  du  Musée  de  l'Université  de  Strasbourg,  qui  a 
liien  voulu  les  céder  au  Muséum  d(^  Paris  (^). 

Les  conditions  dans  lesquelles  l'espèce  a  été  rencontrée  à  la  Gua- 
deloupe sont  celles  d'une  capture  accidentelle;  mais  il  est  assez  pro- 


P 


1  2  3 

Poils  dressés  de  la  déclivité  apicale  des  élytres  chez  les  JDinoderus  distinc- 
tus  (fig.  1),  D.  mangiferae  (fig.  2)  et  D.  gabonicus  (fig.  3).  —  p,  profil  ; 
d,  vue  dorsale. 

bablo  que  l'insecte  existe  aux  îles  Philippines,  De  nouvelles  consta- 
tations seront  nécessaires  pour  connaître  avec  certitude  sa  patrie 
d'origine. 

Le  D.  mangiferae  est  l'espèce  que  Stebbing  a  observée  au  mois  de 
mai  1902  dans  le  nord  de  l'Inde,  sur  le  plateau  de  Dehra  Dun,  et  qu'il 
a  signalée  sous  le  nom  de  D.  distiïtctus  Lesne  (^j.  Cette  espèce  atta- 
que les  petites  branches  et  les  pousses  mortes  du  Manguier  {Mangi- 
f'era  indica).  On  trouve  les  adultes  par  couples  dans  une  galerie  com- 
mune, au  creusement  de  laquelle  travaillent  l'un  et  l'autre  sexe.  C'est 
là  que  pond  la  femelle  et  que  se  développent  les  larves.  Dehra  Dun 
est  la  seule  localité  où  le  D.  mangiferae  ait  été  jusqu'ici  rencontré. 

(1)  Les  épingles  de  deux  de  ces  individus  portent  une  petite  paillette  cir- 
culaire de  couleur  verte  qui  permettra  peut-être  d'en  retrouver  l'origine. 

(2)  E.-P.  Stebbing.  Indian  forest  Insecls,  Coleopt.  (Londoii,  1914),  p.  129- 
130. 


134  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Le  Muséum  de  Paris  en  possède  deux  individus  de  cette  provenance, 
qui  m'ont  été  envoyés  par  M.  Stebbing. 

Le  D.  gaboniCHS  offre  cet  intérêt  particulier  d'être  le  seul  Dinoderus 
actuellement  décrit  qui  semble  être  indigèaeet  endémique  en  Afrique. 
II  est  connu  par  une  série  d'exemplaires  recueillis  à  N'sessé,  région 
de  Loango,  dans  le  Gabon  méridional.  Ces  insectes  avaient  été  envoyés 
à  M.  Eugène  GoRDiERqui  a  bien  voulu  me  les  communiquer  et  en  céder 
aimablement  quelques  individus  au  Muséum.  Chez  le  D.  gahonicus,  les 
fovéoles  basilaires  du  pronotum  sont  tantôt  bien  accusées,  tantôt  peu 
marquées,  mais  elles  sont  toujours  apparentes. 

On  peut  se  demander  si  ce  n'est  pas  à  cette  espèce  que  l'on  doit 
rattacher  le  Dinoderus  que  le  D""  Morstatt  (')  dit  être  très  voisin  du 
distinctus,  et  qu'il  signale  comme  étant  très  nuisible  au  bois  de  Bambou 
dans  l'Afrique  Orientale  ci-devant  allemande,  aujourd'hui  Colonie  bri- 
tannique du  Tanganyika. 

Deux  Curculionides  américains  introduits  en  France 
par  A.  HusTACHE. 

Mascarauxia  cyrtica  Desbr.,  Frelon,  [1898J,  p.  53.  =  Hype- 
rodes  cyrtica  Desbr.  —  J'ai  reçu  récemment  cette  espèce  des  envi- 
rons de  Buénos-Ayres,  envoyée  par  M.  L.  Boso.  Le  genre  Hyperodes 
lek.  est  essentiellement  américain;  je  n'ai  pu  reconnaître  cette  espèce 
parmi  les  trente-quatre  décrites  par  Dieïz  de  l'Amérique  du  Nord, 
ni  les  cinq  ou  six  espèces  décrites  de  l'Amérique  du  Sud  par 
Waterhouse  sous  le  nom  générique  de  Listronotus,  M.  G.  Champion, 
à  qui  elle  a  été  communiquée  par  M.  J.  Clermont,  ne  l'a  point  reconnue 
parmi  les  espèces  de  l'Amérique  Centrale. 

En  France,  elle  n'a  été  jusqu'ici  rencontrée  que  dans  les  environs 
de  Dax. 

Microrhianus  sp.  —  Ce  petit  Centrinide,  appartenant  très  proba- 
blement au  genre  Microrhianus  Champ.,  noir,  de  forme  courte,  à 
faciès  de  Boris,  a  été  capturé  par  M.  L.  Capitaine  en  Normandie,  dans 
une  serre  sur  les  fleurs  de  Cattleya,  Orchidée  sud-américaine.  L'espèce 
est  très  probablement  nouvelle  et  n'est  signalée  ici  que  pour  prévenir 
sa  description  comme  espèce  française.  Le  groupe  des  Centrinides 
renferme  plusieurs  centaines  d'espèces,  toutes  décrites  de  l'Amérique 
et  n'a  aucun  représentant  en  Europe. 

(1)  D'  H.  Morstatt.  Beobachlungen  iiber  das  Auftreten  von  Pflanzenkran- 
kheiten  im  Jahre  19t2  (Der  Pflmizer,  Dares  Salam,  IX,  ir  5,  mai  l'J13, 
p.  222). 


Séance  du  il  mai  i9tl.  13S 

Captures  de  Coléoptères  de  France 
par  L.  GAUDiN. 

Gnathoncus  votundatus  var.  subsutiiralis  Reitt.  —  Seine-el-Oisc  ; 
parc  de  Versailles,  janvier  et  mars  1921  ;  une  série  d'individus,  dans 
des  nids  d'oiseaux  (sansonnet,  chouette  et  pic)  à  l'intérieur  des  Peu- 
pliers blancs  creux. 

Gnathoncus  nidicola  Jov.  —  Seine-et-Oise  :  parc  de  Versailles, 
22-III-1921  ;  un  individu  dans  un  nid  de  chouette  à  l'intérieur  d'un 
Popiilus  albu  creux.  Espèce  nouvelle  pour  le  bassin  de  la  Seine. 

Gnathoncus  Buyssoni  Auz.  —  Seine-et-Oise  :  forêt  de  Saint-Ger- 
main; 2  individus  dans  un  vieux  nid  d'oiseau  dans  un  chêne  creux 
en  août  1920;  —  Saint-Léger-en-Yvelines  ;  1  individu  dans  un  nid  de 
pic  à  l'intérieur  d'un  pommier  creux  le  31  août  1920,  Cette  espèce 
n'avait  été  prise  jusqu'ici,  dans  le  bassin  de  la  Seine,  qu'en  un  seul 
exemplaire  par  M.  deBrunier  à  Catenoy,  près  de  Clermont  (Oise). 

Dendi'ophilus  punctatusF.  —  Seine-et-Oise  :  Saint-Léger-en-Yve- 
lines; Le  Perray  ;  Versailles  ;  forêts  de  Marly  et  de  Saint- Germain.  Dans 
les  nids  d'oiseaux  (pic,  sansonnet,  chouette,  mésange)  et  d'abeilles, 
à  l'intérieur  des  arbres  creux  (Peupliers  blancs  et  d'Italie,  chêne, 
pommier,  poirier).  Commun  en  toutes  saisons. 

Tribalus  minimus  Rossi.  —  Scine-et-Oise  :  Vaucresson  près  de 
Versailles;  1  individu  le  22  mai  1920  dans  une  bouse  de  vache  liquide. 
Espèce  nouvelle  pour  le  bassin  de  la  Seine.  Cette  capture  est  d'autant 
plus  intéressante  que  cet  Histeridae  est  spécial  au  littoral  de  la  Médi- 
terranée. L'hypothèse  d'une  importation  doit  être  écartée,  car  la  localité 
où  j'ai  trouvé  ce  Goléoptère  est  située  en  plein  bois  et  sans  relations 
avec  le  Midi. 


Description  d'un  Hisser  nouveau  du  Natal  LCol.  Histëridâe] 
par  H.  Desbordes. 

Hister  Barkeri,  n.  sp.  —  Ovntus,  sat  convexus,  niger,  nitidus. 
Frons  triangulariter  depressu;  stria  arcuata,  carinata;  mandibulis 
subconcavis,  tenuiter  marginatis.  Pronotuni  impunctatum,  haud  cilia- 
tmn;  stria  interna  intégra,  basi  leviter  sinuata,  externa  dimidiata. 
Elytra  laevia;  stria  subhumerali  interna  humerum  attingente;  striis 


136  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

dormlibua  tribus  primis  integris,  quarta  npicali  dimidiata,  quinta 
minuta,  suturali  médium  superante.  Propygidium  haud  foveolatum, 
punctatum,  punctis  basi  fortibus  haud  densin,  opice  minutis ;  pygidium 
valde  convexum,  spnrse  mimiteqne  punctatwn,  apice  laevi.  Prosternum 
constrictum,  cnrina  basi  subemnrginatu,  lobo  angustato,  bimarginato; 
mesosternum  subproductum,  stria  intégra  approximata.  Tibiae  anticae 
quadridentatae.  —  Long.  4  mm.  {capite  et  pygidiisexclusis). 

Types  :  trois  exemplaires  provenant  du  Natal,  dont  deux  de  Upper 
.fongaat  (nov.  1901)  et  im  de  Malvern  (sept.  1900),  obligeamment 
communiqués  par  M""  C.-N.  Barker,  directeur  du  Muséum  de  Durban, 
qui  m'a  gracieusement  autorisé  à  en  conserver  un  et  à  qui  je  me  fais 
un  devoir  de  dédier  l'espèce.  , 

H.  Barkeri  mihi  est  remarquable  par  son  mésosternum  subangu- 
leux et  par  son  prosternum  subéchancré  à  la  base  de  la  carène.  Ces 
deux  caractères,  s'ils  étaient  un  peu  plus  prononcés,  devraient  le 
faire  entrer  dans  un  des  genres  de  la  tribu  des  Exosternini  ;  mais  ils 
ne  sont  en  réalité  qu'à  peine  indiqués,  son  faciès  et  ses  autres  carac- 
tères l'en  éloignent  et  sont  bien  ceux  de  la  tribu  des  Histerini  et  du 
genre  Hister  s.  str.  L'espèce  nouvelle  semble  assez  voisine  de  H.  dis- 
iinguendus  Schmidt,  que  je  no  connais  que  par  sa  description; 
elle  s'en  sépare,  non  seulement  par  la  forme  assez  exceptionnelle  de 
ses  pro-  et  mésosternum,  mais  aussi  par  ses  mandibules  finement 
rebordées,  son  pronotum  non  cilié,  son  pygidium  très  superlicielle- 
ment  et  éparsement  ponctué. 


Deux  nouveaux  Crioceris  Geoffr.   asiatiques  fCor..  Chrysomeudab ] 
par  Maurice  Pic. 

Crioceris  ruficornis,  n.  sp.  —  Parum  elongatus,  rufus,  thorace 
in  disro,  femoribus  pro  parte  et  corpore  infra  nigris. 

l'eu  allongé,  roux,  thorax  sur  le  dis(|ue  en  partie,  ainsi  que  le  milieu 
des  fémurs  et  le  dessous  du  corps  noirs.  Tête  un' peu  impressionnée 
sur  le  vertex,  cou  très  ponctué;  antennes  rousses,  épaisses,  très  élar- 
gies au  delà  de  leur  milieu  ;  prothorax  médiocrement  long,  large, 
tronqué  en  avant,  élranglé  près  de  la  base  et  élargi  postérieurement, 
a  ponctuation  médiocre,  irrégulière  et  écartée;  élytres  larges  et  pas 
très  longs,  subsinués  sur  les  côtés  antérieurement,  à  épaules  saillantes, 
marqués  d'une  médiocre  dépression  antérieure,  ponctués  en  rangées, 


Séance  du  U  mal  1921.  137 

plus  fortement  en  avant,  intervalles  en  partie  costiformes,  postérieu- 
rement; dessous  du  corps  noir,  en  partie  revêtu  de  poils  argentés, 
—  Long.  10  mm. 

Chine  :  Pe  Yen  Tsing  (Yunnan]  ;  coll.  Pic. 

Voisin  de  C.  tonkinea  Pic,  plus  allongé  avec  les  antennes  rousses 
et  les  élytres  costulés  postérieurement. 

Crioceris  cyaneitarsis,  n.  sp.  —  Satis  latiis,  rufus,  antennis 
nigro-caeruleis,  capite  inter  oculos,  corpore  infra  pro  parte  et  pedibus 
viridescentibus,  femoribus  late  rufotinctis,  tarsis  cyaneis. 

Assez  large,  roux  avec  les  antennes  d'un  noir  bleuté  ainsi  que  les 
tarses,  la  tête  entre  les  yeux,  partie  du  dessous  du  corps  et  pattes, 
en  majeure  partie,  d'un  verdâtre  métallique.  Tête  très  impressionnée 
sur  le  vertex  et  cou  presque  lisse;  antennes  peu  épaisses,  subfili- 
formes; prothorax  médiocrement  long,  large,  subarqué  en  avant, 
étranglé  vers  le  milieu,  peu  ponctué;  élytres  larges  et  courts,  sub- 
sinués  sur  les  côtés  antérieurs,  à  épaules  non  saillantes,  marqués 
d'une  petite  dépression  antérieure,  finement  ponctués  en  rangées 
effacées  postérieurement;  dessous  du  corps  métallique,  teinté  de  roux 
par  places,  abdomen  roux,  médiocrement  et  assez  régulièrement 
pubescent  de  blanc.  —  Long.  8  mm. 

Tonkin  (coll.  Pic). 

Voisin  de  C.  cyaneicollis  Pic,  forme  moins  robuste,  prothorax  roux 
et  moins  fortement  étranglé. 


Matériaux  pour  l'étude  de  la  faune  pholéophile 
1"=  note  :  Diptères, 
avec  la  description  d'une  espèce  nouvelle  de  Sphaerocera  Latr. 
par  L.  Falcoz. 

Depuis  la  pubhcation  de  mon  Étude  sur  la  faune  pholéophile  (faune 
des  terriers  et  des  nids)(^),  des  matériaux  assez  importants  ont  été 
recueillis  par  différents  chercheurs  et  par  moi-même.  En  ce  qui  con- 
cerne les  Coléoptères,  la  liste  des  espèces  ne  s'est  guère  accrue  et, 
sauf  quelques  notations  nouvelles  d'hôte  ou  de  localité,  cette  liste 
demeure,  à  peu  de  choses  près,  ce  qu'elle  était  en  1914.  Il  n'en  est  pas 
de  même  pour  les  Diptères  car,  ainsi  que  je  le  faisais  prévoir  à  cette 

(1)  L.  Falcoz.  Contribution  à  l'étude  de  la  faune  des  Microcavernes,  Lyon, 
1914. 


138  Bulletin  de  la  Société  entomologiqiie  de  France. 

même  époque  (•),  d'intéressants  représentants  de  cet  ordre  ont  été 
capturés  et  viennent  compléter  rénumération  que  j'en  avais  donnée 
alors. 

Quant  au  matériel  appartenant  aux  Aphaniptères,  Acariens  et  Arach- 
nides, il  est  actuellement  à  l'étude  et  je  compte  en  fournir  ultérieure- 
ment la  nomenclature. 

La  présente  note  porte  seulement  sur  les  Diptères. 

J'adresse  l'expression  de  ma  bien  vive  reconnaissance  à  M.  le  P"" 
Bezzi  qui  a  bien  voulu,  avec  sa  coutumière  obligeance,  déterminer 
mes  captures.  Il  a  cru  devoir  soumettre  les,  Cypselidae  à  M.  leD'"DuDA, 
le  monographe  estimé  de  cette  famille,  auquel  j'exprime  également 
mes  remerciments.  Ce  dernier  a  reconnu  parmi  le  matériel  étudié  une 
espèce  nouvelle  de  Sphaerocera  dont  on  trouvera  plus  loin  la  descrip- 
tion. 

Lycorudae. 

Epidapus  atomarius  De  Geer.  —  Q.  Eu  1915,  Schmitz  a  décrit 
sous  le  nom  de  Pholeosciara  melina  un  individu  Q  d'un  Diptère  sans 
ailes  et  sans  balanciers  trouvé  en  Hollande  dans  un  terrier  de  Blaireau. 
Il  a  reconnu  plus  tard  (2)  que  son  insecte  se  rapportait  en  réalité  au 
genre  Epidapus  Haliday  et  avait  précédemment  reçu  plusieurs  appel- 
lations successives.  Il  en  a  donné  la  synonymie  suivante  : 
Epidapus  Haliday  in  Walker's  Ins.  Brit.  [1851],  I,  p.  7.  =  Ato- 
maria  Bigot,  Ann.  Soc.  ent.  Fr.  [1854],  p.  45'4.   =  Pholeo- 
sciara Schmitz,  Tijdschr.  v.  Ent.  [1915],  p.  285. 
E.  atomarius  De  Geer  (Q).  Mém.  p.  serv.  à  l'hist.  d.  Ins.  (1778), 
p.  602,  =  Chionea  venatica  Hal.  (9)  Curtis,  Guide  to  an 
arrang.  of  Brit.  ins.   (1837),  p.   238.  ^=  Zygoneura  pumila 
Winnertz  (cf)  Linnaea  ent.  VIII  [1853],  p.  179.  =  Atomaria 
Degeeri  Bigot  (9),  Ann.  Soc.  ent.  France,  [1854],  p.  454.  = 
CorynopterapumilaWinneri7.{(:f),Beitr.Mon.  Sciar.  (1867), 
p.  179,  nec  Bradysiapumila  (9)'Winnertz,  ibid.,  p.  181.  ^= 
Pholeosciara  melina  Schmitz  (9)  Tiidschr.  v.  Ent.  [1915], 
p.  285. 

Pnyxia  {Allostoomma)  subterranea  Schmitz,  Tijdschr.  Ent. 
[1918],  p.  88  =  Peyerimhoffia  subterranea  Schmitz,  Tijdschr.  Ent. 
[1912],  p.  211.  —  Cette  espèce,  découverte  par  Heselhaus  en  1912 

(1)  L.  Falcoi,  1.  c,  p.  166. 

(2)  Schmitz.  Neue  Beitrâge  zur  Kenntnis  der  Sciariden  mil  reduzierten 
Maxillarpalpen.  {Tijdschr.  Entom.,  LX  [[1918],  p.  88. 


Séance  du  11  mai  1921.  139 

dans  un  nid  de  Taupe  des  environs  de  Siltard  (Hollande)  en  un  unique 
Individu  Q ,  a  été  retrouvée  par  Sghmitz  en  1918  dans  de  semblables 
conditions  en  un  second  exenfplaire  Q  et  plusieurs  cf,  ces  derniers 
normalement  ailés.  Cette  heureuse  trouvaille  a  permis  à  son  auteur 
d'étudier  de  nouveau  cette  curieuse  forme  et  d'établir  sa  véritable 
position  générique.  En  conséquence,  Schmitz  a  séparé  son  espèce  du 
genre  Peyerimhoffia  Kieffer,  dans  lequel  il  l'avait  primitivement 
placée,  et  il  a  créé  pour  elle  aux  dépens  du  genre  Pwî/a;m  Johannsen 
le  sous-genre  Allostoomma. 

De  précieux  renseignements  sur  la  systématique  des  Sciaridae  à 
palpes  maxillaires  réduits  sont  contenus  dans  le  Mémoire  très  docu- 
menté de  ScHMrrz  (1918)  cité  plus  haut. 

Dacosia  sciarina  Meig.  —  Nid  de  Taupe.  Vienne,  lO-III;  une  9  ! 

DoLIGHOPOniDAE. 

Systenus  sp.  —  Nid  de  Mésange  {Parus  major  L).  Vienne,  I-Vlll; 

une  Ç>  ! 

PuoRmAE. 

Aphiochaeta  ciliata  Zett.  —  Terrier  de  Blaireau.  Vienne  12-XI; 
plusieurs  cf  et  Q  ! 

Aphiochaeta  coaequalis  Schin.  —  Terrier  de  Blaireau.  Vienne, 
12- XI;  deux  individus! 

Metopina  Heselhausi  Schmitz.  —  Il  esta  noter  que  le  type  (Q), 
trouvé  à  Walkenburg  (Hollande),  dans  le  terrier  d'un  Hamster,  pré- 
sente une  réduction  notable  des  ailes,  caractère  lié  peut-être  à  l'habitat 
souterrain. 

Tachinidae. 

Calliphorinae. 

Protocalliphora  coerulea  R.-D.  [Phormia  sordida  Zett.).  —  Nid 
de  Mésange  {Parus  major  L.);  Vienne,  20-VI!  Nid  de  Rouge-Queue 
{Ruticilla  phoenicura  L.);  Vienne,  5- VII!  Ces  nids  étaient  établis  dans 
des  nichoirs  artificiels  type  Berlepscli. 

On  trouvera  dans  l'étude  consacrée  par  Roubaud  (^)  à  ce  Diptère 
d'intéressants  renseignements  sur  son  éthologie  et  son  identité  spéci- 

(1)  E.  Roubaud.  Précisions  sur  P/«or?H«a  azurea  Fall.  (Bidl.  biol.  Fr.  et 
Belg.,  Il,  [1917],  p.  420). 


140  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

tique.  Les  larves  ont  des  habitudes  hématophages  et  vivent  aux  dépens 
des  jeunes  oiseaux  qu'elles  piquent  par  intermittence.  Elles  se  tiennent 
habituellement  dans  les  matériaux  leiltrés  du  nid.  C'est  là  que  je  les 
ai  rencontrées  au  nombre  d'une  cinquantaine  par  nid.  L'éclosion 
s'est  produite  12  à  15  jours  après  la  pupaison. 

ANTHOMYmAE. 

Muscinae. 

Phaonia  querceti  Bouché.  —  Nid  de  Mésange.  Vienne,  5- VII;  cf 
et  9! 

Hydrotaea  cyrtoneurina  Zett.  —  Terrier  de  Blaireau.  Vienne, 
17-III;un  cf! 

Cypselidae. 

Scotophilella  Czizeki  Duda,  Bevis.  der  europ.  Arien  d.  Gat. 
Limosina  Macq.  (1918),  p.  176.  — Nid  de  Taupe.  Vienne,  20-XII;  2  cf! 
Nid  de  Belette  établi  dans  un  tronc  creux.  Villars  (Ain),  10  cf  et  Q 
(Côte). 

Cette  espèce  fut  trouvée  pour  la  première  fois  en  nombre  dans  une 
grotte  de  Moravie.  Elle  possède  donc  des  tendances  lucifuges  qui 
expliquent  sa  présence  dans  les  gîtes  souterrains  et  obscurs  de  Mam- 
mifères. 

Scotophilella  pseudonivalis  Dabi.  —  Nid  de  Taupe.  Vienne,  2- 
III;  1  Q! 

D'après  Duda('),  un  cf  de  cette  espèce  a  été  trouvé  par  Schmitz 
dans  le  même  habitat  aux  environs  de  Sittard  (Hollande),  tandis  que 
le  type  de  Dahl  (une  Q  )  avait  été  rencontré  dans  le  domaine  extérieur. 

Scotophilella  retracta  Bond.  —  Nid  de  Mésange.  Vienne,  20-VI! 
Déjà  rencontré  par  moi  dans  un  nid  de  Taupe  {^).  Cette  espèce  est 
d'ailleurs  commune  partout  dans  les  substances  animales  ou  végétales 
en  décomposition. 

Sphaerocera  subsultans  F.  —  Nid  de  Belette.  Vienne,  2-XII;  un 
individu. 

Sphaerocera  Falcozi  Duda,  n.  sp.  —  cf.  Long.  2  mm.  —  Tête 
du  type  des  ■(  Verruciferen  »  avec  l'épistome  fuyant.  Front  presque 
de  la  longueur  des  yeux,  faisant  saillie  en  avant  de  ceux-ci  et  portant 

(1)  Ddda,  1.  c.  (1918),  p.  81. 

(2)  L.  Falcoz,  I.  c,  p.  163. 


Séance  du  II  mai  1921,  141 

une  fossette  triangulaire  dont  le  reflet  brillant  est  dû  à  une  microsco- 
pique pubescence.  Stries  internes  et  externes  abondamment  munies 
de  verrues  noires.  Yeux  arrondis,  à  diamètre  longitudinal  incliné  en 
dessous.  Épistome  et  joues  d'un  noir  brillant,  ces  dernières  presque  à 
hauteur  des  yeux.  Labrum  grossièrement  verruqueux.  Praelabrum 
grand,  d'un  noir  mat,  nettement  fuyant,  comme  l'épistome.  Antennes 
ramassées,  arista  comme  chez  les  autres  espèces  du  genre. 

Thorax  noir  mat,  cerclé  de  brunâtre  sur  le  disque.  Verrues  mé- 
dianes en  forme  de  collier  de  perles,  disposées  en  deux  rangées  lon- 
gitudinales pas  tout  à  fait  rectilignes,  près  desquelles  s'étend  une 
rangée  de  verrues  latérales  plus  petites  et  plus  serrées  qui  rejoignent 
en  avant  et  en  arrière  des  verrues  plus  grosses,  irrégulièrement  ali- 
gnées. Les  deux  lignes  longitudinales  lisses  s'étendant  entre  les  séries 
médianes  et  latérale  de  verrues  sont  pareillement  d'un  brun  poudreux 
mat,  mais  toutefois  non  ridées.  Au  quart  postérieur,  la  région  dorsale 
du  thorax  porte  de  grosses  verrues  noires,  nombreuses  et  irrégulière- 
ment disposées.  Le  scutellum -est  à  peu  près  deux  fois  aussi  large  que 
long  et  présente  environ  sept  denticules  au  bord  postérieur.  Ceux-ci 
sont  un  peu  plus  petits  que  chez  S.  dcnticulata  Duda.  Balanciers 
jaunes. 

Abdomen  noir,  largo  et  aplati,  le  3*^  lergite  paraissant  presque 
deux  fois  aussi  long  que  le  ¥  et  plus  long  ou  aussi  long  que  le  2^. 
Sur  les  2^,  3'=  et  4<^  tergites  on  voit  une  tache  rectangulaire  brillante 
de  couleur  grise  et  bordée  latéralement  et  postérieurement  par  une 
large  marge  légèrement  plissée  ;  5<^  segment  court,  étroitement  ourlé 
de  jaune  au  bord  postérieur.  Premier  segment  anal  formant  im  petit 
croissant  tourné  à  gauche,  2''  segment  anal  de  grosseur  normale,  à 
extrémité  fortement  recourbée  en  dessous  comme  chez  S.  dentimlata 
Duda.  Sternites  glabres,  sans  remarquable  bordure  de  poils. 

Pattes  noires,  sauf  les  trochanters  et  l'extrême  base  des  tibias  qui 
sont  bruns.  Ces  derniers  sont  munis  à  leur  sommet  d'une  pubes- 
cence dorée.  Tarses  normaux.  Fémurs  antérieurs  et  postérieurs  peu 
épaissis,  comme  chez  S.  denticulata.  Tibias  antérieurs  un  peu  ren- 
flés, à  pubescence  courte,  portant  en  avant,  sur  la  face  inféro- interne 
quatre  petits  poils  remarquablement  longs.  Tibias  postérieurs  à  épine 
apicale  inférieure  grêle  et  recourbée.  Tarses  comme  chez  S.  denticulata. 
Empodium  aussi  long  ou  presque  aussi  long  que  les  deux  derniers 
articles  réunis.  Toutefois  l'empodium  des  tarses  postérieurs  présente 
une  forme  ovoïde,  il  est  particuUèrement  épaissi  et  porte  sur  sa  face 
interne,  vers  le  milieu  du  bord  distal,  une  petite  soie  flanquée  d'autres 
soies  encore  plus  petites. 


ii^  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Ailes  légèrement  brunâtres,  ù  nervures  foncées;  2"=  section  de  la 
nervure  costale  presque  trois  fois  plus  longue  que  la  S'^;  celle-ci  no- 
tablement plus  longue  que  la  4«,  S""  nervure  longitudinale  fortement 
courbée  à  sa  jonction  avec  la  costale;  4*  nervure  longitudinale  recti- 
ligne  dans  sa  section  terminale.  Section  terminale  de  la  5^  nervure 
longitudinale  plus  de  deux  fois  plus  longue  que  la  nervure  transver 
sale  postérieure.  Cellule  anale  plus  longue  d'un  quart  de  la  nervure 
transverse  médiane  que  la  cellule  basale  postérieure. 

Cette  espèce  se  distingue  de  S.  parncrenata  Duda  par  sa  taille 
bien  plus  faible,  le  dos  du  thorax  à  granulations  moins  grosses,  les 
verrues  thoraciques  médianes  jamais  disposées  deux  par  deux  et  la 
cellule  anale  relativement  courte;  elle  s'éloigne  aussi  de  S.  denti- 
rulata  Duda  (Stenhammar?)  par  le  disque  du  thorax  pulvérulent, 
d'un  brun  mat.  ainsi  que  par  les  rangées  impaires  de  verrues  mé- 
dianes. 

Les  trop  courtes  descriptions  des  espèces  de  Sphaerocera  de  Mei- 

GEN,     RoBINEAU-DeSVOIDY,    ZeïTERSTEDT,    HaLIDAY.    BrULLÉ    et   RONDANI 

ne  permettent   pas  de  les  prendre  en  considération  étant  donnée 
l'inaccessibilité  des  types  qui  peuvent  encore  exister. 

La  description  précédente  a  été  faite  d'après  un  c?  communiqué 
par  M.  le  P'  Bezzi  et  recueilli  par  M.  Falcoz  à  Vienne  en  Dauphiné, 
dans  un  terrier  de  Martin-Pécheur  (4 /cef/o  hispida  L.) 

HELEOMYZmAE 

Eccoptomera  inicrops  Meig.  —  Nid  de  Taupe.  Vienne,  28-XII; 
une  Q  !  Cette  espèce,  intéressante  en  raison  de  ses  yeux  réduits,  a  été 
trouvée  déjà  dans  les  mêmes   conditions   en  Hollande  par  Hesel- 

HAUS  ('). 

Oecothea  fenestralis  Fall.  —  Nid  de  Belette;  Villars,  février 
(Cûtî;).  Nid  de  Taupe;  Lons-le-Saunier,  février  (Chatenay). 

J'ai  signalé  (/.  c,  p.  164)  cette  espèce  chez  le  Blaireau,  le  Lapin  et 
le  Campagnol.  Ces  nouvelles  captures  viennent  confirmer  mon  opi- 
nion au  sujet  de  son  éthologie,  les  terriers  de  Mammifères  semblent 
bien  réaliser  en  Europe  son  habitat  normal. 

Chloropidae 

Dicraeus  pallidiventris  Macq.  —  Nid  de  Taupe.  Vienne;  éclos  le 
1>0-1V. 

(1)  L.  Falcoz,  1.  c,  p.  103. 


Smnce  du  H  mai  1921.  143 

Note  synonymique  sur  le  Diachlorus  maroccamis  E'iqot 

LDiPï.  Tabanidae] 

par  J.-M-.R.  Surcouf. 

Bigot  en  1892  décrivit  le  Diachlorus  maroccanus  d'après  un  exem- 
plaire mâle,  trouvé  à  Tanger.  La  présence  d'un  Diachlorus  au  Maroc 
était  improbable,  car  des  vingt-six  espèces  connues,  vingt-quatre  ha- 
bitent le  Brésil,  une  provient  des  îles  Philippines  et  la  dernière  des 
monts  Himalaya.  Grâce  à  l'obligeance  courtoise  de  notre  collègue 
M.  E.  CoLLiNs,  nous  avons  pu  examiner  le  type  de  Bigot  et,  ainsi 
que  nous  le  supposions,  cet  insecte  n'est  pas  un  Diachlorus  mais  un 
Mesomyia,  sous-genre  créée  par  Macquart  pour  quelques  espèces  à 
yeux  velus,  démembrées  du  genre  Silvius  Meigen.  En  1913,  nous 
avons  pris  plusieurs  spécimens  de  cette  espèce  à  Tanger,  une  autre 
femelle  a  été  trouvée  par  M.  R.  Benoist  en  Haute-Moulouya.  Il  résulte 
de  la  comparaison  de  ces  exemplaires  avec  celui  de  Meigen  que  le 
D.  maroccanus  Bigot  est  le  mâle  non  encore  connu  de  Chrijsops  sin- 
gularis  Meigen.  Cet  insecte  a  été,  suivant  les  diptérologistes  qui  l'ont 
examiné,  considéré  comme  étant  un  Chrysops,  puis  un  Nemorius  :  il 
diffère  de  l'un  et  de  l'autre  par  les  rapports  de  longueur  qu'ont  entre 
eux  les  articles  antennaires  et  appartient,  sans  conteste,  au  genre 
Mesomyia  comme  nous  l'avons  indiqué  plus  haut. 

La  synonymie  doit  donc  s'écrire  : 
Mesomyia  singularis  Meigen,  Syst.  Bechr.  (1838),  VII,  p.  60,  n°  12 

(Chrypsops).  Europe  méridionale. 
=  Diachlorus  maroccanus  Bigot,  Mem.  Soc.  zool.  France,  V,  [1892] 

p.  623.  Maroc. 


Complément  de  description  et  biologie  ù'Apanteles  rubecula  MarshaL 

[Hym.  Braconidae]  parasite  de  Pieris  rapae  L.  [Lep.  PieridarI 

parles  D'^Gl.  Gautier  et  Ph.  Riel. 

Nous  avons  fréquemment  trouvé  dans  la  région  lyonnaise  Apanteles 
rubecula  Marshall.  Dans  le  Species  des  Hyménoptères  d'André  (t.  IV, 
p.  419),  Marshall  ne  signale  ce  Braconide  que  d'Angleterre,  où  il  est 
parasite  sohtaire  des  jeunes  larves  de  Pieris  rapae. 

Aux  caractères  assignés  par  l'auteur  anglais  à  son  espèce,  nous 
devons  en  ajouter  d'aulrcs,  (i|)<rrv('-s  sur  A.  ruberuhi.  des  environs  df 
Lyon. 


144  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Tête.  —  Palpes  maxillaires  d'un  jaunâtre  plus  ou  moins  pâle, 
avec  parlois  les  deux  derniers  articles  un  peu  brunis. 

Thorax.  —  Mésopleure  fortement  ponctuée  en  avant  et  moins  den- 
sément  dans  sa  partie  inféro-postérieure,  lisse  et  plus  luisante  sur  le 
reste  de  sa  partie  postérieure. 

Abdomen.  —  Troisième  segment  densément  ponctué,  surtout  dans 
ses  deux  tiers  antérieurs.  Les  derniers  segments  abdominaux  ont 
des  ponctuations  plus  rares  dans  la  même  région.  Le  troisième  seg- 
ment peut  être  ruguleux,  mais  plus  linement  que  le  second;  sa  base 
est  aussi  ruguleuse  que  le  second  segment,  et  présente  un  début  de 
carène  médiane. 

Pattes.  —  Dans  leur  ensemble  elles  sont  testacé  rougeâtre,  la 
paire  postérieure  étant  plus  chaudement  colorée  que  la  deuxième  et 
surtout,  généralement,  que  la  première.  La  partie  antérieure  des 
hanches  antérieures  et  moyennes  est  d'un  testacé  obscur,  parfois  très 
sombre  sur  certains  échantillons,  et  parfois  plus  sombre  sur  la  hanche 
moyenne  que  sur  l'antérieure;  le  reste  des  hanches  antérieures  et 
moyennes  et  les  hanches  postérieures  sont  noirs. 

Pattes  antérieures  :  Irochanters  testacés,  1'=''  trochanter  légèrement 
bruni  sur  ses  bords  externe  et  interne,  moins  fortement  sur  une 
partie  de  sa  face  postérieure.  Fémur  et  tibia  testacés;  il  peut  y  avoir 
un  peu  de  noir  sur  l'un  et  l'autre,  en  dehors,  vers  l'articulation  fé- 
moro-tibiale.  Segments  tarsaux  légèrement  brunis  en  dehors  et  vers 
leur  extrémité  dislale;  dernier  article  des  tarses  et  surtout  grilï'ette 
beaucoup  plus  sombres. 

Pattes  moyennes  :  l^""  trochanter  testacé,  bruni  sur  sa  face  antérieure, 
plus*  sombre  sur  sa  face  postérieure;  ses  bords  et  une  partie  des 
faces,  surtout  la  postérieure,  sont  brun  noirâtre  ;  â''  trochanter  testacé, 
le  plus  souvent  un  peu  bruni  vers  le  1"  trochanter  et  sur  le  bord 
interne,  beaucoup  moins  vers  le  fémur.  Fémur  et  tibia  testacés  :  il 
peut  y  avoir  un  peu  de  noir  sur  l'un  et  l'autre  vers  l'articulation 
îémoro-tibiale.  Tibia  bruni  vers  l'articulation  métatarsienne  et  à  la 
base  des  éperons.  Segments  tarsaux  un  peu  brunis  eu  dehors  et 
vers  leur  extrémité  distalc;  dernier  article  et  surtout  grifîette  noirâtres. 

Pattes  postérieures  :  1"  trochanter  noir,  avec  parfois  un  peu  de 
testacé  rougeâtre  sur  la  face  antérieure  vers  le  bord  interne;  2^  tro- 
chanter testacé  rougeâtre,  son  extrémité  supérieure  brunie,  surtout 
dans  l'angle  insinué  dans  le  l^""  trochanter.  Fémur  testacé  rougeâtre, 
uoir  sur  près  d'un  cinquième  de  sa  hauteur  vers  le  tibia,  très  légère- 
ment et  partiellement  bruni  vers  son  articulation  trochantérieune. 
Tibia  testacé  rougeâtre,  bruni  à  sa  partie  dislale  vers  le  tarse;  il  a 


Séance  du  11  mai  1921.  i4o 

également  un  peu  de  brun  vers  rarticulation  fémorale,  en  dehors. 
Segments  larsaux  du  même  brun  que  la  partie  inférieure  du  tibia; 
toutefois  le  métatarse  est  un  peu  plus  testacé  à  son  extrémité  tibiale; 
en  outre  il  y  a  un  peu  de  testacé  assombri  à  la  partie  interne  du  méta- 
tarse et  des  autres  segments  tarsaux.  Le  dernier  article  et  la  griffette 
sont  noirâtres. 

Biologie. 

Les  recherches  ont  été  faites  en  juillet  et  août.  Des  cocons  d'Apan- 
teles  ruherula,  ramassés  sur  des  choux,  étaient  isolés  dans  des  tubes 
a  essai  qu'on  bouchait  avec  du  coton  (comme  pour  les  cultures  bac- 
tériologiques). D'autre  part  on  récoltait  des  œufs  de  Pieris  rapae,  que 
l'on  trouve  en  grand  nombre,  isolément  dressés  sur  ou  sous  les 
feuilles  des  choux,  au  temps  où  l'on  voit  voler  le  papillon  dans  les 
potagers;  une  petite  surface  de  la  feuille  était  découpée  portant  l'œuf 
au  centre,  et  le  tout  était  mis  dans  un  tube  à  essai.  Quand  la  petite 
chenille  était  née,  on  la  transportait,  à  l'aide  d'un  fd  de  platine  aplati 
à  l'extrémité,  sur  un  fragment  frais,  allongé  (de  2-3  cm-)  de  feuille 
de  chou.  A  l'heure  voulue  on  introduisait  la  petite  chenille,  sur  son 
fragment  de  feuille,  dans  le  tube  où  se  trouvait  VApanteles.  On  pous- 
sait ce  morceau  de  feuille  à  peu  de  distance  dans  le  tube  qu'on 
rebouchait  aussitôt.  Les  manœuvres  de  VApanteles  ayant  été  observées 
à  loisir,  le  fragment  de  feuille,  avec  la  chenille  dessus,  était  retiré  et 
mis  dans  une  boite  de  Pétri  aussitôt -recouverte.  Tous  les  deux  jours 
on  remplaçait  le  morceau  de  feuille  par  un  autre,  frais,  soigneuse-, 
ment  visité  pour  en  chasser  tout  animal,  et  de  dimension  croissant 
^  avec  l'appétit  de  la  chenille;  celle-ci  était  doucement  transportée  avec 
le  fil  de  platine  sur  son  nouvel  aliment. 

De  nos  nombreuses  expériences,  toutes  concordantes,  nous  ne  cite- 
rons que  quelques-unes. 

Ponte  de  VApanteles  après  fécondation.  —  Une  femelle,  née  en 
captivité,  fécondée,  pique,  le  18  juillet  au  matin,  deux  petites  che- 
nilles de  Pieris  rapae,  nées  dans  la  nuit  du  17  au  18,  en  captivité. 
La  reconnaissance  de  la  chenille  est  rapidement  faite,  la  durée  de  la 
ponte  extrêmement  brève.  Une  des  chenilles  est  piquée  à  cinq  reprises, 
l'autre  à  deux.  De  chacune  de  ces  deux  chenilles  une  seule  larve 
d'Apanteles  sort  :  une  le  28  juillet,  par  une  brèche  sur  le  liane  de  la 
chenille,  au-dessus  de  la  2«  fausse  patte  abdominale,  l'autre  le  29  par 
une  brèche  sur  le  tlanc  au-dessus  de  la  3'=  fausse  patte.  Les  coques 
sont  aussitôt  tissées.  Un  Apanteles  est  sorti  de  sa  coque  le  o  août, 


146  Bulletin  de  In  Société  entomologique  de  France. 

l'autre  dans  la  nuit  du  o  au  6.  Pour  s'échapper,  l'adulte  sectionne  cir- 
culairement  une  calotte  à  l'un  des  pôles  de  la  corjue;  cette  calotte 
retombe, ensuite  sur  l'orifice. 

Une  même  chenille  piquée  à  plusieurs  reprises  ne  donne  jamais 
qu'un  parasite.  Il  faut  donc  que  malgré  la  multiplicité  de  ses  agres- 
sions VApanteles  ne  ponde  qu'un  œuf,  hypothèse  peu  vraisemblable, 
ou  qu'un  seul  de  ces  œufs  évolue,  ou  que,  plusieurs  parasites  coexis- 
tant tout  d'abord,  ils  se  dévorent  ensuite  jusqu'à  ce  qu'un  seul  reste 
maître  du  terrain. 

Ponte  parthénogénétique.  —  1*^'  Une  femelle  ^ Ximnteles  riibecula, 
née  en  captivité  dans  la  nuit  du  .31  juillet  au  1'=''  août,  est  mise  le 
3  août  après  midi,  sans  fécondation  préalable,  avec  deux  chenilles  de 
Pieris  rapae  nées  le  3  août  en  captivité.  Les  larves  parasites,  une 
seule  par  chenille,  sortent  dans  la  nuit  du  13  au  14  août,  l'une  par 
une  brèche  sur  le  flanc  droit  de  l'hôte,  au-dessus  de  la  2^  fausse 
patte  abdominale,  l'autre  par  une  brèche  sur  le  flanc  droit,  au-dessus 
de  l'espace  entre  les  S''  et  3'=  fausses  pattes.  Les  chenilles,  vidées  de 
leurs  parasites,  deviennent  à  peu  près  complètement  inertes  et  cessent 
le  17  août  de  répondre  à  toute  excitation.  Les  Apanteles  adultes 
sortent  des  coques  le  21  août. 

2'^  Le  même  Apanteles  Q  qu'en  1'^  pique  dans  la  matinée  du  4  août 
deux  petites  chenilles  de  Pieris  rapae  nées  dans  la  nuit  du  3  au  4,  en 
captivité.  Les  larves  parasites  sortent,  l'une  le  14  août  au  matin,  l'autre 
le  14  après-midi,  les  chenilles  parasitées  cessent  de  réagir  le  18  août. 
Les  Apanteles  adultes  sortent  des  coques  le  21  août. 

3°  Le  même  Apanteles  Ç  que  dans  les  expériences  ci-dessus  pique 
le  4  août,  tard  dans  l'après-midi,  quatre  chenilles  de  Pieris  rapae  nées  . 
le  4  août  au  matin,  en  captivité.  Trois  des  larves  parasites  sortent 
dans  la  nuit  du  13  au  14  août,  la  quatrième  dans  l'après-midi  du  14; 
chacune  est  sortie  de  son  hôte  par  une  brèche  sur  l'un  des  flancs,  au- 
dessus  des  fausses  pattes.  Des  chenilles  vidées  de  leurs  parasites,  une 
cesse  de  réagir  le  16  août,  une  le  17,  deux  le  18.  Trois  Apanteles 
sortent  des  coques  le  21  août,  un  le  22. 

Tous  les  Apanteles  provenant  de  ces  séries  de  pontes  parthénogé- 
nétiques  étaient  des  maies. 

Conclusions.  —  Apanteles  rubecula  Marshall  est  parasite  soli. 
taire  des  jeunes  chenilles  de  Pieris  rapae  (T. -A.  Marshall). 

La  ponte  du  Braconide  s'ellectue  dans  les  chenilles  peu  après 
l'éclosion,  alors  qu'elles  mesurent  quelques  millimètres. 

Apanteles  rubecula  est  capable  de  pondre  parthénogénétiquement. 


Séance  du  II  mai  1921.  147 

Dans  la  région  lyonnaise,  en  juiliet-aoùt,  l'évolution  du  parasite 
dans  la  Piéride  s'accomplit  en  dix-douze  jours.  Huit-neuf  jours  après, 
le  Braconide  adulte  sort  de  la  coque.  La  chenille  parasitée  cesse  de 
vivre  trois-quatre  jours  après  la  sortie  de  l'Hyménoptère. 

Hyper  parasites.  —  Trois  fois  nous  avons  trouvé  des  coques 
^Wpanteles  ruhecula  (récoltées  au  jardin)  parasitées  par  Tetrastichus 
rapae  Walk.  [Hym.  Chalgididae].  Une  coque  nous  a  donné  10  hyper- 
parasites,  une  autre  H,  la  troisième  14.  La  sortie  de  ces  Chalcidides 
s'est  effectuée  dans  un  cas  par.  un,  dans  les  deux  autres  cas  par  deux 
petits  orifices,  situés  sur  la  partie  longitudinale  de  la  coque  de  VApan 
teles.  Il  est  vraisemblable  que  l'hyperparasite  pique  la  larve  d'Apan- 
teles  rubecula  à  travers  la  peau  de  la  chenille  de  Pieris  i^apae,  comme 
cela  a  été  établi  pour  ce  même  hyperparasite,  attaquant  dans  la  che- 
nille de  Pieris  brassicae,  à  travers  la  peau  de  celle-ci,  la  larve  d'Apan- 
teles  glomeratus  L.  D'autres  recherches  nous  fixeront  à  ce  sujet. 


Description  d'une  espèce  nouvelle 
du  genre  Troglophilus  [Orth.  Phasgonuridae] 

par  L.  GiiopARD. 

Troglophilus  spinulosus,  n.  sp.  —  Type  :  Un  cf  immature  pro- 
venant de  Gonia,  Crète  (D.  M.  A.  Bâte;  23-111-1904);  British Muséum. 

Taille  et  aspect  des  autres  espèces  du  genre;  couleur  grisâtre, 
moucheté  do  petites  taclies  jaunes;  bord  postérieur  des  tergites  abdo- 
minaux et  fémurs,  surtout  les  postérieurs,  garnis  de  petits  tubercules 
spinulif ormes.  Face  avec  quatre  bandes  brunes  sous  les  yeux  et  sous 
les  antennes;  palpes  maxillaires  assez  grêles,  leur  3«  article  un  peu 
plus  long  que  le  4^  et  plus  court  que  le  5^  (long,  des  art.  2,5-2,3- 
3,3  mm);  palpes  labiaux  à  3<^  article  faiblement  dilaté  et  rembruni  au 
sommet.  Pronotum  fortement  convexe,  tacheté  de  jaune,  avec  une 
ligne  claire  médiane,  légèrement  sillonnée,  bords  antérieur  et  posté- 
rieur convexes,  marqués  de  taches  brunes  et  jaunes  alternées;  lobes 
latéraux  élevés,  à  bord  inférieur  faiblement  convexe.  Méso-  et  méta- 
notum  colorés  comme  le  pronotum,  leur  bord  postérieur  fortement 
convexe,  subanguleux  au  milieu.  Abdomen  d'une  couleur  générale 
analogue  à  celle  du  pronotum,  les  taches  jaunes  moins  nombreuses, 
le  1"  tergite  présentant  une  assez  grande  tache  brun  foncé  d(f  chaque 
côté  de  la  ligne  médiane;  une  autre  grande  tache,  de  même  couleur 


148 


Bulletin  de  la  Société  eutomolofjique  de  France. 


s'étendant  en  arc  de  cercle  sur  le  côté  des  4%  o"^  et  6^  tergites;  bord 
postérieur  des  tergites  jusqu'au  6^  présentant  une  rangée  de  petits 
tubercules  bruns,  subaigus  ;  les  6'^,  7''  et  8*=  tergites  sont  un  peu  caré- 
nés postérieurement,  présentant  même  une  saillie  médiane  anguleuse, 
surtout  prononcée  au  8«;  10^  tergite  court,  un  peu  déprimé  à  l'apex; 
valve  anale  supérieure  triangulaire.  Plaque  sous-génitale  grande, 
échancrée  à  l'apex  ;  styles  coniques.  Gerques  assez  courts,  dilatés  à  la 
basé  du  côté  externe. 
Pattes  assez  courtes,  jaunâtres  avec  quelques  taches  brunes.  Fémurs 


l'ig.    1.  —  'j'rofjlopinlus  spiiiidosiis,  n.  sp.  x  3. 


autérieurs  comprimés,  arrondis  en  dessus,  sillonnés  en  dessous,  garnis 
d'un  petit  nombre  de  faibles  spinules  situées  surtout  dans  la  partie 
apicale  et  le  long  des  bords  inférieurs;  tibias  un  peu  plus  longs  que 
les  fémurs,  quadrangulaires,  armés  de  quatre  éperons  apicaux  très 
petits,  surtout  les  externes;  leurs  bords  supérieurs  portent  une  dizaine 
de  très  petites  épines,  leurs  bords  inférieurs  H-12  épines  assez  lon- 
gues, très  aiguës  et  très  couchées;  tarses  longs,  comprimés,  les  trois 
premiers  articles  jaunes,  peu  pubescents,  carénés  en  dessous,  le  der- 
nier un  peu  rembruni  à  l'apex,  le  métatarse  égal  aux  autres  articles 
réunis.  Pattes  intermédiaires  semblables  aux  antérieures,  mais  un  peu 
plus  courtes,  présentant  la  même  armature  avec  les  éperons  apicaux 
du  tibia  un  peu  plus  grands.  Fémurs  postérieurs  assez  fortement 
dilatés  à  la  base,  présentant  une  partie  apicâle  cylindrique  à  peu  près 
égale  a^  tiers  de  leur  longueur  totale;  leur  surface  est  en  grande 
partie  couverte  de  spinules  aiguës  et  leur  bord  inférieur  interne  porto 


Séance  du  11  mai  1921.  149 

cinq  à  six  épines  dans  sa  partie  moyenne  ;  apex  armé  d'une  petite 
géniculaire  interne;  tibias  beaucoup  plus  longs  que  les  fémurs,  qua- 
drangulaires,  à  bords  supérieurs  armés  de  55-60  épines  disposées  en 
séries  croissantes  de  trois  à  quatre,  la  dernière  de  chaque  série  beau- 
coup plus  forte  qne  la  première  de  la  série  suivante,  surtout  au  bord 
interne;  une  épine  apicale  sur  chaque  bord,  un  peu  isolée  et  assez 
forte;  bords  inférieurs  armés  de  vingt-cinq  épines  environ,  fines  et 
couchées,  situées  sur  les  deux  tiers  apicaux  et  très  serrées;  six  épe- 
rons apicaux,  les  inférieurs  petits,  spiniforraes,  intermédiaires  un  peu 
[lUis  longs,  supérieurs  assez  grands  mais  épais,  l'interne  un  peu  plus 
grand  que  l'externe,  atteignant  la  moitié  du  métatarse;  métatarses  à 
peu  près  aussi  longs  que  les  autres  articles  du  tarse  réunis,  compri- 
més, un  peu  élargis  à  l'apex,  armés  d'une  épine  apicale  et  de  6-7  den- 
ticulations  au  bord  supérieur;  2*^  article  du  tarse  fortement  élargi  à 
l'apex,  à  bord  supérieur  convexe. 

Long,  du  corps  14,5  mm.  ;  pronot.  o  mm.  ;  mésonot.  3,5  mm.  ;  méta- 
not.  3  mm.;  fém.  ant.  8.5  mm.;  tib.  ant.  9,5  mm.;  fém.  interm. 
7,8  mm.  ;  tib.  interm.  9,1  mm.;  fém.  post.  16  mm.  ;  tib.  post.  19,5  mm.; 
tarse  post.  6,5  mm.;  métatarse  post.  3  mm.;  cerque  3  mm.;  éperon 
sup.  int.  !l;,5mm. 

L'individu  qui  a  servi  de  type  k  celte  description  est  évidemment 
immature;  mais,  la  consistance  très  ferme  des  téguments  et  l'état  des 
organes  génitaux  indiquent  d'une  façon  à  peu  près  certaine  qu'il  n'a- 
vait plus  qu'une  mue  à  faire  pour  parvenir  à  l'état  adulte.  D'ailleurs 
quelque  inconvénient  qu'il  puisse  y  avoir  à  établir  une  espèce  sur  un 
type  non  adulte,  cet  insecte  montre  des  caractères  assez  nets  pour  ne 
laisser  aucune  hésitation  sur  sa  valeur  spécifique.  Les  points  vraiment 
importants  qu'il  est  impossible  de  préciser  concernent  l'extrémité 
abdominale,  |)articulièrement  le  10"^  tergite,  si  caractéristique  chez  les 
autres  Troglopliilus,  et  l'organe  copulateur.  En  ce  qui  concerne  le 
premier,  il  est  impossible  d'indiqu^-r  d'une  façon  précise,  d'après 
l'examen  du  type,  ce  que  serait  sa  forme  dédnitive,  mais  ou  peut 
constater  que  d'autres  espèces  {T.  cavicola  Koll .  et  T.  neglectns  Kr.), 
à  un  stade  correspondant,  montrent  déjà  une  dillerenciation  très  mar- 
quée dont  il  n'existe  aucune  trace  ici  ;  quant  à  l'organe  copulateur, 
il  est  entièrement  symétrique  et  ne  semble  devoir  présenter  aucune 
partie  sclérifiée,  se  rapprochant  ainsi  davantage  de  T.  neglertus  que 
de  T.  cavicola. 

Malgré  le  manque  de  précision  de  certaines  descriptions,  on  peut 
tenter  d'établir  le  tableau  suivant  pour  faciliter  la  détermination  des 
cinq  espèces  de  Troglopirilus  actuellement  connues  : 


150  Bulletin  de  la  Société  entomoloyiq^e  de  France. 

1.  Fémurs  postérieurs  courts,  dilatés  régulièrement  presque 
jusqu'à  l'apex.  (Espèce  habitant  l'Asie  Mineure),  çf  in- 
connu       T.  Escalerai  Bol. 

-  Fémurs  postérieurs  plus  longs,  avec  une  partie  apicale 
cylindrique  égale  au  moins  au  tiers  de  la  longueur  totale.      2. 

2.  Fémurs,  surtout  les  postérieurs,  couverts  de  petites  épi- 
nes; métatarses  postérieurs  assez  fortement  dilatés,  abord 
supérieur  armé  de  6-7  denticulations;  2^  article  du  tarse 
postérieur  très  dilaté;  r?  10«  tergite  non  (ou  peu?)  diiïé- 
rencié,  styles  coniques;  Q  inconnue.  (Espèce  Cretoise)... 
T.  spinulosus  (^  h  0  p . 

—  Fémurs  a  surface  inerme;  métatarses  postérieurs  peu  dila- 
tés, à  bord  supérieur  armé  de  10-i2  denticulations  très 
serrées  ;  2'^  article  du  tarse  peu  dilaté  ;  çf  10*^  tergite  lobé, 
styles  cylindriques  ou  aplatis.  (Espèces  du  sud-est  de  l'Eu- 
rope)         3 . 

3.  10^=  tergite  du  cf  à  lobes  arrondis,  séparés  par  une  inci- 
sion étroite,  organe  copulateur  un  peu  asymétrique,  pré- 
sentant une  grande  pièce  médiane  supérieure  sclérifiée; 
10°  tergite  de  la  Q  transverse,  légèrement  émarginé  à 
l'apex T.  cavicola  K o  1 1 . 

—  10'=  tergite  du  cf  a  lobes  divergents,  triangulaires  ;  organe 
copulateur  symétrique,  présentant  une  languette  supé- 
rieure triangulaire,  non  sclérifiée;  10^  tergite  delà  9  bi- 
denté 4. 

4.  Corps  court,  ovalaire,  à  peine  plus  long  que  les  fémurs 
antérieurs;  fémurs  postérieurs  une  fois  et  demie  aussi 
longs  que  le  corps;  cf  plaque  sous-génitale  excisée  à  l'a- 
pex, styles  comprimés;    Q  oviscapte  presque  aussi  long 

que  le  corps T.  oviiliforinis  K  a  r  n  y 

—  Corps  plus  allongé,  deux  fois  aussi  long  que  les  fémurs 
antérieurs;  fémurs  postérieurs  à  peine  plus  longs  que  le 
corps;  d'  plaque  sous-génitale  tronquée  à  l'apex,  styles 
cylindriques,  assez  grêles:  Q  oviscapte  un  peu  plus  long 

que  la  moitié  du  corps T.  neglectus  Krauss 

Aucune  indication  n'est  donnée  sur  la  façon  dont  l'insecte  ici  décrit 
a  été  capturé;  très  probablement,  il  s'agit  d'une  espèce  vivant,  comme 
ses  congénères,  soit  dans  les  grottes,  soit  sous  les  pierres  dans  les 
endroits  humides,  c'est-à-dire  un  troglophile  au  sens  biologique  du 
mot. 


Séance  du  H  mai  1.921.  151 

Beaucou|3  plus  encore  que  les  Dolichopodes,  les  Troglophiles  sont 
isolés  dans  la  faune  européenne  ;  alors  que  les  premiers  ont  des  pro- 
ches parents  nombreux  dans  la  région  indo-australienne,  les  seconds 
ne  présentent  d'affinités  réelles,  quoique  assez  lointaines,  qu'avec  les 
Ceutophilus  de  l'Amérique  du  Nord. 

La  découverte  en  Crète  d'une  espèce  de  Troglophilus,  voisine  mais 
néanmoins  bien  distincte  de  celles  de  la  région  Adriatique,  présente 
un  intérêt  incontestable.  Cette  espèce  établit  un  lien  très  net  entre  les 
formes  balkaniques  et  T.  Escalerai  d'Asie  Mineure.  On  ne  peut  vrai- 
ment interpréter  la  présence  en  ces  différents  points  d'insectes  aptères, 
presque  complètement  cavernicoles,  que  comme  l'indice  d'une  parenté 
datant  de  l'époque  oi'i  ces  régions  étaient  réunies,  c'est-à-dire  de  l'ère 
tertiaire  (').  Les  Troglophiles  peuvent  donc  être  considérés  comme 
des  relictes  dont  Fage  donnait  encore  dernièrement  un  exemple  (-) 
d'une  faune  tertiaire  presque  entièrement  disparue  et  représentée  seu- 
lement par  quelques  espèces  sténothermes  et  très  liygrophiles  réfu- 
giées dans  les  grottes  du  sud  de  l'Europe  et  dé  l'Asie  Mineure. 


Bulletin   bibliographique 

Entomologisfs  monthly  Magazine  {The),  LVII  [1921],  682.  —  Uvarov 
(B.-P.)  :  Some  new  Orthoptera  from  the  Caucasus;p.  49.  —  Wood- 
FORDE  (F.-C.)  :  Some  Lepidoptera  from  Eastern  France;  p.  ol.  — 
MoRLEY  (C.)  :  British  Ichneumons  :  Additions  and  Conlirmations; 
p.  53.  —  Butler  (E.-A.)  :  On  ^abis  lutiveiitris  Bob,;  p.  o7.  — 
Bagnall  (R.-S.)  :  On  Physothrips  latus  Bagu.  and  some  allied  spe- 
cies;  p.  61.  —  Pearce  (E.-.I.)  :  Ggriaus  urinutor  111.  and  G.  bicolor 
Pk.,  near  Cambridge;  p.  64.  —  Ashe  (G. -H.)  :  A  «  trap  »  for  sap- 
frequenting  beetles;  p.  64.  —  Hudson  (G.-V.)  :  Pairing  of  Bombus 
terrestris  in  New  Zealand;  p.  65. 


(1)  D'après  les  renseignements  que  m'a  très  aimablement  fournis  M.  le  P'' 
Cayeux,  l'efl'ondrement  de  l'Égéide,  duquei  a  résulté  l'isolement  actuel  de  la 
Crète,  ne  date  que  du  quaternaire,  comme  le  prouve  la  présence  dans  celte 
île  de  VElephas  antiquus. 

(2)  L.  Face.  —  Sur  quelques  Araignées  apneumones  (C.  R.  Ac.  Se,  CLXXII 
[1921],  pp.  620-G22). 


152  Bulletin  de  la  Société  entomologigue  de  France. 

Agricultural  Gazette  of  N.  S.  ]yales  {The),  XXXI  (1920).  1-11. 
—  Froggatt  (W.-W.)  :  Notes  on  the  apple  Rool  weevil  (Leptops 
Hopei)  ;  p.  o6.  flg.  —  Id.  :  Tlie  powder-post  Beetle  and  its  Parasite  ; 
p.  273.  lig.  —  Gallard  (L.)  :  Notes  on  the  Dicky  Rice  Weevil 
{Prosaijleus  phytolijmiis]  ;  p.  280,  fig.  —  Froggatt  (W.-W.)  :  Three 
native  Beetles  attacking  Orcliard  Trees;  p.  421,  lig.  —  Id.  :  Saun- 
ders'  case-moth  [Metum  elongata);  p.  438.  —  Id.  :  Thrips  Dama- 
ging Tobacco  [Anophothrips  striatus);  p.  502,  tlg.  —  Id.  :  Orchard 
and  Garden  Mites,  1.  Blister  Mites;  p.  o77.  —  Id.  :  Insects  found 
on  Tobacco  in  New  South  Wales;  p.  714.  tig.  —  Gallard  (L.)  : 
Strawberry  Culture  around  Sidney;  p.  81o,  flg.  —  XXXII  (1921), 
1-3.  —  Froggatt  (W.-W.)  :  The  blue  Oat  Mite  {Noiophallus  hicolor 
n.  sp.);  p.  33,  flg.  — Id.  :  Tlie  Powdor  Post  Beetle;  p.  44.  —  lo.  : 
Orchard  and  Garden  Mites,  2.  —  Spinning  Mites  (Fam.  Tetranychi- 
dae);  p.  130.  —  Id.  :  Ladybird  Beetles  and  Potatoes;  p.  196. 

Zoolofiicat  Society  of  London  {Proceedings  1919.  —  Marshall  (G.-A.- 
K.)  :  On  the  species  ol  Balaninus  occurring  in  Bornéo;  p.  365, 
2  pi.  —  1920,  MV.  —  TuRNER  (R.-E.)  and  Waterson  (J.)  :  A  revi- 
sion of  the  Ichneumonid  Gênera  Labiiim  and  Poecilocrijptus;  p.  1. 
■flg.  —  HoGG  (H.-R.)  :  Some  Australian  Opiliones;  p.  31,  2  pi.  ~ 
HiRST  (S.)  :  Revision  of  the  English  species  of  Red  Spider  (Gen. 
Tetranychus  and  Oligonychus ;  p.  49,  fig.  —  Altson  (A. -M.)  :  The 
life-history  and  habits  of  two  Parasites  of  Blow-flies;  p.  195,  flg.  — 
Laidlaw  (F. -F.)  :  Contributions  to  a  Study  ol  Ihe  Dragonfly  Fauna 
of  Bornéo,  Part.  IV.  A  list  of  species  known  to  occur  in  the  Island; 
p.  311,  flg.  —  Hawkes  (Oiièra  A.  Merritt)  :  Observations  on  the 
hfe-history,  biology,  and  genelics  of  the  lady-hird  Beetle,  Adalia 
bipunctatu  Muls.;  p.  475.  —  Carter  (H. -F.)  :  Descriptions  of  the 
adult,  larvaland  pupal  Stages  of  a  new  Mosquito  from  Lord  Howe 
Island.  S.  Pacifie;  p.  623,  flg.  -  Cotterell  (G.-S.)  :  The  life-his- 
tory and  liabits  of  the  yellow  dung-fly  [Scatophaga  stercoraria)  :  a 
possible  blow-fly  Check,  p.  629,  flg. 


Le  Secrétaire-gérant     L.  CuorARD. 


Tïi'Olir.APilIE    FIllMlN-DiDOT    ET   C'«.    ~   l'AllIS, 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


séance  du  35  mai  19S1. 

présidence  de  M.  J.  SURCOUF. 

Sommaire. 

Coi'respondance,  p.  i^3.  —  Nécrologie,  p.  155.—  Changevients  d'adresses, 
p.  155.  —  Admissions,  p.  155.  —  Présentation,  p.  155.  —  Exonérations, 
p.  156.  —  Contributions  à  nos  publications,  p.  156.  —  Prix  Constant  i920 
{Vote),  p.  156. 

Observations  diverses.  —  G.  Pécoud.  Capture  [Col.  CarabidaeI,  p.  157. 

Communications.  —  J.  Sainte-Claire  Deville.  Sur  les  Nebria  brevi- 
collis  F.  et  iberica  P.  d'Oliv.  [Col.  Carabidae],  p.  157.  —  A.  Méqdignon. 
Diagnoses  provisoires  de  C^eZonanwm  nouveaux  etnotesynonymique  [Col. 
Hyrrhidae],  p.  101.  —  E.  Si:<.iiv.  Notes  synonymiques  sur  (juelques  Mousti- 
ques paléarctiques,  p.  162. 


M.  Maurice  Pic,  de  Digoin,  assiste  à  la  séance. 

Correspondance.  —  MM.  Ch.  Lekèvre  et  E.  de  Térouanne  remer- 
cient la  Société  de  leur  admission. 

—  M.  L.  Chopard  a  reçu  d'un  de  ses  correspondants  russes,  M.  B. 
TIvAROv,  actuellement  au  Britisli  Muséum,  une  longue  lettre  concer- 
nant la  situation  actuelle  des  entomologistes  russes. 

La  lettre  de  M.  Uvarov  est  un  appel  émouvant  en  faveur  de  ses 
amis  restés  en  Russie  et  est  de  nature  à  intéresser  vivement  les  mem- 
bres de  la  Société  ;  il  dit  notamment  ceci  : 

Une  lettre  ine  parvient  de  Pétrograd  et  elle  contient  une  longue  liste  des 
entomologistes  qui  sont  morts  durant  ces  dernières  années.  Je  pense  que 
vous  voudrez  bien  communiquer  les  noms  de  nos  collègues  inorls  à  la  Société 
Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921].  —  N''  10. 


154  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

entomologique  de  France  et  je  vous  joins  une  liste  des  noms  des  plus  connus 
parmi  eux.  Le  nombre  total  des  membres  de  la  Société  entomologique  russe 
qui  sont  morts  pendant  ces  années  est  de  près  de  50;  comme  beaucoup 
de  spécialistes  éminents  sont  parmi  eux,  l'entomologie  russe  a  supporté  de 
très  lourdes  perles. 

Cependant,  ceux  qui  sont  encore  vivants  sont  très  anxieux  de  recevoir 
des  nouvelles  scientifiques,  car  il  est  extrêmement  dur  d'être  séparés  du 
monde  entier  pendant  près  de  quatre  ans.  Ils  m'ont  demandé  de  les  aider 
à  obtenir  des  publications  entomologiques  parues  depuis  1914,  mais  n'ayant 
aucun  moyen  pour  les  acheter  (même  le  Musée  zoologique  de  l'Académie  des 
Sciences),  ils  demandent  à  leurs  collègues  étrangers  de  les  aider.  Peut-être 
voudrez- vous  être  assez  aimable  pour  demander  aux  membres  de  la  Société 
entomologique  de  France  d'envoyer  des  tirages  à  part  de  leurs  travaux,  qui 
seront  hautement  appréciés  par  nos  collègues  qui  meurent  à  la  fois  de  faim 
et  d'isolement  derrière  les  murs  de  la  grande  prisoh  qu'est  devenue  la 
Russie  d'aujourd'hui. 

Tous  les  livres  et  autres  publications  peuvent  être  envoyés  à  cette  adresse  : 
M.  G.  Jacobson,  Secrétaire  de  la  Société  entomologique  russe,  Musée  zoolo- 
gique de  l'Académie  des  Sciences,  Pétrograd  (flussie). 

M.  B.  UvARov  est  à  la  disposition  de  tous  nos  collègues  pour  leur  four- 
nir les  renseignements  qu'ils  peuvent  désirer  sur  des  entomologistes 
russes;  il  se  chargerait  en  outre  de  réexpédier  les  livres  ou  bro- 
chures qu'il  n'est  pas  possible  d'envoyer  directement  de  France  actuel- 
lement. Lui  écrire  au  British  Muséum,  Natural  History,  Cromwell 
Road,  London  W.  1. 

Liste  des  entomologistes  russes  dé  cédés  pendant 
les  années  1915-1917  ('). 

N.  Adelung,  Orthoptères,  mort  en  1917. 

S.  N.  Alferaki,   Lépidoptères,  —  1918. 

V.  L.  BiANKi,  zoologiste  au  Musée,  —  1920. 

P^  E.  Vassiliev,  entomologiste  agricole,  —  1919. 

N.-A.  Zarudny,  voyageur  naturahste.  —  1919. 

B.-A.  Karavaiev,  Formicidae,  —  1919. 

A.-K.  Krulikovsky,  Lépidoptères,  —  1920. 

N.-V.  KURD.IUMOV,   entomologiste  agricole,  —  1917. 

V.  OsHANiN,  Hémiptères,  —  1917. 

J.-A.  PoRTCHiNSKv,  entomologisto  agricole,  —  1916. 

E.  PYI.N0V,  Orthoptères,  —  1920. 


(1)  Morts  pour  la  plupart  du  typhus  et  de  privations. 


Séance  du  2Ij  mai  i9M.  153 

V.  RoDZJANKO,  entomologiste  agricole,                   mort  en  1919. 

N.-M.  RoMANOFF  (grand-duc),  Lépidoptères,  —  1919. 

A.  SiLANTJEV,  entomologie  forestière,  —  .  1918. 

D.-A.  Smirnov,  Curculionidae,  —  1920. 

A. -A.  SopoTSKO.  entomologiste  agricole,  —  1919. 

G.  SuvoROv,  Curculionidae,  Dorcadion,  —  1918. 

.1.  ScHREiNER,  entomologiste  agricole,  —  1918. 

P  N.  Cholodkovsky,  entomologie  générale,  —  1921. 

Th.  Stscherbakov,    Thysanoptères,  Dermaptères,        —  1920. 

.1.  ScHEVYREv,  entomologie  forestière,  —  1920. 

Nécrologie.  —  C'est  avec  un  profond  regret  que  le  Président 
annonce  le  décès  de  notre  collègue  Ch.  Ferton,  survenu  vers  le  dé- 
but de  ce  mois  à  Bonifacio  (Corse).  Entré  à  la  Société  en  1890, 
Ch.  Ferton  en  avait  été  nommé  Membre  honoraire  en  1920.  Il  est 
presque  inutile  de  rappeler  ses  importants  travaux  sur  la  biologie  des 
Hyménoptères,  parus  presque  tous  dans  nos  publications,  et  qui  lui 
ont  valu  une  renommée  universelle.  Une  notice  nécrologique  paraîtra 
dans  nos  Annales  sur  ce  regretté  biologiste  dont  la  mort  est  un  deuil 
pour  la  Société  et  pour  l'Entomologie  française. 

Bien  qu'éloigné  de  nous  depuis  longtemps,  Ferton  avait  gardé  pour 
la  Société  entomologique  une  profonde  sympathie  qu'il  a  tenu  à  lui 
témoigner  par  un  legs  que  la  Société  décide  en  principe  d'accepter; 
elle  charge  son  Trésorier  d'accomplir  les  formalités  et  de  faire  le 
nécessaire  pour  le  recueillir. 

Changements  d'adresses.  —  iM.  D.  d'Emmerez  de  Charmois,  Ento- 
mologiste et  Directeur  assistant  du  Musée  Desjardins,  Réduit  (île  Mau- 
rice). 

—  M.  J.  Obenberger,  Adjoint  d'Entomologie  au  Muséum  Krâl.  Ces- 
kého,  1900,  Vaclavské  Namesti,  Prague  II  (Tchéco-SIovaquie). 

Admissions.  —  M.  P.  Fonquernie,  151,  rue  Legendré,  Paris,  17^  — 
Lépidoptères. 

—  M.  le  P""  O.-W.  RosEWALL,  Louisiana  State  University,  Bâton 
Rouge  (Louisiana),  U.  S.  A.  —  Entomologie  appliquée. 

—  M.  G.  Rdter,  attaché  au  Ministère  des  Finances,  U,  rue  de 
Lanneau,  Paris,  5*^.  —  Coléoptères. 

Présentation.  —  M.  H.  Weber  à  Mont-Saint-Guibert  (Belgique), 
présenté  par  M.  le  P""  P.  Marchal.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  P.  V^ayssière  et  L.  Berland. 


do6  Bulletin  de  la  Société  enlomologique  de  France. 

Exonérations.  —  MM.  A.  Alfiéri,  E.  Cordier  et  H.  Navel  se  sont 
fait  inscrire  comme  membres  à  vie. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  L.  Gedoelst 50  francs. 

L.  SÉMICHON 25       — 

A.  Théry 50      — 

Anonymes 38      — 

Prix  Constant  1930  {Vote).  —  La  Société,  conformément  au 
Règlement  spécial  du  prix  Constant,  procède  au  vote  sur  les  conclu- 
sions du  rapport  déposé  à  la  séance  du  23  mars  1921  et  imprimé  dans 
ce  Bulletin,  n°  6,  p.  75. 

Soixante-douze  membres  ont  pris  part  à  ce  vote,  soit  directement, 
soit  par  correspondance.  Ce  sont  MM.  : 

Le  D''  P.  Achalme,  —  J.  Achard,  —  le  D''  V.  Auzat,  —  E.  Barthe, 

—  G.  BÉNARD,  —  R.  Benoist,  —  L.  Berland,  —  L.  Bleuse,  — 
G.  BoscQ,  —  le  D''  Boutarel,  —  P.  Chabanaud,  —  G.  Chopard,  — 
R.  Chudeau,  —  P.  Clément,  —  le  D""  J.  Cotte,  —  le  D""  A.  Gros, 

—  M.  Dalibert,  —  P.  Denier,  —  H.  Desbordes,  —  C.  Dumont,  — 
R.  Duprez,  —  P.  Estiot,  —  L.  Page,  —  J.  Faivre,   —  L.  Falcoz, 

—  H.  Gadeau  de  Kerville,  —  A.  Georgel,  —  J.  de  Guerne,  — 
P.  Guilliou,  —  M"*  L.  GuYON,  —  G.  Hardy,  —  A.  Hémon,  —  C.  Houard, 

—  L.  James,  —  Ch.  Janet,  —  J.  de  Joannis,  —  Ch.  Lahaussois,  — 
F.  Larrousse,  —  L.  Le  Charles,  —  F.  Lécuru,  —  P.  Lesne,  — 
L.  Lhomme,  —  J.  Lichtenstein,  —  G.  Louvet,  —  A.  Magdelaine,  — 
J.  Magnin,  —  A.  Méquignon,  —  G.  Mercier,  —  Ph.  Naude,  —  G.  PÉ- 
couD,  —  R.  Peschet,  —  P.  de  Peyerimhoff,  —  M.  Pic,  —  C.  Pierre, 

—  H.  PiERsoN,  —  L.  Planet,  —  le  D""  Ch.  Raoult,  —  le  D""  Ph.  Riel, 

—  le  D""  M.  Royer,  —  J.  Sainte-Claire  Deville,  —  P.  Scherdlin,  — 

E.  SÉGUY,  —  L.  SÉMICHON,  —  S.  SÉRAPHIN,  —  E.  SiMON,  —  .1.  SuRCOUF, 

—  F.  Tressens,  —  A.  Vayssière,  —  P.  Vayssière,  —  A.  de  Villèle, 

—  J.  Vincent,  —  A.  Viré.] 

Le  dépouillement  des  votes  donne  le  résultat  suivant  : 

L.  Chopard 72  voix. 

En  conséquence,  M.  L.  Chopard  est  proclamé  lauréat  du  prix  Cons- 
tant 1920  pour  son  ouvrage  intitulé  :  Recherches  sur  la  confor- 
mation et  le  développement  des  derniers  segments  abdomi- 
naux chez  les  Orthoptères. 


Séance  du  26  mai  19% l.  157 

Observations  diverses. 

Capture  [Col.  Carabidae].  —  M.  G.  Pécoud  signale  qu'au  cours 
d'une  excursion  dans  les  montagnes  du  Bugey,  près  Ambérieu  (Ain), 
il  a  capturé  plusieurs  exemplaires  du  rare  Pterostichus  nodicornis 
Fairm.,  découvert  autrefois  par  Rey  et  repris  plus  récemment  par 
l'abbé  Carret,  L.  Villard  et  M.  A.  Hustache. 


G  ommunications . 

Sur  les  Nebria  brevicollis  F.  et  iberica  P.  d'Oliv. 

[Col.  Carabidae] 

2^  note 

par  J.  Sainte-Claire  Deville. 

Depuis  l'envoi  des  quelques  lignes  que  j'ai  publiées  sur  ce  sujet 
dans  un  des  derniers  Bulletins  (1921,  p.  68),  les  renseignements  qui 
me  sont  parvenus  paraissent  assez  nombreux  pour  justifier  la  rédac- 
tion d'une  nouvelle  note. 

Je  résumerai  d'abord  en  quelques  mots  les  travaux  parus  tout 
récemment  en  Allemagne  et  dont  je  viens  seulement  d'avoir  connais- 
sance. 

Dans  les  Entomologische  Bldtter  (XV  [1919],  p.  180  et  XVI  [1920], 
p.  46),  P.  Meyer  a  publié  deux  petites  communications  où  il  exprime 
ses  doutes  sur  la  valeur  spécifique  de  Viberica.  Ces  deux  notes  n'ap- 
portent d'ailleurs  aucun  fait  nouveau  ;  elles  ne  contiennent  guère  que 
des  présomptions  et  des  vues  personnelles,  d'ailleurs  plausibles,  mais 
qui  n'ont  pas  fait  avancer  la  question  d'un  pas. 

Beaucoup  plus  importante  est  la  notice  courte,  mais  substantielle, 
consacrée  à  la  même  question  par  le  Pasteur  Hubenthal  {ibid.,  XV 
[1919],  p.  181). 

Pour  Hubenthal,  la  valeur  spécifique  du  N.  iberica  est  hors  de 
doute.  II  a  examiné  les  organes  copulateurs  cf  d'individus  de  même 
provenance  des  deux  formes,  et  constaté  des  différences  relativement 
importantes.  Comparé  au  pénis  du  brevicollis,  le  pénis  de  Viberica  est 
beaucoup  plus  grêle,  moins  étranglé  à  la  base  et  moins  fortement 
incurvé. 


158  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Il  signale  que  Viberica  a  été  trouvé  en  plusieurs  points  de  TAlle- 
magne,  notamment  à  Berlin,  à  Hildesheim,  à  Hanau,  à  Gotha  et  dans 
nombre  d'autres  localités  de  la  Thuringe,  etc.  L'espèce  n'est  nul- 
lement spéciale  aux  terrains  salifères. 

Ni  HuBENTHAL,  ni  Benick  {ibid.,  l.  c.)  n'ont  jamais  vu  d'individus  de 
Viberica  provenant  des  régions  orientales  de  l'Europe  (Hongrie,  Kar- 
pathes,  Péninsule  balkanique),  où  abonde  en  revanche  le  brevicollis. 

Je  passe  aux  renseignements  inédits. 

Ayant  eu  l'occasion  de  revoir  la  partie  de  ma  collection  restée  en 
France,  j'y  ai  trouvé  tout  d'abord  un  individu  de  Viberica  recueilli 
par  Paganetti-Hummler  à  Caril,  localité  située  sur  la  côte  occidentale 
de  la  Galice,  à  peu  de  distance  de  la  frontière  du  Portugal;  on  peut 
le  considérer  sans  trop  d'incertitude  comme  représentant  la  forme 
décrite  par  Paulino  d'OuvEiRA. 

Deux  Nebria  capturés  par  moi-même  en  juin  1907  dans  la  forêt  de 
Vierzon  (Cher)  se  rapportent  également  à  Viberica.  Leur  taille  est 
celle  des  plus  grands  brevicollis.  Au  point  de  vue  de  la  profondeur  des 
stries,  ils  se  rapprochent  davantage  de  la  race  des  Far-Ôer  que  de  la 
race  ibérique  et  pyrénéenne. 

Notre  collègue  L.  Puel,  d'Avignon,  qui  avait  séparé  de  longue  date 
les  deux  formes,  a  bien  voulu  examiner  pour  mon  compte  les  maté- 
riaux de  sa  riche  collection  et  m'autoriser  à  publier  le  résultat  de 
ce  travail.  Il  ressort  de  ses  recherches  que  le  iV.  iberica,  associé  au 
brevicollis,  est  abondamment  répandu  dans  les  départements  de  la 
France  méridionale  situés  à  l'ouest  du  Rhône,  et  spécialement  dans 
la  chaîne  des  Cévennes.  Les  localités  précises  sont  les  suivantes  : 

Lozère  :  col  de  Jalcreste;  Cocurès  près  Florac. 

Gard  :  Saint-Hippolyte-du-Fort  ;  étang  de  Pugeot  et  Saze  (en  face 
Avignon). 

Hérault  :  La  Salvetat;  vallée  de  la  Vis. 

La  collection  Puel  en  renferme  également  un  couple  du  plateau  de 
la  Calatrava  (Vieille-Caslillc). 

M.  Gavoy  m'en  a  communiqué  un  individu  provenant  de  Montréjeau 
(Haute- Garonne). 

Grâce  au  P""  J.  Roubal,  j'ai  pu  examiner  un  Nebria  de  Pribram 
(Bohême)  et  constater  son  identité  avec  la  race  des  îles  Far.-Oer. 

Je  puis  également  ajouter  quelques  précisions  à  la  connaissance  de 
la  dispersion  générale  des  deux  formes. 

Comme  on  l'a  vu  plus  haut,  le  brevicollis  seul  se  trouve  dans  le 


Séance  du  2S  mai  1921.  159 

sud-est  de  l'Europe.  Il  semble  en  être  de  môme  dans  les  trois  grandes 
îles  de  la  Méditerranée  (Corse,  Sardaigne  et  Sicile),  d'où  je  possède  des 
matériaux  assez  abondants. 

Un  individu  de  l'île  d'Aaland,  que  je  dois  à  l'amabilité  du  D''  U. 
Saalas,  est  un  vrai  brevicollis.  Cette  station,  connue  depuis  longtemps, 
constitue  la  limite  nord-est  de  la  dispersion  de  l'espèce.  Quant  à 
Viberica,  ilji  été  signalé  par  Mjoberg  à  une  centaine  de  milles  plus  au 
sud,  dans  l'îlot  de  Farô,  situé  à  la  pointe  N.  de  l'île  de  Gottland. 

Ainsi  se  confirme  et  se  précise  la  conclusion  déjà  formulée  dans  ma 
dernière  note.  Le  Nebria  brevicolHs  de  nos  ouvrages  classiques  se 
dédouble  en  deux  formes,  associées  sur  une  partie  importante  de  leur 
aire  de  dispersion  commune.  Elles  se  distinguent,  non  seulement  par 
la  structure  de  l'organe  reproducteur  o",  mais  par  un  caractère  très 
sûr,  et  auquel  nous  sommes  autorisés  à  attribuer  une  certaine  impor- 
tance. Chez  l'une  {brevicollis  s.  str.),  le  dessus  des  tarses  postérieurs 
est,  comme  dans  les  autres  paires,  garni  de  quelques  petites  soies; 
chez  l'autre  [iberica  P.  d'Oliv.),  il  est  absolument  glabre.  Ace  signe 
distinctif  s'ajoutent  de  légères  différences  dans  le  faciès,  le  brillant, 
la  sculpture  du  pronotum  et  des  élytres,  etc. 

Cependant  il  faut  reconnaître  que  ces  différences  extérieures,  qui 
ont  échappé  pendant  un  siècle  et  demi  aux  observateurs  les  plus 
minutieux,  sont  peu  saisissables  pour  un  œil  non  averti.  Parmi  les 
individus  de  provenance  pyrénéenne  ou  ibérique,  on  distingue  encore 
assez  aisément  les  petits  iberica  des  races  méridionales  du  brevicollis, 
toujours  plus  robustes  et  très  fortement  sculptées;  mais,  dans  l'Europe 
tempérée,  par  suite  d'une  sorte  de  convergence,  les  deux  formes  ont 
des  aspects  tellement  identiques  qu'il  est  impossible  de  les  séparer 
sans  un  examen  très  attentif  et  sans  le  secours  d'une  forte  loupe. 

Enfin,  là  où  elles  vivent  ensemble,  elles  sont  parfois  associées  dans 
la  nature  d'une  manière  si  étroite  et  si  fréquente  qu'elle  en  est  un 
peu  troublante.  Les  témoignages  sont  unanimes  et  formels  à  cet  égard. 
Les  deux  formes  ont  été  trouvées  mélangées  dans  des  récoltes  prove- 
nant des  mêmes  ravins  de  montagne  (Puel),  de  la  même  lisière  de 
bois  (L.  Benick),  du  même  jardin  (D'"Gusmann). 

C'est  ici  le  moment  de  se  demander  si  le  cas  des  Nebria  brevicollis 
et  iberica  est  bien  isolé,  et  si,  sans  sortir  du  même  genre,  on  ne 
pourrait  pas  trouver  un  exemple  présentant  avec  lui  quelque  analogie. 

ScHiôDTE  etaprèsluiScHAUiM(ap.Erichson,Naturg.d.Ins.Deutschl., 
I,  p.  9o)  rapportent  une  observation  curieuse  à  propos  du  N.  livida  L., 
dont  les  deux  races  {livida  s.  str.  et  lateralis  F.)  vivent,  comme  on  le 


160  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

sait,  tantôt  associées,  tantôt  isolées,  suivant  les  régions.  Chez  les  deux 
sexes  de  chacune  des  deux  formes,  on  trouve  des  individus  à  labre 
presque  droit  et  d'autres  à  labre  entaillé,  et  cela  sans  formes  de  passage. 
Voilà  donc  une  espèce  qui  présente  une  mutation  (')  à  deux  degrés, 
portant  d'une  part  sur  la  coloration,  et  de  l'autre  sur  la  structure  d'un 
organe  important.  Et  cependant  personne  ne  parle  plus  de  la  scinder! 

Il  semble  donc  qu'il  y  ait  lieu,  ne  fût-ce  que  par  une  sorte  de 
scrupule  scientifique,  d'établir  qu'il  ne  s'agit  pas  ici  d'un  fait  rentrant 
dans  la  catégorie  des  mutations.  Il  faut  pousser  plus  à  fond  l'étude 
du  petit  problème  d'histoire  naturelle  qui  se  pose  au  sujet  du  Nebria 
brevicollis.  On  devrait  notamment  : 

1°  Reprendre  l'étude  de  l'appareil  génital  commencée  par  Hubenthal 
pour  en  confirmer  les  résultats,  et  la  compléter  par  l'examen  du  sac 
intra-pénien,  organe  très  sensible  à  la  variation  d'une  espèce  à  une 
autre. 

2°  Préciser  le  comportement  des  deux  formes  en  tant  qu'associées 
dans  les  mêmes  localités.  Les  ISehria  de  ce  groupe  vivent  en  petites 
colonies  ou  en  petites  familles  ;  il  serait  essentiel  de  recueillir  à  part 
chacune  de  ces  colonies,  et  d'examiner  si  elles  sont  pures  ou  mé- 
langées. 

3°  Compléter  l'étude  de  la  distribution  géographique  des  deux 
formes,  laquelle  présente  encore  de  grandes  lacunes.  Leur  répartition 
dans  les  Iles  Britanniques,  en  Irlande  et  dans  les  archipels  situés  au 
large  des  côtes  de  l'Ecosse  a  notamment  une  importance   capitale. 

Une  fois  ces  trois  points  élucidés,  on  pourra,  en  toute  connaissance 
de  cause,  se  prononcer  sur  la  séparation  spécifique  des  Nebria  bre- 
vicollis et  iberica. 


(1)  J'emploie  à  dessein  le  mot  de  mutation,  dans  le  sens  que  lui  attribue 
M.  Blaringhem,  dont  le  beau  livre  m'a  aidé  à  passer  bien  des  heures  vides 
pendant  les  derniers  mois  de  la  guerre.  En  étudiant  certaines  des  petites 
difficultés  de  la  systématique  à  la  lumière  de  la  théorie  des  mutations,  telle 
(|u'elle  a  été  établie  par  De  Vriks  et  par  Blaringhem,  on  arriverait  souvent^ 
non  pas  à  les  expliquer  d'une  manière  absolue,  mais  à  les  faire  entrer  dans 
un  ensemble  de  phénomènes  déjà  connus  et  classés,  ce  qui  constitue  déjà  un 
progrès. 


Séance  du  2S  mai  1021.  161 

Diagnoses  provisoires  de  Chelonarium  nouveaux 
et  note  synonymique  [Col.  Byrrhidae] 

par  A.  MÉQUiGNON. 

Chelonarium  murinum,  n.  sp.  —  Noir,  ovale,  à'  ponctuation 
assez  forte  et  serrée,  à  pilosité  d'un  blanc  grisâtre,  très  serrée,  cou- 
vrant la  partie  antérieure  du  pronotum,  l'écusson  et  la  majeure  partie 
des  élytres;  ceux-ci  gris,  moins  une  tache  arrondie  de  chaque  côté 
de  l'écusson,  une  tache  centrale,  grande,  ovale  et  l'extrémité  qui  sont 
dénudées  et  noires.  Dessous  d'un  brun  ferrugineux  foncé,  très  forte- 
ment et  trèsdensément  ponctué,  à  poils  blancs,  courts  et  épars;  tarses 
et  antennes  testacés.  —  Long.  6  mm.,  larg.  max.  3  mm. 

Patrie  :  Guyane,  Cayenne;  1  ind.  (coll.  A.  Grouvelle). 

Chelonarium  Grouvellei,  n.  sp.  —  Très  voisin  de  murinum  mihi, 
auquel  il  ressemble  par  sa  forme  et  son  système  de  coloration.  Plus 
grand,  plus  élargi  derrière  les  épaules,  plus  fortement  arrondi  sur  les 
côtés.  Pilosité  semblableel  pareillement  disposée,  mais  laissant  en  outre 
à  découvert  une  petite  tache  noire  arrondie,  de  chaque  côté  du  prono- 
tum en  avant,  une  tache  noire  très  nette,  grande,  vers  le  milieu  des 
côtés  des  élytres  et  seulement  une  bande  dénudée  vers  l'extrémité  de 
ceux-ci,  l'apex  étant  couvert  de  poils  blancs,  serrés.  En  outre,  le  bord 
rétléchi  du  protliorax  est  marqué  d'une  petite  macule  blanche.  — 
Long.  7  mm.,  larg.  max.  4  mm. 

Patrie  :  Pérou,  El  Madré  de  Dior,  500  m.;  1  ind.  (coll.  A.  Grou- 
velle). 

Chelonarium  Pici,  n.  sp.  —  Taille  et  forme  du  bicolor  Ghe- 
vrolat,  mais  élytres  plus  atténués  en  arrière;  pronotum  plus  foncé, 
brunâtre,  â  pilosité  bien  visible,  peu  serrée;  bien  plus  densément 
ponctué  dans  la  partie  déprimée  et  sur  la  moitié  antérieure  du  disque, 
lisse  en  arrière.  Écusson  couvert  de  poils  blancs,  serrés.  Élytres 
moins  brillants,  couverts  de  pubescence  grisâtre  espacée,  mêlée  par 
places  de  poils  plus  longs  formant  de  fines  mouchetures,  blanchâtres, 
irrégulières,  nombreuses  à  l'état  frais.  Distinct  aussi  de  pilosum 
Blanchard  par  son  pronotum  plus  rétréci  en  avant  et  par  la  ponc- 
tuation très  dense  qui  couvre  la  partie  antérieure  de  la  convexité 
discale.  —  Long.  5  mm.,  larg.  max.  2,7  mm. 

Patrie  :  Brésil,  assez  répandu  (coll.  A.  Grouvelle  et  Pic). 

Chelonarium  Maulazi,  n.  sp.  —  Très  distinct  dans  le  genre  par 


162  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

sa  forme  étroite,  allongée,  à  élytres  subparallèles,  très  convexes  et  par 
la  disposition  de  sa  pubescence.  Prothorax  noir,  ponctué  sur  toute  sa 
surface,  plus  faiblement  sur  le  disque,  à  poils  blancs  denses  et  serrés. 
laissant  à  découvert  trois  points  arrondis  sur  la  partie  déprimée  du 
pronotum  en  avant,  les  angles  postérieurs  et  la  convexité  discale, 
et  à  macule  de  poils  blancs  sur  sa  partie  réfléchie  en  dessous.  Élytres 
noirs,  allongés,  à  ponctuation  assez  forte,  très  éparse,  à  poils  blancs, 
rares  et  peu  visibles  dans  les  parties  dénudées,  à  pilosité  blanche, 
serrée  sur  les  côtés  et  en  arrière,  laissant  à  découvert  une  large  bande 
transverse  à  la  base,  une  bande  suturale  de  même  largeur  sur  les 
trois  premiers  quarts  de  leur  longueur,  de  très  petites  taches  isolées 
en  arrière  de  la  moitié  des  côtés  et  une  bande  transverse  interrompue 
à  la  suture  vers  l'extrémité.  Dessous  d'un  brun  noir  à  fine  pubescence 
blanche,  densément  et  fortement  ponctué;  tarses  rougeâtres.  — 
Long.  6  mm. ,  larg.  max.  3  mm. 

Patrie,  Brésil  :  Nova  Friburgo,  État  de  Rio  de  Janeiro  (É.  Gounelle, 
coll.  A.  Grouvelle). 
Dédié  à  la  mémoire  de  mon  grand-père,  M.  Maulaz. 

Chelonarhim  iiiâ^romacuia^um*  Pic, Mél.exotico-entomol.,  19''  fas- 
cicule, 1916.  =  C.  hipunctatum*  Chevrolat  in  Le  Naturaliste,  II, 
[1880],  p.  267.  —  La  comparaison  que  j'ai  pu  faire  des  deux  types 
ne  laisse  aucun  doute  sur  cette  synonymie. 


Notes  synonymiques  sur  quelques  Moustiques  paléarctiques 

par  E.  SÉGuy. 

Plusieurs  ouvrages  relatifs  à  la  systématique  ou  à  la  biologie  des 
Gulicides  ont  été  publics  pendant  ces  deux  dernières  années;  les  plus 
importants  sont  ceux  du  D''  Lang  sur  les  Moustiques  d'Angleterre  ('),  du 
D''  Martini  sur  les  Moustiques  de  l'Europe  centrale  (-)  et  du  P'".  We- 
sENBERG-LuND  sur  la  biologic  des  Gulicides  danois  (^).  L'étude  de  ces 
travaux  permet  d'établir  les  synonymies  suivantes  : 

(1)  D"^  W.  D.  Lang.  A  Handbook  of  British  mosquitoes,  Londres,  1920. 

(2)  D"^  E.  Martini.  Ueber  Steckmucken  besonders  deren  europaische  Ai-ten 
und  ihre  Bekampfung  (Beihefte  zum  Archiv  fiir  Schiffs-und  Tropenhygiene, 
XXIV,  1,  Leipzig,    1920,  pp.  1-267). 

(3)  C.  Wesenberg-Lund.  Contributions  lo  tbe  biology  of  Danish  Culicidae 
[Mém.  Ac.  roy.  Se.  et  Lettres  Danemark,  Section  des  Sciences,  8=  série, 
VII,  n°  1,  Copenhague,  1920-1921). 


Séance  du  S5  mai  1921.  i63 

1.  Aedes  lateralis  (Mg.)  Martini  1920,  /.  c,  p.  95,  n°  2  =  A.  ge- 
niculatus  Oliv. 

2.  Aedes  vostochiensis  Martini  1920,  /.  c,  p.  246-248  =  A.  pro- 
dotes (Dyar)  Wesenberg-Lund,  l.  c,  p.  196. 

3.  Aedes  serus  Martini  1920,  /.  c,  p.  96,  n°  3  =  A.  diantoeus 
(H.  D.  K.)  Wesenb.-Lund  1920,  /.  c,  p.  88,  n"  14,  p.  95, 
pi.  XIII. 

4.  Aedes  diversus  (Theob.)  Martini  1920,  /.  c,  p.  99,  n°  4  — 
A.  rusticus  (Rossi)  Edwards  1920;  —  Martini  1920,  l.  c, 
p.  135. 

Le  D""  Martini  considère  les  A.  diversus  et  A.  rusticus  comme  deux 
espèces  distinctes.  L'.4.  nigripes  (Zett.)  indiqué  par  cet  auteur 
comme  synonyme  de  VA.  diversus  (Theob.)  est  une  bonne  espèce. 
L'examen  des  types  de  Zettersïedt  provenant  du  Groenland  ou 
des  exemplaires  de  Fontainebleau  déterminés  par  cet  auteur  (coll. 
Dufour  >  Laboulbène  :  Mus.  Paris)  ne  laisse  pas  de  doute  à  ce 
sujet.  On  doit  au  P""  Wesenberg-Lund  d'excellentes  figures  des  pre- 
miers états  de  ce  Moustique  (pi.  IX). 

Le  D''  Martini  indique  encore  :  .4.  rusticus  Rossi  =  punctatus 
Mg.  L'examen  du  type  de  Meigen  montre  que  cette  dernière  espèce 
est  identique  à  VA.  dorsalis.  (Mg.),  Martini,  /.  c,  p.  132,  n^  15. 

5.  Aedes  nemorosus  (Mg.)  Lang  1920,  l.  c,  p.  91,  fig.  56,  64,  113 
à  116  et  pi.  V.  =  A.  punctor  Kirby. 

6.  Aedes  nemorosus  (Mg.)  Martini,  l.  c,  p.  101,  104  et  pi.  111  = 
A.  communis  DeGeer . 

La  planche  III  de  l'ouvrage  du  D""  Martini  s'applique  à  cette  espèce. 
La  ligure  de  l'appareil  génital  cf  (fig-  12)  et  celle  de  l'écaillé  du 
8*^  segment  abdominal  de  la  larve  représenté  figure  10  ne  laissent  au- 
cun doute  à  cet  égard. 

7.  Aedes  sylvae  (Theob.)  Martini  1920,  /.  c,  p.  108,  n°  6  = 
A.  punctor  Kirby. 

8.  Aedes  nigrinus  (Eckstein)  Martini  1920, /.c,  p.  118,  n"  10  =  ? 
sticticiis  Meig.  =  nemorosa  alineata  Schneider. 

9.  Aedes  punctor  Kirby.  La  synonymie  de  celte  espèce  peut  actuel- 
lement être  complétée  comme  suit  : 

Aedes  punctorKirhy  1837  =  sylvae  Theob.  =  nemorosus  Lang 

r=  Aedes  obscurus  Mg. 
Les  figures  données  par  Wesenberg-Lund  (/.  c,  pi.  X)  s'appliquent 


164  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

exactement   aux  exemplaires  capturés  par  le  D''  M.  Goetghebuer,  à 
Destelbergen,  près  Gand  (avril). 

VAedes  obscurus  M  g.  ne  saurait  être  maintenu  parmi  les  Aedes 
s.  s.  L'appareil  génital  cf  du  type  de  Meigen  se  rapporte  à  V  Aedes 
(Ochlerotatus)  punctor  Kirby.  Les  palpes  du  type  sont  brisés  ou 
avortés. 

10.  Aedes  GalUi  Martini  1920,  /.  c,  p.  110,  n°;  7,  tîg.  35  et  36  := 
Aedes jiigorum  Villeneuve  1919. 

La  larve  de  cette  intéressante  espèce  est  décrite  par  Martini; 
elle  est  remarquable  par  la  longueur  des  branchies  et  la  forme  des 
écailles  du  8«  segment  abdominal  (lig.  36). 

11.  Aedes  Terriei  Theobald  1903.  —  Wesenberg-Lund,  /.  c.,p.  19o- 
197,  indique  cette  espèce  comme  synonyme  de  1'^.  salinellus 
Edwards. 

12.  Aedes  salinus  (Fie.)  Martini,  l.  c,  p.  115,  n°  9  =  A.  détritus 
Haliday. 

13.  Aedes  Waterhousei  (Theob.)  Lan  g  1920,  /.  c,  p.  86,  fig.  61  et 
110  =  A.  cantans  Mg  . 

Les  auteurs  anglais  désignent  aussi  cette  espèce  sous  le  nom 
d' Aedes  maculatus  Mg. 

14.  Aedes  abfitcJii  (Feit  1904)  Martini  1920,  /.  c,  p.  126,  n°  13  = 
A.  excrucians  (Walker);  —  Wesenberg-Lund  1920,  Le, 
p.  55,  pi.  V. 

La  larve  de  cette  espèce  vit  dans  les  mêmes  conditions  que  celles 
des  A.  cantans  Mg.  et  A.  annulipes  Mg.  Les  œufs  pondus  en  septem- 
bre-octobre sont  de  véritables  œufs  d'hiver  qui  n'écloront  qu'au 
printemps  suivant. 

VA.  annulipes  Mg  .  1830,  indiqué  par  Martini  comme  synonyme  de 
r.4.  abfitchi  Felt,  est  une  espèce  bien  distincte. 

15.  Aedes  quartus  Martini  1920,  /.  c,  p.  128,  n"  14  =  A.  annu- 
lipes Mg. 

16.  Aedes  dorsalis  (Mg.  1830)  Martini  1920,  /.  c,  p.  132,  n°  15  = 
A.  punctatiis  Mg.  1804.  —  Lang  (1920,  p.  109)  ajoute  aux  syno- 
nymes de  cette  espèce  le  Culex pulchripalpis  Theob.  (non  Ron- 
dani). 

Cette  espèce  est  désignée  dans  les  travaux  récents  (cf.  F.-W.  Ed- 
wards, Lang,  Wesenberg-Lund)  sous  le  nom  à.' Aedes  caspius  Pallas. 
Je  crois  qu'il  serait  préférable  de  lui  conserver  le  nom  donné  par 


Séance  du  fo  m<d  1921.  165 

Meigen,  la  description  de  Pallas  étanl  trop  peu  précise  pour  être  re- 
tenue. 

17.  Aedes  mbtilis  Éd.  et  El.  Sergent;  —  Martini  1920,  /.  c, 
p.  132  =  A.  maculiventris  Macqua  rt. 

Les  Aedes  maculiventris  Macq.,  A.  punctatus  Mg.  et  A.  Curriei 
Coq.  forment  trois  espèces  distinctes. 

18.  Aedes pulchripalpis  Rondani  1872;  — IVlartini  1920,  /.  c.,p.l32 
=  Ortbopodomyia  pulchripalpis  Rondani  =  0.  albionen- 
sîs  Mac  Gregor  1919;  -  La ng  1920,  /.6-.,p.  109.  —  M.  F.-W. Ed- 
wards considère  cette  synonymie  comme  exacte. 

19.  Aedes  lutescens  (Fabricius  1775)  Wesenberg-Lund  1920, 
/.  c,  p.  59  et  pL  VI  =  flavescens  Theob. 

Espèce  généralement  confondue  avec  l'A.  annulipes  Mg. 

Les  figures  données  par  le  P''  Wesenberg-Lund  de  la  plaque  mentale 
et  des  écailles  du  8^  segment  abdominal  de  la  larve,  se  rapprochent 
de  celles  que  j'ai  moi-même  données  sous  le  nom  de  cantans  (cf.  Skguy, 
Bull.  Soc.  eut.  Fr.,  [1920],  p.  309,  fig.  1).  L'espèce  que  je  désigne 
sous  le  nom  de  maculatus  =  cantans  W .  L . 

Wesenberg-Lund  indique  encore  comme  synonyme  de  VA.  lûtes- 
cens  F.  V Aedes  Fletcheri  Coqui  llet. 

20.  Aedes  {Stegomyia)  ornatus  (Mg.)  Martini,  /.  c,  p.  139,  n°  18  = 
Aedes  [Finlaya)  geniculatus  Olivier. 

21.  Aedes  [Stegotmjia)  fasciatus  (Fabr.)  Martini,  l.  c,  p.  144,  n"  19 
=  Aedes  {Stegomyia)  argenteus  Poiret. 

22.  Aedes  [Stegomyia)  sugens  Wied.  (non  Martini)  =  Aedes  ar- 
genteus Poiret. 

23.  Aedes  {Stegomyia) sugens UavtiniiQ'^O  (non  Wied.),  Le,  p.  159, 
n"  20  =:  Aedes  vittatus  Bigot. 

24.  Culex  territans  (Walker)  Martini  1920,  p.  158,  n'^  2  =  Culem 
pyrenaicus  Brol. 

25.  Culex  apicalis  (Adams)Lang  1920,  /.  c,  p.  108^  fig.  73  et  129 
=  C.  pyrenaicus  Brol. 

26.  Culex  bicolor  Meigen;  —  Lang,  /.  c,  p.  105  =  Culex  pipiens 
auct.  (cf.  SÉGUY,  Bull.  Soc.  ent.  Fr.,  [1920],  p.  226). 

27.  Culex  ciliarisL.  — Celle  espèce  est  généralement  indiquée  comme 
synonyme  de  C.  pipiens  auct.  Surcoût  {Bull.  Mus.  Hist.  nat., 
XVIII  [1912],  p.  59),  après  Theobald,  considère  le  C.  ciliaris  comme 
une  bonne  espèce  ;  cette  idée  est  reprise  et  défendue  par  Wesen- 
berg-Lund, /.  c.  (1920),  p.  130.  Quelques  exemplaires  déterminés 


166  Bulletin  de  In  Société  entomologique  de  France. 

par  Theobald.  qui  se  trouvent  dans  la  collection  Surcouf,  au  Mu- 
séum de  Paris,  ont  été  examinés  par  M.  Edwards  et  par  moi- 
même  •  ils  correspondent  au  Culex  pipiens  L.  L'étude  des  pre- 
miers états  de  ce  Moustique  peut  seule  nous  renseigner  sur  sa 
valeur  spécifique. 
.28.  Culex  doliorum  Edwards;  —  Lang  1920,  /.  c,  p.  108.  —  M.  F. 
W.  Edwards  pense  que  cette  espèce  se  rapporte  au  Culex  pipiens  L. 


Bulletin  bibliographique. 

Horvath  (D""  g.)  :  Reduviidae  novae  Africanae  {Ann.  Mus.  nat.  Flung., 

XII  [1914],  p.  109-143).* 
Id.  :  Species  quatuor  novae  Reduviidarum  generis  Ulpius  StSl  (L  c, 

p.  443-447).* 
Id.  :  Miscellanea  hemipterologica,  XIII-XVII  (/.  c,  p.  623-660).* 
Id.  :  Magyarorszâgi  iy  Psyllida  (/.  f.),  XIII  (1913),  1  p.* 
Id.  :  Monographia  generis  Coctoteris  et  affinium  ad  familiam  Pentato- 

midarum  pertinentium  (/.  c,  p.  224-231,  fig.)* 
Id.  :  Monographia  Coreidarum  generis  Pternistria  (/.  c),  p.  397-423, 

fig.* 
Id.  :  Monographie  des  Mésovéliides  (/.  c),  p.  535-536,  fig.* 

Novum  genus  peculiare  Acanthiidarum  {l.  c,  p.  598-599,  fig.)* 
Albania  Hemiptera-faunaja  (/.  c,  XIV,  1916,  p.  1-16).* 
Note  sur  les  deux  Microvelia  d'Europe  (/.  c,  p.  68-71.  fig.)* 
Revisio  Cyrtocorinarum  (/.  c,  p.  219-224).* 
Colobathristidarum  species  nova  [l. c,  1  p.)* 
Species  palaearcticae  generis  Melanocoryphus  {l.  c,  p.  459-470). 
Micronectae  duae  novae  ex  Hungaria  (/.  c,  p.  501-503).* 
Species  generis  Corizus  Fall.  {l.  c,  XV,  1917,  p.  166-174).* 
Heteroptera  palaearctica  nova  vel  minus  cognita,  I  (/.  c  p.  363- 
381).* 
Id.  :  Description  d'une  nouvelle  Cigale  d'Egypte  (/.  c,  p.  443-447).* 
Id.  :  Species  Europeae  generis  Euphyllura  (/.  c,  XVI,  1918,  p.  1-5, 

fig.)* 
Id.  :  De  Hydrocorisis  nonnullis  extra-europaeis  (/.    c,  p.   140-146, 

fig.)* 
Id.  :  Adatûk  a  Balkàu-félsziget.  Hemiptera-faunâjânak  Ismeretéchez 
(/.  c),  p.  321-340,  fig.* 


Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 


Séance  du  23  mai  19Î1.  167 

HoRVATH  (D""  G.)  :  Aiialecta  ad  cognitionem  Cydaidarum  (/.  c,  XVU, 
1119,  p.  105-273).*    . 


Musei  nationalis  Hungarici  {Annales  historico-naturales],  XII,  2,  1914. 
—  SzÉPLiGETi  (V.)  :  Ichneumoniden  aus  der  Sammlung  des  Un- 
garischen  National-Muséums,  1  (Schiuss),  p.  433.  —  Villeneuve 
(D'"  .1.)  :  Sur  quatre  formes  nouvelles  se  rapportant  aux  «  Oestrida'e 
dubiosae  B.  B.  »,  p.  435,  tig.  —  Horvath  (D''  G.  )  :  Species  quatuor 
novae  Reduviidarum  generis  Ulpius  Stâl,  p.  443,  fig.  —  Csiki 
Eruo  :  Uj  Anopkthalnms-ia]  GÔmôrmegyebôi,  p.  448.  —  Kertész 
(D""  K.)  :  Vorarbeiten  zu  einer  Monographie  der  Notacanthen. 
XXIII-XXXV,  p.  449,  fig.  —  Apfelbeck  (Viktor)  :  Revision  der 
palaearktischen  3/or^e//a-Arten  aus  der  acw/m^a-Gruppe.  p.  605, 
fig.  —  HorvAth  (D''  G.)  :  Miscellanea  hemipterologica,  XIII-XVII. 
p.  623,  fig.  —  SziLÂDY  (D""  Z.)  :  Neue  oder  wenig  bekannte  palijar- 
ktisclie  Tabaniden,  p.  661,  fig.  —  Kertész  (D""  K.)  :  Some 
remarks  on  Cadrema  lonchopteroides  Walk.  with  description  of  a 
new  Musidora  from  the  Oriental  Région,  p.  674,  fig. 

—  XIII,  /-2,  ifyi.5.  —  Poppius  (B.)  :  Zur  Kenntnis  der  Indo-auslra- 
lischen  Capsarien,  1,  p.  1.  —  Vlleneuve  (D'"  J.)  :  Nouveaux  Myo- 
daires  supérieurs  de  Formose,  p.  90,  fig.  —  Bkrnhauer  (D""  M.)  : 
Zur  Staphyliniden-Fauna  des  tropischen  Afrika,  p.  95.  —  Horvâth 
(D'"  G.)  :  Magyarorszâgi  ûj  Psyllida,  p.  190,  fig.  —  Roewer 
(D'"  C.  Fr.)  :  Neue  Opiliones  aus  dem  Ungarischen  National- 
Muséum  in  Budapest,  p.  215,  tab.  —  Horvath  (D''  G.)  :  Mono- 
graphia  generis  Coctoteris  et  affinium  ad  famifiam  Peutalomidarum 
pertinentium,  p.  224,  fig.  —  Szombathy  (D""  C.)  :  Uber  Ban  und 
Funklion  der  m'ânnlichen  Kopulationsorgane  bei  Agelena  und 
Mygale,  p.  252,  fig.  z  taf.  V-VI.  —  Begker  (Th.)  :  Dipteren  aus 
Tunis  in  der  Sammlung  des  Ungarischen  National-Muséums, 
p.  301,  fig.  —  Navas  (L.)  :  Rhaphididae  Musei  JVationalis  Hun- 
garici, p.  331,  fig.  —  Melichar  (D'  L.)  :  Monographie  der  Lo- 
phopinen,  p.  337,  fig.  —  Kertész  (D""  K.)  :  Contributions  to  the 
knowledge  of  the  Dorylaidae,  p.  386,  fig.  —  Csnci  (Ern.)  :  Species 
nova  Hyperinorum  ex  insula  Creta,  p.  396.  —  Horvâth  (D""  G.)  : 
Monographia  Coreidarum  generis  Pternistria,  p.  397,  fig.  — 
HENDEL(Fr.):  H.  Sautcr's  Formosa-Ausbeute.  Tephritinae,  p.  424, 
taf.  VIIl-lX.  —  Szvmbathv  (D''  C.)  :  Attides  nouveaux  apparte- 
nant aux  collections  du  Musée  national  hongrois,  p.  469,  fig.  — 
Kertész  (D""  K.)   :  H.  Sauter's  Formosa-Ausbeute.  Lauxaniinae. 


168  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

II,  p.  491.  fig.  —  HoRvÂTH  (D''..  G.)  :  Monographie  des  Mesove- 
liides,  p.  S35,  fig.  —  Id.  :  Novum  genus  peculiare  Acanthiidarum. 
p.  598,  fig. 

—  XIV,  1-2,  1916.  —  HoRVÂTH  (D--  G.)  :  Albània  Hemipterafau- 
nàja  (Fauna  Hemipterorum  Albaniae),  p.  1.  —  Becker  (Th.)  Bei- 
trâge  zur  Kenntnis  einiger  Galtungen  dcr  Bombyliiden,  p.  17, 
fig.  —  HoRVATH  (D'"  G.)  :  Note  sur  les  deux  Microvelia  d'Europe, 
p.  68,  fig.  —  LuNDSTRÔM  (Cari)  :  Neue  oder  wenig  bekannte  euro- 
païsche  Mycetophiliden  IV,  p.  72,  taf.  I-II.  —  Kieffer  (J.-J.)  : 
Tendipedides  (Chironomides)  de  Formose  conservés  au  Muséum 
National  hongrois  de  Budapest^  p.  82,  tig.  —  Csiki  (E.)  :  Caloso- 
minarum  species  nova  africana,  p.  122.  —  Kertész  (D""  K.)  : 
Vorarbeiten  zu  einer  Monographie  der  Notacanthen,  XXXVI- 
XXXVin,  p.  123,  fig.  —  HoRVATH  (D'-  G.)  :  Revisio  Cyrtocorina- 
rum,  p.  218,  fig.  —  Czépligeti  (V.)  :  Ichneumoniden  aus  der 
Sammlung  des  Ungarischen  National  Muséums,  II,  p.  225.  — 
HoRVATH  (D.-G.)  :  Colobathristidarum  species  nova,  p.  422.  — 
Becker  (Th.)  :  Neue  Chloropiden  aus  dem  Ungarischen  National 
Muséums,  p.  423,  fig.  —  Lundstrom  (Cari.)  :  Eine  neue  Art  der 
Bibioniden-Gattung  Plecia  Wied.,  p.  457,  fig.  —  Horvath  (D'"  G.)  : 
Species  palaearcticae  generis  Melanocoryphus,  p.  459.  —  Apfel- 
beck  (V.)  :  Zur  Kenntnis  der  Gatlung  Sphaerosoma  Leach.  (Col.}. 
Revision  der  Arien  von  der  Balkanhalb-insel,  p.  471,  fig.  — 
HoRVATH  (D""  G.)  :  Microneclae  duae  novae  ex  Hungaria,  p.  501. 

—  XV,  1-2,  1917.  —  Becker  (Th.)  :  Nachtrag  zu  meinem  Aufsatze. 
Beitrage  zur  Kenntnis  eineiger  Gattungen  der  Bombyliiden,  p.  382. 

—  Gyorffy  (Eug.)  :  Analecta  ad  cognitionem  Apioninarum.  I, 
p.  276,  fig.  —  HoRVATH  (D''  G.)  :  Species  generis  Corizus  Fall. 
{Therapha  Am,  Serv.),  p.  166.  —  Id.  :  Heteroptera  palaearctica 
nova  vel  minus  cognita,  I,  p.  365.  —  Id.  :  Description  d'une  nou- 
velle Cigale  d'Egypte,  p.  445.  —  Kieffer  (J.-J.)  :  Chironomides 
d'Australie  conservés  au  Musée  National  hongrois  de  Budapest, 
p.  175,  1  fig.  —  Id.  :  Chironomides  d'Amérique  conservés  au 
Musée  National  hongrois  de  Budapest,  p.  292,  fig.  —  Leudl 
(D--  A.)  :  Die  Muskelfasern  der  Arachniden,  I,  p.  229,  taf.  MX. 

—  Spaeth  (D""  Fr.)  :  Neuer  Beitrag  zur  Kenntnis  der  ost  und 
zentralafrikanischen  Cassidinen,  p.  422,  fig. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


JÏI'dC.liAPIIIl    PIR.UIN-DIDOT   ET  C'^ 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


séance    du    S  juin    19!31. 

Présidence  de  M.  J.  de  JOANNIS,  ancien  Président. 


Correspondance,  p.  169.  —  Changement  d'adresse,  p.  170.  —  Admission, 
p.  170.  —  Contributions  à  nos  publications,  p.  170. 

Observations  diverses.  —  P.  Vayssière.  Le  Criquet  marocain  en 
Crau  [Orth.  Lucustidae],  p.  170. 

Communications.  — J.  Achard.  Descriptions  d'espèces  nouvelles  de  Tri- 
chochrijsea  [Col.  Chrysomelidae],  p.  171.  —  Ch.  Fagniez.  Deux  nouveaux 
Coléoptères  cavernicoles  des  Alpes-Maritimes  [Carabidae],  p.  172  —  G.  de 
VicHET.  Notes  sur  les  Orthoptères  du  département  de  l'Hérault,  p.  174. 


MM.  M.  Le  Pontois,  de  Vannes,  le  D''  A.  Sicard  et  G.  Ruter, récem- 
ment admis,  assistent  à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  J.  Surcouf,  Président,  partant  en  mission 
dans  le  Sud  Algérien,  s'excuse  de  ne  pouvoir  assister  à  la  séance. 

—  M.  P.  FoNQUERNiE  remeTcie  la  Société  de  son  admission. 

—  M.  L.  Ghopard,  lauréat  du  prix  Constant  pour  1920,  adresse  ses 
remerciements  en  ces  termes  : 

Paris,  6  juin  1921. 

Monsieur  le  Président, 

Je  suis  extrêmement  flatté  de  l'honneur  qute  me  fait  la  Société  entomolo- 
gique  de  France  en  m'accordant  le  prix  Constant  pour  1920,  et  je  ne  saurais 
vous  dire  combien  je  suis  touché  de  cette  marque  d'estime  venant  de  mes 
collègues. 

Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [1921].  —  N"  11. 


170  Bulletin  de  la  Société  entomologiqm  de  France. 

Je  vous  prie  de  vouloir  bien  exprimer  ma  gratitude  et  mes  plus  cordiaux 
remerciements  à  tous  ceux  qui  m'ont  jugé  digne  de  cette  distinction  et  par- 
ticulièrement aux  Membres  de  la  Commission  du  prix  Constant  qui  ont  pré- 
senté mon  travail  aux  suffrages  de  la  Société. 

Veuillez  agréer,  Monsieur  le  Président,  l'assurance  de  mes  sentiments  les 
plus  dévoués. 

L.  Chopard. 


Changement  d'adresse.  —  M.  M.  Le  Pontois,  29,  rue  du  Mené, 
Vannes  (Morbihan). 

Admission.  —  M.  H.  Weber  à  Mont-Sainl-Guibert  (Belgique).  — 
Lépidoptères  diurnes  de  France  et  de  Belgique;  Coléoptères  d'Europe 
et  d'Afrique. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  E.  Fleutiaux 100  francs 

D'' DE  Lastours 23      — 

Observations  diverses. 

Le  Criquet  marocain  en  Crau.  —  M.  P.  VAYSSiiiRE  fait  savoir 
que,  d'après  les  derniers  renseignements  parvenus  à  la  Station  ento- 
mologique  de  Paris,  le  Criquet  marocain  {Dociostaurus  maroccanus 
Thunb.)  qui  s'est  multiplié  d'une  façon  extraordinaire  depuis  quel- 
ques années  en  Crau,  semble  cette  année  encore  plus  abondant 
qu'en  1920.  Les  procédés  de  lutte  les  plus  énergiques  sont  mis  en 
œuvre  pom*  restreindre  l'extension  de  cette  espèce  qui,  cependant,  a 
gagné  tous  les  ans  du  terrain  vers  le  nord  depuis  1917.  Le  procédé 
qui  semble  donner  les  meilleurs  résultats  consiste  dans  l'épandage  de 
son  empoisonné  à  l'arsenic,  dont  plus  de  loO.OOO  kilogrammes  ont  été 
employés  cette  année  (^). 


(1)  Cf.  P.  Vayssière.  La  lutte  contre  le  Criquet  marocain  [Dociostanrus 
maroccanus  Thunb.)  en  Crau  en  1920(.4>ih.  Épiphyties,  VII  [19211,  pp.  117- 
167,  pi.  1-11. 


Séance  du  8  juin  1921.  17i 

Communications 

Descriptions  d'espèces  nouvelles  de  Trichochrysea 

[  Col.  Chrysomelidae  ] 

par  Julien  Achard. 

Trichochrysea  splendida,  n.  sp.  —  Bleu  violacé  en  dessus, 
vert  métallique  brillant  en  dessous,  pattes  bleues  avec  quelques  re- 
flets violacés,  labre  vert  métallique,  palpes  et  trois  ou  quatre  pre- 
miers articles  des  antennes  roux.  Élytres  ornés  chacun  de  deux 
grandes  taôhes  rouge  métallique  fulgurant,  l'antérieure  s'étendant 
de  la  base  jusque  près  du  milieu  et  du  bord  latéral  jusqu'à  proximité 
de  la  suture,  la  postérieure  triangulaire,  isolée  du  bord  latéral  et  de 
la  suture,  échancrée  à  son  bord  antérieur. 

Tète  fortement  ponctuée,  épistome  écliancré  en  ligne  incurvée.  An- 
tennes atteignant  le  milieu  du  corps  ;  leurs  cinq  derniers  articles  for- 
tement dilatés  et  comprimés,  Pronotum  couvert  de  points  peu  gros 
mais  profonds,  sensiblement  plus  large  que  long;  rebords  latéraux 
bien  distincts  dans  toute  leur  longueur.  Élytres  peu  allongés,  d'un  tiers 
plus  larges  que  le  pronotum,  ponctuation  inordinée,  pas  plus  grosse 
que  celle  du  pronotum  mais  moins  profonde  et  moins  serrée.  Pubes- 
cence  noire  dressée,  longue,  molle,  peu  abondante,  doublée  par  une 
pubescence  blanchâtre,  moins  longue  et  plus  inclinée.  Dessous  ponctué, 
couvert  de  pubescence  blanchâtre  peu  longue.  Deux  premiers  articles 
des  tarses  sillonnés  en  dessus.  —  Long.  7  mm. 

Laos  :  Luang-Prabang. 

Trichochrysea  tarsata,  n.  sp.  —  Entièrement  bleu  violet  som- 
bre, brillant;  labre  vert  métallique,  antennes  bleu  vert  à  la  base  avec 
la  massue  pourpre  violacé. 

Tète  fortement  ponctuée,  épistome  (cf)  déprimé,  fortement  échancré 
à  son  bord  libre,  les  deux  côtés  de  l'échancrure  prolongés  et  relevés 
en  dent  obtuse.  Antennes  atteignant  le  milieu  des  élytres,  avec  les 
cinq  derniers  articles  fortement  comprimés  et  dilatés,  plus  larges 
que  longs.  Prothorax  convexe,  à  côtés  presque  parallèles,  peu  plus 
large  que  long,  densément  ponctué;  rebords  latéraux  bien  nets  dans 
toute  leur  longueur.  Élytres  peu  allongés,  légèrement  resserrés  au 
premier  tiers,  plus  amples  au  second  tiers,  couverts  d'une  ponctua- 
tion semblable  à  celle  du  pronotum.  Pubescence  du  dessus  noire, 
longue  et  molle,  mélangée,  notamment  au  sommet  des  élytres,  de 


172  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

poils  blancs  ;pubescence  du  dessous  courte,  blanche.  Pattes  peu  allon- 
gées; tarses  robustes  avec  les  deux  premiers  articles  convexes  en 
dessus,  sans  trace  de  sillon  médian.  —  Long.  8-9  mm. 

Chine  :  Shin- Gui-Fou. 

Le  genre  Trichoehrysea  comprend  plusieurs  espèces  bleues  ou  vio- 
lettes difficiles  à  distinguer  en  raison  de  la  variabilité  extrême  de  la 
taille,  de  la  couleur  et  de  la  ponctuation.  T.  tarsata  est  particuliè- 
rement voisin  des  T.  imperialis  Baly  et  T.vestita  Baly,  espèces  qui 
sont  généralement  confondues  entre  elles  dans  les  collections,  mais 
([ue  l'on  peut  séparer  ainsi  qu'il  suit  : 

1.  Rebord  latéral  du  pronotum  indiqué  seulement  dans  la 
moitié  basilaire.  Pubescence  entièrement  noire,  même 
au  sommet  des  élylres.  Pronotum  avec  deux  fossettes 
plus  ou  moins  indiquées.  Taille  normale  :  9-H  mm.. . . 
imperialis    Baly 

—  Rebord  latéral  du  pronotum  bien  indiqué  dans  toute  sa 
longueur.  Pubescence  noire  mélangée  de  poils  blancs,  no- 
tamment au  sommet  des  élytres,  sur  l'écusson  et  sur  la 
base  du  pronotum;  celui-ci  sans  fossettes.  Taille  nor- 
male :  7  -  9  mm 2 . 

2.  Deux  premiers  articles  des  tarses  non  sillonnés  en  dessus. 
Massue  des  antennes  fortement  dilatée  et  comprimée, 
composée  d'articles  plus  larges  que  longs.. . .     tarsata  Achard 

—  Deux  premiers  articles  des  tarses  sillonnés  en  dessus  sur 
la  ligne  médiane.  Massue  des  antennes  peu  dilatée  et  peu 
comprimée,  composée  d'articles  plus  longs  que  larges  ('). 
vestita   Baly 


Deux  nouveaux  Coléoptères  cavernicoles  des  Alpes- Maritimes 

[CARABmAE] 

par  Ch.  Fagniez. 

Troglorites  Ochsi,  n.  sp.  —  Coloration  brun  testacé  brillant,  lé- 
gèrement plus  foncée  que  chez  Troglorites  Breuili  Jeann.  Téguments 
glabres  entre  les  soies.  Tête  très  grosse,  ronde,  à  tempes  saillantes,  aussi 

[l)  La  massue  des  antennes,  quoiiiue  composée  d'articles  plus  longs  que 
larges,  est  visiblement  dilatée  et  comprimée  ;  ce  caractère  suffit  à  distin- 
guer T.  vestita  Baly  des  J.  hirta  F.,  T.  clypeata  Jac,  etc.,  dont  les  an- 
tennes sont  presque  filiformes. 


Séance  du  8  juin  19È1.  173 

large  que  le  prothorax.  Front  biimpressionné  entre  les  antennes.  Yeux 
très  réduits,  presque  invisibles  chez  la  femelle,  à  peine  indiqués  par 
une  teinte  plus  claire,  sans  trace  visible  de  facettes.  Antennes  lon- 
gues et  grêles,  atteignant  la  moitié  des  élytres;  les  trois  premiers 
articles  glabres,  les  autres  pubescents;  assez  semblables  d'ailleurs  aux 
antennes  de  Troglorites Breuili  Jeann. ,  mais  avec  les  derniers  arti- 
cles plus  courts  et  plus  aplatis.  Labre  carré,  à  peine  échancré,  por- 
tant six  soies  à  son  bord  antérieur.  Mandibules  fortes,  peu  recourbées 
en  avant.  Deux  pores  orbitaires  parallèles. 

Prothorax  un  peu  plus  long  que  large,  cordiforme,  présentant  sa 
plus  grande  largeur  au  quart  antérieur;  à  côtés  régulièrement  ré- 
trécis jusqu'à  la  base,  nullement  étranglés  avant  celle-ci  et  non  relevés 
au  niveau  des  angles  postérieurs  qui  sont  légèrement  obtus;  bord 
antérieur  échancré,  à  angles  assez  saillants  ;  base  presque  droite,  non 
rebordée.  Disque  du  prothorax  plan,  lisse,  présentant  quelques  fines 
rides  transverses;  un  sillon  médian  bien  marqué,  profond  même, 
atteignant  la  base  qui  porte  des  impressions  linéaires  et  poncti- 
formes  très  nettes.  Une  longue  soie  sur  le  quart  antérieur  des  côtés 
du  prothorax  et  une  soie  angulaire  forte  à  l'angle  postérieur. 

Élytres  pas  tout  à  fait  deux  fois  aussi  longs  que  larges,  ovalaires, 
un  peu  convexes,  à  rebord  basai  droit,  nullement  denté  au-devant 
des  épaules  qui  sont  très  arrondies  :  gouttière  latérale  large;  épi- 
pleures  très  larges.  Sommets  des  élytres  déhiscents,  chaque  élytre  se 
relevant  légèrement  en  pointe,  comme  mucroné  à  son  extrémité. 
Stries  nettes,  régulières,  bien  ponctuées  ;  la  strie  suturale  se  réunis- 
sant à  la  deuxième  à  son  extrémité  qui  atteint  la  marge  apicale,  la 
troisième  strie  s'unit  à  la  sixième,  en  touchant  les  stries  quatre  et 
cinq;  un  point  pilifère  à  la  base  de  la  troisième  strie,  un  autre  plus 
gros  vers  le  sommet  de  la  septième  strie.  Le  troisième  interstrie  porte 
trois  à  quatre  soies  et  la  série  ombiliquée  comprend  un  groupe  hu- 
merai de  cinq  soies  et  un  groupe  postérieur  de  six  à  sept  soies  pla- 
cées sur  le  neuvième  interstrie. 

Pattes  longues  à  tarses  intermédiaires  et  postérieurs  de  la  longueur 
du  tibia  correspondant;  le  mâle  a  le  premier  article  des  tarses  anté- 
rieurs plus  court  et  surtout  plus  cordiforme  que  celui  de  la  femelle. 
Fémurs  postérieurs  absolument  glabres. 

Oedéagus  très  gros,  à  lobe  médian  se  terminant  par  une  longue 
apophyse  à  sommet  pointu. 

Par  la  forme  de  sa  saillie  prosternale,  par  son  onychium  muni  de 
deux  longues  soies  sur  les  côtés,  mais  complètement  glabre  en  dessus 
et  en  dessous,  par  l'absence  de  striole  juxtascutellaire,  enfin  par  la 


174  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

chétotaxie  spéciale  de  la  série  ombiliquée,  cette  espèce  rentre  bien 
dans  le  genre  Troglorites  créé  par  Jeannel.  Elle  se  dislingue  nette- 
ment de  Trof? /crises  /?rmi/?  Jeann.,  par  la  forme  bien  différente  de  son 
pronotum,  ses  élytres  à  épaules  arrondies  et  non  saillantes,  sa  tête 
encore  plus  forte  et  plus  ronde,  et  aussi  par  une  chétotaxie  moins 
développée;  ainsi  il  n'existe  qu'une  soie  sur  le  quart  antérieur  des 
côtés  du  pronotum,  le  cinquième  interstrie  des  élytres  ne  porte  au- 
cune soie  et  le  troisième  n'en  a  que  trois  à  quatre  au  lieu  d'une 
dizaine,  enfin  les  fémurs  postérieurs  sont  mutiques.  —  Long.  9- 10mm. 
Troglorites  Ochsi  a  été  découvert  dans  la  grotte  d'Eynési,  près  de 
Coursegoules  (Alpes-Maritimes),  par  M.  Jean  Ochs,  jeune  entomolo- 
giste à  qui  l'on  doit  déjà  de  très  intéressantes  captures.  Ce  véritable 
troglobie  se  prend  sous  les  pierres  et  non  sur  les  parois  de  la  grotte 
comme  Troglorites  Breuili  Jeann.  ;  il  paraît  d'ailleurs  des  plus  rares  et 
en  sept  mois  de  recherches  et  plus  de  quarante  visites,  il  n'a  été 
possible  d'en  capturer  que  trois  exemplaires. 

Duvalites  Brujasi  Devillei,  n.  subsp.  —  Bien  séparable  de  la 
forme  typique  par  son  pronotum  plus  court  et  surtout  plus  large  en 
avant,  ayant  par  conséquent  les  côtés  plus  arrondis;  sa  forme  un  peu 
plus  convexe  et  légèrement  plus  large;  ses  stries  à  ponctuation  plus 
éparse;  ses  antennes  plus  grêles. 

Cette  race,  dédiée  à  notre  collègue  J.  Sai>'te-Claire  Deville  qui  en 
avait  capturé  un  exemplaire  en  février  1901  (') ,  habite  la  grotte  du 
Garagaï,  près  Gourdon  (Alpes-Maritimes)  et  elle  y  semble  fort  rare. 

Je  crois  devoir  signaler  qu'au  fond  de  la  grotte  d'Eynési  j'ai  pris 
un  Duvalites  qui  me  semble  un  peu  différent  du  Brujasi  Dev.  et  qu'il 
serait  intéressant  de  reprendre  afin  de  pouvoir  l'identifier  avec  cer- 
titude. 


Notes  sur  les  Orthoptères  du  département  de  l'Hérault 

par  G.  DE  VicHET. 

Thyreonotus  corsicus  Serv.  —  Cette  espèce,  décrite  de  Corse 
par  Serville,  est  considérée  comme  rare  en- France.  M.  Azam  (Cat. 

(1)  Ann.  Soc.  ent.  Fr.  [1902],  p.  698. 


Séance  du  8  juin  i9fl.  17o 

Orthoptères  France,  1901,  p.  79)  ne  donne  comme  habitats  qu'Amélic- 
les-Bains,  d'après  Finot,  et  Narhonne,  d'après  le  P.  Pantel.  Mal- 
colm  BuRR  (Synopsis  Orthoptera  Western  Europe,  1910,  p.  99.) 
donne  les  mêmes  habitats  et  n'y  ajoute  que  Bastia;  T.  corsicus  est 
assez  commun  en  Espagne  où  il  a  été  trouvé  tout  le  long  de  la  côte 
méditerranéenne. 

J'ai  trouvé  cette  espèce  assez  fréquemment  d'août  à  octobre  dans 
l'Hérault,  à  Neffiés,  à  Laurens  et  dans  les  environs  de  ces  deux  vil- 
lages. 

C'est  dans  cette  région,  située  dans  la  partie  nord  de  l'arrondisse- 
ment de  Béziers,  que  viennent  finir  les  riches  plaines  du  Biterrois  et 
que  commencent  les  premiers  contre-forts  du  Massif  Central.  C'est  un 
pays  de  collines  arides  couvertes  de  garrigues  et  de  bois  taillis  très 
touffus,  le  tout  coupé  de  quelques  vignes  et  d'olivettes;  de-ci,  de-là 
quelques  châtaigneraies  qui  ne  descendent  jamais  plus  bas  vers  le 
sud,  dans  les  plaines.  L'altitude  va  de  70  mètres  à  450. 

BÉRENGuiER  ne  signale  pas  T.  torsicus  dans  le  Gard,  mais  A.  Hu- 
gues, dans  une  note  parue  in  Miscellanea  entomologica  [1917]  et  des- 
tinée à  compléter  le  catalogue  des  Orthoptères  du  Gard,  signale  sa 
capture  à  S*-Geniès-de-Malgoirès. 

Quoiqu'il  soit  assez  commun  dans  les  bois  et  dans  les  buissons  des 
garrigues,  il  est  difficile  de  se  procurer  de  nombreux  exemplaires  du 
T.  corsicus,  car  il  est  très  agile  et  sa  couleur  grise  se  confond  avec  le 
milieu  où  il  vit.  Quand  le  soleil  darde  ses  rayons  les  plus  chauds, 
l'insecte  s'étale  dans  les  endroits  abrités  et  ensoleillés,  soit  sur  les 
buissons,  soit  sur  le  sol. 

J'ai  pu  élever  très  aisément  cet  insecte  en  cage.  En  captivité  il  est 
omnivore,  tout  lui  est  bon  :  salade,  raisins,  herbes  sauvages,  fruits. 
Durant  plusieurs  jours  j'ai  laissé  un  Conocephalus  nitidulus  et  un  Pha- 
neroptem  dans  une  cage  d'élevage  où  se  trouvaient  plusieurs  Thyreo- 
notus]  ils  ne  furent  pas  touchés;  mais  un  Oedipoda  miniata  fut 
immédiatement  dévoré  et  un  Decticus  alhifrons,  mort  et  corrompu, 
subit  le  même  sort.  Durant  mes  nombreux  élevages,  jamais  les 
T.  corsicus  ne  se  sont  entre-dévorés. 

J'ai  obtenu  quelques  pontes.  Une  femelle,  capturée  adulte  au  dé- 
but d'août,  pond  25  œufs  et  dans  son  abdomen  s'en  trouvaient  en- 
viron 70. 

Le  seul  accouplement  auquel  j'aie  pu  assister  un  soir  ne  m'a  laissé 
rien  voir  de  particulier.  En  résumé,  cette  espèce  est  signalée  d'Espa- 
gne et,  en  France,  des  Pyrénées-Orientales,  de  l'Aude  et  de  la  partie 
ouest  de  l'Hérault  et  du  Gard. 


176  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Antaxius  sp.  (').  —Une  femelle  trouvée  en  juillet  1913  par  M.  Lich- 
TENSTEiN  dans  un  bois  à  25  Ml.  au  nord  de  Montpellier,  sur  le  versant 
nord  du  Pic  S*-Loup  :  région  déjà  plus  froide  que  les  environs  de 
Montpellier  et  où  on  rencontre  les  premières  hauteurs  des  Cévennes. 

Gryllomorpha  uclensis  Pantel.  —  Cette  espèce,  découverte  à 
Uclès,  en  Espagne,  par  le  P.  Pantel,  a  été  signalée  par  M.  Azam  dans 
le  Var. 

Je  l'ai  trouvée  dans  l'Hérault  le  l"""  octobre  1912  dans  les  environs 
de  Neffiés.  J'ai  capturé  un  premier  exemplaire  sous  une  pierre  dans 
un  chemin  de  bois.  Le  même  jour,  à  quelques  kilomètres  de  là,  j'ai 
pris  une  vingtaine  d'exemplaires  sous  les  pierres  dans  le  lit  desséché 
de  la  Peyne,  en  amont  de  Vailhan.  Sous  une  seule  pierre  se  trouvaient 
une  dizaine  de  G.  uclensis,  qui  étaient  difficiles  à  saisir  à  cause  de 
leur  agilité  et  de  leur  petite  taille;  détail  assez  curieux,  ces  insectes 
se  trouvaient  cantonnés  dans  un  rayon  de  quelques  mètres  carrés. 
Ce  jour-là,  malgré  toutes  mes  recherches  en  descendant  le  cours  de 
cette  rivière,  je  n'ai  pu  en  dehors  cfe  ce  point  retrouver  un  seul  exem- 
plaire de  ce  Gryllide. 


Bulletin  bibliographique. 

Musei  nationalis  Hungarici  {Annales  historico-naturales),  —  XVI,  1, 
1918.  —  HoRVAT  (D'.  G.)  :  De  Hydrocorisis  nonnullis  extra- 
europaels,  p.  140,  flg.  — Spaeth  (Dr.  Fr.)  :  Neue  Cassidinen  aus 
Madagascar,  p.  27.  —  Kieffer  (J.-J.)  :  Ghironomides  d'Afrique 
et  d'Asie  conservés  au  Musée  National  Hongrois  de  Budapest, 
p.  31,  flg.  —  RiEDEL  (M. -P.)  :  Elephatitomyia  Westwoodi  Osten- 
sacken  (Tipul.)  aus  Ungarn,  p.  137.  —  Stein  (P.)  :  Zur  weiteru 
Kenntnis  aussereuropàisclier  Anthomyiden,  p.  147.  —  Bigkhardt 
(H.)  :  Neue  Histeriden  aus  dem  Ungarischen  National-Muséum  und 
Bemerkungen  zu  bekannten  Arten,  p.  283.  —  Bergroth  (E.)  : 
Hendecas  generum  Hemipterorum  uovorum  vel  subnovorum, 
p.  298.  ~  RiEDEL  (M. -P.)  :  H.  Sauter's  Formosa-Ausbeute  :  Lirio- 
pidae  {Ptychopteridae)  und  Nematocera  polyneura  (Dipt.)  IV,  des 
Ungarischen  National-Muséums  in  Budapest,  p.  314,  fig. 

(1)  Je  viens  d'envoyer  cet  insecte  en  communication  àM.L.  CHOPARn,qui  me 
fait  savoir  qu'il  s'agit,  à  son  avis,  de  ['Antaxius  sorrezensis  Marquât  dont 
on  ne  connaissait  que  le  type  ;  mais  qui,  d'après  des  exemplaires  capturés 
par  lui,  ne  serait  pas  rare  dans  l'Aveyron. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


TYPOGRAPHIE   FIRMIN-DIDOT   ET   C'^.   —  PARIS. 


BULLETIN 


DE   LA 


SOCIETE  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


jiéaiiee  du  !3!3  juin  1991 

Présidence  de  M.  J.  de  JOANNIS,  ancien  Président. 
Sommaire. 

Correspondance,  p.  177.  —  Changements  d'adresses,  p.  177.—  Présenta- 
tions, p.  178.  —  Contributions  à  nos  publications,  p.  178.  —  Congrès  de 
l'AFAS,  p.  178.—  Budget,  p.  178. 

Observations  diverses.  —  A.  Hustache.  Capture  du  Ceuthorrhynchus 
cuphorbiae  Bris.  [Coi..  Curculionidae]  sur  Myosotis  intermedia  Link 
p.   180. 

Communications.  —  P.  Lesne.  Un  Lycide  nouveau  de  la  faune  française 
[Col.],  p.  180.  —  J. -L.Lacroix.  Description  sommaire  de  la  larve  de  Chry- 
sopa  viridana  Schn.  [Nbur.  Chrysopidae],  p.  182. 


M"<=  L.  GuvoN,  récemment  admise,  MM.  P.  de  Peyerimhoff,  d'Alger, 
H.  Lavagne,  de  Montpellier,  et  P.  Wytsman,  de  Tervueren,  assistent 
à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  A.  Alfieri  remercie  la  Société  de  son 
admission  et  se  met  à  la  disposition  de  ses  collègues  pour  tous  ren- 
seignements concernant  l'entomologie  et  particulièrement  l'entomolo- 
gie économique  de  l'Egypte. 

Changements  d'adresses.  —  M.  le  D''  E.  Bergroth,  Ekenlis, 
Finlande. 

—  M.  J.-A.  Lestage,  10,  avenue  de  la  Floride,  llccle  (Belgique). 

—  M.  P.  Piônneau,  0,  rue  Antoine  Dupuch-St-Augustin,  Bordeaux 
(Gironde). 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921].  —  N°  12. 


178  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Présentations.  —  M.  J.  Cordonnier,  113,  avenue  Adolphe  Geeraert, 
Malo-les-Baias  (Nord),  présenté  par  M.  F.  Bernard.  —  Commissaires- 
rapporteurs  :  MM.  J.  Magnin  et  G.  Mercier. 

—  M.  H.  PÉRON,  ingénieur  agronome,  10,  quai  du  Général  Gallieni, 
Suresnes  (Seine),  présenté  par  M.  P.  Lesne.  —  Commissaires-rappor- 
teurs :  MM.  P.  Vayssière  et  P.  Denier. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

M.  le  D"^  J.  Reverdin 20  francs. 

Anonyme 30     — 

Congrès  de  l'AFAS.  —  L'Association  française  pour  l'Avancement 
des  Sciences  tiendra  sa  45*^  session  à  Rouen,  du  1"  au  6  août  1921. 

La  Société  charge  MM.  H.  Gadeau  de  Kerville  et  P.  Lesne  de  la 
représenter  à  ce  Congrès. 

Budget.  —  M.  Ch.  Lahaussois,  Trésorier,  donne  lecture  de  son  rap- 
port financier  pour  l'exercice  1920. 

EXERCICE  1920 
recettes 

En  caisse  au  31  décembre  1919 1.082fr.57c. 

Cotisations  et  souscriptions 8.718  70 

Revenus 8.614  21 

Subvention  du  Ministère  de  l'Instruction  publique. . .  500  » 

Tirages  à  part 502  60 

Ahonnemenls,  aux  Annales  et  SiU  Bulletin ' 1.014  20 

Contributions  aux  Publications 4.025  » 

Vente  des  Annales  et  du  Bulletin 2.674  95 

—    de  Tables 27  » 

Faune  Bedel 192  85 

Vente  d'ouvrages  divers 560  80 

Annonces 66  » 

Dons 1.913  80 

Exonérations  de  24  sociétaires  (dont  7  pour  solde).. .  6.153  20 

Versements  faits  en  vue  d'exonération 1.000  » 

Remboursement  de  8  obligations  Ouest  3%  anciennes.  3.830  71 


Total  des  receltes 40.876    59 


Séance  du  ff  juin  1921.  179 

DÉPENSES 

Loyer,  impôts,  assuraace 3.127  (r.  43  c. 

Frais  d'impression  des  Annales  et  du  Bulletin 17.898      90 

Planches  et  gravures • 64o      73 

Administration  et  correspondance 752      40 

Frais  d'envoi  des  publications 999      65 

Traitement  de  l'agent 3.250        » 

Bibliothèque 396      45 

Prix  Constant 500        » 

Achat  de  31  obligations  Ouest  3  %  anciennes 9.521      70 

Divers 329      20 

Total  des  dépenses 37 .421  fr.  50  c. 

BALANCE 

Recettes 40.876  fr.  59  c. 

Dépenses 37.421      50 

En  caisse  au  31  décembre  1920 3.455  fr.  09  c. 

COMPTE  DU  iOUmAL  L'ABEILLE 

En  caisse  au  31  décembre  1919 1.177  fr.  50  c, 

Abonnements  et  vente  do  volumes 373      70 

Vente  d'ouvrages  divers 41        » 

En  caisse  au  31  décembre  1920 1.592  fr.  20  c. 

CAISSE  DES  COLLECTIONS 

En  caisse  au  31  décembre  1920 188    fr.  10  c 

AVOIR  DE  LA  SOCIÉTÉ 

Portefeuille   ■ 

2.391  francs  de  rente  française  3  "/„  (cours  58  fr.  425).  45.564fr.  72c. 

600    francs  de    rente  •  française   4   °/o   1918   (cours 

69  fr.  25) 10.387      50 

1.650  francs  de  rente  française  5  °/o  (cours  85  fr.  20) .  28.110        » 

311  obligations  Ouest  3  %  anciennes  [dont  deux  ache- 
tées avec  les  fonds  de  LWbeille]  (cours  309  fr.) . . . .  96.099        » 

Capital  au  31  décembre  1920 181.061  fr.  22c. 


180  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

—  La  Société,  conformément  aux  articles  26  et  29  de  ses  Statuts  et 
de  son  Règlement,  renvoie  l'examen  des  comptes  du  Trésorier  à  son 
Conseil,  qui  lui  présentera  un  rapport  dans  une  prochaine  séance. 

Observations  diverses. 

Capture  du  Ceuthorrhynchus  euphorbiae  Bris.  [Col.  Curculioni- 
dae]  sur  Myosotis  intermedia  Link,  —  M.  A.  Hustache  signale  la 
capture  de  Ceuthorrhynchus  euphorbiae  Bris.,  le  1^''  juin,  entre  Néu- 
moutiers  et  Villeneuve-le-Comte  (Seine-et-Marne).  Cet  insecte  y  a  été 
pris  en  nombre  sur  les  fleurs  de  Myosotis  intermedia  Link,  à  l'orée 
des  bois.  La  plupart  des  Ceuthorrhynchus  voisins  de  Veuphorhiae 
vivant  sur  des  Borraginées,  il  est  infiniment  probable  que  ce  Myosotis 
est  bien  la  plante  nourricière  de  C.  euphorbiae. 


Communications. 

Un  Lycide  nouveau  de  la  faune  française  [Col.] 

par  Pierre  Lesne. 

A  dilîérentes  reprises,  on  a  capturé  sur  le  littoral  du  département 
des  Alpes-Maritimes  un  Lycide  du  genre  Homalisus  qui  a  été  consi- 
déré jusqu'à  présent  comme  étant  identique  à  VH.  taurinensis'Qd.nAi  ('). 
Successivement  feu  Antoine  Grouvelle  et  MM.  A.  BucHETetJ.  Sainte- 

(1)  Voir  notamment  J.  Bourgeois,  Monographie  des  Lycides  de  l'Ancien 
Monde,  p.  42  [L'Abeille,  XX  [1882]);  id.,  Faune  gallo-rhénane,  IV,  p.  54. 

La  description  originale  de  1'^.  taurinensis  a  paru  dans  le  Berliner  enl. 
Zeitschr.,  [1871],  p.  93-95.  Avec  l'autorisation  de  M.  le  Professeur  Rosa, 
M.  GiiiBODO  m'a  communiqué  l'un  des  types  de  Baudi  conservés  au  Mu- 
sée de  Turin.  De  son  côté,  M.  le  D-  Gestko  a  bien  voulu  me  confier  deux 
exemplaires  d  H.  taurinensis  appartenant  au  Musée  de  Gênes.  L'im  d'eux 
provient  d'Oropa,  près  Biella  (Piémont).  Enfin,  j'ai  trouvé  dans  la  collection 
Bourgeois,  conservée  au  Muséum  de  Paris,  deux  autres  individus  de  la 
même  espèce,  dont  un  recueilli  à  Turin  par  Ghiliani  et  qui  est,  par  suite, 
probablement  typique.  M.  Dodero  a  bien  voulu  m'informer  qu'aucun  des 
deux  Homalisus  dont  il  est  ici  question  n'avait  encore  été  trouvé  aux  environs 
de  Gênes. 


Séance  du  fâ  juin  19M.  181 

Claire  Deville  l'ont  trouve  à  Nice;  puis  tout  récemment,  MM.  R. 
l'ijuTiERS  et  L.  TuRiNETïi  en  ont  recueilli  une  petite  série  d'individus  à 
Menton. 

M.  TuRiNETTi  ayant  eu  l'amabilité  de  me  conlier  quelciucs  exem- 
plaires provenant  de  ses  récoltes,  j'ai  pu,  en  utilisant  les  termes  de 
comparaison  appartenant  au  Muséum  de  Paris  et  ceux  qui  m'ont  été 
obligeamment  communiqués  par  MM.  Dodero  et  Gribodo  et  qui  appar- 
tiennent eu  partie  aux  Musées  de  Gênes  et  de  Turin,  me  convaincre 
que  la  forme  habitant  la  côte  niçoise,  bien  que  très  voisine  de  celle 
du  Piémont,  en  diffère  par  un  certain  nombre  de  caractères  qui  sont 
indiqués  ci-après  : 

Homalisus  nicaeensis,n.  sp.  — H.  taurinensi  Baudi  proxime 
affinis  simiUimusque.  sed  minor,  pronoto  scutelloque  omnino  nigris, 
piibe  bninnea  hirsutis;  numdibulis  a  basi  ad  apicem.  régularité)'  in 
quadrantem  circuH  arcuatis  ;  pronoto  latitudine  mediana  manifeste  lon- 
giore,  impressionibus  duabus  basalibus  obsoletis,  antica  nulla.  Ab  H. 
sanguinipenni  La  p.  imprimis  antennis  longioribus  gracilioribus- 
que,  elytrorum  médium  manifeste  superantibus,  pronoto  nigro,  disco 
fortiter  punctato,  margine  antico  haud  reflexo,  carinis  lateralibus  obso- 
li'lis  vel  parum  distinctis,  discrepat.  —  Long.  5-6,3  mm. 

cf  Urostvrnitum  exterius  conspicaum  octavum  {ultimum)  usque  ad 
apicem  attenuatum,  haud  truncatum. 

Hab.  :  Nice,  canal  de  la  Vésubie  (J.  Sainte-Claire  Deville  in 
coll.  Abeille  de  Perrin;  A.  Buchet  in  coll.  Dodero);  Menton,  en 
novembre,  décembre  et  janvier  (B.  Poutiers  et  L.  Turinetïi). 

Tijpes  an  Muséum  national  d'Histoire  naturelle.  —  9  individus  exa- 
minés. 

C'est  au  voisinage  immédiat  de  VHonialisus  taurinensis  que  doit  se 
placer  la  nouvelle  espèce.  EUç  se  distingue  facilement  de  celui-ci  par 
sa  taille  plus  faible,  sa  forme  plus  svelte,  le  contraste  très  marqué 
de  la  coloration  rouge  franc  des  élytres  et  du  noir  pur  du  pronotum 
et  de  l'écusson,  alors  que  c^ez  le  taurinensis  le  pronotum  est  bru- 
nâtre, lavé  de  rouge  en  arrière,  le  long  de  la  base  et  des  bords  latéraux, 
i!  que  l'écusson  est  d'une  coloration  brun  rouge.  La  teinte  de  la 
pubescence  des  mêmes  parties  est  brune  chez  le  niraeensis,  rousse 
chez  le  taurinensis.  L'un  des  meilleurs  caractères  distinctifs  est  fourni 
par  les  mandibules  qui,  chez  le  nicaeensis,  sont  relativement  courtes 
et  régulièrement  arquées  en  quart  de  cercle,  tandis  que  chez  le  tau- 
rinensis, elles  sont  notablement  plus  longues  et  coudées  à  angle  droit, 
leur  segment  apical  transverse  étant  très  effilé  et  dépassant  en  lon- 
gueur le  segment  basilaire. 


182  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Chez  l'une  el  l'aulrc  espèce  la  forme  du  dernier  article  des  palpes 
maxillaires  diffère  suivant  le  sexe.  Cet  article  est  court  et  subsécu- 
riforme  chez  le  mâle,  allongé  et  fusiforme  chez  la  femelle.  Les  mâles 
ne  présentent  pas  de  différences  sensibles  dans  la  conformation  des 
paramères,  mais  leur  dernier  sternite  abdominal  apparent  s'atténue 
graduellement  en  pointe  obtuse  chez  le  nicaeensis,  tandis  qu'il  est 
brièvement  tronqué  au  sommet  chez  le  taurinensis.  Le  seul  mâle 
authentique  de  cette  dernière  espèce  qu'il  m'ait  été  donné  d'examiner 
présentait  en  outre  sur  ce  segment  terminal  une  fine  suture  longitu- 
dinale médiane  que  je  n'ai  pas  retrouvée  chez  le  nicaeensis  cf- 

Peut-être  faut-il  voir  dans  les  deux  espèces  dont  il  est  ici  question 
deux  formes  représentatives  d'une  même  espèce  souche  dont  la  sur- 
rection  de  la  chaîne  alpine  aurait  disjoint  l'aire  géographique  et 
amené  une  évolution  divergente  des  deux  groupes  d'individus,  l'un 
piémontais,  l'autre  ligurien,  désormais  séparés. 


Description  sommaire  de  la  larve 
de  Chrysopa  viridana  Schneid.  [Neur.  Chrysopifae] 

par  J.-L.  Lacroix. 

Le  19  juillet  1920  je  prenais  à  Saint-Martin-de-la-Coudro  (Charente- 
Inférieure)  une  larve  de  Chrysop4de  que  je  voyais  pour  la  première 
fois.  Sa  taille  et  son  aspect  me  la  faisant  supposer  adulte  et  proba- 
blement prête  à  filer  son  cocon,  j'en  fis  rapidement  le  dessin  ci-joint 
(fig.  1).  Cette  besogne  était  rendue  difficile  par  ses  allées  et  venues 
continuelles.  Pour  la  même  raison  la  description  que  j'en  donne, 
aujourd'hui  est  sommaire,  n'ayant  pu  l'examiner  plus  minutieuse- 
ment. Il  ne  fallait  pas  songer,  en  effet,  à  la  sacrifier  ni  même  à  l'immo- 
biliser par  un  stupéfiant  quelconque,  ce  qui  eût  mis  sa  vie  en  danger. 
L'exemplaire  étant  unique,  il  valait  mieux  le  laisser  vivre  et  courir 
ainsi  la  chance  d'établir  son  identité. 

Cette  larve  fit  son  cocon  le  21  juiHet,  d'assez  bonne  heure,  le 
matin.  Ce  cocon  (longueur  3,9  mm.;  largeur  3,5  mm)  est  construit 
suivant  le  mode  que  j'indique  dans  mon  premier  mémoire  sur  les 
Chrysopides,  actuellement  sous  presse  {Actes  Soc.  Linn.  de  Lijon, 
1921).  Il  est  nu,  c'est-à-dire  non  recouvert  de  débris  variés,  et  placé 
dans  un  premier  réseau  externe  plus  lâche,  différant  franchement  en 
cela  de  ceux  du  groupe  de  Chrysopa  prasina.  Le  11  mai  1921,   soit 


Séance  du  22  juin  192i, 


183 


294  jours  après,  de  ce  cocon  sortait  un  imago  do  Chrysopa  viridana 
Schn.  parfaitement  constitué. 

La  larve  de  viridana,  ainsi  qu'une  autre  dont  j'aurai  à  parler  plus 
lard,  semble  former  un  groupe  un  peu  à  part,  de  transition  pourrait- 
on  dire.  Par  les  contours  du  corps  elle  se  rapproche  un  peu  des 
larves  de  C.  perla,  C.  dorsalis,  C.  septempunctata,  sans  cependant  être 
aussi  massive  que  ces  dernières;  les  tubercules  sétigères  ne  sont 
pas  aussi  gros.  Elle  n'est  pas  toutefois  aussi 
mince  que  la  larve  de  Chrysopa  vulgaris 
Schn.  chez  qui,  de  plus,  les  tubercules  sé- 
tigères sont  très  sensiblement  moins  dévelop- 
pés. Elle  s'éloigne  franchement  des  larves  du 
groupe  prasina  qui  se  couvrent  volontaire- 
ment le  corps  de  débris  variés  et  sont  très 
épaisses  dans  le  sens  dorso-ventral. 

Coloration  générale  gris  jaune  clair  avec 
le  dessous  du  corps  plus  franchement  jaune, 
un  peu  blanchâtre  même.  Le  dessus  du  corps, 
sur  l'abdomen,  est  varié  de  fines  lignes  rou- 
geâtres  transversales  avec,  latéralement,  de 
petites-  taches  plus  ou  moins  bien  circons- 
crites, disposées  un  peu  obliquement. 

Mandibules  un  peu  plus  longues  que  la 
tête,  gris  brun  assez  foncé,  plus  rembrunies 
dans  le  quart  terminal.  Palpes  et  antennes  de 
cette  même  nuance,  également  plus  obscur- 
cis vers  l'extrémité.  Dessus  de  la  tête  avec  un  dessin  assez  complexe, 
formé  de  lignes  sombres  surtout  disposées  d'avant  en  arrière  :  deux 
un  peu  plus  épaisses,  centrales,  partant  du  bord  postérieur,  d'abord 
légèrement  convergentes  puis  divergentes  et  allant  se  terminer  vers  la 
base  des  antennes  ;  en  avant,  entre  les  précédentes,  deux  autres  li- 
gnes franchement  divergentes,  un  peu  courbes  même  et  à  concavité 
externe;  enfin,  plus  extérieurement,  de  chaque  côté,  une  ligne  courbe 
à  convexité  externe.  Sur  le  bord  de  la  tête,  derrière  les  yeux,  deux 
lignes  sombres  réunies  en  avant. 

Prothorax  avec,  en  dessus,  un  dessin  également  assez  complexe 
(lig.  1)  formé  de  lignes  entièrement  ou  en  partie  rouge  et  brun  noi- 
râtre. De  chaque  côté,  un  peu  en  dessous,  une  bande  noirâtre  plus 
large  du  côté  de  la  tète.  Dessus  du  mésothorax  présentant  deux  hgnes 
transverses  noirâtres,  l'antérieure  très  courte  et  ayant,  toutes  deux, 
;i  chaque  extrémité,  un  point  presque  noir;  entre  elles  deux  autres 


Fig.  1.  —  Larve  de 

Chrysopa  viridana 

Schn. 


184  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

lignes  obliques  de  dehors  en  dedans.  Métathorax  avec  deux  larges 
bandes  longitudinales  brun  marron  foncé,  plus  épaissies  postérieure- 
ment, en  forme  de  massue,  un  peu  divergentes  d'avant  en  arrière, 
se  terminant  un  peu  avant  le  bord  postérieur  de  ce  segment  thora- 
cique  et  commençant,  en  avant,  un  peu  sur  le  mésothorax.  Ces  deux 
taches  tranchent  bien  sur  le  fond.  Les  tubercules  sétigcres  du  thorax 
un  peu  allongés  et  assez  minces. 

Tous  les  tubercules  sétigères  affectent  la  couleur  du  fond.  Soies  brun 
un  peu  rougeàtre.  Sur  le  dessus  du  corps,  depuis  le  prothorax  jus- 
qu'au 7"  tergite  de  l'abdomen,  une  ligne  foncée,  dilatée  assez  régu- 
lièrement par  endroits.  Dessus  du  corps  sans  tache  réelleifient  appré- 
ciable. 

Cette  larve,  que  je  n'ai  pu  mieux  étudier^  se  dislingue  nettement 
de  celles  des  Chrysopa  perla,  C.  septempunctata,  C.  dorsalis,  C.  for- 
mosa  et  Chrysocerca  flava  par  le  dessin  du  dessus  de  la  tête  et  ceux 
du  pro-  et  du  métathorax.  Elle  ne  peut  non  plus  être  confondue  avec  la 
larve  de  Chrysopa  vulgaris  qui  a  le  dessin  de  la  tête  très  simple  et, les 
tubercules  sétigères  sensiblement  moins  développés.  Enfin  elle  diffère 
franchement  des  larves  du  groupe  prasina. 

Le  peu  que  je  sais  sur  C.  viridana  me  fait  penser  que  cette  espèce 
se  rapproche  beaucoup  plus  de  Chrysopa  vulgaris  que  de  tout  autre. 
Il  ne  m'est  pas  possible  toutefois  d'en  dire  davantage  à  ce  sujet. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Ciioi'aiid. 


TYPÛORAPUIlf  FIRMIN-DIDOT   ET  C'>=.  —   PARIS. 


'^  OCTiO  \<j^ 
BULLETIN  V/^... 

DE   LA 

SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIOUE  DE  FRANCE 


séance   ilii  13  juillet   1931. 

Présidence  de  M.  C.  DUMONT,  Vice-Président. 

Sommaire. 

Correspondmice,  p.  185.  —  Nécrologie,  p.  185.  —  Changement  d'adresse, 
p.  185.  —  Admissions,  p.  186.  —  Présentation,  p.  186.  —  Contributions 
à  nos  publications,  p.  186.  —  Dépôt  de  manuscrit,  p.  186. 

Observations  diverses.  —  L.  Desi4ison.  Localités  françaises  de  Melitaea 
Aurélia  Niciv.  [Lep.  RnoPALOCERA],  p.  186. 

Gomraunications.  —  G.  Bendep.itter.  Un  Rutélidenouveau  du  Pérou  [Col.], 
p.  187.  —  J.  AcHARD.  tes  variations  de  Diumphidia  femoralis  Gerst., 
p.  188.  —  D-^  V.  AuzAï.  Description  d'un  nouveau  Pachylopus  d'Algérie 
[Col.  Histeridae],  p.  191.  —  E.  Séguy.  Description  d'un  nouveau  Moustique 
français  du  groupe  de  YAedes  Marias  et  synopsis  des  espèces  de  ce  groupe, 
p.  192.  —  D'  S.  BoNNAMouK.  Note  sur  l'habitat  des  larves  de  quelques 
espèces  de  Pegomyia  [Dipt.  Antiiomyiidae],  p.  196.  —  L.  Turinetti.  Note 
sur  la  ]>résence  en  France  du  Lonchaea  aristella  Beck.  [Uipt.],  p.  196. 


M.  P.  DE  Peyerimhoff,  d'Alger,  assiste  à  la  séance. 

Correspondance.  — M.  L.   Chopard,  Secrétaire,  s'excuse  do   ne 
pouvoir  assister  à  la  séance. 

—  M.  A.  Chatenay  remercie  la  Société  do  son  admission. 

—  M.  F.  ViT.\LE  adresse  sa  photographie  pour  l'album  ûv  la  Société. 

Nécrologie.   —   Nous  avons  le  regret   d'apprendre   le  décès  de 
M""^  Decaisne,  née  Bellier  de  la  Chavignerie. 

Changement  d'adresse.  —  M.   R.   Vitalis  de  Salvaza,  10,  rue 
d'Italie,  Marseille  (Bouches-du-Rhône.). 
B^ill.  Soc.  eut.  Fr.  [19211.  —  N"  13. 


186  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Admissions.  — M.  J.  Cordonnier,  113,  avenue  Adolphe  Geeraert, 
Malo-les-Bains  (Nord).  —  Coléoptères. 

—  M.  H.  PÉRON,  ingénieur  agronome,  10,  quai  du  Général  Galliéni, 
Suresne  (Seine).  —  Mœurs  des  Insectes. 

Présentation.  —  M.  Henri  Routier,  pharmacien,  maire  de  Sar- 
trouville  (Seine-et-Oise),  présenté  par  M.  P.  Lesne.  —  Commissaires- 
rapporteurs  :  MM.  E.  SÉGUY  et  P.  Denier. 

Contributions  à  nos  publications.  —M.  A.  d'Orchymont  a  offertle 
cliché  d'une  des  planches  accompagnant  son  travail  paru  dans  les 
Annales  de  1920. 

—  MM.  E.  Benderitter  etE.  Séguy  ont  offert  les  clichés  accompagnant 
leurs  notes  parues  dans  le  présent  Bulletin. 

Dépôt  de  manuscrit.  —  M.  L.  Bedel  dépose  le  manuscrit  d'un 
second  fascicule  du  tome  IV  de  sa  Faune  des  Coléoptères  du  bassin  de 
la  Seine.  Ce  nouveau  fascicule,  qui  fait  suite  à  celui  des  Scarabaeidae, 
paru  eu  1911,  comprend  les  Buprestidae  et  Throscidae. 

Comme  les  précédents,  ce  fascicule  sera  publié  en  hors  texte  dans 
les  Annales  de  la  Société,  mais,  en  raison  des  difficultés  actuelles, 
ce  supplément  ne  pourra  pas  être  distribué  gratuitement  à  tous  les 
membres  ;  il  sera  envoyé  seulement  à  ceux  qui  en  feront  la  demande 
et  moyennant  versement  d'une  souscription  dont  le  montant  sera 
fixé  prochainement. 

Observations  diverses. 

Localités  française  de  Melitsiesi  Aurélia Nick.  [Lep.  Rhopalo- 
cera],  par  L.  Demaison.  —  A  la  suite  de  la  communication  faite  en  la 
séance  du  27  octobre  dernier  par  M.  R.  Verity  sur  une  race  française 
de  Melitaea  Aurélia  Nick.,  plusieurs  de  nos  collègues  ont  signalé  di- 
verses localités  de  France  où  la  présence  de  cette  espèce  a  été  cons- 
tatée. Déjà  en  1906,  M.  Frionnet,  dans  son  livre  sur  les  premiers  états 
des  Lépidoptères  fram^ais  (p.  184),  avait  donné  à  ce  sujet  des  rensei- 
gnements intéressants  et  précis.  Pour  le  département  de  la  Haute- 
Marne  qu'il  connaît  particulièrement,  il  nous  apprend  (\\i' Aurélia  a 
été  trouvé  à  Langres,  à  Latrecey  et  à  Montigny.  Je  crois  que  ce  Lé- 
pidoptère doit  habiter  aussi  les  environs  de  Reims.  Certains  exem- 
plaires de  ma  collection  m'ont  paru  se  rapporter  à  ce  type  spécifi- 
que, bien  que  je  ne  sois  pas  encore  très  sûr  de  leur  détermination. 
Enfin  aux  régions  déjà  citées  on  peut  ajouter  les  Ardennes  :  le 
4  juin  dernier,  mon  frère  Ch.  Demaison  a  obtenu  d'éclosiou  un  mâle 
A' Aurélia  très  bien  caractérisé,  dont  il  avait  trouvé  la  chenille  à  Lû- 
mes, près  de  Mézières. 


Séance  du  13  juillet  1921.  187 

Goiximunications 

Un  Rutélide  nouveau  du  Pérou  [Col.  Sgarabaeidae] 
par  E.  Bendebitter. 

Lo  groupe  des  Spodochlamydini  comprend  actuellement  les  trois 
genres  Chalcocklmmjs,  Spodochlamyset  Anatista,  dvec  quatorze  espèces, 
lesquelles  sont  en  général  très  rares.  L'insecte  dont  la  description 
suit,  tout  en  ayant  do  grandes  affinités  avec  le  genre  Spodochlamys, 
doit  en  être  séparé  par  son  faciès,  la  forme  de  la  tète  et  surtout  la 
'Structure  des  pattes  antérieures. 

Cliryiiochiainys,  nov.  gen.  —  Tète  forte,  carrée,   déprimée. 


FiG.  1.  —  C'hrysochlamys  macropus,  n.  sp.  —  Mâle,  vu  de  profil,  et  titia 
et  tarse  antérieurs,  vus  du  dessous. 

Corselet  fortement  gibbeux  à  sa  partie  antérieure  qui  est  élevée  et  ver- 
ticale, marge  postérieure  rebordée.  Les  différentes  parties  de  la  bou- 
che ne  semblent  pas  différer  de  celles  de  Spodochlamys  ('),  non 
plus  que  le  mésosternum  qui  est  creusé  entre  les  hanches  antérieures 
et  sans  apophyse.  Antennes  de  forme  normale;  l'^'  article  long  et  gros, 
la  massue  un  peu  plus  courte  que  la  tige.  Pattes  antérieures  très 
fortes;  tibias  tridentés,  la  dent  apicale  longue,  courbée  et  acuminée, 
les  2^  et  3«=,  petites,  sont  contiguës  et  bien  éloignées  de  l'apicale  ;  le 
dessous  des  tibias  porte  une  carène  très  saillante  et  crénelée.  Tarses 
antérieurs  épais,  le  4^=  étiré  intérieurement  en  une  épine  obtuse,  mu- 
nie près  de  l'extrémité  d'une  petite  dent  mobile.  Onychium  plus  long 
que  les  quatre  articles  précédents  réunis.  Ongles  très  forts. 

(1)  Ne   possédant  qu'un  seul  exemplaire,  je  n'ai  pu  me  rendre  un  compte 
exact  de  la  forme  des  organes  buccaux. 


188  Tiulleiin  de  la  Sociéiè  entomologique  de  France. 

Chrysochlamys  macropus  n.  sp.  —  Long.  38  mm.,  larg.  aux 
épaules  16  mm.  En  dessus  d'un  beau  brun  mordoré  avec  reflets 
verts  ;  dessous  et  pattes  bronzé  cuivreux  ;  antennes  brunes,  massue 
rousse. 

Épistome  rugueux,  droit  en  avant,  un  peu  creusé  au  milieu,  séparé 
du  front  par  un  sillon  peu  profond;  angles  émoussés;  les  côtés,  obli- 
quement rétrécis  derrière  les  angles,  s'élargissent  ensuite  légèrement 
jusque  près  des  yeux.  Front  et  vertex  déprimés,  guère  plus  élevés 
que  l'épistome,  mais  moins  fortement  rugueux,  une  large  impression 
ogivale  sur  le  front.  Yeux  gros,  saillants.  Prothorax  finement  cha- 
griné, couvert  de  petits  poils  très  courts,  clairsemés,  à  peine  visi- 
bles ;  les  côtés  fortement  arrondis,  plus  larges  que  les  élytres,  crénelés 
ainsi  que  les  angles  postérieurs  qui  sont  bien  ouverts  et  émoussés; 
angles  antérieurs  aigus  ;  partie  antérieure  élevée  en  une  forte  gibbosité 
divisée  par  un  sillon  profond  en  avant,  peu  marqué  en  arrière. 
Écusson  ovale,  rugueux,  couvert  de  poils  fins,  couchés,  plus  longs  et 
plus  denses  que  ceux  du  prothorax.  Élytres  élargis  au  tiers  anté- 
rieur, faiblement  rugueux  sur  les  côtés,  ridés  sur  le  dos  ;  trois  faibles 
côtes.  Pygidium  court,  finement  granuleux,  entièrement  couvert  de 
poils  couchés  plus  serrés  sur  les  côtés.  Abdomen  glabre,  lisse.  Méta- 
sternum  couvert  de  longs  poils  blonds  et  denses.  Ongle  interne  des 
tarses  antérieurs  long,  courbé,  avec  une  dent  à  la  base,  l'externe 
plus  court,  non  denté  ;  les  ongles  antérieurs  et  intermédiaires  simples  ; 
l'ongle  externe  postérieur  bifide. 

Pérou,  un  exemplaire  cf.  —  9  inconnue. 


Les  variations  de  Diamphidia  femoralis  G er si. 

[Col.    CHRYSOMELmAE] 

par  Julien  Achard. 

E.  Allard  a  décrit  {Ami.  Soc.  eiiL  Fr.,  6,  VII  [18871 1888,  Bull.  p.  200) 
quatre  espèces  de  Diamphidia  d'après  des  insectes  qu'il  avait  som- 
mairement examinés  dans  la  collection  de  M.  Donckier  de  Donceel. 
Un  exemplaire  type  de  chacune  de  ces  espèces  se  trouve  aujourd'hui 
dans  ma  collection.  Fairmaire  a  fait  remarquer  [Afin.  Soc.  ent.  Fr., 
6,  VIII  [1888]  1889,  Bull.  p.  132)  que  les  D.  zanzibarica  Jac.  et 
D.  nigripennis  Jac.  se  rapportaient  respectivement  aux  D.  limbata 
Ail.  et  D.  flaviceps  Ail.,  ajoutant  qu'au  surplus  tous  ces  insectes 
pouvaient  bien  ne  représenter  qu'une  seule  espèce. 


Séance  du  13  juillet  192t.  189 

De  son  côté,  J.  VVeise  [Arch.  Naturg.,  [1902],  p.  160),  après  avoir 
admis  l'identité  de  D.  linibata  AU.  et  D.  zanzibarica  .Tac,  fait  remar- 
quer que  la  réunion  de  D.  flaviceps  Ail.  à  D.  nigripennis  Jac.  n'est 
appuyée  sur  aucune  donnée  certaine  et  finalement  considère  les  D.  fla- 
viceps Ail,  et  D.  nigrifrons  Ail.  comme  de  simples  variétés  de 
D.  femoralis  Gerst.  Il  passe  sous  silence  B.  robusta  Ail.  qu'il  consi- 
dère proljablement  comme  une  espèce  ditTérente. 

L'examen  des  quatre  types  d'ALLARo  montre  immédiatement  que 
D.  limbata  Ail.  {zanzibarica  Jac.)  est  une  espèce  parfaitement  dis- 
tincte, caractérisée  par  les  antennes  (Q)  courtes,  n'atteignant  pas  le 
milieu  du  corps,  à  4^  article  bien  plus  long  que  le  5%  à  angle  apical 
interne  aigu  et  fortement  prolongé,  par  les  bords  latéraux  du  pro- 
thorax arrondis,  avec  l'angle  postérieur  bien  marqué  et  l'angle 
antérieur  aigu  et  très  avancé,  par  la  ponctuation  des  élytres  très 
serrée,  les  intervalles  des  points  étant  généralement  plus  petits  que 
les  points  eux-mêmes. 

Les  trois  autres  insectes  {robusta,  nigrifrons  et  flaviceps  Ail.), 
appartiennent  à  la  même  espèce  et  ne  sont  diiïérenciés  que  par  d'in- 
signifiants détails  de  coloration.  Entre  cette  forme  à  élytres  noirs 
(à  laquelle  doit  rester  le  nom  de  D.  robusta,  premier  nom  publié  par 
Allard)  et  la  forme  à  élytres  roux,  on  trouve  facilement  des  passages 
représentés  d'abord  par  des  individus  à  épipleures  roux,  puis  par  des 
individus  à  élytres  ferrugineux  plus  ou  moins  sombres.  J,  Weise 
rapporte  cette  forme  claire  à  D.  femoralis  Gerst.,  qui  est  décrit  du 
Natal. 

Or,  dans  ce  dernier  pays,  les  insectes  auxquels  s'applique  la  des- 
cription de  Gerstaecker  sont  constamment  plus  oblongs  et  moins 
fortement  ponctués  que  ceux  de  l'Afrique  Orientale  et  leur  coloration 
est  toujours  d'un  roux  uniforme.  Cette  forme  méridionale  est  répandue 
au  Mozambique,  au  Natal,  au  Transvaal,  en  Rhodesia  et  remonte  au 
nord  jusqu'à  Tabora,  sur  le  lac  Tanganyika.  A  partir  de  ce  point 
et  jusqu'aux  Somalis,  on  no  trouve  plus  que  la  forme  septentrionale, 
plus  courte,  plus  convexe,  plus  fortement  ponctuée,  avec  les  élytres 
tantôt  roux,  tantôt  noirs  et  le  pronotum  parfois  maculé. 

Ces  deux  formes  appartiennent-elles  à  la  même  espèce?  C'est 
possible;  il  n'y  a  en  tous  cas  pas  de  caractère  net  et  précis  pour  les 
différencier. 

J'ignore  ce  qu'est  D.  nigripennis  Jac. ,  décrit  sur  un  cf  de  l'Afrique 
centrale,  mais  la  description  s'applique  bien  aux  insectes  décrits  par 
Allard,  et  spécialement  à  D.  nigrifrons  Ail.  Il  est  donc  possible, 
comme  l'a  dit  Fairmaire,  que  ce  soit  encore  la  môme  espèce. 


190  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Il  en  est  probablement  de  même  de  D.  Jacobyi  Gestro,  décrit  sur 
un  seul  individu  recueilli  par  Bottego  dans  le  pays  Arussi  Galla. 
La  constitution  des  antennes,  décrite  par  R.  Gestro,  prouve  seulement 
que  le  type  est  une  Ç .  Le  prothorax  est  donné  comme  trois  fois  plus 
large  que  long  chez  D.  nigripennis  3 a c.el  seulement  deux  fois  plus 
large  chez  D.  Jacobyi  Gestro,  mais  jAcOBYa  décrit  un  cf  et  R.  Gestro 
une  9 .  En  réalité  le  prothorax,  de  même  que  les  antennes,  les  tarses 
et  les  tibias  postérieurs,  varie  avec  le  sexe;  en  moyenne  sa  largeur 
est,  en  rapport  de  la  longueur,  dans  la  proportion  de  2,33  à  2,75. 
D.  Jacobyi  Gestro  a  été  redécrit  par  J.  Weise  comme  D.  femoralis 
var.  maculicollis  ;  la  seule  différence  est  que  l'insecte  de  J.  Weise  a  les 
trois  macules  discales  du  prouolum  libres,  tandis  que,  dans  l'insecte  de 
R.  Gestro,  elles  se  transforment  en  deux  bandes  unies  par  la  base. 

En  résumé,  les  variations  de  D.  femoralis  Gerst.  se  présentent 
de  la  façon  suivante  : 

1.  Forme  de  l'Afrique  australe.  Corps  plus  oblong,  ponctua- 
tion moins  profonde,  dessus  roux  unicolore 

subsp.  femoralis  Gerst.  s.  str. 

2.  Forme  de  l'Afrique  Orientale.   Corps  plus  robuste,  plus 

court,  plus  convexe,  plus  fortement  ponctué 

subsp.  robusta  Ail.  s.  lato. 

a.  Pronotum  flave;  élytres  roux  ou  brun  ferrugineux. . . 
var.  rufescens,  n.  var. 

b.  Pronotum  flave;  élytres   noirs,    parfois  avec   les   épi- 
pleures  roux  [flavifrons  Ail.,  nigriceps k\\ . ,  nigripennis 

Jac.) var.  robusta  s.  str. 

c.  Pronotum  avec  trois  macules  {maculicollis  Weise) 
ou  deux  bandes  [Jacobyi  Gestro)  et  une  grande  tache 
latérale  noires.  Élytres  noirs var.  Jacobyi  Gestro 

Il  reste  encore  un  groupe  d'insectes  ayant  les  élytres  noirs  ornés  de 
grandes  macules  flaves,  ce  sont  :  D.  ornata  Baly,  D.  angolensis  Jac. 
[spectabilis  Péring.)  et  D.  concinna  Weise,  ce  dernier  ayant  aussi 
une  forme  à  élytres  entièrement  roux.  Je  n'ai  pas  les  matériaux 
nécessaires  pour  parler  de  ces  insectes.  D'après  les  textes,  il  semble 
bien  que  la  variété  de  D.  concinna  à  élytres  en  partie  noirs,  citée  du 
Meru  par  J.  Weise,  n'est  autre  que  le  D.  angolensis  (Jac.)  cité 
d'Arussi  Galla  par  Gestro.  Ces  insectes,  de  même  que  D.  longula 
Weise,  ne  paraissent  pas  devoir  être  rattachés  à  D.  femoralis  Gerst. 


Séance  du  13  juillet  1921.  191 

Description   d'un  nouveau  Pachylopus  d'Algérie  [Col.  Histeridae] 
par  le  D''  V.  Auzat. 

Pachylopus  Fochi,  n.  sp.  —  Ovale  allongé,  assez  convexe,  très 
luisant,  corselet  noir,  élytres  brun  de  poix.  Antennes  rouges,  massue 
plus  pâle.  Épistome  finement  rebordé  en  avant,  présentant  en  son 
milieu  une  dépression  peu  profonde  au  centre  de  laquelle  se  trouve 
un  petit  tubercule  arrondi.  Front  légèrement  bombé,   rugueux  en 
avant,  lisse  sur  le  vertex,  avec  deux  stries  transversales  en  chevrons, 
bordé  d'une  strie  entière  avec  tme  carène  droite,  saillante  derrière 
l'épistome.  Prothorax  plus  large  que  long  avec  les  angles  antérieurs 
arrondis,  non  cilié  sur  les  côtés,  bordé  de  points  à  la  base,  couvert 
d'une  ponctuation  assez  serrée,  strigueuse  sur  les  côtés,  avec  la 
partie  postérieure  du  disque  lisse;  strie  marginale  forte,  entière. 
Écusson  très  petit,  triangulaire.  Élytres  plus  longs  que  le  pronotum, 
de  sa  largeur  à  la  base,  dilatés  à  l'épaule  et  rétrécis  postérieurement, 
couverts  dans  la  dernière  moitié  d'une  ponctuation  forte,  très  régu- 
lière, s'étendant  en  dehors  jusqu'à  la  2^  strie  et  remontant  dans  le 
4"^  intervalle  un  peu  plus  haut  que  le  milieu;  strie  suturale  entière, 
réunie  à  la  4«  dorsale  par  un  arc  basai  et  se  prolongeant  par  l'apicale 
jusqu'à  la  marginale  ;  dorsales  bien  marquées,  crénelées,  l'*"  un  peu 
plus  courte,  les  trois  internes  à  peu  près  égales  entre  elles,  dépassant 
le  milieu;  humérale  forte,  oblique,  rapprochée  de  la  l""^  dorsale;  sub- 
humérale  interne  disjointe,  externe  nulle.  Propygidium  et  pygidium 
densémenl  et  finement  ponctués.  Prosternum  étroit,  concave,  ponc- 
tué de  gros  points  en  avant  et  sur  les  côtés;  stries  très  rapprochées, 
s'étendant  de  la  base  aux  trois  quarts  de  la  hauteur  où  elles  se  réu- 
nissent. Mésosteruum  entièrement  rebordé.  Pattes  rouges;  tibias  anté- 
rieurs garnis  de  cinq  à  six  dents  de  plus  en  plus  faibles,  la  seconde 
plus  grande  que  la  première  et  que  la  troisième;  tibias  postérieurs 
larges,  fortement  épineux.  —  Long.  2,5  -  3  mm. 

Ressemble  à  première  vue  au  Pachylopus  crassipes  Erichson, 
dont  il  a  la  forme,  la  coloration  et  la  ponctuation,  mais  s'en  distingue 
facilement  par  la  denticulation  de  ses  tibias  antérieurs  et  par  ses 
tibias  postérieurs  moins  dilatés. 

Espèce  dédiée  au  Maréchal  Foch,  sur  le  désir  du  D'"  Chobaut  qui 
a  rapporté  les  six  exemplaires  types  de  Ghardaïa  et  d'Ain-Sefra 
(Algérie). 


192  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Description  d'un  nouveau  Moustique  français  du  groupe  de  VAedes 
Mariae  et  synopsis  des  espèces  de  ce  groupe, 

par  E.  SÉGUY. 

Aedes  (Ochlerotatus)  Berlandi,  n.  sp.  —  Q.  Tète  noire, occiput 
à  écailles  en  serpette  dorées  et  noires,  plates  et  blanches  sur  les  côtés. 
Yeux  noirs  cerclés  d'écaillés  blanches.  Antennes  noires.  Trompe 
noire  à  reflets  violets.  Palpes  noirs,  le  dernier  article  couvert  d'é- 
cailles  d'un  blanc  pur.  Thorax  brun  avec  deux  bandes  médianes 
d'écaillés  d'un  doré  pâle  séparées  par  une  ligne  nette  et  quelques 
écailles  blanches;  de  chaque  côté  de  ces  deux  bandes,  deux  taches 
ovalaires  formées  d'écaillés  d'un  brun  noir  à  reflets  dorés.  Scutel- 
lum  couvert  d'écaillés  en  serpette  dorées  et  blanches,  bordé  de 
longues  soies  noires.  Flancs  et  hanches  bruns  avec  quelques  écailles 
d'un  blanc  d'argent.  Pattes  noires,  annelées  de  blanc,  à  pilosité  dis- 
tincte, blanche.  Fémurs  jaunâtres  à  la  base,  brun  noir  à  reflets  violets 
sur  la  moitié  apicale  (le  passage  d'une  couleur  à  l'autre  très  brusque 
sur  toutes  les  pattes),  la  partie  apicale  brune  se  prolongeant  en  Ugne 
dorsale  vers  la  base  des  lémurs;  à  l'extrémité  apicale  du  fémur  un 
anneau  d'écaillés  blanches  qui  s'étend  sur  la  base  du  tibia.  Tibias  et 
tarses  noirs  à  reflets  violacés,  tous  les  articles  cerclés  de  blanc  d'ar- 
gent à  la  base  et  au  sommet  ;  les  anneaux  blancs,  bien  développés 
sur  la  3<=  paire  de  pattes,  sont  moins  visibles  sur  les  pattes  intermé- 
diaires et  antérieures  :  sur  ces  dernières,  l'anneau  des  3'=  et  4^  articles 
du  tarse  manque  :  le  dernier  article  du  tarse  est  complètement  blanc 
à  toutes  les  pattes.  Formule  unguéale  1.1—  0.0  —  0.0  (fig.  1,  b  ). 
Ailes  à  écailles  étroites,  noires,  frange  noire.  Abdomen  noir,  couvert 
d'écaillés  noires  à  reflets  pourprés;  chaque  segment  avec  une  étroite 
ligne  d'écaillés  d'un  blanc  d'argent  ;  des  soies  blanches  au  bord  apical. 
La  face  ventrale  est  colorée  exactement  comme  la  face  dorsale  :  noire 
avec  des  taches  blanches,  les  bandes  noires  dilatées  sur  la  ligne  mé- 
diane jusqu'à  former  une  ligne  complète.  —  Long.  4,2  mm. 

cf.  Semblable  à  la  Q,  légèrement  plus  petit.  Antennes  d'un 
brun  noir,  plus  courtes  que  la  trompe.  Trompe  d'un  noir  violacé. 
Palpes  bruns,  noirs  à  l'apex,  aussi  longs  que  la  trompe,  les  deux  der- 
niers articles  cerclés  de  blanc  à  la  base.  Pattes  grêles,  cerclées  de 
blanc  comme  chez  la  Q.  Formule  unguéale  2.  1  —  1.  1  —  0.0 
(tig.  1,  c).  Appareil  génital  du  type  de  VAedes  détritus  Haliday  :  en 
difl'ère  par  le  l*^""  article  des  forcipules  moins  velu  et  par  le  2"^  article 
des  gonapophyses  qui  est  très  long  et  étroit  (fig.  1.  d,  g).  La  verrue 


Séance  du  13  juillet  192i, 


193 


Fig.  1.  —  Aedes  {Ochlerolalus)  Berlandi,  n.  sp.  —a,  femelle  adulte  (sché- 
matique) X  15  ;  —  h,  ongles  de  la  Q  :  —  c,  ongles  du  (f  (de  gauche  à 
droite  :  ongles  de  la  V'  paire  de  pattes,  de  la  2-,  de  la  3»)  ;  —  d,  appareil 
génital  cf  ;  g,  2"  article  de  la  gonapophyx  ;  vb,  verrue  basale. 


194  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

basale  porte  une  'forte  soie  en  hameçon  et  quelques  rares  soies  très 
Unes  (fig.  1,  d,  vb.)..—  Long.  3,o  mm.    , 

Types  :  1  cf,  2  Q  (Muséum  de  Paris).  Paris  el  Asnières,  7  et 
8  juillet  1921. 

La  première  9  a  été  capturée  par  M.  L.  Berland  dans  le  labora- 
toire d'Entomologie  du  Muséum,  55,  rue  de  Buffon,  le  7-VII  vers 
15  heures  ;  j'ai  trouvé  moi-même  un  cf  dans  le  même  local,  le  même 
jour,  vers  17  heures  ;  enfin  M.  P.  Lesne  a  pris  une  deuxième  Q  dans 
son  appartement,  à  Asnières,  pendant  la  nuit  du  7  au  8  juillet  (•). 

Cette  espèce  est  très  voisine  àesAedes  Mariae  Sergent  et  A.  Znm- 
miti  Theob.  Les  caractères  qui  permettent  de  distinguer  VA.  Ber- 
landi  de  ces  deux  espèces  sont  mis  en  évidence  dans  le  tableau  ci- 
dessous  qui  s'applique  aux  espèces  françaises  qui  peuvent  présenter  : 

a)  pattes  annelées,  les  anneaux  clairs  des  pattes  s'étendant  sur  les 
extrémités  basale  et  apicale  de  chaque  article. 

b)  dernier  article  du  tarse  entièrement  de  couleftr  blanche,  au  moins 
aux  pattes  postérieures. 

Tableau  des  espèces. 

1  (8).    Abdomen  avec    une   ligne  médiq-dorsale   d'écaillés 

claires. 

2  (7).  Thorax  avec  des  bandes  longitudinales. 

3  (4).  Thorax  à  écailles  d'un  roux  brillant.  Bandes  abdomi- 

nales claires  enveloppant  les  deux  extrémités  des  seg- 
ments. Anneaux  clairs  des  pattes  s'étendant  sur  deux 
articles  du  tarse A.  punctatus  auct , 

4  (3).  Thorax  à  écailles  d'un  brun  sombre. 

5  (6).  Abdomen  à  écailles  noirâtres,  bandes  claires  d'un  blanc 

grisâtre A.  Curriei  C ob . 

6  (5)  Abdomen  à  écailles  pâles;  bandes  claires  d'un  blanc 

crème A.  maculiventris  Macq. 

7  (2).  Thorax  sans  bandes  longitudinales,   à  écailles  blan- 

châtres. Abdomen  de  couleur  pâle. . .     A.  Hargreavesi  Edw  . 

8  (1).  Abdomen  sans  ligne  médio-dorsale  d'écaillés  claires. 

9  (12).  Thorax  avec  des  bandes  ou  des  taches. 

10  (11).  Thorax  avec  deux  bandes  d'écaillés  dorées  et  deux 
taches  latérales  d'un  brun  noir.  Trompe  non  annelée. 
Bandes  blanches  des  segments  abdominaux  non  dilatées 
sur  les  côtés A.  Berlandi  S ég . 

^1)  Deux  9  ont  encore  été  capturées  rue  de  BulTon,  le  28  juillet. 


Séance  du  13  juillet  1921.  195 

U  (10)  Thorax  avec  une  ornementation  semblable  à  celle  de 

VA.  piinctatus  avec  des  écailles  brun  jaune  et  crème 

A.  Zammiti  The  oh. 

12  (9)  Thorax  unicolore,  sans  bandes  ni  taches.  Trompe  avec 
un  anneau  blanchâtre  au  milieu.  Bandes  blanches  des 
segments  abdominaux  dilatées  surlescôtés.    A.Mar/aeSergent. 


Note  sur  l'habitat  des  larves 
de  quelques  espèces  de  Pegomyia  [Du^t.  Anthomyiidae] 

par  le  D"-  S.  Bonnamour. 

L'habitat  des, larves  de  nombreux  Diptères,  et  en  particulier  de 
certaines  espèces  de  Pegomyia,  n'est  pas  encore  complètement  connu. 
La  récolle  de  champignons  bien  déterminés,  et  l'élevage  des  larves 
qui  les  habitent,  donnent  à  ce  sujet  des  renseignements  des  plus  inté- 
ressants, quoique  à  peu  près  complètement  négligés  par  la  plupart 
des  entomologistes. 

Plusieurs  pieds  dWgaricus  flavescens  ramassés  aux  environs  de  Lyon 
on  octobre  1920  étaient  remplis  de  larves  de  Diptères.  En  janvier  1921, 
les  éclosions  ont  commencé  et  se  sont  poursuivies  jusqu'au  début  de 
juin;  72  insectes  parfaits  en  sont  sortis  et  furent  reconnus  par  le 
D""  Villeneuve  pour  être  le  Pegomyia  rufina  F  a  11. 

Le  Pegomyia  iniqua  Stein  est  déjà  indiqué  comme  vivant  dans 
Agaricus  campestris  et  M.  le  D''  Riel,  de  Lyon,  a  signalé  (')  le  Pegomyia 
Winthemi  Meig.,  obtenu  d'un  Boletus  bulbosus  Schaff.  trouvé  à 
Tassin  (Rhône)  en  juin  1917,  et  d'un  Boletus  erytli7vpusP ers.  récolté 
à  Dardilly  (Rhône)  en  août  de  la  même  année. 

Certains  Pegomyia  doivent  donc  être  considérés  comme  des  Di- 
ptères à  larves  îongicoles. 


Sur  la  présence  en  France  du  Lonchaea  aristella  Beck. 

[DiPT.  Lonchaeidae] 

par  L.  TuRiNETTi. 

Ce  Diptère  nuisible,  qui  semblait  devoir  se  trouver  dans  tout  le 
bassin  de  la  Méditerranée,  a  déjà  été  signalé  en  Espagne,  en  Itahe, 

(1)  D''  Ph.  Riel,  Les  Insectes  des  Champignons.  Élevage  et  première  liste 
de  Diptères  fongicoles  {Ann.  Soc.  Linn.  de  Lyon,  LXVII  [1920]. 


196  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

à  Corfou,  en  Egypte,  en  Algérie,  mais  sa  présence  en  France  n'avait 
pas  encore  été  indiquée  jusqu'ici. 

M.  F.  Picard,  dans  sa  belle  étude  sur  la  «  Faune  entomologique 
du  Figuier  »  (*)  dit  l'avoir  recherché  sans  succès  dans  l'Hérault. 

Nous  venons  de  l'obtenir,  à  Menton,  de  figues  récoltées  sur  le  sol, 
aussitôt  après  leur  chute  de  l'arbre. 

Le  Lonchaea  aristella  Beck.  s'est  montré  nuisible  aux  fruits  du 
Figuier  dans  lesquels  on  rencontre  les  larves  dès  le  mois  de  mai.  Ses 
dégâts  ont  été  observés  -depuis  quelques,  .années  déjà  dans  les  envi- 
rons de  Menton. 

Son  parasite,  Pachyneuron  vindemmiae  Rond.,  que  Silvestri  si- 
gnale comme  parasite  des  pupes  (2),  n'a  pas  encore  été  observé  à 
Menton  (■■*).  , 

(1)  F.  Picard.  La  faune  entomologique  du  Figuier.  Annales  du  Service 
des  Épiphyties,  VI  [1919],  p.  34-174. 

(2)  F.  Silvestri.  Sulla  Lonchaea  aristella  dannosa  aile  infiorescense  e 
fruttescense  del  fico  {Bolletino  del  Labor.  di  Zool.  générale  e  agraria 
Portici,  XII,  [1917],  p.  123  à  146). 

(3)  La  note  ci-dessus  a  été  transmise  par  M.  P.  Vayssière.  Ce  dernier 
rappelle  que  c'est  Savastano  qui  signala  l'existence  de  L.  aristella  en  Italie 
ponr  la  première  fois  en  1915  (Savastano,  L'a  Mosca  nera  dei  (ichi  {Lon- 
chaea aristella  Beck.)  Bail.  Staz.  sperim.  Agrumic. Frulticolt.  Acireale, 
1915),  et  depuis  cette  époque  Silvestri  a  pu  évaluer  sur  les  Figuiers  domes- 
tiques à  plus  de  50  %  la  quantité  dinflarescences  tombées  par  le  fait  des 
attaques  de  la  «  Mouche  noire  ».  Les  fruîls  les  plus  recherchés  sont  ceux 
qui  ont  un  réceptacle  allongé,  ovoïde,  à  cavité  bien  développée  et  qui  pos- 
sèdent de  grandes  écailles  horizontales  et  non  pas  courtes  et  convergentes 
vers  l'intérieur  de  l'œil.  L.  aristella  a,  en  Italie,  six  générations  annuelles  : 
la  larve  se  montre  nuisible  en  dévorant  les  styles,  les  ovaires,  les  pédon- 
cules des  fleurs,  et  le  parenchyme  des  parois  internes  des  inflorescences  et 
des  fruits.  Une  étude  morphologique  très  détaillée  de  tous  les  stades  a  été 
faite  par  Silvestri.  Comme  moyens  de  lutte,  la  sélection  des  Figuiers  est 
indiquée,  en  évitant  d'autre  part  d'employer  en  trop  grande  quantité,  comme 
engrais,  le  fumier  de  ferme  dont  l'action  entraînerait  une  plus  grande  di- 
varication  des  écailles  et  ainsi  une  attaque  plus  facile  de  la  mouche.  Enfin, 
le  procédé  utilisé  dans  la  province  de  Naples,  qui  consiste  à  «  toucher  « 
l'ouverture  du  réceptacle  avec  l'huile  afin  d'activer  la  maturité  est  involon- 
tairement un  excellent  moyen  pour  éloigner  la  femelle  pondeuse.     , 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


TYPOGRAPHIE    FIUMIN-DIDOT   ET  C'«.    —  PAllIS, 


BULLETIN 

UE    LA 

SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIOUE  DE  FRANGE 


séance  du   39  juillet  193 

Présidence  de  M.  C.  DUMONT,  Vice-Préi 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  197.  — Nécrologie,  p.  197.  —  Changements  d'adresses, 
p.  198.  —  Admission,  p.  198.  —  Présenlations,  p.  198.  —  Contribu- 
tions à  nos  publications,  p.  198.  —  Nomination  d'un  Membre  donateur, 
p.  198.  —  Budget,  p.  198. 

Observations  diverses.  —  D'^'  Cl.  Gautier  et  Ph.  Riel.  Note  reclKi- 
cative,  p.  198. 

Communications.  —  L.  Bedel.  Description  d'un  Zonabris  de  lAhaggar 
(Sahara  central)  [Col.  MeloidaeJ,  p.  199.  —  E.  Sécuv.  Sur  deux  nou- 
veaux Bixa  et  synopsis  des  inàles  des  espèces  de  France  [Dipt.  Culicidaic], 
p.  199.  —  F.  Picard.  Sur  la  biologie  du  Tetrastichus  rapo  Walk.  [Hym. 
Chalcididae],  p.  206.  —  L.  Chopard.  Note  sur  quelques  espèces  de  Rha- 
phidophorinae  [Ortii.  Piiasgonlridae],  p.  209. 

Bulletin  bibliographique,  p.  211. 


M.  R.  PouTiERs,  de  Menton,  assiste  à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  M.  Dalibert  adresse  sa  photographie 
pour  l'album  de  la  Société. 

Nécrologie.  —  Nous  avons  le  profond  regret  d'apprendre  le  décès 
de  notre  collègue  J.  Azam  qui  faisait  partie  de  la  Société  depuis  1891. 
.1.  Azam  avait  réuni  une  collection  d'Orthoptères  de  France  extrê- 
mement remarquable  et,  de  beaucoup,  la  plus  importante  quant  au 
nombre  des  espèces  et  des  exemplaires  représentés.  Il  avait  publié 
en  outre  un  certain  nombre  de  notes  sur  les  Orthoptères  et  sou 
excellent  «  Catalogue  synonymique  et  systématique  des  Orthoptères 
de  France  »  paru  en  1901. 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921].  —  N°  14. 


198  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Changements  d''adresses.  —  M.  Ch.  Legrand.  garde  général  des 
Eaux-et-Forèts,  9,  boulevard  Carnot,  Alger. 

—  M.  F.  Picard,  maître  de  conférences  à  la  Sorbonne,  laboratoire 
d'Évolution  des  Êtres  organisés,  3,  rue  d'Ulm,  Paris,  5«. 

AdmissioD.  —  M.  H.  Routier,  pharmacien,  maire  de  Sartrouville 
(Seine-et-Oise).  —  Entomologie  générale. 

Présentations.  —  M.  le  D""  É.  Everts,  28,  Emmastraat,  La  Haye 
(Hollande),  présenté  par  M.  L.  Bedel.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  J.  DE  JoANNis  et  P.  Lesne. 

—  M.  B.  P.  UvAROv,  Assistant  Entomologist,  Impérial  Bureau  of 
Entomology,  British  Muséum,  Natural  History,  Crom^^ell  Road,  Lon- 
don  W.  7,  présenté  par  M.  L.  Chopard.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  L.  Berland  et  P.  Vayssière. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  M.  DE  BoissY 20  francs. 

Ch.  Fagniez 20      - 

J.  Sainte-Claire  Deville.  200      ~ 
•  Anonyme 13      — 

—  M.  E.  SÉGUY  a  offert  les  clichés  accompagnant  sa  note  publiée 
dans  ce  Bulletin. 

Nomination  d'un  Membre  donateur.  —  M.  J.  Sainte-Claire  De- 
ville  est  nommé,  sur  proposition  du  Président,  Membre  donateur  de 
la  Société. 

Budget.  —  Le  Trésorier  annonce  que  le  Ministre  de  l'Agriculture 
a  accordé  à  la  Société  une  subvention  de  570  francs,  à  titre  d'encou- 
ragement à  ses  travaux. 

Observations  diverses. 

Note  rectificative.  —  Dans  la  note  des  D''^  Cl.  Gautier  et  Ph.  Riel, 
intitulée  :  Complément  de  description  et  biologie  d'Apanteles  rubecula 
Marshall  [Hym.  Braconidae],  parasite  de  Pieris  rapae  L.  [Lep.  Pie- 
RiDAE],  [Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921].  pp.  143-147),  lire,  p.  147  ligne  6  : 
Tetrastichus  rapo  Walk.  au  heu  de  T.  rapae. 

L.  Masi,  qui  a  décrit  cette  espèce  à  la  page  133   du  t.   IIL  du 
Bolletino  di  Labor.  di  Zool.  gen.  e  Agr.  délia  R.  scuol.  sup.  d'Agr.  in 
Portici,  1908,  a  étabh  pour  elles  les  synonymies  suivantes  : 
Cirrospilus  rapo  Walk. 
Tetrastichus  rapo  Walk. 
Tetrastichus   microgastri  Martelli. 


Séance  du  27  juillet  19^1.  199 

Communications. 

Description  d'un  Zonabris  de  l'Ahaggar  (Sahara  central) 

[GoL.  MeloidaeI 

par  L.  Bedel. 

Au  cours  de  son  voyage  d'Alger  à  Tombouctou  par  l'Ahaggar, 
l'Aïr  et  le  Tchad,  M.  R.  Chudeau  a  découvert  un  Zonabris  des  plus 
remarquables  et  que  je  suis  très  heureux  de  pouvoir  lui  dédier  : 

Zonabris  Ghudeaui,  n.  sp.  —  Elongata,nitida,  nigra,  pube  capitis, 
thoracis,  scutelli,  pedum  paginaeque  ventralis  albido-seiicea.  Capite 
vubro,  inter  antennas  nigricante.  Prothorace  rubro,  elongato,  antice 
oblique  attenuatv, parce punctato,  média  unifoveolato,  ad  apicemdepresso. 
Scutello  nigro.  Elijtris  elongatis,  parallelis,  glabriculis,  creberrime 
rugoso-punctatis,  faims,  fasciola  communi  irregulariter  angulosa  ma- 
culisque  quinque  nigris  [una  in  ipsa  basi,  ab  humero  et  a  scutello  aeque 
distante,  diiabiis  anle  fasciolam,  transversini  dispositis,  duabusque 
post  fasciolam  oblique  descendentibus).  Antennis  nigrc-brunneis  vel 
nigris,  thorace  longioribus,  undecimarticulatis,  articulis  bene  discretis, 
art.  3°  elongato.  Femoribus  tarsisque  nigris,  tibiis  diliitioribus,  ungui- 
culis  rufis,  similiter  bifidis  ;  tibiarum  posticarum  calcaribus  longitudine 
aequalibus,  forma  disparibus.  —  Long.  8-9  mm. 

Ahaggar  (Sahara  touareg)  :  Tamanghasset  [ait.  1.200  m.],  août  190S 
(R,  Chudeau),  4  ind. 

Espèce  distincte  entre  toutes  par  son  système  de  coloration.  Le 
dessin  des  élytres  est  assez  semblable  à  celui  de  Z.  batnensis  Mars., 
mais  là  s'arrête  l'analogie. 

Les  autres  Zonabris  rapportés  de  Tamanghasset  par  M.  R.  Chudeau 
sont  :  Z.  tigrinipennis  Latr.  {menthae  Kl.),  Z.  {Decapotoma)  ar'gen- 
tifera  Pic  et  Z.  [Ceroctis]  trizonata  ï{eiche,  ce  qui  prouve  que  le 
massif  de  l'Ahaggar  (1.200-3.000  m.  ait.),  bien  que  déjà  dans  la  zone 
intertropicale,  fait  encore  partie  de  la  faune  saharienne. 


Sur  deux  nouveaux  Dixa  et  synopsis  des  mâles 

des  espèces  de  France.  [Dipt.  Culicidae] 

par  E.  SÉGUY. 

La  présente  note  a  pour  but  de  définir  les  caractères  distinctifs  de 
deux  nouveaux  Dixa  particulièrement  intéressants  par  leurs  affinités 


200 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


et  de  grouper  les  renseignements  encore  bien  incomplets  que  l'on 
possède  sur  les  espèces  françaises. 

La  connaissance  des  espèces  décrites  plus  bas  permet  d'améliorer 
les  caractéristiques  du  genre  et  contribue  à  compléter  l'inventaire 
des  Dixides  de  notre  pays. 

Dixa  pyrenaica,  n.  sp.  —  cT-  Coloration  générale  jaune,  sem- 
blable à  celle  du  Dixa  serotina  Wiedeman.  T^ète  jaune,  occiput  et 
antennes  brun  pale,  les  articles  antennaires  2,  3,  4  dans  le  rapport 


Fig.  1.  Dijca  pyrenaica,  n.  sp.  —  a,  aile;  —  b,  griffe  d'une  patte  inter- 
médiaire; —  /;  appareil  génital  cT-  (Les  divisions  indiquées  sur  les  échelles 
(1.0-1.1)  correspondent  à  1/10  de  mm.) 


64-30-30.  Thorax  jaune  avec  quatre  bandes  nettes  d'un  brun  marron 
reliées  en  avant  par  deux  taches  d'un  brun  plus  pâle.  Scûtellum 
jaune,  flancs  d'un  jaune  foncé,  tachés  de  brun;  balanciers  jaunes.  Ailes 
hyalines;  fourche  antérieure  plus  longue  que  son  pétiole;  celui  de 
la  fourche  postérieure  plus  long  que  celle-ci,  la  base  des  deux 
fourches  au  même  niveau;  nervures  transverses  séparées  par  une 
distance  égale  au  tiers  de  leur  longueur  (fig.  i,  a).  Pattes  jaunâtres, 
l'extrémité  apicale  des  tibias,  la  plus  grande  partie  du  métatarse  et 
tous  les  autres  articles  du  tarse  bruns  ;  fémurs  antérieurs  de  la  même 
longueur  que  les  tibias;  les  tibias  antérieurs  plus  longs  que  le  méta- 
tarse (320-250).  Les  ongles  des  pattes  antérieures  et  intermédiaires 


Séance  du  f7  juilkt  1921.  201 

présentent  un  peigne  do  cinq  dents,  la  dent  apicale  très  longue  et 
six  soies  isolées  (fig.  1,  b-e);  soie  empodiale  très  développée  (fig.  1, 
b-d).  Abdomen  jaunâtre,  couvert  de  soies  fines  assez  longues;  chaque 
tergite  présente  une  bande  transversale  plus  foncée.  Appareil  génital 
légèrement  saillant;  1"  article  des  forcipules  épais,  à  peu  près  aussi 
long  que  large  (flg.  1,  /');  2*3  article  presque  cylindrique  avec,  à  l'extré- 
mité apicale  et  sur  la  face  interne,  des  soies  épaisses,  groupées  en 
brosse  raide;  appendices  internes  grêles  terminés  par  trois  courtes 
soies  et  un  onglet  articulé.  —  Long.  3  mm. 

Type  :  1  cf  (Muséum  de  Paris). 

Hautes-Pyrénées  :  environs  de  Barèges,  entre  1.500  et  2.000  m. 
Vole  en  mai. 

Par  la  disposition  de  ses  couleurs,  cette  espèce  ressemble  au  Dixa 
notata  Loew  et  peut  être  facilement  confondue  avec  les  Dixa  serotina 
W\ed.  et  autumnalis  Mg.,  mais  ses  a.utres  caractères,  notamment 
ceux  de  l'appareil  génital,  la  rattachent  au  groupe  du  Dixa  amphibia 
De  Geer,  à  côté  duquel  elle  prend  place  dans  le  tableau  donné  par  le 
D'-  M.  GoETGHEBUER  {Bull.  Soc.  ent.  Belg.,  Il  [1920],  p.  25). 

Dixa  Goetghebueri,  n.  sp.  —  Cette  espèce  a  été  obtenue  d'é- 
closion  de  larves  recueillies  en  avril  aux  marais  de  Sucy  (Seine). 
Ces  larves  vivaient  dans  de  petites  mares  temporaires  en  compagnie 
de  celles  du  Tkeohuldiamorsitans  Theobald.  Elles  se  sont  trans- 
îoi-mées  en  nymphes  au  début  de  mai  et  ont  donné  le  7  avril  un  çf, 
le  8  une  Q  et  le  12  mai  une  autre  9-  Les  dépouilles  larvaires  et 
nymphales  recueillies  après  les  transformations  ont  permis  d'es- 
quisser les  descriptions  suivantes  : 

Larve.  —  Semblable  à  celle  du  Dixa  nebulosa,  do  couleur  noire. 
Tête  noire,  très  fortement  chitinisée;  mandibules  à  dents  très 
émoussées,  la  dent  apicale  en  faucille,  nue;  bandeau  inférieur 
garni  de  deux  grandes  soies  (fig.  2,  g).  Les  antennes  portent  de 
grandes  épines  qui  occupent  toute  la  face  externe,  une  seule  grande 
soie  au  bord  1/3  apical,  l'extrémité  de  l'article  est  complètement 
couvert  de  soies  courtes  et  raides,  un  seul  onglet  terminal  articulé 
(fig.  2,  *).  Palpes  courts,  la  face  interne  couverte  do  petites  épines, 
l'extrémité  apicale  terminée  par  six  appendices  articulés  (flg.  2,  h). 
Premier  segment  thoracique  avec  quelques  très  longues  soies  dirigées 
vers  la  tète,  quelques  soies  courtes  sur  les  autres  segments  thora- 
ciques  et  abdominaux.  Les  deux  premiers  segments  abdominaux 
portent,  sur  la  face  ventrale,  deux  petits  mamelons  couronnés  de 
plusieurs  rangs  de  crochets  chitineux  assez  forts  ;  les  segments  8,  9, 


202  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

10  portent  aussi  sur  la  face  ventrale  deux  groupes  de  fortes  épines 
dilatées  en  fer  de  lance,  dirigées  vers  la  partie  postérieure  du  corps. 
Les  deux  lobes  latéraux  qui  terminent  le  corps  sont  bordés  de  soies 
ciliées,  aplaties  en  lame;  la  partie  basale  interne  porte  un  double 
rang  d'écaillés  comparables  à  celles  du  8«  segment  des  larves  de  Cu- 
licines  ;  la  partie  apicale  de  ces  lobes  latéraux  est  terminée  par  une 
épine  aplatie.  L'appendice  caudal,  particulièrement  développé  chez 
cette  espèce,  porte,  comme  chez  les  autres  larves  de  Dixa,  trois  paires 
de  longues  soies  ;  cet  appendice  se  termine  par  une  épine  plate  comme 
aux  deux  lobes  latéraux.  —  Longueur  de  la  larve  adulte  :  environ 
6  mm. 

Cette  larve  présente  exactement  les  mêmes  habitudes  que  les  au- 
tres larves  de  Dixides  connues.  Elle  prend  la  même  altitude  en  V  et 
reste  le  plus  souvent  immobile,  légèrement  en  dehors  de  l'eau  sur  les 
plantes  aquatiques  ou  les  débris  flottants. 

Nymphe.  —  Semblable  en  tous  points  à  une  nymphe  de  Culicine 
de  couleur  gris  de  plomb.  Cette  forme,  absolument  glabre,  est  remar- 
quable par  la  crête  dentée  située  à  la  face  dorsale  du  thorax  sur  la 
ligne  médiane  (fig.  2,  /)  ;  quelques  rares  soies  isolées  au  bord  apical 
de  chaque  segment  abdominal.  Les  palettes  natatoires  présentent 
une  série  de  dents  au  bord  postérieur;  ces  dents  s'épaississent  jus- 
qu'à l'extrémité,  qui  se  termine  elle-même  par  une  forte  épine  chiti- 
neuse. 

Les  trompettes  respiratoires  (fig.  2,  /.)  sont  bordées  par  une  dente- 
lure cbilineuse  courbée  intérieurement  qui  retient  une  membrane 
mince  susceptible  d'être  dilatée.  Toute  la  paroi  de  l'organe  est  cou- 
verte d'une réticulation  (fig.  2,  j.)formée  par  des  fils  chitineux  croisés 
à  angle  droit;  chaque  croisement  porte  une  petite  dent  dirigée  exté- 
rieurement; le  tronc  trachéen  qui  aboutit  à  la  trompette  porte  une 
soupape  rétractile  (flg.  2,  j,  tr). 

En  captivité,  cette  nymphe  se  comporte  exactement  comme  celle 
des  Culicinae;  elle  nage  continuellement  à  la  façon  si  caractéristique 
des  nymphes  d'Anophèles.  Elle  ne  se  «  colle  »  pas  aux  parois  du  vase 
où  elle  vit  et  ne  sort  pas  de  l'eau  comme  d'autres  nymphes  de 
Dixides.  La  durée  de  la  vie  nymphale  est  d'environ  4  jours. 

L'éclosion  de  la  Mouche  a  lieu  en  pleine  eau  par  une  fente  tho- 
racique,  la  dépouille  nymphale  servant  de  flotteur  pendant  l'éclosion. 
Lorsque  la  Mouche  est  complètement  dégagée  elle  reste  plusieurs 
heures  à  ratïermir  ses  organes,  les  pattes  étendue  à  la  surface  de 
l'eau  à  la  façon  des  Hydromètres  ;  elle  grimpe  ensuite  sur  une  plante 
aquatique  et  s'envole. 


Séance  du  27  juillet  1921. 


203 


Fig.  2.  Dixa  Goetghebueri,  n.  sp.  —  g,  mandibule  droite  de  la  larve  adulte, 
montrant  le  bandeau  inférieur;  —  h,  palpe;  —  i,  antenne:  —  j,  bordure 
d'une  trompette  respiratoire  ;  —  A ,  trompette  vue  en  entier  ;  —  l,  crête  dorsale 
de  la  nymphe;  —  m,  aile  gauche;  —  n,  appareil  génital  cf  ■  f(^>  3°  article 
des  forcipules;  api,  appendices  inférieurs. 

Les  divisions  des  échelles  (1.0  —  1.1)  correspondent  à  1/10  de  mm.). 


204  Bulletin  de  In  Société  entomologique  de  France. 

Adulte.  —  cf.  Espèce  sombre,  d'un  brun  noir  assez  luisant.  Tète 
entièrement  d'un  noir  brillant,  antennes  et  palpes  d'un  brun  foncé; 
les  articles  antennaires  2-3-4  dans  le  rapport  47-30-30.  Thorax  noir 
mat,  sans  bandes.  Scutellum  et  métanotum  noir  brillant.  Flancs  gris, 
largement  tachés  de  noir.  Balanciers  d'un  gris  ardoise.  Pattes  grêles, 
d'un  brun  noir,  densément  couvertes  de  longues  soies  raides,  noires; 
l'extrémité  apicale  des  fémurs,  les  tibias  et  les  tarses  sont  d'un  noir 
profond.  Les  fémurs  et  les  tibias  sont  de  même  longueur;  le  tibia  des 
pattes  antérieures  est  légèrement  plus  long  que  le  métatarse  (300- 
270),  le  tibia  des  pattes  postérieures  est  plus  long  (370-270).  Les. épe- 
rons des  tibias  antérieurs  sont  courts,  épais;  ceux  des  tibias  des 
deux  paires  de  pattes  postérieures  sont  très  grêles,  légèrement  arqués. 
Ongles?  Ailes  sombres;  fourche  antérieure  à  pétiole  court,  fourche 
postérieure  à  pétiole  de  la  longueur  de  la  branche  supérieure  de  cette 
fourche  :  M  1  (tig.  2,  m),  la  base  des  deux  fourches  non  au  même 
niveau.  Nervures  transverses  sensiblement  sur  la  même  ligne  (fig.  2, 
m,  nts).  Abdomen  d'un  gris  sombre  densément  couvert  de  fines  soies 
noires  assez  longues.  Appareil  génital  saillant  (fig.  2,  w);  !«''  article 
des  forcipules  court,  plus  large  que  long,  2^  article  velu,  quelques 
grosses  soies  à  la  face  externe,  la  face  interne  couverte  d'une  villo- 
sité  serrée  (flg.  2,  n,  fc);  appendices  inférieurs  fortement  courbés  et 
aplatis,  à  extrémité  dilatée  et  terminée  en  bec;  ils  portent  une 
forte  soie  subterminale  (fig.  2,  n,  api).  —  Long.  3,5  mm. 

Q.  A  peu  près  semblable  au  çf,  en  ditfère  par  ce  qui  suit  :  lé- 
gèrement plus  grande  que  le  cf  (4  mm.),  entièrement  d'un  noir  foncé 
luisant.  Balanciers  complètement  noirs.  Pattes  robustes,  noires,  cou- 
vertes de  longues  soies  noires;  fémurs  des  pattes  antérieures  de  la 
longueur  du  tibia,  la  longueur  de  celui-ci  par  rapport  à  celle  du  mé- 
tatarse =  360-290;  pour  les  pattes  postérieures  ce  rapport  =  440- 
300.  Les  éperons  des  tibias  sont  courts,  épais.  Les  deux  derniers  ar- 
ticles du  tarse  sensiblement  de  la  même  longueur  (32-33).  Ongles 
avec  un  peigne  de  quatre  dents  inégales  et  quelques  soies  intermé- 
diaires (au  moins  aux  deux  premières  paires  de  pattes).  Ailes  comme 
chez  le  cf ,  légèrement  plus  sombres.  Abdomen  noir,  couvert  de  soies 
fortes  et  serrées  ;  au  dernier  segment,  ces  soies  sont  réunies  en  pin- 
ceau, immédiatement  au-dessous  de  l'insertion  de  la  bride  périoviduc. 
tale.  La  palmette  sous-anale,  aplatie  dans  le  sens  transversal,  présente 
une  ligne  de  fortes  soies  disposées  en  peigne  horizontal.  Appendices 
de  l'armature  génitale  (cerques)  assez  petits,  médiocrement  velus. 

Types  :  1  cf,  2  9  (Muséum  de  Paris).  Marais  de  Sucy  (Seine),  en 
avril-mai. 


Séame  du  27  juillet  1921.  205 

Cette  espèce  est  dédiée  à  notre  savant  collègue  et  ami  le 
D''  M.  GoETGHEBUER,  de  Gand.  en  témoignage  d'admiration  pour  ses 
travaux  sur  les  Diptères  tipuliformes. 

Malgré  les  essais  de  classification  tentés  par  Bergroth  (1889),  Goet- 
(iHEBUER  (1920)  et  Edwards  (1921),  les  Dixidae  semblent  assez  mal 
connus.  Les  femelles  sont  difficiles  à  classer  avec  précision  et.  si  les 
mâles  se  distinguent  davantage  par  la  structurs  de  l'appareil  génital, 
on  ne  connaît  pas  encore  exactement  la  valeur  des  caractères  fournis 
par  cet  organe  et  les  limites  de  leur  variabilité.  Dans  de  pareilles 
conditions  je  ne  puis  que  résumer  les  travaux  antérieurs  en  un 
synopsis  nouveau,  forcément  provisoire  et  applicable  aux  mâles  seu- 
lement. 

Le  tableau  ci-dessous  fera  ressortir  les  caractères  différentiels  des 
deux  Dixa  décrits  plus  haut  et  permettra  do  les  distinguer  des 
autres  espèces  françaises. 

Tableau  des  espèces. 

1  (4).  Ailes  tachetées  ('). 

2  (3).  Bande  médiane  du  thorax  non  divisée \.  maculata  M  g. 

3(2).  Bande  médiane  du  thorax  nettement  divisée..    2   neôiiiosa  Mg. 

4  (1).  Ailes  non  tachetées. 

5  (12).  Tète  jaune,  tachée  de  brun  ou  de  noir.  Thorax  avec 

quatre  bandes,  les  médianes  réunies  aux  latérales  par  une 
tache  en  avant  de  ces  dernières. 

6  (7).  Appareil  génital  cf  :  2<=  article  des  forcipules  terminé  par 

deux  stylets  ;  appendices  inférieurs  très  développés    3 .  laeta  L  w. 

7  (6).  2*^  article   des  forcipules  terminé  par  un  seul  onglet 
■    articulé  (3^  article);  appendices  inférieurs  médiocrement 

développés. 

8  (9).  Appendices  inférieurs  «  dilatés  en  champignon  »  à  l'extré- 

mité      4.  serotina  (W.)  Goetg. 

9  (8)  Appendices  inférieurs  non  dilatés. 

10  (11).  2«=  article  des  forcipules  avec  un  lobe  du  côté  externe. 

5.    autumnalis  M. 

11  (10).  2«  article  sans  lobe  du  côté  externe...     6.  pyrenaica  Ség. 

(1)  Dans  le  groupe  des  Dixides  à  ailes  tachetées,  M.  W.  Edwards  distingue 
encore  les  Dixa  piiberula  Lvf . ,  dilcUata  Sltobl,  submaculata  Edw .  et 
nubilipennis  Curtis.  —  Cf.  F.  W.  Edwards,  The  British  Chaoborinae  and 
Dixinae    {Ent.  month.  Mag.,  3«sér.,  VI  [1920],  p.  264). 


206  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

J2  (5).  Tète  entièrement  noire  ou  brun-noir.  Bandes  médianes 
du  thorax  non  réunies  aux  latérales  par  une  tache  en  avant 
de  ces  dernières. 

13  (16).  Thorax  etflancsde  couleur  sombre  ou  noire.  Appendices 

inférieurs  de  l'appareil  génital  cf  non  bifides. 

14  (lo).  Thorax  habituellement  noir  brillant.  Bandes  thoraci- 

ques  visibles  seulement  chez  les  exemplaires  de  couleur 
pâle.  Un  espace  clair  en  avant  du  scutellum.     7.  amphibia  De  g. 

lo  (14).  Thorax  noir  sans  bandes.  Espèce  entièrement  noire; 

ailes  sombres 8.  Goetghebueri  Ség. 

16  (13.  Thorax  et  flancs  jaunâtres.  Trois  bandes  séparées  sur 
ce  thorax  :  celle  du  milieu  quelquefois  double.  Appareil 
génital  cf  :  appendices  inférieurs  bifides.. .     9.  aestivalis  Meig. 


Sur  la  biologie  du  Tetrastichus  rapo  Walk.  [Hym.  CHALciomAE] 
par  F.  Picard. 

D'après  Seurat(*),  le  Tetrastichus  rapo  Walk.  [Diplolepis  micro- 
gastri  Bouché)  pond  ses  œufs  à  travers  la  peau  des  chenilles  de 
Pieris  brassicae,  dans  les  jeunes  larves  d'Apauteles  glomeratus,  alors 
que  celles-ci  sont  très  petites  et  n'ont  pas  encore  de  trachées  visibles. 
Ce .  naturaliste  a  observé  des  larves  dWpanteles  renfermant  une 
vingtaine  d'œufs  de  l'hyperparasite.  Le  Ghalcidien  ne  sort  de  l'hôte 
que  quand  celui-ci  a  filé  son  cocon;  à  ce  moment,  il  dévore  tout,  sauf 
la  peau,  et  opère  sa  nymphose  dans  la  coque  de  la  victime. 

Martelli(-),  qui  ne  cite  pas  l'auteur  français,  arrive  à  des  conclu- 
sions analogues.  D'après  lui,  le  Tetrastichus  rapo  pond  dans  les  che- 
nilles de  12  à  20  millimètres.  Il  sait  choisir  celles  qui  contiennent  des 
larves  d'Apanteles  et  les  reconnaît  avec  une  grande  facilité. 
Récemmeût  Gautier  et  Riel  (^)  ont  confirmé  les  observations  de 
l'auteur  italien  en  étudiant  le  parasitisme  de  ce  Ghalcidien  chez  VApan- 
eles  rubecula  Marsh . ,  ennemi  de  Pieris  rapae. 

(1)  Skurat.  —  Contributions  à  l'étude  des  Hyménoptères  enlomophages 
[Ann.  Se.  nat.  &"  série,  1899). 

(2)  Martelli  (G.).  —  Contribuzioni  alla  biologia  délia  Pieris  brassicae  L. 
6  di  alcuni  suoi  parassiti  ed  iperparassitl  [Bollet.  del  Labor.  di  Zool.  gen.  e 
agrar.  Portici.,  I,  1907). 

(3)  Gautier  et  Rir.L.  —  Sur  la  biologie  de  YApanteles  rubecula  Marsh. 
[Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921],  pp.  143-147). 


Séance  du  27  juillet  i92i.  207 

Ce  mode  de  ponte  à  travers  le  corps  de  la  chenille,  décrit  successi- 
vement par  quatre  naturalistes,  doit  être  tenu  pour  exact.  Il  n'est 
cependant  pas  fatal.  J'ai  pu  faire  pondre  avec  la  plus  grande  aisance 
le  même  Tetmstichus  rapo,  non  pas  dans  la  chenille,  mais  bien  plus 
tard,  dans  les  amas  de  cocons  de  VApanteles.  Dans  ce  cas  le  dévelop- 
pement est  rapide  et  peut  se  produire  aussi  bien  dans  la  nymphe  que 
dans  la  larve  de  la  victime.  Celle-ci  est  tuée,  ses  tissus  se  décomposent 
et  c'est  plongées  dans  une  sanie  répandant  une  odeur  infecte  que 
vivent  les  larves  du  Tetrastichus.  On  voit  d'ailleurs  par  transparence, 
au  microscope,  leur  tube  digestif  rempli  du  même  liquide  putride. 

Le  Tetrastichus  rapo  est  aussi  un  parasite  de  VAnilastus  ebeninus 
Grav.  Je  ne  l'ai  pas  vu  atteindre  la  larve  de  cet  Ichneumonide  dans 
les  tissus  de  la  chenille  de  Pieris,  comme  le  dit  Martelli.  Le  fait  est 
possible;  mais,  dans  mes  élevages,  le  Chalcidien  a  pondu  à  travers  la 
peau  de  la  chenille,  il  est  vrai,  mais  lorsque  celle-ci  était  vide  et 
boursouflée,  constituant  une  simple  coque  abritant  VAnilastus.  Ici 
encore  le  développement  est  rapide  et,  quelques  jours  après  la  ponte, 
le  cocon  de  VAnilastus  ne  contient  qu'une  substance  fluide  et  putréfiée 
dans  laquelle  flottent  12  à  15  larves  bien  vivantes  de  Tetrastichus. 
Il  est  donc  curieux  do  constater  que  ce  Chalcidien  qui,  dans  mes 
observations,  tue  très  vite  sa  proie,  la  laisse  subsister  assez  longtemps 
pour  sortir  et  filer  son  cocon,  dans  celles  des  auteurs  précités. 

D'autre  part,  de  très  nombreuses  expériences  m'ont  convaincu  que, 
contrairement  aux  affirmations  de  Martelli,  le  Tetrastichus  rapo  est 
incapable  de  distinguer  les  chenilles  parasitées  des  saines. 

Des  petites  chenilles  de  Pieris  de  deux  ou  trois  jours,  piquées  la 
veille  par  àes  Apanteles,  sont  otTertes  à  des  Tetrastichus;  elles  sont 
acceptées  et  les  Chalcidiens  y  enfoncent  leur  tarière.  Des  chenilles  de 
même  âge,  mais  non  parasitées,  sont  accueillies  de  la  même  façon  et 
subissent  le  même  traitement.  Toutes  ces  chenilles,  apantélisées  ou 
non,  sont  vouées  à  la  mort  du  fait  de  la  piqûre  du  Tetrastichus  ; 
les  unes  ne  résistent  que  cinq  jours,  d'autres  huit  ou  dix,  mais 
aucune  ne  parvient  à  toute  sa  taille.  Ces  chenilles  disséquées  après 
leur  mort  ne  renferment  ni  œufs  ni  larves  du  Chalcidien.  Les  petites 
larves  iWpanteles,  que  contiennent  celles  de  la  première  catégorie, 
sont  parfois  encore  vivantes  après  la  mort  de  leur  hôte;  elles  sont 
munies  de  leur  vésicule  anale,  n'ont  pas  encore  de  trachées  et  tous 
leurs  organes  sont  visibles  par  transparence.  On  n'y  observe  aucun 
stade  du  Tetrastichus. 

Si  l'on  olTre  au  Chalcidien  des  larves  de  Pieris  âgées,  il  s'y  porte 
instantanément  et  les  transperce  comme  les  petites.  Lorsque  les  Tetra- 


208  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

stichus  sont  nombreux,  par  exemple  une  quinzaine  pour  une  grosse 
chenille,  leur  piqûre  produit  une  paralysie  à  peu  près  complète  ; 
souvent  même  la  mort  de  la  victime  survient  dans  les  vingt-quatre 
heures.  Si  les  parasites  sont  en  petit  nombre,  la  paralysie  est  moins 
parfaite,  de  moindre  durée,  et  la  chenille  peut  se  chrysalider  et 
donner  l'imago.  Ces  grosses  chenilles  disséquées  ne  contiennent  ni 
(eufs  ni  larves  de  l'Hyménoptère. 

En  définitive  le  Tetrastichus  rapo  pond  dans  les  cocons  de  YApan- 
te.les  glomeratus  et  de  VAnilastm  ebeninus.  Il  pond  aussi,  à  n'en  pas 
douter,  dans  les  larves  à'Apanteles  contenues  dans  la  chenille;  mais 
c'est  alors  peu  de  jours  avant  leur  sortie,  car  la  victime  est  toujours 
tuée  rapidement,  et  mes  expériences  montrent  que  les  très  jeunes 
chenilles  apantélisés  ne  conviennent  pas  au  développement  du  Chal- 
cidien. 

Enfin  ce  Tetrastichus  est  dans  l'incapacité  de  distinguer  les  Piérides 
apantélisés  des  autres.  11  subit  l'attirance  de  toutes  les  chenilles, 
petites  ou  grandes,  indemnes  ou  parasitées,  et  son  venin  tue  infailli- 
blement les  jeunes,  parfois  même  les  grosses,  lorsque  les  piqûres  sont 
trop  répétées.  Si  les  Piérides  attaqués  renferment  des  Apanteles  au 
stade  convenable,  le  développement  peut  avoir  lieu,  sinon  les  manœu- 
vres de  l'Hyméijoptère  n'ont  d'autre  résultat  que  la  mort  fréquente 
de  sa  victime,  sans  profit  pour  sa  postérité. 

Le  comportement  de  ce  Chalcidien  jette  une  lumière  intéressante 
sur  les  faits  d'hyperparasitisme  et  je  me  propose  de  le  discuter  plus 
tard  en  détail.  J'ajouterai  seulement  que  si  les  grosses  chenilles  sont 
à  peu  près  sans  défense  devant  l'attaque  du  Tetrastichus,  il  n'en  est 
pas  de  même  des  petites  qui  repoussent  leur  agresseur  à  coup  de  tête, 
le  m'ordent  même  parfois,  l'inondent  de  leur  vomissement  et  peuvent 
le  tenir  en  échec  malgré  son  obstination,  pendant  plus  d'une  heure. 
J'ai  vu,  quoique  assez  rarement,  le  Tetrastichus  absorber  les  goutte- 
lettes de  sang  que  les  coups  de  tarière  avaient  lait  sourdre,  et  on  sait 
que  c'est  chez  un  autre  Testrastichus,  T.  xanthomelaenae,  que  P.  Mar- 
CHAL  a  découvert  ce  mode  d'alimentation,  retrouvé  depuis  chez  un 
grand  nombre  d'Hyménoptères  entomophages. 


Séance  du  27  juillet  Î9Î1.  209 

Note  sur  quelques  espèces  de  Rhaphidopho rinae 

[Orth.  Phasgonuridae] 

par  L.  Chopard. 

Dans  les  tableaux  de  détermination  des  genres  DiesU^ammena  Br. 
et  Tachijcines  Ad.  que  j'ai  publiés  en  1915  ('),  la  place  de  quelques 
espèces  était  restée  douteuse,  celles-ci  n'étant  connues  que  par  les 
(liagnoses  insuffisantes  de  Brunner  von  Wattenwyl.  M.  le  P'"  R. 
Ebner  ayant  eu  l'obligeance  de  me  communiquer  récemment  les 
types  de  la  collection  Brunner,  je  suis  à  même  aujourd'hui  de  préciser 
les  caractères  de  ces  espèces  et  de  rectifier  certaines  erreurs  les 
concernant. 

1.  Tachycines  asynamorus  Ad.  —  Cette  espèce  a  été  signalée 
depuis  une  quinzaine  d'années  dans  les  serres  d'un  certain  nombre  de 
villes  d'Europe  et  des  États-Unis.  D'abord  déterminée  par  Brunner 
VON  Wattenwyl  lui-même  comme  Diestrammena  Hwrmora^a  De  Ha  an, 
puis  comme  D.  unicolor  Br.,  Adelung  la  décrivit  comme  espèce 
nouvelle,  en  créant  pour  elle  le  genre  Tachycines.  Tout  en  recon- 
naissant la  valeur  du  caractère  générique  indiqué  par  Adelung,  j'avais 
cru  devoir  admettre  dans  un  travail  récent  (^),  la  termination  de 
Brunner;  par  suite  Tachycines  devenant  synonyme  de  Diestrammena, 
j'étais  amené  à  créer  un  genre  nouveau,  Paradieslrammena,  pour  les 
espèces  présentant,  aux  tibias  postérieurs,  des  épines  régulières  et 
peu  nombreuses. 

L'étude  des  individus  de  la  collection  Brunner  me  montre  aujour- 
d'hui qu'il  n'y  a  rien  de  commun  entre  Tachycines  asynamorus  Ad. 
et  Diestrammena  marmorata  De  Haan.  Par  suite  la  synonymie  des 
deux  genres  doit  être  rétablie  comme  suit  : 

Diestrammena  Brunner  1888,  Verh.  zool.  bot.  Ces.  Wien, 
XXXVIII,  p.  298  =  Paradiestrammena  Chopard  1919.  Mem.  As. 
Soc.  Beng.,  VI,  p.  375. 

Tachycines  Adelung  1902,  Ann.  Mus.  Zool.  Petenb.,  VU,  p.  56  = 
Diestrammena  Chopard,  /.  c,  p.  376. 
T.  asynamorus  est  originaire  du  Japon. 

(1)  L.  Chopard.  —  Tableaux  de  détermination  des  genres  Diestrammena 
Br.  et  Tachycines  Ad.  {Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1915],  pp.  154-159). 

(2)  L.  Chopard.  —  Zoological  results  of  a  tour  in  the  far  East.VI.  Les 
Orthoptères  cavernicoles  de  la  Birmanie  et  de  la  Péninsule  malaise  [Mem. 
As.  Soc.  Bentj..  VI  [1U19J,  pp.  341-390,  pi.  12-14). 


210  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

2.  Diestrammena  marmorataD  e  Haan.  —  Cette  espèce  appartient 
au  groupe  des  D.  longipes  Rehn,  D.  palpaïa  Rehii,  D.  macuhUa 
Chop.  et  D.  Griffinii  Cho  p.;  ses  fémurs  postérieurs  présentent  une 
dizaine  d'épines  au  bord  inférieur  intgrne  et  deux  ou  trois  au  bord 
externe  et  leur  lobe  géniculaire  interne  seul  est  armé  ;  les  tibias 
portent  22  à  28  épines  sur  chaque  bord.  Comme  taille  et  aspect 
général,  elle  ressemble  beaucoup  à  D.  longipes,  mais  sa  coloration 
foncière  est  plus  uniforme  et  moins  claire  et  l'armure  des  pattes  pos- 
térieures est  plus  faible.  On  ne  connaît  pas  la  femelle  adulte  de 
D.  longipes,  mais  il  existe  dans  la  collection  Brunner  une  femelle  au 
dernier  stade  larvaire  dont  la  plaque  sous-génitale,  encore  mal  déve- 
loppée, montre  cependant  un  bord  postérieur  arrondi  et  faiblement 
échancré  à  l'apex;  chez  D.  marmorata,  cette  plaque  est  triangulaire. 

D.  marmorata  n'est  connu  que  par  le  typeà&T)^  Haan -et  parles 
individus  de  la  collection  Brunner,  comprenant  un  mâle  immature  et 
en  mauvais  état,  une  très  belle  femelle  adulte  (')  et  quelques  très 
jeunes  individus,   provenant  tous  du  Japon. 

3.  Diestrammena  unicolor  Br.  —  Comme  je  l'avais  supposé, 
cette  espèce  est  entièrement  différente  de  la  forme  cavernicole  rap- 
portée de  Birmanie  par  L.  Fea  {D.  Feai  Chop.).  Elle  peut  être  rap- 
prochée du  groupe  des  D.  brevifrons  Chop. ,  1).  Annandalei  Kirby, 
etc.,  mais  en  diffère  par  l'armature  assez  forte  de  ses  fémurs  posté- 
rieurs qui  portent  5  à  10  épines  au  bord  inférieur  interne.  Le  cf  en 
est  inconnu,  la  partie  de  la  description  de  Brunxer  se  rapportant  à  ce 
sexe,  concernant  évidemment  D.  Feai  Chop.  Le  type  provient  de 
Vladivostok,  mais  l'espèce  se  retrouve  au  Japon  (Tsushima)  et,  d'après 
Brunner,  eu  Chine  (Pékin J. 

4.  Diestrammena  apicalis  Br.  —  Extrêmement  voisine  de  la 
précédente,  cette  espèce  en  diffère  cependant  par  l'absence  de  l'épine 
médiane  entre  les  éperons  inférieurs  des  tibias  des  deux  premières 
paires;  elle  forme,  par  suite,  un  groupe  spécial  avec  D.  minuta  Cho^ . 
La  coloration  indiquée  dans  la  diagnose  de  Brunner  n'a  guère  de 
valeur,  le  type,  quoique  bien  adulte,  montrant  des  déformations  tégu- 
mentaires  qui  indiquent  qu'il  avait  été  tué  peu  après  la  dernière  mue. 
La  taille  atteint  chez  certains  individus  20  milUmètrcs,  l'oviscapte  ne 
dépassant  pas  10  millimètres.  L'espèce  n'a  été  trouvée  qu'au  Japon. 

(1)  Les  dimensions  de  cette  Q  sont  les  suivantes  : 

Long,  du  corps  23  mm.;  pronot.  9  mm.;  fém.  ant.  15,.")  mm.;  fém.  post. 
31  mm.;  tib.  post.  33  mm.;  oviscapte  12  mm.;  cerques  9,5  mm. 


Séance  du  t/  juillet  i9%i.  211 

Bulletin    bibliographique 

Muséum  national  d'Histoire  naturelle  [Bulletin),  1919,  7.  —  Don  de 
la  collection  de  Coléoptères  constituée  par  E.  Abeille  de  Perrin, 
p.  537.  —  Lesne  (P.)  :  Notes  sur  divers  Zophosites,  p.  581.  — 
Chatanay  (J.)  :  Description  de  Zophosites,  p.  589.  —  Bertin  (L.)  : 
Note  à  propos  des  Oryctes  de  la  collection-  entomologique  du  Mu- 
séum, p.  595.  —  BoucoMONT  (A.)  :  Sur  quelques  Goprophages 
asiatiques  de  la  collection  entomologique  du  Muséum,  p.  6U1.  — 
Alexander  (G. -P.)  :  Undescribed  Crane-Flies  in  the  Paris  Muséum  : 
Tipulidae,  Diptera  :  African  species  of  the  subfamily  Limnobiinae, 
tribe  Limnobiini,  p.  606.  —  Pierre  (G.)  :  Diptères  envoyés  au 
Muséum  "de  Paris  par  l'Armée  d'Orient  :  Nematocera,  Polyneura, 
p.  612.  —  Chopard  (L.)  :  Contribution  à  la  faune  des  Orthoptères 
de  l'Afrique  du  Nord,  p.  620.  —  Labitte  (A.)  :  Observations  sur 
Rhadocera  Rhamni  L.  :  accouplement,  p.  624. 

—  1920,  1-7.  —  Lesne  (P.)  :  Notes  sur  divers  Zophosites,  II,  p.  14. 
—  Ghatanay  (J.)  :  Description  de  Zophosites,  2^  part.,  p.  20.  — 
Laboissière  (V.)  :  Descriptions  d'espèces  nouvelles  de  Galerucini 
recueillies  en  Ethiopie  et  dans  l'Afrique  orientale  par  M.  M.  de 
Rothschild  (1904-1906),  p.  26.  —  Id.  :  Description  d'une  espèce 
nouvelle  de  Nisotra  [Halticini)  de  l'île  de  San  Thomé  (Gol.  Chry- 
somelidae),^.  31.  — Bertin  (L.)  :  Note  à  propos  des  Oryctes  de  la 
collection  entomologique  du  Muséum,  II,  p.  33.  —  Le  Cerf  (Fd.)  : 
Voyage  de  MM.  Ch.  Alluaud  et  R.  Jeannel  dans  l'Afrique  orientale; 
Description  de  deux  formes  nouvelles  à'Amaurina  Ansorgei 
E.  Sharpe  (Lépidopt.  Danaidae),  p.  39.  —  Alexander  (G.-P.)  :  Un- 
described Crâne  tlies  in  the  Paris  Muséum  :  Tipulidae,  Diptera  : 
African  species  of  the  subfamily  Limnobiinae  (suite),  p.  41, 134,  216, 
316,  402,  509.  —  Parent  (0.)  :  Description  d'une  nouvelle  espèce 
de  Dolichopodide  (Diptère),  p.  47.  —  Séguy  (E.)  :  Les  Moustiques 
de  France,  p.  51, 141,  223,  322,  407,  512,  fig.  —  Royer  (M.)  :  Des- 
cription d'un  Aphelochirus  nouveau  du  Tonkin  (Hem.  Naucoridae), 
p.  59.  —  C*'=  DE  Dalmas  :  Deux  nouveaux  genres  d'Araignées  de 
la  famille  des  Gnaphosidae,  p.  119.  —  Achard  (J.)  :  Descriptions 
d'espèces  nouvelles  de  Scaphidium  (Goléopt.  Scaphidiidae)  de  la 
région  Indo-malaise,  p.  125.  —  Bertin  (L.)  :  Note  à  propos  des 
Oryctes  de  la  collection  entomologique  du  Muséum,  III,  p.  129.  — 
Desbordes  (H.)  :  Mission  géodésique  de  l'Equateur  :  Coléoptères 
Histérides,  p.  132.  —  Parent  (0.)  :  Description  d'une  espèce  nou- 


212  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

velle  de  Dolichopodide  (Dipt.),  p.  138.  —  Lesne  (P.)  :  Ténébrio- 
iiides  nouveaux  de  l'Afrique  orientale  appartenant  au  genre  Hima- 
tismus,  p.  200.  —  Bertin  (L.)  :  Note  à  propos  des  Oryctes  de  la 
collection  entomologique  du  Muséum  IV,  p.  203.  —  Chopard  (L.)  : 
Diagnoses  d'espèces  nouvelles  de  Gryllidae  (Orth.),  fig.  208.  — 
Parent  (0.)  :  Description  d'une  espèce  nouvelle  de  Dolichopodide 
(Dipt.),  p.  220.  —  Lesne  (P.)  :  Notes  sur  les  Coléoptères  Térédiles  : 
18.  —  Un  Bostrychide  nouveau  de  la  faune  yunnanaise,  p.  295. 

—  BÉNARD  (G.)  :  Description  d'une  nouvelle  espèce  du  genre 
Rhyssemus  (Col.  Scarub.  Aphodiini),  p.  298.  —  Fleutiaux  (Edm.)  : 
Collections  recueillies  par  la  Mission  géodésique  de  l'Equateur  : 
Coléoptères  Elatérides.  Description  des  espèces  nouvelles,  p.  300. 

—  Laboissière  (V.)  :  Diagnoses  de  Galerucini  nouveaux  d'Afrique 
de  la  collection  du  Muséum  de  Paris,  p.  306.  —  Portevin  (G.)  : 
Note  sur  quelques  Silphides  du  Japon,  p.  309.  —  Chopard  (L.)  : 
Diagnoses  de  Gryllides  (Orth.)  nouveaux  de  la  Guyane  française, 
recueillis  par  M.  R.  Benoist,  p.  310.  —  Parent  (0.)  :  Description 
d'une  espèce  nouvelle  de  Dolichopodide  (Dipt.),  319.  —  Berlanû 
(L.)  :  Note  sur  une  Araignée  de  Madagascar  {Nemoscolus  Water- 
loti,  nov.  sp.)  et  sur  son  industrie,  fig.,  p.  384.  —  Lesne  (P.)  : 
Quelques  insectes  du  Pliocène  supérieur  du  Comté  de  Durham, 
p.  388,  lig.  —  Portevin  (G.)  :  Revision  des  Silphini  et  des  Necro- 
phorini  de  la  région  indo-malaise,  p.  39S.  —  Fleutiaux  (Ed.)  : 
Coléoptères  Mélasides  et  Elatérides  des  îles  Mascareignes.  Mission 
de  M.  P.  Carié  (1910-1913).  Descriptions  des  espèces  nouvelles, 
p.  489.  —  Hustaghe  (A.)  :  Contributions  à  la  faune  entomologique 
du  Japon  :  Coléoptères  Curculionides,  p.  493.  —  Pic  (M.)  :  Hété- 
romères  nouveaux  ou  peu  connus,  p.  500.  —  Portevin  (G.)  :  Sil- 
phides nouveaux  de  la  collection  du  Muséum,  p.  505.  —  Lesne 
(P.)  :  A  propos  des  insectes  du  gisement  pliocène  de  Castle  Eden 
(Comté  de  Durham),  p.  626.  —  Bourgoin  (A.)  :  Description  d'un 
genre  nouveau  et  d'une  espèce  nouvelle  de  Cétoine  provenant  des 
récoltes  de  M.  J.  de  Rohan-Chabot  dans  l'Afrique  australe,  p.  627. 

—  Id.  :  Description  d'une  Cétoine  nouvelle  du  Gabon,  p.  629.  — 
Hustaghe  (A.)  :  Contribution  à  la  faune  entomologique  du  Japon  : 
Coléopt.  Cu'rculionides  (2^  note),  p.  630. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


rVPOGRAPUIE   FIRMIN-DIDOT   ET  (j'«.  —  PARIS. 


^v^>'y 


BULLETIN 

DE    LA 

SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIOUE  DE  FRANCE 


>*i»éanee    du   l*£  octolire  lOSl. 

Présidence  de  M.  J.  de  JOANNIS,  ancien  Présidenl. 

Sommaire. 

Correspondance,  |».  213.  —  Nécrologie,  p.  214.  —  DisLinction  honorifique, 
p.  214.  —  Changements  d'adresses,  p.  214.  —  Admissions,  p.  214.  —  Pré- 
senta(ionf,p.  214.  —  Contributions  à  nos  publications,  p.  214.  —  Nomina- 
tion d'un  Membre  bienfaiteur  et  d'vn  Membre  donateur,  p.  215.  —  Élec- 
tion d'un  Vice-Président,  p.  215.  — Commission  pour  l'élection  de  Mon- 
tres honoraires,  p.  215.  —  Faune  Bedel,  p.  215. 

Observations  diverses.  —  A.  Georcel.  Capture  [Col.  Staphvunidae], 
p.  215.  —  P.  Vayssière.  Sur  la  présence  à'Icerya  Purchasi  Mask.  [Hem. 
Coccidae]  aux  environs  de  Paris,  p.  215. 

Communications.  —  P.  de  PEVERiMiiOFr.  Présence  en  Normandie  du 
Thyamis  symphyli  Heik.  [Col.  CHRvsoMELinAE],p.216.  —  D"'  S.  Bonnamour. 
Note  sur  deux  Diptères  parasites  nouveaux  de  la  Piéride  du  Cliou  {Dro- 
sophila  rubrostriata  Beck.,  et  Phora  chlorogastra  Beck.),  p.  217.  — 
W.-R.  Thompson.  Contributions  à  la  connaissance  des  formes  larvaires  des 
Sarcophagides  (Dipt.].  II.  Ptychoneura  rufilarsis  Meig. ,  p.  219.  — D''  Lal- 
LEMAND.  Description  d'un  nouvel  Homoptère  [Fclgoridae]  français,  p.  222. 


MM.  Ch.  Alluaud,  directeur  du  Musée  de  Rabat,  R.  Mollandin  de 
BoissY,  de  Toulon,  A.  Hallet,  de  Laneuiezan,  F.  Picard,  maître  de 
conférences  à  la  Sorbonne,  et  le  D''  M.  Royer  assistent  à  la  Séance. 

Correspondance.  —  M.  C.  Dumont,  Vice-Président,  obligé  de 
quitter  Paris  pour  raisons  de  santé,  adresse  sa  démission. 

—  MM,  C.-F.  Baker,  H.  Péron  et  O.-W.  Rosevall  remercient  la 
Société  de  leur  admission. 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [192 1].  —  N°  15. 


214  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France.  ^ 

—  M.  E.  DE  Bergevin  adresse  sa  photographie  pour  ralbiim  de  la 
Société. 

—  La  «  Societas  pro  Fauna  et  Flora  fennica  »  fait  part  à  la  Société 
de  la  célébration  de  son  centenaire. 

Nécrologie.  —  Le  Président  a  le  profond  regret  d'annoncer  le 
décès  de  notre  collègue  R.  Chudeau,  géologue  et  explorateur  très 
connu,  qui  avait  recueilli  d'abondants  documents  entomologiques  en 
Afrique  occidentale. 

—  Nous  avons  appris  également  la  mort  du  D""  G.  Coulon,  qui  était 
membre  de  la  Société  depuis  1881,  et  du  P''  G.  Darboux,  connu  par  ses 
travaux  sur  les  cécidies. 

Distinction  honorifique.  —  M.  R.  Lienhart  a  été  promu  officier 
de  l'Instruction  publique. 

Changements  d'adresses.  —  M.  le  D""  M.  Boitel,  médecin-major  de 
l""*  classe,  6,  rue  d'Avignon,  Nîmes  (Gard). 

—  M.  J.  BoNDROiT,  59,  Montagne  S"=-Walburge,  Liège  (Belgique). 

—  M.  J.-B.  Corporaal,  39,  Pieterbolhstraat,  La  Haye  (Hollande). 

—  M.  W.-R.  Thompson,  European  Parasite  Laboratory,  Mont- 
Fenouillet,  Hyères  (Var). 

Admissions.  —  M.  le  D''  É.  Everts,  28,  Emmastraat,  La  Haye  (Hol- 
lande). —  Coléoptères. 

—  M.  B.-P.  UvAROv,  Assistant  Entomologist,  Impérial  Bureau  of 
Entomology,  British  Muséum,  Natural  History,  Gromwell  Road,  Lon- 
don  W.  7.  —  Orthoptères. 

—  M.  J.-A.  Vellard  du  Ghesne,  poste  restante,  Rio-de-Janeiro 
(Brésil)  <n  chez  M.  Bureau,  15,  rue  Bertin-Poirée,  Paris,  l^"".  [Membre 
assistant  admis  à  titre  effectif].  —  Entomologie  générale. 

Présentations.  —  M.  A.  Abot,  32,  rue  Fleury,  Le  Mans  (Sarthe), 
présenté  par  M.  E.  Benderitter.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  P.  Lesne  et  L.  Berland. 

—  M.  A.  RiouLT,  pharmacien,  29,  rue  Poccard,  Levallois-Perret  (Seine), 
présenté  par  M.  H.  Bureau.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  A.  Mé- 
QuiGNON  et  J.  Magnin. 

—  M.  A.ToNNOiR,  Assistant  Cawthron  Institute  of  scientificResearch, 
Nelson.  (N'^'-Zélande),  présenté  par  MM.  J.  Lestage  et  le  D""  Goetghe- 
buer.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  C.  Pierre  et  E.  Séguy. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a.  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 


Séance  du  if  octobre  t92t.  215 

MJ[.  Ch.  Alluaud 200  francs. 

Gh.  Fagniez... 20       - 

Ed.  Fleutiaux 300 

H.    DE  Franchessin 100     — 

Ph.  Naude 20     — 

La  contribution  de  M.  Fleutiaux  est  destinée  spécialement  à  l'im- 
pression du  fascicule  de  la  faune  Bedel  actuellement  sous  presse;  celle 
de  M.  Alluaud  devra  être  versée  à  L'Abeille  pour  contribuera  l'achè- 
vement du  1"  volume  du  catalogue  raisonné  des  Coléoptères  du  Nord 
de  l'Afrique. 

Nominations  d'un  Membre  bienfaiteur  et  d'un  Membre  dona- 
teur. —  Sur  la  proposition  du  Président,  sont  nommés:  M.  Ed.  Fleu- 
tiaux, Membre  bienfaiteur,  et  M.  Cb,  Alluaud,  Membre  donateur  de  la 
Société. 

Élection  d'un  Vice-Président.  —  Conformément  à  l'article  17  du 
Règlement,  la  Société  procède  à  l'élection  d'un  Vice-Président  en  rem- 
placement de  M.  C.  DuMONT,  démissionnaire. 

Est  élu  :  M.  A.  Méquignon. 

Commission  pour  l'élection  de  Membres  honoraires.  —  Conformé- 
ment à  l'article  14  de  son  Règlement,  la  Société  procède  à  l'élection 
d'une  Commission  de  cinq  membres  chargée  de  présenter  une  liste  de 
candidats  au  titre  de  Membre  honoraire  : 

Sont  élus  :  MM.  Ch.  Alluaud,  L.  BedeLj  J.  de  Joannis,  P.  Lesne  et 
Et.  Rabaud.  ' 

Faune  Bedel.  —  Le  second  fascicule  du  tome  IV  de  la  Faune  des 
Coléoptères  du  Bassin  de  la  Seine  est  actuellement  sous  presse  et  com- 
prend 68  pages  ;  son  prix  a  été  fixé  à  huit  francs  pour  les  membres 
de  la  Société  et  dix  francs  pour  les  étrangers. 

Observations  diverses. 

Capture.  —  M.  A.  Georgel  signale  la  capture  à  Bois-le-Roi  (Seine- 
et-Marne)  d'un  exemplaire  de  Nudobius  lentus  Grav.  [Col.  Staphyli- 
mdae],  trouvé  en  tamisant  la  mousse  au  pied  des  arbres. 

Sur  la  présence  d'Icerya  Purchasi  Mask.  [Hem.  Coccidae]  aux 
environs  de  Paris.  -  M.  P.  Vayssière  signale  à  l'attention  des  mem- 
bres de  l-a  Société  l'existence  d'un  petit  foyer  d'Icerya  Purchasi  Mask., 
à  Suresnes  *  Seine).  C'est  la  première  fois,  semble  t-il,  qu'on  signale 


216  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

rette  Cochenille  à  une  latitude  aussi  élevée  que  Paris.  Ce  parasite  dan- 
gereux a  été  introduit  dans  la  région  parisienne  sur  des  jeunes  Mimo- 
sas provenant  de  Cannes  et  il  a  pu  se  développer  à  Suresnes  depuis 
février  dernier.  Des  recommandations  ont  été  faites  pour  la  destruction 
immédiate  et  aussi  complète  que  possible  du  petit  foyer  constaté. 


Communications. 


Présence  en  Normandie  du  Thyaniis  symphyti  Heik. 
[Col.  Chrysomelidae] 

par  P.  DE  Peyerimhoff. 

Le  Longitarsus  neruginosus  de  Weise  ne  corrrespond,  ainsi  que 
l'a  montré  Fr.  Heikertinger  [Ent.  Blàtter,S  [191:2],  p.  66  et  Fauna 
germanica,  IV  (1913),  Halticinae.  p.  180),  ni  dans  ses  caractères  mor- 
phologiques, ni  dans  sa  biologie,  au  Teinodactijla  aeruginosa  F oudr. 
{Thyamis  aeruginosa  IJed.). 

Ce  dernier  est  jaune  rougeàtre,  à  éperons  postérieurs  allongés  et 
robustes  et,  sous  sa  forme  typique,  est  attaché  à  VEupatorium  can- 
nabinum  L.,  comme  l'indiquait,  dès  1859,  la  description  origi- 
nale. Il  manque  totalement  en  Allemagne  et  en  Autriche,  mais  se 
trouve  en  France,  en  Grèce  et  en  Espagne  ;  dans  le  Nord  de  l'Afri- 
que, en  outre,  il  est  représenté  par  une  race  locale,  T.  aeruginosa- 
ahjirica  Heik.,  parasite  (cf.  Ann.  Soc.  ent.  Fr.  [1913],  p.  48)  d'une 
autre  Composée,  Vlnula  viscosa  Ail. 

L'espèce  allemande  est  d'un  blanc  jaunâtre, -à  éperons  postérieurs 
très  courts;  elle  vit  aux  dépens  d'une  Borraginée,  le  Sgmphytum 
officinale  L.  Comme  le  nom  d'aeruginosus,  qui  convient  uniquement 
à  la  précédente,  ne  lui  est  pas  applicable,  Heikertinger  l'a  appelée 
Longitarsus  symphyti  (1912). 

Ce  Thyamis  ou  Longitarsus  symphyti,  répandu  dans  toute  l'Alle- 
magne et  l'Autriche,  n'a  pas  été  signalé,  jusqu'à  présent,  dans  les 
limites  du  territoire  français.  Il  y  existe  pourtant,  au  moins  en  Nor- 
mandie :  je  l'ai  récolté  cet  été  en  nombre  sur  sa  plante  nourricière, 
dans  les  herbages  humides  de  Médavy  (Orne,  à  12  kil.  d'Argentan) 
identique,  du  reste,  à  deux  spécimens  que  je  tiens  ,de  l'auteur. 
Ces  insectes,  dont  beaucoup    étaient   encore  immatures  au   début 


Séance  du  12  octobre  19M.  217 

d'août,  attaquaient  la  Consoude  à  la  face  inférieure  des  plus  basses 
feuilles.  Avec  la  forme  typique  aptère,  j'ai  trouvé,  mais  en  faible 
proportion,  la  forme  ailée  {luctator  Weise)  (^),  qui  affecte  les  deux 
sexes. 

L'espèce,  nouvelle  pour  la  faune  française,  peut  prendre  place 
comme  il  suit  dans  le  tableau  de  la  Faune  des  Coléoptères  du  Bassin 
de  la  Seine  (V.  Phytophaga,  p.  194)  : 

42.  Antennes  de  longueur  normale.  Élytresnon  outrés  briève- 
ment ciliés  à  leur  extrémité 

43.  pellucida  Foudr.,  succinea  Foudr. 

—  Antennes  à  articles  4-10  très  allongés.  Élytres  avec  quel- 
ques soies  assez  longues  à  l'extrémité  de  leur  hmà 
externe  et  une  soie  encore  plus  longue  et  dressée  à 
l'angle  suturai.  Ailes  normalement  atrophiées 44. 

44.  Insecte  d'un  jaune  rougeâtre.  Yeux  très  développés. 
Pronotum  peu  transversal.  Éperons  des  tibias  postérieurs 
robustes,  assez  longs.  Pénis  légèrement  étranglé  au  tiers 

postérieur.  —  Sur  Eupatorium  cannabinum 

aeruginosa  Foudr  . 

—  Insecte  d'un  blanc  jaunâtre  parcheminé.  Yeux  moins  dé- 
veloppés. Pronotum  très  transversal.  Éperons  des  tibias 
postérieurs  courts.  Pénis  non  étranglé  vers  le  sommet.  — 

Sur  Symphytum  officinale symphyti  Heik . 


Note  sur  deux  Diptères  parasites  nouveaux 
de  la  Piéride  du  chou 
(Drosophila  rvbrostriata  Beck.  et  Phora  chlorogastra  Beok. 
par  le  D'"  S.  Bonn  amour. 

La  liste  des  parasites  qui  s'attaquent  à  la  Piéride  du  chou  est  déjà 
longue  et  cependant  il  semble  qu'elle  ne  soit  point  épuisée,  heureu- 
sement pour  les  agriculteurs.  L'été  dernier,  un  petit  champ  do  choux 
de  ma  propriété  de  Saint-Genis-Laval,  aux  environs  de  Lyon,  était 

(1)  Appliquées  à  la  lettre,  les  règles  de  la  nomenclature  exigeraient  que  ce 
nom  (le  luctator  (1893)  eût  la  priorité  sur  le  nom  de  symphyti  (1912);  mais 
comme  il  désigne  des  spécimens  aberrants,  Heikertinger  a  pensé  qu'une 
dénomination  nouvelle,  attachée  à  la  forme  normale,  devait  intervenir. 


218  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

ravagé  par  une  multitude  de  chenilles  de  Pieris  brassicae.  En  les 
élevant,  elles  me  donnèrent  de  nombreux  Apanteles  glomeratus,  un 
Tachinaire,  Compsilura  concinnata  Meig,  et  un  assez  grand  nombre 
de  petits  Diptères.  Ceux-ci  furent  envoyés  à  notre  collègue,  le  D""  Vil- 
leneuve, le  savant  diptérologiste,  qui  y  reconnut  Drosophila  rubro- 
striata  Beck.,  et  un  individu  de  Phora  chlorogastra  Beck. 

M.  le  D""  Villeneuve  a  bien  voulu  nous  donner  sur  ces  espèces 
nouvelles  pour  la  faune  lyonnaise  les  renseignements  suivants  :  «  Le 
Drosophila  rubrostriata  Beck.  a  été  décrit  des  îles  Canaries.  Les 
bananes  qui  proviennent  de  ces  îles  ont  apporté  ce  moucheron  à 
l'Institut  Pasteur  où  il  s'est  acclimaté  admirablement.  Ces  bananes 
sont  importées  pour  l'alimentation  des  singes  de  cet  établissement. 
Le  D.  rubrostriata  existe  également  en  Afrique  tropicale  et,  peu  de 
temps  avant  la  guerre,  on  ne  fut  pas  peu  surpris,  au  Muséum  de 
Berlin,  de  voir  sortir  à  l'ouverture  de  bocaux  renfermant  des  têtes 
d'Herreros  conservées  dans  le  formol,  de  véritables  essaims  de  ce 
même  Drosophila  dont  la  larve  s'était  très  bien  accommodée  en  pareil 
liquide.  » 

Les  Drosophiles  vivent  de  matières  organiques,  végétales  ou  ani- 
males, en  décomposition  ;  leur  parasitisme  des  chenilles  n'a  pas  encore 
été  signalé.  On  pouvait  se  demander  si  le  D.  rubrostriata  de  mon 
élevage  n'avait  pas  pondu  sur  une  blessure  plus  ou  moins  sanieuse 
d'une  chenille  déjà  malade;  mais,  parmi  toutes  les  chenilles  que  j'ai 
ramassées,  un  très  grand  nombre,  de  différentes  grosseurs,  présen- 
taient des  altérations  indiquant  l'atteinte  de  la  petite  mouche.  De  plus, 
après  l'éclosion  des  Drosophiles,  j'ai  isolé  une  chenille  sans  aucune 
plaie  visible  à  l'œil  nu,  avec  une  des  petites  mouches,  et  j'ai  pu  ob- 
server ainsi  le  début  de  l'attaque  du  parasite.  La  mouche  se  pose  en 
un  point  quelconque  du  dos  de  la  chenille,  y  reste  immobile  un  long 
moment.  Je  n'ai  pu  observer  nettement  le  dépôt  d'un  œuf.  Toujours 
est-il  que,  très  rapidement,  dès  le  lendemain,  le  point  de  contact  se 
transforma  en  une  tache  noire  qui  s'étendit  de  plus  en  plus,  en  même 
temps  que  la  chenille  semblait  s'allonger  et  commencer  à  souffrir  ;  au 
bout  de  trois  ou  quatre  jours,  un  liquide  sanieux,  brunâtre,  à  odeur 
fétide  de  pourriture  commença  à  s'écouler,  et  toute  la  chenille  se 
décomposa  en  quelques  jours.  Au  milieu  de  ce  liquide  grouillait  une 
grande  quantité  de  petites  larves  de  Diptères,  elles  s'y  transformèrent 
rapidement;  au  bout  de  huit  à  dix  jours,  dans  mes  élevages,  elles 
m'ont  donné  l'insecte  parfait. 

Il  ne  semble  môme  pas  qu'il  y  ait  besoin  d'une  plaie  microsco- 
pique, comme  unepiqûre  antérieure  de  Tachinaire  ou  à" Apanteles,  pour 


Séance  du  12  octobre  1921.  219 

que  la  Drosophile  fasse  pourrir  la  Piéride.  Une  chrysalide  venant  de 
se  transformer,  et  par  conséquent  saine,  non  parasitée  antérieure- 
ment est  isolée  avec  une  des  mouches  nouvellement  écloses  ;  celle-ci 
parcourt  sa  victime,  puis  s'arrête  longuement  à  l'intersection  du  repli 
membraneux,  des  ailes  et  de  l'abdomen,  c'est-à-dire  a  l'endrokoùle 
tégument  de  la  chrysalide  est  le  plus  mince.  Dès  le  lendemain  un 
point  noir  se  développa  à  ce  niveau,  et  du  liquide  jaunâtre  commença 
à  s'écouler;  mais  §oit  que  l'œuf  de  la  mouche  n'ait  pas  été  fécondé, 
soit  que  la  chrysalide  déjà  formée  ne  convienne  pas  à  son  dévelop- 
pement, ou  pour  toute  autre  raison,  la  chrysalide  se  dessécha  simple- 
ment les  jours  suivants. 

11  semble  donc  bien  que  le  D.  rubrostriata  soit  capable,  probable- 
ment par  le  simple  dépôt  de  son  œuf,  de  faire  pourrir  et  liquéfier  la 
chenille  delà  Piéride  du  chou,  contrairement  au  Tachinaire  Compsilura 
concinnata  Meig.,  qui  la  fait  dessécher.  De  nouvelles  études,  et  sur- 
tout des  examens  microscopiques  seraient  nécessaires  pour  préciser 
les  caractères  de  ce  parasitisme  des  Drosophiles  qui  est  par  lui  mémo 
un  fait  nouveau  et  important,  qui  m'a  paru  digne  d'être  signalé. 

Le  Phora  chlorogastra  Beck.,  dont  mes  élevages  m'ont  donné  un 
individu  mêlé  aux  Drosophiles.  est  une  rare  espèce  méridionale, 
décrite  de  Ragusa,  qui  semble  s'être  acclimatée  comme  le  Drosophila 
rubrostriata  dans  la  région  lyonnaise  et  dont  le  parasitisme  vis-à-vis 
de  la  Piéride  du  chou  n'était  pas  connu  non  plus. 


Contributions  à  la  connaissance  des  formes  larvaires 

des  Sarcophagides  [Dipt.] 

il.  Ptychoneura  ruStarsis  fUe'iQ. 

par  W.-R.  Thompson. 

L'espèce  qui  fait  le  sujet  de  cette  note  a  été  placée  par  Bezzi  et  Stein 
dans  le  Catalogue  des  Diptères  paléarcliques  parmi  les  Tachinaires, 
pas  très  loin  du  genre  Bucentes;  mais,  en  1892,  elle  avait  été  située 
par  Meade  dans  le  genre  Metopia,  appartenant  aux  Sarcophagides. 
D'autre  part,  dans  un  travail  paru  récemment,  W.  Baer  (')  exprime 
l'opinion  qu'une  autre  espèce  du  même  genre,  Ptychoneura  cylin- 
(Irica  Fall.,  doit  être  placée  près  du  genre  Macronychia,  ce  qui 
correspond,  dit-il,  au  fait  que  l'espèce  en  question  a  été  élevée  des 
nids  de  rHyménoptèro  Coelocrabro  cinxius  Dahlb . 

(1)' W.  Bai::k,  Zeit.  angew.  Ent.,  VI  [1920],  p.  190. 


220 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Grâce  à  l'amabilité  de  M.  le  D""  J.  Villeneuve,  j'ai  eu  l'occasion 
d'examiner  une  femelle  fécondée  de  Ptychoneura  riifitarsis,  provenant 
de  Chaville.  La  dissection  dé  cette  femelle  m'a  donné  plusieurs  larves 


(À    M 

3. 


t.^ 


^ 


Fig.  1.  Écailles  culiculaires  de  la  larve  primaire  de  Ptychoneura  rufilarsis 
Meig.,  X  620;  —  fig.  2.  Organe  antennaire,  x  620;  —fig.  3.  Chambres 
feutrées  et  stigmates  postérieurs,  x  620;  —  fig.  4.  Appareil biiccopharyngien, 
vu  de  côté,  X  345. 


primaires  dont  la  configuration  anatomique  correspond  bien  aux  idées 
exprimées  par  Meàde  et  par  Baer,  sur  la  position  systématique  du 
genre  Ptychoneura. 

La  larve  primaire  de  Ptychoneura  rufitarsis  Meig.  mesure  0,92  mm. 
de  long  sur  0,24  rom.  de  large;  elle  est  donc  relativement  courte  et 
trapue  ;  la  peau  est  assez  épaisse  et  incolore,  et  porte  sur  tous  les 
segments   des  bandes   assez    larges    de    petites   écailles    brunâtres 


Séance  du  /2  octobre  192i.  221 

(fig.  1);  les  organes  sensoriels  sont  bien  développés,  et  sont  situés 
sur  des  aires  cuticulaires  nues,  de  contour  arrondi,  et  nettement 
délimitées  :  l'organe  antennaire  (tig.  2)  est  assez  grand,  à  peu  près 
trois  fois  aussi  long  que  large  à  la  base.  La  larve  est  métapneustique; 
les  stigmates  postérieurs  sont  situés  au  fond  d'une  petite  fente  sur 
la  face  dorso-postérieure  du  dernier  segment  du  corps  :  les  chambres 
feutrées  (fig.  3)  sont  allongées  et  grêles,  à  peu  près  dix-sept  fois  aussi 
longues  que  larges.  L'appareil  bucco-pharyngien  présente  en  avant 
une  pièce  impaire,  composée  d'une  région  antérieure  en  forme  de 
dent  allongée  et  recourbée  vers  le  bas,  et  une  région  postérieure  à 
peu  près  deux  fois  plus  large  dans  le  sens  dorso-ventral  que  la  région 
antérieure;  vue  du  dessus,  cette  région  postérieure  de  la  dent 
médiane  s'élargit  en  arrière  et  reçoit  de  chaque  côté  l'extrémité  anté- 
rieure d'une  baguette  appartenant  à  la  région  intermédiaire  de 
l'armature,  et  que  j'ai  appelée  dans  mon  travail  sur  les  larves  des 
Sarcophagides  (^)  la  pièce  dorsale  accessoire.  Il  existe  donc  une 
articulation  entre  la  région  antérieure  et  la  région  intermédiaire  de 
l'armature;  la  plaque  du  canal  salivaire  est  fusionnée  de  chaque  côté 
au  bord  inférieur  de  la  région  intermédiaire;  les  ailes  supérieure  et 
inférieure  de  la  pièce  basilairc  sont  à  peu  près  égales;  enfin,  de 
chaque  côté  de  la  dent  médiane  de  l'armature  se  trouve  une  plaque 
latérale  de  forme  peu  régulière  et  dont  les  bords  sont  un  peu  tlous 
(fig.  4). 

Or,  par  la  forme  de  l'appareil  bucco-pharyngien,  la  larve  de  Pty- 
choneura  rufitarsis  diffère  de  toutes  les  larves  primaires  de  Tachi- 
naires  que  j'ai  étudiées  jusqu'ici.  Chez  ces  derniers,  en  effet  (sauf 
dans  le  cas  de  certains  Rhinophorines  parasites  des  Cloportes  où 
l'armature  buccale  a  d'ailleurs  une  forme  tout  à  fait  différente  de 
celle  de  Ptychoneura{-),  les  diverses  régions  dé  l'armature  buccale  sont 
fusionnées  ensemble  de  façon  que  l'organe  est  sans  articulations. 
D'autre  part,  aussi  bien  par  l'tixislence  de  l'articulation  entre  les 
régions  antérieure  et  intermédiaire  de  l'appareil  que  par  la  forme 
générale  de  cet  appareil,  la  larve  do  Ptyclwneura  correspond  exacte- 
ment aux  larves  des  Sarcophagides  appartenant  au  sous-groupe  des 
Miltogrammines.  L'épaisseur  de  la  peau  et  la  situation  des  stigmates 
postérieurs  au  fond  d'une  dépression  sont  encore  des  caractères  que 
nous  retrouvons  chez  les  larves  des  Miltogrammines.  L'aspect  général 
de  l'adulte  est  du  reste  tout  à  fait  celui  des  Mouches  en  question. 

(1)  Bull.  Biol.  France  Belgique  [X'ùlV)],  p.  343,  Ug.  X. 

(2)  Thompson,  C.  R.  Soc.  Biol.,  LXXX  [1921],  p.  185  et  C.  R.  Ac.  Sci.,  170 
[1921],  p.  1621 


222  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

■t 
Je  crois  donc  pouvoir  conclure  que  Pti/choneura  7^ufitarsis  Meig. 

est  un  Miltogramm^ine  et  non  pas  un  ïachinaire.   Par  la  forme  de 

l'appareil    buccal   de   la   Jarve  primaire,    cette  espèce  montre    une 

affinité  assez  marquée  avec  le  genre  Metopia. 


Description  d'un  nouvel  Homoptère  français  [Fulgoridae] 

par  le  D""  V.  Lallemand. 

Stiroma  Ribauti,  n.  sp.  —  Coloration  générale  jaune  pâle;  les 
cuisses  et  les  tibias  ont  trois  lignes  longitudinales  brun  noir  s'éten- 
dant  sur  toute  leur  longueur;  les  élytres  blancs,  translucides,  ont 
des  nervures  jaunâtres  à  granulations  brun  noir,  la  partie  du  clavus 
interne  aux  nervures  est  jaune  moins  translucide,  les  antennes  sont 
brun  jaunâtre  bordé  de  jaune.  Le  front  est  sexangulaire,  ses  carènes, 
bien  nettes,  s'étendant  du  bord  du  vertex  au  clypéus/très  légère- 
ment convergentes  vers  le  bas,  restent  séparées  sur  toule  leur  éten- 
due. Le  clypéus  porte  une  carène  tranchante  sur  sa  ligne  médiane; 
les  deux  premiers  articles  des  antennes  sont  aplatis,  le  1""  est  trian- 
gulaire, le  second  est  plus  ou  moins  ovale,  légèrement  plus  long  que 
le  l""",  la  soie  terminale  est  à  peu  près  aussi  longue  que  les  deux  pré- 
cédents articles  réunis.  Sur  le  vertex  se  trouvent  deux  fossettes 
vaguement  triangulaires.  Le  mésonotum  est  plus  de  deux  fois  aussi 
long  que  le  pronotum,  leurs  carènes  sont  bien  marquées.  Les  élytres 
ont  environ  deux  fois  la  longueur  du  corps,  ils  sont  terminés  en 
angle  aigu  arrondi. 

cf.  La  partie  ventrale  du  bord  postérieur  de  l'urite  génital  n'est: 
pas  échancrée  et,  sur  son  milieu,  se  trouvent  deux  petits  appendices, 
fortement  pigmentés,  en  forme  d'hameçon.  Les  styles  sont  pâles,  un 
peu  rembrunis  a  leur  extrémité  ;  dirigés  vers  le  dos  et  l'arrière  à  leur 
base,  ils'  s'infléchissent  brusquement  d'abord  vers  l'extérieur,  puis 
vers  le  dos  et  enfin  de  nouveau  vers  l'extérieur  à  leur  extrémité  qui 
a  la  forme  d'un  bec;  leur  ensemble  alTecte  la  forme  d'un  col  de  cygne. 
Le  premier  urile  anal  se  prolonge  vers  le  ventre  de  chaque  côté,  eii 
une  pointe  acérée  assez  courte,  droite,  pigmentée.  Le  pénis  est  digiti- 
forme,  légèrement  incurvé  vers  le  dos;  ses  ornements  sont  disposés 
d'une  manière  symétrique;  sur  la  moitié  distale  de  son  bord  dorsal  se 
trouve  une  arête  découpée  en  dents  de  scie  ;  une  arête  à  peu  près 
semblable  et  de  même  longueur  s'étend  sur  sa  face  gauche,  se  rehant 


Séance  du  1%  octobre  1921. 


223 


Ribaut  del. 


Sliroma  RibauH.  n.  sp.  -  Fig.  1.  Tête,  thorax  et  élytre  droit;  -  f.g.  >. 
Tète  vue  de  face-,  -  fig.  3.  Région  génito-an«le,  vue  poslerieure;  - 
fig.  4.  Région  génito-anale,  vue  latérale;  -  (ig.  5.  Pénis,  face  droite;  - 
fig.  6.  Pénis,  face  ventrale;  -  fig.  7.  Pénis,  face  gauche. 


224  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

à  l'extrémité  de  l'arête  dorsale,  tandis  que  sa  face  droite  en  est 
dépourvue;  le  canal  défèrent  s'ouvre  près  de  l'extrémité  de  la  face 
ventrale,  qui  est  taillée  en  biseau.  —  Long.  4,25  mm. 

Habitat  :  Bormes  (Var)  en  assez  grand  nombre  en  avril  au  pied  des 
toufTes  isolées  de  graminées  (H.  Ribàut). 

Tiipes  :  Coll.  du  P""  Ribaut  et  la  mienne. 

Je  dédie  cette  espèce  à  mon  aimable  et  savant  correspondant  M.  le 
P'  Ribaut,  de  Toulouse,  qui  a  bien  voulu  en  exécuter  les  dessins. 

Cette  espèce  diffère  de  tous  les  Stiroma  connus  par  la  structure  des 
organes  génitaux  du  cf. 

Elle  se  distingue  de  S.  ruficeps  Mel.,  S.  bicarinataU.S.,  S.  affi- 
nis  Fieb.,  5.  nigrolineata  Scott,  5.  thoracica  Stâl  et  S.  ptèridis 
Bohem.  par  les  carènes  frontales  bien  nettes  et  isolées.  Chez  ptèridis 
le  front  est  qurfdrangulaire,  l'écusson,  les  élytres  et  l'abdomen  sont 
brun  noir.  Chez  thoracica,  les  carènes  sont  presque  effacées  vers  la 
base  et  à  peine  plus  claires  que  le  reste  du  front,  qui  est  brun  ; 
elles  sont  réunies  vers  le  clypéus.  Chez  affinis  et  bicarinata  le  front 
■est  maculé  de  noir,  près  du  clypéus  et,  à  la  base  de  l'écusson,  exis- 
tent deux  taches  triangulaires  noires.  Chez  nigrolineata,  les  deux 
carènes  sont  réunies  vers  le  clypéus  et,  à  cet  endroit^  sont  bordées  de 
noir;  le  pronotum,  le  mésonotum  et  les  élytres  portent  des  lignes 
noires  longitudinales. 

Elle  se  différencie  de  S.-montana  Horv.,  S.  albomarginata  Curt. 
et  S.  moestaBoh.  par  la  couleur  du  front,  les  carènes  n'étant  pas  bor- 
dées de  noir.  Chez  moesta  Boh.  et  montana  Horv. ,  les  carènes  fron- 
tales se  réunissent  un  peu  au-dessus  de  clypéus  ;  chez  albomarginata, 
las  trois  carènes  longitudinales  du  pronotum  et  de  l'écusson  sont  peu 
marquées  et  la  coloration  de  l'insecte  est  toute  différente. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Ciiopakd. 


TYPOGRAPHIE    FIRMIN-DIDOT   ET  C" 


BULLETIN 


DE     LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


séance  «lu  ^G  octobre  1981. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQtJIGNON,  Vice-Présidenl. 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  225.  —  Admissions,  p.  225.  —  Présentation,  p.  226. 
—  Contributions  à  nos  publications,  p.  226.  —  Congrès  des  Sociétés 
savantes,  p.  226.  —  Collections,  p.  226.  —  Élection  de  deux  Manbres 
honoraires  [Rapport],  p.  226. 

Communications.  —  L.  Gaudin.  Captures  de  Coléoptères  de  France, 
p.  228.  —  P.  Lesne.  Les  espèces  typiques  de  Trogoxylon.  [Col.  Lyctihae]. 
Position  systématique  de  ce  genre,  p.  228.  —  P.  de  Peyerimhoi  f.  Nouveaux 
Coléoptères  du  Nord-Africain.  Trente-neuvième  note  :  Faune  saharienne, 
p.  231.  —  L.  Falcoz.  Diagnoses  préliminaires  de  Diptères  pupipares  de 
Nouvelle-Calédonie  (Voyage  de  Fritz  Sarasin  et  Jean  Roux),  p.  237.  — 
E.  SÉGiJY.  Les  Diptères  qui  vivent  aux  dépens  des  Escargots,  p.  238.  — 
J.-L.  LiCHTENSTEiN.  Iccrija  Purchasi  Mask.  [Hem.  Coccidae]  dans  l'Hé- 
rault, p.  239.  — E.  DE  Bergevin. Description  d'une  nouvelle  espèce  d'Hijste- 
ropterum  monacanthé  de  l'Atlas  Blidéen  [Hem.  Issidae],  p.  241. 


Correspondance.  —  MM.  Ed.  Everts  et  B.-P.  Uvarov  remercient 
la  Société  de  leur  admission. 

Admissions.  —  M.  A.  Abot,  32,  rue  de  Fleury,  Le  Mans  (Sarthe). 
—  Entomologie  générale. 

—  M.  A.   RiotLT,  pharmacien,  29,    rue  Poccard,  Levallois-Perret 

(Seine).  —  Coléoptères. 

—  M.  A.  ToNNOiR,  Assistant  Cawthron  Institule   of  scientilic  Re- 
search, Nelson  (N'""-Zélande).  —  Diptcves. 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921].  —  N"  16. 


226  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Présentation.  —  M.  le  D'  L.  Roblin,  à  Flamboin-Gouaix  (Seine-et- 
Marne),  présenté  par  M.  H.  de  Franchessin.  —  Commissaires-rap- 
porteurs :  MM.  H.  Desbordes  et  P.  Lesne. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  E.  DE  Bergevin 20  francs. 

G.  Bosco 2o      — 

E.  Moreau 23      — 

C.  Pierre 10      — 

L.  SÉRAPHIN 23       — 

H.  SlETTl 20       — 

♦ 

Congrès  des  Sociétés  savantes. —  Le  55'  Congrès  des  Sociétés  sa- 
vantes de  Paris  et  des  départements  se  tiendra  à  Marseille  en  avril 
1922. 

Collections.  —  La  (•olleclion  Ferton  que  notre  regretté  collègue 
a  léguée  à  la  Société,  en  même  temps  fjue  sa  bibliothèque,  est  instal- 
lée dans  la  salle  des  collections;  elle  est  très  intéressante  surtout 
par  les  nombreux  Hyménoptères  de  Corse  et  do  l'Afrique  du  Nord 
qu'elle  contient. 

—  L'importante  collection  d'Orthoptères  de  France  de  J.  Azam  a  été 
donnée  par  la  veuve  de  notre  collègue  au  Laboratoire  d'Entomo- 
logie du  Muséum  national  d'Histoire  naturelle. 

Election  de  deux  Membres  honoraires  (Rapport).  —  Au  nom 
de  la  Commission  chargée  de  présenter  une  liste  de  candidats  au 
titre  de  Membre  honoraire,  M.  P.  Lesne  donne  lecture  du  rapport  sui- 
vant : 

Messieurs, 

Le  décès  de  nos  éminents  et  regrettés  collègues,  MM.  Albert  Fauvel 
et  Charles  Ferton,  laisse  vacantes  deux  places  de  Membres  honoraires 
français  qui,  aux  termes  du  Règlement  de  la  Société,  doivent  être 
pourvues  de  titulaires  dans  une  séance  prochaine. 

La  Commission  que  vous  avez  nommée  pour  vous  présenter  une 
liste  de  candidats  s'est  réunie  le  21  octobre  (').  Elle  a  estimé  qu'il  y 
avait  lieu  de  proposer  à  votre  choix  deux  candidats  par  place  vacante 
et  vous  soumet  les  noms  suivants,  énumérés  dans  l'ordre  alphabé- 

(1)  Étaient  présents  ;  MM  Cli.  Alluaud,  L.  Beoel,  J.  de  Jo\nnis,  P.  Lesne  , 
El.  Rabaud. 


Séance  du  W  octobre  1921.  227 

tique,  de  quatre  de  nos  collègues  qui  lui  paraissent  avoir  des  titres 
équivalents  à  l'honorariat  : 

1"  M.  Edouard  Chevreux  dont  la  longue  et  fructueuse  carrière  scien- 
tifique a  été  consacrée  à  l'étude  des  Crustacés  de  l'ordre  des  Amphi- 
podes,  étude  rendue  particulièrement  laborieuse  par  la  nécessité  de 
reconnaître,  dans  chacune  des  formes,  un  système  appendiculaire 
très  complexe.  Outre  le  résultat  de  ses  recherches  personnelles  sur 
nos  côtes  et  jusque  dans  les  mers  tropicales,  on  doit  à  M.  Chevreux 
la  publication  des  matériaux  recueillis  par  plusieurs  des  grandes 
expéditions  océanographiques. 

2"  M.  Pierre  Chrétien  à  qui  son  talent  d'éleveur  et  son  admirable 
connaissance  des  chenilles  permettaient  encore  récemment  de  rap- 
porter d'un  séjour  dans  les  régions  sahariennes  une  moisson  ines- 
pérée de  types  nouveaux  de  Lépidoptères  et  une  très  riche  série  d'ob- 
servations biologiques  qui  ont  été  consignées  dans  nos  Annales.  Elles 
forment  le  complément  des  nombreuses  publications  antérieures  du 
même  auteur  sur  la  biologie  des  Lépidoptères. 

3'^  M.  Charles  Janet  sur  le  nom  duquel  beaucoup  de  vos  suffrages 
se  sont  déjà  portés  l'an  dernier  et  dont  la  belle  suite  de  travaux  en- 
tomologiques,  s'échelonnant  de  1893  à  1909,  constitue  un  ensemble 
unique  pour  l'étude  morphologique  et  anatomique  des  Fourmis  et 
comprend  aussi  des  observations  remarquables  sur  l'édification  du 
nid  chez  les  Vespa. 

4»  M.  J.  Sainte-Claire  Deville,  dont  les  recherches,  marquées  au 
coin  d'une  connaissance  parfaite  de  la  faune  coléoptérologique  de 
l'Europe  occidentale  et  centrale,  tendent  à  expliquer  les  particularités 
de  la  distribution  géographique  actuelle  des  espèces.  Son  œuvre  ca- 
pitale, le  Catalogue  des  Coléoptères  de  la  Corse,  est  un  des  meil- 
leurs ouvrages  de  ce  genre  que  l'on  possède. 

Le  vote  aura  heu  à  la  séance  du  14  décembre  1921  ('). 

(1)  Le  Secrétaire  rappelle  que,  conformément  au  règlement  (art.  14),  tous 
les  membres  français  ont  droit  de  prendre  part  à  ce  vote  qui  a  lieu  au  scru- 
tin secret  et  à  la  majorité  absolue,  soit  directement,  soit  par  correspon- 
dance. Dans  ce  dernier  cas,  l'enveloppe  contenant  le  bulletin  de  vote,  fer- 
mée et  signée  très  lisiblement  par  le  votant,  devra  parvenir  an  siège  de  la 
Société,  28,  rue  Serpente,  au  plus  tard  le  14  décembre  1921,  à  20  heures. 


228  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Communications. 

Captures  de  Coléoptères  de  France 

par  L.  Gaudin. 

Saprinus  maculatus  Rossi.  —  Seine-et-Marne  :  Fontainebleau; 
1  individu  au  champ  de  course  de  la  vallée  de,  la  Solle,  sous  un 
petit  cadavre.  le  IS  mai  1921.  Je  dois  à  l'obligeance  de  notre  col- 
lègue Lacodre  un  autre  individu  provenant  de  Chailly  (S.-et-M.). 
Espèce  méridionale  nouvelle  pour  le  bassin  de  la  Seine. 

Plegaderus  sa'ucius  Er.  —  Seine-et-Oise  :  Forêt  de  Marly,  quelques 
individus,  sous  des  écorces  de  Pin  sylvestre,  en  février  1920. 
Espèce  nouvelle  pour  le  bassin  de  la  Seine. 

Sphenoptera  parvula  Lap.  et  Gory.  —  Pyrénées-Orientales  : 
Bourgmadame;  un  seul  individu  sous  une  pierre,  à  une  altitude 
de  1.250  m.  Cette  espèee  n'était  connue  de  France  que  par  les 
types  provenant  de  France  méridionale. 

Tetropium  aulicum  F.  —  Seine-et-Oise  :  Versailles;  2  cf  et  1  Q  sur 
des  troncs  de  Sapin  portant  les  traces  des  larves  (juin  1921). 
Espèce  qui  n'a  été  trouvée  qu'accidentellement,  dans  un  jardin, 
à  Caen. 


Les  espèces  typiques  de  Trogoxylon  [Col.  Lyctidae] 
Position  systématique  de  ce  genre 

par  Pierre  Lesne. 

Le  genre  Trogoxylon,  créé  par  Leconte  en  1862  (*),  n'a  jamais  été 
caractérisé  avec  précision  ;  mais,  comme  son  fondateur  a  pris  soin  d'en 
désigner  le  génotype,  qui  est  le  LyciMS  parallelepipedum  Melsheimer 
(1846),  on  peut  établir  exactement  la  liste  des  formes  qui  doivent  en 
constituer  le  noyau. 

Plusieurs  espèces  gravitent,  en  elïet,  de  très  près  autour  de  ce  Tro- 
goxylon parallelepipedum,  dont  l'aire  d'habitat  s'étend  sur  les  États- 
Unis  du  Sud  et  de  l'Est,  depuis  le  Texas  jusque  dans  l'État  de  New- 
York.  Ce  sont  : 

(1)  Leconte.  Classif.  of  Col.  of  N.  Amer.,  p.  209. 


Séance  du  20  octobre  1921.  229 

1"  Le  Lijctus  aequalis  WoUaston  (1867),  décrit  des  îles  du  Cap- 
Vert  et  retrouvé  ensuite  sur  le  continent  africain  et  dans  une  grande 
partie  de  l'Amérique,  ainsi  qu'aux  îles  Sandwich  et  aux  îles  Philip- 
pines (').  J'ai  montré  récemment  (^),  en  m'appuyant  sur  les  données 
taxonomiques  et  géographiques,  que  cette  espèce  était  très  probable- 
ment originaire  d'Amérique  et  qu'elle  avait  dû  passer  en  Afrique,  grâce 
au  mouvement  des  échanges  commerciaux,  accomplissant  une  migra- 
tion inverse  de  celle  qui,  vraisemblablement  à  l'époque  de  la  traite 
des  Noirs,  a  introduit  d'Afrique  en  Amérique  une  série  d'espèces  de 
Bostrychides  (^). 

2°  Le  Lyctus  prostomoïdes  G  orhixm  (1883),  localisé  dans  l'Amérique 
Centrale  continentale. 

3°  Entîn,  l'espèce  inédite  dont  la  description  est  donnée  ci-après  et 
qui  a  été  trouvée  par  feu  Antoine  Grouvelle  dans  les  tabacs  prove- 
nant de  Saint-Domingue  ('*). 

Trogoxylon  rectang^ulum,  n.  sp.  —  Long,  corporis  :  2,6  mm.: 
lat.  max.  prothoracis  [antica)  :  circiter  0,7  mm.  —  Corpus  elongatum, 
parallelum,  depressum,  rufo-brimneum,  subtus  laevissimum  et  nitidis- 
simum.  Caput  supra  explanatum,  fronte  antice  haud  declivi,  punctis 
niinutis  remotis  haud  profunde  impressU  insculpta.  Pronotum  sub- 
quadratum,  leoiter  iransversmn,  retrorsum  vix  angustatum.,  punctis 
impressis  minutis  subdensis  notatum,  disco  leviter  impresso,  lateribus 
cultratis,  rectissimis,  setis  brevissimis  rufis  dense  fimbriatis,  margine 
antico  leviter  arcuato,  postico  utrinque  subsinuato,  angulis  posticis 
geometrice  rectis.  Elytra  nitida,  tenuissime  bifariam  punctata,  punctis 
haud  seriatis  ;  basi  ad  scutellum  marginata.  Prosternum  convexissi- 
muni,  processu  intercoxali  coxis  adjacentibus  latitudine  subaequali, 
apice  declivi.  Metasternmn  postice  haud  impressum. 

cf.  Mentum  setis  erectis  penicillo  modo  conjugatis  ad  basin  instruc- 
tum. 

Hab.^  :  Saint-Domingue  (Muséum  de  Paris),  ttjpe  unique. 

Les  caractères  de  cette  espèce  sur  lesquels  il  y  a  lieu  d'insister  sont 
les  suivants  : 

(1)  Cf.  notamment  Bull.  Mus.  Hist.  nul.  [1909],  p.  348. 

(2)  Ass.  fr.Avanc.  des  Se,  Congrès  de  Rouen,  1921. 

(3)  C.  R.  Ac.  Se,  13  juillet  1903. 

(4)  A  ces  espèces,  il  conviendra  sans  doute  d'ajouter  le  Lyctus  californi- 
CMS  Casey  (1891),  dont  je  n'ai  pas  eu  d'exemplaire  authentique  sous  les  yeux, 
mais  qui,  à  en  juger  par  les  descriptions,  est  très  voisin  du  T.  aequale  ou 
peut-être  même  identique. 


230  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Face  dorsale  de  la  tête  explanée,  le  front  nullement  déclive  en  avant 
et  n'étant  séparé  de  l'épistome  que  par  une  line  suture,  sans  aucune 
dénivellation  à  ce  niveau.  Angle  latéral  de  l'épistome  avec  un  groupe 
de  poils  convergents  simulant  une  dent.  Pronotum  subquadrangulaire, 
légèrement  trapézoïde,  très  faiblement  rétréci  en  arrière,  ses  côtés 
remarquablement  rectilignes,  formant  chacun  une  arête  coupante  très 
densément  ciliée  de  courts  poils  roux,  ses  angles  droits,  surtout  les 
postérieurs,  qui  alTectent  une  régularité  géométrique  et  qui  sont  un 
peu  saillants  en  arrière  par  suite  de  la  présence  d'un  léger  sinus,  de 
chaque  côté,  au  bord  postérieur.  Disque  du  pronotum  oiïrant  une 
légère  mais  large  dépression  bifurquée  en  avant,  et  marqué  de  points 
enfoncés  assez  denses,  assez  fins,  peu  profonds.  Tégument  des  élytres 
brillant,  sans  microsculpture  notable.  Ponctuation  et  pubescence 
élytrales  diffuses,  nullement  sériées,  la  première  composée  de  deux 
sortes  de  points  enfoncés  savoir  :  des  poreà  allongés  achètes  et  des 
points  circulaires  plus  lins  que  les  précédents  et  donnant  chacun  nais- 
sance à  une  soie.  Prosternum  très  bombé,  son  lobe  intercoxal  déclive 
en  arrière  et  presque  aussi  large  que  chacune  des  hanches  adjacentes. 
Pas  d'impressions  précoxales  au  métasternum. 

Les  quatre  espèces  typiques  de  Trogoxylon  se  différencient  de  leurs 
congénères  par  l'absence  de  toute  dent  frontale  orbitale  ou  discoidale, 
par  le  faible  développement  de  l'auricule  sus-antennaire,  qui  résulte 
de  la  soudure  complète  ou  presque  complète  du  bord  latéral  prc- 
oculaire  du  front  avec  le  bord  latéral  de  l'épistome,  et  par  la  sculp- 
ture des  élytres  uniquement  formée  de  points  enfoncés.  Pour  en  faci- 
liter la  distinction,  on  peut  en  donner  le  tableau  analytique  suivant  : 

1-4.  Angles  antérieurs  du  prothorax  droits.  Auricule  sus-an- 
tennaire simple. 

2-3.  Suture  clypéo-frontale  sulciforme.  Pronotum  allongé. 
Pubescence  élytrale  formant  un  épi  longitudinal  posthu- 
niéral.  Long.  2-4  mm T.  parallelepipedum 

3-2.  Suture  clypéo-frontale  nullement  sulciforme.  Pronotum 
transverse.  Poils  des  élytres  tous  parallèles  et  rabattus  eu 

arrière,  ne  déterminant  pas  d'épi.  Long.  2,6  mm 

T.  rectangulum 

4-1.  Angles  antérieurs  du  prothorax  arrondis  ou  obtus.  Suture 
clypéo-frontale  plus  ou  moins  sulciforme. 

0-6.  Auficulc  sus-antennaire  simple.  Pronotum  régulièrement 
convexe,  non  impressionné.  Base  des  élytres  rebordée  au 


Séance  du  26  octobre  1921.  231 

voisinage  de  l'écusson.  Long.  1,8-3,4  mm T.  aequale 

6-0.  Auricule  sus-antennaire  légèrement  bituberciilé.  Prono 
tum  marqué  d'une  impression  en  Y.  Base  des  élylresnon 

rebordée.  Long.  2,6  -  4  mm T.  prostomoïdes 

Les  formes  précédentes,  jointes  à  un  petit  nombre  d'autres  espèces 
assez  variées  (')  et  répandues  dans  les  diverses  régions  du  globe,  cons- 
titueront le  genre  Trogo.rijlon  qui  doit  prendre  place  dans  une  tribu 
spéciale  de  Lyctides,  celle  que  j'ai  désignée  sous  le  nom  de  Trista- 
riini  {'^),  mais  dont  il  faudra  changer  le  nom  en  celui  de  Trogoxyliiii  (*). 
Ces  Trogoxylini,  qui  ont  subi  une  évolution  plus  avancée  que  les 
Lijctini,  forment  une  série  des  plus  remarquables  par  l'enchaînement 
très  gradué  des  difTérents  types  qu'elle  comporte  et  sur  lesquels  je  me 
propose  de  revenir  par  la  suite. 


Nouveaux  Coléoptères  du  Nord- Africain. 
Trente-neuvième  note  (^)   :  Faune  saharienne 

par  P.  DE  Peyërimhoff. 

HETEROGERmAE. 

139.  Heterocerus  (s.  str.)  Dayremi,  n.  sp.  —  Long.  3-3,5  mm. 

—  Elotigatiis,  parum.  convexus,  postice  ampliatus,  parum  nitidus, 
dilute  testaceus,  prothorace  rufo,  capite  magna  ex  parte,  vittis  diiabas 
adpronotum,  coleopteris  lituris  {saepius  evanidis)  metasteimoque  fuscis, 
jjube  subtili  argentea  perdensa,  cum  pilis  suberectis  intermixtis  ves- 
tittis.  Caput  pronoto  angustius,  opacum,  perdense  vestitiim,  oculis 
nullo  modo  prominulis,  mandibulis  extus  subangulatim  ampliatis, 
supra  carinatis,  antennis  9-articulatis.  articulis  2  prioribus  maximu, 

(1)  Dont  notre  espèce  indigène,  le  T.  impressum  Corn.,  qui  a  été  souvent 
classée,  mais  bien  à  tort,  dans  le  genre  Lyctus. 

(2)  Bull.  Mus.  Hist.  nat.  [1911],  p.  202;  Ans.  fr.  Avanc.  des  Se,  Con- 
grès de  Strasbourg  (1920),  p.  287. 

(3)  Le  genre  Tristaria  E.  Reilter  n'a  été  publié  qu'en  1878. 

(4)  Pour  les  notes   1-14,  16-24,  26-36,  voir  ce  Bulletin  [1905-1920].  — 
15°note,  In^/iTZ.  Soc.  en<.  i^'r.  [1912],  p.  515.  —  25-=  note,  Jôirf.  [1917],  p.  117. 

—  37*  et  38''  notes,  in  Bull.  Soc.  eut.  Fr.   [1921],  p.  25  et  62. 

Les  notes  13  [1911],   18  [1914],  22  et  23  [1916],  .32  [1919],  33  et  34   [1920] 
concernent  déjà  la  faune  saharienne. 


232 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France, 


penicillatis,  3°  minimo,  ceteris  senis  lamellatis,  clavam  efformantibus, 
ultivio  rotundato.  Pronotum  coleopteris  angiistius,  latins  quani  longius 
fere  tripla,  lateribus  rotundatum,  versus  apicem  attenuatum,  angulis 
posticis  margine  destituas,  perdense,  aegre  perspicue  punctillatum. 
Scutellum  minutum,  acute  triangulum.  Coleoptera  longiora  quam 
latiora  plus  diiplo,  versus  apicem  ampUata,  sumnio  ipso  acuta,  subti- 
lissime  punctillata,  lituris  per  pares  irinis  in  disco  ornata,  i^^  post 
basin  sejunctis,  2'*  ciixa  médium  cum  3'*  apice  remotis  X  litteram 
e/forniaiitibus.  Coxarum  tertii  paris  linea  postica  ad  marginem  seg- 
menti  desinens. 

Variât  vittis  ad  pronotum  connatis,  aut  coleopterorum  lituris  plus 
minusve  deficientibus. 
Ad  fines  desertorum  Africae  Minoris,  aestatr  noctivagus. 
Biskra,  quelques  spécimens  recueillis  par  M.  J.  Dayrem(*),  de  nuit, 
au  vol,  en  septembre,  parmi  un  grand  nombre  d'//.  albipennis  F  air  m. 
Unique  dans  le  genre  Heterocerus  :  l")  par  la  conlorraation   des 

mandibules,  qui  présentent 
une  expansion  latérale  pres- 
que anguleuse,  à  laquelle  se 
superpose  la  carène  qui,  chez 
les  autres  espèces,  limite  l'or- 
gane vers  l'extérieur  ;  2°)  par 
la  structure  des  antennes, 
qui  ne  comportent  que  neuf 
articles,  c'est-à-dire  un  seul 
nodule  après  les  deux  pre- 
miers segments,  et  une  mas- 
sue de  six  articles  lamelles 
(flg.  1).  C'est  là,  en  quelque 
sorte,  un  intermédiaire  entre 
les  Micilus  Muls.,  à  anten- 
nes de  huit  articles, et  les  He- 
terocerus vrais,  à  antennes 
de  dix  ou  onze  articles.  C'est  aussi  une  démonstration  nouvelle  de 
l'homogénéité  des  Heteroceridae  paléarc tiques. 
Le  faciès  dénote  un  insecte  essentiellement  désertique. 


Fig.  1 .—  Heterocerus  Dayremi  P  e  y  e  r  h . , 
silhouette  (x  14),  tête  vue  de  dessus  et 
antenne  vue  de  dessous. 


(1)  Outre  cet  Heterocerus,  M.  J.  Dayriîm  a  découvert  à  Biskra  :  1")  Lathro- 
hium  sinaicum  Fauv.  (identique  à  celui  des  deux  types  qui  est  en  ma 
possession);  2")  Leptaleus  arabs  Mars.  —  Ces  deux  espèces  de  la  faune 
orientale  ne  semblent  pas  avoir  été    signalées  jusqu'à  présent  en  Barbarie. 


Séance  du  26  octobre  1921.  233 

Tenebriomdae 

140.  Erodius  graniventris,  n.  sp.  —  Long.  8-13  mm.  —  Bveviter 
ovatua,  pukinatus,  nitidulus.  Caput  aiitice  transversim  granulosuni. 
postice  gradatim  levigatum,  antennis  tenuatis,  brevibus,  protlioracis 
basin  vix  attlngentibus.  Pronotum  triplo  Intius  quam  longius,  late- 
ribus  curvatiin  versus  apicem  attenuatis,  angulis  anticis  et  posticis 
acutis,  di$co  levi,  lateribus  punctillatis,  mepius  autem  postice  granu- 
losis,  angulis  posticis  ipsis  interdiim  carinatis.  Coleoptera  costis  trinis 
notàta,  suturali  prominula  et  levigata,  média  et  late.rali  attritis, 
iiranulosis,  intervallis  {tertio  a  sutura  maximo)  in  cute  sublevigotis. 
yranuUs  snt  crebre  postice  gradatim  densioribus  praeditis,  linea  pleu- 
rali  defîexa,  inferne  subversa.  Prosternum  crebre  granulosum,  flnro- 
pilosum,  ad  latera  longitudinaliter  corrugatum.  Mesosternmii,  meta- 
sternuni,  abdomen  etapud  Q  perdense  granulosa.  Pedes  médiocres ,  femo- 
ribu.r  primi  paris  intus  et  extus  tibiisque  {redis  aut  curvatis,  biden- 
tatis,  gracilibus)  intus  longe  flavo  fimbriatis;  tarsis  cuiictis  in  utrogue 
sexU  tenuibus. 

Hab.  eremos  Sahurae  occidentalis. 

Confins  du  Grand  Erg  occidental  :  région  de  Timmimoun  (D""  Foley) 
et  région  de  Beni-Abbès  (D"'  Vialatte).  Sahara  occidental  :  entre  Tao- 
déni  et  Tarhraanant('')  (lieutenant  Nicloux). 

Faciès  et  structure  superficielle  d'E.  Latreillei  Sol.  Distinct  par  sa 
forme  très  convexe,  les  côtés  du  pronotum  plus  ou  moins  curvilignes 
et  très  notablement  rétrécis  en  avant,  les  téguments  de  l'élytre  non 
dépolis  entre  les  cotes,  dont  les  intervalles  sont  beaucoup  plus  densé- 
ment  et  fortement  granulés  et  dont  le  bord  latéral,  complètement 
défléchi,  est  bien  plus  distant  de  la  côte  latérale  (3^),  les  pattes, 
notamment  les  tarses,  plus  grêles  et  plus  courts,  enfin,  chez  le  cf,  la 
présence  d'une  grosse  touffe  de  poils  au  prosternum.  D'ailleurs  assez 
variable  dans  sa  sculpture,  surtout  celle  du  pronotum,  comme  il 
arrive  chez  certains  Erodius  désertiques. 

(I)  El  non  «  Taioudant  »  comme  je  l'ai  transcrit  (Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1916], 
p.  82),  d'après  une  étiquette  peu  lisible. 

J'ai  commis  là,  en  efl'el,  unw  importante  erreur  géograpliique,  que  j'étais 
impatient  de  rectifier.  Le  raid  du  lieutenant  Niclolx  s'est  passé  sur  les 
confins  du  Sud-Algérien  et  de  l'Afrique  Occidentale  l<"rançaise  (Erg  el  Abmar), 
et  nullement  dans  le  Sous  marocain  (Taroudant),  lequel  est  distant  d'un 
millier  de  kilomètres,  au  nord-ouest  de  la  région  explorée.  Les  cinq  Coléo- 
ptères que  j'ai  cités  dans  celte  note  doivent  donc  être  rayés,  jusqu'à  nouvel 
ordre,  de  la  l'aune  marocaim^. 


234  Bulletin  de  In  Société  cntomologique  de  France. 

L'E.  /inmc^m  An dr es  (1)  [Ent.  Blàtt.,  16  [1920],  p.  61),  du  Sinai, 
dont  je  possède  un  type,  donné  par  M.  Kneucker,  a  une  forme  ana- 
logue, mais  les  téguments  sont  encore  plus  mats  que  ceux  d'Ë.  La- 
treillei,  et  surtout  les  deux  premières  côtes,  extrêmement  écartées, 
enclosent  un  espace  au  moins  aussi  large  que  la  distance  entre  ces 
côtes  et  les  côtes  latérales;  c'est  l'inverse  chez  E.  Latreilli  et  E.  gra- 
niventris. 

L'espèce  décrite  ici  a  été  mentionnée  à  tort  (Bull.  Soc.  ent.  Fr. 
[1916],  p.  76  et  p.  82)  sous  le  nom  â'Erodius  Latreilli  Sol.  Ce  dernier 
semble  spécial  aux  régions  de  Touggourt.  d  El-Oued  et  de  l'Erg 
oriental. 

SCARABAEmAE. 

141.  Adoretus  Surcoufi,  u.  sp.  —  Long.  8-9,5  mm.  —  Elongatus, 
panim  convexus,  nitidus,  stramineus,  capite  [clypeo  excepta  rufo) 
niyro,  pube  adpressa  albida  sparso.  Caput  latum,  granulatum,  vertice 
lecigutum,  clypeo  transverso,  apice  reflexo,  late  curvato,  quam  fronte 
inter  oculos  plane  latiore.  Aniennae  in  utroque  sexu  9-articulatae, 
funiculo  gracili.  Palporum  maxillarium  articulas  ultimus  ovatus, 
summo  mucronatus,  deplanatus,  area  opaca  supra  notatus.  Pronotuni 
latins  quam  longius  fere  triplo,  laterihis  rotundatum,  basi  curvatum 
haud  lobatuni,  angulis  anticis  parum  prominulis,  punctis  grossis  spar- 
sum.  Scutellum  triangulum,  impunctatum.  Coleoptera  versns  trienteni 
apicalem  permodice ampliata,  dense  striato-punctata.  Pygidium  opacum, 
iinpunctatmn,  versus  apicem  pilis  erectis  longioribus  hirtum.  Corpus 
subtus  granulis  sparsum.  Pedes  nmssi,  ungulo  maxime  integro.  — 
Maris  clava  antennarum  longior  ac  palporum  articuliis  ullimus  latior. 

Hab.  Saharam  Africae  Minoris. 

Bord]  Zirara,  entre  Ghardaïa  et  El-Goléa,  recueilli  de  nuit,  à  la 
lampe,  par  M.  J.  Surcouf. 

C'est  l'insecte  que  j'ai  cité  dans  ce  Bulletin  [1920],  p.  48,  bien  à 
tort  sous  le  nom  d'  «  Adoretus  epistomalis  Chob.  ».  Le  véritable 
epistomalis,  dont  le  D'"  Chobaut  a  eu  la  complaisance  de  me  commu- 
muniquer  le  type,  est  un  insecte  convexe,  hérissé  latéralement  de 
très  longs  poils,  à  sculpture  plus  rare  et  plus  grossière,  à  tête  petite, 
concolore  et  dont  Fépislome  est  prolongé  en  groin. 

Superliciellement,  .1.  Surcoufi  ressemble  à  A.  Gandolphei  Gxxér., 

(1)  A  peine  distinct  d'i".  opacus  Kr.  par  la  côte  dorsale  brillante  et  très 
saillante. 


Séance  du  26  octobre  1921. 


23o 


mais  il  est  •  un  peu  plus  petit 
plus  claire;  le  pronotum  est 
ment  et  sa  base 
n'est  pas  large- 
ment lobée  au 
milieu.  Il  en 
diffère,  d'ail- 
leurs, par  d'au- 
tres caractères 
très  importants: 
antennes  de 
neuf  articles  au 
lit'U  de  liix,  à 
funicule  grêle, 
palpes  maxil- 
laires fortement 
élargis  (fig.  2), 
gros  ongle  des 
tarses  des  deux 


bien    plus    brillant,  de    couleur 
régulièrement    arrondi    latérale- 


Fig.  2. —  Extrémité  du  palpe  maxillaire  (cf),  antennes 
(cf  *"*•  9)>  I-  ^^^^  Adoretus  Surcoufi  Peyerli.,  Il,  chez 
A.  Gandolphei  Guér. 

premières   paires  entier,    non  îendu  au  sommet. 


142.  Adoretus  garamas,  n.  sp.  —  Long.  6-7,o  mm.  —  Praece- 
denti  similix,  minor.  opacior,  capite  rufo,  vertice  tantum  offmcato, 
clypeo  mnyis  curvato,  palporum  maxillarium  articulo  ulîirno  elongato, 
fusifonni,  summo  emucronato,  pronoto  pulvinato,  basi  medio  laie  pro- 
ducto,  scutcUo  punctato,  coleopteris  densius  striato-punctatis,  costulis 
miinifestis,  ungulo  externo  primi  ac  secundi  paris  apice  fisso. 

Hub.  regionem  Garamantum. 

Hoggar  (mission  du  capitaine  Nieger),  in  coll.  J.  Bourgeois  > 
Muséum  de  Paris.  Quatre  spécimens  cf  (l'un  dans  ma  collection). 

La  structure  des  palpes  et  des  ongles,  ainsi  que  la  forme  du  prono- 
tum, avancé  en  large  lobe  au  milieu  de  la  base,  rapprochent  cette 
espèce  à'A.  Gandolphei  Guér.;  mais  la  forme  antennaire  est  celle 
d'.4 .  Surcoufi  P  e  y  e  r  h . 

J'ai  dressé  le  synopsis  suivant  des  cinq  Adoretus  actuellement  connus 
dans  le  Nord  de  l'Afrique.  Il  m'a  paru  peu  pratique  de  prendre,  à 
l'exemple  de  Reitter(B.-T.,  51,  p.  29),  la  structure  de  l'ongle  externe 
et  la  composition  de  l'antenne  comme  bases  de  classification,  et  sur- 
tout de  maintenir  des  sous-genres  sur  ces  caractères,  dont  la  valeur 
semble  purement  spécifique. 


236  lîuUetin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1.  Clypéus  transversal,  sensiblement  plus  large  que  le  front 
entre  les  yeux.  Tète,  au  moins  en  arrière,  beaucoup  plus 
foncée  que  le  reste  du  corps 2 . 

—  Clypéus,  sauf  à  l'extrême  base,  toul  au  plus  aussi  large 
que  le  front  entre  les  yeux.  Insectes  entièrement  d'un  tes- 
tncé  clair.  (Antennes  de  9  articles) 4. 

2.  Ongle  externe  (le  plus  développé)  des  deux  premières 
paires  de  pattes  entier.  Insecte  assez  brillant,  jaune  clair 
à  front  noir.  Base  du  pronotum  régulièrement  et  très  fai- 
blement cintrée.  Antennes  de  9  articles.  Dernier  article 
des  palpes  maxillaires  élargi,  ovale,  mucroné  à  l'extrémité. 
Long.    8-9.0   mm Surcoufi  Peyerh. 

—  Ongle  externe  des  deux  premières  paires  de  pattes  fendu 
au  sommet.  Insectes  peu  brillants.  Base  du  pronotum 
avancée  vers  l'écusson.  Dernier  article  des  palpes  fusi- 
forme  et  non  mucroné 3 . 

3. Insecte  de  10  à  11,5  mm.,  brun  claii-  à  front  noirâtre.  An- 
tennes de  10  articles  çf  Q .  Tète  finement  et  très  densé- 
ment  granulée Gandolphei  Guér.  " 

—  Insecte  de  6  à  7,3  mm.,  jaune  paille;  tète  rouge  à  vertex 
obscurci.  Antennes  de  9  articles.  Tète  à  gros  granules 
épars garamas  Peyerh. 

4.  Clypéus  trapézoïdal,  saillant  en  groin,  échancré  de  chaque 
côté.  Ongle  externe  des  deux  premières  paires  de  pattes 
entier.  Dernier  article  des  palpes  très  élargi,  excavé  en 
dessus.  Long.  10  mm epistomalis  Chob. 

—  Clypéus  semicirculaire,  entier.  Ongle  externe  des  deux 
premières  paires  de  pattes  fendu.  Dernier  article  des  palpes 
longuement  ovale.  Première  dent  (proximale)  des  tibias 
antérieurs  parfois  atrophiée  chez  le  cf  ;  celui-ci  à  yeux  très 

développés  et  à  tarses  épaissis  dans  le  sens  vertical 

Koechlini  Mars.  9  {evanescens  Mars,  cf)  (^)- 

(1)  La  colleclioii  l^ulon  léguée  au  Muséum  de  Paris,  lenl'erme,  provenant 
d'une  même  localité  («  p^let  Douiouidi  »),  une  .série  de  cette  espèce,  où  les 
deux  sexes  sont  représentés  et  qui  démontre  l'identité  spécifique  d'A.  Koech- 
lini, 1867  (9)  et  d'^1.  evmiescens  i9>79  (cf),  dont  j'ai  vu  les  types  dans  la 
collection  Marseul.  L'insecte  est  remarquable  par  son  dimorphlsme  sexuel  et 
surtout  la  disproportion  des  yeu.x,  normaux  chez  la  9)  énormes  chez  le  cf. 
Je  l'ai  cité  d'El-Goléa  (Surcouf)  et  vu  ensuite  de  Touggourl  (A.  Théry),  de 
la  vallée  de  la  Zousfana  (Vibert)  et  du  Hoggar  (cap"®  Nieger). 


Séance  du  26  octobre  1921.  237 

Diagnoses  préliminaires  de  Diptères  Pupipares  de  Nouvelle-Calédonie 

(Voyage  de  Fritz  Sarasin  et  Jean  Roux) 
par  L.  Falcoz, 

I.  Streblidae. 

Nycteribosca  Surcoufi,  n.  sp.  —  Couleur  jaune  testacé  uniforme. 
Pubescence  fine  et  remarquablement  longue.  Thorax  ovoïde,  une  fois 
et  demie  aussi  long  que  largo  au  niveau  de  la  suture  pro-mésotergale. 
Ailes  à  S  nervures  longitudinales;  R-  simple;  cubitale  atteignant  le 
bord. 

cf.  Sternite  anal  garni  de  longs  poils  sauf  autour  des  gonapophyses. 

9 .  Sternite  anal  trilobé  et  portant  de  longs  poils  marginaux  plus 
ou  moins  dressés. 

Espèce  voisine  de  N.  umbomensis  Rondani  dont  elle  se  distingue 
par  la  forme  oblongue  du  mésothorax  ainsi  que  par  la  longueur  et 
répaisseur  de  la  pubescence.  —  Long.  3  mm. 

Nouvelle-Calédonie  .-  Képédiéhé.  Plusieurs  cf  et  Q  sur  Cheiroptère 
indéterminé.  Muséum  de  Bàle. 

Le  Muséum  de  Gènes  possède  un  exemplaire  de  cette  espèce  éti- 
(|ueté  :  Sumatra,  BaJighé  (E.  Modigliani). 

Nycteribosca  Rouxi,  n.  sp.  — .Couleur  roux  testacé.  Pubescence 
comme  chez  N.  Kollari  Ffld.  Scutellum  acuminé  vers  le  sommet 
qui  porte  un  mucron  de  couleur  brune,  recourbé  inférieurement.  Ailes 
à  5  nervures  longitudinales;  R^  simple;  cubitale  interrompue  avant 
le  bord.  Segment  anal  muni  inférieurement  de  longs  poils  bruns. 

S'apparente  à  lY.  Kollari  mais  en  dilTère  par  la  structure  particu- 
lière du  scutellum  et  la  pilosité  plus  forte  du  segment  anal  chez  la 
femelle.  —  Long.  3  mm. 

Nouvelle-Calédonie  :  Hienghëné,  2  Q  sur  Notopteris  Macdonaldi  v. 
caledonica  Troucss. 

Muséum  de  Bâle. 

II.  Nygteribiidae. 

Nycteribia  (Listropodia)  Sarasini,  n.  sp.  —  Forme  voisine  de 
y.  pnrilis  Walker  dont  elle  se  distingue  par  les  caractères  suivants, 
absolument  nets  et  constants. 

cf.  Pinces  hypopygiales  (Haltzangen,  claspers)  plus  robustes,  plus 
épaisses,  courbées  seulement  dans  leur  portion  apicale,  à  sommet  plus 
l)rofondément  échancré.  Segment  anal,  vu  dorsalement,  un  peu  plus 


238  Bulletin  de  la  Société  entomo logique  de  France. 

long  que  large,  alors  qu'il  est  un  peu  plus  large,  ou  tout  au^moins 
aussi  large  que  long  chez  N.  parilis. 

9 .  Rangées  marginales  de  piquants  bordant  les  sclérites  latéraux 
du  tergite  V  transversalement  alignées  au  lieu  d'être  disposées  en 
courbe  oblique  comme  chez  .\.  parilis.  Système  pileux  marginal  du 
slernite  IV  moins  développé.  —  Longueur  l,o  mm. 

Nouvelle-Calédonie  :  Oubatché,  Képédiéhé,  Ciu;  îlesLoyalty  :  Lifou. 
Plusieurs  cf  et  9  sur  Miniopterus  australis  Tomes.  Muséum  de  Bàle. 

Cette  espèce  existe  également  en  Australie  (Mum). 


Les  Diptères  qui  vivent  aux  dépens  des  Escargots 

par  E.  SÉGUY. 

D.  Keilix  {Parasitology,  [1917],  p.  430)  signale  plusieurs  Di- 
ptères :  les 3/e/mrfa  gentilis  (R.-D.)V.errall,  Sarcophaga  nigriventris 
Mg. ,  S.  crassimargo  Pand.,  qui  vivent  en  parasites  sur  un  Escargot 
{Helicella  virgata  da  Costa).  Cet  auteur  signale  encore  le  Melano- 
phora  helicivora  Goureau,  parasite  de  VHclix  conspurcata.  En  1920, 
J.  Rostand  [Bull.  Soc.  ent.  Fr.,  p.  213)  a  noté  le  parasitisme  de  Sar- 
cophaga  filia  Pand.  sur  un  Hélix  non  déterminé.  A  ces  espèces  il 
faut  ajouter  les  suivantes  que- j'ai  pu  obtenir  d'éclosion  et  qui  sont, 
elles  aussi,  parasites  des  Escargots,  au  moins  à  une  époque  de  leur 
développement.  Elles  vivent  toutes  aux  dépens  de  la  même  espèce  : 
Hélix  aspersa  M  u  11 . 

Musca  domestica  L.  —  Les  larves  de  cette  espèce  peuvent  être 
parasites.  Les  élevages  tentés  récemment  sur  les  Hélix,  dans  des 
conditions  à  peu  près  semblables  à  celles  relatées  dans  le  travail  de 
Keilin,  ont  tous  été  négatifs. 

Sarcophaga  melanura  JAg .  —  Les  jeunes  larves  pénètrent  dans 
la  sole  pédieuse  des  Mollusques  de  la  même  façon  que  celles  de  la 
Mouche  domestique,  mais  les  détruisent  beaucoup  plus  rapidement 
malgré  une  réaction  très  énergique.  Toutes  les  larves  de  Mouches 
que  j'ai  pu  observer  sur  les  Escargots  ont  un  régime  sarcophage 
presque  immédiatement  après  la  prise  de  possession. 

En  juin,  dans  une  carrière  d'Arcueil,  j'ai  ramassé  une  Limace  vi- 
vante {Arion  fuscus)  qui  partait  plusieurs  jeunes  larves  de  Diptères. 
Le  Mollusque  isolé  dans  un  cristallisoir  meurt  le  2'  jour,  par  suite  de 


Séance  du  ê6  octobre  19Èt.  239 

la  dilacération  des  tissus  causée  par  l'aclion  des  crochets  buccaux  des 
larves.  Aussitôt  après  la  mort,  le  Mollusque  subit  une  sorte  de  li- 
quéfaction, vraisemblablement  due  à  un  phénomène  de  digestion 
externe,  liquéfaction  qui  s'accentue  avec  le  développement  des  larves. 
Le  deuxième  jour  après  la  mort  de  l'hôte,  les  six  larves  s'empupent 
et  donnent,  huit  jours  après,  S  Q  et  1  cf  de  Sarcophaga  melanura  M  g. 

Sarcophaga  carnaria  Mg.  —  Parasite  occasionnel  comme  le 
S.  melanura  Mg.  M.  P.  Lesne  l'a  obtenu  de  larves  qui  s'étaient  dé- 
veloppées dans  des  Escargots.  Des  jeunes  larves  extraites  d'une  Q 
gravide  mises  en  présence  illelix  aspersa  vivants  les  détruisent  de 
la  même  manière  que  le  S.  melanura. 

Sarcophaga  soror  Rond  a  ni.  —  Obtenu  de  larves  parasites  du 
même  Hélix  que  les  S.  melanura  et  S.  carnaria.  Léon  Dufour  avait 
déjà  élevé  ce  Sarcophagide  de  l'Escargot  sans  préciser  ni  l'espèce  ni  les 
relations  de  la  Mouche  avec  le  Mollusque. 

Aux  Mouclies  saprophages  déjà  signalées  par  les  auteurs  comme 
pouvant  se  développer  dans  les  cadavres  des  Escargots,  il  faut  ajouter: 
CaUiphora  [Musca]  erythrocephala  Mg.,  Phora  Giraudi  Egg .  ;  Muscina 
stabulans  Fall.,  espèce  qui  se  comporte  peut-être  comme  un  parasite 
vrai,  les  Fannia  canicularis  L.  et  P.  scalaris  F.  obtenus  d'Hélix  en 
décomposition,  enfin  le  Ravinia  haematodes  M  g.,  élevé  d'Escargots 
morts.  Il  convient  de  noter  que  les  larves  do  celte  dernière  espèce 
sont  habituellement  coprophages. 


L'Icerya  Purchasi  Mask.  [Hem.  GoccmAE]  dans  l'Hérault 
par  Jean-L.  Lichtenstein. 

Vkcnja  Purchasi  Mask.  est  une  cochenille  trop  connue  pour  qu'il 
soit  utile  de  la  décrire;  d'ailleurs  le  mémoire  de  P.  Marghal  (1912) 
fournit  tous  les  détails  nécessaires  sur  sa  morphologie  et  sa  biologie. 
Mais,  comme  le  dit  ce  savant,  c'est  «  une  Cochenille  qui  tend  à  se  répan- 
dre de  plus  en  plus  »,  et  les  dégtâs  qu'elle  occasionne  dans  les 
points  envahis  sont  si  considérables,  qu'on  ne  doit  pas  passer  sous 
silence  son  apparition  en  des  localités  nouvelles,  afin  de  mettre  en 
garde  les  horticulteurs  et  lutter  contre  ce  dangereux  parasite  des 
plantes. 

On  sait  qu'originaire  de  l'Australie,  elle  apparut  en  Californie  en 
1868,  puis  se  répandit  en  Europe  médidionale  et  au  Cap,  et  qu'en 


240  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1912  sa  présence  fut  signalée  dans  les  Alpes-Maritimes.  L'acclimata- 
tion du  Novius  cardinalis  Muls.  a  permis  de  lutter  efficacement 
contre  elle,  alors  que  les  insecticides  restaient  impuissants,  sans  an- 
nuler cependant  d'une  façon  complète  son  extension. 

M.  P.  Vayssière  (•)  vient  de  découvrir  un  petit  foyer  ^'Icerija  chez 
des  horticulteurs  de  la  région  parisienne.  Là,  l'acclimatation  date  de 
février  dernier;  comme  il  n'a  pas  fait  froid  depuis  et  que  cette  ré- 
gion est  riche  en  serres  où  la  cochenille  pourrait  se  maintenir,  il 
reste  encore  à  savoir  si,  en  plein  air,  les  Icerya  résisteraient  à  la 
température  d'un  hiver  parisien. 

En  dehors  de  ces  deux  points,  Alpes-Maritimes  et  région  parisienne, 
je  ne  sache  pas  que  {'Icerya  ait  été  signalé  ailleurs  en  France.  Je  viens 
de  le  découvrir  en  grande  quantité  dans  un  jardin  à  Montpellier. 
D'après  les  renseignements  qu'a  bien  voulu  me  fournir  M.  le  Professeur 
Picard,  il  existe  à  l'École  d'agriculture  de  cette  ville  des  échantillons 
à' Icerya  provenant  de  la  région  ;  en  outre,  MM.  Picard  et  Grasse  l'a- 
vaient trouvé  en  mars  dernier  sur  des  Mimosas  chez  un  pépiniériste 
montpelliérain  ;  mais  cela  n'a  pas  été  publié.  Dans  le  jardin  où  j'ai 
pu  voir  cette  Cochenille,  c'est  en' quantité  énorme  qu'elle  s'est  ré- 
pandue, et  fait  périr  :  Mimosas,  rosiers  glycines,  Sophora  japonica, 
Robiniers  (j'en  ai  noté  aussi  un  individu  sur  une  Abiétinée  exotique). 
L'important  est  de  savoir  que  depuis  deux  ans  environ  elle  existe 
sur  ces  plantes  en  ce  lieu;  elle  résiste  donc  aux  froids  de  l'hiver, 
ce  qui  lui  perflaettra  de  se  maintenir  facilement.  Néanmoins  depuis 
son  introduction,  son  extension  ne  m'a  pas  paru  être  considérable. 
Le  point  où  je  l'ai  observée  est  exposé  au  midi  et  à  l'abri  du  vent, 
conditions  qui  ont  facilité  son  développement  abondant  sur  une  place 
en  somme  restreinte;  en  dehors  d'un  rayon  de  vingt  mètres,  je  n'ai 
pu  en  trouver  sur  les  végétaux  voisins.  A  noter  également  que  des 
Érables  et  Platanes,  littéralement  tapissés  de  Ceroplastes,  étaient  in- 
demnes à.' Icerya. 

La  dispersion  de  ï Icerya  a  dû  se  faire  dans  l'Hérault  par  le  transport 
de  végétaux  atteints  ;  ainsi  s'explique  sa  présence  en  plusieurs  points 
bien  délimités  où  il  se  multiplie  d'une  façon  intense,  mais  ne  s'é- 
tend que  lentement  aux  alentours.  Si  la  propagation  naturelle  paraît 
dans  les  cas  étudiés  ici  limitée  et  faible,  une  lois  le  parasite  trans- 
porté accidentellement  en  un  autre  point  il  s'y  multiplie  rapidement; 
ainsi  une  branche  de  rosier  portant  quelques  femelles  avait  été  ap- 
portée chez  moi  et  laissée  dans  le  jardin  en  attendant  mon  retour; 

(1)  Bull.    Soc.  enl.    Fr.  [1921],  p.  215. 


Séance  du  M  octobre  1921.  241 

or,  déjà  un  de  mes  rosiers  a  ses  feuilles  couvertes  de  larves.  C'est 
en  effet  actuellement  l'époque  de  la  3'=  génération  et  c'est  aussi  le 
bon  moment  pour  essayer  de  lutter  efficacement.  Les  jeunes,  vulné- 
rables aux  insecticides,  éclosent  et  les  végétaux  sont  plus  résistants 
aux  poisons  énergiques.  Des  instructions  ont  été  données  pour  com- 
mencer la  lutte  au  moyen  des  insecticides,  et  je  poursuis  avec  mon 
«ollaborateur  M.  Grasse  une  enquête  afin  de  nous  rendre  compte  de 
l'extension  de  VIcerya  dans  l'Hérault,  des  dégâts  qu'il  occasionne 
et  des  mesures  éventuelles  à  prendre  pour  les  arrêter,  et  s'il  y  a 
lieu  d'acclimater  chez  nous  le  Novius  cnrdinnlis. 


Description  d'une  nouvelle  espèce  ù'Hysteropterum  monacanthé 
de  l'Atlas  Blidéen  [Hem.  IssmAE] 

par  E.  DE  Bergrvin. 

Hysteropterum  Royeri  ('),  n.  sp.  —  Petit  insecte  montagnard, 
de  couleur  claire,  ochracé  verdàtre,  avec  quelques  dessins  noirs  sur 
le  clavus  et,  particulièrement  sur  la  suture;  élytres  diaphanes,  uni- 
colores,  couverts,  ainsi  que  le  reste  du  corps,  d'une  pubescence 
extrêmement  courte,  qui  donne  à  l'insecte,  vu  sous  un  certain  jour, 
un  aspect  soyeux  caractéristique.  Ses  tibias  postérieurs,  munis  d'une 
seule  épine,  le  classent  dans  la  section  des  Hysteropterum  mona- 
canthés. 

Vertex  deux  fois  aussi  large  que  haut  (cf  larg.  0,70  mm.,  hauteur 
0,35  mm.),  nettement  pentagonal  par  suite  de  l'angle  que  forme  le  bord 
supérieur  (fig.  1),  surface  très  faiblement  évidée;  bord  supérieur 
hseré  de  noir,  pas  de  carène  médiane  mais  une  large  bande  blanchâtre 
qui  tient,  au  milieu,  la  hauteur  du  vertex,  entre  deux  bandes  brunes 
qui,  au  niveau  du  bord  inférieur,  viennent  recouvrir  deux  fossettes 
peu  profondes,  transversalement  ovales  (fig.  1). 

Front  plus  long  que  large  (voir  à  la  fin  du  mémoire  les  mensu- 
rations des  difîérents  organes  dans  chacun  des  deux  sexes),  offrant 
une  légère  différence  de  forme  dans  chaque  sexe.  Chez  le  cf,  les  côtés 
sont  rectilignes  et  anguleux  avant  de  s'infléchir  vers  le  clypéus;  chez 
la  Q,  les  côtés  sont  plus  nettement  sinueux  et  arrondis  avant  de  s'in- 

(1)  Je  suis  heureux  de  dédier  cette  espèce  à  mon  ami  le  D-^  Maurice  Royiîr 
qui  a  toujours  mis  très  complaisarament  à  ma  disposition  sa  riclie  documen- 
tation bibliographique. 


242  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

tléchir  vers  le  clypéus  (fig.  2  et  3)  ;  le  bord  supérieur  est  légèrement 
sinué  et  brièvement  cilié  vu  de  face.  Surface  très  légèrement  bombée, 
munie  de  trois  carènes  :  la  médiane  saillante  d'un  bout  à  l'autre  et 
coupante  dans  la  partie  supérieure,  les  deux  latérales  plus  fines,  plus 
atténuées,  circonscrivant  une  ellipse  fermée  en  haut,  ouverte  au 
niveau  du  clypéus;  cette  ellipse  est  densément  et  finement  mouchetée 
de  brun  sauf  sur  deux  calus  blancs  transversaux  qui  en  occupent  le 
1"'  tiers;  les  vallécules  sont  de  la  couleur  foncière,  ochracé  pâle, 
munies  dans  la  première  moitié  de  quelques  petits  points  bruns  épars. 
la  seconde  moitié  est  immaculée;  toute  la  surface  du  front  est  couverte 
d'une  villosité  abondante,  courte,  mais  plus  longue  que  sur  le  reste  du 
corps  ;  c'est  cette  villosité  qui  forme  les  cils  que  l'on  voit  très  dis- 
tinctement sur  la  marge  supérieure  du  front  (fig.  2  et  3). 

Clypéus  moyen,  non  caréné,  mais  muni  en  son  milieu  d'une  saillie 
plate  de  couleur  claire;  sur  les  côtés,  quelques  stries  brunâtres  peu 
distinctes. 

Rostre  court,  ochracé,  noirâtre  à  l'apex. 

Yeux  moyens,  brunâtres.  Bulbe  antennaire  brunâtre,  soies  noires. 

Pronotum  de  même  hauteur  que  le  vertex,  finement,  mais  très 
nettement  caréné  au  milieu;  cette  carène,  de  couleur  claire,  est  en- 
tourée de  part  et  d'autre  d'une  macule  brune  qui  va  s'élargissant  du 
sommet  à  la  base  qu'elle  n'atteint  pas;  sur  le  disque,  deux  à  trois 
rangées  de  points  bruns,  parallèles  au  bord  supérieur,  qui  est  parabo- 
lique et  légèrement  tronqué  au  sommet  (fig.  1).  Lobes  pectoraux  de 
couleur  claire,  ornés  de  quelques  points  bruns  sur  la  première  moitié 
du  bord  externe.  Mésonotum  largement  triangulaire,  une  fois  un 
quart  plus  long  que  le  pronotum,  muni  en  son  milieu  d'un  calus  épais 
en  forme  de  a,  parcouru  en  sa  longueur  d'une  ligne  caréniforme  peu 
distincte;  au  côté  externe  de  chaque  branche  du  calus,  une  fossette 
large  et  assez  profonde,  de  couleur  brune  ;  apex  évidé,  brunâtre. 

Élytres  oblongs  un  peu  moins  de  deux  fois  aussi  longs  que  larges, 
de  couleur  uniforme  ochracée,  teintée  de  verdâtre;  sur  le  méplat  du 
clavus  et  entre  les  fourches,  des  macules  brun  de  poix,  un  trait  de 
même  couleur  à  l'extrémité  des  cellules  apicales;  trois  petits  points 
brunâtres  sur  chaque  élytre,  également  espacés  le  long  du  2"  secteur 

(fig.  1). 

Protubérance  élytrale  moyenne,  trois  secteurs  concolores,  fins  et 
peu  saillants,  quoique  bien  visibles,  de  même  que  la  nervure  antéapi- 
cale  qui  est  régulière.  Le  premier  secteur  est  une  fois  fourchu,  le 
deuxième  secteur  fourchu  vers  le  premier  tiers,  et  sa  branche  externe 
bifurquéo  à  son  tour  vers  le  dernier  quart  de  l'élytre,  le  secteur  interne 


Séance  du  26  octobre  1921. 


243 


Fig.  1.  Insecte  cf  vu  du  dessus;  —  fig.  2.  Front  du  cf  vu  de  face;  — 
fig.  3.  Front  de  Ja  Ç  vu  de  face;  —  fig.  4.  Appendice  du  tube  anal  du  cf  ; 
—  fig.  5.  Appendice  du  tube  anal  de  la  Ç  ;  —  fig.  6.  Patte  postérieure  avec 
tibia  muni  dune  seule  épine;  —  fig.  7.  Élylre  vu  en  dessous  avec  son  bord 
replié. 


244  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

est  simple.  Les  nervures  traiisverses,  espacées,  sont  fines,  très  peu 
saillantes  et  ne  se  voient  bien  que  sous  un  certain  angle.  Lobe  humerai 
concolore,  assez  largement  replié  (fig.  7);  ailes  inférieures  réduites  à 
un  onglet  blanc  de  lait. 

Les  trois  premiers  tergites  abdominaux  sont  noirs  sur  les  flancs, 
les  autres  sont  entièrement  jaunâtres. 

Pattes  concolores  avec  deux  taches  brunes  sur  les  fémurs  et  des 
stries  brunâtres  sur  les  tibias.  Une  seule  épine  aux  tibias  postérieurs, 
pointe  de  l'épine  et  des  couronnes  tarsales  brun  de  poix  (fig.  6). 

cf.  Appendice  du  tube  anal  calciforme  (fig.  4),  longuement  pédon- 
cule, muni  de  poils  courts  de  couleur  jaunâtre  clair,  ouverture  du 
tube  anal  cordiforme,  allongée,  style  long. 

9 .  Appendice  du  tube  anal  ovale-oblong  (fig.  5),  de  couleur  lestacé 
clair,  pédoncule  court,  muni  d'une  tache  obscure  de  forme  rectan- 
gulaire, allongée.  Appendice  proprement  clit  renflé  à  sa  partie  supé- 
rieure, à  partir  du  pédoncule  pour  s'atténuer  vers  l'apex  qui  est 
imperceptiblement  sinué,  bords  latéraux  sinués  à  partir  du  milieu. 
Ouverture  du  tube  anal  largement  cordiforme,  style  court.  Apex 
rembruni,  muni  de  poils  longs  et  raidcs. 

Dimensions. 


cf 

Vertex  :  larg 0,70""" 

haut 0,36  — 

Front  :  larg.  en  haut. . .  0,70  — 

—    auclypéus.  0,88  — 

longTau  milieu . .  0,90  — 

s.  les  côtés.  1    »  — 

Élytres  :  long 2.80  — 

larg 1,80  — 

Corps  :  long,  totale 3,30  — 


9 

Vertex  :  larg 0,80">°i 

hauteur 0,40  — 

Front  :  larg.  en  haut. . .  0,70  — 

au  clypéus 1,  »  — 

long,  au  milieu.  1,  »  — 

long.  s.  les  côtés.  1,20  — 

Élytres  :  long 3,20  — 

larg 1,80- 

Corps  :  long,  totale 4,  »  — 


Un  mâle  et  une  femelle  :  ma  collection. 

En  fauchant  les  plantes  croissant  dans  les  argiles  éocènes  de  Lodi, 
entre  700  et  800  mètres  d'altitude. 

Cette  espèce  paraît  avoir  quelque  affinité  avec  Hysteropterum  Nor- 
mandi  Bergev.  et  avec  Hysteropterum  candidum  Bergev.  Elle 
diffère  de  l'un  et  de  l'autre  par  la  forme  et  les  proportions  du  vertex 
très  fortement  anguleux  et  seulement  deux  fois  aussi  large  que  haut, 
par  Tappendice  du  tube  anal  de  la  femelle  presque  carré  et  tronqué 
chez  H.  candidum,  largement  et  brièvement  ovale  chez  H.  Normandi. 
La  nervation  des  élytres  est  aussi  très  différente  dans  chacune  des 
trois  espèces. 

Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 
TYi'oGi;APiiir  nitwLN-uiuuT  et  c'*.  —  i-akis. 


/ 

/  ■ 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE   DE  FRANCE 


Séance  du  9  novembi'e  1991 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUlGiNON,  Vice-Président. 

Sommaire. 

Correspondance,  \).  245.  —  Changement  d'adresse,  p.  246.  —  Admission, 
p.  246.  —  Présentations,  p.  246.  —  Contribution  à  nos  publications, 
p.  246.  —  Prix  de  l'Académie,  p.  246.  —  Renseignements  sur  les  droits 
applicables  aux  envois  d'Insectes,  p.  246. 

Observations  diverses.  —  Et.  Rabaud.  Anomalie  de  sculpture  chez  une 
Coccinelle  [Col.],  p.  247.  —  J.  Sainte-Glaire  Devilliî.  Note  sur  deux  es- 
pi'ces  iVHomalisus  [Col.  Lycidae],  p.  247.  —  J.  de  Joannis.  Capture  [Lep, 
Lycaenidae],  p.  248.  —  P.  Vayssière.  Dégâts  causés  parle  Grillon  domes- 
tique, p.  248. 

Communications.  —  Jan  IIouuvl.  Description  d'un  Mordella  nouveau  de 
Carniole  [Col.  MoRDELLinAE],  p.  248.  —  R.  Benoist.  Sur  quelques  Hymé- 
noptères Mellifères  des  environs  de  Paris,  p.  249.  —  L.  Demaison.  Note 
sur  Ilepialus  lupulinus  L.  [Lei».  Hepialidae],  p.  252.  —  J.  «e  Joannis. 
Lobesia  permixtatiaHh.  [Lep.  Tortricidae]  est-il  cécidogène?,  p.  252. 

Bulletin  bibliographique,  p.  257. 


M.  A.  HiouLT,  récemmonl  admis,  assiste  à  la  séance. 

Correspondance.  —MM.  A.  AeoTet  A.  Rioult  remercient  la  Société 
de  leur  admission. 

Bull.  Soc.  enl.  Fr.  [1921].  —  N°  17. 


246  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Changement  d'adresse.  —  M.  A.  Sof.ari,  28.  via  XX  Settembre, 
Gênes  (Italie). 

Admission.  —  M.  le  D''  L.  Roblin,  à  Flamboin-Gouaix  (Seine-et- 
Marne).  —  Parasitologie ;  Coléoptères  et  Hémiptères. 

Présentations.  —  IM.  F.  Carpentier,  docteur  es  sciences,  assistant 
à  rUniversité,  10,  rue  de  Vivegins,  Liège  (Belgique),  présenté  par 
M.  L.  Choi'Ard.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  L.  Berland  et 
G.  Bénard. 

—  M.  P.  Grasse,  préparateur  à  la  Faculté  des  Sciences,  5,  rue  delà 
Palissade,  Montpellier  (Hérault),  présenté  par  M.  J.-L.  Lichtenstein. 
—  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  F.  Picard  et  L.  Berland. 

—  M.  le  D""  R.  Leroy,  136  his,  avenue  de  Neuilly.  Neuilly-sur-Seine 
(Seine),  présenté  par  M.  P.  Chrétien.  —  Commissaires-rapporteurs  : 

MM.  J.  DE  JOANNIS  et  E.  MOREAU. 

—  M.  B.  Meier.  à  S"-Marie-aux-Mines  (Haut-Rhin),  présenté  par 
M.  E.  Le  Moult.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  L.  Chopard  et 
E.  Moreau. 

—  M.  A.  RoBERTs,  Zoological  Laboratory,  The  Muséums,  The  End 
House,  38,  Fulbrook  Road,  Cambridge  (Angleterre),  présenté  parM.  D. 
Keilin.  — -  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  F.  Picard  et  Et.  Rabaud. 

—  M.  F.  Rolland,  Ingénieur  des  Arts  et  Manufactures,  23  bis,  ave- 
nue de  Messine,  Paris,  8%  présenté  par  M.  H.  Donckier  de  Donckel.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  de  .Ioannis  et  E.  Moreau. 

Contribution  à  nos  publications.  —  M.  L.  Falcoz  a  adressé  au 
Trésorier  la  somme  de  2o  francs  comme  contribution  aux  frais  d'im- 
pression de  ses  travaux  dans  le  Bulletin. 

Prix  de  l'Académie.  —  L'Académie  des  Sciences  a  accordé  à  nos 
collègues  MM.  Ém.  RouBAunetH.  Piéron  une  subvention  sur  le  prix 
Montyon. 

Renseignements  sur  les  droits  applicables  aux  envois  d'In- 
sectes. —  M.  H.  Roucaumont  nous  signale  qu'un  envoi  d'insecles,  qui 
lui  avait  été  fait  par  le  Musée  de  Gènes,  a  été  frappé  à  l'entrée  en 
France  delà  taxe  de  luxe  de  10  %. 

A  ce  sujet,  notre  collègue  M.  J.  Clermont  nous  communique  les 
renseignements  suivants  : 

Aux  termes  de  l'Instruction  générale  sur  le  service  des  Postes,  les 
insectes  desséchés  pour  collections  sont  admis  à  circuler  par  la  poste 
/art.  160-300  -  173-306). 

A  l'arrivée,  les  objets  provenant  de  l'étranger  ou  des  colonies  frau- 


Séance  du  0  nooembre  1921.  247 

çaises  sont  vérifiés  par  les  agents  des  Douanes  ou  par  les  agents  des 
Contributions  indirectes  (art.  161  à  165  de  l'Instruction  générale). 

Des  interprétations  erronées  ayant  été  données  au  régime  du  tarif 
douanier  il  ressort  :  «  qu'en  raison  de  leur  destination  ces  objets  ne 
doivent  pas  être  compris  dans  la  spécification  du  décret  du  26  juin 
1920  qui  soumet  à  la  taxe  de  10  o/r  les  curiosités,  antiquités,  livres 
anciens  et  objets  de  collection  présentant  le  caractère  d'objets  de  luxe 
ou  de  fantaisie. 

«  Il  y  a  lieu  en  conséquence  de  ne  les  soumettre  qu'à  la  taxe  repré- 
sentative du  chiiïre  d'affaires,  c'est-à-dire  1  %.  » 

(Décision  du  16  juin  1921.  Annales  des  Douanes,  n"  14,  lo  juillet  1921. 
p.  194.) 

Ajoutons  qu'il  est  bon  d'éviter  sur  les  envois  le  mot  collecti  on  qui 
peut  faire  supposer  des  objets  de  valeur.  Il  est  préférable  d'indiquer 
«  Insectes  pour  l'étude  scientifique  »  et  d'ajouter  la  mention  «  sans 
valeur  marchande  »  ou  «  hors  commerce  ». 

Observations  diverses. 

Anomalie  de  sculpture  chez  une  Coccinelle.  —  M.  Et.  Ra- 
B  \UD  présente  un  individu  de  Coceinella  septempunctataL.  [Col.  Cocci- 
xrlmdae]  dont  les  élytres  ont  un  aspect  mat  très  caractérisé  ;  à  la 
loupe,  on  constate  qu'ils  sont  très  nettement  et  assez  régulièrement 
vermiculés.  La  forme  générale  n'est  nullement  modifiée,  ni  la  taille, 
ni  l'ornementation. 

Note  sur  deux  espèces  d'Homalisus  [Col.  Lycidae].  —  M.  .1.  Saintr- 
Cr.AU{E  Deville  adresse,  pour  faire  suite  à  l'article  publié  dernière- 
ment [Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [1921],  p.  180)  par  M.  P.  Lesne,  quelques 
renseignements  complémentaires  sur  les  captures  des  HomaUsus  tau- 
rinensis  Baudi  et  H.  nicaeensis  Lesne   : 

H.  taurinensis  Baudi.  —  Piémont  :  Val  Maira,  dans  les  Alpes 
Cottiennes  méridionales  (.1.  Daniel,  4  juin  1898).  —  cf.  Mnnclin.  Kol. 
Zeitschr.  I,  p.  2o9. 

H.  nicaeensis  Lesne.  —  Col  de  Villefranche  près  Nice,  fin  octo- 
bre 189.0,  sous  l'écorce  d'un  piquet  en  bois  d'olivier  (Dev.).  —  Li- 
gurie  occidentale  :  Ospedaletti  près  San  Remo,  l'hiver  (G.  Vodoz, 
coll.  du  Polytechnikum  de  Zurich). 

La  dernière  des  deux  espèces  paraît  exclusivement  à  l'arrière- 
saison.  Les  individus  du  canal  de  la  Vésubie  ont  été  également  cap- 
turés fin  octobre,  après  les  premières  grandes  pluies. 


248  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

UH.  taurinensia,  au  contraire,  semble  avoir  imo  époque  d'appari- 
tion toute  différente.  C'est  au  printemps  qu'il  aurait  été  capturé  sur 
les  collines  de  Turin  (cf.  G.  della  Beffa  ,  I  Coleotteri  dell'  Agro 
Torinese,  p.  1U7). 

Cette  différence  dans  les  habitudes  est  des  plus  remarquables  et 
vient- à  l'appui  de  la  séparation  proposée  par  notre  collègue. 

Capture  [Lep.  LYCAENmAE].  —  M.  l'abbé  J.  de  Jgannis  signale  la 
capture,  faite  par  M.  J.  Auneau,  instituteur  à  Paris,  de  quatre  exem- 
plaires dcLycania  Thersites  Cantener,  2  cf  et2  9,  entrés  bon  état, 
le  2  septembre  1921,  à  Sérmaise  (Seine-et-Marne),  au  bord  de  la 
Seine  (à  une  demi-heure  de  marche  de  Bois-le-Roi.  entre  le  pont  de 
Charlretles  et  Fontaine-le-Port). 

Dégâts  causés  par  le  Grillon  domestique.  —M.  P.  Vayssikre 
signale  qu'il  a  eu  récemment  l'occasion  de  faire  une  enquête  dans  un 
magasin  de  confection  de  Paris  au  sujet  de  dégâts  causés  aux  étoffes 
par  des  insectes  venus  d'une  boulangerie  contiguë.  Contrairement  à 
ce  qu'on  aurait  pu  supposer,  les  dégâts  n'étaient  pas  produits  par  des 
Blattes,  mais  par  le  Grillon  domestique  [Gryllus  (Jonipsticus  L.),  lequel 
s'attaquait  aux  étoffes  de  laine  et  de  soie,  mais  non  au  colon. 


Communications. 

Description  d'un  Mordella  nouveau  de  Carniole 

[Cor..    MordellidaeJ. 

par  .lân  Roubal. 

Mordella  longicauda,  n.  sp.  —  Voisin  du  M.  piigialis  Apfelb. 
{Ann.  Mus.  nnt.  Hiing.,  XII  [1914],  pp.  612  613).  De  la  taille  d'un 
grand  M.  aculeata  L.  Tout  le  dessus  revêtu  d'un  duvet  noir  concolore, 
l'écusson  seul  étant  d'un  blanc  grisâtre.  Pattes  entièrement  noires. 
Antennes  robustes,  le  o'  article  beaucoup,  le  6"  un  peu,  les  7"  à  10"^ 
sensiblement  plus  longs  que  larges. 

cf.  Dernier  article  des  palpes  maxillaires  ovale,  asymétrique,  mais 
sans  angle  accusé  au  bord  interne,  offrant  sa  plus  grande  largeur 
au  milieu.  Tibias  antérieurs  non  incurvés.  Pygidium  très  grêle,  plus 
de  trois  fois  aussi  long  que  l'hypopygidium. 


Séance  du  9  novembre  i921.  249 

« 
9 .  Dernier  article  des  palpes  maxillaires  triangulaire,  l'angle  in- 
terne énioussé.  Pygidium  environ  deux  fois  et  demie  aussi  long  que 
riiypopygidiumr  —  Long.  6,5  mm. 

J'ai  capture  un  couple  de  celte  très  remarquable  espèce  en  juillet 
1908  sur  le  plateau  de  la  Pokljuka  (')  (Carniole)  (-). 


Sur  quelques  Hyménoptères  Mellifères  des  environs  de  Paris 

par  R.  Benoist.  - 

Pendant  le  printemps  et  l'été  de  cette  année,  j'ai  fait  quelques  excur- 
sions cntomologiques  aux  environs  de  Saclas  et  de  Boissy-la-Rivière 
(Seine-et-Oisc)  et  j'y  ai  récolté  quelques  Hyménoptères  qui  me  parais- 
sent mériter  d'être  signalés. 

Bombus  pomorum  Pauzer.  —  Ce  Bourdon  est  commun  sur  les 
coteaux  des  environs  de  Saclas;  à  la  fin  de  l'été,  les  ouvrières 
étaient  assez  nombreuses  le  long  de- la  .luine  sur  Cirsium  oleraceum 
Scop. 

Il  a  été  confondu  parfois  avec  le  B.  lapjionicus  F.  C'est  ainsi  que 
SiCHEL  (-^j  a  indiqué  cette  dernière  espèce  aux  environs  de  Pans. 
J'ai  retrouvé  dans  la  collection  Sichel  une  Q  de  Bourdon  étiquetée 
de  sa  main  même  :  «  Bombus  lapponicus  Lep .  Ç  intercedens  N y l .  »; 
la  localité  est  libellée  :  «  Fortif.  de  P.  9/o  o2  Sch.  ».  Cette  détermina- 
tion est  erronée  et  l'insecte  en  question  est  le  B.  pomorum  Panz. 

Le  B.  lapponkus  a  été  également  cité  par  Douas  en  1861  dans  son 
Catalogue  raisonné  des  Hyménoptères  du  département  de  la  Somme. 
Je  n'ai  pas  vu  les  spécimens  de  la  collection  Douas,  mais  l'existence 
du  B.  lapponicus  dans  la  Somme  me  parait  très  douteuse. 

Enfin  cette   même  espèce  a  été  indiquée  récemment  de  Saclas. 

(1)  Le  plateau  de  la  Pokljuka,  haut  de  1.200à  20.00  m.,  couvert  d'alpages 
l'I  de  forêts,  s'élève  entre  les  deux  sources  de  la  Save  ("Wurzner  Sau  et  VVo- 
clieiner  Sau  des  cartes  allemandes),  à  quelque  distance  à  l'est  du  rnonl  Tri- 
t;lav.  Ce  dernier  forme  actuellement  la  frontière  entre  l'Italie  et  la  Yougo- 
slavie (J.  S.  G.  D.j. 

(2)  Les  résultats  scientifiques  de  mon  voyage  en  Carniole  ont  paru  dans  lea 
Entomologische  Blatter,  V  [1909],  iip.  183-186  et  227-231. 

(3)  SiCHKL,  Ann.  Soc.ent.  Fr.  [1852],  Bull.,  p.  xlvi. 


2o0  Btilletin  de  la  Société  entomologu/ue  de  France. 

Malgré  mes  recherches  je  n'ai  pu  l'y  découvrir,  mais  j'ai  pris  des  9 
et  des  ^  du  B.  pomorum;  je  pense  donc  que  la  même  confusion  entre 
les  deux  espèces  a  encore  été  faite  pour  celte  localité. 

L'habitat  du  B.  lapponicus  est  d'ailleurs  restreint  ;  il  ne  se  rencontre 
en  Europe  que  dans  l'extrême  nord,  les  montagnes  de  l'Angleterre 
et  les  régions  élevées  des  Alpes  et  des  Pyrénées.  Dans  les  Pyrénées 
je  l'ai  pris  aux  environs  de  Gèdre  (Hautes-Pyrénées)  sur  le  mont 
Saugué  (vers  1.800  m.)  et  au  cirque  de  Troumouze  (vers  1.900  m.). 
Dans  les  Alpes,  je  l'ai  récolté  près  de  Saint- Véran  (Hautes-Alpes),  à 
2.200  m.,  et  aux  Granges  de  Turras  (Italie),  dans  la  haute  vallée  de  la 
Dora  Riparia.  Sa  présence  aux  environs  de  Paris,  dans  une  locaUlé 
telle  (lue  Saclas,  est  tout  à  fait  invraisemblable. 

Les  coteaux  des  environs  de  Saclas  et  de  Boissy-la-Rivière  m'ont 
fourni  en  outre  toute  une  série  d'espèces  du-  genre  Osimi  dont 
plusieurs  sont  particulièrement  intéressantes  : 

Osmia  fuciformis  Latr .  —  Sur Lohw  corniculatusL.  elHippocrepin 
romoaa  L.  12  juin.  Commun. 

O.  fulviventris  Latr.  —  12  juin -o  juillet. 

O.  coerulescens  L.  —  12  juin. 

O.  submicans  Morawitz.  —  Sur  Hippocreins]  12  juin. 

O.  cyanoxantha  Pérez.  —  3  9  sur  Hippocrepis,  12  juin.  Cette 
espèce  habite  le  sud  de  l'Europe  et  l'Algérie.  En  France,  on  ne  la 
connaissait  que  de  Provence. 

O.  versicolor  Latr.  —  Commun  à  Saclas  et  à  Boissy-la-Hivière 
sur  Hippocrepis  comosa  L.,  29  mai -26  juin.  Se  trouve  dans  toute  l'Eu- 
rope méridionale  depuis  l'Espagne  jusqu'au  Caucase;  en  France,  il  a 
été  indiqué  de  Provence  et  de  la  région  du  sud-ouest. 

O.  aurulenta  Latr. 

O.  bicolor  Schr. 

O.   rufohirta  Latr. 

O.  acuticornis  Dulour  et  Perris.  —  26  juin,  1  cf.  Se  trouve 
dans  toute  TEurope  méridionale,  depuis  l'Espagne  jusqu'en  Asie 
Mineure. 

O.  claviventris  Thomson.  —  26  juin,  sur  Lotus  corniculatas  L. 

O.  leiicomelaena  Kirby.  —  12  juin,  sur  Hippocrepis. 

O.  ononidîs  Ferton.  —  12-26  juin,  sur  Hippocrepis  el  Oiionis 
natrix  L.  4  9  2  cf  • 

Celte  espèce  a  été  décrite  en  1897  sur  une  unique  9  prise  aux 


Séance  du  9  novembre  1921.  251 

environs  de  Poitiers.  Elle  n'avait  pas  été  retrouvée  depuis  celle 
l'poque.  Les  exemplaires  que  j'ai  pris  à  Sacljis  concordent  exactement 
avec  le  type,  sauf  quelques  détails  insignifiants  qui  tiennent,  d'une 
pari  à  ce  que  la  Ç  prise  par  F'erïon  est  un  peu  défraîchie,  d'autre 
part  à  la  contraction  des  segments  abdominaux  qui  a  modifié  légè- 
rement la  forme  de  l'abdomen.  Les  dents  des  mandibules,  chez  les 
exemplaires  de  Saclas,  sont  un  peu  plus  accusées  et  plus  aiguës. 

Le  cf  n'a  pas  encore  été  décrit.  Il  possède  la  même  ponctuation 
que  la  9;  niais  l'espace  subcordiforme  du  métathorax  est  notable- 
ment moins  mat,  faiblement  brillant.  Les  poils  de  tout  le  corps  sont 
blanchâtres,  sauf  ceux  du  dessous  du  premier  article  des  tarses  qui 
sont  roux.  Ces  poils  sont  dressés  et  assez  denses  sur  la  face  et  le 
clypéus;  épars  et  dressés  sur  les  segments  dorsaux  et  ventraux  de 
l'abdomen,  pins  nombreux  et  obliques  au  bord  postérieur  où  ils 
forment  de  faibles  bandes  sur  les  ¥  et  o*^  segments. 

Le  tégument  est  noir,  le  flagellum  des  antennes  est  brun  assez 
clair,  les  écailles  tachées  de  ferrugineux,  les  ongles  des  tarses  et  le 
bord  postérieur  des  segments  ventraux  2  et  3  roussàlres. 

Les  antennes  atteignent  l'extrémité  postérieure  de  l'écaillé,  leurs 
articles  moyens  sont  une  fois  et  demie  aussi  longs  que  larges. 

L'abdomen  est  rétréci  en  avant,  le  4'=  segment  est  le  plus  large; 
le  6'^  est  entier,  ni  denté  sur  les  côtés,  ni  échancré  au  milieu;  le  7^  est 
bilobé  à  l'extrémité,  à  lobes  courts  et  arrondis.  Les  2^  et  3"  segments 
ventraux  sont  faiblement  impressionnés  à  leur  base,  presque  plans; 
le  4*^  ventral  est  largement  arrondi  à  son  bord  postérieur  et  recouvre 
complètement  les  5*^  et  (>. 

Ferton  a  rapproché  VO.  ononidis  de  l'O.  urgijropyga  Pérez,  qui 
appartient  au  groupe  de  l'O.  tergesteiisis  Dùcke.  Ce  rapprochement 
est  confirmé  par  la  connaissance  du  cf  de  l'O.  ononidis  qui  correspond 
en  effet  par  tous  ses  caractères  importants  avec  l'O.  tergestensis  cf ,  à 
en  juger  par  la  description  de  ce  dernier. 

O.  adiinca  Latr.  —  Sur  Echium  vulgare  L. 

O.  caementaria  Gerst.  —  Sur  Lotus  et  Hippocrepis. 

O.  loti  Morawitz.  —  Sur  Loftts,  12-26  juin.  G'estdu  moins  l'espèce 
à  laquelle  Morick  (')  attribue  ce  nom  et  dont  il  a  indiqué  les  carac- 
tères distinctifs.  Comme  l'O.  ochraceicorais  Ferton  et  l'O.  rliinotropis 
Pérez,  la  9  possède  sur  le  clypéus  une  fine  Hgne  lisse  et  brillante 
longitudinale.  Elle  semble  n'être  pas  rare  dans  le  nord  de  la  France; 
je  l'ai  prise  d'abord,  il  y  a  quelques  années,  à   Sapogne-Feuchères 

(1)  MouiCE,  Trans.  ent.  Soc.  London  [1901],  p.  loi  et  [1910],  p.  155. 


252  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

(Ardennes),  le  23  auùt,  puis  dans  la  ïorèldeiMaily  (S.-el-O.)  le  29  juin; 
à  Saclas  et  à  Bi)issy-Ia-Rivière;  enlin,  notre  collègue  M.  Baudot  l'a 
trouvée  aux  cn\irons  de  Bar-le-Duc  (Meuse),  le  26  juin. 


Note  sur  Hepialus  lupulhins  L.  [Lep.  Hei'IAlidae] 
par  L.  Demaison. 

Pendant  l'été  de  1913,  les  chenilles  àliejiialiis  Uiimlinm  L.  se  sont 
beaucoup  raultipliées  dans  mon  jardin,  à  Reims.  Elles  s'enterraient 
assez  profondément  et  vivaient  aux  dépens  des  racines  des  Pivoines 
et  autres  plantes  cultivées.  Elles  sont  faciles  à  élever  en  captivité  et 
se  nourrissent  de  toute  espèce  de  racines  charnues,  betteraves,  na- 
vets, etc.  L'une  d'elles,  qui  m'a  été  remise  à  l'arrière-saison,  parvenue 
à  sa  taille,  a  mangé  pendant  tout  l'hiver  et  s'est  transformée  en  chry- 
salide au  printemps;  l'éclosion  a  eu  lieu  vers  le  mois  d'avril. 

Cette  chenille  a  été  signalée  comme  nuisible  aux  fruitiers  dans  la 
Seinc-Inférieure  (P.  Noël,  Le  Naturaliste  [1901],  p.  loo).  Un  jardinier 
m'a  dit  récemment  à  Reims  qu'elle  avait,  cette  année,  attaqué  les 
pommes  de  terre.  Il  serait  intéressant  de  vérifier  si  la  chenille,  auteur 
de  ces  dégâts,  se  rapporte  bien  à  cette  espèce.  Jusqu'ici,  à  ma  connais- 
sance du  moins,  I'//.  lupulimis  ne  passait  pas  pour  un  ennemi  de  la 
pomme  de  terre. 


Lobesia  permixtana  Hb.  [Lep.  Torthicidae]  est-il  cécidogène? 

par   J.    DE   JOANMS. 

Le  bel  ouvrage  de  M.  G.  Houard  sur  les  zoocécidies  des  plantes 
d'Europe  et  du  bassin  de  la  Méditerranée  compte  au  nombre  des  Lépi- 
doptères cécidogènes  (t.  I,  1908,  p.  51,  n.  133)  Lobesia  permixtana 
Hb.,  sur  Juniperus  communis  L.,  dans  un  «  rendement  noueux  ». 

A  côté  des  espèces  dont  la  biologie  saute  aux  yeux  du  premier 
observateur  venu,  il  en  est  dont  les  mieurs  restent  longtemps  mysté- 
rieuses. La  jolie  petite  espèce  dont  il  est  ici  question  est  une  de  ces 
dernières.  Déjà  en  1887,  H.  T.  Stainton  {Eut.  month.  Mag.,  XXIV 


Séance  du  0  novembre  1921.  2o3 

[1887-881.  p.  o(j)  cprouvail  le  besoin  de  résumer  ce  que  l'on  savait  sur 
elle.  Celait  fort  peu  de  chose  et  fort  peu  satisfaisant. 

Le  premier  qui  ait  parlé  du  mode  de  vie  de  la  larve  est  A.  Hartmann. 
Ct'[micnr{Stett.ent.  ZeU.,XXlX  [1868], p.  109)  racontait  ceci  (certains 
détails  ont  leur  imprtance)  :  Au  début  de  septembre  1865,  il  observa 
sur  les  branches  et  les  troncs  de  Juniperus  communis  da  rentlemcnts, 
«  Anschwellungen  oder  Wulste  »,  à  l'intérieur  desquels  se  trouvait 
une  chenille  ;  il  fit  donc  provision  de  ces  galles  et,  le  22  avril  1866,  il  vit 
sortir,  après  beaucoup  de  parasites,  un  premier  papillon  :  Grapkolitlia 
duplicana  Zett.  qui  fut.  suivi  de  trois  autres  semblables.  Il  rechercha 
d'autres  galles  et  obtint  en  mai  et  juin  :  quelques  .G.  duplicana,  4  Sesia 
cepliiformis  0.,  3  Gelechin  electella  Z.  et  1  Lobesia  permixtana  Hb. 
L'année  suivante,  de  semblables  collectes  lui  donnèrent  un  bon  nomhn» 
de  G.  duplicana,  3  S.  ce(jliiformis  et  1  G.  electella. 

La  seconde  mention,  par  ordre  de  date,  est  faite  parC.  Jourdheuille; 
dans  son  Calendrier  du  microlépidoptériste  {Ann.  Soc.  eut.  Fv,,  [18701, 
p.  127),  il  dit  simplement  :  «  Sur  Ànchusa  officinalis  ».  Nous  sommes 
loin  du  genévrier. 

Puis  c'est  G.  Brischke  (Stett.  ent.  Zeit.,  XXXVII  [1876],  p.  68)  qui 
nous  dit  avoir  obtenu  L.  permixtana  d'une  chenille  vivant  dans  l'in- 
térieur do  la  pointe  d'une  tige  de  Solidago  riryaurea.  Nouveau  son 
de  cloche. 

Et  c'était  là  ce  que  connaissait  Staintox  quand  il  résumait  la  question. 

Il  est  vrai  que  F.  0.  BOtïner  {Stett.  ent.  Zeit.,  XLI  [1880],  p.  413) 
avait  dit  que,  d'après  un  dessin  à  la  main  de  Roessler,  la  chenille  vi- 
vait dans  les  rentlemcnts  des  tiges  de  pin  et  de  genévrier.  Mais  Roess- 
ler lui-même,  en  1881  (Die  Schuppenfliigler,  etc.,  p.  247),  dit  simple- 
ment :  «  Hartmann  erhiell  den  Schmetterling  aus  Anschwellungen  der. 
Zweige  von  Juniperm,  Britschke  aus  Stengelspitzen  von  SoUdafp)  vir- 
(jaurea  ».  Le  dessin  à  la  main  communiqué  par  Roessler  à  Butiner 
n'ajoutait  donc  vraisemblablement  rien  de  nouveau;  Biitixer,  il  est 
vrai,  citait  Piniis  en  plus  de  Juniperus.  Pourquoi  Roessler  n'en  parle- 
t-il  pas? 

En  présence  de  ces  renseignements  disparates,  divers  auteurs  ont 
tenté  des  explications  :  Stainton  se  demande  si  Rrischke  n'a  pas  con- 
fondu un  Conchylis  vivuni  dans  S.  vinjaurea  avec  L.  permixtana.  Lord 
Walsingham  se  demande  si  Hartmann  n'a  pas  confondu  de  même 
(ùrapholitha  opuleibtana  Mill.  (qui  vit  dans  des  galles  de  conifère)  avec 
L.  permixtana.  On  a  proposé  aussi  une  explication  du  rcAseignement 
fourni  par  Jourdheuille. 

]Mais  voici  que  se  publient  des  observations  d'une  tout  autre  calé- 


254  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

gorie.  Omellons,  pour  l'instant,  ce  que  dit  L.  Sorhagen  dans  ses 
«  Kleinsclimetterlinge  der  Marlv  Brandenburg  »  ;  nous  y  reviendrons  plus 
loin.  J.  H.  WooD  [Eut.  month.  Mag.,  XXV  [1888-89],  p.  66)  annonce 
qu'il  a  obtenu  L.  permixtana  d'une  chenille  vivant  sur  le  prunellier; 
la  chenille  avait  chrysalide  entre  les  feuilles  et  il  en  donne  une  des- 
cription soignée.  En  présence  d'un  fait  si  nouveau,  la  rédaction  du 
journal  l'interroge  et  lui  demande  s'il  est  bien  sûr  que  la  chenille  se 
soit  effectivement  nourrie  de  feuilles  du  Prunus  spinosa.  Wood  l'af- 
Hrme  en  précisant  les  conditions  de  l'élevage.  A  quelques  années  de 
là  {Bnt.  month.  Mag.,  XXXI  [1895],  p.  159)  le  même  auteur  fait 
connaître  qu'il  a  obtenu,  et  à  plusieurs  reprises,  le  même  insecte  de 
chenilles  vivant  sur  le  bouleau  {Bettila  ghitinosa).  Aussi  dans  son 
«  llandbook  of  British  Lepidoptera  »,  en  1895,  M.  E.  Meyrick  cile- 
l-il  la  chenille  de  cette  espèce  uniquement  :  sur  prunellier  et  bou- 
leau (p.  455),  les  observations  do  J.-H.  Wood  lui  semblant  seules  mériter 
d'être  retenues. 

Ce  n'est  pas  tout;  en  1906,  le  baron  de  Grombrugghe  de  Picquen- 
DAELE,  dans  son  Catalogue  raisonné  des  Microlépidoptères  de  Belgique 
[Mém.  Soc.  ent.  Belg.,  XIII),  à  la  page  117^  dit  de  la  chenille  :  «  Je  l'ai 
prise  sur  VAlnus  incana  le  8.8.1903  (papillon,  5.5.04)  et  sur  le  bouleau 
à  Esschen  le  10.9.04.  Celte  dernière  a  été  décrite  dans  Vlris,  1.  c.  »  — 
L'auteur  cite  en  effet  dans  sa  bibliographie  :  Disque,  Iris,  XVII,  231. 
Là,  effectivement,  H.  Disque,  dans  son  travail  sur  les  Tordeuses  ob- 
servées dans  le  Palatinat  (1904),  donne  une  courte  description  de  la 
chenille  reçue  du  baron  de  C.  de  P.  sur  le  bouleau,  —  il  le  cite  nom- 
mément —  malheureusement,  dit-il,  cette  chenille  lui  échappa.  Voici 
donc  deux  «  tield  naturalists  ».  J.-H.  Wood  et  le  baron  de  Grombrug- 
ghe DE  Pigquendaele,  obseTvateurs  bien  connus  pour  leur  soin  et 
leur  exactitude,  qui  nous  présentent  la  chenille  de  Lehesia  permixtana 
comme  rentrant  dans  la  catégorie  si  abondante  des  chenilles  de  Tor- 
deuses plus  ou  moins  polyphages  et  vivant  sur  les  arbres  :  prunellier, 
bouleau,  aune. 

En  face  de  ces  observations  quelles  sont  les  autorités  apportées  par 
C.  Houard? 

Nous  avons  vu  que  le  point  de  départ  de  toute  cette  histoire  est 
l'observation  de  Hartmann,  en  1868,  observation  qu'il  ne  s'agit  aucu- 
nement de  révoquer  en  doute,  elle  se  présente  avec  d'excellentes 
garanties  d'exactitude,  mais  qu'il  faut  comprendre.  Hartmann  avait 
obtenu  de  ses  galles  de  genévrier  quatre  espèces  ainsi  que  nous  l'a- 
vons dit,  aussi  C.  Houard  réunit-il  prudemment  sous  les  numéros 
130  à  133,  sous  la  mention  de  «renflement  noueux»,  lesquatre  espèces 


Séance  du  9  novembre  1921.  ioo 

en  question  et  îait-il  suivre  cette  éuumcralion  d'une  bibliographie  com- 
mune. 

Le  premier  auteur  cité  est  :  A.  Muller,  1870,  p.  23-24.  On  peut 
regretter  que  Hartmann  ne  figure  ici  ni  en  premier  lieu,  ni  autrement. 
Quant  à  A.  Muller,  j'ai  essayé  avec  le  riche  Index  bibliograpbique 
placé  à  la  fin  du  second  volume,  de  remonter  à  la  source  indiquée, 
mais  les  citations  des  publications  de  A.  Muller,  à  la  page  1145,  ne 
m'ont  pas  permis  cette  vérification,  aucune  ne  répondant  à  la  citation 
ci-dessus. 

Le  second  auteur  est  Kaltenbagh,  1874.  Celui-ci,  p.  681,  mentionne 
en  effet  :  Grapholithaduplicana  sur  le  genévrier;  il  suffit  d'ailleurs  de 
le  Ure  pour  Toir  qu'il  ne  fait  que  citer  Hartmann.  Il  fait  remarquer  que 
les  observations  du  zélé  chercheur  manquent  de  précision  et  laissent 
la  porte  ouverte  au  doute  sur  le  véritable  responsable  de  ces  galles, 
puisque  ces  formations  ont  fourni  simultanément  quatre  espèces dillé- 
rentes  au  nombre  desquelles  L.  permixtana;  quant  à  celte  dernière 
espèce,  il  ne  la  mentionne  pas  comme  vivant  aux  dépens  du  gené- 
vrier, non  plus  d'ailleurs  que  Gelechia  eledella.  Des  quatre  espèces 
obtenues  par  Hartmann  il  considère  S.  cephiformis  et  G.  diiplicuna, 
seuls,  comme  vivant  réellement  aux  dépens  du  genévrier. 

Troisième  auteur  :  L.  Sorhagen,  1898,  II0-II6.  C'est  la  liste  bien 
connue  degalles  pubfiée  dans  Vlllustr.  Zeitschr.filr  Ent.  —  Sorhagen 
n'a  pas  retenu  le  nom  de  L.  permixtana,  il  cite  d'ailleuis  les  trois 
autres  espèces  de  Hartmann. 

Quatrième  auteur  :Kiekfer,  1901'^',  p.  345,  o59.  C'est  le  Synopsis  des 
Zoocécidies  d'Europe  paru  dans  les  Ann.  Soc.  ent.  Fr.,  et  à  la 
page  559,  M.  l'abbé  Kieffer  cite  effectivement  Lobesia permixtana  sur 
Juniperus,  dans  une  nodosité  ligneuse,  et  il  donne  à  son  tour  son  auto- 
rité :  Sorhagem,  1886.  Cette  citation  est  particulièrement  intéressante; 
à  la  page  104  de  l'ouvrage  cité  plus  haut  (Die  Kleinschmetterlinge,  etc.), 
Sorhagen  cite  d'abord  Brischke  avec  Solidago  virgaurea,  Joltidhelille 
avec  Ancimsa,  puis  Hartmann  avec  les  nodosités  des  Juniperus;  nous 
verrons  la  suite  tout  à  l'heure. 

Ainsi  (sauf  Muller  que  je  n'ai  pas  pu  contrôler)  toutes  les  autorités 
citées  par  Houard  se  ramènent  à  une  seule:  Hartmann. 

Or  qu'a  donc  vu  Hartmann? il  à  vuéclore  un  exemplaire  de  Lobesia 
permixtana  de  galles  qui  donnaient  G.  duplicana  en  nombre,  sept  S. 
cephiformis  et  quatre  G.  electella.  On  ne  fera  croire  à  personne  que 
les  quatre  espèces  ainsi  obtenues  étaient,  toutes  quatre,  les  auteurs 
des  galles;  il  y  avait  donc  parmi  elles  des  hôtes  de  passage  qui  s'étaient 
réfugiés  là  pour  abriter  leur  nymphose  ;  quand  on  connaît  les  habi- 


2o6  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

tildes  des  chenilles  de  Tordeuses  cherchant  si  souvent  des  formations 
ligneuses  pour  chrysalider  :  écorce,  moelle,  liège,  galles  de  chêne,  on 
ne  saurait  s'étonner  de  voir  une  Tordeuse  sortir  d'une  galle  de  gené- 
vrier; il  faut  d'autres  arguments  pour  prouver  que  le  travail  de  l'in- 
secte avait  amené  la  production  de  la  galle.  Or,  si  quelqu'une  ^des 
quatre  espèces  citées  par  Hartmann  a  peu  de  chance  d'être  l'auteur  des 
galles,  c'est  assurément  Lobesia  permixtana  dont  un  seul  sujet  a  été 
obtenu  [Gelechia  electella  ne  me  paraît  pas  en  avoir  beaucoup  plus, 
mais  passons  sur  ce  point)  tandis  que  les  autres  sortent  en  nombre 
plus  ou  moins  considérable  et  leurs  titres  pourraient  être  discutés. 

Il  ne  faut  donc  pas  hésiter  :  on  peut  admettre  comme  certain  que 
Hartmann  a  bien  vu  un  L.  permixtana  sortir  de  galles  djc  genévrier, 
inutile  de  supposer  qu'il  s'est  trompé  dans  sa  détermination,  mais 
absolument  rien  n'autorise  à  considérer  cette  espèce  comme  ayant 
déterminé  la  formation  de  ces  excroissances.  L.  permixtana  était  ici 
locataire  et  non  propriétaire.  Toutes  les  observations  ultérieures, 
quelque  disparates  qu'elles  soient,  viennent  accentuer  cette  conclusion. 
Anchusa  officinalis  semble  bien  devoir  être  écarté.  Solidago  virgaurea 
est  plus  troublant,  la  description  de  la  chenille  donnée  par  Brischke 
s'accordant  assez  bien  avec  celle,  beaucoup  plus  complète,  de  Wood. 
Toutefois  cette  observation  reste  absolument  isolée  et  Solidagovirgawrea 
est  une  plante  assez  étudiée  pour  que  l'on  puisse  affirmer  que,  si  vrai- 
ment L.  permixtana  a  vécu  à  ses  dépens,  le  fait  doit  être  considéré 
connue  exceptionnel.  La  chenille  de  Brischke  n'a  d'ailleurs  aucune 
chance  de  correspondre  à  une  espèce  de  Conchylis. 

SoRHAGEN  en  1886  (/.  c.)  ajoute  encore  un  nouveau  fait  ici  :  il 
additionne  résolument  toutes  les  observations  faites  avant  lui  et  entre 
autres  celle-ci  :  «  d'après  Sauber  9  sur  Fagus.  »  —  Je  n'ai  pas  trouvé 
cela  dans  le  catalogue  publié  par  A.  Salbeh  :  Microlepidopteren  oder- 
Kleinschmetterlinge  dcr  Fauna  der  Nieder-Elbe,  à  la  page  lo5  (  Verli. 
Ver.  Maturw.,  Uaiiib.  1871-1874  [187o]).  Il  cite  la  capture  tin  mai,  de 
l'espèce,  mais  ne  dit  rien  de  la  chenille,  et  les  deux  suppléments  parus 
en  1878  et  1883  ne  comblent  pas  cette  lacune.  Ce  n'est  pas  une  raison 
pour  nier  ce  renseignement,  il  a  même  pu  être  donné  oralement  ou 
par  lettre.  Il  viendrait  confirmer,  en  l'étendant,  la  solution  qui  parait 
être  la  seule  véritable  :  L.  permixtana  est  polyphage  et  vit  en  août, 
septembre  sur  divers  arbres  :  prunellier,  bouleau,  aune,  hêtre,  et  peut- 
être  bien  d'autres;  il  n'est  pas  cécidogène. 


Séance  du  9  novembre  1921.  237 

Bulletin  bibliographique 

Muséum  national  d'Histoire  naturelle  {Bulletin)  1921,  1-2.  —  Collec- 
tions principales  entrées  au  Muséum  en  1920  :  entomologie,  p.  8. 

—  Lesne  (P.)  :  La  [aune  entomologique  des  fosses  d'aisances  de 
la  région  parisienne.  Les  Fanhia  scalophages,  p.  53.  —  Roubaud 
(E.)  :  La  l'ermentation  du  las  de  fumier  au  service  de  la  basse-cour 
dans  la  lutte  contre  les  mouches,  p.  48,  fig.  —  Séouy  (E.)  :  Étude 
sur  VOmphrale  fenestralis  L.  (Dipt.),  p.  60,  fig.  —  Surcouf  (J.-M.- 
R.)  :  Note  sur  la  biologie  de  Stomoxtjs  calcitransL..  p.  67,  —  Id.  : 
Recherches  anatomiques  et  biologiques  sur  l'organe  de  Griiber  chez 
les  larves  de  ïabanides,  p.  71.  —  Bénard  (G.)  :  Description  d'une 
nouvelle  espèce  du  genre  Trichiorhyssemus  (Coleoptera  Aphodiini), 
p.  75,  lig.  —  BoRELLi  (A.)  :  Dermaptères  nouveaux  du  Muséum  de 
Paris,  p.  77.  —  Bourgoin  (A.)  :  Description  de  Cétonides  nouveaux 
provenant  des  chassée  de  M.  L.  Burgeon  dans  le  Congo  beige  (1917- 
1918)  et  appartenant  aux  collections  du  Muséum,  p.  84.  —  Htjs- 
TACHE  (A.)  :  Contribution  à  la  faune  entomologique  du  .lapon  :  Co- 
léoptères Curculionidcs  (3*=  note),  p.  91.  —  Page  (L.)  :  Travaux 
scientifiques  de  l'Armée  d'Orient  (1916-1918)  :  Arachnides,  p.  96. 

—  Laboissière  (V.)  :  Descriptions  et  diagnoses  de  Galerucini  de 
l'Afrique  occidentale  provenant  des  récoltes  de  MM.  A.  Chevalier 
et  F.  Fleury,  p.  loi.  —  Séguy  (E.)  :  Les  Moustiques  de  France, 
p.  162,  fig.  —  Serre  (P.)  :  Insectes  piquants  et  parasites  au  Costa- 
Rica,  p.  170. 

Mméum  national  d'Histoire  naturelle  (Nouvelles  Archives  du),  série  V. 
tome  VI .  —  Lesne  (P.)  :  Longicornes  du  genre  Phosphorus,  p.  1. 
pi.  I.  —  SuRCOUF  (J.-M.-R.)  :  Revision  des  Muscidae  testaeeac,  p.  27, 
pi.  II-III-IV  et  V. 

Novitates  zoologicae,  XXVI,  2-3,  1920;  Titre  et  Index.  —  Hampson  (Sir 
G.)  :  On  new  gênera  and  species  of  Lepidoptera  Phalaenae,  with 
the  characters  of  two  new  familles,  p.  233.  —  Navas  (L.)  :  A 
contribution  to  the  knovvledge  of  the  Neuropterous  insects  of 
Algeria,  p.  283,  fig.  —  Miles  Moss  (Rev.  A.)  :  The-  papilios  of 
Para,  pi.  II-IV,  p.  295.  —  Kaye  (W.-J.)  :  A  g'eographical  table  to 
show  the  distribution  of  the  American  Papilios,  p.  320.  —  Rotu- 
scHiLD  (Lord)  :  Algerian  fiepidoptera,  p.  356,  pi.  I. 

-  XX VU,  1-2-3,  1920-1921  :  Titre  et  Index.  -  Rothscutlo  (Lord;  : 
Supplemenlal  notes  to  M.   Charles   Oherthiir's  Faune   des  Lépi- 


238  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

doptères  de  la  Barbarie,  with  lists  of  tlie  spécimens  in  the  Tring 
Muséum  (pi.  XIV-XVII),  p.  1.  —  Jordan  (K  )  :  Noies  on  and  des- 
criptions of  Sphiiujidae,  p.  139,  fig.  —  lo.  :  The  Status  of  Platu- 
xphiax  bourkei  Trimen  (1910),  p.  163.  —  Id.  :  Some  new  African 
Sphingidae,^.  167,  fig.  —  Id.  :  Some  African  Anthribidae,  p.  260. 
—  Prout  (L.-B.)  :  New  Ceometridae,  p.  263.  —  Id.  :  Supplemen- 
tary  notes  on  Dioptidae,  p.  308.  —  Miles  Moss  (A.)  ,j  Sphingidae 
of  Para  (pi.  I-XI),  p.  333.  —  Rothschild  (Lord)  :  On  the  genus 
Elachyophthalma  Feld.,  p.  321.  —  Jordan  (K.)  :  On  some  African 
Sphingidae  p.  310. 

Philippine  Journal  of  Science  {The),  XV  [1919],  4-6.  —  Oshima  (Masa- 
mitsu)  :  Formosan  termites  and  raethods  of  preventing  their  da- 
mage; p.  319,  fig.,  pi.  I-XÏII.  —  GocKERELL  (I.-D.-A.)  :  A  new  scale 
insect  on  Rhizophora;  p.  383,  fig.  —  Bezzi  (M.)  :  Fruit  flics  of  the 
genus  Dacus  sensu  latiore  (Diptera)  from  the  Phihppinc  Islands  ; 
p.  411,  2  pi.  —  Fleutiaux  (Ed.)  :  Melasid*  nouveaux  (Col.)  récol- 
tés par  C.  Baker;  p.  443.  —  Muir  (Fr.)  :  Some  Malayan  Delphacida- 
(Homopt.);  p.  321.  —  Schultze  (W.)  :  Seventh  contribution  to  the 
Goleoptera  fauna  of  the  Philippines;  p.  343. 

—  XVI  [1920],  1-6.  -  Cockerell  (ï.-D.-A.)  :  Some  bées  from  Panay; 
p.  143.  —  Schultze  (W.)  :  Light  contribution  to  the  Goleoptera 
fauna  of  the  Philippines;  p.  191,  2  pi.  —  Gockerell  (T.-D.-A.)  : 
Supplementary  notes  on  Philippine  bées;  p.  203,  631. 

—  XVII  [1920],  1-6.  —  MoRRisoN  (Harold)  :  The  nondiaspine  Coccidae 
of  the  Philippine  Islands,  with  descriptions  of  apparently  new  spe- 
cles;  p.  147.  — Karuy(H.)  :  Some  Thysanoptera  from  the  Philippine 
Islands;  p.  203.  —  Gockerell  (T.-D.-A.)  :  Some  bées  from  San- 
dakan,  Bornéo;  p.  221.  — -  Felt  (E.-P.)  :  New  Philippine  gall 
midges;  p.  231.  —  Gahan  (A.-B.)  :  New  reared  parasitic  Hymeno- 
ptera  from  the  Philippines;  p.  343.  —  Grawford  (D.-L.)  :  The 
Psyllidae  of  Bornéo;  p.  333.  1  pi.  ~  Oshima  (Masamitsu)  :  Philip- 
pine termites  collected  by  R.  G.  Me  Gregor,  with  descriptions  of 
one  new  genus  and  nine  new  species;  p.  489.  —  Gockerell  (T.- 
D.-A.)  :  Malayan  becs;  p.  613. 

Psyché,  XXVIII  [1921],  2.  —  Mac  Gillivray  (A.-D.)  :  New  species  of 
Eraphytinae  and  Selandriinae  (Hym.);  p.  31.  —  Wells  (B.-W.)  : 
New  United  States  zoocecidia;  p.  33.  —  Fox  (G.-L.)  :  A  new  aber- 
rant Form  of  Vanessa  virginiensis  Drury;  p.  43,  fig.  —  Bowditch 
(F.-G.)  :  Notes  on  the  South  American  Lacticas;  p.  47.  —  Brues 
(G. -T.)  :  On  Parnperiputus  lorentzi  Horst  and  other  species  of  the 


Séance  du  9  novembre  1921..  i259 

Genus  from  new  Giiinea  and  Geram:  p.  oO.  —  Mann  (VV.-M.)  :  A 
new  Genus  of  Termite  Guest  from  Fiji;  p.  54.  —  Johnson  (C.-W.)  : 
New  Diptera  from  Texas  and  Mexico;  p.  ri6.  —  Mum  (F.)  :  A  sym- 
biotic  Organism  in  Fulgorids;  p.  59. 

Queensland  Muséum  [Memoirs  of  the),  VI  |1918].  —  Hacker  (H.)  :  En- 
tomoiogical  Contributions;  p.  106,  pi.  XXXI-XXXII.  —  Cokke- 
RELL  (T.-D.-A.)  :  Some  Bées  collected  in  Queensland;  p.  112.  — 
HooD  (Gaptain  J,-D.)  :  iNew  gênera  and  species  of  Australien  Thy- 
sanoptera;  p.  121.  —  Sham  (E.)  :  Australien  Blattidae;  p.  loi. 

—  Vil  [19201,  1.  -  JoHNSTON  (T.  Harvey)  et  Bancroft  (M.-J.)  :  Notes 
on  the  biology  of  some  Queensland  Flies;  p.  31,  flg.  —  Alexander 
(Gh.-P.)  :  New  or  little-known  Crane-Flies  in  the  Queensland 
Muséum  {TipuUdae)\  p.  52. 

Queensland  naturalist  {The),  II  [1920],  3-4.  —  Golledge  (W.-R.)  :  The 
story  of  a  little  Fly  ;  p.  76,  fig.  —  iLLmGE  (R.)  :  Notes  on  two  But- 
terflies  of  the  Genus  Délias  ;  p.  79.  —  Id.  :  Rhopalocera  of  South 
Queensland;  p.  86.  —  Id.  :  Predaceous  ground  Beetles;  p.  97.  — 
Franzen  (L.)  :  Two  rare  Butterllies;  p.  103. 

Review  of  uppHed  Entomology,  London,  VI  [1918]  1-12;  VII  [1919]. 
1-12;  VIII  [1920],  1-12;  IX  [1921],  1-5.  —  Série  A  :  Agricultural 
et  Série  B  :  Médical  and  veterinary  [Résumé  en  anglais  des  prin- 
cipaux articles  récemment  parus  sur  l'entomologie  appliquée]. 

Revista  Chilena  de  Historia  Natural,  XXII  [1918]  4-6.  —  Brèthes  (J.)  : 
Sur  quelques  insectes  du  Pérou;  p.  122,  fig.  —  Porter  (C.-E.)  : 
Apuntes  sobre  Aracnologia  chilena  :  III.  El  género  Mastophora; 
p.  139.  —  Delétang  (L.)  ':  Observations  sur  les  antennes  de  Phloea 
paradoxa  Hahn;  p.  144,  fig.  —  Herbst  (P.)  :  Nuevas  avispas  anto- 
nias  de  Ghile  (Apidae);  p.  149.  —  Brèthes  (J.)  :  Gueillette  d'insectes 
au  Rio  Blanco;  p.  161,  tig.  —  Pennington  (M.-S.)  :  Notas  sobre 
una  pequena  colecciôn  de  Hemipteros  Heterùpteros  de  Rio  Blanco  ; 
p.  172.  —  Herbst  (P.)  :  Lithuryiis  muticus  n.  sp.  cf  9  ;  P-  176.  — 
Porter  (G.)  :  Artropodos  de  Guracautin  y  Lonquimay;p.  178. 

—  XXIII  [1919],  1-6.  —  H.-E.-G  :  Mœurs  des  Araignées  chiliennes; 
p.  18,  pi.  —  Brèthes  (J.)  :  Quelques  insectes  de  Monaos,  avec 
description  d'un  Plntijpus  (Gol.)  et  d'un  Neomesostenus  (.Hym.) 
nouveaux;  p.  20.  —  Id.  :  Gueillettes  d'insectes  au  Rio  Blanco  (Di- 
ptères); p.  40.  — Id.  :  Tenthredines  nouveaux  du  Chili;  p.  49,  fig. 
—  Porter  (G.)  :  Los  Tisanopteros  :^  p.  55,  fig.  et  1  pi. 


i60  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

—  XXIV  [1920],  1-0.  —  Porter  (C.)  :  Sobre  algunos  Braconidos 
Chilenos  y  descripcion  de  una  niieva  especie;  p.  5.  —  Herbst 
(P.)  Neue  chilenisclie  Blumenwespen  (Apidae);  p.  8.  —  Bkk- 
THES  (J.)  :  Descriplioii  d'un  nouveau  Homoptère  chilien;  p.  10. — 
Porter  fG.)  :  Sobre  dos  Braconidos  Argentines;  p.  33.  —  Herbst 
(P.)  :  Neue  chilenische  Crabwespen  (Sphegidae.  Hymen.);  p.  33.— 
Brethes  (J.)  :  Description  d'un  nouveau  moustique  du  Pérou; 
p.  42,  fig.  —  Porter  (G.)  :  Apuntes  sobre  Aracnologia  chilena; 
p.  oO.  —  H.-E.-G:  Mœurs  des  Araignées  chiliennes  (suite);  p.  lOo. 
—  Spegazzini  (G.)  :  Instrucciones  para  la  recoleccion  de  insectos 
especialmente  para  los  estudios  laboulbeniologicos;  p.  107.  — 
Brèthes  (J.)  :  Description  d'un  Encyrtidae  nouveau  du  Ghili  ; 
p.  137,  lig.  —  Porter  (G.)  :  Sobre  algunos  Artropodos  colectados 
en  diversas  localidades  del  pais  por  los  senores  J.-N.  Thomas,  José 
A.  Gampo,  J.-A.  Wollïsohn,  R.  Barros,  etc.;  p.  153,  lig. 

Revue  zoologique  Africaine,  VH  [1919-1920],  3.  —  Santschi  (F.)  : 
Fourrais  du  genre  «  liothriomyrmex  »  Emery  (systématique  et 
mœurs);  p.  201,  2  pi.  —  Gérard  (P.)  :  Note  sur  la  distribution 
géographique  du  genre  Glossina  dans  la  région  minière  de  la  Lu- 
kuga  supérieure;  p.  229,  1  carte.  —  Peschet  (R.)  :  Mission  Stap- 
PERS  au  Tanganyika-Moero.  —  Dtjtiscidae  et  Gyrinidae;  p.  249.  — 
Lallemanu  (V.)  :  Notes  sur  les  Cercopide  Africains;  p.  260. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


BULLETIN 

DE  LA 

SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


séance  du  33  novembre  19S1. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON,  Vice-Présideat. 

Sommaire 

Changements  d'adresses,  p.  261.  —  Admissions,  p.  261.  —  Présentation, 
p.  262.  —  Démission,  p.  262.  —  Contributions  à  nos  publications,  p.  262. 
—  Don  aux  collections,  p.  262.  —  Fédération  des  Sociétés  de  Sciences 
naturelles,  p.  262, 

Communications.  —  C.  Pierhe.  Descriptions  de  trois  Tlpula  nouveaux 
des  Pyrénées  [Dipt.  Tipulidae],  p.  262.  — J.  de  Joannis.  Note  svlx  Stagma- 
tophora  serratella  Tr.  [Lei*.  Tineihae]  ,  p.  265.  —  J.-L.  Lichtenstein  et 
P.  Grvssé.  La  Teigne  de  la  pomme  de  terre  {Plitorimea  operculella 
ZeU.)  dans  le  département  de  l'Hérault  [Lep.  Tineidae],  p.  267.  —  R.  Pou- 
TiERS.  Stagmatophora  serratella  Tr.  [Lep  Tineidae]  et  Mecinus  Sicardi 
Hust.  [Col.  Curculionidae]  causes  de  cécidies  sar  Antirrhinum  majus 
L.,  p.  269.  —  E.  Fleutiaux.  —  Omissions  bibliographiques,  p.  272. 

Bulletin  bibliographique,  p.  274. 


Changements  d'adresses.  —  M.  M.  Dalibert,  20,  rue  Saint-Man- 
vieu,  Caen  (Calvados). 

—  M.  A.  Hoffmann,  «  Les  Clides  »,  par  Verneuil-sur- Vienne 
(Ht''- Vienne). 

—  Entomological  Society  of  London,  41,  Queens  Gale,  London,  S.. 
W.  7  (Angleterre). 

Admissions.  —  M.  F.  Carpentier,  docteur  es  Sciences,  assistant 
à  l'Université,  10,  rue  de  Vivegins,  Liège  (Belgique).  —  Anatomie  des 
Insectes. 

—  M.  P.  Grasse,  préparateur  à  la  Faculté  des  Sciences,  o,  rue  de 
la  Palissade,  Montpellier  (Hérault).  —  Entomologie  générale,  Collem- 
boles. 

—  M.  le  D''  R.  Leroy,  136  bis,  avenue  de  Neuilly,  Neuilly-sur-Seine 
(Seine).  —  Lépidoptères. 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921].  —  N°  18. 


262  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

—  M.  B.  Meier,  à  S'^-Marie-aux-Mines  (Haut-Rhin).  —  Lépidoptères. 

—  M.  A.  RoBERTS,  Zoological  Laboratory,  The  Muséums,  The  End 
House,  38,  Fulbrook  Road.  Cambridge  [Anglctorre).—  Ent. appliquée. 
Larves  de  Coléoptères,  .iphides. 

M.  F.  Rolland,  Ingénieur  des  Arts  et  Manufactures,  23  6îs,  avenue 
de  Messine,  Paris,  8^  —  Lépidoptères  de  France  et  des  colonies  fran- 
çaises. ; 

Présentation.  —  M.  le  D""  A.  Mello-Leitaô,  Director  da  Escola 
superior  de   Agricultura,  37,  rua  AlUança,  Rio-de-Janeiro  (Brésil), 
présenté  par  M.  J.  Achard.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  Et.  Ra- 
BAUD  et  L.  Berland. 

Démission.  —  M.  A.  Etienne,  membre  assistant,  aadressé  sa  démis- 
sion. 

Contribution  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reeu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  :     . 

MM.  le  D"- 1.  Cote 20  francs. 

Î.J.  BE  JOANiNIS 20        — 

R.   POUTIERS 20        — 

Don  aux  collections.  —  Le  Président  adresse,  au  nom  de  la 
Société,  ses  viis  remerciements  à  M.  E.  Moreau,  qui  vient  de  complé- 
ter notre  collection  de  Lépidoptères  français  par  un  don  de  plus  de 
300  Geometridae. 

Fédération  des  Sociétés  de  Sciences  naturelles.  —  Le  Secrétaire 
général  de  la  Fédération,  M.  E.  Fauré-Frémiet,  adresse  un  rapport 
faisant  savoir  que  deux  volumes  de  la  Faune  de  France  (Échinodermes, 
par  R.  Koehler,  et  Oiseaux,  par  P.  Paris)  ont  paru  en  1921.  En  outre 
la  Fédération  a  repris  la  publication  de  l'Année  biologique,  fondée  par 
Y.  Delage,  avec  laquelle  la  Bibliographia  evolutionis  a  été  fusionnée. 


Communications. 


Descriptions 
de  trois  Tipula  nouveaux  des  Pyrénées 

[DiPT.     TlPLXmAE] 

parC.  Pierre. 

Tipula  Brolemanni,  n.  sp.  —  cf«  D'un  gris  jaunâtre  foncé.  An- 
tennes robustes,  à  articles  cylindriques,  les  deux  premiers  ferrugineux, 
les  suivants  noirâtres.  Palpes  foncés,  comme  la  tète  et  le  clypéus. 


Séance  du  S3  novembre  1921. 


263 


Praescutum  gris  jaunâtre,  à  quatre  lignes  brunes,  les  médianes  rap- 
prochées, élargies  antérieurement,  se  réunissant  vers  le  pronotum. 
Écusson  gris,  pleures  gris  pruineux.  Balanciers  bruns.  Abdomen  d'un 
jaunâtre  foncé,  noirâtre  à  l'extrémité,  sans  bandes  distinctes.  Hypopy- 
gium  très  caractéristique,  à  organes  ferrugineux.  Lamelle  basdle  infé- 


Fig.  1.  —  A  gauche  :  Tipula  plicata,  n.  sp.  —  Aile,  hypopygium  vu  de  face, 

de  profil  et  en  dessous  -,  tarière  vue  de  dessus  et  de  profil.  —  A  droite  :  Tipula 

pilicauda,  n.  sp.  —  Hypopygium  vu  de  face,  de  profil  (1)  et  du  dessous  (4)  ; 

Tipula  Brolemanni,  n.  sp.  —  Hypopygium  vu  de  face,  de  profil  (2)  et  du 

dessous  (3). 

rieure  se  relevant  en  talon  échancré,  souligné  en  dessous  par  une 
lunule  jaune.  Lamelle  terminale  inférieure  présentant  en  bas,  sur  le 
milieu  un  tubercule  saillant.  Appendice  intermédiaire  développé,  la 
partie  postérieure  digitiforme,  sinueuse,  et  dressée  presque  verticale- 
ment, la  partie  antérieure  plus  large  en  haut,  frangée  de  poils  distincts. 
Lamelle  terminale  supérieure  à  angles  arrondis,  peu  profondément 
échancrée.  Hanches  grises,  trochanters  ferrugineux.  Pattes  longues, 
minces,  noirâtres;  fémurs  un  peu  jaunâtres  à  la  base.  Ailes  unifor- 
mément grisâtres,  ptérostigma  à  peine  marqué,  pas  de  lunule  blanche. 
Cellule  discoïdale  plutôt  petite.  Pétiole  de  la  deuxième  cellule  posté- 


264  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

rieure  moitié  de  la  longueur  de  la  fourche.  —  Longueur  :  12  à 
13  mm. 

Plusieurs  cf  capturés  par  M.  Brolemann,  contre  un  mur,  à  Gèdre 
(Hte-.pyrénées),  ait.  1.000™;  14  juill.  1921. 

Types  dans  ma  collection. 

Tipula  plicata,  n.  sp.  —  cf-  Ressemblée  T.  MarmomtaMeïg. 
Antennes  plutôt  courtes,  à  articles  cylindriques,  noueux  à  la  base,  les 
deux  premiers  ferrugineux,  les  autres  noirs.  Palpes  noirâtres.  Tête  et 
clypéus  gris  foncé.  Mésonotum  gris  plus  clair,  à  quatre  lignes  brunes, 
les  médianes  n'atteignant  pas  le  pronotum,  à  extrémité  bifide.  Ecusson 
brun,  pleures  gris.  Balanciers  jaunâtres,  à  massue  noire.  Abdomen 
d'un  jaune  grisâtre,  à  ligne  dorso-médiane  brune,  étroite,  et  lignes 
latérales  plus  larges,  irrégulières.  Hypopygium  brun.  Lamelle  termi- 
nale supérieure  courte,  peu  profondément  échancrée.  Lamelle  basale 
inférieure  présentant  en  bas,  de  cliaque  côté,  une  toutte  de  poils  fer- 
rugineux, se  croisant  en  dessous.  Lamelle  terminale  inférieure  plissée 
sur  le  milieu,  dans  sa  partie  inférieure  qui  forme  carène.  Appendice 
intermédiaire  compliqué.  Pattes  longues,  minces.  Hanches,  trochanters 
et  tibias  jaunâtres,  ces  derniers  à  anneau  noir  à  l'extrémité.  Tibias 
plus  foncés,  ainsi  que  les  tarses  qui  sont  noirâtres.  Ailes  grises  mar- 
brées de  taches  claires  irrégulières.  Ptérostigma  bien  marqué,  se  pro- 
longeant sur  la  nervure  transverse  médio-radiale.  Cellule  discoidale  à 
peu  près  quadrangulaire.  Deuxième  cellule  postérieure  rétrécie  vers 
l'extrémité  et  courtement  pétiolée. 

Q .  Semblable  au  cf ,  mais  avec  les  antennes  beaucoup  plus  courtes. 
Tarière  ferrugineuse,  courte.  Lamelles  supérieures  à  extrémité  à  peine 
émoussée.  —  Longueur  :  cf  12  à  14  mm.,  Q  16  mm.  tarière  comprise. 

Plusieurs  cf  et  Q  capturés  par  M.  Brolemann  à  Gloriettes  (H'^^.py. 
rénées),  ait.  1.500™;  14  août  1921. 

Types  dans  ma  collection. 

Tipula  pilicauda,  n.  sp.  —  cf  Ochracé.  Antennes  assez  longues, 
à  articles  presque  cylindriques,  à  peine  épaissis  à  la  base,  le  premier 
gris  jaunâtre,  le  second  ferrugineux  et  les  suivants  noirs.  Palpes  fon- 
cés. Clypéus  et  tète  noirâtres,  avec  le  vertex  jaune.  Mésonotum  gris 
jaune  foncé,  à  quatre  lignes  brunes  distinctes,  les  médianes  se  réunis- 
sant vers  le  pronotum.  Pleures  ferrugineux  un  peu  grisâtres.  Balan- 
ciers bruns,  avec  du  jaune  à  la  base  de  la  tige.  Abdomen  ochracé,  plus 
foncé  vers  l'extrémité  qui  devient  noirâtre,  à  lignes  dorso-médiane  et 
latérales  brunes.  Hypopygium  épais,  relevé,  présentant  les  principaux 


Séance  du  23  novembre  192i.  265 

caractères  suivants  :  lamelle  terminale  supérieure  profondément 
échancrée,  terminée  par  deux  pointes  émoussées.  Lamelle  basale  infé- 
rieure échancrée  en  arc  sur  le  milieu,  et  garnie  dans  cette  partie  de 
poils  fauves,  courts,  serrés,  soyeux,  relevés  contre  la  lamelle  termi- 
nale inférieure.  Les  deux  angles  de  l'échancrure  prolongés  par  deux 
appendices  ferrugineux,  allongés,  appliqués  contre  l'hypopygium,  et 
garnis  sur  le  côté  interne  de  poils  fauves,  soyeux,  serrés,  recourbés 
en  dedans  vers  l'extrémité.  Pattes  longues,  robustes.  Hanches  foncées, 
trochanters  et  fémurs  ferrugineux,  ces  derniers  annelés  de  noir  près 
du  genou.  Tibias  bruns,  tarses  noirâtres.  Ailes  grisâtres,  à  reflets 
irisés.  Ptérostigma  gris  foncé  précédé  d'une  lunule  blanche  allant  sur 
le  sommet  de  la  cellule  discoidale.  Pétiole  de  la  deuxième  cellule  pos- 
térieure très  court.  —  Longueur  :  16  mm. 

1  cf  capturé  par  M.  Brolemann  à  Eaux-Chaudes  (Basses-Pyrénées)  ; 
24  juin  1921. 

Type  dans  ma  collection. 


Note  sar  Stagwatophora  serratella  Tr.  [Lep.  Tjneidae] 

par    J.    DE   JOANNIS. 

Le  21  juin  dernier,  notre  collègue  M.  R.  Poutiers,  chef  des  tra- 
vaux à  rinsectarium  de  Menton  (Alpes-Maritimes),  m'annonçait  qu'il 
venait  d'obtenir  une  éclosion  de  Microlépidoptères  de  racines  d'Antir- 
rhinum  majus  L.  Quelques  jours  plus  tard,  il  me  communiquait  l'in- 
secte et  des  spécimens  de  racines  attaquées  ;  je  reconnus  immédiate- 
ment S<flfp'mflfop/joraserra<e//a  Tr.  L'observation  me  parut  intéressante, 
l'espèce  n'étant  pas  encore  signalée  comme  vivant  sur  cette  plante  et 
cette  dernière  étant  couramment  employée  en  horticulture. 

.le  laisse  à  M.  Poutiers  le  soin  de  décrire  en  détail  le  mode  de  vie 
de  l'insecte,  je  dirai  seulement  ici  que,  d'une  seule  racine,  M.  Pou- 
tiers a  obtenu  21  éclosions  !  Ce  Lépidoptère  voisine  d'ailleurs  souvent 
dans  les  racines  avec  un  Coléoptère  dont  M.  Poutiers  a  obtenu  des 
spécimens  à  l'état  parfait  et  qui  a  été  reconnu  par  M.  L.  Bedel  comme 
étant  Mecinus  Sicardi  Hust.  (*).  Ce  Curculionide  avait  été  décrit 
récemment  par  M.  A.  Hustache  {Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1920],  p.  196) 
sur  des  exemplaires  provenant  de  Montpellier  (Hérault)  ;  il  était  signalé 

(1)  M.  Hustache,  auteur  de  la  description,  auquel  j'ai  communiqué  l'in- 
secte, a  eu  l'obligeance  de  me  confirmer  qu'il  s'agit  bien  de  son  espèce. 


266  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

comme  vivant  au  collet  de  VAntirrhinum  majusL.  et  ayant  été  obtenu 
ex  larva  par  M.  H.  Sicard;  aucun  autre  détail  n'était  donné  sur  sa  vie 
larvaire. 

La  chenille  de  S.  serratella  a  été  observée  pour  la  première  fois  par 
A.  Gartner  {Verh.  des  Naturforsch.  Ver.  in  Br'ânn,  II  [1863],  p.  210). 
Elle  vivait,  disait-il,  soit  à  l'intérieur ,  soit  à  l'extérieur  des  racines  de 
Linaria  genistifolia. 

Cette  Linaire  n'était  pas  la  seule  fréquentée  par  cet  hôte,  et,  en 
1882,  M.  l'abbé  Fettig,  dans  la  seconde  édition  du  «  Catalogue  des 
Lépidoptères  d'Alsace  »  de  H.  de  Peyerimhoff,  signalait  (2"  partie, 
p.  loi)  iS.  serratella  comme  ayant  été  pris  à  S*-Pierre-Bois,  et  vivant 
aux  dépens  des  racines  de  Linaria  genistifolia  et  vulgaris. 

Cette  observation  semble  avoir  passé  complètement  inaperçue,  car 
dans  les  compilations  ultérieures,  L.  vulgaris  est  toujours  omis,  et 
dans  certains  catalogues  locaux  où  le  papillon  en  question  est  men- 
tionné, on  voit  cette  remarque  :  la  chenille  vijl  certainement  sur  d'autres 
plantes,  Linaria  genistifolia  n'existant  pas  dans  la  région.  Vraisem- 
blablement Linaria  vulgaris  s'y  trouvait  et  résolvait  le  problème. 

Le  R.  P.  J.  Tavares  fit  bientôt  connaître  une  nouvelle  plante  fré- 
quentée par  la  chenille  de  S.  serratella.  Dans  son  travail  :  «  As  zooce- 
cidias  portuguezas  »  paru  dans  Annaes  de  Sciencias  naturaes,  Vn, 
1900  [1901],  il  indiquait,  p.  98,  S.  serratella  comme  vivant  aux  dépens 
de  la  racine  à'Anarrhinum  bellidifolium:  mais,  de  plus,  il  signalait  le 
fait  que  la  chenille  déterminait  sur  la  racine  attaquée  une  cécidie 
consistant  en  un  épaississement  allongé,  irrégulier,  parfois  légèrement 
conique.  Il  confirmait  les  dires  de  Gartner  :  la  chenille  vivait  bien 
tantôt  à  l'ijitérieur,  tantôt  à  l'extérieur  de  la  racine,  et,  dans  ce  dernier 
cas,  la  cécidie  se  développait  plus  ou  moins  latéralement. 

Dernièrement,  M.  L.  Lhomme  me  montrait  quelques  insectes  pris 
par  lui  à  S*-Étienne- Vallée-Française  (Lozère,  aux  confins  du  départe- 
ment du  Gard)  ;  j'y  remarquai  plusieurs  S.  serratella;  or,  d'après  ce 
qu'il  m'apprit,  A.  bellidifolitmi  est  excessivement  abondant  en  cette 
localité.  C'est  évidemment  dans  les  racines  de  cette  plante  qu'il  y  aurait 
lieu  de  chercher  la  chenille  en  cet  endroit. 

L'observation  de  M.  Poutiers  élargit  encore  le  champ  d'action 
reconnu  pour  cette  chenille,  tout  en  restant  bien  strictement  dans  le 
même  groupe  botanique. 

Il  me  semble  intéressant  de  donner  ici  une  idée  de  la  répartition 
géographique  de  S.  serratella,  telle  du  moins  que  j'ai  pu  la  relever.  Je 
donnerai  naturellement  un  peu  plus  de  détails  pour  la  France  : 

Maroc  :  Rabat,  Grand  Atlas  (Alluaud)  ;  Algérie  :  Alger,  Philippe- 


Séance  du  S3  novembre  I9tl.  207 

ville  (A.  Théry)  ;  Portugal  :  environs  de  S.  Fiel  (C.  Mendes);  —  je 
ne  trouve  aucune  indication  pour  l'Espagne,  il  ne  me  semble  guère 
douteux  cependant  que  l'espèce  s'y  trouve  ;  —  France  :  'Gironde, 
Indre,  Allier,  Rhône,  Doubs,  Alsace,  Isère,  Pjirénées-orieutales, 
Hérault,  Lozère,  Bouches-du-Rhone,  Vaucluse,  Var,  Basses-Alpes, 
Alpes-Maritimes;  Corse  :  Ajaccio  (Mann);  Sardaigne  (Tukati)  ; 
Sicile  :  Palerme  (Mann)  ;  Italie  :  Anagni  (L.  Baille)  ;  Dalmatie  :  Fiume 
(Mann)  ;  Suisse  :  isolé  et  rai'e  mais  largement  répandu  (Mîjller-Ruïz)  ; 
Bavière  :  Ratisbonne  (Herrigh-Schaeffer)  ;  Saxe  :  Dessau,  Dresde 
(Treitschke);  Moravie  (Gartner);  Autriche  :  Vienne  (Herrigh- 
Schaeffer)  ;  Hoiig^rie  :Bada-Pesth  (Treitschke);  Roumanie,  Bulga- 
rie iSlivno  (Rebel)  ;  Gaiicie  :  Lemberg  (Nowigki)  ;  Silésie  (Sorhagen)  ; 
Poméranie  :  Stettin  (Sorhagen);  Livonie  (Lienig);  Russie  :  Pétro- 
grad  (Sievbrs),  Symonovsk  (Caradja),  Uralsk  (Caradja);  Asie  Mi- 
neure :  Brousse  (Staudinger),  Marach  (Caradja)  ;  Arménie  :  Kasiko- 
paran  (Caradja).;  Syrie  :  Alesandrette  (coll.  Ragonot),  Akbès. 

Parmi  les  régions  de  l'Europe  qui  ont  été  étudiées  avec  quelque 
soin,  la  partie  nord-ouest  et  les  régions  polaires  semblent  seules  exclues, 
je  n'ai  trouvé  l'espèce  citée  ni  dans  la  moitié  septentrionale  de  la 
France,  ni  en  Angleterre,  ni  en  Belgique,  ni  en  Hollande,  ni  dans  la 
région  rhénane;  je  n'ai  pas  de  documents  sur  la  Scandinavie,  mais 
Zetterstedt  (Laponie)  et  Tbngstrqm  (Finlande)  ne  la  citent  pas;  p^r 
ailleurs  elle  occupe  toute  la  région  méditerranéenne  et  se  propage  en 
Europe  le  loe^g  d'une  ligne  oblique  allant  de  Bordeaux  à  Pétrograd. 

Il  n'y  a  guère  de  doute  que,  dans  les  régions  froides,  elle  ne  s'attaque 
à  Linaria  vulgaris,  ou  à  quelque  autre  Linaire,  ou  autre  Scrophula- 
riacée,  à  racine  suffisamment  charnue;  Antirr'hinuminajus  étant  simple- 
ment subspontané  dans  ces  régions,  ne  doit  pas  être  le  théâtre  habi- 
tuel de  ses  exploits,  mais  il  suffirait  d'une  extension  accidentelle  comme 
il  n'y  en  a  que  trop  d'exemples,  pour  que  cette  plante  d'ornement 
vienne  à  soufifrir  des  attaques  de  Stagniatophoraserratella,  (ini  doit  par 
conséquent  être  rangé,  au  point  de  vu6  ihoriiicole,  parmi  les  insectes 
éventuellement  nuisibles. 


La  Teigne  de  la  pomme  de  terre  [Phtorimea  operculella  Zell.) 

dans  le  département  de  l'Hérault  [Lep.  Tineidae]. 

par  3ean  L.  Lightenstein  et  Pierre  Grasse. 

La  Teigne  de  la  Pomme  de  terre  {Phtorimea  operculella  Zeller), 
qui  d'Amérique  s^est  répandue  au  point  dedevenir  presque  cosmopo- 


268  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

lite,  est  apparue  en  France  en  1906  sur  le  littoral  du  Var  où  ses 
dégâts  se  sont  surtout  fait  sentir  à  partir  de  1911.  F.  Picard  {*),  en 
une  étude  remarquable,  a  mis  au  point  ce  qui  concerne  sa  biologie, 
ses  dégâts,  ses  parasites  et  sa  répartition  géographique;  depuis  ce 
travail,  le  môme  auteur  (^)  Ta  signalée  à  Valence,  dans  la  Drôme. 

Les  pommes  de  terre  attaquées  par  la  chenille  deviennent  inutili- 
sables et  constituent  de  dangereux  éléments  de  dissémination  lors- 
qu'elles sont  envoyées  ailleurs.  Les  papillons  éclosant  des  cocons  tilés 
par  les  chenilles  sortant  des  tubercules  peuvent  pondre  sur  les  parties 
aériennes  des  Solanéeset  se  répandre  ainsi  facilement  dans  une  région 
jusque-là  indemne.  C'est  par  des  expéditions  de  pommes  de  terre 
parasitées  que  Phtorimea  operculella  a  pu  pénétrer  dans  la  Drôme  et 
dans  l'Hérault. 

A  Montpellier,  en  efîet,  nous  avons  trouvé  sur  le  marché  des  tuber- 
cules contenant  des  chenilles,  mais  dont  la  provenance  n'a  pu  être 
exactement  déterminée.  En  outre  les  tubercules  emmagasinés  d'un 
stock  provenant  de  Montpellier  même  sont  tous  contaminés  et  déjà  les 
Teignes  éclosent  et  nous  en  avons  rencontré  volant  dans  un  jardin. 
C'est  là  un  gros  danger  contre  lequel  nous  allons  essayer  de  lutter. 
Bien  que  la  région  montpellieraine  ne  soit  pas  un  pays  de  grande  cul- 
ture pour  la  pomme  de  terrre,  celle-ci  est  cultivée  par  les  jardiniers 
et  emmagasinée  pour  l'alimentation  de  la  ville  en  stocks  venant  de 
diverses  régions.  La  Teigne  pourrait  donc  s'y  maintenir  facilement  et, 
de  là,  pénétrer  dans  les  points  du  département  où  l'on  cultive  en  grand 
la  pomme  de  terre.  D'où  l'intérêt  d'en  signaler  immédiatement  l'ap- 
parition chez  nous  et  de  faire  détruire  les  tubercules  atteints  ou  d'em- 
pêcher les  éclosions  par  l'ensablement  des  provisions  où  sera  reconnue 
la  présence  de  Phtorimea. 

Il  est  intéressant  d'établir  une  comparaison  entre  Phtorimea  opercu- 
lella Zeller  et  ïlcerya  Purchasi  Mask.  que  l'un  de  nous  (^)  vient  de 
signaler  à  Montpellier.  Voici  deux  parasites  dont  les  dégâts  se  sont 
manifestés  à  peu  près  à  la  même  époque  dans  la  région  littorale  du 
sud-est  de  la  France  où  ils  ont  été  importés  de  l'étranger  et  se  sont 
acclimatés  tout  d'abord,  pour  envahir  ensuite  de  façons  sensiblement 
parallèles  d'autres  points  de  notre  pays.  Cela  fait  ressortir  la  nécessité 
qu'il  y  a  à  établir  une  surveillance  sévère  sur  toutes  les  exportations 
déplantes,  non  seulement  venant  de  l'étranger,  mais  encore  partant  d'un 
point  envahi  de  notre  territoire  pour  aller  dans  une  localité  indemne. 

(1)  Picard  (F.),  Ann.  des  Épiphyiies,  I  [1913],  pp.  106-176. 

(2)  Picard  (P.),  Bull.'iSoc.  ent.  Fr.  [1918],  p.  270. 

(3)  LiCHTENSTEjN  (J.-L.),  Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [1921],  pp.  239-241. 


Séance  du  23  novembre  1921.  269 

Stagmatophora  serratella  Tr.  [Lep.  ïineidae]  et  Mecinus 

Sicardi  Hust.  [Col.  Curculionidae]  causes  de  cécidies 

sur  Antirrhinum  majiis  L. 

par  R.  PouïiERs 

Ayant  mis  le  15  mai  dernier  en  observation  à  Menton  les  tiges, 
racine  et  ramifications  d'un  pied  à.' Antirrhinum  majus  en  voie  de  dé- 
périssement complet,  j'eus  la  bonne  fortune,  un  mois  après,  d'obtenir 
l'éclosion  d'un  grand  nombre  de  Microlépidoptères  qui  furent  immé- 
diatement soumis  à  l'examen  de  M.  l'abbé  J.  de  Joannis.  Notre  savant 
collègue,  à  qui  j'adresse  ici  l'expression  de  mes  plus  vifs  remercie- 
ments pour  l'aide  qu'il  m'a  apportée  dans  la  conduite  de  ce  travail, 
reconnut  les  insectes  comme  appartenant  à  l'espèce  Stagmatophora 
serratella  Tr.  à  propos  de  laquelle  il  veut  bien  nous  donner  d'autre 
part  les  renseignements  les  plus  complets.  En  même  temps,  je  trouvai 
des  imagos  d'un  Gurcuiionide  vivant  au  voisinage  de  la  chenille  de 
S.  serratella  qui  fut  reconnu  par  M.  L.  Bedel  comme  étant  le  Mecinus 
Sicardi  Hust.,  dont  la  description  est  toute  récente  (^). 

Il  m'a  paru  intéressant  de  donner  quelques  détails  biologiques  sur 
ces  insectes  dont  la  présence,  en  même  temps  qu'elle  est  préjudiciable 
à  Y  A.  majus,  provoque  une  cécidie  nettement  caractérisée. 

Stagmatophora  serratella  Tr.  —  Les  éclosions  de  ce  Microlépi- 
doptère eurent  lieu  du  15  au  25  juin  et,  de  la  seule  tige  mise  en  obser- 
vation, sortirent  21  adultes,  ce  qui  explique  facilement  la  mort  du 
végétal,  quand  on  considère  qu'un  nombre  égal  au  moins  de  larves 
de  Mecinus  en  complétait  le  peuplement. 

Je  réduisis  alors  en  fragments  les  difïérentes  parties  complètement 
séchées  de  l'A.  majus.  Une  chenille  était  encore  en  activité.  Les  papil- 
lons avaient  opéré  leur  transformation  à  l'intérieur  des  galeries. 
Presque  toutes  les  dépouilles  nymphales  se  trouvaient  dans  leur  re- 
traite; à  l'extérieur,  aucune  trace  de  chrysalide,  pas  plus  que  de  traces 
de  la  légère  toile  qu'a  observée  Gartner  et  dont  serait  enveloppée  la 
chrysalide  sur  Linaria  genistifolia.  Dans  les  différents  pieds  ^'Antir- 
rhinum que  j'ai  examinés  depuis,  je  n'ai,  jusqu'à  présent,  jamais  noté 
la  chenille  de  S.  serratella  qu'à  l'intérieur  de  la  tige. 

La  chenille  creuse  sa  galerie  longitudinalement,  en  remontant,  rare- 
ment en  dessous  du  collet  de  la  plante.  Elle  peut  monter  assez  haut 

(1)  Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [1920],  p.  l'JG. 


270  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

dans  la  tige  et  miner  aussi  les  petites  ramifications  dont  elle  ronge  la 
moelle  et  qu'elle  fait  rapidement  périr  {*). 

Dans  les  boursouflures  durcies  caractérisant  la  cécidie,  la  chenille 
avance  avec  peine  et,  si  elle  se  transforme  en  chrysalide  loin  de 
l'écorce,  il  n'est  pas  rare  que  le  papillon  ne  puisse  arriver  à  sortir  de 
la  plante;  dans  plusieurs  cas,  j'ai  trouvé  des  S.  serratella  adultes, 
sortis  de  leur  dépouille,  mais  morts  dans  la  galerie  d'où  ils  n'avaient 
pu  sortir. 

La  ponte  a  lieu  au  mois  de  juillet  et  les  jeunes  larves  commencent 
aussitôt  à  opérer  leurs  ravages.  Dans  les  conditions  de  sécheresse 
particulières  de  cet  été,  le  cycle  évolutif  de  cet  insecte  a  dû  être  ra- 
lenti et  VexaimenA'Antinilinum  en  octobre  perm  et  de  supposer  que 
la  chenille  doit  hiverner  sous  cet  état  et  ne  reprendre  sa  grande  acti- 
vité qu'au  printemps.  Les  chenilles  trouvées  en  octobre  sont  loin  d'être 
matures  et  montrent  assez  peu  de  vigueur. 

Mecinns  Sicardi  Hust.  — Ce  petit  Gurculionide  se  trouve  être 
extrêmement  abondant  à  l'intérieur  de  VAntirrhinum  et  ne  dépasse 
pas  beaucoup  le  collet  de  la  plante.  Il  ne  s'écarte  pas,  dans  tous  les 
cas,  des  parties  en  contact  avec  le  sol.  Voici,  dans  un  pied  à'Antirrhi- 
num  majus  arraché  le  10  juillet,  le  dénombrement  des  divers  hôtes 
qu'il  hébergeait  : 

2  dépouilles  de  chrysalide  de  S.  serratella 
6  chenilles  de  S.  serratella 
11  larves  de  Mecinus  Sicardi 
4  nymphes  de  M.  Sicardi 
2  adultes  de  M.  Sicardi 

Il  semble  donc  que  tout  le  cycle  évolutif  du  Goléoptère  se  parce  ure 
à  l'intérieur  de  la  plante,  les  adultes  devant  sortir  à  cette  époque  pour 
procéder  à  la  reproduction  de  l'espèce,  sinon  à  la  recherche  de  leur 
nourriture  propre.  Les  éclosions  prenant  date  de  la  fm  de  juillet  se 
poursuivent  durant  une  partie  de  l'été,  mais  les  adultes  nés  en  fin  de 
saison  restent  dans  leur  galerie,  attendant  le  printemps  pour  reprendre 
la  vie  normale  et  donner  naissance  à  la  génération  de  mai-juin.  En 

(1)  Lorsque  la  clienille  de  S.  serratella  remonte  dans  les  tiges,  assez  haut 
parfois  (50  à  60  centimètresj,  on  n'aperçoit  pas  de  gonflements  du  végétal,  et 
ceci  est  dû  probablement  à  ce  que  la  tige,  verte,  dépérit  et  sèche  rapidement . 
J'ai  d'ailleurs  récolté  aussi  quelques  Mecimis  ']usq\i'à  50  centimètres  de  hau- 
teur, sans  qu'ils  aient  provoqué  de  déformations  bien  nettes.  C  est  dans  le 
bois  plus  épais  que  se  forment  nettement  les  cécidies. 


Séance  du  W  novembre  19fL  271 

ellet,  les  plantes  arrachées  en  octobre  ne  contienaenf  pas  une  larve  de 
Mrcinus  Sicardi,  et  l'on  ne  rencontre  que  des  adultes.  A  l'intérieur  de 
trois  grosses  tiges  d'A.  majus,  j'ai  récolté,  le  22  octobre,  près  de 
cent  exemplaires  de  cet  intéressant  Gurculionide . 

Au  contraire  de  S.  serratella,  les  galeries  sont  creusées  dans  tous 
les  sens,  tant  auprès  de  l'écorce  que  vers  le  centre,  indépendantes  et 
s'écartant  des  galeries  de  S.  serratella.  Cependant,  leur  orientation  est 
plutôt  horizontale,  ce  qui  tend  à  faire  lacilcmeiit  casser  les  tiges 
i'Antlrrhinum  au  voisinage  du  collet.  C'est  dans  ces  galeries  que  s'ei- 
lectue  l'hibernation. 

J'ajouterai  enfin  que  dans  un  certain  nombre  de  galeries,  on  trouve 
à  la  place  du  Gurculionide  des  nymphes  d'Hyménoptères  dont  j'ai 
obtenu  d'ailleurs,  par  éclosion  en  juillet,  quatre  individus  appartenant 
à  deux  genres  différents  de  Braconides  et  qui  sont  évidemment  para- 
sites du  Mecinus. 

Cécidie.  —  A  qui  faut-il  attribuer  la  cécidie?  Il  semble  que  les 
deux  hôtes  de  Wintirrhinum  contribuent,  chacun  pour  sa  part,  aux 
déformations  de  la  tige.  Cependant,  les  déformations  sont  quelque  peu 
différentes.  S.  serratella  provoque  une  lésion  avec  bourrelets  longitu- 
dinaux et  renflements  allongés  :  c'est  l'aspect  général  des  plantes  que 
j'ai  récoltées  dans  lesquelles  il  n'y  avait  pas  de  Mecinus.  Rappelons  à 
ce  propos  que  la  déformation  serait  semblable  à  celle  observée  par  le 
P.  Tavares  sur  Anarrhinum  bellidifolium. 

Le  Mecinus  produit  de  son  côté  des  déformations  latérales,  sortes  de 
très  petites  hernies,  qui,  combinées  aux  renflements  provoqués  par 
S.  serratella,  contribuent  à  donner  à  la  tige  une  apparence  des  plus 
tourmentées.  Le  Mecinus  Sicardi  se  conforme  donc  aux  habitudes  d'un 
grand  nombre  d'espèces  voisines  {Gynmetron,  Mecinus)  et  lorsque 
J.  Cotte  demande  si  Mecinus  antirrhini  Payk.  n'occasionne  aucune 
lésion  sur  les  Antirrkinum  (*),  la  question  est  résolue,  pour  la  région 
de  Menton  au  moins,  par  l'espèce  très  voisine  et  peu  connue  encore 
qu'est  Mecinus  Sicardi. 

(1)  J.  Cotte,  Recherches  sur  les  galles  de  Provence,  p.  131. 


272  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Omissions  bibliographiques 

par  E.  Fleutiaux. 

Quelques  descriptions  de  genres  et  d'espèces  ont  paru  dans  le  «  Bul- 
letin du  Jardin  Colonial  (^)  »,  qui  ne  sont  mentionnées  nulle  part.  Il 
m'a  semblé  utile  d'en  relever  la  liste  ci-après. 

Indépendamment  de  ces  descriptions,  de  très  nombreuses  notes  bio- 
logiques concernant  les  insectes  nuisibles  aux  produits  agricoles  colo- 
niaux ont  été  publiées  dans  le  même  recueil,  de  1901  à  1913,  par 
divers  auteurs.  Si  beaucoup  d'entre  elles  sont  inédites,  la  plupart  ne 
nous  apprennent  rien  qui  ne  soit  connu  déjà.  Elles  seront  cependant 
consultées  avec  fruit  par  ceux  que  la  question  préoccupe;  ils  y 
trouveront  une  foule  de  renseignements  intéressants. 

La  Sériciculture  et  l'Apiculture  aux  colonies  y  sont  aussi  largement 
traitées. 

Coléoptères. 

Histeridae. 

Oxystçrnus  maximus.  L.  —  Larve,  Peyerimhofî,  sept.-oct.  1903, 
p.  247,  fig.  (2) Martinique. 

Temnochilidae. 

Nemozomia  Landesi  Léveillé   (^).  —  Léveillé,  mars-avril  1902, 
p.  637.—  Larve,  Peyerimhoff,  /.  c,  p.  249,  fîg.  (2).    Martinique. 

Gucujidae. 

iDopeplus  praeustus    Chevrolat.  —  Larve,  Peyerimhoff,   /.  c, 
p.  251,  fig.  P) Martinique. 

Scarabaeidae. 

Pbytalus  Smitbi  Arrow.  —  A.  Vuillet,  janv.  1913,  p.  67,  fig.  — 
Larve,  idem,  l.  c,  p.  68,  fig île  Maurice. 

Curculionidae. 

Apoderus  bumeralis  Olivier.  —  Fleutiaux,  juill.-àoût  1902,  p.  119, 
fig Madagascar. 

(1)  L'Agricultvre  pratique  des  pays  chauds.  Bullelin  du  Jardin  colonial 
et  des  jardins  d'essai  des  colonies  françaises.  Paris,  Challamel,  éditeur. 

(2)  Ann.  Soc.  Ent.   Fr.  [1902],  p.  710-718, 

(3)  Bull.  Soc.  Ent.  Fr.  [1901],  p.  318. 


Séance  du  f3  novembre  1921.  273 

Epiphylax  cuneatus,  n.  sp.  —  Fairmaire,  mars-avril  1902, 
p.  641 Madagascar. 

Epiphylax  semifrenatus,'n.  sp.  —  Fairmaire, /.c, p.641.   Madagascar . 

Gandarius  variegatus,  n.  g.  et  n.  sp.  —  Fairmaire,  /.  c,  p.  642. 
Madagascar. 

Heteromis  quadrîcollis  Fairm.  — Fairmaire,  /.  c.,  p.  639,  fig. 
Madagascar. 

Cerambycidae. 

Callimation  venustum  Giiérin.  —  Fleatiaux,  juill.-aoùt  1902, 
p.  120,  fig Madagascar. 

Trimeroderus  Raffrayi  Fairmaire.  —  Fleutiaux,  mars-avril  1902, 
p.  643,  fig.  C) Madagascar. 

HÉMIPTÈRES. 

Diploxys  fallax  Stâl.  —  Fleutiaux,  juill.-aoùt  1902,  p.  121, 
flg Madagascar. 

Hyménoptères. 
Braconidae. 

Allochromus  trimeroderi,  n.  g.  et  n.  sp.  —  Marshall,  mars-avril 
1902,  p.  643,  fig.  (<) Madagascar. 

Bethylidae. 

Apenesia  parasifica  Smith.  —  Marshall,  l.  c.,  p.  640,  fig. 
Madagascar . 

LÉPIDOPTÈRES. 

Galleriidae. 

Achroia  innotata  Walker.  — Larve,  J.  de  Joannis,  mai-juin  1903, 
p.  746 Madagascar. 

Corcyra  translineella  Ragonot.  — Larve,  J.  de  Joannis,  sept.-oct. 
1902,  p.  231  (Erratum,  p.  380) Soudan  français. 

Zygaenidae. 

Soritia  vitripennis  Joannis.  —  J.  de  Joannis,  juill.-août  1903, 
p.  127  P) Tonkin. 

(1)  Les  figures  de  Trimeroderus  Raffrayi  et  A' Allochromus  trimeroderi 
ont  été  transposées  dans  le  texte.  , 

(2)  Bull.  Soc.  Eut.  Fr.  [1903],  p.  10. 


274  Bulletin  de  la  Société  entoinologique  de  France. 

Saturnidae. 

Cirina  butyrospermi,  n.   sp.  —  A.   Vuillet,  déc.  4912,  p.  436.  — 
Larve,  idem,  h  c,  p.  439,  fig Soudan  français. 

NÉVROPTKRES. 

Libellulidae. 

Acisoma    Lacroixi,   n.    sp.   —    R.    Martin,    îévr.    190o,    p.    175.   | 

Grand-Bassam, 

PhjUomacTomia    biûava,    n.    Sp.    —    R.    Martin,    l.  [c,   p.    176. 


Grand-Bassam. 


Bulletin  bibliographique 

Revue  zoologique  africaine,  VIÏÏ  [19201, 1-2.  —  Straud  (F.)  :  Notes  sur 
quelques  Apides  du  Congo  belge;  p.  87.  —  Benderitter  (E.)  : 
Description  à'Orphuus  nouveaux  du  Musée  du  Congo  belge;  p.  107, 
fig.  —  Id.  :  Description  d'un  Rutelidae  nouveau  du  Congo  belge; 
p.  114,  fig.  —  Id  :  Description  d'un  Ochodaeus  nouveau  de  l'Afri- 
que Orientale;  p.  116,  fig.  —  Santschi  (F.)  :  Fourmis  nouvelles  du 
Congo  belge; p.  118.  —  Schouteden  (H.)  :  Prionides  du  Congo  belge 
des  collections  du  Musée  du  Congo;  p.  121.  —  Tonnoir  (A.)  : 
Notes  sur  quelques  Psychodidae  africains;  p.  127,  fig.  —  Vujle- 
NEUVE  (J.)  :  Étude  de  quelques  Myodaires  supérieurs  recueillis 
par  le  D'  Brauwns,  à  Willowmore  Cap;  p.  151.  —  Id.  :  Notes  sur 
deux  Myodaires  africains;  p.  163.  —  Lallemand  (V.)  :  Description 
de  Cercopides  nouveaux  du  Congo  belge;  p.  165.  —  Rodhain  (J.) 
et  Bequaert  (J.)  :  OEstrides  d'Antilopes  et  de  Zèbres  recueillis  en 
Afrique  Orientale,  avec  un  conspectus  du  genre  Gasterophilus] 
p.  169.  —  "Emery  (C.)  :  Le  genre  Camponotus  Mayr.  Nouvel  essai 
de  sa  subdivision  en  sous-genres;  p.  229.  —  Boucomont  (A.) 
Copi'ophaga  Africàha,  genre  nouveau  et  espèces  nouvelles;  p.  261. 
—  AcHARD  (J.)  :  Description  d'une  nouvelle  espèce  d'Helota  du 
Congo;  p.  270. 

Societatis  pro  fauna  et  ffora,Fennica{Acta),  1918-1919,  46.  —  Frey 
(Richard)  :  Dipteren  aus  Archangelsk.  —  Forsius  (Runar)  :  Ver- 
zeichnis  der  bisher  aus  dem  Lojo-Gebiete  bekannl  geworden  en 
Tenthredinoiden.  N  :  04. 


Séance  du  23  novembre  1921.  275 

—  {Meddelauden),  1918-1919.  —  Forsius  :  Blattwespen  und  Blattwes- 
penlarven  II,  p.  106.  —  Id.  :  Kleinere  Mitteilungen  liber  Tenthre-, 
dinoiden,  I,  p.  165.  —  Hellen  (W.)  :  Uber  finlàndische  Goldwespen, 
p.  203.  —  Id.  :  Zur  Kenntnis  der  Bethyliden  und  Dryiniden  Fin- 
lands,  p.  277. 

Sociedad  Entomologica  de  Espmia  [Boletin),  Il  [1919],  7-9.  —  de  la 
Fdente  y  Morales  (R.  D.  José  Maria)  :  Catalogo  sistematico-geo- 
grafico  de  los  Coleopleros  observados  en  la  peninsula  Iberica, 
Pirineos  propiamente  dichos  y  Baléares,  p.  143,  198.  —  Raymundo 
(Dr.  B.)  :  Dos  lepidopteros  novos  do  Brasil,  p.  lo9,  1  pi.  —  Dusmet 
Y  Alonso  (D.-J.-M.)  :  Apuntes  para  la  historia  delà  Entomologia  de 
Espana,  p.  161.  —  de  la  Fuente  y  Morales  (R.-I>.-J.-M.)  :  Sobre 
Dryops  Espanoles,  p.  215,  fig.  —  Navâ&(R.-P'.-L.)  :  Neurôpteros 
de  Espana  nuevos  (segunda  série],  p.  218. 

—  III  (1920),  1-9.  -  DE  LA  Fuente  (R.-D.-J.-M.)  :  Catalogo  de  los 
Coledpteros  de  la  peninsula  ibérica,  p.  17,  33,  73,  129.  —  Navas 
(R.-P.-L,)  :  Insectos  de  America,  p.  90.  —  Codina  (D.-A.)  :  Lista 
inedita  de  Homdpteros  (Hemipteros)  de  Cataluna,  p.  100.  — 
Necrologia  :  El  Rvdo.  P.  José  Pantel,  p.  105.  —  Noticias  :  Nuevo 
método  para  conservar  larvas  y  pu  pas  de  insectos,  p.  70'.  —  Nuevo 
Empido  (Dipt.)  de  Espana,  p.  71.  —  Las  especies  del  género  Phle- 
botomus  Rond,  de  Europa,  p.  124,  fig.  —  Nuevo  Diptero  de  Espana, 
p.  125.  —  Nuevos  Coieopteros  de  Espana,  p.  153. 

IV  (1921),  1-6.  —  DE  LA  Fuente  y  Morales  (R.-D.-J.M.)  :  Catalogo 
de  los  Coléoptères  de  la  peninsula  Iberica.  p.  19,  34,  53,,  74.  — 
Navas  (R.-P,-L.)  :  Socôpteros  nuevos,  p.  90,  fig.  —  Schmitz  (R.-P.- 
fl.)  :  Stethopathusa  (n.  g.)  Phoridarum  (Dipt.),  p.  95,  ûg.  —  Noti- 
cias :  Araûas  nuevas  de  Portugal,  p.  47.  —  Himenopteros  ichneu- 
mônidos  nuevos  de  Espana,  p.  49.  —  Los  Heterôceros  ospaiïoles, 
p.  51.  —  Una  libélula  interesante  :  Selysiothemiis  nigra  Lind.,  fig. 
—  Insectos  de  la  Gran  Canaria  (Cânarias),  p.  101.  —  Algunos 
insectos  del  Uruguay,  p.  102.  —  Crabrônidos  nuevos  de  Espana, 
p.  102.  —  Himenopteros  nuevos  de  Espaiïa,  p.  103. 

Sociedad  Iberica  {Boletin),  XVIII  (1)  [1919],  9-10.  —  Lacroix  (J.-L.)  : 
Notes  entomologiques  :  captures  faites  dans  le  département  d'Indre- 
et-Loire,  p.  115. 

—  XIX  (II)  [1920],  MO.  -  Navas  (R.-P.-L.)  :  Notas  entomologicas 
2*  série,  p.  37.  —  de  la  Fuente  (R.-D.-J.-M.)  :  Nota  sobre  Cole6- 
pteros  espaTïoles,  p.  149., 


276  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Società  entomologica  Italiano  [Bulletino),  L  [1918].  —  Verity  (R.)  : 
Contributo  aile  ricerche  suU'  epoca  di  sviluppo  dei  Lepidotteri  allô 
stato  di  completo  sviluppo,  p.  3.  —  Matteotti  (A.)  :  Nota  suUa 
variabilità  di  Pofamon  edule,  p.  12,  fig.  —  Verity  (R.)  :  Elenco  di 
Ditteri  raccolti  iiel  Piau  di  Muguoae,  m.  119-274,  presso  Firenze, 
p.  18.  —  Teodoro  (G.)  :  Cellule  ipôstigmatiche  e  cellule  ceripare 
libère  nel  Lecanium  persicae  Fabr.,  p.  23.  —  Rasetti  (F.)  :  Psela- 
fidi  e  Scidmenidi  raccolti  nelle  provincie  di  Pisa  e  di  Lucca,  p.  28. 

—  Gridelli  (E.)  :  Appunti  su  alcune  specie  del  gen.  Aleochar^a 
Gravh.,  p,  36.  —  Senna  (A.)  e  Calabresi  (E.)  :  Contribuzione 
allô  studio  dei  Rrenthidi.  Revisioue  del  gruppo  Hoplopisthi,  p.  63. 

—  Senna  (A.)  :  Nuove  specie  di  Cordus  Sch.,  p.  78.  —  Id.  :  Piero 
Bargagli  (notice  nécrolog.),  p.  84. 

—  LI  [1919].  —  BoRELLi  (N.)  :  Contributo  alla  conoscenza  délia  vita 
nelie  galle  dell'  alloro,  p.  3.  —  Calabresi  (E.)  :  Un  nuovo  Brentide 
del  Madagascar,  p.  38.  —  Schatzmayr  (A.)  :  Due  nuove  forme  ita- 
liane  d'Apion,  p.  24.  —  Theodoro  (G.)  :  Alcune  note  sulle  cause  di 
variabilità  délie  colorazioni  nelle  elitre  dei  Coleotteri,  p.  44.  — 
Gridelli  (E.)  :  Contribuzione  alla  conoscenza  dei  BeJoferini  [Bren- 
thidae),  p.  57,  pi. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


TYPOGRAPHIE   FIRMIN-DIDOT   ET  C'«.  —  PARIS. 


P^,  INSEOrs 

BULLETIN 


DE   LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


Séance    du   14  décembre  19:31. 

Présidence  de  M.  J.  SURCOUF. 

Sommaire 

Correspondance,  p.  277.  —  Nécrologie,  p.  277.  —  Grade  universitaire, 
p.  278.  —  Changements  d'adresses,  p.  278.  —  Admission,  p.  278.  —  Pré- 
sentations, p.  278.  —  Exonérations,  p.  279.  —  Contributions  à  nos  pu- 
blications, p.  279.  —  Bulletin  de  1922,  p.  279.  —  Œuvres  de  Ferton, 
p.  279.  —  Dépôt  (/Annales,  p.  280.  —  Élection  de  deux  Membres 
honoraires,  p.  280. 

Observations  diverses.  —  J.  A.  Lestage.  Note  sur  la  présence  en  Dau- 
phiné  des  Éphémères  du  genre  Thraulus,  p.  281. 

Communications.  —  P.  de  Peyerimhoif.  Éthologie  des  Brachyleptus  et 
notamment  de  B.  algiricus  Grouv.  [Col.  Nitidulidae].  La  cécidie  de 
Roemeria  hybrida  D.  C.,  p.  281.  —  J.  Surcouf.  Note  sur  les  Diptères 
piqueurs  [Tabanidae]  recueillis  au  Laos  par  Vitalis  de  Salvaza,  p.  285.  — 
J.-J.  KiEiFER.  Diagnoses  de  nouveaux  genres  et  espèces  de  Chironomides 
[DiPT.l,  p.  287.  —  J.  Cotte.  Observations  sur  le  comportement  de  Blas- 
tophaga  psenes  L.  [Hvm.  Chalcididae],  p.  290. 


M.  J.  Hervé-Bazin,  assiste  à  la  séance. 

Correspondance.  —  MM.  A.  Abot  et  F.  Carpentier  remercient  la 
Société  de  leur  admission. 

Nécrologie.  —  Le  Président  a  le  regret  de  faire  connaître  le  décès 

de  plusieurs  de  nos  collègues-  :  MM.  G.  Boscq  et  le  D""  R.  Perchaux, 

membres  de  la  Société  depuis  1920,  W.-J.  Rainbow,  entomologiste  à 

FAustralian  Muséum,  le  D""  Rangoni,  de  Turin,  R.  Delsuc,  qui  était 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921].  —  N°  19. 


278  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

membre  de  la  Société  depuis  1895  et  A.  Mancier,  membre  assistant 
depuis  1918. 

Grade  universitaire.  —  M.  J.  Surcouf  a  obtenu  le  grade  de  doc- 
teur es  Sciences. 

Changements  d'adresses.  —  M.  J.  Bathelier,  Institut  scientifique, 
Saigon  (Indo-Chine). 
— -  M"^^  Besson-Dautel,  à  Agay-sur-Cher  (Indre-et-Loire). 

—  M.  G. -T.  Béthune-Baker,  20,  Newhold  Terrace,  Leamington 
(Angleterre). 

—  M.  H.  Boulangé,  professeur  à  la  Faculté  catholique,  8,  rue  Gau- 
thier-de-Chàtillon,  Lille  (Nord). 

—  M.  M.  Dalibert,  20,  rue  Saijit-lVIanvieu,  Caen  (Calvados). 

—  M.  J.  Fayet,  avocat,  4,  rue  Pierre-Guérin,  Paris,  16°. 

—  M.  L.  Fouquet,  7,  boulevard  des  Bains,  Sanary  (Var). 

—  M.  A.  Gallardo,  envoyé  extraordinaire  et  Ministre  plénipoten- 
tiaire de  la  République-Argentine,  2,  piazza  dell'  Esquilin,  Rome 
(Italie). 

—  M.  A.  Garcia  Varela,  professeur  a  l'Université,  sous-directeur 
du  Jardin  botanique,  Madrid  (Espagne). 

—  M.  L.  Gaumont,  98,  rue  Gambetta,  Chalette  (Loiret). 

—  M.  M.  GoBERT,  garde  général  des  Eaux-et-Forêts,  Mens  (Isère). 

—  M.  M.  Grosclaude,  directeur  de  l'Émaillerie  moderne,  Mérignac 
(Gironde). 

—  M.  P.  GuERRY,  du  1""^  novembre  au  lo  juin  :  villa  Radumna, 
boulevard  Edouard  VII,  Nice  (Alpes-Maritimes)  ;  du  15  juin  au  1""'  no- 
vembre :  château  de  Vourey  (Isère). 

—  M.  P.  GuiLLiou,  74,  rue  d'AUeray,  Paris,  15°. 

—  M.  J.  Hervé-Bazin,  Le  Patys,  par  Segré  (Maine-et-Loire). 

—  M.  Ch.  Legrand,  garde  général  des  Eaux-et-Forèts,  direction  des 
Forêts,  Alger. 

—  M.  R.  Ley,  maison  Giesler  et  C'°,  Avize  (Marne). 

—  M.  C.  Merle,  villa  Antoinette,  Juan-les-Pins  (Alpes-Maritimes). 

—  M.  L.  Seurat,  professeur  à  la  Faculté  des  Sciences  (Zoologie 
appliquée),  14,  rue  Berthelot,  Alger. 

Admission.  —  M.  le  D'  A.  Mello-Leitaô,  directeur  da  Escola 
superior  de  Agricultura,  37,  rua  AUiança,  Rio-de-Janeiro  (Brésil).  — 
Arachnides. 

Présentations.  —  M.  R.  Henriot,  Aviatic  Hôtel,  15  bis,  boulevard 
Victor,- Paris  15',  présenté  par  M.  J.  de  Joannis.  —Commissaires-rap- 
porteurs :  MM.  R.  Benoist  etL.  Lhomme. 


Séance  du  14  décembre  19SI.  279 

—  M.  A.  Marti,  Fleur  d'Épine,  à  Montbéliard  (Doubs),  présente 
par  M.  J.  Magnin.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  de  Joannis  et 

E.  MOREAU. 

—  M.  le  D""  Mercier,  médecin  en  chef  de  l'Asile  d'aliénés  de  Pier- 
refeu  (Var),  présenté  par  M.  L.  Chopard.  —  Commissaires-rappor- 
teurs :  MM.  Et.  Rabaud  et  J.  Magnin. 

—  M.  A.  MouLLET,  chirurgien-dentiste,  282,  rue  de  Vaugirard, 
Paris  15%  présenté  par  M.  J.  Magnin.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM,  Ch.  Lahaussois  et  G.  Mercier. 

Exonérations.  —  MM.  P.  Chabanaud,  J.  Clerc  et  R.  Ley  se  sont 
fait  inscrire  comme  membres  a  vie. 

Contributions  a  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

■    MM.  R.  Benoist 23  francs. 

R.  DE  Dalmas 1000      — 

T.   Levett 2o      — 

Anonyme 12      — 

La  contribution  de  M.  le  comte  de  Dalmas  a  été  spécialement  affec- 
tée à  la  pubhcation  de  son  mémoire  sur  les  Araignées  de,  la  section 
des  Pterotricha  paru  dans  le  fascicule  3  des  Annales  de  1920. 

Bulletin  de  1922.  —  Le  Président  annonce  que  la  couverture 
sera  rétablie  pour  le  Bulletin  de  1922.  En  outre,  grâce  à  un  nouvel 
arrangement  avec  l'imprimeur,  il  sera  possible  de  fournir  des  tirages 
à  part  sans  couverture  au  prix  de  12  francs  les  25,  en  place  des  cou- 
pures actuelles  (^). 

Œuvres  de  Ferton.  —  Il  a  été  possible  de  réunir  un  certain  nom- 
bre d'exemplaires  des  œuvres  complètes  de  notre  regretté  collègue 
Ch.  Ferton,  comprenant  deux  séries  de  brochures  ;  la  première  est 
formée  de  9  tirages  à  part  de  nos  Annales  intitulés  «  Notes  détachées 
sur  l'instinct  des  Hyménoptères  mellifères  et  ravisseurs  »,la  seconde 
comprend  11  brochures  diverses.  On  peut  se  procurer  ces  deux  sé- 
ries au  siège  de  la  Société  au  prix  de  20  francs  pour  la  première  et 
10  francs  pour  la  seconde. 

(1)  Pour  les  A7i7iales,  les  prix  des  tirages  à  part  seront  à  l'avenir  les  sui- 
vants : 

8  pages      12  francs  les  25  exemplaires 
12      —       14      —  —         — 

16      —        16      —  —  — 

32       —        32       —  —  — 


280  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Dépôt  d'Annales.  —  M.  L.  Berland,  secrétaire  adjoint,  dépose 
sur  le  Bureau  le  1"""  trimestre  des  Annales  1921,  comprenant  les 
pages  1  à  96  et  les  planches  1  et  2. 

Élection  de  deux  Membres  honoraires.  —  Conformément  aux 
articles  13  et  14  de  son  Règlement  et  d'après  les  conclusions  du  rap- 
port lu  à  la  séance  du  26  octobre  1921  et  imprimé  au  Bulletin,  n°  16, 
p.  226,  la  Société  procède  à  l'élection  de  deux  Membres  honoraires 
français  en  remplacement  de  A.  Fauvel  et  Ch.  Ferton  décédés. 

Cent  seize  membres  ont  pris  part  à  ce  vote,  soit  directement,  soit  par 
correspondance.  Ce  sont  : 

MM.  F.  Agnus,  —  A.  Argod-Vallon,  —  D''  V.  Auzat,  —  E.  Bar- 
THE,  —  A.  Bayard,  —  F.  DE  Beauchène,  —  L.  Bedel,  —  G.  Bénard, 

—  R.  Benoist,  —  E.  deBergevix,  —  L.  Berland,  —  D'^L.  Bettinger, 

—  G.  Billiard,  —  L.  Bleuse,  —  A.  Boucomont,  —  E.-L.  Bouvier,  — 
H.  Bureau,  —  H.  du  Buysson,  —  H.  Caillol,  —  Ch.  Carpentier,  — 

T.  Charbonnier,  —  A.  Chatenay,  —  L.  Chopard,  —  G.  Cho- 
PARD,  —  P.  Clément,  —  D""  A.  Clerc,  —  J.  Clermojnt,  —  D""  J.  Cotte, 

—  D''  A.  Cros,  —  M.  Dalibert,  —  E.  Danède,  —  E.  Dattin,  —  L.  De- 
maison,   —  H.  Desbordes,  —   G.   Desrivières,   —   P.    Dognin,    — 

H.  DONCKIER  DE  DoNCEEL,  —  E.  DONGÉ,  —  J.  DUCHAINE,  —  A.  DULAC, 

—  C.  DuMONT.  —  L.  Dupont,  —  R.  Duprez,  —  P.  Estiot,  —  L.  Fagk, 

—  Ch.  Fagniez,  —  J.  Faivre,  —  L.  Falcoz,  —  H.  de  Franchessin, 

—  H.  Galibert,  —  A.  Georgel,  —  L.  Germain,  —  J.  Grouvj:lle,  — 
Ph.  Grouvelle,  —  F.    Gruardet,  —  M"°  L.   Guyon,  —  A.  Halle, 

—  G.  Hardy,  —  A.  Hémon,  —  J.  Hervé-Bazin,  —  R.  Homberg,  — 
C.  Houard,  —  A.  Hustache,  —  D''  R.  Jeannel,  —  J.  de  Joannis.  — 
J.-J.  KiEFFFER,  —  Ch.  Lahaussois,  —  M.  Lambertie,  —  L.  DE  Larmi- 
NAT,  —  D"'  F.  Larrousse,  —  H.  Lavagne,  —  D''  G.  Lavier,  —  L.  Le 
Charles, —  L.  Legras,  —  A.  Le  Pontois, —  P.  Lesne,  —  L.  Lhûmjie, 

—  J.  LlCHTENSTElN,  —  G.    LOUVET,  —  A.  MAGDELEINE, —  J.  MAGNIN,  — 

D'  P.Marchal,  — A.  MÉQUiGNON,  —  R.  Mollandinde  Boissy,  —  E.Mo- 
reau,  —  Ph.  Naude,  — -  p.  Nicod,  —  G.  Pécoud,  —  H.  Péron,  —  R.  de 
LA  Perraudière,  —  R.  Peschet,  —  p.  DE  Peyerimhoff,  —  M.  Pic,  — 
F.  Picard,  —  G.  Pierre,  —  H.  Pierson,— V.  Planet,  —  Et.  Rabaud, 

—  D""  M.  Royer,  —  C.  Ruter,  —  P.  Scherdlin,  —  E.  Séguy,  — 
L.  Semichon,  —  L.  Séraphin,  —  G.  Sérullaz,  —  G.  Seurat,  — 
D'  A.  Sicard,  —  H.  Sietti,  —  E.  Simon,  —  J.  Surcouf,  —  H.  de 
TouzALiN,  —  F.  Tressens,  —  G.  Vaudez, —  A.  Vayssière,  —  P.  Vays- 
siÈRE  et  H.  Venet. 


Séance  du  i4  décembre  192t.  281 

Le  dépouillement  des  voles  donne  le  résultat  suivant  : 
J.-Sainte-Claire  DE^^LLE    88  voix. 

Ch.  Janet 61     — 

P.  Chrétien 53     — 

Ed.   Chevreux 27     — 

Ch.  Oberthur 1     — 

En  conséquence,  MM.  J.  Saixte-Claire-Deville  et  Ch.  Janet,  ayant 
obtenu  la  majorité  absolue,  sont  proclamés  Membres  honoraires  de 
la  Société  entomologique  de  France. 

Observations  diverses. 

Note  sur  la  présence  en  Dauphiné  des  Éphémères  du  genre 
Thraulus.  —  M.  J.-A.  Lestage  signale  qu'il  a  reçu  du  D'"  Moncenix 
deux  larves  d'Éphémères  capturées  dans  un  lac  des  environs  de 
Grenoble;  elles  appartiennent  au  genre  Thraulm  créé  par  Eaton 
pour  une  petite  espèce  du  Portugal  (T.  bellus  Eaton)  qui  est  encore 
la  seule  espèce  connue  en  Europe.  Si  l'identification  générique  est 
certaine,  celle  de  l'espèce  ne  se  pourra  faire  que  lorsque  l'adulte  sera 
connu;  mais  la  présence  en  France  du  genre  Thraulus  paraît  inté- 
ressante à  signaler. 


Gomraunications 

Éthologie    des    Brachyleptus 

et  notamment  de  B.  algiricus  Grouv.  [Col.  NiTmuLmAE] 

La  cédidie  de  Roemeria  hybrida  D .  C . 

par  P.  DE  Peyerimhoff. 

On  sait  peu  de  chose  encore  sur  les  mœurs  des  Brachyleptus. 
Ganglrauer  (Kâf.  Mitteleur.,  III,  p.  437)  donne  le  B.  quadratus 
Sturm  comme  se  trouvant  «  sur  les  fleurs  de  Ranunculus  ». 
A.  Grouvelle  décrit  son  B.  papaveris  {Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1912], 
p.  97)  de  Teniet-el-Had,  «  pris  en  nombre  par  L.  Bedel  dans  les 
fleurs  du  Papaver  Rhoeas  L.  »  Ce  sont  là,  je  crois,  les  seuls  détails 
biologiques  qui  aient  été  publiés  sur  ces  insectes. 


282  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

En  Algérie,  outre  le  B.  papaveris  Grouv..  il  existe  une  autre 
espèce,  le  B.  ahjiricus  Grouv.  (/.  c),  un  peu  plus  répandue  et  que 
j'ai  rencontrée  assez  communément,  au  printemps  dernier,  dans  la 
région  des  Hauts-Plateaux  de  Djelfa  et  de  Bou-Saada.  J'avais,  sans 
aucun  succès,  essayé  de  me  rendre  compte  de  ses  conditions  d'exis- 
tence, quand  M.  le  D''  Maire,  avec  qui  je  me  trouvais  le  20  mai  en 
tournée  d'inspection  au  bord]  forestier  d'Aïn-Ograb  (à  30  kil.  au  sud 
de  Bou-Saada).  attira  mon  attention  sur  une  galle  du  fruit  de  Boemeria 
hybrida  D.G.,  qu'il  venait  de  découvrir.  A  l'état  normal,  cette 
Papavéracée  donne  une  capsule  très  allongée,  cylindrique,  pouvant 
atteindre  5  à  6  cm.  de  long  sur  2  à  3  mm.  de  large.  La  déformation 
qui  peut  l'alïecter  et  qui,  au  cas  présent,  était  abondante,  se  traduit 
par  un  raccourcissement  de  l'ensemble  du  fruit,  compliqué  d'épaissis- 
sement  et  parfois  de  torsion  dans  une  région  plus  ou  moins  étendue 
(fig.  1-3)C). 

Préoccupé  des  relations  pouvant  exister  entre  le  Brachyleptus 
algiricus  et  les  Papavéracées  et,  qu'à  priori,  je  tenais  pour  très  pro- 
bables, je  m'empressai  d'ouvrir  quelques-unes  de  ces  galles,  tout 
préparé  d'ailleurs  à  une  petite  déception,  tant  leur  apparence  repro- 
duisait celle  des  siliques  de  Crucifères,  si  souvent  tuméfiées  par 
l'attaque  des  Gécidomyides.  Mais  la  larve  qui  s'y  trouvait  était  posi- 
tivement une  larve  de  Coléoptère,  que  l'examen  le  plus  rapide 
permettait  d'ores  et  déjà  d'attribuer  à  un  Nitidulide  et  dont  la  taille 
(4» 6  mm.),  chez  les  spécimens  âgés  convenait  parfaitement  à  l'insecte 
que  j'envisageais.  Disons  immédiatement  que  l'étude  de  l'animal  faite 
ultérieurement  a  confirmé  cette  détermination  sommaire  :  la  larve 
extraite  des  galles  de  Boemeina,  malgré  des  disparates  accusées,  est 
analogue  à  celle  des  Cercus  et.  bien  que  je  n'aie  pas  obtenu  sa  trans- 
formation, il  n'est  pas  permis  de  douter  qu'elle  appartienne  réelle- 
ment au  Brachyleptus  algiricus  Grouv. 

Quand  on  ouvre  un  fruit  déformé  de  Boemeria,  on  y  voit  cette 
larve,  plus  ou  moins  développée,  en  train  de  dévorer  les  jeunes 
graines.  Jamais  aucune  autre  partie  n'est  attaquée  et  pourtant,  dans 
tout  le  rayon  d'action  de  l'animal,  les  placentas,  sans  trace  de  mor- 
sures, se  montrent  épaissis  et  comme  gondolés  [?ig.  3-5).  Plus  la 
larve  est  âgée,  plus  cette  tuméfaction  s'étend  et  s'accentue.  C'est  là 
une  véritable  «  galle  interne  »,  indépendante  de  la  galle  externe  qui 
est  produite  aux  dépens  de  l'enveloppe.  Comme  dans  tout  processus 

(1)  Je  dois  ces  figures  au  talent  de  M"°  Lièvre,  préparatrice  au  Labora- 
toire de  Botanique  de  l'Université  d'Alger. 


Séance  du  II  décembre  1921. 


283 


cécidogène,  au  surplus,  il  s'agit  d'une  action  à  distance  transmise, 
par  la  graine  attaquée,  au  placenta  qui  la  supporte  et  la  nourrit,  et 
causée,  à  la  fois  sans  doute  par  le  traumatisme  répété  de  la  morsure, 
et  par  l'excitant  complémentaire  dû  au  chimismc  de  la  salive. 

Parmi  les  capsules  déformées,  il  en  est  qui  ne  contiennent  point  de 
larves  et  où  les  placentas,  aussi,  ne  présentent  aucune  trace  d'épais- 


Fig.  1.  Galle  de  Roemeria  hybrida.  —  1,  2,  aspect  de  la  déformation 
externe  (réduction  du  1/4).  —  3,  une  galle  ouverte  (id.).  —  4,  portion 
de  cette  galle,  montrant  la  tuméfaction  des  placentas  (x  3).  —  5,  coupe 
transversale  (x  4,  5). 


sissement.  A  l'inverse,  si  l'on  ouvre  des  capsules  apparemment  nor- 
males, il  arrive,  rarement  à  la  vérité,  d'y  trouver  une  larve;  et  chaque 
fois  alors,  les  placentas  montrent  la  tuméfaction  qu'elle  provoque.  Ces 
faits  s'expliquent,  à  mon  avis,  de  la  façon  suivante  :  les  tissus,  végé- 
taux ne  réagissent  à  l'excitation  cécidogène  que  sous  certaines  con- 
ditions, dont  l'une,  parmi  les  plus  importantes,  est  que  ces  tissus 
soient  jeunes,  en  plein  état  de  croissance  ;  cela,  je  crois,  est  admis  de 
longue  date.  D'autre  part,  la  déformation  extérieure  du  fruit  de 
Roemeria,  qui  porte  sur  les  enveloppes,  est  sans  doute  le  fait  de  la 
piqûre  préliminaire  à  la  ponte,  peut-être  aussi  du  séjour  de  l'œuf  dans 
le  parenchyme  du  carpelle  ;  la  déformation  interne,  au  contraire,  qui 
porte  sur  les  placentas,  serait  due  exclusivement  à  la  larve.  Supposons 


284  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

que  la  poate  ail  lieu  dans  une  capsule  déjà  formée,  le  parenchyme  des 
enveloppes,  dont  la  fonction  est  terminée,  ne  réagit  plus;  mais  le 
placenta,  qui  doit  nourrir  encore  quelque  temps  les  jeunes  graines, 
reste  sensible  à  l'excitation,  et  y  réagit,  dès  que  ces  graines  sont  atta- 
quées. A  l'inverse,  la  ponte  a  lieu  dans  une  capsule  jeune;  cette  capsule 
se  déforme  au  cours  de  sa  croissanee  et,  à  partir  de  l'éclosion  de  la 
jeune  larve,  le  placenta  se  déforme  à  son  tour  ;  mais  que  cette  éclosion 
avorte,  l'excitant  qu'aurait  provoqué  la  larve  fait  défaut,  les  graines 
restent  saines  et  les  placentas  également;  quant  à  la  galle  externe,  toute 
formée,  elle  persiste,  bien  entendu.  —  Ce  ne  sont  là  que  des  hypothè- 
ses, mais  il  me  semble  que  leur  simplicité  les  rend  vraiseml)lables. 

Il  y  avait  intérêt,  enfin,  à  examiner  si  le  Brachyleptus  algiricus 
attaquait  d'autres  Papavéracées  que  le  Roemeria.  Or,  comme  M.  le 
D""  Maire  me  l'a  indiqué,  deux  Papaver  abondent  à  Ain-Ograb.  L'un, 
P.  dubius  var.  Lecoquii  Lam. ,  a  un  fruit  qui  devient  très  vite  dur  et, 
sur  une  vingtaine  de  capsules  examinées,  pas  une  ne  renfermait  de 
larves.  L'autre,  P.  hybridus  L.,  a  un  fruit  relativeinent  peu  induré 
(bien  que  notablement  plus  coriace  que  celui  des  Roemeria),  et  un 
certain  nombre  de  ces  fruits  m'ont  donné  la  larve  de  Brachyleptus, 
avec  la  tuméfaction  caractéristique  des  placentas;  par  contre,  aucune 
déformation  externe,  la  capsule  a  toute  l'apparence  d'un  fruit  sain;  les 
tissus  de  ses  enveloppes  ne  réagissent  pas,  soit  du  fait  de  leur  chi- 
misme  propre,  soit  en  raison  de  leur  structure,  coriace. 

Il  est  donc  établi  que  les  Brachyleptus  sont  parasites  des  Papavé- 
racées, dans  la  capsule  desquels  la  larve  vit  aux  dépens  des  jeunes 
graines  et  provoque  l'épaississement  des  placentas.  Cette  «  galle  in- 
terne ))  peut  être,  dans  l'association  de  B.  algiricus  Grouv.  avec  Roe- 
meria hybrida  D.  C,  accompagnée  d'une  galle  externe  très  prononcée. 
Quant  aux  fruits  des  Papaver,  quand  ils  sont  attaqués  par  cet  insecte, 
ils  ne  se  déforment  pas  extérieurement,  et  tel  doit  être  le  cas  du 
P.  Rhoeas  L.  parasité  par  B.  papaveris  Grouv. 


Le  régime  des  Nitidulidae  (^),  surtout  à  l'état  larvaire,  est  extrême- 

(1)  Contrastant  avec  celte  variété  de  régime,  le  type  larvaire  des  Nitidu- 
lidae est  relativement  liomogène.  Sa  caractéristique,  —  souvent  méconnue 
dans  les  anciennes  descriptions  — ,  est  dans  la  structure  des  palpes  labiaux, 
qui  sont  uniarticulés.  Presque  toutes  les  larves  de  la  première  série 
(même  celles,  carnassières,  des  Cybocephalus)  ont  une  ventouse  pédicellée 
sous  l'ongle  tarsal.  Cette  ventouse  manque  chez  tous  les  types  de  la  seconde 
série. 


Séance  du  14  décembre  i921.  285 

ment  varié,  comme  on  sait.  Une  première  série  comprend  les  types 
carnassiers,  phyllophages  ou  antliophages  :  les  larves  de  Cijbocephalus 
sont  parasites  des  Coccides,  celles  des  Xenostrongylus  vivent  en  mi- 
neuses dans  les  feuilles  des  Crucifères,  celles  des  Cercus,  sur  les  épis 
des  Cypéracées  et  des  Joncées,  celles  des  Brachypterus  sur  les  chatons 
des  Urtica,  celles  des  Brachypterolus  dans  les  corolles  des  Scrophu- 
lariées,  celles  des  Heterhelus,  des  Pria,  des  Meligethes,  dans  les  fleurs 
les  plus  variées.  —  Puis  vient  la  série  des  Nitidulides  nécrophages, 
saprophages  et  mycophages  :  Nitidula  et  Omosita  dans  les  cadavres, 
—  Cryptarcha,  Soronia,  dans  la  sanie  des  arbres  blessés,  —  Carpo- 
pliilus  dans  les  matières  végétales  putréfiées  ou  sous  les  écorces,  — 
Cyllodes,  Pocadius,  Cychramus,  Epuraca,  etc.,  dans  les  champignons, 
ce  dernier  genre  avec  des  adaptations  parfois  remarquables  ('),  — 
Ipidia,  Pityophagus,  Glischrochilus  sous  les  écorces,  où  ils  vivent  en 
mycophages,  en  saprophages  ou  peut-être,  selon  les  idées  de  Perris, 
en  ennemis  occasionnels  des  xylophages  proprement  dits,  —  AmphoUs, 
enfin,  qui  est  un  myrmécophile  fixé. 

Mais  c'est  la  première  fois,  je  crois,  que  l'on  voit  un  Nitidulide  céci- 
dogène,  évoluant  dans  des  fruits  vivants  et  y  détruisant  les  jeunes 
graines. 


Note  sur  les  Diptères  piqueurs  [Tâbânidae]  recueillis  au  Laos 
par  M.  Vitalis  de  Salvaza 

par  J .    SuRGOUF. 

Nous  avons  reçu  de  notre  collègue  M.  Vitalis  de. Salvaza  un  cer- 
tain nombre  de  Diptères  piqueurs  provenant  de  l'Extrême-Orient  et 
particulièrement  du  Laos.  Nous  avons  l'intention  de  publier  sur  ces 
captures  un  mémoire  illustré  de  nombreuses  figures,  qui  paraîtra  dans 
la  Revue  entomologique  de  l'Indo-Chine  française. 

J'ajoute  que  les  Rhizophagidae,  autrefois  confondus  AMUcle?,  Nilidulidae, 
actuellement  considérés,  et  à  juste  titre,  comme  une  famille  séparée,  ont  une 
morphologie  larvaire  qui  justifie  parfaitement  cette  manière  de  voir.  En  par- 
ticulier, leurs  palpes  labiaux  sont  biarticulés. 

(1)  Je  fais  allusion  ici  aux  espèces  {E.  laeviuscula  Gyllh.,  angustula  Er., 
rufomarginata  Steph.)  qui  vivent  dans  les  galeries  des  Scolytides  et  s'y 
nourrissent,  en  compagnie  de  ces  xylophages  et  de  leurs  larves,  de  la  matière 
cryptogamique  produite  par  des  Sphériales  et  que  l'on  désigne  ordinairement 
sous  le  nom  «  d'ambroisie  ». 


286  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Aussi,  sans  mentionner  les  espèces  déjà  connues  qui  figurent  dans 
l'envoi  de  notre  collègue,  nous  publions  ici  une  description  sommaire 
de  toutes  celles  qui  nous  semblent  nouvelles. 

1.  Tabanus  euphanes,  n.  sp.  —  Thorax  et  scutellum  blancs. 
Abdomen,  pattes,  antennes  et  palpes  noirs.  Pectus  brun  sombre. 
Ailes  uniformément  rembrunies,  non  appendiculées.  Bande  frontale 
divergente  vers  le  vertex,  portant  une  mince  callosité  sublinéaire,  à 
peine  dilatée  à  l'origine.  Palpes  à  peine  coudés.  Thorax  à  bande 
médiane  brunâtre,  terminée  en  pointe  au  bord  postérieur.  —  Long. 
18  mm. 

Type  :  1  Q  provenant  de  Nam  Mat  (Laos),  lo.  V.  1918  (coll.  du 
Muséum). 

Cette  espèce,  par  ses  affinités,  se  rapporte  au  1"  premier  groupe  du 
travail  de  Miss  J.  Ricardo  (Rec.  Indian  Muséum,  1912)  ;  elle  se  dis- 
tingue, inier  alla,  des  3  espèces  de  ce  groupe  par  les  tibias  noirs  et 
l'absence  de  bandes  grises  sur  l'abdomen. 

2.  Tabanus  hypomacros,  n.  sp.  —  Brun  sombre.  Abdomen  por- 
tant une  rangée  médiane  de  cinq  taches  blanches  dont  les  trois  apicales 
n'atteignent  pas  le  sommet  du  segment.  Fémurs  noirs;  tibias,  palpes  et 
antennes  bruns.  Ailes  rembrunies  avec  un  crochet  à  la  3°  nervure 
longitudinale.  Bande  frontale  un  peu  divergente  vers  le  vertex,  à  callo- 
sité basilaire  subtangente  aux  yeux,  atténuée  aux  deux  extrémités, 
prolongée  par  une  ligne  médiane  étroite  s'étendant  jusqu'au  delà  du 
milieu  de  la  bande  et  non  dilatée.  Triangle  frontal  jaunâtre,  mat. 
Ventre  blanchâtre  à  large  bande  médiane  sombre,  interrompue  au 
,bord  postérieur  de  chaque  segment.  —  Long.  19  mm. 

Type  :  1  9  Pang-Haï  (Laos),  8.  V.  1920.  (Coll.  du. Muséum.) 
Un  second  exemplaire  Q ,  de  coloration  un  peu  plus  foncée,  porte 
la  mention  :  Tonkin,  juin  1917. 

Cette  espèce  se  rapporte  au  groupe  VIII  de  Miss  G.  Ricardo  (accolade 
45).  Elle  ditïère  de  T.  Stantoni  R  icardo  par  la  forme  générale  du  corps, 
la  coloration  et  la  bande  frontale  qui  s'élargit  au  vertex  chez  T.  hypo- 
macros au  lieu  d'être  d'égale  largeur.  Les  tibias  antérieurs  sont  som- 
bres au  lieu  d'être  blancs  comme  chez  T.  indianus  Ricardo  et  les 
taches  abdominales  médianes  sont  triangulaires  et  non  rondes  ainsi 
qu'elles  apparaissent  chez  T.  brunneus  Macquart,  dont  nous  avons 
de  nombreux  exemplaires  dans  la  collection  du  Muséum. 

3.  Tabanus  Salvazai,  n.  sp.  —  Corps  noirâtre,  abdomen  portant 
trois  petites  taches  blanches  au  bord  postérieur  des  segments  2-3-4. 


Séance  du  14  décembre  1921.-  287 

Ailes  hyalines  avec  deux  bandes  transverses  sombres  ;  apex  de  l'aileclair, 
première  cellule  marginale  postérieure  fermée.  —  Long.  19,5  mm. 
Type  :  1  Q  Pang-Haï  (Laos),  8.  V.  1920.  (Coll.  du  Muséum.) 
Nous  dédions  cette  belle  espèce,  si  caractérisée,  à  notre  excellent 
collègue  M.  ViTALis  de  Salvaza. 

Elle  se  rapporte  au  groupe  V  de  Miss  Ricardo  (accolade  12)  et  diffère 
des  deux  formes  qui  en  font  partie,  T.  flexilis  Walker  et  T.  Van  der 
Wulpi  O.S.,  par  l'absence  de  bandes  abdominales  jaunes. 

4.  Tabanus  oknos,  n.  sp.  —  Voisin  de  l'espèce  précédente  et 
appartenant  au  même  groupe.  Première  cellule  marginale  postérieure 
fermée.  Ailes  à  bandes  sombres;  les  contours  de  celles-ci  sont  moins 
nets,  mais  l'extrémité  apicale  demeure  hyaline.  Thorax  brun  rou- 
geâtre,  abdomen  unicolore,  brun  noirâtre,  scutellum  blanc;  antennes 
et  palpes  fauves  ;  pattes  noirâtres.  —  Long.  14  mm. 

Type  :  1  9,  Tonkin,  juin  1917.  (Coll.  du  Muséum.) 
Cette  espèce  diffère,  inter  alla,  par  son  scutellum  clair  de  toutes  les 
espèces  du  groupe  V. 

5.  Tabanus  ictericus,  n.  -sp.  —  De  coloration  générale  brun  rou- 
geâtre.  Abdomen  brun  foncé  avec  le  bord  postérieur  des  segments 
clair,  dorsalement  et  ventralement.  Cuisses  sombres,  tibias  plus  clairs. 
Antennes  fauves,  à  3°  article  prolongé  au  bord  supérieur  par  un  long 
crochet  arqué,  bord  inférieur  anguleux.  Palpes  longs  et  minces.  Ailes 
amples,  d'un  brun  orangé  brillant  ;  une  bande  apicale  sombre  laisse 
l'apex  de  l'aile  hyalin.  —  Long.  23  mm. 

Type  :  1  9  Dong-Van  (Tonkin),  11.  10.  17.  (Coll.  du  Muséum.) 
Cette  espèce  ;diffère  de  toutes  celles  du  groupe  VI  de  Miss  Ricardo 
par  la  forme  de  l'antenne  qui  la  rapproche  de  T.  Yao  Macquart,  du 
Japon.  La  coloration  des  ailes  et  l'occlusion  de  la  1'°  cellule  marginale 
postérieure  rappellent  T.  basalis  Macquart,  mais  la  forme  de  l'antenne, 
est  complètement  différente. 


Diagnose  de  nouveaux  genres  et  espèces  de  Chironomides  [Dipt.] 

par  J.-J.    KlEFFER. 

Monodiamesa,  nov.  gen.  —  Voisin  de  Prodiamesa,  dont  il  diffère 
par  les  articles  terminaux  de  la  pince  qui  sont  simples  et  par  la  surface 
alaire  dépourvue  de  soies  microscopiques.  Types  :  Prodiamesa  ba- 
thyphila  K.,  P.  fulva  K.  et  P.  nitida  K. 


288  Bulletin  'de  la  Société  entomologique  de  France. 

Brunieria,  uov.  gen.  —  Ce  genre,  dédié  à  notre  collègue,  M.  le 
capitaine  Bernard  de  Brunier,  est  proche  d'Endochirononius,  dont  il  se 
distingue  par  l'hypopygium  qui  porte,  aux  articles  basaux.  trois  appen- 
dices, comme  dans  le  groupe  Tanytarms.  Le  type  est  :  Brunieria 
grandiforceps,  n.  sp. 

B.  grandiforceps,  n.  sp.  —  cf-  Noir.  Front  et  face  jaunes.  Yeux 
séparés  de  deux  à  trois  fois  leur  largeur  terminale,  partie  amincie  deux 
fois  aussi  longue  que  large.  Palpes  brun  noir,  longs,  4°  article  le  plus 
long.  Antennes  et  panache  brun  noir,  scapes  noirs,  se  touchant, 
14"  article  trois  fois  aussi  long  que  2-13  réunis,  3-13  deux  fois  aussi 
gros  que  longs.  Thorax  brillant.  Balanciers  blanc  brunâtre.  Aile 
hyaline,  pointillée,  lobe  grand  et  arrondi,  transversale  assez  longue, 
bifurcation  de  la  poslicale  très  distale.  Tibia  antérieur  un  peu  plus 
court  que  le  fémur,  écaille  allongée,  portant  un  éperon  noir  et 
un  peu  arqué,  peignes  des  quatre  tibias  postérieurs  confluents, 
chacun  avec  un  éperon  court,  puhilli  larges,  égalant  Tempodium. 
à  peine  plus  courts  que  les  crochets,  portant  environ  huit  rameaux 
médians.  Tergites  2-6  allongés.  Pince  brune,  très  longue,  plus 
longue  que  le  8"  segment,  qui  est  plus  mince  que  les  précédent^ 
et  de  moitié  plus  long  que  large  ;  pointe  de  la  lamelle,  appen- 
dices supérieurs  et  inférieurs  brun  noir  ;  articles  terminaux  grands  et 
larges,  graduellement  amincis  au  bout,  avec  une  double  rangée  de 
grosses  soies  le  long  du  bord  médian,  au  quart  distal;  articles  basaux 
avec  trois  appendices,  dont  le  supérieur  est  très  mince,  dépassant  à 
peine  l'article,  arqué,  linéaire' et  muni  de  trois  grosses  soies  latérales, 
en  son  milieu  ;  appendices  inférieurs  pubescents,  ne  dépassant  pas  le 
tiers  basai  de  l'article  terminal,  élargis  au  tiers  terminal,  où  ils  portent 
dorsalement  de  nombreux  poils  arqués,  gros  et  très  longs;  appendices 
intermédiaires  les  plus  courts,  en  forme  de  pied  renversé  et  dirigé 
médialement,  pubescents,  bord  distal  avec  des  poils  plus  longs. 
—  Long.  6,5  mm. 

Obtenu  de  larves  vivant  dans  une  source  au  Sleswig-Holstein. 

Sergentia,  nov.  gen.  —  Ce  genre,  dédié  à  notre  collègue  M.  leD''Ed. 
Sergent,  offre  les  caractères  suivants  :  Antennes  de  14  articles  chez 
le  cf.  de  7  chez  la  Q,  scapes  se  touchant  (cf  9)-  Aile  poilue,  lobée, 
à  transversale  de  Chironomus.  Tibia  antérieur  à  écaille  obtuse,  sans 
éperon,  pas  plus  court  que  le  métatarse,  4  tibias  postérieurs  à  peignes 
confluents,  les  intermédiaires  à  1  éperon,  les  postérieurs  à  2  éperons, 
puhilli  grands  et  rameux  médialement.  Article  basai  de  la  pince  à 
2  appendices.  Type  :  Sergentia  profundoi^m,  n.  sp. 


Séance  du  14  décembre  i92i.  289 

S.  profundorum,  n.  sp.  —  Noir  mat,  tête,  pattes  et  abdomen  brun 
noir,  balanciers  blancs,  scutellum  jaune,  mésonotum  un  peu  pruineux, 
à  3  bandes  raccourcies  noires,  non  pruineuses  mais  brillantes  comme 
le  mésosternum.  Yeux  séparés  de  deux  fois  leur  largeur  terminale  (c?) 
ou  de  leur  demi-longueur  (  Q  ).  Palpes  longs,  1*^''  article  de  moitié  plus 
long  que  gros,  2*=  et  3''  subégaux,  chacun  plus  de  deux  fois  le  l'^'', 
¥  de  moitié  plus  long  que  le  3^  Panache  du  çf  noir,  i¥  article  des 
antennes  trois  fois  aussi  long  que  2-13  réunis,  3«  un  peu  plus  long  que 
le  4«  (sur  tous  les  exemplaires),  4-13  de  3  à  4 fois  aussi  gros  que  longs; 
antenne  de  la  Q  brune,  sauf  le  scape,  articulations  plus  claires, 
2*=  article  pas  plus  long  que  le  3®,  celui-ci  graduellement  aminci  dista- 
lement,  un  peu  plus  court  que  le  4^,  4-6  amincis  en  col  au  tiers  distal, 
verticilles  irréguliers,  à  7  ou  8  poils  très  longs,  soies  sensorielles 
courtes,  droites,  dépassant  à  peine  l'article,  7^  article  deux  fois  et  demie 
le  6",  avec  trois  poils  distaux  atteignant  les  deux  tiers  de  sa  longueur, 
en  outre  avec  un  poil  semblable  situé  au-dessus  de  la  base  et  un  autre 
sous  le  milieu. 

Aile  hyaline,  finement  pointillée,  poilue  dans  un  peu  plus  du  tiers 
distal,  cubitale  de  moitié  plus  longue  que  la  radiale,  un  peu  arquée,  à 
peine  plus  distante  de  la  pointe  alaire  que  la  discoïdale,  transversale 
oblique,  assez  longue,  brunâtre  comme  les  nervures  antérieures, 
bifurcation  de  la  posticale  à  peine  distale.  Métatarse  antérieur  à  peine 
aussi  long  que  le  tibia,  longuement  cilié  comme  les  trois  articles  sui- 
vants, cils  0-6  fois  aussi  longs  que  sa  grosseur,  1-5  graduellement  rac- 
courcis. Articles  terminaux  de  la  pince  sans  rangée  de  soies  rigides; 
appendice  supérieur  des  articles  basaux  n'atteignant  pas  l'extrémité 
de  l'article,  glabre,  incurvé  au  tiers  distal  et  pointu,  un  peu  plus 
large  au  2"  tiers,  dont  le  bord  médial  est  pubescent,  encore  plus  large 
à  la  base,  qui  porte  trois  fortes  soies  au  bord  médial;  appendice  infé- 
rieur dépassant  peu  le  tiers  basai  des  articles  terminaux,  un  peu  élargi 
au-dessus  du  milieu,  ayant,  outre  les  longs  poils  dorsaux  arqués,  un 
poil  droit,  terminal  et  encore  plus  long;  lamelle  à  longue  pointe.  — 
Long,  cf  9,  5,o-7  mm. 

Obtenu,  par  le  D'"  Thienemann,  de  larves  vivant  à  une  profondeur 
de  15  mètres  dans  un  lac  de  Pologne. 


290  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Observations  sur  le  comportement  de  Blastophaga  psenes  L. 
[Hym.  Chalcididae] 

par  J.  Cotte. 

Le  comportement  de  Blastophaga  psenes  L.  a -été  étudié  par  des 
observateurs  lort  consciencieux.  Nous  savons  ainsi  que  le  mâle,  sorti 
le  premier,  fait  à  la  galle  dans  laquelle  se  trouve  une  femelle  une 
ouverture  par  laquelle  il  opère  la  fécondation  ;  la  femelle  agrandit 
ensuite  l'ouverture  ainsi  faite  et  sort  à  son  tour.  Certains  auteurs 
disent  que  le  mâle  délivre  complètement  la  femelle  de  sa  prison.  J'ai 
examiné,  à  mon  tour,  pendant  plusieurs  années,  la  succession  des 
actes  des  individus  des  deux  sexes,  afin  de  me  faire  une  opinion  sur 
la  manière  dont  a  pu  se  former  l'instinct  de  ces  animaux  {*). 

Un  premier  fait  est  à  noter.  C'est  que  les  puissantes  mandibules  de 
ces  Chalcidiens  viennent  aisément  à  bout  des  tissus  qui  forment  la 
paroi  des  galles  fraîches;  il  faut  environ  d'un  quart  d'heure  à  une 
demi-heure  à  un  mâle  pour  faire  l'ouverture  par  laquelle  s'enfoncera 
l'extrémité  effilée  de  son  abdomen.  Mais  quand  les  galles  se  dessèchent, 
les  animaux  ne  peuvent  rapidement  plus  les  entamer;  en  isolant 
32  cécidies,  chacune  dans  un  tube,  je  n'ai  obtenu  aucune  éclosion. 
J'en  ai  eu  un  grand  nombre,  au  contraire,  en  mettant  dans  chaque 
tube,  en  même  temps  que  la  galle,  une  feuille  à'Atriplex  Halimus  L., 
destinée  à  lui  conserver  un  état  suffisant  d'humidité. 

Ouverture  des  galles  par  les  mâles.  —  Le  mâle  est  puissamment 
armé.  En  plus  de  ses  mandibules,  il  a  des  premières  et  des  dernières 
pattes  qui  rappellent  celles  des  fouisseurs  ;  la  deuxième  paire  est,  au 
contraire,  très  grêle;  un  certain  nombre  d'individus  en  entourent  leur 
abdomen  repUé,  pendant  la  copulation. 

Le  mâle  ouvre  sa  propre  galle,  puis  va  ouvrir  celles  des  femelles; 
mais  on  peut  assister  à  des  déviations  de  cet  instinct.  Un  mâle,  après 
être  sorti,  s'est  mis  à  agrandir  l'orifice  qu'il  avait  fait  à  sa  prison.  J'en 
vois  qui  sont  vautrés  dans  leur  cécidie,  dont  il  ne  reste  plus  que  la 
moitié,  et  qui  continuent  à  grignoter  les  bords  de  l'ouverture.  D'autres 
ne  terminent  pas  la  perforation  qu'ils  ont  commencée  sur  une  galle  à 
femelle  ;  après  avoir  mordillé  un  moment,  ils  vont  à  une  autre  fleur  ou 
à  un  autre  endroit  de  la  même.  Après  la  copulation,  ils  peuvent  passer 
à  d'autres  fleurs  ou  revenir  agrandir  l'orifice  par  lequel  sortira  la 

(1)  Ce  qui  facilite  beaucoup  l'observation,  c'est  l'impassibilité  des  Blasto- 
phages.  On  prend  une  galle  par  son  pédoncule,  que  l'on  fixe  par  une  aiguille 
à  un  bouchon;  on  peut  manier  celui-ci  en  tous  sens  sous  le  microscope  :  le 
mâle  qui  est  sur  la  galle  continue  son  ouvrage  comme  si  rien  n'était. 


Séance  du  14  décembre  1921.  291 

femelle  fécondée.  Il  en  est,  enfin,  qui  broutent  les  sépales  des  galles. 
Et  ceci  nous  renseigne,  semble-t-il,  sur  l'origine  de  l'instinct  du 
mâle.  A  l'inverse  de  la  femelle,  il  mange  abondamment  pendant  les 
premières  heures  qui  suivent  sa  sortie,  et  son  aliment  de  choix  est,  ea 
général,  la  paroi  des  galles.  C'est  à  son  besoin  de  manger  qu'il  s'aban- 
donne quand  il  agrandit  indéfiniment  l'ouverture  de  sa  galle;  c'est  ce 
besoin,  combiné  à  celui  de  la  reproduction,  qui  lui  fait  ouvrir  les 
galles  à  femelles.  Et  quand  il  revient,  après  la  fécondation,  agrandir 
l'orifice  par  lequel  sortira  la  femelle,  il  ne  fait,  en  somme,  que  revenir 
à  son  aliment  préféré. 

Aide  aux  femelles  pour  la  sortie.  —  El  il  s'est  fait  graduelle- 
ment une  habitude  pour  les  mâles  d'aider  les  femelles  dans  leur 
sortie,  un  acte  qui  rappelle,  de  manière  fort  curieuse,  ce  que  nous 
appelons  galanterie  dans  la  société  humaine.  Il  m'avait  paru  évident 
que  certains  mâles,  en  dehors  de  tout  désir  de  copulation,  s'occu- 
paient beaucoup  de  la  sortie  des  femelles.  J'ai  fait  avec  une  aiguille 
une  boutonnière  à  une  cécidic  à  femelle;  l'ouverture  était  au  niveau 
de  l'abdomen  de  l'animal;  une  patte  est  sortie;  un  moment  plus  tard, 
la  tarière.  L'affaire  était  ainsi  fort  mal  engagée  pour  la  femelle.  Un 
mâle  a  été  mis  alors  sur  l'ouverture.  II  était  exlraordinairement  mala- 
droit, tombait  tout  le  temps  ;  il  a  fallu  le  remettre  une  douzaine  de 
fois  au  point  utile.  Il  a  paru  ne  trouver  la  femelle  que  lorsque  ses 
mandibules  ou  ses  courtes  antennes  l'ont  rencontrée;  il  a  commencé 
alors  à  forcer  avec  sa  tète  sous  les  ailes  d'un  côté,  puis  a  pénétré  à 
demi  dans  la  cécidie,  a  fait  ce  qu'on  appelle  en  obstétrique  une  version, 
a  amené  la  tète  de  la  femelle  vers  l'ouverture  que  j'avais  pratiquée 
et  l'a  aidée  à  sortir.  Il  l'a  ensuite  laissée  aller,  vierge.  J'ai  remis  les 
deux  animaux  en  contact,  à  plusieurs  reprises.  Le  mâle  s'agrippait 
momentanément  à  la  femelle,  comme  il  l'aurait  fait  à  tout  autre  corps 
étranger;  mais  il  n'y  a  pas  eu  de  tentative  de  copulation. 

Nécessité  du  rôle  du  mâle  dans  la  sortie  de  la  femelle.  —  Au 
cours  de  l'expérience  que  j'ai  citée  et  dans  laquelle  j'avais  mis  dans 
des  tubes  des  galles,  isolées  par  unités  ou  par  petits  groupes,  j'ai  eu 
plus  réguUèrement  des  éclosions  de  femelles  quand  je  mettais  avec 
une  galle  un  mâle  déjà  éclos,  ou  quand  j'isolais  un  groupe  de  galles, 
dont  une  fournissait  un  mâle.  Mais  j'ai  obtenu  tout  de  même  de  nom- 
breuses éclosions  de  galles  à  femelle,  en  l'absence  de  tout  mâle.  L'ins- 
tinct héréditaire  de  la  femelle  est  qu'elle  soit  fécondée  dans  la  galle  ; 
elle  attend  cet  acte.  S'il  ne  se  produit  pas,  elle  sort  seule.  Si  l'on 
ouvre  une  galle  à  femelle  avec  des  aiguilles,  on  peut  y  trouver  l'ani- 


292  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

mal  prêt  à  sortir;  ainsi  libéré,  il  étend  ses  ailes  et  se  met  à  marcher, 
et  l'on  peut  obtenir  alors,  hors  de  la  galle,  sa  copulation  avec  un 
mâle. 

L'observation  des  figues  permettait  seule  déjà  de  faire  admettre  la 
sortie  spontanée  des  femelles.  On  trouve,  en  effet,  parmi  les  figues 
(profichi)  du  liguier  sauvage  {Ficus  carica  var.  Erinosyce  T  se  h.  et 
Rav.)  des  exemplaires  de  taille  réduite,  tapissés  de  fleurs  à  court 
style  restées  naines,  et  contenant  cependant  une  femelle  de  blasto- 
phage  dans  leur  cavité.  Il  faut  admettre  que  cette  femelle  n'avait 
apporté  que  des  ovules  non  fécondés,  et  il  est  probable,  dès  lors,  qu'elle 
s'était  libérée  toute  seule  de  sa  galle. 

Enchaînement  des  actes  instinctifs.  —  De  nombreux  auteurs,  et 
Fabre  notamment  ont  fait  remarquer  combien  est  fatale,  en  général, 
la  succession  des  différents  temps  dans  les  instincts  des  insectes.  Pour 
les  mâles  de  Blastophaga,  sortis  de  leurs  galles,  cette  succession  est  la 
suivante  :  ouverture  d'une  cécidie  à  femelle,  copulation,  ouverture 
d'une  nouvelle  cécidie,  copulation,  avec  intercalation  d'un  temps  com- 
plémentaire et  facultatif  d'aide  à  la  femelle  pour  sa  sortie.  Quand  un 
temps  vient  à  manquer,  pour  une  raison  quelconque,  l'animal  peut 
reprendre  la  suite  de  sa  série,  comme  si  ce  temps  avait  été  fait.  Un 
Blastophage  vient  de  passer  une  demi-heure  à  ouvrir  une  cécidie;  au 
moment  où  il  va  introduire  son  abdomen  par  la  perforation,  il  dégrin- 
gole. Comme  il  est  assez  maladroit  pour  remonter,  je  le  remets  sur 
son  chantier.  Le  temps  copulation  est,  en  quelque  sorte,  tenu  pour 
fait.  Le  Blastophage  ne  reconnaît  pas  l'ouverture  sur  laquelle  il  a 
peiné,  ni  la  femelle  qui  semble  l'attendre  :  il  va  entamer  un  nouveau 
trou  sur  la  même  cécidie  ou  bien  passe  à  une  cécidie  voisine. 

Il  découle  de  ces  observations  que  l'instinct  du  mâle  de  B.  psenes 
comprend  une  série  d'actes,  dans  lesquels  l'individu  se  comporte  habi- 
tuellement en  véritable  automate;  mais  on  peut  assister  à  des  varia- 
tions bien  accentuées  quand  on  examine  la  manière  de  se  comporter 
d'un  assez  grand  nombre  d'individus.  Il  semble  que  les  actes  princi- 
paux de  cet  instinct  dérivent  de  l'association,  ou  du  conflit,  des  deux 
besoins  essentiels  de  l'individu  :  le  besoin  d'alimentation,  qui  est 
satisfait  par  .la  mastication  des  parois  des  galles,  et  le  besoin  génital, 
qui  interrompt  l'assouvissement  du  premier.  Des  actes  plus  compU- 
qués,  tels  que  l'aide  à  donner  aux  femelles  dans  leur  sortie,  sont 
venus  s'y  surajouter  ultérieurement  :  de  ceux-ci,  il  est  difficile  de  bien 
s'expliquer  la  genèse. 

Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Ciiopaki>. 

TYPOGRAPHIE    FIliMIN-DIDOT    ET    C"=.   —   PARIS. 


'sm,  m&- 


BULLETIN 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


jiéauce  du  1SH  décembre    10!31 

Présidence  de  M.  J.  SURCOUF. 

Vorreapoiidance,  p.  2î)3.  — Nécrologie,  p.  294.  —  Changements  d'adresses, 
p.  2911.  —  Admissions,  p.  295.  —  Présentations,  p.  295.  —  Démissions, 
p.  295.  —  Coniribuiions  à  nos  publications,  p.  295.  —  Faune  Bedel,  p.  295. 

Observations  diverses.    —  L.  Demaison.  Rectification,  p.  296. 

Communications.  —  D'  A.  Chobvit.  DescrlpUon  d'un  nouveau  Styp/irus 
[Col.  Histekidae]  de  l'Algérie  méridionale,  p.  296.  —  Id.  DescripUon  d'un 
nouveau  Diaphorocera  [Col.  Mixoidve]  de  l'Algérie  méridionale,  p.  298.  — 
P.  Deniek.  Description  sommaire  et  biologie  de  la  larve  du  Drapeles 
higutlatus  Piler  [Col.  Turoscidae],  p.  299.  —  D'  Cl.  Gautier.  Descrip- 
tion dé  deux  espèces  nouvelles,  Trioxys  placidus  [Hym.  Bkaconidai:]  et 
Alloxysta    Gautieri    J.-J.  Kicffer  [tivM.   CvNiPinAïc],  p.  302. 

Elections  annuelles,  p.  307. 


M.  le  D""  J.  Cotte,  de  Marseille,  assiste  à  la  séance. 

Correspondance.  —  MM.  Ch.  Janet  et  J.  Sainïe-Glaire  Devillk, 
élus  Membres  honoraires  à  la  précédente  séance,  adressent  leurs 
remerciements  en  ces  termes  : 

Voisinlieu  par  Allonnc,  le  20  décembre  1921. 

Mon  cher  Collègue, 

.Je  vous  accuse  réception  de  votre  lettre  du  15  décembre,  lettre  par  laquelle 
vous  me  faites  savoir  que,  dans  sa  séance  du  14,  la  Société  entomologiqnc 
de  France  m'a  décerné  le  litre  de  Membre  honoraire. 
Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1921].  —  N»  20. 


294  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Je  suis  exlrêmemoiit  reconnaissant  à  la  Société  entomologique  de  France 
pour  l'honneur  qu'elle  me  fait  en  cette  circonstance.  Déjà,  elle  m"a  grande- 
ment encouragé  en  m'attribuant  en  1908  le  prix  Constant.  Le  titre  envié 
qu'elle  m'accorde  aujourd'hui  est  pour  moi  un  nouvel  et  puissant  encou- 
ragement. 

Les  recherches  que  je  poursuis  actuellement  semblent  porter  sur  des  su  jets 
tout  difl'érents  de  ceux  dont  s'occupe  1  Entomologie,  mais,  en  réalité,  c'est 
l'Insecte  qui  a  été  le  point  de  départ  de  ces  recherches  et,  bien  que  ces 
dernières  aient  pris  un  caractère  de  grande  généralité,  l'Insecte  continuera 
à  y  occuper  une  place  importante. 

Recevez,  mon  cher  Collègue,  l'expression  de  mes  meilleurs  sentiments. 

Ch.  Janeï. 

Sarrebruck,  le  17  décembre  1<J21. 
Mon  cher  Président, 

Je  trouve  ce  soir  la  lettre  de  notre  Secrétaire,  m'annoncant  que,  dans  sa 
dernière  séance,  la  Société  entomologique  de  France  a  bien  voulu  me 
décerner  le  titre  de  Membre  honoraire. 

Cette  nouvelle  mè  cause  à  la  lois  une  grande  joie,  et,  je  l'avoue,  un  peu 
de  surprise.  J'ai  peine  à  croire  que  la  Société  ait  attribué  une  telle  récom- 
pense à  une  production  bien  modeste,  et  que  les  événements  ont  contribué 
à  rendre  plus  mince  encore. 

Quoi  qu'il  en  soll,  je  suis  très  profondément  touché  par  cette  manilesla- 
tioH  de  sympathie,  dont  je  remercie  nos  collègues  du  fond  du  cœur.  Elle 
m'impose  le  devoir  d'être  plus  attaché  que  jamais  à  notre  chère  Société,  dont 
le  relèvement  est  aujourd'hui  si  rapide,  et  de  contribuer  avec  une  nouvelle 
ardeur  à  sa  prospérité. 

Veuillez  agréer,  mon  cher  Président,  l'expression  de  mes  sentiments  les 
jilus  affectueux  et  les  plus  dévoués. 

J.  Sainte-Claire  Deville. 

Nécrologie.  —  A'oas  avons  le  profond  regret  de  faire  pari  du  dé- 
cès de  noire  collègue  A.  Millot,  professeur  de  dessin  au  Muséum 
national  d'Histoire  naturelle.  Bien  qu'il  ne  s'occupât  pas  spécialement 
d'entomologie,  A.  Mu.lot  s'était  toujours  vivement  intéressé  à  notre 
Société  et  les  Insectes  ont  tenu  une  place  très  importante  dans  le  nom- 
bre considérable  de  ses  merveilleux  dessins,  où  il  a  su  allier  une 
exactitude  scientifique   scrupuleuse  à  une  réelle  valeur  artistique. 

Changements  d'adresses.  —  M.  P.  Dexier,  39.  boulevard  de  la 
République,   Ghaville  (Seine-et-Oise). 

—  M.  A.  IiALLET,  Agent  administratif  des  dommages  de  guerre, 
Chauny  (Aisne). 


i 


Séance  du  28  décembre  1921.  295 

—  M.  le  D'H.-H.  Knight.  University  Farm,  S*-Paul  (Minn.),  U.S. A. 

—  M.  C.  Pkrez,  Professeur  à  I;i  Sorbonne,  laboratoire  de  Zoologie. 
1.  rue  Victor-Cousin.  Paris,  3  . 

—  M.  P.  Weber.  L'Ermitage  de  Florival,  Guebwiller  (Haut-Rhin). 

Admissions.  —  M.  R.  Henriot,  Aviatic  Hôtel,  lo  bis,  boulevard 
Victor,  Paris,  15' .  —  Lépidoptères. 

—  M.  A.  IVI.\RTi,  Fleurs  d'Épines,  Montbéliard  (Doubs).  —  Lépido- 
ptères. 

—  M.  le  D'  Mercier,  Médecin  en  chef  de  l'Asile  d'Aliénés  de  Pier- 
nefeu  (Var).  —  Lépidoptères. 

—  M.  A.  MouLLET.  282,  rue  de  Vaugirard,  Paris,  15°. —  Entomologie 
fjénérale. 

Présentations.  —  M""  M.  de  la  Roche,  dessinatrice  d'entomolo- 
gie, 68,  rue  de  l'Aqueduc,  Paris,  10' ,  présentée  par  M.  L.  Berland.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  E.  Séguy  et  G.  Bénard. 

—  M.  H.  Gauthier,  licencié  es  Sciences,  préparateur  au  Labora- 
toire de  Zoologie  appliquée,  4,  rue  Naudot,  Alger,  présenté  par 
M.  E.  DE  Bergevin.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  Surcouf  et 
P.  de  Peyerimboff. 

—  M.  H.  Maneval,  instituteur,  Chéneveilles  par  Tence  (Haute-Loire), 
présenté  par  M.  L.  Lhomme.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  de 
Joaxnis  et  E.  Moreau. 

—  M.  J.  Thérond,  41,  rue  Séguier,  Nîmes  (Gard),  présenté  par 
MM.  G.  Cabanes  et  H.  La\agne.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  Ch.  Lahaussois  et  J.  Magnin. 

Démissions.  —  MM.  L.  Berïin  et  J.  Montoliu  ont  adressé  leur 
démission. 

Contributions  à  nos  publicatioDs.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  le  D""  A.  Chobaut 20  francs. 

R.  Ley 25      - 

R.  Tillyard 44      — 

M'"  E.  PÉTËtoï 6      — 

Faune  Bedel.  —  Le  prix  du  second  fascicule  du  tome  IV  de  la  Faune 
des  Coléoptères  du  Bassin  de  la  Seine,  indiqué  au  Bulletin,  n°  13. 
p.  215,  doit  être  modifié  comme  suit  :  six  francs  pour  les  membres  de 
la  Société  et  huit  francs  pour  les  étrangers. 


â96  BuUdin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Observations  diverses. 

Rectification.  —  M.  L.  Demaison  signale  une  faute  d'impression 
clans  sa  note  sur  Hepialm  lupulinm  parue  dans  le  Bulletin  [1921  L. 
p.  232.  Il  faut  lire  «  celte  chenille  a  été  signalée  comme  nuisible 
aux  fraisiers....  »  et  non  aux  fruitiers,  ce  qui  n'a  aucun  sens. 


Communications. 

Description  d'un  nouveau  Styphrus  [Col.  Histerid.\e] 
de  l'Algérie  méridionale 

par  le  D'"  A.  Chob.vut. 

Styphrus  Peyerimhoffi,  u.  sp.  —  Court,  gloljulcux.  peu  renflé, 
brillant,  noir;  dessus  glabre,  dessous  partout  garni  d'une  pubescence 
jaunâtre,  peu  dense.  Tête  mate,  à  granulations  fines  et  denses;  frojit 
non  séparé  de  l'épistome.  Pronotum  à  peu  près  deux  fois  plus  large 
que  long,  à  ponctuation  fine  et  peu  serrée  à  la  base  du  disque,  plus 
forte  et  plus  serrée  à  sa  partie  antérieure  et  sur  les  côtes,  grossière, 
presque  rugueuse  vers  les  angles  antérieurs;  fortement  échancré  en 
avant,  ce  qui  fait  paraître  saillants  les  angles  antérieurs;  côtés  avec 
une  fine  strie  marginale,  entière,  qui  borde  aussi  les  angles  antérieurs 
et  remonte  jusque  vers  le  milieu  du  bord  antérieur  où  elle  n'est  plus 
sensible;  côtés  garnis  de  longs  poils  flavescents,  raides.  Élytres  plus 
courts  que  larges  ensemble,  à  la  base,  nettement  et  lâchement  ponctués 
à  l'extrémité,  sur  la  moitié  postérieure,  cette  ponctuation  légèrement 
plus  serrée  près  de  l'apex  et  ne  s'étendant  pas  en  dehors  au  delà  de  la 
3"  strie  dorsale.  Calus  humerai  non  saillant.  Strie  suturale  fine,  dis- 
tante de  la  suture  sur  la  plus  grande  partie  de  son  étendue,  avec  une 
ligne  de  points  entre  elle  et  la  suture,  rapprochée  de  celle-ci  en  ar- 
rière, entière,  réunie  en  arc  à  la  base  à  la  4*=  dorsale;  les  quatre  stries 
dorsales  bien  marquées,  ponctuées,  prolongées  jusque  près  de  l'ex- 
trémité, la  1''=  rapprochée  de  la  2^  vers  le  bout,  les  3®  et  4''  a  peine 
moins  longues;  strie  subhumérale  interne  partant  de  la  base  et  un  peu 
plus  courte  que  la  !''«  dorsale  à  laquelle  elle  est  presque  parallèle; 
strie  humérale  obUque,  assez  profonde,  entre  la  subhumérale  interne 
et  la  l""*^  dorsale  qu'elle  semble  réunir.  Propygidium  et  pygidium  ren- 


Séance  du  '2S  décembre  1921. 


207 


nés,  à  points  arrondis,  plats,  pas  très  serrés.  Tibias  antérieurs  aplatis, 
très  élargis,  une  fois  et  demie  seulement  aussi  longs  que  larges,  armés 
de  cinq  fortes  dents  mousses  sur  leur  bord  externe,  les  trois  anté- 
rieures plus  fortes  que  les  deux  postérieures,  avec  trois  petites  dents 
sur  le  bord  antérieur;  une  dent 
incurvée  à  angle  droit  sur  elle-  ^ 

même  au  niveau  de  l'insertion 
du  tarse;  celui-ci  formé  de  cinq 
articles  a  peu  près  égaux,  les 
quatre  premiers  avec  une  longue 
et  forte  soie  en  dehors,  le  der- 
nier avec  un  ongle  très  long, 
très  tin,  longuement  bifide  à  l'ex- 
trémité. Tibias  de  la  2«  et  de  la 
3°  paire  de  pattes  pas  très  larges, 
garnis  sur  leur  bord  supérieur 
d'une  double  rangée  de  longues 
et  fortes  spinules,  celles  de  la 
rangée  interne  encore  plus  lon- 
gues et  plus  fortes.  Articles  des 
tarses  munis  chacun  en  dessous 

d'une  soie  raide,  formant  ainsi  une  sorte  de  peigne,  le  dernier,  plus 
long  que  les  autres,  muni  au  bout  d'un  ongle  tin,  très  allongé,  lon- 
guement bifide  à  l'extrémité. 

Proslernum  finement  robordé  en  avant,  les  côtés  avec  une  carène 
continue  en  avant,  le  milieu  avec  deux  stries  rapprochées,  un  peu 
divergentes  en  avant  et  en  arrière,  non  réunies  à  leurs  extrémités.  — 
Long.  :  2,  8  mm. 

J'ai  pris  un  seul  exemplaire  de  cet  Histéride  fouisseur  à  Touggourt. 
dans  le  sable  fin  des  dunes,  en  mai  1898.  Que  mon  cher  collègue,  M.  P. 
DE  PEYEniMHOFF,  me  permette  de  le  lui  dédier  en  témoignage  de  mon 
admiration  pour  ses  beaux  travaux  sur  la  faune  entomologique  de 
l'Afrique  du  Nord! 

Je  n'estime  pas  nécessaire  de  comparer  longuement  ce  nouveau 
Styphi'us  à  ceux  déjà  connus,  car  il  s'en  distingue  sans  peine  à  sa 
forme  relativement  aplatie  et  à  la  conformation  de  ses  tibias  antérieurs. 


Styphrus  Peyerimho/fi,  n.  sp.  — 
Fig.  1.  Tibia  antérieur  gauche  vu  par 
sa  face  interne  ;  ^  fig.  2.  Prosternum 
vu  de  face. 


298 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Description  d'un  nouveau  Diaphorocera  [Col.  MeloidaeJ 
de  l'Algérie  méridionale. 

))ar  le  D'  A.  Chouaut. 

Diaphorocera  carinicollis,  n.  sp.  —  Voisine  du  D.  llemprichi 
Hend..  cette  espèce  s'en  distingue  nettement  :  par  sa  taille  plus 
grande;  parla  présence  d'une  carène  longitudinale  sur  le  milieu  du 
pronotum  et  une  ponctuation  plus  (ine  de  cet  organe  ;  par  la  couleur 
des  antennes  dont  le  1  "'  article  est  noir  chez  le  rf ,  enfumé  ainsi  que 
les  suivants  chez  la  Q  ;  par  les  tibias  antérieurs  du  cf,  sans  expansion 
memijraneuse,  simples  ;  enfin  et  surtout  par  les  antennes  du  cf  beau- 


Fig.  1,  Antenne  droite,  vue  de  profil,  deZ).  carinicollis  çf;  — lig.  2,  an- 
tenne droite  de  la  Q  :  —  lig.  3,  antenne  droite  vue  de  profil  de  D.Hemprichi  çf  : 
—  fig.  'i,  antenne  droite  de  la  O. 


coup  plus  simples  et  plus  analogues  à  celles  de  la  Ç .  Les  figures 
ci-contre  feront  mieux  ressortir  ces  diirérences  qu'une  longue  des- 
cription. Chez  D.  llemprichi,  les  antennes  du  cT  ont  les  articles  4  à7 
autrement  ajustés  les  uns  sur  les  autres,  lamelleux  et  plus  ou  moins 
bifides  ou  trifides  à  leur  extrémité  inféro-externe.  les  articles  8  à  10 
longuement  triangulaires,  le  il"  l'alciforme ;  chez  D.  carinicollis,  les 
articles  4  à  7  sont  simplement  emboîtés  les  uns  dans  les  autres,  épi- 
neux et  noirs  à  leur  extrémité  inféro-externe,  les  articles  8  à  10  sub- 
quadrangulaJres,  le  U'  longuement  ovoïde.  Chez  D.  Hemprichi.  les 
antennes  de  la  9  sont  plus  grêles,  avec  le  3"  article  simplement  un 
peu  plus  petit  que  le  4"  ;  chez  D.  carinicollis,  les  antennes  delà  9  sont 
plus  épaisses  avec  le  3'  article  n'égalant  que  le  tiers  de  la  longueur 
du  4".  —  Long.  12  mm. 


Séance  du  "28  décembre  19M.  299 

J'ai  capturé  cette  espèce  à  Touggourt.  sur  les  fleurs,  en  mai  1898, 
en  même  temps  que  D.  Hemprichi,  au  nombre  de  deux  cf  et  de 
quatre  Ç. 


Description  sommaire  et  biologie  de  la  larve 

du  Drapetes  biguttatus  Piler  [Col.  Turoscidae] 

par  Pierre  Demer. 

D'après  J.  Redtenbacher,  le  Drapetes  biguttatus  Piler  aurait  'été 
trouvé  à  Viennp  le  long  des  parois  des  serres  chaudes,  ce  qui  a  permis 
à  cet  auteur  de  supposer  que  sa  larve  vit  dans  le  tan.  Gyllenh,\l  l'in- 
dique comme  vivant  sous  les  écorces  d'arbres  morts.  D'après  le  même 
auteur,  la  larve  du  Tliroscus  dermestoides  L.  vivrait  dans  le  bois  de 
chêne. 

En  dehors  de  ces  hypothèses,  il  n'a  été  publié  jusqu'à  ce  jour 
aucune  observation  précise  concernant  les  métamorphoses  des  Thros- 
cides  et  leur  évolution  est  restée  inconnue. 

La  découverte  de  la  larve  du  Drapetes  biguttatus  Piler  lait  con- 
naître quelques  particularités  de  l'évolution  de  cet  insecte;  elle  facili- 
tera sans  doute  la  découverte  des  larves  inconnues  des  nombreuses 
espèces  américaines.  D'autre  part,  l'énoncé  de  quelques-uns  des  carac- 
tères morphologiques  de  cette  larve  permettr,a  d'apprécier  les  rapports 
([ui  peuvent  être  étabhs  entre  la  famille  des  Throscides  et  les  îamilles 
des  Eucnémides,  des  Élatérides,  des  Buprestides  et  même  des  Byr- 
rhides,  auprès  desquelles  cette  famille  a  tour  à  tour  été  rangée. 

.l'ai  découvert  la  larve  du  Drapetes  biguttatus  Piler  à  Saclas  (Seine- 
(;t-Oise)  au  mois  de  juin  19H.  L'adulte  était  très  abondant,  volant  au 
soleil  dans  une  clairière  humide,  au  fond  d'un  vallon.  Un  important 
tas  de  sciure  provenant  d'une  scierie  voisine  se  trouvant  en  cet 
endroit,  j'ai  recherché  la  larve  du  Drapetes  dans  l'épaisseur  dU' mon- 
ceau de  sciure.  J'en  ai  rencontré  un  certain  nombre  à  un  mètre  envi- 
ron de  la  surface  du  tas;  la  température  à  cette  profondeur  était  supé- 
rieure à  50"  en  raison  de  la  fermentation.  J'ai  noté  que  plusieurs  larves 
étaient  voisines  de  fragments  d'écorces  d'essences  indéterminées  mais 
non  résineuses.  J'ai  récolté  un  certain  nombre  de  Myxomycètes  du 
genre  Aetalium  sur  le  tas  de  sciure  et  sur  des  souches  voisines.  Je 
n'ai  pas  réussi  à  élever  ces  larves  à  l'étuve  humide  à  50°. 

Les  principaux  caractères  morphologiques  de  la  larve  sont  les  sui- 
vants : 


300 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Larve  cylindrifjue,  légèrement  arquée,  la  tête  d'une  part  et  le  der- 
nier segment   ahdominal  d'autre    part  étant  légèrement  relevés;  la 


P.Dfiiuc}- 


Larve  du  Drapetes  biguttatus  Piler. 
A.  La  larve  vue  en  dessus.  —  B.  Tôle  vue  en  dessus.  —  C.  Dernier  segment 
abdominal,  vu  de  trois  quarts,  en  dessus.  —  D.Le  niOme,  vu  de  profd.  —  E.  Tétc 
et  segments  llioraciques,  vus  en  dessous.  —  F.  Dernier  segment  abdominal 
vu  en  dessous.  —  C.  3°  segment  abdominal,  vu  en  dessus. 

forme  générale  de  la  larve,  vue  de  prolil,  est  donc  celle  d'un  ii  dont 
les  branches  seraient  très  écartées.  Couleur  d'un  jaune  clair  rembruni 


Séance  du  28  déceiiibre  19'2l.  301 

sur  les  parties  plus  fortement  chitinisées  de  la  tète,  des  segments 
thoraciques  et  du  dernier  segment  de  l'abdomen.  Corps  portant  un 
certain  nombre  de  poils  (voir  figures).  Longueur  1  centimètre  environ. 

Tète  transverse,  rétrécie  en  avant  et  brièvement  en  arrière,  dépri- 
mée en  dessus,  légèrement  renllée  en  dessous  dans  la  partie  basale; 
non  rétractile  dans  le  segment  prothoracique.  Pas  d'ocelles.  Plaque 
sus-céphalique  fortement  déprimée  au  milieu  et  profondément  éclian- 
crée  en  avant,  prolongée  eu  deux  lobes  présentant  sur  leur  bord  anté- 
rieur quelques  soies.  Antennes  d'un  seul  article,  renflé  en  massue  à 
son  extrémité,  insérées  sur  les  côtés  de  la  tète  à  l'insertion  des  man- 
dibules. Mandibules  robustes,  à  bord  externe  très  épais  en  arrière, 
terminées  en  avant  par  une  pointe  triangulaire  acérée,  amincie  vers 
l'intérieur,  son  bord  interne  prolongé  en  arrière  par  une  surface 
molaire  plus  saillante,  formée  de  mamelons  irréguliers  ;  un  faisceau  de 
poils  raides  à  la  base,  du  côté  interne.  Mâchoires  à  lobe  interne  cilié, 
palpe  de  trois  articles.  Lèvre  inférieure  élargie  en  avant;  palpes  de 
deux  articles. 

Prothorax  aussi  long  que  la  tète  avec  les  mandibules,  rétréci  d'ar- 
rière en  avant,  aussi  long  que  l'ensemble  des  deux  segments  méso-  et 
métathoraciques;  tous  trois  à  peu  près  lisses,  finement  sillonnés  au 
milieu.  Hanches  dirigées  de  dehors  en  dedans  et  un  peu  en  arrière; 
les  antérieures  et  les  intermédiaires  contiguës,  les  postérieures,  plus 
transverses,  nettement  séparées;  une  échancrure  en  gouttière,  garnie 
de  chaque  côté  d'une  rangée  de  petites  pointes,  reçoit  la  pièce  sui- 
vante, également  creusée  en  gouttière  à  la  partie  postérieure;  le  tro- 
chauter  n'apparaît  pas  distinct  delà  cuisse;  il  semble  que  les  articles 
suivants  ont  été  brisés  sur  la  larve  décrite. 

Abdomen  de  neuf  segments.  Premier  segment  assez  semblable  en 
dessus  aux  segments  thoraciques,  finement  sillonné  au  milieu.  Seg- 
ments 2-6  portant  en  dessus  le  long  de  leur  marge  antérieure  un 
groupe  elliptique  de  fines  et  courtes  spinules  jaunâtres,  dirigées 
d'avant  en  arrière  (fig.  G  (').  Dernier  segment  abdominal  pourvu  sur 

(1)  Ce  caractère  n'a  été  noté  jusqu'à  ce  joar  chez  aucune  autre  larve  de 
CoIéo])tère  en  deliors  de  la  famille  des  Eucnéinides.  On  retrouve  en  effet 
sur  les  segments  abdominaux  des  larves  de  certaines  espèces  de  celte  famille 
outre  des  plaques  arrondies,  subcornées,  des  groupes  de  spinules.  Perius  en 
a  signalé  sur  les  deux  faces  des  huit  premiers  segments  abdominaux  de  la 
larve  du  Xylobius  humeralis;  sur  tous  les  segments  chez  VEucnemis  capii- 
cinus,  qui  possède  en  outre,  en  dessous  du  dernier  segment,  un  groupe  d'as- 
pérités rousses;  ces  brosses  de  petits  pods  courts  et  raides,  sont,  d'après 
Perris,   visibles  mfme  sur  la  larve  charnue  du  Melasis.  Cet  auteur  con- 


302  Bulletin  de  la  Société  entornologique  de  France. 

la  face  ventrale  d'une  ventouse  anale  (tîg.  F);  anus  fendu  longitudi- 
nalement  ;  partie  postérieure  de  ce  segment  atténuée  à  partir  du  tiers 
antérieur  et  de  dessus  en  dessous  (tig.  D),  la  marge  postérieure  forte- 
ment chilinisée  et  légèrement  renflée;  renflement  afl'ectant  la  forme 
de  deux  lobes  sinués,  limitant  au  milieu  une  échancrure  circulaire 
(fig.  F)  ;  partie  moyenne  de  la  déclivité  terminale  prolongée  de  chaque 
côté  (fig.  C)  en  une  épine  arquée,  fortement  chitinisée,  dépassant  en 
arrière  les  lobes  terminaux. 

Un  seul  exemplaire  de  cette  larve  avait  été  conservé  dans  mes  col- 
lections. Je  l'ai  offert  au  Muséum  national  d'Histoire  naturelle  de  Paris. 


Description  de  deux  espèces   nouvelles,   Trioxys  placidus  [Hy.\i. 
BRACONmAEj  et  AUoxysta  Gautieri  J.-J.  Kieffer  [Hym.  Cynipidae] 

par  le  D""  Cl.  Gautier. 

J'ai  entrepris  l'étude  générale,  descriptive  et  expérimentale,  des 
Aphidiidae  [Hym.  Braconidae].  Mes  premières  recherches  ont  été  favo- 
risées de  diverses  trouvailles  que  je  communiquerai  à  la  Société,  seul 
ou  en  collaboration  avec  mon  maître  et  ami  vénéré  Riel. 

Dès  qu'on  examine  en  série  ces  Hyménoptères  parasites,  on  voit 
qu'il  existe  au  sein  d'une  même  espèce,  provenant  d'un  mémo  élevage. 
des  exemplaires  de  taille  et  de  coloris  tellement  dissemblables,  que  ce 
groupe  d'insectes  semble  fait  pour  lasser  la  patience  de  l'entomolo- 
giste et  défier  toute  description  systématique. 

Trioxys  placidus,  n.  sp.  —  Q.  Long.  2  mm.,  enverg.  4,25  mm. 
pour  les  plus  grands  exemplaires.  Antennes  environ  une  fois  et  demie 
aussi  longues  que  l'ensemble  de  la  tète  et  du  thorax. 

Tête.  Antennes  de  11  articles,  le  11«  beaucoup  plus  long  que  le 
10%  mais  moins  que  le  lO'^  et  le  9'^  réunis.  Scape  et  petit  article  plus 
épais  que  le  3"^  article,  jaunâtres  ou  jaunes,  parfois  un  peu  assombris 
de  brun  en-dessus.  Base  du  3"^  article  du  même  jaune  que  les  précé- 
dents, le  reste  de  cet  article  plus  ou  moins  bruni  avec,  en  général,  du 

sidérait  la  présence  de  ces  amas  de  spinules  et  des  aréoles  comme  un  carac- 
tère propre  à  la  famille  des  Eucnémides. 

Ces  spinules  sont,  par  leur  incidence  même,  propres  à  faciliter  la  progres- 
sion de  la  larve  ;  elles  ne  se  rencontrent  que  sur  les  segments  les  plus  saillants 
vers  le  haut,  et  par  conséquent  en  contact  étroit  avec  les  éléments  du  milieu 
dans  lequel  évolue  la  larve. 


Séance  du  2H  décembre  192 L.  303 

jaunâtre  ou  du  jauae  latéralement  et  en-dessous.  Le  4'-  article  brun, 
parfois  d'un  brunâtre  à  peine  plus  sombre  que  le  3'^  ;  ce  4^=  article  par- 
fois un  peu  plus  clair  en-dessous.  Les  autres  articles  des  antennes 
bruns. 

Palpes  et  parties  de  la  bouche,  en  ayant  et  en  arrière,  du  même 
jaune  ou  d'un  jaune  plus  obscur  que  les  deux  premiers  articles  des 
antennes.  Mandibules  parfois  un  peu  brunies  en  dehors.  Épistome  de 
même  nuance  que  la  bouche  et  brun  clair  à  sa  partie  supérieure,  ou 
brun  clair  sur  la  plus  grande  partie  de  sa  hauteur.  Reste  de  la  face  et 
radicules  des  antennes  noirâtres.  Yeux  noirs,  ocelles  brunâtres,  trian- 
gle ocellaire  petit.  Tout  le  reste  de  la  tète  noir,  lisse,  luisant,  avec 
quelques  rares  poils:  parfois  la  partie  inférieure  des  joues,  vers  les 
mandibules,  brun  noirâtre. 

Thorax.  Pronotum  difficile  à  voir,  à  cause  de  la  gibbosité  du 
luésonotum.  La  tète  enlevée,  on  constate  que  le  pronotum  forme  au- 
dessus  du  cou  une  sorte  de  toit  évasé  en  avant.  Vu  d'en  dessus,  il  est 
noir  ou  brun  roussâtre,  bordé  de  noir.  Si  l'on  regarde  de  face  l'antepec- 
lus.  la  tète  enlevée,  on  voit  que  toute  la  partie  s'étendant  depuis  le 
dessous  du  toit  fo^j^mé  par  le  pronotum  jusqu'aux  hanches  antérieures 
est  brun  noirâtre,  ou  brunâtre  plus  clair,  ou  jaunâtre  ombré  de  gri- 
saille. 

Mésonolum  :  scutum  en  entier  noir,  luisant,  ou  de  cette  teinte  seu- 
lement sur  la  plus  grande  partie  de  son  étendue,  la  partie  postérieure 
étant  plus  ou  moins  brunâtre. 

Métanotum  proprement  dit  brunâtre.  Segment  médiaire  aréole,  plus 
ou  moins  brunâtre  en  avant,  beaucoup  plus  clair  en  arrière  ;  parfois, 
les  tons  brun  noirâtre,  ou  moins  sombres,  du  segment  médiaire  et 
du  métanotum  s'èclaircissent  jusqu'à  devenir  presque  gris  brunâtre  ou 
gris  noirâtre,  grisâtres  à  l'arrière  du  segment  médiaire.  La  coloration 
brunâtre  ou  gris  brunâtre  s'étend  sur  les  côtés  du  thorax  jusque  vers 
les  insertions  des  ailes  antérieures  et  jusque  vers  les  propleures. 
Toutes  ces  régions  thoraciques,  de  coloration  brunâtre  ou  grisâtre,  pré- 
sentent une  translucidité  plus  ou  moins  prononcée.  Mésopleures,  au- 
dessous  de  la  région  d'insertion  des  ailes,  d'un  noir  plus  ou  moins 
luisant,  mésosternum  noir  ou  brun  noirâtre.  Écaillettes  des  ailes 
noires.  Radicules  des  ailes  hyalines,  tachées  de  bruu  par  places.  Ailes 
hyalines,  faiblement  irisées.  Stigma  jaunâtre  pendant  la  vie. 

Abdomen.  En  dessus  :  l'^''  segment  jaunâtre,  bruni  dans  sa  région 
moyenne  et  plus  ou  moins  loin  en  avant,  ou  marqué  de  stries  bru- 
nâtres longitudinales  dans  la  même  région,  jaunâtre  pâle  vers  le 
"i"  segment,  ou  bien  1"  segment  brun  jaunâtre  avec  stries  brunes  Ion- 


304  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

giludinalcs;  2*'  segment  jaunâtre  en  avant,  puis  jaune  ombré  de  légère 
grisaille,  brunâtre  ou  noirâtre  latéralement,  ces  plages  sombres  latéra- 
les se  rejoignant  parfois  vers  l'avant  du  segment;  3*=,  4'-'  et  o'^  segments 
(et  parfois  2'')  largement  et  plus  ou  moins  intensément  obscurcis  de 
grisaille  noirâtre  sur  fond  jaunâtre,  avec  quelquefois  une  bande  plus 
sombre  et  plus  ou  moins  continue  dans  la  partie  postérieure  de  la 
grisaille,  iî"  et  7'=  segments  jaunâtres,  plus  ou  moins  ombrés  de  grisaille- 
ea  dessus,  le  7"^  parfois  très  fortement  assombri  sur  la  partie  renllée 
précédant  les  valves  de  la  tarière. 

En  dessous  :  1"  segment  jaunâtre  ou  brun  jaunâtre  parfois  avec 
quelques  stries  brunes,  puis  jaune  pâle  vers  le  2^  segment,  2''  segment 
jaune  pâle,  ombré  d'un  peu  de  grisaille  en  avant,  ou  en  arrière,  ou 
transversalement  dans  sa  partie  moyenne;  3%  4'',  3°  segments  largement 
obscurcis  de  grisaille  sur  fond  jaunâtre;  6^  segment  jaunâtre  ou  jaunâ- 
tre ombré  de  grisaille;  7''  segment  de  même  couleur  que  le  précédent. 
parfois  bruni  vers  la  tarière. 

Le  premier  segment  porte  quatre  dents,  deux  vers  le  tiers  antérieur, 
et  deux  plus  marquées  vers  le  tiers  postérieur. 

Le  6"=  segment  porte  ventralement  deux  appendices  que  j'appellerai 
branches  de  contention,  blanc  jaunâtre,  ou  jaunâtres  parfois  assom- 
bris à  l'extrémité,  ou  brunâtres. 

Les  valves  de  la  tarière  sont  jaunâtres,  ombrées  de  grisaille,  ou  bru- 
nâtres, vers  leur  base,  le  reste  de  leurs  faces  étant  jaunâtre  ombré  de 
grisaille;  parfois  valves  brunes. 

Tarière  blanc  jaunâtre  ou  jaune,  parfois  assombrie  â  l'extrémité. 

Tout  le  long  de  l'abdomen,  séparant  les  parties  sombres  supérieures 
et  inférieures,  on  voit,  chez  l'insecte  vivant,  une  étroite  bande  jaune 
longitudinale. 

Pattes.  —  Hanches  d'une  Iranslucidité  d'ambre  jaunâtre  ou  jaune, 
ou  jaune  un  peu  brûlé  ou  blanc  grisâtre,  hyalines,  les  postérieures  et 
parfois  les  moyennes  ombrées  de  grisaille  ou  brunies,  surtout  en 
arrière. 

Autres  articles  des  pattes  Condam^ntalement  de  la  même  translucidité 
d'ambre  jaunâtre,  ou  jaune,  oujaune  brûlé,  ou  blanc  grisâtre,  hyalins. 
Trochanters  un  peu  moins  colorés  (]ue  les  antres  segments.  Pattes 
moyennes  et  surtout  postérieures  plus  chaudement  colorées  que  les 
antérieures.  Fémurs  antérieurs,  de  la  teinte  fondamentale  des  pattes, 
parfois  légèrement  ombrés  ou  brunis  en  dessus;  fémur»  moyens  plus 
ou  moins  fortement  brunis  en  dessus,  parfois  légèrement,  et  sur  une 
plus  ou  moins  grande  étendue,  jusque  vers  le  tibia  ;  fémurs  postérieurs 
légèrement  ou  en  général  fortement  brunis  eu  dessus  sur  la  plus  grande 


Séance  du  28  dccembre  1921.  305 

partie  de  lo(ir  longueur,  jusque  vers  le  tibia.  Tibias  brunis  sur  une  lon- 
gueur variable,  souvent  plus  intensément  que  les  fémurs  correspon- 
dants; tibias  postérieurs  brunis  sur  la  plus  grande  partie  de  leur  lon- 
gueur, ou  sur  leur  moitii'  inférieure,  ou  moins  encore,  vers  le  tarse; 
tibias  moyens  brunis  moins  intensément,  et  parfois  sur  une  longueur 
moindre  que  les  postérieurs;  tibias  antérieurs  brunis  sur  la  même  lon- 
gueur ou  sur  une  longueur  moindre  que  les  tibias  moyens,  mais  moins 
intensément,  et  parfois  seulement  de  fa«.'on  très  légère  vers  le  tarse. 
Tarses  brunis,  les  postérieurs  plus  que  les  moyens  et  surtout  que  les 
antérieurs;  derniers  articles  des  tarses  très  assombris,  grifï'ettes  noi- 
râtres. 

cf.  Tète.  Antennes  de  13  articles,  le  dernier  pas  plus  long  que 
celui  qui  le  précède  ;  scape,  petit  article,  et  base  ou  même  partie  inférieure 
du  3'  article  grisâtre,  translucide,  le  dessus  des  premiers  articles, 
surtout  du  scape,  bruni.  Yeux  noirs,  tout  le  reste  de  la  tète  d'un  bru- 
nâtre translucide  assez  léger,  ou  bien  dessus  de  la  tète  noir,  joues 
brunâtres,  parfois  face  gris  brunâtre.  Parties  de  la  bouche  blauc  gri- 
sâtre, hyalines,  avec  quelques  taches  de  brun  léger. 

Thorax.  Pronotum  brunâtre  translucide.  Mésonotum  :  scutum  et 
scutellum  brunâtres,  translucides.  Métanotum  proprement  dit  brunâtre. 
Segment  médiaire  brun  grisâtre  translucide,  mésopleure  brunâtre  trans- 
lucide ou  noirâtre. 

Abdomen.  En  dessus  :  1  ■■  segment  jaunâtre  ou  blanc  grisâtre  hyahn, 
en  partie  ombré  ou  strié  de  brunâtre  léger,  segments  plus  ou  moins 
assombris  de  brunâtre,  derniers  segments  bruns.  En  dessous  pre- 
miers segments  jaunâtres  ou  blanc  grisâtre,  hyalins,  les  suivants  un 
peu  ombrés  de  brun,  les  derniers  bruns. 

Pattes.  Hanches  blanc  grisâtre,  hyalines,  plus  ou  moins  ombrées, 
les  moyennes  et  surtout  les  postérieures  tachées  de  brunâtre,  surtout 
en  arrière.  Trochanters  blanc  grisâtre,  hyalins.  Fémurs  antérieurs 
blanc  grisâtre,  hyalins,  parfois  légèrement,  parfois  plus  fortement  teintés 
de  brun,  surtout  en  dessus,  fémurs  moyens  blanc  grisâtre,  hyalins  en 
haut,  puis  bruns  sur  presque  toute  leur  longueur,  surtout  en  dessus; 
fémurs  postérieurs  fortement  brunis  sur  à  peu  près  toute  leur  longueur 
en  dessus,  moins  intensément,  surtout  à  leur  partie  supérieure,  en  des- 
sous. Tibias  blanc  grisâtre,  hyalins  en  haut,  brunis  sur  le  reste  de  leur 
étendue.  Tarses  brunis,  les  derniers  articles  davantage,  grifîettes  noi- 
râtres. 

Indications  biologiques.  — J'ai  découvert  Trioxys  placidus  ix  Mon- 
plaisir,  banlieuede  Lyon, en  juinet  juillet.  C'est  un  parasite  solitairedu 


306  Bulletin  de  la  Société  enioinologique  de  France. 

petit  puceron  à  abdomen  vert  ou  jaune  vert  des  pommiers.  Les  puce- 
rons parasités  restent  collés  aux  feuilles  et,  conservant  leur  forme 
extérieure,  prennent  une  couleur  feuille  morte,  fonçant  avec  le  temps. 
L'Hyménoptère  parfait  sort  en  détachant  à  l'arrière  du  puceron  une 
petite  calotte  à  peu  près  circulaire. 

Ponte.  T.  A.  Marshall  (in  André  :  Species  des  Hyménoptères,  V, 
p.  oo5)  écrit,  d'après  HALmAY,  que  la  femelle  de  Trioxys  centaureae, 
lorsqu'elle  s'occupe  de  la  ponte  se  comporte  comme  les  femelles 
d'Aphidius  ;  elle  applique  sa  tarière  au  ventre  de  VAphis,  le  coup 
est  instantané  ;  les  deux  cornes  singulières  du  6*^  segment  ventral 
paraissent  n'élre  pour  rien  dans  l'opération. 

Cette  description  est  entièrement  erronée,  si  j'en  juge  d'après  la 
femelle  de  Trioxijs  placidus,  que  j'ai  vue  pondre  à  bien  des  reprises  et 
que  j'ai  fait  pondre  sur  des  pucerons  mis  avec  elle  dans  de  petits 
tubes  a  essai.  La  femelle  commence  à  tourner  autour  du  puceron 
qu'elle  malmène  en  le  piquant  un  peu  (sans  que  j'aie  pu  discerner  si 
c'est  avec  la  tarière  ou  avec  les  cornes  du  6^  segment),  pour  lui  faire 
prendre  la  position  convenable.  A  ce  moment  FHyménoptère,  qui  est 
sur  le  côté  du  puceron  et  vers  l'avant  de  celui-ci.  allonge  fortement  son 
abdomen  recourbé.  Les  «  cornes  »  du  6«  segment,  devenues  supé- 
rieures, viennent  appuyer  sur  le  thorax  du  puceron  tandis  que  l'extré- 
mité des  valves  de  la  tarière  vient  s'appliquer  sous  le  thorax,  un  peu 
en  arrière  des  pattes  moyennes,  près  de  la  ligne  médiane.  La  tarière 
pénètre  alors,  et  la  ponte,  assez  longue,  est  effectuée  dans  le  puceron 
saisi  et  solidement  maintenu  par  la  pince  formée  en  haut  par  les 
«  cornes  »  et  en  bas  par  les  valves  de  la  tarière.  Ces  «  cornes  »  ne 
sont  donc  point  des  appendices  inutiles.  C'est  pourquoi  je  les  ai  nom- 
mées «  branches  de  contention  ». 

Hyperparasite.  J'ai  obtenu  comme  hyperparasitede  Trioxys  placi- 
dus  un  minuscule  Cynipide  que  j'ai  adressé  vivant  à  M.  l'abbé 
J.-J.  Kn^FKER.  L'illustre  entomologiste  a  constaté  que  c'était  une  espèce 
nouvelle  et  a  bien  voulu  m'en  adresser  la  description  que  voici,  pour 
la  joindre  à  mon  travail. 

Alloxysta  Gautieri  .Ï.-J.  Ivief f cr,  n.  sp.  —  Q.  Tête  jaune  clair. 
Antennes  d'un  brun  noir;  quatre  ou  cinq  premiers  articles  jaune  clair, 
le  3°  à  peine  plus  long  que  le  4%  guère  plus  de  deux  fois  aussi  long 
que  gros,  les  suivants  à  peine  plus  gros.  Tiiorax  jaune  roussâtre,  noir 
sur  le  dessus,  scutellum  sans  fossette.  Aile  hyaline  à  nervures  noires, 
cellule  radiale  petite,  à  peine  plus  longue  que  large,  ouverte  sur  tout 
le  bord,  fermée  distalement  etproximalement,  t  partie  du  radius  près- 


Séance  du  28  décembre  1021.  307 

que  droite,  un  peu  pluslongiie  que  la  1'=.  Pattes  d'un  jaune  très  pâle, 
o**  article  tarsal  brun  noir.  Abdomen  noir,  roux  marron  en  avant, 
sans  anneau  de  feutrage.  —  Long.  0,9  mm. 

Dédié  a  M.  le  D'"  Cl.  Gautier  qui  l'a  obtenu  comme  hyperparasite  de 
Trioxijs  placidus. 


ELECTIONS  ANNUELLES 

La  Société,  conformément  à  ses  Statuts  et  à  son  Règlement,  et  pour 
la  quatre-vingt-dixième  fois  depuis  sa  fondation,  procède  au  renouvel- 
lement de  son  Bureau,  de  son  Conseil  et  de  ses  Commissions  spé- 
ciales. 

Sont  élus  ou  maintenus  pour  1922  : 

MEMBRES  DU  BUREAU 

Président ....  MM.  A.  Maquignon. 

Vice- Président A.  Magdel.\ine. 

Secrétaire L.  Chopard. 

1"  Secrétaire  adjoint L.  Berland. 

5'-"  Secrétaire  adjoint i.  Berlioz. 

Trésorier Cli.  Lahaussois. 

Archiviste-Bibliothécaire J.  M.\gnin. 

Archiviste-Bibliothécaire  adjoint.  G.  Mercier. 

CONSEIL 

MM.  J.  AcHARD,  —  H.  Desbordes  [membres  restants),  —  J.  Surcouf, 

—  Et.   Rabaud,  —  L.  Lhomme,  —  R.  Peschet  {membres  nouveaux]  ; 

—  et  les  membres  titulaires  du  Bureau. 

COMMISSION  DE  PUBLICATION 

MM.  L.  Bedel,  —  G.  BiLLiARD,  —  E.  Moreau,  —  L.  Semichon,  — 
F.  Picard,  —  les  membres  titulaires  du  Bureau  et  les  Secrétaires 
adjoints. 

COMMISSION  DE  LA  BIBLIOTHÈQUE 

MM.  L.  Bedel,  —  J.  de  Joannis.  —  P.  Lesne,  —  et  les  membres 
titulaires  du  Bureau. 


308  Bulletin  de  la  Société  entomo logique  de  France. 

COMMISSION  DES  COLLECTIONS  (1920-1922) 

MM.  L.  Bedel,  —  H.  Desbûudes,  —  J.  de  Joannis,  —  L.  LÉcuRr, 
—  J.  DE  Gaulle,  —  J.  Clermonï,  —  J.    Magnin. 

COMMISSION  DES  PRIX  DOLLKLÎS  ET  PASSET 

MM.  R.  Benoist, —  L.  Berland,  — L.  Crnti'ARD,  —  H.  Desbordes, — 
H.  de  Franchesslx,  —  M"'L.  Guyon,  —  D'"F.  Larrousse,  —  F.  Lécuru 
et  L.  Le  Charles. 


Le  Secrétaire-géranl  :  L.  Chopard. 


TYPOGRAPHIE    KIRMIN-DIDOT   ET  C'«.   —   PAULS 


r 


BULLETIN 


DE   LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANGE 


TABLE  ALPHABÉTIQUE  PAR  NOMS  D'AUTEURS 

AcHARD  (J.).  —  Synonymie  de  quelques  Chrysomelidae  [Col.],  61.  — 
Une  espèce  nouvelle  du  genre  Ascaphium  Lewis  [Col.  Scaphi- 
diidae],  93.  —  Descriptions  d'espèces  nouvelles  de  Trichochrysea 
[Col.  Chrysomelidae],  171.  —  Les  variations  de  Diamphidia 
femoralis  Gerst.  [Col.  Chrysomelidae],  188. 

AuzAT  (D''  V.).  —  Description  d'un  nouveau  Pachylopus  d'Algérie 
[Col.  Histeridae],  191. 

Bedel  (L.).  —  Coléoptères  nouveaux  du  Maroc.  Récoltes  du  D'' M. 
Bedel  dans  le  Moyen  Atlas,  1916-1917,  59.  —  Description  d'un 
Zoncibris  de  l'Ahaggar  (Sahara  central)  [Col.  Meloidae],  199. 
Bénard  (G.).  —  Description  d'une  nouvelle  espèce  de  Polyhirma  de 
l'Afrique  Orientale  [Col.  Carabidae],  37.  —  Description  d'une 
variété  nouvelle  de  Polylwma  de  l'Afrique  Orientale  [Col.  Cara- 
bidae], 66.  —  Description  d'une  nouvelle  espèce  d'iwï/j*a  de  l'A- 
frique Orientale  [Col.  Carabidae],  9S.  '^■'  J  r  -' 

Benderitter  (E.).  —  Un  Rutélide  nouveau  du  Pérou  [Col.  Scarabaei- 
dae],  187. 

Benoist  (R.).  —  Description  d'une  espèce  nouvelle  du  genre  Euchalcis 
[Hym.  Chalcididae],  118.  —  Sur  quelques  Hyménoptères  Melli- 
fères  des  environs  de  Paris,  249. 

Bergevin  (E.  de).  —  Description  de  deux  espèces  nouvelles  de  Dic- 
ttjophara  d'Algérie  [Hem.  Cixiidae],  96.  —  Description  d'une  nou- 
velle espèce  d'Hysteropterum  monacanthé  de  l'Atlas  blidéen  [Hem. 
Issidae],  241. 

Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [19211.  —  N°   21. 


310  Table  des  auteurs. 

BoNNAMOuR  (D''  S.).  —  Note  sur  l'habitat  des  larves  de  quelques  espèces 
de  Pegomyia  [Dipt.  Anthomyiidae],  195.  —  Note  sur  deux  Diptères 
parasites  nouveaux  de  )a  Piéride  du  cliou  {Drosophilarubrostriata 
Beck.  et  Phora  chlorogastra  Beck.),  217. 

BoucoMONT  (A.).  —  OntJwphagus  nouveaux  de  l'Inde  [Col.  ScarabAei- 
DAE},  44.  —  Descriptions  de  Coprophages  [Col.]  des  îles  Philip- 
pines et  de  Bornéo,  88. 

Brèthes  (D""  J.).  —  Description  d'un  nouveau  CohiiUidae  [Col.J  de 
Buénos-Aires,  70.  —  Description  d'un  Ceroplastes  de  la  Répu- 
blique Argentine  [Hem.  Cocgidae]  et  de  son  parasite  [Hym.  Chal- 
cididae],  79. 

Chobaut  (D""  a.).  —  Un  Diptère  [Tachinidae]  parasite  d'un  Coléoptère, 
116.  —  Description  d'un  nouveau  Styphrus  de  l'Algérie  niéri- 
dionale  [Col.  Histeridae],  296.  —  Description  d'un  nouveau  Dia- 
pliorocera  de  l'Algérie  méridionale  [Col.  Meloidae],  298. 

Chopard  (L.).  —  Description  d'une  espèce  nouvelle  du  genre  Troglo- 
philus  [Orth.  Phasgonuridae],  147.  —  Note  sur  quelques  espèces 
de  Rhaphidophorinae  [Orth.  Phasgonuridae],  209. 

Cotte  (J.).  —  Observations  sur  le  comportement  de  Blastophaga  pse- 
nes  L,  [Hym.  Chalcididae],  290. 

Dattin  (E.).  —  Capture  [Lep.],  25. 

Demaison  (L.).  —  Sur  la  capture  d'Euchloe  Belia  Cr.  à  Reims  [Lep. 

Pieridae],  120.  —  Localités  françaises  de  Melitaea  Aurélia  Nick. 

[Lep.  Rhopalogera],  186.  —  Note  sur  Hepialus  lupulinus  L.  [Lep. 

Hepialidae],  252.  —  Rectification,  296. 
Denier  (P.).  —  Description  d'une  espèce  nouvelle  de  Meloe  paléarc- 

tique  [Col.  MeloidaeJ,  112.  —  Description  sommaire  et  biologie  de 

la  larve  du  Drapetes  biguttatus  Piler  [Col.  Thrûscidae],  299. 

Desbordes  (H.).  —  Description  d'un  Hister  nouveau  du  Natal  [Col. 
Histeridae],  135. 

DuMONT  (C).  —  Contribution  à  l'étude  de  la  faune  des  Microlépido- 
ptères de  l'île  d'Oléron  (Charente-Inférieure),  51. 

Dupont  (L.).  —  Les  localités  françaises  de  Melitaea  Aurélia  Nick. 
[Lep.  Rhopalogera],  12.  —  Melitaea  Aurélia  Nick.  eii  France 
[Lep.  Rhopalogera],  37. 

Fagniez  (Ch.).  —  Deux  nouveaux  Coléoptères  cavernicoles  des  Alpes- 
Maritimes  [CarÂbidae],  172. 

Falgoz  (L.).  —  Description  d'un  genre  nouveau  et  de  deux  espèces 


Année  1921.  311 

nouvelles  de  Cryptophagidae  [Col.]  du  Nord  de  l'Afrique,  42.  — 
Matériaux  pour  l'étude  de  la  faune  pholéophile.  1"  note  :  Diptères, 
avec  la  description  d'une  espèce  nouvelle  de  Sphaerocera Lsitr., 
137.  —  Diagnoses  préliminaires  de  Diptères  Pupipares  de  Nou- 
velle-Calédonie (Voyage  de  Fritz  Sarasin  et  Jean  Roux),  237. 

Fleutiaux  (E.).  —  Omissions  bibliographiques,  272. 

Gaudin  (L.).  —  Captures  de  Coléoptères  de  France,  114.  —  Captures 
de  Coléoptères  de  France,  135.  —  Captures  de  Coléoptères  de 
France,  228. 

Gautier '(D'"  Cl.).  —  Description.de  deux  espèces  nouvelles,  Trioxys 
placidus  [Hym.  Braconidae]  et  Alloxysta  Gautieri  J.-J.  Kieffer 
[Hym.  CYNiproAE],  302. 

Gautier  (D""  Cl.)  et  Riel  (Ph.).  —  Complément  de  description  et  bio- 
logie dWpantel  es  rubecula  MâTsh3il  [Hym.  Braconidae],  parasite 
de  Pierisrapae  L.  [Lep.  Pieridae],  143.  —  Note  rectificative,  198. 

Georgel  (A.).  —  Capture  [Col.  Staphylinidae],  213. 

Gervais  d'Aldin  (A.).  —  Sur  Melitaea  Aurélia  Nick.,  race  de  l'Oise 
[Lucasi  Vérity),  14. 

HoFFMAN  (A.).  —  Capture  d.'Otiorrhynchus  tenuicostis  Hust.  [Col. 
Curculionidae],  24. 

Hustache  (A.).  —  Deux  Curculionides  américains  introduits  en  France, 

134.  —  Capture  de  Ceutorrhynchus  euphorbiae  Bris.  [Col.  Cur- 

culionidae]  sur  Myosotis  intermedia  Link.,  180. 
JoANNis  (J.  de).  —  Capture  [Lep.  Lycaenidae],  248.  —  Lobesia  per- 

mixtana  Hb.  [Lep.  Tortricidae]  est-il  cécidogène?,  252.  — Note 

sur  Stagmatophora  serratella  Tr.  [Lep.  Tineidae],  265. 
Kieffer  (J.-J.).  —  Notes  synonymiques  [Dipt.],  7.  —  Diagnoses  de 

nouveaux  genres  et  espèces  de  Chironomides  [Dipt.],  287. 
Laboissière  (V.).  —  Diagnoses  de  Galerucini  nouveaux   d'Afrique 

[Col.  Chrysomelidae],  7. 
Lacroix  (J.-L.).  —  Note  sur  Panorpa  communis  L.  en  France  [Meco- 

ptera].  —  Description  sommaire  de  la  larve  de  Chrysopa  viridana 

Schneid.  [Neur.  Chrysopidae] . 
Lallemand  (D""  V.).  —  Description  d'un  nouvel  Homoptère  français 

[Fulgoridae],  222. 
Lavallée  (A.).  —  Observations  sur  Larentiajuniperata  L.  [Lep,  Geo- 

metridae],  49. 
Lesne  (P.).  —  Le  Dinoderus  distinctus  Lesne  et  les  espèces  affines 


312  Table  des  auteurs. 

[Col.  Bostrychidae],  131.  —  Uu  Lycide  nouveau  de  la  faune 
française  [Col.],  180.  —  Les  espèces  typiques  de  Trogoxijlon  [Col. 
LyctidaeJ.  Position  systématique  de  ce  genre,  228. 

Lestage  (J.-A.).  —  Noie  sur  la  présence  en  Dauphiné  des  Éphémères 
du  genre  Tliraulus,  281. 

LiCHTENSTEiN  (J.-L.).  —  Ulcerija  Purchasi  Mask.  [Hym.  CoccmAE] 
dans  l'Hérault,  239. 

LiCHTENSTEiN  (J.-L.)  et  Grassé  (P.).  —  La  Teigne  de  la  pomme 
déterre  {Phthorimea  opercuUela  Zell.)  dans  le  département  de 
l'Hérault  [Lep.  Tlneidab],  267. 

MÉQUiGNON  (A.).  —  Description  d'un  Trechus  nouveau  de  France  [Col. 
Carabidae],  93.  —  Diagnoses  provisoires  de  Chelonarium  nou- 
veaux et  note  synonymique  [Col.  Byrrhidae],  161. 

NÈGRE  (M.)  et  Picard  (F.).  —  Sur  les  mœurs  et  la  présence  en  France 
de  Laspeyresia  conkolana  Heyl.  [Lep.  TortricidaeJ,  10. 

Normand  (D""  H.).  —  Nouveaux  Coléoptères  de  la  faune  tunisienne 
(quatorzième  note),  77. 

Oberthûr  (Ch.).  —  Race  française  de  Melitaea  Aurélia  Nick.  [Lep. 
Rhopalogera],  14.  —  Le  Chrysophanus  dispar  Haworth  de  Hol- 
lande [Lep.  Rhopalogera],  13. 

PÉcouD  (G.).  —  Capture  [Col.  CARABmAE],  157. 

Peyerimhoff  (P.  de).  —  Nouveaux  Coléoptères  du  Nord-Africain. 
Trente-septième  note  :  Récoltes  de  MM.  Ch.  AUuaud  et  A.  Théry 
dans  le  Maroc  occidental,  25.  —  Nouveaux  Coléoptères  du  Nord- 
Africain.  Trente-huitième  note  :  Tenebrionidae  62.  —  Présence 
en  Normandie  du  Thyamis  symphyii  Heik.  [Col.  Chrysomelidae], 
216.  —  Nouveaux  Coléoptères  du  Nord-Africain.  Trente-neu- 
vième note  :  Faune  saharienne,  231.  —  Éthologiedes  Brachyleptus 
et  notamment  dé  B.  algiricus  Grouv.  [Col.  NmouLmAE].  La 
cécidie  de  Roemeria  hybrida  D.  C,  281. 

Pic  (M.).  —  Deux  nouveaux  Cnocem  Geoffr.  asiatiques  [Col.  Chry- 

SOMELmAE],  136. 

Picard  (F.).  —  Sur  la  biologie  du  Tetrastichus  rapo  Walk.  [Hym. 
Chalcididae],  206. 

Pierre  (C).  —  Description  de  deux  Tiptila  nouveaux  [Dipt.  Tipu- 
lidae],  47.  —  Description  de  trois  Tipnla  nouveaux  des  Pyrénées 
[Dipt.  Tipulidae],  262. 

Poutiers  (R.).  —   Stagmatophora  serratella  Tr.  [Lep.  Tineidae]  et 


Année  1921.  313 

Mecinus  Sicardi  Hust.  [Col.  Curculionidae]  causes  de  cécidies 
sur  Antirrhinum  majus  L.,  269. 
Rabaud  (Et.).  —  Anomalie  de  sculpture  chez  une  Coccinelle  [Col.],  247. 

RouBAL  (J.)-  —  Description  d'un  Mordella  nouveau  de  Carniole  [Col. 
Mordellidae],  248. 

Sainte-Claire  Deville  (J.).  —  Sur  un  Nebria  récemment  séparé  du 
N.  brevicoUis  F.  [Col.  Carabidae],  68.  — A  propos  des  captures 
en  Europe  de  VEpiphnnis  cornutus  Esclisch.  {Prosopotropis 
Devillei  Ah .]  [Col.  Melasidae],  127.  —S\ir  les,  Nebria  brevicoUis  F. 
etiberica  P.  d'Oliv.  [Col.  Carabidae];  deuxième  note,  157.  — 
Note  sur  deux  espèces  d'Homalisus  [Col.  Lycidae],  247. 

SÉGUY  (E.).  —  Note  sur  l'armature  génitale  du  Culex  jugorum  Villen. 
[Dipt.  Culicidae],  39.  — Notes  synonymiques  sur  quelques  Mous- 
tiques paléarctiques,  162.  —  Description  d'un  nouveau  Mous- 
tique français  du  groupe  de  VAedes  Mariae  et  synopsis  des 
espèces  de  ce  groupe,  192.  —  Sur  deux  nouveaux  Dixa  et 
synopsis  des  mâles  des  espèces  de  France  [Dipt.  Culicidae],  199. 
—  Les  Diptères  qui  vivent  aux  dépens  des  Escargots,  238. 

SuRcouF  (J.).  —  Note  sur  un  accouplement  aberrant  chez  les  Diptères, 
46.  —  Note  synonymique  sur  le  Diachlorus  maroccanus  Bigot 
[Dipt.  Tabanidae],  143.  —  Note  sur  les  Diptères  piqueurs  [Taba- 
nidae]  recueillis  au  Laos  par  M.  Vitalis  de  Salvaza,  285. 

Thompson  (W.-R.).  —  Contributions  à  la  connaissance  des  formes 
larvaires  des  Sarcophagides  [Dipt  ].  L  Engyzops  Pecchiolii  Rond., 
27.  —  Contributions  à  la  connaissance  des  formes  larvaires  des 
Sarcophagides  [Dipt.].  II.  Ptijchoneura  rufitarsis  Meig. ,  219. 

Turinetti  (L.).  —  Sur  la  présence  en  France  du  Lonchaea  aristella 
Beck.  [Dipt.  Lonchaeidae],  195. 

Vayssière  (P.).  —  Le  Criquet  marocain  en  Crau  [Orth.  Locustidae], 
170.  —  Sur  la  présence  dlcerya  Purrhasi  Mask.  [Hem.  Cocci- 
dae],  aux  environs  de  Paris,  215.  —  Dégâts  causés  par  le  Grillon 
domestique,  248. 

ViCHET  (G.  de).  —  Notes  sur  les  Orthoptères  du  département  de 
l'Hérault,  174. 

Villeneuve  (D""  J.).  —  A  propos  de  Panzeria  minor  Villen.  et 
Nielsen  [Dipt.  TAchinidae],  117. 


II 

TABLE 

DES 

FAMILLES, 

GENRES,  SOUS-GENRES,  ESPÈCES  ET  VARIÉTÉS 

NOUVELLEIVIENT   DÉCRITS  DANS  CE  BULLETIN 


Nota. —  1»  Les  noms  en  capitales  désignent  les  familles  et  tribus  nouvelles. 
—  Les  noms  en  caractères  égyptiens  désignent  les  genres  ou  sous- 
genres  nouveaux.  —  Les  noms  en  italiques  désignent  les  espèces,  sous- 
espèces  et  variétés  nouvelles. 

2"  Cette  table  contient  également  les  noms  nouveaux  appliqués  aux  genres, 
sous-genres,  espèces  et  variétés  mis  en  synonymie.  —  Les  caractères 
emploj'és  sont  les  mêmes  que  ceux  indiqués  ci-dessus. 

3"  Signes  spéciaux  :  ||  nom  préoccupé  ;  —  +  nom  pris  dans  une  acception 
autre  que  le  sens  déterminé  par  la  description  originale  de  l'auteur 
auquel  on  se  réfère;  — =:  synonyme  de...;  —  -f  espèce  fossile. 


INSECTA 


COLEOPTERA 


Adoreius   garamas  Peyerimhoff, 
235. 

Surcoup  PeyerimhofT,  234. 
Aenidea  bicoîor  Laboissière,  9. 

nigriveniris  Laboissière,  9. 
Anathilopus  Falcoz,  43. 

Theriii  Falcoz,  43. 
Antbia  Babaulti  Bénard,  9o. 
Apion  acanthyllidis  Normand,  77. 

velatum  kefense  Normand,  78. 
Apopliylia  /ermwe/i Laboissière,  8. 
Ascaphium  tonkinense  Achard,  93. 
Gantharis  maroccana  Bedel,  59. 
Ghelonarium  Grouvellei  Méqui- 
gnon,  161. 

Maulazi  Méquignon,  161. 


muriiium  Méquignon,  161. 
Pici  Méquignon,  161. 
Chi'ysochlamys      Benderitter, 
187. 
macropus  Benderitter,  187. 
Chrysomela  carnifex  superstes  Be- 
del, 61. 
Crioceris   cyaneitarsis  Pic,    13". 

ruficornis  Pic,  136. 
Cryptophagus  Ppyerimhofjî  Falcoz, 

42. 
Diaphorocera     carinicoUis    Cho- 

i)aut,  298. 
Dorcadion  Atlantis  Bedel,  60. 
Du  vailles  Brujasi  DevilleiFixgmez, 
174. 


Année  1921. 


313 


Erodius  graniventris  Peyerimhoff, 

233. 
Galerucella  hamaticornis  Labois- 

sière,  7. 
HeterocerusDai/remîPeyerimhoff, 

231. 
Hionthisoma  Sicardi  Peyerimhoff, 

62. 
Hister  Barkeri  Desbordes,  13o. 
Homalisus  nicaeensis  Lesne,  181. 
Hyphoenia  africana  Laboissière,  9. 
Lithonoma  lateraUs  Bcdel,  61. 
Meloe  auropictiis  Denier,  112. 
Mordella  longicauda  Roubal,  248. 
Neuraphes    Theryi   Peyerimhoff, 

26. 
OnUiophagus  abacus  Boucomont, 
44. 
coesariatus  Boucomont  45. 
cyobioides  Boucomont,  91. 
inermivertex   Boucomont,    90. 
lilliputianus  'carbunculus  Bou- 
comont, 46. 
rasilis  Boucomont,  91. 
verecundus  Boucomont,  89. 
zebu  Boucomont,  89. 
Pachy lopus  Foc/ti  Auzat,  191. 
Panelus  Bakeri  Boucomont,  88. 


Phyllobius  maroccanus  Peyerim- 
hoff, 26. 
Platyxantha  depressa  Laboissière, 

9. 
versicolor  Laboissière,  8. 
versicolor  iridis  Laboissière,  8. 
Polyhirma  Albini  Bénard,  37. 
biscutellata  piinctata    Bénard, 

66. 
Pycnomerus  Doelloi  Brèthes,  70. 
Semanotus     rossicus    magnificus 

Bedei,  60. 
Stenus  Atlantis  Peyerimhoff,  25. 
Styphrus    Peyerimhoffi  Chobaut, 

296. 
Tentyria  medioxima  Peyerimhoff, 

64. 
Titubaea    octopunctata    hypome- 

laena  Bedel,  61. 
Trechus  cuniculorum  Méquignon, 

93.    ^ 
Trichochrysea  splendida  Achard, 

171. 
tarsata  Achard,  171. 
Troglorites  Ochsi  Fagniez,  172. 
Trogoxylon  rectangulum  Lesne, 

229.  ' 
Zonabris  Chudeaui  Bedel,  199. 


DIPTERA 


Aedes  Berlandi  Séguy,  192. 
Brunieria  Kieffer,  288. 

grandi  forceps  Kieffer,  288. 
Camptochironomus  atrofasciatus, 

Kieffer  (nom,  nov  ),  7.    ' 
CuUcoides  Abreui  Kieffer    (nom. 
nov.),  7. 

Pattoni  Kieffer  (nom.  nov.),  7. 
Dixa  Goetghebueri  Séguy,  201. 

pyrenaica  Séguy,    200. 


Monodiamesa  Kieffer,  287. 
Nycteribia  Sarasini  Falcoz,   237. 
Nycteribosca  Rouxi  Falcoz,  237. 

Surcoufi  Falcoz,  237. 
Sergentia  Kieffer,  288. 

profundorum  Kieffer,  289. 
Sphoerocera  Falcozi  Duda,   140. 
Tabanus  euphanes  Surcouf,  286. 

hypomacros  Surcouf,  286. 

idericus  Surcouf,  287. 


316 


Table  des  familles,  genres,  sous-genres,  etc. 


oknos  Surcouf,  287. 
Salvazai  Surcouf,  286. 
Tipula  Brolemani  Pierre,  262. 
corsica  Pierre,  47. 


pilicauda  Pierre,  264. 
plicata  Pierre,  264. 
pseudoscripta  Pierre,  48. 


HEMIPTERA. 


Ceroplastes   argentinus  Brèthes, 

79. 
Dictyophara  LallemandiBerge\m , 

97. 


truncata  Bergevin,  99. 
Hysteropteruoi  Royeri  Bergevin, 

241. 
Stiroma  Ribauti  Lallemand,  222. 


HYMENOPTERA 


Alloxysta  Gautieri  Kieffer,   306. 
Euehalcis  barbara  Benoist,   118. 


Prorhopoideus  Brèthes,  80. 

Baezi  Brèthes,  80. 
Trioxys  placidus  Gautier,  302. 


ORTHOPTERA. 

Troglophilus  spinulosus  Chopard,  147. 


III 


CAPTURES  ET  OBSERVATIONS  DIVERSES 


COLEOPTERA 


Ceutorrhynchus  euphorhiae  Bris. 

(A.  HUSTACHE,   180). 

Coccinella  septempundata  L.  (Et. 

Rabaud,  247). 
Homalisus  nicaeensis   Les  ne  (J. 

Sainte-Claire  Deville,  247). 
Homalisus      taiirinensis     B  a  u  d  i 

(J.    Sainte-Claire    Deville, 

247). 


Nudobius  lentus  Grav.  (A  Geor- 

GEL,  21S). 
Otiorrhynchus  tenuicostis  H  us  t. 

(A.  Hoffman,  24). 
Pterostichus  nodicornis  F  air  m. 

(G.  PÉcouD,  157). 


HEMIPTERâ. 

Icerya  Purchasi  Udi&k .  (P.  Vayssière,  213). 


LEPIDOPTERA 


Conchylis  sabulicoln  Walsingli. 

(E.  Dattin,  23). 
Lyacena   Thersites  Cant.    (J.  de 

Joannis,  248). 


Melitaea  Aurélia  Nick  (L.  Du- 
pont, 37.  —  L.  Demaison, 
186). 


NEUROPTERA 

Thraulus  sp.  (J.-A.  Lestage,  281). 


ORTHOPTERA 

Dociostaur us  maroccanus T h nnh.  1  Gryllus   domesticus  L.  (P.  Vats- 
(P.  Vayssière,  170).  1  sière,  248). 


IV 

ACTES,  DÉCISIONS  ET  PUBLICATIONS  DE  LA  SOCIÉTÉ, 
NÉCROLOGIE,    VOYAGES,  ETC. 


Allocution  :du  Président  de  1921  en  prenant  place  au  fauteuil,  3. 

Annales.  —  2^^  trimestres  1920,  59. 

Budget.  —  Rapport  financier  pour  l'exercice  1920,  178.  —  Subven- 
tions, 34,  111,  198. 

Changements  d'adresses.  —  J.  Jourdain  de  Muizon,  5.  —  D^^P.  Por- 
tier, 5-  —  H.  Pierson,  21.  —  R.  Vitalis  de  Salvaza,  S.  —  G.  Le- 
large,  41.  —  A.-E.  Le  Ponlois,  58.  —  G.  Perrot,  S8.  —  J.  Rondou. 
86.  —  R.  Tompkins  de  Garnett,  86.  —A.  Lacrocq,  126.  —  D.  d'Em- 
merez  de  Gharmois,  155.  —  J.  Obenberger,  155.  —  M.  Le  Ponlois, 
170.  —  D'  E.  Rergroth,  177.  —  J.-A.  Lestage,  177.  —  P.  Pion- 
neau,  177.  —  R.  Vitalis  de  Salvaza,  185.  —  Ch.  Legrand,  198.  — 

F.  Picard,  198.  —  D^  M.  Roitel  214.  —  J.  Bondroit,  214.  —  J.-B. 
Gorporaal,  214.  —  W.-R.  Thompson,  214.  —  A.  Solari,  246.  — 
M.  Dalibert,  261.  —  A.  Hoffmann,  26l.  —  Entomological  Society 
of  London,  261.  —  J.  Batlielier,  278.  —  M"^^  Besson-Dautel,  278. 

—  G.-T.  Béthune-Baker,  278.  —  H.  Boulangé,  278.  —  M.  Dalibert, 
278.  —  J.  Fayet,  278.  —  L.  Fouquet,  278.  —  A.  Gallardo,  278.  — 
A.  Garcia  Varela,  278.  —  L.  Gaumont,  278.  —  M.  Gobert,  278.  — 
M.  Grosclaude,  278.  —  P.  Guerry,  278.  —  P.  Guilliou,  278.  — 
J.  Hervé-Bazin,  278.  —  Ch.  Legrand,  278.  —  R.  Ley,   278.  — 

G.  Merle,  278.  —  L.  Sourat,  278.  —  P.  Denier,  294.  —  A.  Hallet, 
294.  —  D^-  H.-H.  Knight,  295.  —  G.  Pérez,  295.  —  P.  Weber,  295. 

Démissions.  —  L.  Dufau,  6.  —  J.  Minsmer,  6.  —  R.  Guérin  de 
Vaux,  34.  —  Ch.  Zurcher,  42.  —  D""  A.  Fenyes,  74.—  A.  Etienne, 
262.  —  L.  Bertin,  295.  —  J.  Montoliu,  295. 

Distinctions  honorifiques,  nominations,  prix.  —  D''  E.  Sergent,  5. 

—  P^  P.  Marchai,  41.  —  Ch.  Pérez,  58.  —  J.  Achard,  73.  —  D-"  M. 
Rover,  86.  —  P'  H.  Coutière,  126.  —  R.  Lienhart,  214.  —  E.  Rou- 
baiid,  246.  ~  H.  Piéron,  246.  —  J.  Surcouf,  278. 


Année  i9M.  319 

Divers.  —  Liste  des  Bienfaiteurs,  I.  —  Liste  des  Donateurs,  II.  — 
Liste  des  membres  français  morts  pour  la  patrie,  II.  —  Liste  des 
membres  honoraires,  à  vie  et  ordinaires,  III.  —  Assistants,  XXXVIII. 

—  Sociétés  et  Etablissements  scientifiques  correspondants,  XXXIX. 

—  Membres  décédés  et  démissionnaires  en  1920,  XL.  —  Liste  des 
Lauréats  du  Prix  Dollfus,  XLI.  —  Liste  des  Lauréats  du  Prix 
Constant,  XLIII.  —  Liste  des  Lauréats  du  Prix  Passet,  XLIII.  — 
Bureau  de  l'année  1921,  1.  —  Correspondance,  S,  57,  73,  85,  109, 
126,  153,  169,  177,  185,  197,  213,  225,  245,  277,  293.  —  Contri- 
butions à  nos  publications,  7,  23,  34,  42,  59,  74,  87,  111,  126,  156. 
170,  178,  186,  198,  214,  226,  246,  262,  279,  295.  —  Modifications 
au  Règlement,  36.  —  Don  à  la  Bibliothèque,  87.  —  Congrès  de 
l'AFAS,  178.  —  Dépôt  de  manuscrit,  186.  —  Élection  d'un  Vice- 
Président  et  de  membres  honoraires,  215,  226,  280.  —  Faune 
Bedel,  215,  293.  —  Congrès  des  Sociétés  savantes,  226.  —  Collec- 
tions, 226.  —  Renseignements  sur  les  droits  appHcables  aux  envois 
d'insectes,  ,246.  —  Don  aux  collections,  262.  —  OEuvres  de  Fer- 
ton,  279. 

Élection  de  Membres  honoraires.  —  Commission,  215.  —  Rapport, 
226.  —  Vote,  280. 

Exonérations.  — E.-W.  Adair,  6.  —  E.-B.  Ashby,  6.  —  Ch.  Legrand, 
6.  —  J.-C.  Bradley,  34.  —  J.-J.  Joicey,  34.  —  A.  Seyrig,  34.  - 
G.  Talbot,  34.  —  R.  Bourgerie,  42.  —  Rév.  C.  Burrows,  42.  — 
R.  de  Fleury,  42.  —  Et.  Lerat,  42.  —  F.  Tressens,  42.  —  J.  Tur- 
uer,  42.  —  G.  Pallerano,  58.  —  P.  Dumée,  74.  —  R.  Tiliyard,  74. 

—  R.  Tompkins  de  Garnett,  74.  —  A.  Barbey,  87.  —  G.  Billiard, 
87.  —  E.  Séguy,  111.  —  A.  F.  Burgess,  126.  —  A.  Alfiéri,  156.  — 
E.  Cordier,  156.  —  H.  Navel,  156.  —  P.  Chabanaud,  279.  — 
J.  Clerc,  279.  -  R.  Ley,  279. 

Fédération  française  des.  Sociétés  de  Sciences  naturelles.  — 
Communications,  111,  262. 

Lettre  :  du  Président  de  1920  en  quittant  le  fauteuil,  2. 

Nécrologie.  —  A.  Fauvel,  57.  —  A.  Janet,  58.  —  A.  Degors,  86.  — 
Marquis  Piero  Barbagli,  86.  —  Ch.  Ferton,  155.  —  M^^  Decaisne, 
■  J85.  —  R.  Chudeau,  214.  -  D-"  G.  Coulon,  214.  —  P^  G.  Dar- 
boux,  214.  -  G.  Boscq,  277.  —  D""  R.  Perchaux,  277.  —  W.-J. 
Rainbow,  277.  —  D''  Rangoni,  277.  —  R.  Delsuc,  277.  —  A.  Man- 
der, 278.  —  A.  Millot,  294. 


320  Actes,  décisions  et  publications,  etc. 

Nominations  de  membres  bienfaiteurs.  —  P.  Carié,  S9.  —  abbé 
J.  de  Joannis,  87.  —  Ë.  Fleutiaux,  213. 

Nominations  de  membres  donateurs.  —  F.  Bernard,  7.  —  H.  Des.- 
bordes,  7.  —  P""  I.  Bolivar,  74.  —  .1.  Descarpentries,  126.  — 
J.  Sainte-Glaire  Deville,  198.  -  Gh.  Alluaud,  215. 

Présentations  et  Admissions.  —  E.-W.  Adair,  o.  —  E.-B.  Ashby, 
5.  —  G.  Durand,  5.  —  H.  de  Franchessin,  5.  —  A.  Laurent-Attha- 
lin,  6.  —  J.  Leîèvre,  6.  —  A.  Le  Renard,  6.  —  R.  Sudre  de  Car- 
rières, 6.  -  G.  Talbot,  6.  —  J.  de  Wailly,  6.  —  G.  de  Wailly,  6. 

—  D' Achalme,  6,  21.  —  P.  Corbière,  6,  22.  —  Rév.  P.  Gains,  6, 

21.  —  L.  Guillemart,  6,  22.  —  J.  Gobert,  6,  22.  —  A.  Hémon,  6, 

22.  —  J.  Pertuiset,  6,  22.  —  P.  Clément,  22.  —  P'  H.  Osborn,  22. 

—  P^  Ch.  Alexander,  22,  33.  —  M.  Berquet,  22,  33.  —  A.  Burgess, 
22,  33.  -  Rév.  C.  Burrows,  22,  33.  —  R.  de  Fleury,  22,  33.  — 
L.  Germain,  22,  33.  -  P.  Glick,  22,  34.  -  G.  Hill,  22,  34.  — 
M.  Hubault,  23,  34.  —  J.  Mesnard,  23.  34.  —  H.  Painter,  23,  34. 

—  P'  P.  Parrott,  23,  34.  —  L.  Peairs,  23,  34.  —  L.  Scellier,  24, 
34.  —  H.  Turner.  23,  34.  —  W.  Wallon,  23,  34.  —  E.  Baudot,  34, 
41.  —  R.  Simonet,  34,  41.  —  P.  Jeannel,  41.  —  R.  d'Abadie,  41, 
58.  —  A.  Agnus,  42,  o8.  —  J.  Davis,  42,  58.  —  A.  Dulac,  42,  58. 

—  A.  Maublanc,  42,  58.  —  R.  Tompkins  de  Garnett,  42,  58.  — 
D^  H.  Pater,  58,  74.  —  D-"  E.  Pringault,  58,  74.  —  L.  Sehuler,  58, 
74.  —  A.  Alfiéri,  74,  86.  —  Ch.  Lefèvre,  74,  86.  —  Ch.  Baiser,  86, 

110.  —  E.  Cordier,  86,  111.  —  P.  Hastert,  86,  lil.  —  P.  Sirguey, 
86,  111.  —  J.  Lestage,  111.  —  A.  Chatenay,  111,  126.  —  R.  Frey, 

111,  126.  —  M"«  L.  Guyon,  111,  126.  —  E.  de  Térouanne,  111, 
126.  —  P.  Fonquernie,  126,  155.  —  P^  E.  Rosewall,  126,  155.  — 
G.  Ruter,  126,  155.  —  H.  Weber,  155,  170.  —  J.  Cordonnier,  126, 
186.  —  H.  Péron,  126,  186.  —  H.  Routier,  186,  198.  —  D-^  E. 
Everts,  198,  214.  —  B.  Uvarov,  198,  214.  —  J.  Vellard  du  Chesne, 
214.—  A.  Abot,  214,  225.  -  A.  Rioult,  214,  225.  —  A.  Tonnoir, 
214,  225.  —  D--  L.  Roblin.  226,  246.  —  F.  Garpentier,  246,  261.  — 
P.  Grasse,  246,  261.  —  D^  R.  Leroy,  246,  261.  —  B.  Meier,  246, 
262.  —  A.  Roberts,  246,  262.  -  F.  Rolland,  246,  262.  -  D'  A. 
Mello  Leitao,  262,  278.  —  R.  Henriot,  278,  295.  —  A.  Marti,  278, 
295.  —  D'-  Mercier,  279,  295.  —  A.  MouUet,  279,  295.  —  M'i«  M. 
de  la  Roche,  295.  —  H.  Gauthier,  295.  -  H.  Maneval,  295.  — 
J.  Thérond. 

Prix  Constant  1920.—  Commission,  59.—  Rapport,  73.  — Vote,  156. 
Prix  Dollfus  1919  et  1920.  —  Rapport,  23.  —  Vote,  74. 
Prix  Passet  1919  et  1920.  —  Rapport,  35.  —  Vote,  87. 


V 
TABLE  DU  BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE 


AUuaud  (Ch.)  et  Jeannel  (D^-  R.),  81.  —  Aurivillius  (C),  121.  - 
Brèthes  (J.),  81.  —  Béthune-Baker  (J.-C),  121.  —  Bingham  (C.-T.), 
121.  —  Champion  (J.-C),  71.  —  Chapin  (E.-A.),  71.  —  Chevreux 
(E.),  72.  —  Gros  (D^  A.),  72,  81.  -  Dalibert  (M.),  82.  —  Desbordes 
(H.),  82.  —  Dodero  (A.),  82.  —  Fleutiaux  (E.),  82.  —  Gallardo 
(A.),  82.  —  Holland  (W.-J.),  121.  -  Horvath  (D'  G.),  166.  - 
Houard  (C),  82.  —  Houard  (R.),  82.  —  Laboissière  (V.),  82  — 
Lambertie  (M.),  82.  -  Lameere  (A.),  83.  —  Lang  (W.-D.),  83.  — 
Léon  (N.),  83.  —  Lestage  (J.-A.),  83.  —  Maulick  (S.),  83.  —  Men- 
gel  (L.-W.),  121.  —  D'Orcbymont  (A.),  83.  —  Pic  (M.),  83.  — 
Pionneau  (P.),  84.  —  ï^orter  (C.-E.),84.  -  Racovitza  (E.-G.),  84.  — 
Raymondo  da  Silva  (D-^  B.),  121.  —  Riihl  (F.)  et  Heine  (A.)^  121. 

—  Sahlberg  (J.),  84.  —  Schcrdlin  (P.),  84.  —  Silva  Tavares  (J.),  84. 

—  De  Simpel  (S.-J.),  84.  —  Surcouf  (J.),  84.  —  Vérity  (R.),  121. 

—  Zariquiey  (R.),  84. 


Academy  of  natural  Sciences  ol  Philadelphia  (Proceedingsj,  101. 

Agricultural  Gazette  of  N.  S.  Wales  (TBe),  152. 

American  enlomological  Society  (Transactions),  101. 

Arkiv  for  Zoologi,  101. 

Broteria,  102. 

Canadian  Entomologist  (The),  102,  121. 

Entomological  News,  103. 

Entomological  Society  of  Washington  (Proceedings),  122. 

Entomological  Society  of  London  (Transactions),  122. 

Entomologist's  monthly  Magazine  (The),  103,  151. 

Entomologist's  Record  and  Journal  of  Variation  (The),  107. 

Entomologiske  Meddelelser,  124. 

Entomologist  Tidskrift,  123. 

Musei  nationalis  Hangarici  (Annales  historico-natiirales),  167,  176. 

Muséum  national  d'Histoire  naturelle  (Bulletin),  211,  257. 

Muséum  national  d'Histoire  naturelle  (Nouvelles  Archives  du),  257. 

JNovitates  Zoologicae,  257. 


322  Table  du  Bulletin  bibliographique. 

Philippine  Journal  of  Science  (The),  258. 

Psyché,  258. 

Queenland  Muséum  (Momoirs  of  the),  259. 

Queensland  Naturalist  (The),  259. 

Review  of  applied  Entomology,  London,  259. 

Revista  chilena  de  Historia  natural,  259. 

Revue  zoologique  africaine,  260,  274, 

Sociedad  entomologica  de  Espana  (Boletin),  275. 

Sociedad  Iberica  (Boletin),  275. 

Societâ  entomologica  Ilaliana  (BuUetino),  276. 

Societatis  pro  fauna  et  flora  Fennica  (Acta),  274. 

Zoological  Society  of  London  (Proceedings),  152. 


ERRATUM 

Page    43,  ligne  29,  —  au  lieu  de  :  Teryi,  lire  :  Theryi. 

—  234,  lignes  6  et  9,  —  au  lieu  de  :  Lati'eiUi,  lire  :  Latreillei. 

—  234,  ligne  25,  —  aulieude:  forme  antennaire,  lire  :  formule 

antennaire. 

—  285,  ligne  12,  —  au  lieu  de  :  Epuraca,  lire  :  Epuraea. 

table  1920,  p.  345,  —  après  Aspidiotus  Mayeti,  ajouter  :  Charto- 
scirta  cincta  var.  immaculata  Royer,  71. 

J.  Berlioz. 


DATES  DE  PUBLICATION 

DES  NUMÉROS  DU  BULLETIN  DE   1921. 


Le  n°  1  (p.   1-20)  a  paru  le  17  février  1921 

—  2  21-32  -  7  mars  — 

—  3  33-40  _  is     _  _• 

—  4  41-o6  —  31    —  — 

—  o  o7-72  —  13  avril  — 

—  6  73-84  —  30    -^  — 

—  7  83-108  —  21  mai  — 

—  8  109-124  —  3  juin  - 
9  125-152  —  20    —  — 

—  10  153-168  —  1"  juiUet  - 

—  11  169-176  _  20    —  — 

—  12  177-184  —  6  août  - 
~  13  185-196  —  10  septembre  — 

—  14  197-212  _  10        —  — 

—  15  213-224  —  18  novembre  — 

—  16  225-244  -  24        —  - 

—  17  245-260  -  20  décembre  — 

—  18  261-276  —  3  janvier  1922 

—  19  277-292  —  13      -  — 

—  20  293-308  —  27      —  — 

—  21  309-324  —  mars  — 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


TYPOGRAPHIE    FIRMIN-DIDOT  ET  C».  —  PARIS. 


i 


SUPPI^KMENT     AIT 


BULLETIN 

nK    LA 

SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIODE  DE  FRANCE 


LISTE  DES  MEMBRES 

ARKÊTÉE    Ali    H    JANVIER    1921 


ANNEE   1921 


BIENFAITEURS 

DE  LA  SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


t  BONVOULOIR  (Henry  de).  —  11  juin  1913  (2). 
t  BOURGEOIS  (Jules).  -  23  juillet  1913. 

BRABANT  (M™^).  —  25  juin  1913. 
t  BRISOUT  DE  BARNEVILLE  (Charles).  -  13  février  1901. 
t  BRISOUT  DE  BARNEVILLE  (Henri).  -  13  février  1901. 

CHALOPIN  (M'"^).  —  13  février  1907. 
t  GHEUX  (Albert).  —  28  juillet  1915. 
t  CONSTANT  (Alexandre).  —  10  juillet  1901. 
t  CROISSANDEAU  (Joseph).  -  13  février  1901. 
t  DOLLFUS  (Jean).  —  13  février  1901. 

GADEAU  DE  KER VILLE  (Henri).  —  28  novembre  1900. 
t  GIAftD  (Alfred).  —  11  mars  1914. 

GOBERT  (D^  Emile).  -  12  avril  1905. 
t  GOUNELLE  (Emile).  —  14  octobre  1908. 
t  GROUVELLE  (Antoine).  —  11  juin  1913. 

GROUVELLE  (JULES).  -  24  novembre  1920. 

HEBARD  (Morgan).  —  13  octobre  1920. 

JANET  (Charles).  —  23  juin  1909. 
t  JOURDHEUILLE  (Camille).  -  Il  mars  1914. 
t  LAFON  (Louis).  —  24  décembre  1913. 
t  LEVEILLÉ  (Albert).  —  22  janvier  1902. 
t  MARMOTTAN  (Henri).  — 14  janvier  1914. 
t  MARSEUL  (S.  de).  —  13  février  1901. 
t  NOUALHIER  (Maurice).  —  13  février  1901. 
t  ORBIGNY  (Henri  d').  —  27  mars  1912. 
t  PASSET  (Jules).  —  27  novembre  1912. 
t  PEYERIMHOFF  (Henri  dej.  —  13  février  1901. 

(1)  RÈGLEMENT.  Art.  11.  — Sont  Membres  Biew/iati^eurs  les  personnes  quiont 
versé,  à  une  époque  quelconque,  une  ou  plusieurs  souscriptions  de  500  francs  : 
ces  Membres  reçoivent  gratuitement,  pendant  toute  leur  vie,  autant  d'exem- 
plaires des  publications  de  la  Société  qu'ils  ont  versé  de  fois  la  souscription 
de  500  francs.  —  La  Société  pourra  également  reconnaître  comme  Bienfai- 
teurs les  personnes  qui  lui  auront  donné  ou  légué  des  collections,  des  ou- 
vrages scientifiques,  etc.,  ou  qui  lui  auront  rendu  tel  service  important 
qu'elle  jugera  leur  mériter  ce  titre. 

(2)  La  date  qui  suit  le  nom  indique  la  date  de  nomination  de  Membre 
Bienfaiteur. 

Bull.  Soc.  enl.   Fr.    [1921].  —  N"  1 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  Je  France. 

t  PIERRET  (Alexandre).  -  13  février  1901. 

t  PISSOT  (Emile).  —  13  février  1901. 

t  POTRON  (Eugène).  —  27  avril  1904. 

t  SÉNAC  (Hippolyte).  —  13  février  1901. 

t  THIBÉSARD  (Joseph).  —  13  février  1901 

t  THIERRY-MIEG  (Paul).  —  28  mars  1917. 

t  VAULOGER  DE  BEAUPRÉ  (Marcel).  —  26  juin  1907. 


MEMBRES  DONATEURS  {') 

■i  ARGOD  (/Robert).  —  8  décembre  1915  (2). 

BARY  (M'"°  de).  -  13  octobre  1920. 

DUPONT  (Louis).  —  24  novembre  1920. 

FAUVEL  (Albert).  —  13  février  1901. 

GARRETA  (M'"«  Léon).  —  27  juin  1917. 
t  GIARD  (Alfred).  —  13  février  1904. 

GROUVELLE  (Philippe).  —  13  février  1904. 

GUERNE  (Jules  de).  —  8  janvier  1919. 
t  HUYGHE  (Fernand).  -  12  décembre  1917. 


MEMBRES  FRANÇAIS  MORTS  POUR  LA  PATRIE 

1914-1918 


1915.  Argod  (Robert). 

1908.  AuBAiL  (Louis). 

1909.  Rary  (Georges  de). 
1892.  RossioN  (Jacques). 
1898.*Bruyant  (D^  Ch.). 
1905.  BuFFÉvENT  (Georges  de). 
1912.  Campagne  (P.). 

1907.  Chatanay  (Jean). 

1908.  Garreta  (Léon). 
1905.  Huyghe  (Fernand). 


1912.  Magnière  (Raymond 

1911.  MoRELLE  (Robert). 

1907.  MoRGON  (Raymond). 
Ï911.  NicouD  (Maurice). 

1912.  RoGHÉ  (Gaston). 

1908.  Roques  (Xavier). 

1909.  VoiRY  (Robert). 
1905.  VouAux  (abbé  L.). 
1908.  VuiLLET  (André). 


(1)  RÈGLEMENT.  Art.  12.  —  Sofit  Membres  Donateurs  les  personnes  ayant 
versé,  à  une  époque  quelconque,  une  somme  d'au  moins  200  francs. 

Les  Donateurs,  s'ils  ne  sont  pas  membres  effectifs,  ne  reçoivent  pas  les 
publications  de  la  Société. 

Les  Membres  Bienfaileurs  et  Donateurs  reçoivent  un  diplôme  spécial  et 
leurs  noms  figurent  perpétuellement  en  tête  de  la  liste  des  membres  de  la 
Société. 

(2)  La  date  qui  suit  le  nom  indique  la  date  de  nomination  de  Membre 
Donateur. 


LISTE  DES  MEMBRES 

DE   LA  SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 

ARRÊTÉE    AU    12  .lANVIER    1921. 


Président  honoraire. 

1863-1899-1908.  SIMON  (Eugène),  «,  ||  A'.,  correspondant  de  l'Ins- 
titut de  France  (Académie  des  Sciences),  16,  villa  Said 
(70,  rue  Pergolèse),  Paris,  16«.  Arachnides,  Crustacés. 

Membres  honoraires. 

1866-1905.  *BEDEL  (Louis),  *,  ||  I.  P.,  i.  Secrétaire  honoraire, 
20,  rue  de  l'Odéon,  Paris,  6^.  Coléoptères. 
190o.    BERLESE  (Antonio),  professeur  de  Zoologie  à  la  R.  Scuola 
d'Agricultura,  19,  via  Romana,  Firenze  (Italie).  E{ito 
înologie  générale. 

1872-1913.  BOLIVAR  (Ignacio),  directeur  du  Musée  des  Sciences 
naturelles,  1 7,  paseodcl  General  MartinezCampos,  Madrid 
(Espagne).  Coléoptères  d'Europe  et  Orthoptères  du  globe. 

1896-1913.  BOUVIER  (E.-L.),  0.  *,  |H.  P.,  §,  membre  de  l'Institut 
de  France,  professeur  de  Zoologie  (Animaux  articulés) 
au  Muséum  national  d'Histoire  naturelle,  5o,  rue  de 
BulTon,  Paris,  o^.  Entomologie  générale. 

1894-1911.  *BROLEMANN  (Henry-W.),  p  I.  P.,  boite  n"  22,  Pau 
(Basses-Pyrénées).  Entomologie  générale,  princ.  Myria- 
podes. 

(1)  Explication  des  signes  :  *  Membre  à  vie;  G.  C.  ^  Grand-croix  de  la 
Légion  d'honneur;  G.  0.  '^  G rand-of licier  de  la  Légion  d'honneur;  C.  ^ 
Commandeur  de  la  Légion  d'honneur;  O.  >^  Officier  de  la  Légion  d'honneur; 
^  Chevalier  de  la  Légion  d'honneur;  (M)  Médaille  militaire;  @  Croix  de 
guerre;  (C)  Médaille  coloniale;  -^  l.  P.  Officier  de  l'Instruction  publique; 
^  A.  Officier  d'Académie;  C.  ^  Commandeur  du  Mérite  agricole;  0.  §  Offi- 
cier du  Mérite  agricole ;è  Chevalier  du  Mérite  agricole;  # Décoré  d'un  ordre 
étranger. 


IV  Bulletin  de. la  Société  entomologique  de  France. 

1861 -190o.  *FAUVEL  (Albert),  ||  A.,  #,  avocat,  3,  rue  Choron,  Caen 
(Calvados).  Staphylinides  duglobe. 

1890-1920.  *  FERTON  (Charles),  *,  chef  d'escadron  d'artillerie,  en 
retraite.  Bonifacio  (Corse).  Hyménoptères. 
1913.    HORVATH  (Geza  de),  Q  1.  P. ,  0.  ^,  directeur  de  la  sec- 
tion zoologique  du  Musée  National  Hongrois,  Budapest 
(Hongrie).  Hémiptères. 

1901-1903.    HOWARD  (L.-O.),  chief  of  the  Bureau  ol  Entomology, 
U.  S.  Dep'  of  Agriculture,  Washington  (États-Unis).  — 
Entomologie  générale. 
1892-1917.    JOANNIS  (abbé  J.  de),  correspondant  du  Muséum,  7,  rue 

Coëtlogon,  Paris,  Q^.  Lépidoptères. 
1885-1915.     LAMEERE   (Auguste),  '^,  professeur  à  l'Université  de 
Bruxelles,  correspondant  de  l'Institut  de  France,  74, 
rue  Defacqz,  Bruxelles  (Belgique).  Entomologie  géné- 
rale; Prionidae. 

1861-1901.    MABILLE  (Paul),  agrégé  de  l'Université,  17,  rue  de  la 
Gaîté,  Le  Perreux  (Seine).  Lépidoptères,  Coléoptères  et 
Névroptères. 
1892-1920.    MARCHAL  (D^  Paul),  0.  *,  C.  §,  membre  de  l'Insti- 
tut de  France,  professeur  de  zoologie  à  l'Institut  agro- 
nomique, 45,  rue  de  Verrières,  Antony  (Seine)    Ento- 
mologie   généi^ale;  Biologie;    Entomologie    appliquée; 
Hyménoptères. 
1867-1913.    RAFFRAY  (Achille),  0.*,  ||  I.  P.,  ministre   plénipo- 
tentiaire honoraire,  6,  piazza  Madama,  Rome  (Italie). 
Psélaphides  du  globe,  Coléoptères  d'Italie. 
1865-1907.    SHARP  (D-- David),  Lawnside,  Brockenhurst,  Hants  (An- 
gleterre). Coléoptères. 

Membres  à  vie  et  Membres  ordinaires. 

^- 

1909.  *  AcHARD  (Julien),  ^,  i§i,  #,  42,  boulevard  de  Vanves,  Châtillon 

(Seine).  Chrysomélides  et  Scaphidiides  du  globe. 

1910.  AcHERAY  (D''  Paul),  ^I.  P.,  médecin  de  l'Assistance  publique, 

164^  rue  de  Vaugirard,  Paris,  15«.  Coléoptères,  Lépidoptères. 

1921.  *  Adain  (E.-W.).   Turf  Club,   le  Caire   (Egypte).    Entomologie 
générale. 


Liste  des   Membres.  v 

1920.    Adam  (M.),   il  bis,  avenue  Oudinot,  Joinville-le-Pont  (Seine). 

Coléoptères. 
1885.  *  Alluaud  (Charles),  '^,i^l.  P.,  3,  rue  du  Dragon,  Paris,  6'^;  l'été 
à   La  Celle-Dunoise  (Creuse).  Carabiqucs  d'Afrique  et  de 
Madagascar. 
1920.    Anderson  (D'"   Gh.),   préparateur  à  la  Faculté  de  médecine, 
laboratoire  de  Parasitologie,  43,  rue  Richer,  Paris,  9=.  — 
Entomologie  médicale. 
1917.  *  Andreini  (D''  Alfredo),  via  Pagano  Doria,  5/9,  Gèiies  (Italie). 

Entomologie  générale,  principalement  Coléoptères. 
1920.  *Andrewes  (H.-E.),  8,  North  Grove,  Highgate,  London,  N.  6 

(Angleterre).  Cajmbiques. 
1869.    Antessanty  (abbé  Gabriel  d'),  H  I.  P.,  ancien  aumônier  du 
Lycée,  10,  rue  des  Marots,  Troyes  (Aube).  Coléoptères,  Lépi- 
doptères et  Hémiptères. 

1920.  Aptel  (E.),  château  de  la  Mothe  à  Albaron  (Bouches-du- 
Rhône).  Coléoptèi'es. 

1905. *Arenberg  (prince  Pierre  d'),  20,  rue  de  la  Ville-l'Évêque , 
Paris,  8®.  Ent.  gén.;  mœurs  des  Insectes,  princip.  des  Hymé- 
noptères et  des  Coléoptè7'es. 

1880.*Argod-Vallon  (Albert),  #,*Crest  (Drôme).  Col.  de  l'Ancien 
Monde,  Longicornes  et  Col.  cavernicoles  du  globe. 

1913.  *Arion  (Georges),  entomologiste  au  Ministère'dc  l'Agriculture, 
Bucarest  (Roumanie).  Entomologie  générale. 

1921.*AsHBY  (E.-B.),  lieutenant,  36,  Bulstrode  Road,  Hounslow, 
London,  W,  Angleterre.  Entomologie  générale. 

1904.  Auzat  (D''  Victor),  p  I.  P.,  §,  12,  avenue  Trudaine,  Paris,  9^ 

Col.  gallo-rhén. 
1891.    AzAM  (Joseph),  §,  architecte,  correspondant  du  Ministère  de 
l'Instruction  publique,  25,  place  du  Marché,  Draguignan  (Var). 
Orthopt.,  Hémipt.  et  Dipt. 

1905.  Babault  (Guy),  correspondant  du  Muséum,  10,  rue  Camille- 

Périer,  Chatou  (Seine-et-Oise).  Coléoptères. 

1920.  Bagnall  (R.-S.)  *,  Rydal  mount,  Blaydon-on-Tyne  (Angle- 
terre) Entomologie  générale. 

1902.  *Bailly  (Henri-Gustave),  Velars-la-Cude  (Côte-d'Or).  Col.  et 
Lép.  de  France. 

1906.  *Baizet  (Emile),  receveur  de  l'Enregistrement,   Le   Beausset 

(Yar).  Col.  gallo-rhénans. 


VI  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1903.  *Balestre  (Louis-Marcellin-Frédéric),  pavillon  Clairette,  Men- 
ton-Garavan  (Alpes-Maritimes).  Lép.  des  Alpes-}! aritimes. 

1899.  Barbey  (Auguste),  expert  forestier,  Bel  Coster,  chemin  du 
Levant,  Lausanne  (Suisse).  Entomologie  forestière  ;  Coléoptères. 

1908.  Barbiellini  (comte  Amadeu),  rédacteur  en  chef  de  la  revue 
0  Entomologista  Brasileiro,  32,  rua  D"'  Rodrigo  Silva,  caixa 
postal  652,  Saô-Paulo  (Brésil).  Ent.  gén.  de  V Amérique  du  Sud. 

1877.  *Bargagli  (marquis  Piero),  #,  piazza  S**-Maria,  Florence  (Italie). 
Col.  et  Hymen. 

1919.  Barns  (W.),  D""  en  médecine,  Decatur  (Illinois)  U.  S.  A.  Lépi- 

doptères. 

1911.  Baros  (D""  Léon),  Bussàng  (Vosges).  Coléoptères  et  Lépidoptères 

de  France-. 

1910.  Barsacq  (Joseph),  chef  du  service  hortico-entomologique  du 
zemstvo  de  Théodosie,  Théodosie  (Russie).  Entomologie  géné- 
rale. 

1914.  *Barthe  (Eugène),  Il  I.  P.,  directeur  de  «  Miscellanea  entomo- 
logica  »,  23,  rue  d'Alais,  Uzès  (Gard).  Ent.  gén.;  princ.  Col. 
gallo-rhénans. 

1920.  Barthélémy  (E.),   professeur   à    l'Institut    Sainte-Croix,   30, 

avenue  du  Roule,  Neuilly  (Seine).  Entomologie  générale. 

1914.  Bastin  j^Ferdinand),  104,  chaussée  de  Malines,  Anvers 
(Belgique).  Entomologie  générale. 

1912.  Bayard  (André),  20,  avenue  Auberl,  Vincennes  (Seine).   En- 

tomologie générale  ;  princ.  Coléoptères  carnivores. 
1888.    Beauchêne  (Fernand  de),  *,  #,  16,  rue  des  Promenades, 
Alençon  (Orne).  Ent.  gén. 

1913.  Bedel  (D''  Maurice),  *,  tii,  7,  rue  de  Solférino,  Paris,  7^  Coléo- 

ptères. 

1919.  BÉDOC  (Jean-Marie),  ingénieur,  21,  rue  du  Val-de-Grâce,  Paris,  5^ 
Coléoptères,  spécialement  Passaïidae  et  Lépidoptères. 

1907  BÉGUET  (D''  Maurice),  9,  boulevard  Baudin,  Alger  (Algérie), 
chef  de  laboratoire  à  l'Institut  Pasteur.  Entomologie  générale; 
Orthoptères  migrateurs. 

1899.  BÉGUIN  (V.),  pharmacien  de  l"""  classe,  43,  avenue  de  la  Répu- 
blique, Paris,  11^.  Coléoptères,  pr.  Vèsicants. 

1903.  BÉNARD  (Georges),  ||  I.  P.,  préparateur  au  Muséum,  23,  rue 
Saint-Hippolyte,  Paris,  13^  Lép.  et  Col. 


lAste  des  Membres.  vu 

1910.  *Benderitter  (E.),  imprimeur,  H,  rue  Saint-Jacques,  Le  Mans 
(Sarthe).  Lamellicornes  paie  arctique  s  ;  Aegialiidae,  Chironi- 
dae,  Htjbalidae,  Orphnidae  et  Hybosoridae  du  globe. 

1906.  *  Benoist  (Raymond),    docteur   es    sciences,    préparateur   au 

Muséum,  au  Laboratoire  dé  Phanérogamie,  57,  rue  Cuvier, 
Paris,  S^  Instinct  et  mœurs  des  Insectes;  princip.  Hyméno- 
ptères porte-aiguillon. 

1916.  *  Bequaert  (Joseph),  docteur  es  sciences  naturelles,  166,  W. 

79'''  Street,   New-York   City  (États-Unis).    Diptères,  Hymé- 
noptères. 
1913.  *  BÉRARD  (P'"  Raymond),   5,   rue  Léopold-Robert,  Paris,  14^ 
Coléopt.  et  Lépidopt. 

1908.  Bergevin(E.  de),  inspecteur  de  la  Compagnie  d'Assurances  «  la 

France  »,  rue  Elisée-Reclus  (maison  Ballu),  Alger.  Hémipt. 
1885.    Bergroth  (D""  E.),  Jâmsâ  (Finlande).  Ent.  gén.,  princ.  Hem. 

1912.  *  Berland  (Lucien),  ^,  t§],  assistant  d'entomologie  au  Muséum, 

55,  rue  de  Buffon,  Paris,  5^.  Arachnides. 

1913.  Berlioz  (Jacques),  préparateur  au  Muséum  national  d'Histoire 

naturelle,  6,  rue  Pétrelle.  Paris,  9^.  Coléopt.,  princ.  Chrysome- 
lidae. 

1917.  Bernard  (François),  ^,  vice-président  de  la  Chambre  de  Com- 

merce, 42,  rue  Emmery,  Dunkerque  (Nord).  —  Coléoptères 
et  Lépidoptères. 

1919.  Bernardin  (J.),  ingénieur  agronome,  200,  rue  Lecourbe,  Paris, 

15^.  Entomologie  générale. 

1920.  Bertin  (L.),  agrégé  des  sciences  naturelles,  72,  boul.  St-Marcel, 

Paris,  b'^.  Entomologie  générale. 

1909.  Bervoets  (Raymond-Emile),  D""  es  Sciences,  52,  rue  Van  Maer- 

lant,  Anvers  (Belgique).   Eîitomologie  générale;  Physiologie. 

1909.  Bethune-Baker  (G. -T.),  19,  Clarendon  Road,  Edgbaston  (An- 
gleterre). Lépidoptères .  Hémiptères. 

1907.  *  Bettinger  (D''  Lucien),  ig,  à  Saint-Pierre  d'Albigny  (Savoie). 

Coléoptères  de  France. 

1899.  *Bézagu  (L.),  61,  cours  d'Aquitaine,  Bordeaux  (Gironde).  Ento- 
mologie générale  et  appliquée;  Lépidoptères. 

1919.  BiLLÈRE  (S.),  décorateur,  113,  rue  de  Vaugirard,  Paris,  15«. 
Lépidoptères. 


VIII  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1914.  BiLLiARD  (Georges),  assistant  de  Bactériologie  à  la  fondation 
ophtalmologique  de  Rothschild,  22.  rue  Manin,  Paris  (19«). 
Crustacés. 

1877.  *Blang  (Edouard),  ||  A.,  G.  #.  Eut.  gén.,  pr.  Col. 

1896.  Bleuse  (Léon),  ||  A.,  rue  Duboys  des  Sauzais,  Rennes  (lUè- 
et- Vilaine).  Col.  européens  et  Lèpid.  dllle-et-Vilaine. 

1890.  BoiLEAu  (Henri),  ingénieur  des  Arts  et  Manufactures,  60,  rue  de 

la  Victoire,  Paris,  9*=.  Carabides  et  Lucanides  du  globe. 
1911.    BoiTEL  (D""   Maurice),  *,  igi,  ||  A.,  (C),  médecin-chef    du 
centre  de  réforme.  Oudjda  (Maroc  oriental).  Coléoptères. 

1914.  *BoLiv.\R  Y  PiELTAiN  (Câudido),  Museo  de  Ciencias  Naturales. 
Palacio  de  Bellas  Artes,  Hipôdromo,  Madrid  (Espagne). 
Coléopt.,  -princ.  Carabidae. 

1919.  Bon  (Marcel),  juge  au  Tribunal  civil,  Montmorillon  (Vienne). 

Coléoptères. 

1891.  ^Bonaparte  (prince),  membre  de  l'Institut  de  France,  10,  ave- 

nue d'Iéna,  Paris,  16^.  Ent.  générale. 
1910.    Bonaparte-Wyse  (Lionel),  29  B,  Holland  Park  Gardons,  Ken- 
sington,  London,  W.  14  (Angleterre).  Coléoptères  et„Lépido- 
ptères. 

,    1916.    BoNDROiT  (Jean),  artiste-peintre,  13,  rue  de  la  Loi,  Liège  (Bel- 
gique). Staphylinides ;  Formicides. 

1920.  BoNNAMOUR    (D""    Stéphane),     médecin    des   Hôpitaux,    137, 

avenue  de  Saxe,  Lyon  (Bhône).  Entomologie  générale,  princ. 

Parasitologie. 
1903  *  Bonnet  (D*'  Amédée),  p  I.  P.,  ciiargé  de  cours  à  la  Faculté  des 

Sciences,  1,  quai  de  La  Guillotière,  Lyon  (Rhône). 
1879.    BoNY  (vicomte  Gaston  de),  Bujaleuf  (Haute- Vienne).  Cicindé- 

lides  et  Carabides  du  globe,  pr.  Carabus,  Calosoma  et  Nebria. 

1907.  *BoppE  (Paul),  inspecteur  adj.  des  Eaux  et  Forêts,  44,  rue  do 
Toul,  Nancy  (Meurthe-et-Moselle).  Cérambycides  duglobe. 

1898,  BoRDAGE  (Edmond),  ||  I.  P.,  D''  es  Sciences,  chef  de  travaux 
pratiques  à  la  Sorbonne,  75  bis,  rue  Mouge,  Paris,  5^  Ent. 
gen. 

1898.  Bordas  (D''  L.),  ||  I.  P.,  D^'ès  Sciences,  professeur  adjoint  à  la 
Faculté  des  Sciences,  Bennes  (Ille-et-Vilaine).  Ent.  générale 
et  entomologie  appliquée  à  rAgiHculture. 


Liste  des  Membres.  ix 

1906.*BoRDE  (René  Pelleterat  de),  château  de  Messimy  (Ain).  Col, 
larves  de  Staphyl inides. 

1920.    BoscQ  (G.),  2,  rue  Crébillon,  Paris,  VP.  Coléoptères. 

1920.  BossoNG  (H.),  7,  avenue  des  Templiers,  Epinal  (Vosges). 
Coléoptères. 

1893.  *BouGOMONT  (Antoine),  i^,  avoué,  18,  rue  de  Cours,  Gosne  (Niè- 
vre) .  Coprophages  du  globe, princ.  Géotrupides  ;  ent.  de  la  France. 

1913.  Boulangé  (Henri),  95,  rue  des  Stations,  Lille  (Nord).  Hymc- 

noptères. 

1920.    Boulet   (Charles  A.),  31,  avenue  de  Saint-Mandé,  Paris,  12*. 

Entomologie  générale. 
1878.    Boullet  (Eugène),  *,  Il  I.  P.,  §,#,  banquier,  Canteleu-lez 

Rouen  (Seine-Inférieure).  Lépidoptères  ;  chenilles. 

1916.  *  BouRGERiE  (Rémi),  t^,  lieutenant  au  164«  régiment  d'infan- 
terie, Bellevue,  avenue  de  Paris,  Toul  (Meurthe-et-Moselle). 
Coléoptères  et  Lépidoptères. 

18i)9.  ^BouRGOiN  (Auguste),  archiviste-bibliothécaii'e  honoraire,  8,  rue 
Jean-de-Beauvais,  Paris,  S<=.  Coléoptères;  Cétonides  du  globe. 

1896.  *BouTAREL(D''),47,ruedes  Tournelles,  Paris,  3*.  Col.,pr.  du  Chili. 

1920*  BoviE  (A.),  232,  chaussée  de  Boendacl,  Bruxelles  (Belgique). 
Coléoptères  principalement  Curculionides 

1874.    BoYENVAL,  '^,  37,  rue  de  Loos,  Lille  (Nord).  Col.  eur. 

1918.  Bradley  (J.   Chester),   Ph.  D.,  Professeur  d'Entomologie   et 

conservateur  de  la  section  zoologique  des  Invertébrés,  Cornell 
University,  Ithaca,  N.  W.  (Étals-Unis  d'Amérique).  Entomo- 
logie générale. 

1903.  ^Brèthes  (Jean),  conservateur  au  Musée  national,  236,  calle  Mar 
Chiquita,  villa  General  Urquiza  (F.C.B.  A.R.),  Buenos-Ayres 
(République  Argentine).  Eri^  gén.,princip.  Hymen,  et  Staphyl. 

1919.  *  Brocher  (D''  Frank),  Vandœuvres,  près  Genève  (Suisse).  In- 

sectes aquatiques,  biologie. 

1902.  Brown  (Henry),  2,  rue  Edouard  VII,  Paris,  9«.  Lépidoptères. 

1903.  Bruch  (Carlos),  chargé  de  la  section   zoologique  du  Musée, 

La  Plala  (République-Argentine).  Eut.  gén.  princ.  Coléoptères. 

1914.  Brunier  (Bernard  de),  *,  #,  capitaine  État-Major,  4"^  B.  D., 

36,  rue  de  la  Ronde,  Metz  (Moselle).  Coléoptères. 


X         .      Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1898.  BuGNioN  (D""  Edouard),  professeur  honoraire  de  l'Université  do 
Lausanne,  «  La  Luciole  »,  à  Aix-en-Provence  (Bouches-du- 
Rhône).  Anatomie  et  mœurs  des  Insectes;  Entomologie  générale. 

1919.  Bureau  (Henri),  naturaliste,  13,  rue  Bertin-Poirée,  Paris,  ^•=^ 

Entomologie  générale. 

1900.  *BuREAU  (D""  Louis),  *,  professeur  à  l'École  de  Médecine,  direc- 

teur du  Muséum  d'Histoire  naturelle,  lo,  rue  Gresset,  Nantes 

(Loire-Inférieure).  Entomologie  générale. 
1882.  *BuyssoN  (Henri  du),  château  du  Vernet,par  Broût-Vernet  (Allier) 

[gare  pour  coUs  postaux  :  S*-Poureain-sur-Sioule].  Col.,  pr. 

Élatérides;  Orth.,  Hém.,  Hymen,  et  Dipt.  européens. 
1896.    BuYssoN    (Rohert  du),  ||  A.,  #,  Saint-Rémy-la-Varenne,  par 

Saint-Mathurin  (Maine-et-Loire).  Hymen. 

1920.  Cabanes   (G.),  conservateur  du  Musée  d'Histoire   naturelle, 

Nîmes  (Gard).  Entomologie  générale. 
1894.    Cabrera  y  Diaz  (D''  Anatael),  hôte!  Aguére  et  Continental,  La 

Laguna,  Ténérifïe  (îles  Canaries).  Hymen.;  Vespides,  Eumé- 

niens  et  Mazarrides  du  globe. 
1887.    Caillol  (Henri),  avocat,  villa  Marie,  La  Rose,  près  Marseille 

(Bouches-du-Rhône).  Col.  gallo-rhén.;  Mylabrides  {Bruches) 

paléarctiques . 

1898.  Candèze  (L.),  73,  Mont  Saint-Martin,  Liège  (Belgique).  Lépido- 

ptères, pr.  Sphingides. 

1917.*  Capitaine  (Louis),  docteur  es  sciences,  Les  Bichonnets,  Saint- 
Tropez  (Var).  Coléoptères  paléarctiques. 

1920.*Capi'E  de  Bâillon  (P.),  docteur  es  sciences,  73,  rue  des  Sta- 
tions, Lille  (Nord).  Anatomie  et  biologie  des  Insectes. 

1901.  Caracciolo  (Henri),  Belmont,  Magdala,  Trinidad  (Antilles).  En- 

tomologie générale. 
1905.    Caraffa  (Sébastien  de),  avocat  à  la  Cour  d'appel,  Bastia  (Corse). 
Col.;  faunes  insul.  méditerran.,  princ.  de  la  Corse. 

1899.  *Carié  (Paul),  correspondant  du  Muséum,  40,  boulevard  de 

Courcelles,  Paris,  17^  Faune  des  îles  Mascareignes. 

1919.  Carnochax  (Frédéric  Grosvenor),  assistant  à  l'Institut  Bussey, 
Université  d'Harward,  Mass.  (États-Unis).  Coléoptères,  prin- 
cipalement Histérides  du  globe. 

1909.  Carpentier  (Charles),  *,  t§i,  ||'A.,  commandant,  20,  avenue 
des  Pierres-du-Moulin,  Blancarde-gare.  Marseille  (Bouches-du- 
Rhône).  Entomologie  de  la  Provence. 


Liste  des  Membres.  ^  xi 

1878.  Carvalho  Monteiro  (Antonio  Augusto  de),  70,  rua  do  Alc- 

crim,  Lisbonne   (Portugal).  Ent.  gén.,  pr.  Lépidoptères. 
1883.    Casey  (Tliomas-L.),  colonel,   Stoneleigh  Court,  Washington, 

D.  C.  (États-Unis  d'Amérique).  Coléoptères  de  l'Amérique  du 

Nord. 
1920.    Catala  (R.),    Loge-Blanche,  Épinal    (Vosges).  Entomologie 

générale. 
1909.    Cavallier  (Louis),  pharmacien,  Crécy-sur-Serre  (Aisne).  Coléo- 

ptères,  Entomologie  agricole. 

1879.  *Cayol  (Marius),  0.  *,  U  A.,  C.  §,  chef  de  bureau  honoraire  au 

ministère  de  l'Agriculture,  92,  rueNoUet,  Paris,  17^.  Col.  eur. 
1888.  ^="Cepeho  (Adollo-L.),  membre  de  la  Société  espagnole  d'Histoire 

naturelle,  20,  calle  Orilla-del-Rio,  Chiclana,  prov.  de   Cadiz 

(Espagne).  Col.  et  Or  th.  eur. 
1899.    Chabanaud  (Paul),  correspondant  du  Muséum,  12,  rue   de 

Condé,  Paris,  6^.  Col.  de  France. 

1909.  Challiot  (Claudius),  83,  Grande-Rue,  Boulogne- sur-Seine 
(Seine).  Lépidoptères  et  Coléoptères. 

1919.  Ghamerlat  (Jean  de),  avocat  à  la  Cour  d'appel,  château  des 
Guérins,  par  Glaine-Montaigut  (Puy-de-Dôme).  Coléoptères  du 
globe. 

1906  Chapman  (T. -A.),  Betula,  Reigate  (Angleterre).  Ent.  gén.,  princ. 
Lépidoptères  [biologie  et  nymphose). 

1917.  Chapman  (William),  4,  avenue  de  Gagny,  Gagny  (Seine-et- 
Oise).  —  Coléoptères  paléarctiques,  princip.  Carabidae. 

19H.  Chappellier  (Albert),  chef  do  travaux  à  la  Sorbonne,  197, 
avenue  Daumesnil,  Paris,  12*^.  Entomologie  générale  ;  rapports 
entre  les  Insectes  et  les  Oiseaux. 

1919.  CharbonxMer  (J.-Robert),  chimiste,  2,  villa  des  Aubépines, 
Colombes  (Seine).  Lépidoptères,  Coléoptères,  princip.  Luca- 
nides  du  globe. 

1919.  Charbonnier  (Paul),  licencié  es  sciences,  professeur  adjoint 
au  Lycée  Gay-Lussac,  80,  avenue  Garibaldi,  Limoges  (Haute- 
Vienne).  Coléoptères. 

1869.  Chardon  (Gabriel),  commis  principal  des  Postes,  en  retraite, 
place  S*-Jean,  Ambert  (Puy-de-Dôme).  Col.  de  France. 

1907.  Charles  (Georges),  111,  rue  Gravel,  Levallois-Perret  (Seine). 
Coléoptères  paléarctiques. 


XII         .    Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1891.    Chevreux  (Ed.),  €|  I.  P.,  route  du  Cap,  Bône  (Algérie).  Crus- 
tacés. 
1889.    Chobaut  (D'-  Alfred),  |l  I.  P.,   4,   rue    Chauffard,  Avignon 

(Vaucluse).  Col.  paléarct.:  Héni.,  Hyin.   et  Lép.  Rhopal.  de 

France. 
1919.  *Chopard  (Gaston),  22,  rue  de  la  Clé,  Paris,  o^  Entomologie 

générale. 
190i.*CHOPARD   (Lucien),    docteur   es    sciences,   correspondant   du 

Muséum,  2,   square  Arago,   Paris,  13'-.  Ent.  gén.,  princtp. 

Orthoptères. 
1883.    Chrétien  (Pierre),  la  Garenne-Colombes  (Seine).  Lépidoptères 

européens;  étude  des  chenilles  et  des  œufs. 
1917.    Chudeau  (René),  ^,  docteur  es  sciences,  chef  de  la  Mission  de 

l'Afrique  occidentale,  35,  rue  de  l'Arbalète,  Paris,  S^  — 

Entom.  générale. 

1919.  Clark  (B.  Preston),  Room,  35,  n°  55,  Kilby  street,  Boston, 

Mass.  (États-Unis).  Lépidoptères  [Sphingides). 
1902.    Clerc  (D''  Antonin),  '^,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris,  52,  ave- 
nue de  Wagram,  Paris,  17^.  Col.  de  France  ;  Curculionides. 
1904.    Clerc  (Joannès),  1,  rue  Thimonnier,  Lyon  (Rhône).  Lép. 
1900.  *Clermont  (Joseph),  162,  rue  Jeanne-d'Arc  prolongée,  Paris,  13". 

Coléoptères. 
1910.*CoDiNA   (Ascensio),    La  Roca,    Sarria,    Pedraibes,    Barcelone 

(Espagne).  Faune  entomologique  de  la  Catalogne,  Cicindélides 

du  globe, 
1913.    CoLLiN  (James  E.),  Sussex  Lodge,  Newmarket  (Angleterre). 

Diptères. 
1910.     Coret  (Maurice),  p  A.,  75,  avenue  de  S*-Mandé,  Paris,  12^ 

Coléoptères,  Hyménoptères. 

1920.  *  CoRPORAAL  (J.  B.),  Algemeen  Proesfstation,  Medan  (Sumaitra). 

Coléoptères. 

1900.  CosMovici  (D""  Léon-C),  professeur  de  Zoologie  et  de  Physiologie 
à  l'Université,  11,  strada  Codrescu,  Jassy  (Roumanie).  Ento- 
mologie générale;  Lépidoptères. 

1913.  *CoTTE  (D''  J.),  213,  rue  d'Endoume,  Marseille  (Bouches-du- 
Rhône) .  Cécidologie. 

1881.  CouLON  (D--),  Il  A.,  G.  r^,  0.  f,  villa  Georges,  8,  rue  des 
Vieilles  Casernes  (Principauté'  de  Monaco).  Lépidoptères  eur.; 
étude  des  chenilles.  / 


Liste  des  Membres.  xiii 

1898.  CouTiÈRE  (Henry),  *,  QA.,  D""  es  sciences,  professeurà  l'École 
supérieure  de  Pharmacie,  118,  avenue  d'Orléans,  Paris,  14*^. 
Crustacés. 

1911.  Crémieux  (Martial),  30,  rue  de  Joinville,  Laval  (Mayenne).  Co- 
léoittères. 

1914.  *Cros  (D''  Auguste),  QA.,  §,  6,  rue  Dublineau,  Mascara,  dépar- 
tement d'Oran  (Algérie).  Mœurs  des  Hyménopt.,  biologie  des 
Méloïdes. 

1908.  *Gulot(J.),  entomologiste,  chalet  l'Aurore,  chemin  de  la  Croi- 

selte,  à  Meyrin,  près  Genève  (Suisse).  Eut.  gén.,  princ. 
Lépidoptères. 

1920.  Dalibert  (M.),  avocat  à  la  Cour  d'appel  de  Caen,  château  de 
Secqueville-en-Bessin,  par  Bretteville-l'Orgueilleusc  (Calva- 
dos). Entomologie  générale,  princ.  Lépidoptères. 

1914.  Dalmas  (comte  R.  de),  26,  rue  de  Berri,  Paris,  8^  Arachnides 
du  globe. 

1919.  Danède  (Élie),  employé  d'assurances  à  la  Compagnie  «  La  Fon- 

cière »,  28,  rue  des  Plantes,  Paris,  14*=.  Entomologie  générale. 
Lépidoptères. 
1898.  *Darboux  (Gaston),  ^,  ||  I.,  0.§,  professeur  à  la  Faculté  des 
Sciences,  Directeur  du  Laboratoire  Marion  à  Malmoresque, 
Marseille  (Bouches-du-Rhône).  Ent.  gén.;  Ins.  gallicoles. 

1917.    Darcaxne  (D""  Gustave),  191,  rue  de  l'Université,  Paris,  1". 

Lépidoptères. 
1882.  *Dattin    (E.),   ^,    lieutenant-colonel   du    Génie,    11,  rue  de 

Strasbourg,  Nantes  (Loire-Inférieure).  Lépidoptères  européens, 

p  rinc .  Microlépiàop  tères. 
1906.  *Dai'fresne  (Alexandre),   12,  avenue  de  Saint- Just,  Marseille 

(Bouches-du-Rhône).  Entomologie  appliquée  a  l'Agriculture. 

1920.  Dautel-Roffi  (M"«),  Chàtillon  l'Abbaye,  près  Pillon,  parSpin- 

court  (Meuse).  Coléoptères. 

1909.  David  (Albert),  68,  boulevard  de  la  Pie,  Saint-Maur  (Seine). 

Coléoptères  de  France. 
1919.    Dayrem  (Jean),  juge  de  paix  à  Port-Gueydon  (Alger).  Cérambg- 

cides,  principalement  paléarctiques. 
1888.    Decaisne  (M™^),  née  Bellierdela  Chavignerie,  Évreux  (Eure)  = 
1911.  *Decary  (Raymond),  La  Ferté-sous-Jouarre  (Seine-et-Marne).  Lé- 
pidoptères. 


XIV  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1897.  *Deckert-Meillaie  (Henri),  Nantes  (Loire-Iuf.).  Lépidoptères  du 
globe. 

1887.    Degors  (Alfred),  51.  rue  S*-Lazare,  Le  Blanc  (Indre).  Coléoptères 

de  France. 
1909.*DELACHAPEr,LE   (Marie),   instituteur,    rue  Charles,  Montgeron 

(Seine-et-Oise).  Coléoptères  de  France. 
1919.  *Delamarre   de   Monchaux   (comte),    conservateur  au   Musée 

d'Histoire  naturelle  de  Blois,  6,  rue  de  Bellecliasse,  Paris,  7*=, 

et  au  château  de  Troussay,par  Cour-Cheverny  (Loir-et-Cher). 

Entomologie  générale. 

1907.  *Delcourt  (Amédée),  H8,  boulevard  Raspail,  Paris,  6*.  Hémi- 

ptères, princ.  Notonectes. 

1917.  Delétang  (Louis),  calle  Esmeralda,  1394,  Buenos-Aires  (Répu- 

blique Argentine).   —  Entom.   générale;  Hém.,  pr.  Homo- 
ptères. 

1908.  Delfieu  (Maurice),  rédacteur  des  Postes  et  Télégraphes,  Mâcon 

(Saône-et-Loire).  Coléoptères,  princ.  aquatiques. 
1914.    Delperré  de  Cardaillac  de  S*-Paul  (Gaston),  sous-intendant 

militaire,  55,  rue  de  Phalsbourg,  Le  Havre  (Seine-Inférieure). 

Entom.  générale. 
1895.  *Delsuc  (Raymond),  Pierry-Épernay  (Marne).  Ent.  gén.;pr.Lép. 
1884.  *DÉLUGix  (A.),  pharmacien  honoraire,  26,  rue  de  La  Boëtie, 

Périgueux  (Dordogne).  Col. 

1918.  Demachy  (Edouard),  4,   cité  Malesherbes,  Paris,  9^  Hyméno- 

ptères et  Arachnides. 
1889.    Demaisox  (Charles),  anc.  élève  de  l'Éc.  polytechnique,  7,  rue  Ro- 

gier,  Reims  (Marne).  Ent.  appliquée  à  Vagriculture,  pr.  Col. 
1874.    Demaisox  (Louis),  correspondant  de  l'Institut  (Académie  des 

Inscriptions  et  Belles-Lettres),  21,  rue  Nicolas-Perseval,  Reims 

(Marne)  et  12,  boulevard  Raspail,  Paris,  7^  Lép.  eur. 

1908.  Dexier  (Pierre),  #,  33,  rue  de  Jacob,  Paris,  6"^.    Entomologie 

médicale.  Méloides  et  Brenthides  du  globe 

1909.  Derais  (L.),  professeur  au  Lycée,  28,  r.  du  Bonhomme,  Mul- 

house (Haut-Rhin).  Coléoptères  et  Lépidoptères. 
1919.*Derenne  (Franz),  12,  boulevard  d'Omalius,  Namur  (Belgique). 
Lépidoptères. 

1919.  *Dervin  (A.),   Autruche,    par  Brieuilles-sur-Bar  (Ardennes). 

Coléoptères. 


Liste  des  Membres.  xv 

1882.  *  Desbordes  (Henry),  ^,Q  A.,  ancien  chef  de  bureau  au  minis- 
tère des  Travaux  publics,  177,  boulevard  S'-Germain,  Paris,  7«. 
Col.  de  France  ;  Histérides  du  globe. 

1919  *  Descarpeintries  (Jules),  géomètre  en  chef  du  service  topogra- 
phique, Fianarantsoa  (Madagascar).  Coléoptères. 

1919.  Desrivières  (Gabriel),  artiste  décorateur,  235,  rue  du  faubourg 
St-Honoré,  Paris,  8®.  Lépidoptèves. 

190o.  *DiEGNER  (A.),  §,  205,  rue  de  Charenton,  Paris,  12^  Entomo- 
logie appliquée. 

1889.  *  DiiviMOCK  (George),  Ph.  D.,  331,  Berkshire  avenue,  Springfield, 

Mass.  (É.-U.  d'Amérique).  Entomologie  générale;  anatomie  et 
physiologie. 
1868.  *  Distant  (W.-L.),  Glenside,  170,  Birchanger  Road ,  South  Nor- 
wood,  Surrey  (Angleterre).  Hém.  et  Lép. 

1891.  *  DoDERO  (Agostino),  casella  postale  1160  [et  pour  colis  postaux, 

via  Gropallo  6-3],  Gênes  (Italie).  Col.  de  Ligurie;  Psélaphides. 

1881.*DoGNiN  (Paul),  les  Pipots,  Wimllle  (Pas-de-Calais).  Hétérocères 
■sud-américains. 

1879.  DoNCKfER  DE  DoNCEEL  (Henri),  entomologiste,  40,  avenue  d'Or- 
léans, Paris,  14*.  Ent.  gén.;  Col.  et  Lép.  exotiques. 

1890.  DoNGÉ  (Ernest),  employé  de  la  Banque  de  France,  en  retraite, 

19,  rue  Lakanal,  Montrouge  (Seine).  Col.  gallo-rhén. 

1914.  DouxcHAMPS  (Guy),  60,  rue  des  Guillemins,  Liège  (Belgique). 

Entomologie  générale,  répartition  géographique  des  Insectes. 

1889.  "Driancourt  (V.-Jules),  distillateur,  119,  rue  de  Paris,  S*-Denis 

(Seine).  Ent.  gén.,})r.  Col. 
1918.  *  Dubreton  (baron  Jean),  ingénieur  civil,  2,  avenue  de  Messine, 

Paris,  8*^.  Coléoptères  et  Hémiptères. 
1897.    DucHÂiNE  (Jules),  à  la  Banque  de  France,  2,  rue  Louis-Blanc, 

Lyon  (Rhône),  Col. 

1892.  Dumans  (Jules),  ancien  magistrat,  66,  rue  Saint-Loup,  Baveux 

(Calvados).  Lép.,pr.  Microlép. 
1910.    Dumas   (Joseph),   économe  de  l'école  S'«-Geneviève,  7,  rue 
Alexandre-Lange,  Versailles    (Seine-et-Oise).  Coléoptères  de 
France. 

1915.  DuMÉE   (Paul),    pharmacien  honoraire,  45,   rue  de  Rennes, 

Paris,  Q".  Entomologie  générale. 


XVI  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1916.  DuMEz  (A.),  conducteur  du  cadre  général  des  Travaux  publics 
des  Colonies,  Conakry  (Guinée  française).  Col.,  Entomologie 
de  la  Guinée. 

1890.  ^DuMONT  (Constantin),  12,  rue  de  Condé,  Paris,  6«.  Lép.  sur.; 
préparation  et  étude  des  chenilles. 

1893.  *DupoNï  (Louis),  ||  I.  P.,  agrégé  de  l'Université,  14,  rue  Lé- 
pouzé,  Évreux  (Eure).  Lép.  ;  géographie  entomologique. 

1913.  *  DupoRT  (Louis),  chargé  de  la  Station  d'Entomologie  agricole  de 
Cho-Ganh,  par  Ninh-binh  (Tonkin),  Entomologie  générale, 
parasites  des  plantes. 

1920.  DuPREz  (R.),   ingénieur-chimiste,  44  bis,  rue  Jacquard,  Petit- 

Quevilly  (Seine-Inf''^).  Coléoptères  d'Europe. 

1921.  Durand  (G.),  à  Beautour,  commune  de  Bourg-sous-la-Roche, 

par  la  Roche-sur- Yon  (Vendée).  Lépidoptères. 

1888.  Edwardes  (Stanley),  membre  de  la  Société  entomologique  de 
Londres,  16,  St-German's  place,  Blackheath,  London,  S.  E. 
13  (Angleterre).  Lépidoptères. 

1919.  *  Efflatoun  (Hassan  Bey  Chaker),  assistant  de  Biologie  à  l'École 
de  Médecine,  38,  avenue  Choubrah,  Le  Caire  (Egypte).  Co- 
léoptères. 

1891.*Emery  (Charles),  professeur  émérite  de  l'Université  de  Bolo- 
gne, 4,  via  Manzoni,  Bologne  (Italie).  Anat.  et  Mol.;  Formicides 
du  globe. 

1897.  EmiMerez  de  Charmoy  (Donald  d'),  directeur  du  Muséum  Des- 
jardins, Port-Louis  (Ile  Maurice).  Coléoptères. 

1897.  Estiot  (Paul),  ol,  rue  Camille  Groult,  Vitry  (Seine).  Col.gallo- 
rhén.  ;  Ins.  nuisibles. 

1918.  *Fage  (Louis),  docteur  es  sciences,  Assistantau  Muséum  national 
d'Histoire  naturelle,  Laboratoire  de  Zoologie  (Vers  et  Crusta- 
cés), 61,  rue  de  Buffon,  Paris,  o*".  Arachnides. 

1901.  *Fagniez  (Charles),  château  de  La  Bonde,  par  La  Motte-d'Aigues 
(Vaucluse).  Col.  et  Hémiptères  de  France  ;  cavernicoles  du  globe. 

1918.  Faivre  (Joseph- Alexandre),  3,  boulevard  Morland,  Paris,  4«, 
Lépidoptères. 

1904.  *Falcoz  (Louis),  pharmacien,  D''  de  l'Université  de  Lyon,  rue 
de  l'Éperon,  Vienne  (Isère).  Col.  gallo- rhénans. 

1913.  Faroult  (Victor),  111,  rueMichelet,  Alger.  Lépidoptères,  princ. 
élevage. 


Liste  des  Membres.  wii 

1899.  *Faurb-Biguet  (Paul- Vincent),  C.*,  général  de  division,  ancien 

gouverneur  militaire  de  Paris,  169,  boulevard  Malesherbes, 
Paris,  17«.  Col. 

1910.  Favarel  (Georges),  administrateur  des  Colonies,  Brive  (Cor- 
rèzi'). Coléoptères  du  globe ;princ.  Onthophagides  africains. 

1913.    Fayet  (Jacques),  tp,  S6,  rue  Madame,  Paris,  6''.  Coléoptères. 

1909.  Fenyes  (D''  Adalbert),  170,  N.  Orange  Grove  Avenue,  Pasadena, 
Californie  (U.  S.  A.).  Col.,  Aleocharini  du  globe. 

190G.  Ferrante  (Giovanni),  docteur  en  droit,  avocat  à  la  Cour  d'appel, 
Le  Caire  (Egypte).  Entomologie  de  l'Egypte. 

1919.  Ferreira  d'Almeida  (Romualdo),  rua  do  Rosario,  169,  Rio  de 
Janeiro  (Brésil).  Lépidoptères. 

1918.  Ferrière    (Charles),   docteur   es   sciences,    conservateur  au 

Musée    d'Histoire  naturelle,  rue  de  l'Helvétie,   19'\  Berne 
(Suisse).  Entomologie  générale  et  appliquée. 

1913.  Feytaud  (D''  J.),  directeur  de  la  Station  entomologique  de  Bor- 
deaux, Institut  de  Zoologie,  cours  S'-Jean,  Bordeaux  (Gironde). 
Ent.  gén.;  Coléoptères. 

.{912.  Fintzescou  (Georges),  professeur  au  lycée  national,  24,  rue 
Conta,  Jassy  (Roumanie).  Entomologie  générale. 

1882.  *Fleuïiaux  (Edmond),  *,  #,  ||  A.,  §,  6,  avenue  Suzanne, 
Nogent-sur-Marne  (Seine).  Ins.  de  France  et  des  Colonies 
franc. ,  Cicindélides,  Mélasides  et  Élatérides  du  globe. 

1900.  Forbes  (Stephen-A.),  State  Entomologist,  Urbana,  Illinois  (États- 

Unis  d'Amérique).  Entomologie  générale  et  appliquée. 

1906.  *FouQUET,  commandant,  23,  rue  Clauzel,  Paris,  9*^'.  Coléoptères 
et  Lépidoptères. 

1919.  FouRNiER  (M™%  née  Amy  de  Horrack),  90,  boulevard  Males- 

herbes, Paris,  8*^.  Lépidoptères  du  globe. 

1921.  Franchessin  (H.  de),  0.  *,  #,  lieutenant-colonel,  147,  boule- 
vard Malesherbes,  Paris,  il''.  Entomologie  générale. 

1898.  *Fréminville  (Paul  de),  7,  Cliamp-de-Mars,  Bourg  (Ain).  Col. 
1896.    Fdente  (D.  José-Maria  de  la),  Pozuelo  de  Calatrava,  provincia 
de  Ciudad  Real  (Espagne).  Coléoptères. 

1880.*Gadeau  de  Kerville  (Henri),  ^,  p  I.  P.,  0.  ^,  C.  ::,  7,  rue 
Dupont,  Rouen  (Seinc-Inf.).  Ent.  générale. 

1** 


XVIII  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1915.  *  Galibert  (Henri),  17,  boulevard  des  Lices,  Castres-sur-Agout 
(Tarn).  Coléoptères. 

1904.  *Gallârdo  (Angel),  directeur  du  Musée,  D""  es  sciences,  prof,  à  la 
Faculté  des  Sciences  et  à  la  Faculté  de  Médecine  de  l'Uni- 
versité, Arenales,  939,  Buenos-Aires  (République  Argentine). 
Ent.  gén.;  Biométrique. 

1920.  *  Gardey  (Léo),  ciseleur,  13,  rue  Gréneta.  Paris,  3''.  Lépido- 
ptères, étude  des  chenilles. 

1904.  *Gascard  (Albert),  professeur  à  l'École  de  Médecine,  76,  bou 
levard  Beauvoisine,  Rouen  (Seine-Inférieure).  Ent.  gén.;  Coe- 
cides. 

1919.*  Gaddin  (Louis),  43,  avenue  de  Picardie,  Versailles  (Seine-et- 
Oise).  Coléoptères. 

1870.*Gaulle  (Jules  de),  41,  rue  de  Vaugirard,  Paris,-  6^.  Hymé- 
noptères. 

1919.  Gaumont,  professeur  à  l'École  d'Agriculture  du  Chesnoy,  rue 
Carnot,  Montargis  (Loiret).  Entomologie  générale,  principale- 
ment Aphidiens. 

1919.  Gautier  (D''  Claude),  34,  rue  Tupin,  Lyon  (Rhône).  Entomo- 
logie appliquée,  Hyménoptères  parasites. 

1886.  Gazagnaire  (Joseph),  G.  #,  ancien  maire  de  Cannes,  chalet 
des  Syrphes,  29,  rue  Félix-Faure,  Cannes  (Alpes-Maritimes). 
Ent.  gén.,  Anat.;  Dipt.,  Hymen. 

1919.  Gedoelst  (L.),  professeur  à  l'école  vétérinaire,  15,  rue  Meyer- 

béer,  Bruxelles.  Diptères. 

1896.  Gelin  (Henri),  IJ  L  P.,  conservateur  du  Musée  d'Histoire  natu- 
relle, 2,  rue  Beaune-la-Rolande,  Niort  (Deux-Sèvres).  Eni. 
gén.,  princ.  Lép.,  Orth.  et  Névropt.  régionaux. 

1912.  Genson  (Eugène),  domaine  de  Fonseranes,  près  Béziers 
(Hérault).  Lépidoptères  ;  entomologie  viticole. 

1917.  Georgel  (Alfred),  108,  rue  de  la  Réunion,  Paris,  20^  Col. 
et  Lép. 

1920.  GÉRARD  (H.),  industriel,  16,  rue  Philippe  Plantamour,  Genève 

(Suisse).  Coléoptères,  Cétonidesdu  globe. 

1902.*Gerber  (P""  C),  Faculté  de  Médecine,  allées  S'-Michel,  Tou- 
louse (Haute-Garonne).  Cécidies. 

1903.  Gervais  d'Ai.din  (André),  villa  Laude,  Quinéville  (Manche).  Col. 
et  Lép. 


Liste  des  Membres.  xix 

1914.    Gestro    (D""  Rafaele),   directeur   du   Museo  civico    di   Storia 

naturale,  Gênes  (Italie).  Coléoptères. 
1885.    GiANELLi  (Giacinto),  Rivoli,  près  Torino  (Italie).  Lcp. 
1894.    GiGLio-Tos  (D''  Ermanno),  professeur  à  l'Université  de  Cagliari, 

Sardaigne  (Italie).  Dipt. 

1919.  GU.LET  (?■■  J.  E.),   docteur  es  sciences,  106,  rue  S'-Bernard, 

Bruxelles  {Belgique).  Lamellicornes ,  spécialement  Coprophages. 

1907.  "Girard  (Julien),  86,  boulevard  Flandrin,  Paris,  16".  Lépido- 
ptères. 

1868.  GoBERT  (D--  Emile),  *,!>  I.  P.,  C.  #,  20,  rue  Victor-Hugo,  Mont- 

de-Marsan  (Landes).  Ent.  gén. 

1920.  GoETGHEBUER  (D'"),  41,  rue  Neuve-St-Jacques,  Gand  (Belgique). 

Diptères. 
1919.    Grandi  (D""  Guido),  attaché  au  Laboratoire  de  zoologie  de  la 
R.  Scuola  di  Agricoltura  de  Portici,  Naples  (Italie).  Entomo- 
logie générale  et  appliquée,  Insectes  du  Figuier. 

1919.  Gribodo  (J.),  ingénieur,  5,  rue  Cavour,  Turin  (Italie).  Entomo- 
logie appliquée;  Hyménoptères  {Aculeata)  du  globe. 

1899.  Grisol  (Mayeul),  naturaliste,  Caracas  (Venezuela).  Entomologie 
gén. 

1889.  Grison  (Victor-Ernest-Hyacinlhe),  conservateur  des  hypo- 
thèques, à  Provins  (Seine-et-Marne).    • 

19H  Grosclaude  (Marcel),  ingénieur  des  Arts  et  Manufactures,  90, 
rue  Boileau,  Paris  (16^).  Coléoptères  de  France. 

1869.  *Grouvelle  (Jules),   ^,  i}  A.,  ingénieur  civil,  P''  à  l'École 

centrale  des  Arts  et  Manufactures,  18,  avenue  de  l'Observa- 
toire, Paris,  6^  Col.  eur. 

1873.  *Grouvelle  (Philippe),  69,  rue  de  Gergovie,  Paris,  14«.  Col. 
gallo-rhénans. 

1899.  Gruardet  (F.),  0.  ^,  ^,  colonel  d'artillerie.  2,  rue  du  Four- 
au-Roi,  Bourges  (Cher).  Coléoptères. 

1899.    Gruvel  (A.),  maître  de  conférences  à  la  Faculté  des  Sciences 

de  Bordeaux,   Muséum  national  d'Histoire  naturelle,  57,  rue 

Cuvier,  Paris,  5^.  Cirrhipèdes. 
1903.  *GuÉNAux  (D''  Georges),  chef  des  Travaux  zoologiques  à  l'Institut 

agronomique,  56,  avenue  de  Breteuil,  Paris,  7«.  Entomologie 

générale. 


XX  Bulletin  de  la  Société  cntomologique  de  France. 

1889.  *GuERNE  (baron  Jules  de),  ^,  ||  I.  P.,  6,  me  de  Tournon,  Paris, 
6^.  Ent.  gén. 

1894.  GuERRY  (Paul),  Roanne  (Loire).  Col.,  pr.  Cétonides,  Buprestides 

et  Longicornes. 

1898.  GuiART  (D'"  Jules),  Q  A.,  professeur  à  la  Faculté  de  Médecine 
et  de  Pliarmacie,  58,  boulevard  de  la  Croix-Rousse,  Lyon 
(Rhône).  Ent.  gén.,  Parasites. 

1920.  GuicHARD  (R.),  ingénieur,  à  Bogota  (Colombie).  Entomologie 
générale. 

1905.  GuiGNON  (abbé  Jules-Henri),  curé  de  Vulaines-sur-Seine  (Seine- 
et-Marne).  Ent.  appl.  ;  parasites  des  plantes  ;  Lép. 

1913.  GuiGNOT  (D''  F.)  i§i,  25,  rue  des  Trois-Faucons,  Avignon  (Vau- 

cluse).  Coléoptères. 

1920.  GuiLLiou  (P.),  67,  route  d'Orléans,  Montrouge  (Seine).  Coléo- 
ptères. 

1895.  GuiMOND,  l|  I.  P.,  pharmacien  de  1''^  classe,  place  de  la  Mairie, 

Parc  Saint-Maur  (Seine).  Col. 

1914.  GuiNARD  (Victor),  6,  rue  Forissier,  Saint-Étienne  (Loire).  Coléo- 

ptères de  France. 

1919.  Hallet  (A.),  ingénieur  auxiliaire,  poudreries  de  Lanemezan 

(Hautes-Pyrénées).  Lépidoptères  de  France. 
1894.    Hardy  (Gabriel),  *,  201,  boulevard  Péreire,  Paris,  17^  Coléo- 
ptères de  France. 

1920.  Hebard  (Morgan),  Academy  of  natural  Sciences,  Logan  Circle, 

Philadelphia(Pa.),  U.  S.  A.  Orthoptères. 

1891.  Heim  (D^  Frédéric),  0.  *,  p  1.  P.,  0.  §,  agrégé  à  la  Faculté  de 
Médecine,  professeur  au  Conservatoire  national  des  Arts  et 
Métiers  et  à  l'École  nationale  supérieure  d'Agriculture  colo- 
niale, 34,  rue  Hamelin,  Paris,  16^  Ent.  gén.  ;  biologie,  Parasites. 

1891.  Henneguy  (D^  Félix),  0.  *,  p  I.  P.  G.  §,  membre  de  l'Institut 
et  de  l'Académie  de  Médecine,  professeur  au  Collège  de 
France  et  à  l'École  nat.  d'Horticult.  de  Versailles,  9,  rue 
Thénard,  Paris,  5*=.  Anat.  et  embryoL;  Ent.  appliquée. 

1902.  HERMANN(Jules),|I  A.,  libraire,  6,  rue  de  la  Sorbonne,  Paris,  5«. 
Bibliographie  cntomologique . 

1907.  *Hérouard  (Edgard),  Q  I.  P.,  professeur  adjoint  à  la  Faculté 
des  Sciences,  9,  rue  de  l'Éperon,  Paris,  6*.  Entomologie  géné- 
rale; Crustacés. 


Liste  des  Membres.  xxi 

1909.  Hervé-Bazin  (Jacques),  tgi,  ^,  professeur  à  la  Faculté  libre  de 
Droit,  0,  rue  du  Temple,  Angers  (Maine-et-Loire).  Diptères. 

0 

1920.  Hesse  (Ed.),  maître  de  conférences  à  la  Faculté  des  Sciences, 
Rennes  (Ille-et-Vilaine).  Diptères  et  Microsporidies  parasites 
des  Insectes. 

1917.  Hoffmann  (Adolphe),  jardinier-chef,  47,  boulevard  Solîérino, 
Rueil  (Seinect-Oise).  —  Coléoptères  gallo-rhénans. 

1885.  *HoLLAND  (W.-J.),  LL.  D.,  Director  of  the  Carnegie  Muséum 
o'"  and  Bellelîeld  avenues,  Pittsburgh,  Pensylvanie  (États- 
Unis  d'Amérique).  Lépidoptères. 

1900.  *HoMBERG  (Rodolphe),  8, rue  Alfred-Dehodencq,  Paris,  16«.  Lépi- 
doptères d'Europe. 

1916.  Honoré  (A.),  docteur  es  sciences,  ingénieur-chimiste, rue  Marc- 
Frayssinet,  Port-de-Bouc  (Bouches-du-Rhône).  Hymenoptera 
aculeata  et  Chrysididae. 

1900.  Houard  (C),  Il  I.  P.,  D*"  es  sciences,  professeur  à  la  Faculté 
des  Sciences,  directeur  de  l'Institut  botanique  et  du  Jardin 
botanique,  Strasbourg  (Bas-Rhin).  Cécidies. 

1909.  HuAULT  (Henri-Frédéric),  34,  rue  de  la  Fontaine-de-Lizier,  Angou- 
lême  (Charente).  Coléoptères. 

1911.  *HusTAGHE  (A.),  professeur  de  sciences,  Lagny  (Seine-et-Marne). 

Coléoptères,  principalement  Curculionides . 
1903.  *IcHEs  (Lucien),    ||  A.,  1,  avenue  Béatrice,  Villeneuve-le-Roi 

(Seine-et-Oise).  Ent.  générale  et  appliquée. 
1913.    Iglesias   (Francisco),    agronome,   Theuzina,   État   de   Pianhy 

(Brésil).  Entomologie  agricole. 
1906.    Innés  Bey  (D"^  Walter  F.),  6,  square  Halim  Pacha,  Ezbekieh, 

Le  Caire  (Egypte).  Entomologie  générale. 

1912.  Jacquet  (Joseph),  8,  rue  Servient,  Lyon  (Rhône).  Coléoptères. 
1919.    James  (Louis),  chef  de  Section,  Service  des  titres  de  la  C'*  du 

Nord,  6,  place  de  la  Gare,  Sannois  (Seine-et-Oise).   Coléo- 
ptères. 

1890.  *Janet  (Armand),  *,  ingénieur  principal   des   Constructions 

navales,  29,  rue  des  Volontaires,  Paris,  15^.  Lép. 

1891.  *Janet  (Charles),  *,  ||  A.,  ingénieur  des  Arts  et  Manuf.,  D""  es 

sciences,  anc.  Prés,  de  la  Soc.  zool.  de  Fr.,  71,  rue  de  Paris, 
Voisinlieu,  par  Allonne  (Oise).  Anatomie. 

1892.  Janson  (O.-E.),  44,  Great-Russell  street,  Londres,  W.  G.  (Angle- 

terre). Col.,  pr.  Cétonides. 


XXII  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1903.  *Jeannel  (D''  René),  p  A.,  D""  es  sciences,  sous-directeur  de 

l'Institut  de  Spéologie,  Universitate,  CIuj  (Roumanie).  Col. 
de  France;  Insectes  cavernicoles. 
1921.    JoiCEY  (J.-J.),  Tlie  Hill,  Witley,  Surrey  (Angleterre).  Lépido- 
ptères. 

1907.  Juillet  (Fernand),  pharmacien,  ancien  interne  des  hôpitaux,  rue 

Carnot,   Rilly-la-Montagne   (Marne).  Dipt.,  princ.  piqueurs. 
19U.*Keilin  (David),  docteur  es  sciences,  Quick  Laboratory,  New 
Muséums,  Cambridge  (Angleterre).   Biologie  entomologique  : 
en  particulier  larves  de  Diptères. 

1904.  Kellogg  (Vernon-L.),  professeur  d'Entomologie  à  Leland  Stan- 

ford junior  University,  Stanford,  California  (États-Unis  d'A- 
mérique). Ent.  gén. 
1893.  *KiEFFÊR  (abbé  Jean-Jacques),  ||  I,  P.  D""  es  sciences,  prof,  au 
collège  de  Bitche  (Moselle).  Cécidies;  Cynipides,  Cécidomyides 
et  Proctotrypides. 

1919.  Klein  (Marcel),  19 ,  Hinterortweg,  Strasbourg,  Robertsau  (Bas- 

Rhin).  Coléoptères  d'Alsace  et  des  Vosges. 

1920.*Kxight(D^  h.  H.),  2205  Scudder  Str.,  St-Pauls,Minn.(U.S.A.). 
Hémiptères. 

1911.  Krause  (A.),   Saint-Moritz ,  Engadine  (Suisse).  Coléoptères  de 

Corse. 

1908.  La  Bastille  (Henry  de),  château  de  la   Roche-Chauvon,  par 

Feneu  (Maine-et-Loire).  Coléoptères. 
1908.*Laboissière  (Victor), ]§,  73,  rueCarnot,  Levallois-Perret  (Seine). 
Coléoptères,  princ.  Galérucides. 

1920.  Lâcodre    (Paul),    libraire  à  Fontainebleau    (Seine-et-Marne). 

Coléoptères. 
1916.*Lacreuze  (Charles),    27,  Coulouvrenière,  Genève  (Suisse).  Lé- 
pidoptères paléarctiques. 

19^5.  *Lacrocq  (Albert),  7,    rue  Ferragiie,  Guéret  (Creuse).    Coléo- 
ptères et  Névroptères. 

1912.  Lacroix  (Joseph),  4,  rue  Thiers,  Niort  (Deux-Sèvres).  Névro- 

ptères du  globe. 
■1887.*Laglaize  (Léon),  Q  A.,  voyageur-naturaUste,  9,  rue  Papillon, 
Paris,  9^  Ent.  gén. 

1919.    La  Jaille  (marquis  de),  place  Malesherbes,  S,  Paris,  17'=.  Ento- 
mologie générale. 


Liste  des  Membres.  xxiii 

1893.  Lahaussois  (Charles),  l|  A.,  0.  #,  avocat,  président  des  «  Natu- 
ralistes Parisiens  »,  2,  rue  de  La  Planche,  Paris,  7«.  Col. 

1918.  Lallemand  (D'),  médecin  militaire,  8,  rue  du  Pacifique,  Uccle 
(Brabant,  Belgique).  Hémiptères. 

1913.  Lamarche  (Pierre),  *,  t§i,  lieutenant-colonel  d'Infanterie,  68, 
rue  de  Flore,  Le  Mans  (Sarthe).  Coléoptères  de  France. 

1898.*Lambertie  (Maurice),  37,  rue  des  Faures,  Bordeaux  (Gironde). 
Hémiptères. 

1900.  Lamy  (Ed.),  p  I.  P.,  §,  D'^  es  sciences,  assistant  de  Malacologie 
au  Muséum,  36,  rue  Daubenton,  Paris,  o«.  Ent.  gén. 

1918.  Lanaige  (Léon),  (C),  chirurgien-dentiste,  58,  rue  Jaillent-Des- 

chainets,  Troyes  (Aube).  Col.,  Béni. 

1899.  Larminat  (L.  de),  0.  *,  inspecteur  généraldes  Ponts  et  Chaus- 
sées, 64,  avenue  de  la  Marne,  Lorient  (Morbihan).  Coléoptères  ; 
Insectes  marins. 

1911.  Larrousse  (D''  F.),  préparateur  à  la  Faculté  de  Médecine  de 
Paris  (laboratoire  de  Parasitologie).  Entomologie  médicale. 

1910.  Lascols  (Jules),  receveur  de  l'Enregistrement,  en  retraite,  7, 

rue  Racine,  Toulon  (Var).  Coléoptères. 
1907.    Lasègue  (Gaston),  préparateur  de  chimie  à  la  Sorbonne,  17, 
quai  d'Alfortville,  Alfortville  (Seine). 

1911.  Lastours  (D''  de),  la  Mabiterie,  par  Varades  (Loire-Inférieure). 
■     Lépidoptères,  princ.  Séricigènes  exotiques. 

1919.  *Lathy  (PercyJ.),  70,   boulevard  Auguste-Blanqui,  Paris,  13^ 

Lépidoptères  du  globe. 
1921.    Laurent-Atïhalin  (A.),  0.  *,  i§i,  secrétaire  "général  de  la 

Banque  de  Paris  et  des  Pays-Bas,  11  bis,  rue  de  Bellechasse, 

Paris,  7*.  Lépidoptères. 
1912.*Lavagne  (Henri),  l|A.,0..$,  #,  avocat,  1,  rue  de l'Aiguillerie, 

'  Montpellier  (Hérault).  Coléoptères  paléarctiques. 
1900.*Lavallée  (Alphonse),  licencié  es  sciences  naturelles,  49,  rue 

de Naples, Paris,  8^; l'été:  château  de  Segrez,  parSaint-Sulpice- 

àc-F0i\iercs{Se'\ne-e[-Oise).  Entomologiegénérale  ;  Lépidoptères. 

1920.  Layier  (D"^  g.),  préparateur  à  la  Faculté  de  Médecine,  labora- 

toire de  Parasitologie,  7,  rue  Corneille,  Paris  G".  Entomologie 
médicale. 
1899.    Lécaillon  (A.),  |l  I.  P.,  §,  professeur  à  la  Faculté  des  Sciences, 
Toulouse  (Haute-Garonne).  Embryogénie,  histologie  et  étho- 
logie  des  Arthropodes. 


XXIV  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1901.  Le  Cerf  (Ferdinand),  préparateur  au  Muséum  d'Histoire  natu- 

relle, 55,  rue  de  Buffon,  Paris,  o^.  Lépidoptères. 

1918.  Le  Charles  (Louis-Gabriel),  (M),   i§i,   dessinateur   d'Histoire 

naturelle,  40,  rue  de  Turenne,  Paris,  3«.  Entomologie  géné- 
rale, princ.  Lépidoptères. 

1919.  Lecomte  (Charles),  chef  du  personnel,  hôpital  Saint- Antoine, 

184,  faubourg  Saint-Antoine,  Paris,  12^  Coléoptères. 

1906.  Leconte  (G.),  chirurgien-dentiste,  8,  cloître  Notre-Dame,  Char- 
tres (Eure-et-Loir).  Coléoptères. 

1003.  LÉciTRu(Fernand),§,  chef-dessinateur  au  Service  d^s  études  de 
latoie  de  la  C'^du  Nord,  36,  rue  de  l'Aqueduc,  Paris,  10^.  Co- 
léoptères de  France,  Insectes  nuisibles. 

1921.  Lefèvre  (J.).  Poste  restante,  Rio  de  Janeiro  (Brésil).  Entomo- 
logie générale. 

1899.  LÉGER  (Louis),  professeur  de  Zoologie  à  la  Faculté  des  Sciences, 
Grenoble  (Isère).  Ent.  gén.;  Sporozoaires  parasites  des  Ar- 
thropodes. 

1908.  Legoy  (Emile),  architecte,  24,  rue  Alphonsc-de-Neuville,  Paris, 
17*.  Lépidoptères. 

1920.  Legr.\nd  (Ch.),  garde  général  des  Eaux  et  Forêts,  Teniet-el- 

Haad  (Alger).  Entomologie  générale   "principalement,    Coléo- 
ptères. 

1905.  Legr.^s  (Léon),  1,  rue  du  Grand-Pressoir,  Vaux-le-Pénil  (Seine- 

et-Marne).   Lépidoptères. 
1920.    Lelarge  (Gaston),  ingénieur,  carrera  7%   n"  842,   à  Bogota 
(Colombie).  Coléoptères  et  Lépidoptères. 

1902.  Le.mée  (E.),  Il  A.,  i,  horticulteur,  5,  ruelle  Taillis,  Alençon 

(Orne).  Cécidoniyies. 

1906.  *Le  Moult  (Eugène),  naturaliste,  4,  rue  Duméril,  Paris,  13^ 

Entomologie  générale. 

1920.  Le  Pontois  (A.  E.),  économe  à  l'asile  de  Lesvellec,  près  Vannes 

(Morbihan).  Lépidoptères  d'Europe. 

1917.  Lerat  (Etienne),  chimiste,  12,  rue  de  la  Prairie,  Gennevilliers 
(Seine).  Coléoptères. 

1921.  Le  Renard  (A.),  20,  avenue  des  Gobelins,  Paris,  5^  Coléoptères. 
1902.    Le  Seigneur  (Jacques),  commissaire  en  chef  de  la  Marine,  8, 

rue  de  Belloy,  Paris,  16^  Col. 


Liste  (les  Membres.  xxv 

1887.  *Lesne  (Pierre),  O  I.  P.,  §,  #,  assistant  d'Entomologie  au 
Muséum  national  d'Histoire  naturelle,  55,  rue  de  BufTon,  Pa- 
ris, 5^.  Entomologie  générale. 

1907.  Levett  (T.-P.),  Frenchgate,  Richmond,  Yorkshire  (Angleterre). 

Lépidoptères  Rhopalocères. 

1908.  Ley  (Robert),  10,  riie  de  l'Écaillé,  Épernay  (Marne).  Coléoptères, 

princ.  Mélolonthides. 

1918.  *Lhomme  (Léon),p  a.,  §,  ingénieur  civil,  éditeur,  3,  rue  Cor- 

neille, Paris,  6^.  Lépidoptères. 

1920.  Lhoste  (L.),  60,  quai  des  Carrières,  Charenton  (Seine).  Coléo- 
ptères. 

1911.  *LicENT  (Emile),  D""  es  sciences.  Procure  du  Chang-Té-Tang, 
mission  de  Tctiely  S.-E.,  18,  rue  Saint-Louis,  Tien-Tsin 
(Chine).  Biologie  gén.,  anàt.  des  Insectes,  princ.  Hémiptères- 
Homoptères. 

1913.  *LiCHTENSTEiN  (Jean),  sous- directeur  de  la  station  zoologiquc, 
Cette  (Hérault).  Biologie-  Arthropodec  et  leurs  parasites. 

1919.  LiENHART  (R.),  ^,  tii,  il  A.,  chef  de  travaux  de  zoologie  à 

la  Faculté  des  Sciences,  3,  rue  de  Rigny,  Nancy  (Meurthe- 
et-Moselle).  Orthoptères. 

1917.  *LizER  (Charles),  ingénieur-agronome  casilla  del  correo,  1207, 
Buenos-Ayres  (République  Argentine).  Coccidae;  cécidologie. 

1901.*LoiSELLE  (Alfred),  26,  rue  Petite-Couture,  Lisieux  (Calvados). 
Cécidologie;  entomol.  appliquée. 

1920.  LouvET  (G.),  #,  étudiant,  18,  rue  Cuvier,  Paris,  5«.  Coléoptères. 

1901.  Lucas  (Daniel),  *,  t§],  ancien  élève  de  l'École  polytechnique,  an- 
cien commandant  d'artillerie,  avocat  à  la  Cour  d'appel  de  Poi- 
tiers, Le  Prieuré,  Auzay,par  Fontenay-le-Comte  (Vendée).  Lé?/;. 

1884.*Macé  (Emile),  31,  rue  d'Annonay,  Saint-Étienne  (Loire).  Col. 

de  France. 
1906.  Madon  (Paul),  §,  -«i,  inspecteur  des  Forets,  en  retraite,  4,  quai 

Bellerive,  Mourillon-Toulon  (Var).  Géographie  entomologique; 

Coléoptères  d'Europe  et  exotiques. 
1911.    Magdelaine  (A.),  0.  *,  #,  #,  commandant  d'Infanterie,  3,  rue 

Théophile-Gautier,     Paris,    16«.    Coléoptères   paléarctiques , 

pr incip .  car ern icoles. 
1893.    Magnin  (Jules),  libraire-éditeur,  7,  rue  Honoré-Chevalier,  Paris, 

6^  Col. 


XXVI  Bulletin  de  la  Société  entoinologique  de  France. 

1919.  *Mancini  (Cesare),  corso  Ugo  Bassi,  4/ Gênes  (Italie).  Coléo- 
ptères, spécialement  Scarabéides. 

1911.  *Marianno  (D""  José),  rua  Senador  Octaviano,  48,  Rio  de  Janeiro 
(Brésil).  Hyménoptères,  Apidae. 

1909.  *Marie  (D''  René),  *,  médecin  des  Hôpitaux,  64,  rue  de  Prony, 
Paris,  17*^.  Coléoptères,  spécialement  Hydrophilides. 

1908.  *Marié  (Pierre),  chef  du  service  d'Entomologie  agricole  à  la 
Société  des  Agriculteurs  de  France,  4,  rue  de  la  Trémoille, 
Paris,  8^.  Entomologie  générale. 

1916.  Marlatt(G.-L.),  cbairman  fédéral  horticultural  Board,  Bureau 

ol  Entomology,  Washington  D.  G.  (U.  S.  Amer.).  Coccides 
et  Hyménoptères  phytophages. 

1904.  Marmottan  (Auguste-Henri),  ingénieur  civil  des  Mines,  15, 
rue  de  Chartres,  Neuilly-sur-Seine  (Seine).  Hymen.  d'Europe 
et  du  bassin  de  la  Méditerranée. 

1919.  Martin  (F.),  employé  des  Postes,  5,  rue  Désirée,  Marseille 
(Bouches-du-Rhône).  Coléoptères  et  Lépidoptères. 

1891.  Martin  (René),  Q  A.,  0.  #,  ancien  avoué,  chez  M.  Montané- 
Aguitar,  villa  Alemana,  Valparaiso(ChiU).  Névroptères. 

1914.  Maurice  (Claudius),  pharmacien  do  1'''=  classe,  Roche-la-Mo- 
lière (Loire).  Col. 

1919.  Mecquenem  (Charles  de),  colonel  de  réserve  d'artillerie  hono- 
raire, en  retraite,  9,  rue  Si^-Ambroise,  Bourges  (Cher). 
Arachnides,  spécialement  toiles  des  Araignées. 

1917.  Mellor  (J.-Erich  M.),  diplômé  d'Agriculture,  Gonville  and  Caius 

Collège,  Cambridge  (Grande-Bretagne).  Biologie  entomologique. 

1901.*  MÉQUiGNON  (Auguste),  igi,  Q  A.  professeur  au  lycée  Lakanal, 
7,  rue  Chasseloup-Laubat,  Paris  15<=.  Col.  gallo-rhénans. 

1919.  Mercier  (Gaston),  inspecteur  d'assurances  à  la  compagnie 
«  l'Abeille  »,  22,  rue  de  la  République,  Saint-Mandé  (Seine). 
Coléoptères. 

1917.  Merle  (CL),  §,  29,  avenue  Président-Faure,  S'-Étienne  (Loire)- 
Coléoptères,  princ.  aquicoles  et  Buprestides ;  Lépidoptères. 

1890.  Meunier  (Fernand),  ||  L  P.,  0.  #,  conservateur  honoraire  du 
Muséum  d'Histoire  naturelle  du  Jardin  Zoologique,  professeur 
à  l'Institut  supérieur  Belzoaire,  34,  Venusbergweg,  Bonn 
(Pays  rhénan  occupé).  Hyménoptères  .iculeatu) ;  Diptères;  Ar- 
ticulés fossiles. 


Liste  des  Membres.  xxvii 

1901.  MiLLOT  (Adolphe),  professeur  de  dessin  au  Muséum  national 
d'Histoire  naturelle,  77,  boulevard  S*-Marcel,  Paris,  13^  Ico- 
nographie mtomologique. 

1883.*MiLL0T  (Charles),  H  I.  P.,  ancien  officier  de  marine,  7,  place 
SWean,  Nancy  (Meurthe-et-Moselle).  Enf.  gén.,  pr.  Col.  etLép. 

1918.  MiNozzi  (Carlo),  San  Vilo,  province  de  Modena  (Italie).  Coléo- 
ptères d'Italie,  spécialement  Carabidae. 

1873.  *Mi0T  (Henri),  ^I.  P.,  C.  §,  juge  honoraire,  Beaune  (Côte- 
d'Or).  Ent.  appliquée;  Ins.  utiles  et  nuisibles  du  globe. 

1911.  MocQUERis  (Daniel),  45,  avenue  de  Wagram,  Paris,  ^7^  Coléo- 

ptères; Diptères. 

1898.  *MoLLANDiN  DE  BoissY  (Robert),  villa  «Les  Bosquets  »,  231,  route 
de  La  Valette,  Toulon  (Var).  Col.  paléarri. 

1893.  MoNTÂNDON  (A.-L.),  17,  Str.  Mitropolitul  Josif,  Bucarest  (Rou- 
manie). Hémiptères  du  globe. 

1920.  MoNTOLiu  (J.),  (M.),  #,  11,  rue  du  Montparnasse,  Paris,  6®.  Co- 
léoptères. 

1910.  MoREAu  (Eugène),  38,  avenue  d'Orléans,  Paris,  14*.  Lépido- 
ptères du  globe. 

1912.  MoREiRA  (Carlos),  rua  Santa  Clara,  n°  26,  Copacabana,  Rio  de 

Janeiro  (Brésil).  Entomologie  générale. 

1900.    MoREL  (Camille),  1,  rue  Bosio,  Paris,  16^  Col.  d'Europe. 

1888.*MoRGAN  (Albert-C.-F.),  membre  des  Soc.  linnéenne  et  en- 
tomologique  de  Londres,  13o,  Oakwood  Court,  Kensiugton, 
London  W.  (Angleterre).  Homoptères,  pr.  Coccides. 

1912.  MoRLEY  (Claude),  assistant  au  British  Muséum,  Monk  Soham 

House,  near  Framlingham,  Suffolk  (Angleterre).  Ichneumo- 
nides  du  globe. 
1900.    MoTTAz  (Charles),  39,  Grand-Pré,  près  Genève  (Suisse).  Ento- 
mologie générale;  Coléoptères  et  Lépidoptères. 

1913.  MoucHOTTE  (D""  Joseph),  Q  A.,  ancien  interne  des  Hôpitaux  de 

Paris,  8,  rue  Freycinet,  Paris,  16^.  Entomologie  générale. 
1903.    MouTiER  (D''  François),  licencié  es  sciences,  ancien  interne  des 

Hôpitaux  de  Paris,'' 95,  rue  de  Monceau,  Paris,  8«.  Lép. 
1912.    MuizoN  (Joseph  Jourdain  de),   *,  26,  rue  Nationale,  Rocliel'ort- 

sur-Mer  (Charente-In{''«).  Coléoptères. 
1918.    MuNRO  (James-W.),  lieutenant,  Royal  Army  médical  Corps, 

Quid<  Laboratory,   New  Muséum,  Cambridge  (Angleterre). 

Entomologie  forestière;  Coléoptères. 


xxviii  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1920.  Musso  (le  P""),  chef  de  laboratoire  à  l'Institut  Pasteur  d'Algérie, 
37,  rue  d'Isly,  Alger,  Entomologie  médicale. 

1891.  *Nadar  (Paul),  0.  ^,  ■f?,  ol,  rue  d'Anjou,  Paris,  8^  Coléoptères. 

1919.*Naude  (Philippe),  lo,  boulevard  des  Batignolles,  Paris,  8«.  Co- 
léoptères. 

1920.  Navel,  agronome,  directeur  des  Cacaoyères,  San  Thomé.  Ento- 
mologie agricole. 

1886.  *Neervort  van  de  Poll  (J.-R.-H.),  Benkeinstein  Muséum,  Rij- 
senburg,  province  d'Utrecht  (Hollande).  Entomologie  générale. 

1920.  NÈGRE,, inspecteur  des  Eaux  et  forêts,  Mende  (Lozère).  Insectes 
nuisibles  aux  forêts. 

1897.*NiBELLE  (Maurice),  9,  rue  des  Arsins,  Rouen  (Seine-Inf.).  He- 
mipt.;  Hymen. 

1912.*NicoD  (Paul),  122,  rue  S'-Georges,  Lyon  (Rhône).  Coléoptères, 

1876.  Nicolas  (André),  ancien  magistrat,  Cambo-les-Bains  (Basses- 
Pyrénées).  Carabides  et  Cérambycides  eur.,  pr.  Carabus  et 
Dorcadion. 

1881.  *NoDiER  (Charles),  *,  médecin  de  la  marine,  rue  Saint-Huol 
Kerenlrech,  Lorient  (Morbihan).  Col. 

1895.*NoRMAND  (D"-  Henry),*,  ^A.,  g,  Le  Kel{Tnms\e).  Coléoptères. 

1919  Obenberger  (D"'  Jan),  Prague,  II  Olivova  5.  (Rép.  Tchéco-slo- 
vaque).  Coléoptères,  spécialement  Buprestides. 

1861.*Oberthur  (Charles),  ^,  G.  #,  36,  faubourg  de  Paris,  Rennes 
(lUe-et-Vilaine).  Lépidoptères. 

1871.  *Oberthûr  (René),  #,  Rennes  (lUe-et-Vilaine).  Coléoptères. 

1914.  Olivier  (Jean),  directeur  de  la  Revue  scient,  du  Bourbonnais 
et  du  Centre  de  la  France,  10,  cours  de  la  Préfecture,  Mou- 
lins (Allier).  Entom.  générale. 

1914.  Orchymont  (A.  d'),  106,  rue  de  l'Industrie,  Gand,  Mont 
S'-Amand  (Belgique). Coléoptères, princ.  Hydrophilidae et  leurs 
larves. 

1920.  Palleuano  (G.),  1737,  calle  Corrientes,  Buenos-Aires  (Répu- 
blique argentine).  Entomologie  générale. 

1920.  Parsley  (H.-M.),  Smith  Collège,  Northampton  (Mass.),  U.  S.  A., 
Hémiptères. 

1902.  Pazos  (D''  Lodo.-José-H.),  médecin-chirurgien,  46,  Marti,  San- 
Antonio-de-los-Baùos  (Cuba),  Dipt.,  pr.  Moustiques. 


Liste  des  Membres.  xxix 

1917.  PÉGOUD  (Georges),  17,  rue  de  Jussieii,  Paris,  o'^.  Coléoptères 
paléarct.,  principalement  Carabidae. 

1903.  Pelletier  (E.),  13,  impasse  de  l'Aqueduc,  Fontainebleau  (Seine- 
et-Marne).  Lépidoptères  de  France;  préparation  des  chenilles. 

1920.  Perchaux  (R.),  docteur  en  médecine,  24,  rue  du  Champ-de- 
Mars,  Paris  7^.  Entomologie  générale. 

1899.  PÉREZ  (Charles),  çi  I.  P.,  professeur  adjoint  à  la  Sorbonne, 

3,  rue  d'Ulm,  Paris,  o^.  Ent.  gén.;  histologie;  Protozoaireu 

parasites  des  Arthropodes. 
1912.  *PÉRiNET  (Henry),  34,  chemin  des  Clos,  Genève-Paquis  (Suisse), 

Coléoptères  et  Lépidoptères. 
1883.  ^PÉRiNGUEY  (Louis),  l|  I.  P.,  §,  D''  es  sciences,  directeur  du 

S.  African  Muséum,  Cape-Town  (Cap  de  ^Bonne-Espérance) . 

Ent.  gén.,  pr.  Col. 
187o.*Perraudiëre  (René  de  la),   *,  22,  rue  de  Flore,  Le  Mans 

(Sarthe).  Col.  de  l'Ancien  Monde. 
1902.  *  Perret  (Joseph),  gTeffier,  3,  place  S'-Maurice,  Vienne  (Isère). 

Col.  gallo-rhén. 
1919.    Perrot  (Gaston),  iieutenantau  service  géographique  duMaroc. 

Section   de  Photographie.  Casablanca  (Maroc).   Coprophages 

du  globe,  mœurs  des  insectes. 

1900.  Peschet   (Raymond),  105,  rue  Manin,  Paris,  19«.   Col.  gallo- 

rhénans;  Hydrocanthares  du  globe. 
1919.    PÉTELOT  (M™'^  A.),  25,  boulevard  Gambetta,  Hanoi  (Tonkin). 
Entomologie  générale,  principalement  Coléoptères. 

1908.*Peuvrier  (Aster),  p  I.  P.,  81,  avenue  de  St-Mandé,  Paris,  12«. 

Coléoptères  gallo-rhénans. 
1893.  *Peyerl\ihoff  de  Fontenelle  (Paul  de),  inspecteur  des  Eaux  et 

Forêts,  chef  de  la  Station  de  Recherches  forestières  du  Nord 

de  l'Afrique,  78,  boulevard  Bon-Accueil,  Mustapha  (Alger). 

Col.;  Biologie. 
1914.    Peyronnet  (Albert),  ingénieur  électricien,  22,  rue   Voltaire, 

Carcassonne  (Aude).  Coléoptères  gallo -rhénans,  princ.  Dytis- 

cides. 
1889.  *Pic  (Maurice),  p  I.  P. ,  0.  ^,  correspondant  du  Muséum,  Digoin 

(Saône-et-Loire).  Col.,  Hém.  et  Hymen,  paléarct.;  Ptinides, 

Anobiides,  Malacodermes,  Hétéromères ,  Bruchides  et  Nano- 

phijes  du  globe. 


XXX  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1899.  *PiCARD  (François),  docteur  es  sciences,  professeur  de  Zoologie 
et  d'Entomologie  agricole  à  l'École  d'Agriculture,  16,  rue 
Anterrieu,  Montpellier  (Hérault).  Coléoptères;  Hyménoptères; 
éthologiedes  Insectes. 

1902.  *PicTET  (Arnold),  privat-docent  à  l'Université  de  Genève, 
80,  route  de  Lausanne,  Genève  (Suisse).  Lépidoptères. 

1911.    PiÉRART  (D'"  J.),  Avesnes  (Nord).  Lépidoptères. 

1905.  PiÉRON  (Henri),  docteur  es  sciences,  Directeur  de  laboratoire  à 
l'École  des  Hautes-Études,  52,  route  de  la  Plaine,  Le  Vésinet 
(Seine-et-Oise).  Éthologie  et  psychologie  des  Insectes. 

1902.  Pierre  (abbé),  professeur  de  sciences,  51,  rue  de  Paris,  Moulins 
(Allier).  Cécidologie;  Biol.  gén. 

1916.  Pierre  (Claude),  7'''%  rue  du  Loing,  Paris,  14^  Diptères 
tipuli formes. 

1916.  Pierre  (Louis),  ||  1.  P.,  directeur  de  l'École  communale,  rue 
Rivay,  8,  Levallois-Perret  {Seine).  Anatomie  générale  des  Ar- 
thropodes. 

1883.  PiERSON  (Henri),  3,  rue  Moumartel,  Brunoy(S.-et-0.).  Orth.  et 
Névr. 

1899.    PiGNOL  (D''  Jules),  34,  rue  Pigalle,  Paris,  9«.  Coléoptères. 

1908.  PioNNEAu  (Paul),  1,  rue  Latour-d'Auvergne,  Nantes  (Loire-Infé- 
rieure). Eut.  gén.  princ.  Hém.  et  Lép.  puléarct. 

1919.  Plâinghâmp  (capitaine),  instituteur  à  l'École  annexe  des  Insti- 
tuteurs de  la  Seine,  29,  boulevard  Murât,  Paris,  16^  Ento- 
mologie générale. 

1890.  Planet  (Louis),  |l  I.  P.,  dessinateur  d'histoire  naturelle,  9,  rue 
Bucourt,  Saint-Cloud  (Seine-et-Oise).  Col. 

1892.    Planet  (Victor),  notaire,  Entre-deux-Guiers  (Isère).  Col. 

1919.  PoLET  (Léon),  ingénieur  des  Arts  et  manufactures,  directeur  de 
«  La Metalurglca  »,  5,  calle  de  Eduardo  Ocou,  Malaga  (Espa- 
gne). Lépidoptères  du  globe. 

1910.  PoRNiN  (Louis),  professeur  au  collège  Chaptal,  45'"%  rue  Guer- 
sant,  Paris,  17^  Coléoptères. 

1896.  Porter  (D'  Carlos  E.),  ||  I.  P.,  i,  Directeur  du  Musée  et 
Laboratoire  de  Zoologie  apppliquée  et  professeur  de  Zoo- 
logie générale  et  d'Entomologie  à  l'Institut  agronomique  du 
Cliili,  Casilla  2974,  Santiago  (Chili).  Crustacés  décapodes: 
Longicornes;  Hémiptères  princ.  Pentatomides  et  Coccidœ; 
Bibliographie  zoologique  de  r Amérique  latine. 


Liste  des  Membres.  xxxi 

1899.  PoRTEviN   (Henri),  directeur  de  la  Société  Générale,  Chàlons- 

sur-Marne  (Marne).  CoL,  princ.  CurcuHonides. 
1888.  "Portier  (D'"  Paul),  professeur-adjoint  à  la  Faculté. des  Sciences 
de  Paris,  Siter,  avenue  Victor-Hugo,  Bourg  la-Reine  (Seine). 
Lép.  eur.,  pr.  Microlép. 

1907.  PosTEL  (Georges),  pharmacien,  Foncquevillers  (Pas-de-Calais). 
Entomologie  générale,  pi^incipalement  Lépidoptères. 

1894.  *PouLOT  (Emile),  rue  de  l'Abreuvoir,  Mennecy  (Seine-et-Oise). 
Lép. 

1903.  *PouLTON  (D""  Edward-Bagnall),  Hope  prof,  of  Zoology  à  l'Uni- 
versité d'Oxford,  membre  de  la  Société  entomologique  de 
Londres;  Wykeham  house,  Oxford  (Angleterre). 

1919.  *PoussiELGUE  (Henri),  colonel  d'artillerie,  47,  avenue  Alsace-Lor- 
raine, Grenoble  (Isère).  Coléoptères  gallo-rhénans. 

1917.  *PouTiERs  (Raymond),  ®, licencié  es  sciences,  chef  de  travaux  à 
r  Insectarium,  Menton   f Alpes-Maritimes).   FMtom.  générale. 

1914.  *Primot  (Charles),  pharmacien,  Neuillé  Pont-Pierre  (Indre-et- 
Loire).  Coléoptères. 

1901.  *PuEL  (Louis),  viticulteur,  16,  rue  de  la  Campane,  Avignon  (Vau- 
cluse).  Col.  paléarctiques. 

1914.  PuzENAT  (Léon),  directeur  de  l'Institut  de  Bibliographie  scien- 
tifique, 23,  rue  François-Bonvin,  Paris,  15*.  Entomologie 
agricole.  Bibliographie. 

1916.  QuALVTANCE  (A.-L.),  assistant  au  Bureau  d'Entomologie,  U.  S. 
Dept  of  Agriculture,  Washington  D.  C.  (U.  S.  A.).  In- 
sectes nuisibles;  Aleurodidae. 

1909.  *Rabaud  (D''  Etienne),  professeur-adjoint  à  la  Faculté  des 
Sciences,  3,  rue  d'Ulm,  Paris,  5^  Biologie  entomologique. 

1906.  *Racovitza  (D""  Émile-G.),  directeur  de  l'Institut  de  Spéologie, 
Universitate,  Cluj  (Roumanie).  .Arthropodes  cavernicoles;  Iso- 
podcs. 

1888.  Radot (Emile),*, industriel, Essonnes (Seine-et-Oise). Lf^^.mr.; 
étude  des  chenilles. 

1872.  "*Ragusa  (Enrico),  31,  via  Enrico  Albanese,  1'^  p.,  Palermo 
(Sicile).  Coléoptères,  Lépidoptères,  Hémiptères  de  Sicile. 

1900.  Rainbow  (W.-J.),  F.  L.  S.,  entomologist,  Australian  Muséum, 

Sydney  (Australie).  Entomologie  générale. 


XXXII  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1907.*Rambousek  (D"^  Fraûtz),  administrateur  de  la  station  piiytopatho- 
logique,  VII/H69,  Prague  (Rép.Tcliéco-slovaque).  Coléoptères, 
principalement  Staphijl inides. 

1903.    Rangoni Machiavelli(D'' marquis  Giu3eppe),Môdena (Italie).  Co/. 

1895.  *Raoult  (D--  Charles),  20,  rue  Gambetta,  Raon-l'Étape  (Vos- 

ges). En  t.  g  en.,  pr.  Col.  de  France. 
1920.    Rasquin  (G.),  avocat,  8,  quai  de  la  Grande-Bretagne,  Liège 
(Belgique).  Cicindélides . 

1916.  Raymu]sdo  da  Silva  (D""  Benedicto),  professeur  à  l'internat  du 

collège  Dom  Pedro  II,  76,  cale  Senador  Alencar.  Rio  de  Ja- 
neiro (Brésil).  Lépidoptères. 

1917.  *Reboul  (H.),  chef  de  bureau  de  l'Administration  pénitentiaire, 

coloniale,  Saint-Laurent-du  Maroni  (Guyane  française).  Lépi- 
doptères. 
1920.    Régnier,   chef  des  travaux  de  la  station  entomologique,   16, 
rue  Dufay,  Rouen  (Seine-Inférieure).  Entomologie  appliquée. 

1920.*Rehfolîs  (M.),  notaire,  15,  boul.  Helvétique.  Genève  (Suisse). 
Lépidoptères. 

1920.  Renaudon  (Louis),  architecte,  116,  rue  Saint-Dominique,  Paris, 
7'=.  Coléoptères. 

1896.  Reuter  (Enzio),  privat-docent  à  l'Université,  21,  Fabriksgatan, 

Helsingfors  (Finlande).  Ent.gén.;  Lép.;  entom.  économique. 

1909.  Reverdin  (D''  Jacques),  professeur  à  la  Faculté  do  Médecine, 
rive  de  Pregny,  route  de  Lausanne,  Genève  (Suisse).  Lépi- 
doptères. 

1910.*RiBAUT  (H.),  professeur  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Toulouse, 
18,  rue  Lafayette,  Toulouse  (Haute-Garonne).  Myriapodes. 

1909.  *RiEL  (D""  Philibert),  122,  boulevard  de  la  Croix-Rousse,  Lyon 

(Rhône).  Entomologie  générale. 

1919.  Robert  (Gaston),  capitaine  d'infanterie  coloniale,  bureau  mili- 
taire du  Gouvernement  général,  Hanoï  (Tonkin).L^p<6?opfère5. 

1910.  RoiG  (Mario-Sanchez),   calzada  del  Cerro,    n»  827,  La  Havane 

(Cuba).  Arachnides;  Lépidoptères. 

1916.    Ronchetti  (D''  Vittorio),  médecin-chef  de  l'hôpital  majeur,  1, 

piazza  Caslello,  Milan  (Italie).  Coléoptères. 
1909.  *RoNDOU  (J.),  Q  I.  P.,  iustituteuren  retraite,  Luz-Saint-Sauveur 

(Hautes-Pyrénées) .  Lépidoptères. 


Liste  des  Membres.  xxxni 

1920.    Rostand  (Jean),  licencié  es  sciences.  Arnaga,  Cambo-les-Bains 

(Basses-Pyrénées). 
1920.    RoTH  (Paul),  12,  boul.  Bon-Accueil,  Alger,  Mustapha.  Hyméno- 
ptères fouisseurs. 
4891.  *RoTHSGHiLD  (Lord),  Zoological  Muséum  (D''  E.  Harterï),  Tring. 

Herts  (Angleterre).  Lépidoptères. 
1912.    RouBAL  (.Jean),  directeur  du  gymnase,  BaâskJ-Bystrica  (Rép. 

Tchéco-slovaque) .  Coléoptères. 
1906.  *RouBAUD  (Emile),  ^,  ||  I.  P.,  agrégé  des  Sciences  naturelles, 

D""  es  sciences,  chef  de  laboratoire  à  l'Institut  Pasteur  de  Paris. 

10,  rue  Léopold-Robert,  Paris,  14^  Diptères. 
1909.    Rowland-Brown  (Henry),  membre  de  la  Société  entomologique  de 

Londres,  Oxhey  Grove,  Harrow-Weald,  Middlesex  (Angleterre). 

Lépidoptères  paléarct.:  entomologie  appliquée  ii  l'agriculture. 
1896.  *RoYER  (D""  Maurice),  Q  A.,  33,  rue  des  Granges,  Moret-sur- 

Loing  (S.-et-M.).  Hémiptères  du  globe,  princ.  Hétéroptères. 
1914.     Sabît  (P.),  inspecteur  adjoint  des    Eaux   et  Forêts,   Azazga 

(Alger).  Coléoptères. 
4898.  *  Sainte-Claire  Deville  (,Iean),  i^,®,  ||  A.  lieutenant-colonel 

d'artillerie  en  retraite,  directeur  des  laboratoires  centraux  de 

l'Administration    des    mines    de    la    Sarre,   secteur    postal 

237  ou  Roonstrasse,   16,   Sarrebrûck  (Sarre).  Col.  d' Europe ] 

zoogéographie. 
1906.  *Santschi  (D""  Félix),  médecin-chirurgien,  Kairouan  (Tunisie). 

Hyménoptères  ;  Formicides  du  globe. 

1887.  Savin  de  Larclause  (René),  château  de  Mont-Louis,  par  Saint-Ju- 
lien-Lars  (Vienne).  Col.,  Hém.  et  Lép.  de  France. 

4894.*Sghaus  (William),  National  Muséum,  Washington,  D.  G.  (États- 
Unis  d'Amérique).  Lépidoptères. 

1906.  *  ScHERDLiN  (Paul),  Il  L  P.,  conservateur-adjoint  au  Musée  zoo- 
logique de  l'Université  et  de  la  ville,  3,  rue  Daniel-Hirtz, 
Strasbourg  (Bas-Rhin).  Coléoptères  d'Alsace. 

1904.  ScHEY  (Henri),  §,  rédacteur  à  la  préfecture  de  la  Seine,  8, 
rue  de  La  Fontaine,  Paris,  16^.  Col. 

1919.  ScHiNDLER  (M™^  P.),  Institut  Scientifique  Chérifien,  avenue 
Moulay  Youssef,  Rabat  (Maroc). 

1919.  ScHOUTEDEN  (Henri),  docteur  es  sciences  naturelles,  conservateur 
au  Musée  du  Congo  belge,  5,  rue  St-Michel,  Woluwe,  Bra- 
bant  (Belgique).  Entomologie  générale,  Hémiptères. 


XXXIV         Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1920*  Scott  jHugh),  M.  A.,  Se  D.,  curator  in  Entomology,  Univer- 
sity  Muséum  of  zoology,  Cambridge  (Angleterre).  Coléoptères, 
Diptères  principalement  Nycteribiidae. 

1918.  Seabra  (Antliero-Frederico  de),  conservateur  au  Muséum  d'His- 

toire naturelle  de  Lisbonne  (Portugal).  Entomologie  générale 
et  Entomologie  appliquée. 

1869.*Sedillot  (Maurice),  p  A.,  20,  rue  de  l'Odéon,  Paris,  6^  Col. 

1919.  SÉGUY  (E.),  préparateur  au  Laboratoire  d'entomologie  du  Mu- 

séum d'Histoire  naturelle,  5o,  rue  de  Buffou,  Paris,  5«.  Di- 
ptères. 
1907.  *Semenov  Tian-Shansky  (André  de),  président  de  la  Société 
entomologique  de  Russie,  membre  honoraire  de  la  Société 
entomologique  de  Londres,  Vass.  Ostr.,  8"  ligne,  39,  log.  3, 
Petrograd  (Russie).  Coléoptères,  Dermatoptères,  Hyméno- 
ptères; biogéographie. 

1900.  *  Semichon (Louis),  ®,  l|  A.  ^,  D""  es  sciences  naturelles, 4,  rue 

Honoré-Chevalier,  Paris,  6*^.  Ent.  gén. 

1919.  Séraphin,  naturaliste,  22  ,rucdu  Faubourg  Montmartre,  Paris,  9^. 
1905.  *  Sergent  (D""  Edmond),  directeur  de  l'Institut  Pasteur  d'Algérie, 

Membre    correspondant  de  l'Académie  de  Médecine,  Alger. 
Diptères  piqueurs. 
1898.  *SÉRULLAz  (Georges),  D""  en  droit,  avocat  à  la  Cour  d'appel,  8, 
place  Bellecour,  Lyon  (Rhône)  ;  l'été  :  château  d'Yvours,  Iri- 
gny  (Rhône).  Coléoptères  et  Lépidoptères  paléarctiques. 

1920.  Servas  (D""  L.),  6,  rue  Bourmayer,  Bourg  (Ain).  Entomologie 

générale. 

1901.  *  Seurat  (Gaston),  D''ès  sciences,  maître  de  conférences  à  la 

Faculté  des  Sciences,  14,  rue  Berthelot,  Alger  (Algérie).  Ent. 

gén.  ;  Biologie. 
1918.  ■  Seyrig  (André),  ^,  lieutenant  d'artillerie,  10,  porte  du  Miroir, 

Mulhouse  (H'-Rhin).  Hyménoptères. 
1914.    Sheljuzhko  (Léo),  Lvovskaia  43,  Kiev  (Russie). 
1889.  *SicARD  (D"-  A.),  0.  i^,  #,  Il  A.,  (C),  G.  #,  médecin  principal  de 

2*  classe,  à  Colmar  (Haut-Rhin).  Co/.  malgaches;  Coccinellides 

du  globe. 
1905.  *SicARD  (Henri),  5,  licencié  es  sciences,  30,  rue  de  l'Aiguillerie, 

Montpellier  (Hérault).    Col.  de  France;  biologie  des  Insectes. ^ 
1905.*Sietti  (Henri),  pharmacien,  Le  Beausset  (Var).  Coléoptères. 


Liste  des  Membres.  xxxv 

1900.  *Si>(ÉTY  (Robert  de),  École  supérieure  de  Théologie,  Vais,  près 
Le  Puy  (H'^-Loire).  Anat.,  embryol.  et  biol.  des  Insectes. 

1907.  "••  Sol ARi  (Angelo),  41,  via  XX  Settembre   Gênes  (Italie).  Coléo- 

ptères d'Italie;  Curculionides  du  globe. 

1908.  Stefani  fMario  de),  49,  via  Alloro,  Palerme  fSicilel  Lep. 
1919.   Stérba  (François),  ingénieur,  directeur  central  des  fabriqués 

de  sucre,  Cesky  Brod  (République  Tchéco-Slovaque).  Coléo- 
ptères, spécialement  Carabidae  et  Cerambycidae. 

1921.  Sudre  DE  Carlières  (R.),  ingénieur  des  Mines,  33,  rue  George- 
Sand;  Paris,  16«  Coléoptères. 

1883.*SuLGER  (Hans),  conservateur  du  Musée  de  l'Institut,  Bâie 
(Suisse).  Ent.  gén. 

1900.  SuRcouF  (baron  J.),  *,  i§i,  ||  A.,  §,  #,  chef  des  Travaux  de 

Zoologie  au   laboratoire   colonial  du   Muséum,  33,  rue  de 

Bufïon,  Paris,  5^.  Dipt.,  princ.  Dipt.  piqueurs. 
1891.    SwiNHOE  (colonel  Charles),  6,  Gunterstone  Road,  West  Ken- 

sington,  London  (Angleterre).  Lép. 
1921.    Talbot  (G.)  curator  of  the     «  Hill  Muséum   »,  Mon-Plaisir, 

Wormley,  Surrey  (Angleterre).  Lépidoptères. 
1902.  *Tavares  (professeur  Joaquim  da  Silva),  Colegio  del  Pasage, 

La  Guardia,  Ponte vedra   (Espagne).  Zoocécidies. 

1916.  Teyssier  (Henri),  correspondant  du  Muséum  national  des 
États-Unis,  321^  régiment  d'Infanterie,  lo*  compagnie,  sec- 
teur postal  161.  Entom.  générale. 

1890.  *Théry  (André),  ingénieur  agricole,  Rabat  (Maroc  occidental). 
Col.  ;  Buprestides  du  globe. 

1901.  Thibault  (Jules),  8,  rue  de  Strasbourg,   Caudebec-lès-Elbeuf 

(Seine-Inférieure).  Col.  de  Fr.,  CicindéUdes  du  globe. 

1919.  Thompson  (W.-R.),  M.  Se,  villa  Penaflor,  rue  Sambre-et-Meuse, 

Auch  (Gers).  Biologie  des  Diptères  parasites. 

1920.  TiLLYARD  (R.-J.),  director  of  biological  section  of  the  Cawthron 

Instituie  of  scientiflc  research,  Nelson  (N"<"-Zélande).  Névro- 

ptères. 
1904.  *  Torre-Bueno  (J.  de  la),  11,  North  Broadway,  White   plains, 

New- York  (États-Unis  d'Amérique).  Hémipt.  aquatiques. 
1898.  *TouzALiN  (Henri  de),  inspecteur   adjoint  des  Forêts,   7,   rue 

Alienor  d'Aquitaine,  Poitiers   (Vienne).    Coléoptères,  princ. 

Longicornes. 


XXXVI         Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1888.  Trapet  (Louis).  0.  ^,C.  #,  pharmacien-major  de  l""*^  classe, 
en  retraite,  Ispoure,  par  S'-Jean-Pied-de-Port  (Basses-Pyré- 
nées). Ent.gén.,pr.Col. 

1920.  Tressens  (F.),  attaché  à  la  Banque  de  France,  11,  avenue  de  la 
Tourelle,  Saint-Mandé  (Seine).  Coléoptères. 

1899.  Trotter  (D""  Alessandro),  prof,  de  Botanique  et  de  Pathologie 
végétale,  B.  Scuola  superiore  di  Agricoltura,  Portici  (ItaUe). 
Étude  des  galles. 

1908.  TuRATi  (comte  Emilio),  0.  §,  C.  #,  4,  piazza  San-Alessandro, 
Milan  (Italie).  Lépidoptères  paléarct. 

19J5.  Varas  Arangua  (Eduardo),  Institute  of  Technology,  Cambridge 
Mass.   (U.  S.  A.).   Col.,  surtout    Cicindelidae   et  Liicanidae. 

1905.  Varela  (Antonio-Garcia),  professeur  d'Histoire  naturelle  à 
l'Université,  Santiago-de-Galicia (Espagne).  Ent.  gén.;Hém. 

1907.  *Vaudez   (Georges),  34,  rue  Geofïroy-Saint-Hilaire,  Paris,  o^. 

Coléoptères  du  globe;  biologie  des  Arthropodes. 
189S.    Vayssière  (A.),  ||  I.  P.,  ^,  #,  correspondant  de  l'Institut, 

professeur  à  la  Faculté    des  Sciences,  72,  rue   Beynard, 

Marseille  (Bouches-du-Bhône).  Ent.  gén. 
1912.  *  Vayssière  (Paul),  ingénieur-agronome,  Station  entomologique 

de  Paris,    16,   rue  Claude-Bernard,  Paris,  S"^.  Entomologie 

générale;  Coccides. 
1920.    VÉCHEMBRE  (M.),  ^,  ingénieur  E.  G.  P.,  4,  rue  Bichard-Cœur 

de   Lion,    Agen   (Tarn-et-Garonne).    Entomologie   générale; 

mœurs  des  Insectes. 
1907.    Velitchkovsky  (Vladimir  de),  Valniki,  gouvernement  de  Vorone 

(Bussie).  Ento)iiologie  générale. 
1911.*Vex\et  (H.),  9,  rue  Soyer,  NeuilIy-sur-Seine  (Seine).  Coléoptè- 
res de  France,  Silphides  d'Europe. 

1903.  *  Verity  (D»"  Boger),  assistant  de  la  clinique  médicale  de  Florence, 
36,  via  Masaccio,  Florence  (Italie).  Lép. 

1897.  *Vermorel  (Victor),  *,  directeur  de  la  Station  viticole,  Ville- 
franche  (Bhône).  Ent.  appliquée;  Insectes  nuisibles  du  globe. 

1893.*ViARD  (Lucien),  ^,  D""  en  droit,  secrétaire  honoraire  du  Con- 
seil d'administration  du  Crédit  foncier  de  France,  180,  bou- 
levard S'-Germain,  Paris,  6^.  Lépidoptères. 

1920.    Vichet  (G.  DE).  16,  avenue  Georges-Clemenceau,  Béziers  (Hé 
rault).  Orthoptères. 


Liste  des  Membres.  xxxvii 

190o.  *ViELLARD  (Charles-Henri),  ingénieur  des  Arts  et  Manufactures, 
forges  de  Morvillars,  territoire  de  Belfort.  Coléoptères. 

1918.  *ViELLiARD  (Robert),  ingénieur  E.  C.  P.,  9,  rue  de  l'Abbé-de- 

l'Épée,  Paris,  o".  Entomologie  générale. 

1915.  ViLLÈLE  (Auguste  de),  directeur  de  la  «  Revue  agricole  »,  St-De- 

nis  (La  Réunion).  Entom.  appliquée  aux  cultures  coloniales. 

1896.*  Villeneuve  (D""  Joseph),  Q  I.  P.,  rue  des  Vignes,  Rambouillet 
(Seine-et-Oise).  Diptères. 

1907.  Vincent  (Joseph),  ^,  18,  boulevard  Arago,  Paris,  {^^.Lépido- 
ptères, Catocala  du  globe. 

1899.  Viré  (Armand),  p  I.  P.,  D""  es  Sciences  naturelles,  8,  rue 
Lagarde,  Parts,  S*'.  Arthropodes  cavernicoles. 

1919.  Vitale  (Francesco),  géomètre,  Sezione  Lavori  F.   F.  Estato, 

35,  Messine  (Sicile).  Coléoptères. 

1913.  *\'iTALis  DE  Salvaza  (R.),  Correspondant  du  Muséum,  Institut 
scientifique  à'Saïgon •^Indo-Chine).  Lép.  et  faune  entom.  de 
rindo-Chine  française. 

1916.  ViTTENET  (Paul),   *,  ingénieur,   28,  rue  Péclet,   Paris,  15«. 

Entom.  générale,  Biologie. 

1903.  VoiNOv  (D.-N.),  professeur  à  l'Université  de  Bucarest,  27,  strada 
Iconei,  Bucarest  (Roumanie).  Ent.  gén.;  embryogénie  des  Ins. 

1899.  Vollon  (Alexis),  *,  artiste-peintre,  119,  rue  de  Courcelles,  Pa- 
ris, 17''.  Lépidoptères. 

1910.  Wagner  (Emile),  38,  rue  Desbordes- Valmore,  Paris,  16^  En- 
tomologie générale. 

1910.  Wagner  (Raoul),  6,  rue  du  Mont-Tliabor,  Paris,  1*=''.   Entomo- 

logie générale. 

1899.  AVytsm  AN  (Philogène),  HI.  P.,  C.  #!,  directeurdu  «  Gênera  Insec- 
torum».  Les  Sapins,  Quatre-Bras,  Tervueren,  près  Bruxelles. 
Lépidoptères;  iconographie. 

1918.*Zariquiey  (D'"),  calle  Mallorca,  237,  Barcelone  (Espagne).  Co- 
léoptères. 

1911.  Zurgher  (Charles),  91,  Hebclstrasse,  Bâle  (Suisse).  Coléoptères 

paléarctiques. 

(563  membres,  dont  206  membres  à  vie.) 


xxxviii        Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Assistants. 

1920.  AuBER  (Luc),  40,  rue  Milton,  Paris.  Insectes  de  France. 

1920.  Colas  (Guy),  S.  rue  Simon-le-Franc,  Paris,  S^ 

1920.  CoMiGNAN  (J.),  54.  rue   de  la  Sablière,  Asnières  (Seine).  Hymé- 
noptères. 

1917.  Clément  (Pierre),  étudiant,  rue  N.-D.-des-Champs,  82,   Paris, 
6^=.  Coléoptères. 

1917.  Etienne  (Alain),  étudiant,  4,  rue  Joseph-Bara,  Paris,  6«.  Coléo- 

ptères. 

1916.  Fauveau  (Jean),  20,  rue  du  Président  Wilson,  Besançon  (Doubs). 

Lép.  de  France. 

1920.  GÉRiN  (L.),  51, rue  Victor-Hugo,  Bagnolet  (Seine).  Coléoptères  et 
Lépidoptères. 

1918.  LÉGER  (Marcel),  sapeur  du  génie.  1"  R'  C'°  15-7.  Hyménoptères. 

1918.  Mancier  (André),  200,  rue  Lec(îtirbe,  Paris,  15^  Coléoptères. 

1917.  Marie  (Pierre),  étudiant,  o,  place  de  Vaugirard.   Paris,  IS''. 

Coléoptères. 

1916.  MÉDAN  (Georges),    9,  avenue    Victor-Hugo,    Aix-en-Provence 
(Bouches-du-Rhône).  Col.  et  Lép.  de  France. 

1920.  Pollet  (Paul),  6,  rue  des  Escrimeurs,  à  Anvers  (Belgique). 

1920.  Reymond  (A.),  étudiant  en  médecine,  2,  rue  Joseph-Bara,  Paris, 
6^.  Coléoptères. 

1919.  Ruteler  (Philippe),  stagiaire  agricole,  55,  boulevard  S'-Michel, 

Paris,  5^.  Coléoptères. 

1920.  SiMONOT  (A.),  élève  à  l'École  spéciale  militaire,  242,  rue  deFon- 

tenay,  Vincennes  (Seine).  Coléoptères. 

1919.  TuRGAT  (Raymond),   310,  rue  Paradis,  Marseille  (Bouches-du- 

Rhône).  Coléoptères. 

1920.  Turinetti  (L.),  préparateur  à  l'Insectarium  de  Menton  (Alpes- 

Maritimes).  Entomologie  générale. 

1916.  Vallée  (Jean),  étudiant,  Fourges,  par  Gasny  (Eure).  Coléoptères. 

1917.  Vaux  (Roland  Guérin  de),  étudiant,  45,  rue  de  Beaune,  Paris, 

1".  Coléoptères. 

1917.  Vellard  (Jehan-Albert),  externe   des  hôpitaux,  12,  rue  Mar- 
ceau, à  Tunis  (Tunisie)   et  à  Assomption  (Paraguay).  Lèpid. 


Liste  des  Membres.  xxxix 

1921.  Waillv  (J.  de),  79,  avenue  Bosquet,  Paris,  8«.  Lépidoptères. 
1921.  VVailly  (G.  de),  79,  avenue  Bosquet,  Paris,  8^.  Lépidoptères. 
1920.  Weber  (Pierre),  10,  rue  Claude-Gelée,  Epinal  (Vosges). 
1912.  ViNNEBAUx  (Charles),  15,  avenue  de  Tourville,  Caen  (Calvados). 
Entoin.  générale. 


Sociétés  et  Établissements  scientifiques  correspondants. 

1921.  BiBLioTHÈouE  PUBLIQUE,  20,  Souli  El  Attarin,  Tunis  (Tunisie), 
[M.  L.  Barbeau,  bibliothécaire]. 

1894.    CoNciLiuM  Bibliographicum,  Zurich,  Oberstrasse  (Suisse). 

1921 .    Dartmouth  Collège  Library,  Hano  ver ,  New  Hampshire  (U.  S .  A.  ) . 

1913.    École  d'Agriculture  algérienne  de  Maison-Carrée  (Algérie). 

1920.    École  nationale  d'Agriculture  de   Grignon   (Seine-et-Oise). 

1900.    École  nationale  d'Agriculture  de  Montpellier  (Hérault). 

1905.  Institut  entomologique  de  l'École  polytechnique  fédérale, 
Universitatsstrasse,  2,  Zurich  (Suisse). 

1894.  École  royale  supérieure  d'Agriculture  (Laboratoire  d'Ento- 
mologie agricole),  8,  rue  Marsala,  Milan  (Italie). 

1894.    Institut  national  agronomique,  16 ,  rue  Claude-Bernard,  Paris,  5^. 

1900.  Institut  zoologique  de  l'Université  de  Naples  (Italie),  (P*" 
MoNTicELLi,  directeur). 

1899.  Laboratoire  d'Études  de  la  Soie  (directeur  :  M.  Levrat),  7, 
rue  Saint-Polycarpe,  Lyon  (Rhône). 

1910.  Laboratoire  de  Zoologie  de  la  Faculté  des  Sciences  de  Ren- 
nes (Ille-et- Vilaine). 

1919.  Laboratorio  de  la  Fauna  Forestae  EspaSola,  Ferraz,  40, 
Madrid  (Espagne). 

1908.  Musée  d'Histoire  naturelle  de  Zi-Ka-Wei  (*M.  le  Directeur 
du),  près  Shanghaï,  Chine  (via  Suez). 

1890.  Muséum  national  d'Histoire  naturelle  (Bibliothèque  du) 
(M.  Descharmes,  bibliothécaire),  8,  rue  de  Buffon,  Paris,  5*. 

1916.  MusEO  civico  Di  Storia  naturale  di  Milano  (Bibliothécaire  : 
M.  Ernesto  Pelitti),  Milano  (Italie). 

1896.  Société  d'Études  scientifiques  de  l'Aude,  7,  rue  de  la  Mairie, 
Carcassonne  (Aude). 


XL  Bulletin  de  la  Société  cntomologique  de  France. 

1898.    Société  linnéenne  de  Bordeaux,  o3,  rue  des  Trois-Conils,  Bor- 
deaux, Gironde. 

1912.    Station    de  Parasitologie    générale    de    I'École    coloniale 
d'Agriculture  de  Tunis  (M.  le  Chef  de  la  Station),  Tunisie. 

Abonnements. 

Eu  1920.  33  abonnements  aux  Annales  cl  au  Bulletin  ont  été  servis 
à  des  Établissements  publics  ou  à  des  Bibliothèques,  en  France  et  à 
l'étranger,  par  l'entremise  des  libraires. 


1872 
1887 
1911 
1880 
1909 
1880 
1882 


Membres  décédés  en  1920. 

Clement_(A.-L.),  Paris. 
GoRHAM  (Rev.  H.-S.),  Angleterre. 
Lechmerb  (Eckley),  Bristol. 
Odier  (Georges),  Paris. 
Petit  (Albert),  Paris. 

*  Sahlberg  (Prof.  J.-R.),  Helsingfors 

*  Walsingham  (Lord),  Londres. 


Membres  démissionnaires  en  1920. 


1914.  Blin  (C),  Garentan. 

1902.  Bohn  (D^  g.),  Paris. 

1911.  Burr  (Malcolm),  Belgrade. 

1899.  DELVAL(Ch.),  Paris). 

1908.  DuFAu  (Léo),  Gourbeyre. 

1892.  MiNSMER  (J.-J.),  Saint-Etienne. 

1873.  ViERMES  (PoLLE  de),  Poutoise. 


Assistant  démissionnaire  en  1930. 
1917.    Lebon  (R.),  Paris. 


Liste  des  prix  décernés  {i87 4-1918).  xu 

PRIX  JEAN  DOLLFUS  (<) 

(annuel,  300  francs). 

LISTE   DES   LAURÉATS. 

1874.  Fauvel  (Albert).  —  Faune  gallo-rhénane  :  Staphylinidos. 

1875.  Simon  (Eugène).  —  Les  Arachnides  de  France. 

1876.  t Girard  (Maurice).  —  Traité  d'Entomologie. 

1877.  fPERRis  (Edouard).  —  Éludes  sur  les  larves  de  Coléoptères. 

1878.  fMuLSANT  (E.)  et  Rey  (C).  —  Histoire  naturelle  des  Coléoptères 

de  France  :  Brévipennes. 
1879.tMARSEUL  (S.-A.  de).  —  Monographie  des  Anthicides. 
1880.tPuTON  (A.).   —   Synopsis   des  Hémiptères    hétéroptères  de 

France. 

1881.  t  André  (Edmond).  —  Species  des  Hyménoptères  d'Europe  et 

d'Algérie. 

1882.  Bedel  (Louis).  —  Faune  des  Coléoptères  du  bassin  de  la  Seine. 

1883.  f  André  (Ernest).  —  Species  des  Formicides  d'Europe  et  des 

pays  limitrophes. 

1884.  fFAiRMAiRE  (Léon).  —  Hémiptères  (Hist.  nat.  de  la  France,  11* 

partie). 

1885.  tFabre  (Henri).  —  Souvenirs  entomologiques. 

1886.  t  Rey  (Cl.).  —  Histoire  naturelle  des  Coléoptères  de  France  :  Pal- 

picornes. 

1887.  Groult  (P.).  —  Acariens,  Crustacés,  Myriapodes  (Hist.  nat.  de 

la  France,  13*^  partie). 

1888.  fPÉREz  (Jean).  —  Les  Abeilles. 

1889.  -j-Mayet  (Valéry).  —  Les  Insectes  de  la  vigne. 
1890.tFiNOT  (A.).  —Insectes  Orthoptères. 

/  fRAGONOT  (E.-L.).  —  Essai  sur  la  classification  des  Pyra- 
1891        \      lides. 
(prix partagé) y  f  Abeille  DE  Perrin  (E.).  —  Malachidcs  d'Europe  et  des 

(      pays  voisins. 

1892.  tFAucoNNET  (L.).   —   Faune    analytique    des   Coléoptères  de 

France. 

1893.  t  Bourgeois  (J.).  —  Faune  gallo-rhénane  :  Lycides,  etc. 

1894.  Trouessart  (D""  E.).  —  Les  Parasites  des  habitations  humaines 

et  des  denrées  alimentaires  ou  commerciales. 

1895.  BuYssoN  (Robert  du).  —  Les  Ghrysides. 

(1)  Voir  le  Règlement  spécial  du  prix  Jean  Dollfus  :  Atm.  Soc.  enl.  France 
[1875],  Bull.,  p.  47,  et  Bull.  Soc.  enl.  France  [1912],  p.  257. 


XLii  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1896.  t  Berthoumieu  (G.-V.).  —  Monographie  des  Ichneumonides  d'Eu- 
rope et  des  pays  voisins. 

1897.tBEL0N  (M.-J.).  — Es^sai  de  classification  générale,  des  Lathri- 
diidae. 

1898.  t  Orbigny  (Henri  d').  —  Synopsis  des  Onthophagides  paléarctiques. 

1899.  fXAMBEu  (V.).  —  Mémoires  sur  les  mœurs  et  les  métamorphoses 

des  Insectes. 

1900.  HouLBERT  (C).  —  Faune  analytique  illustrée  des  Orthoptères 

de  France. 

1901.  [Prix  réseriié]. 

1902.  Lesne  (P.).  —  Synopsis  des  Bostrychides  paléarctiques  [deux 

annuités]. 

1903.  Raffrav  (A.).  —  Catalogue  et  gênera  des  Psélaphides. 
1904  S  "^  Martin  (Johanny).  —  Les  Papillons  d'Europe. 
(prix  partagé)  ^  Planet  (L,).  —  Hlst.  uat.  de  la  France  :  Araignées. 

1905.  BuYSSON  (Henri  du).  —  Faune  gallo-rhénane  :  Élatérides. 

1906.  Bedel  (Louis).  —  Catalogue  raisonné  des  Coléoptères  du  Nord 

de  l'Afrique  (1'^  partie). 

1907.  Sainte-Claire  Deville  (J.).  —  Faune  du  bassin  de  la  Seine  : 

Staphylinoidea  (l""*^  partie). 

1908.  Gaulle  (J.  de).  —  Catalogue  systématique  et  biologique  des 

Hyménoptères  de  France. 

1909.  Ferton  (Ch.  ).  —  Notes  détachées  sur  l'instinct  des  Hyménoptères 

luellifères  et  ravisseurs. 

1910.  Frionnet  (C).  —  Les  premiers  états  des  Lépidoptères  français. 

1911.  Pic  (Maurice).  —  Matériaux  pour  servir  à  l'étude  des  Longi- 

cornes.  ^ 

1912.  Cotte  (.1.).  —  Recherches  sur  les  galles  de  Provence. 

1913.  Planet  (L.).  —  Coléoptères  de  France,  par  Fairmaire,  nouvelle 

édition  illustrée. 

1914.  Falgoz  (Louis).  —  Contribution  à  l'étude  des  microcavernes. 

Faune  des  terriers  et  des  nids. 
1915t  Chatanay  (Jean).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Tenebrid- 
nidae. 

1916.  Lameere  (Aug.).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Prionidae. 

1917.  Villeneuve  (D""  J.).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Di- 

ptères. 

1918.  ScHERDLiN  (Paul).  —  Supplément  au  Catalogue  des  Coléoptères 

de  la  chaîne  des  Vosges. 

1919.  [Prix  réservé]. 


Liste  des  prix  décernés  {1874-Î9i8)  xliii 

PRIX  CONSTANT  (') 

(annuel,  SOO  francs). 

LISTE   DES    LAURÉATS. 

1906.  Mabille  (Paul).  —  Hesperiidae  (Gênera  Inseclorura). 

1907.  Houard  (C).  —  Zoocécidies  des  plantes  d'Europe  et  du  bassin 

de  la  Méditerranée. 

1908.  Janet  (Charles).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Fourmis. 

1909.  Jeannel  (D""  René).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Coléo- 

ptères cavernicoles. 

1910.  Chrétien  (Pierre).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Micro- 

lépidoptères. 

1911.  Culot  (Jules).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Noctuelles. 

1912.  Le  Cerf  (F.).  —  Contribution  à  la  l'aune  lépidoptérologique  de 

la  Perse. 
191.3.    Picard  (F.).  —  La  Teigne  de  la  pomme  de  terre. 
1914.    Gelin  (H.)  et  Lucas  (Daniel).  —  Catalogue  des  Léoidoptères 

observés  dans  l'OUest  de  la  France. 
1915 1  Chatanay  (Jean).  —  Ensemble  de  ses  travaux  d'Entomologie 

appliquée. 

1916.  Sainte-Claire  Deville  (Jean).  —  Catalogue  raisonné  des  Coléo- 

ptères de  la  Corse. 

1917.  BoNDROiT  (J.).  —  Fourmis  de  France  et  de  Belgique. 

1918.  Brocher  (D""  F.).  —  Les  organes  pulsatiles  méso  et  métater- 

gaux  de  Lépidoptères. 

1919.  RouBAUD  (E.).  —  Recherches  biologiques  sur  les  Guêpes  soli- 

taires et  sociales  d'Afrique. 


PRIX  PASSET  {') 

(annuel,  2S0  francs). 

liste  des  lauréats. 

1913.    Peyerimhoff  (Paul  de).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les 
larves  de  Coléoptères. 

(1)  Voir  le  Règlement  spécial  du  Prix  Constant  :  Bull.  Soc.  eut.  France 
[1906],  p.  266. 

(2)  Voir  le  Règlement  spécial  du  Prix  Passet  :  Bull.  Soc.  eut.  France  [1914J, 
p.  103. 


xLiv  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1914.  Keilin  (D.).   —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  larves  de 
•    Diptères. 

1915.  [Prix  réservé]. 

1916.  Chrétien  (P.).  —  Biologie  de  Cimelia  margarita  Hiibn.  [deux 

annuités]. 

1917.  [Prix  réservé]. 

1918.  Gros  (D''  A.).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  l'évolution  des 

Insectes  et    en  particulier  des  Coléoptères  Vésicants. 

1919.  [Prix  réservé]. 


La  Société  entomologique  de  France  tient  ses  séances  les  2»  et  4»  mercredi 
de  chaque  mois  (excepté  août  et  septembre),  à  8  h.  1/2  du  soir,  au  Siège  social, 
Hôtel  des  Sociétés  savantes,  28,  rue  Serpente. 

Elle  publie: 

1"  Les  Annales  de  la  Société  entomologique  de  France  (4  fascicules  par  an 
avec  planches  et  (igures); 

2°  Le  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France  {20  numéros  par  an 
avec  figures). 

Les  Membres  résidant  en  France,  dans  les  pays  de  protectorat  ou  les  colonies 
françaises,  paient  une  cotisation  annuelle  de 27  fr. 

Les  Membres  résidant  à  l'Etranger  paient .     28  fr. 

La  Société  admet  des  assistants  (entomologistes  âgés  de  moins  de  21  ans)  (pi 
paient  une  cotisation  annuelle  de •   .   .   .  .    10  fr- 

Tout  membre  payant  une  somme  de  300*  francs  est  nomme  Membreàvieet  n'a 
plus  de  cotisation  à  solder. 

Ce  versement  de  300  francs  peut  s'effectuer  par  fractions  annuelles  et  consé- 
cutives d'au  moins  100  francs. 

Les  Etablissements  publics  et  les  Sociétés  scientifiques  de  la  France  et  de  l'Étran- 
ger peuvent  se  faire  inscrire  sur  la  liste  des  Correspondants  de  la  Société. 

La  Bibliothèque  (rue  Serpente, 28)  est  ouveite  aux  Sociétaires  le  mercredi,  de 
8  à  dO  heures  du  soir,  et  les  mardis,  jeudis  et  samedis  de  3  à  6  heures  1/2. 


PROPRIETES    DE    LA    SOCIETE 

L'ABEILLE,  Journal  d'Entomologie,  fondr  par  S.  de  Marseul,  conti- 
nué par  la  Société  entomologique  de  France,  publie  spécialement 
des  travaux  sur  les  Coléoptères  de  l'Ancien  Monde 

COLLECTIONS 

•    Collection  H.  Sénac  (Tenebrionidae), 

Collection  Ch.  Brisont  de  Barneville  (Coléoptères  d'Europe), 

Collection  H.  de  Peyerimhoff  (Microlépidoptères), 

Collection  H.  Brisout  do  Barneville  (Coléoptères  d'Europe), 

Collection  Aube  (Coléoptères  d'Europe), 

Collection  complète  des  Orthoptères  de  France,  don  A.  Finot, 

Collection  d'Hémiptères  de  France,  don  L.  Fairmaire, 

Collection  entomologique  française  de  tous  les  ordres, 

Collection  "Vauloger  (Anthicidae,  MalachUdûe,  Erodiidac,  Ilelopklae), 

Collection  Capiomont  [Uyperidae,  Lixus,  Larinus), 

Collection  Pandellé  (Diptères  de  France), 

Collection  de  Diptères  de  France,  don  de  M.  le  D'  Gobert, 

Collection  Cheux  >  Lépidaptères  de  France). 

au  Siège  social,  28,  rue  Serpente. 


TARIF  DES  INSERTIONS 

sur  les   couvertures   du   BULLETIN 

4  iN"'  20  N"' 

Une  page  entière 80  fr.  240  fr. 

Une  demi-page 40  fr.  120  fr. 

Un  quart  de  page 20  fr.  60  fi-. 

Un  huitième  de  page 10  fr.  30  fr. 


Typographie  Firmin-Didot  et  C".  —  Paria 


1922,  —  N"  1. 


BULLETIN 


UE     ïuA. 


r     9 


SOCIETE  E^TOMOLOGIÔIE 


DE    FRANCE 

FONDÉE   LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   d'UTILITÉ   PUBLIQUE  ' 
PAR   DÉCRET   DU    23  AOUT  1878 

Nalura  maxime  miranda 
in  minimis. 


PARIS 

AU     SIÈGE    DE    LA    SOCIÉTÉ 

HOTEL   DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

28,   Rue   Serpente, 
1922 

■'■^■'■»  Le  Bulletin  par 


CABINET  ENTOMOLOG-iaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Duméril,  Paris  (XIII=).        i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Gob.  36.13.  |  Téléphone  :  Centrai  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  iiie.s  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  {Lépidoptères  paléarctiques)  et  Herm.  Relie 
{Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvi^age  de  M.  le  D""  Seilz  :  Les  Macro- 
lépidoptères  du  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  toutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
pour  les  abonnés. 

A  vendre  de  suite  : 
De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  n'^  202  inclus,   à 
4  francs  le  fascicule. 

La  Faune  paléarctique  complète,  actuellement  terminée, 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0.  fr.  25  pour 
réponse). 

Matériel  entomologique.  —  Epingles  anglaises  «  Asta  » 
blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n",  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
0  fr.  50;  C  léoptèrcs  paléarctiques  N°  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, Ofr.75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-po.ste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  BL^I.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMOXT,  et  (|ue  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adres.sée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIL). 


BULLETIN 

DE  LA 

SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


MEMBRES   DU  BUREAU 

Année  1922 

Président MM.  A.  Méquignon. 

Vice-président A.  Magdelaine. 

Secrétaire L.  Chopabd. 

P^  Secrétaire  adjoint. L.  Berland. 

S^  Secrétaire  adjoint J.  Berlioz. 

Trésorier Ch.  Lahaussois. 

Archimste-Bibliothécaire J.  Magnin. 

Archiviste-Bibliothécaire  adjoint  ...'  G.  Mercier. 

CONSEIL 

MM.  J.  Aghard,  —  H.  Desbordes  {membres  restants),  —  J.  Sur- 
couF,  —  Et.  Rabaud,  —  L.  Lhomme,  —  R.  Peschet  {membres  nou- 
veaux); —  et  les  membres  titulaires  du  Bureau. 

COMMISSION  DE  PUBLICATION 

MM.  L.  Bedel,  —  G.  BiLLiARD,  —  E.  Moreau,  —  L.  Semighon,  — 
F.  PiGARD,  —  les  membres  titulaires  du  Bureau  et  les  Secrétaires 
adjoints. 

COMMISSION  DE  LA  BIBLIOTHÈQUE 

MM.  L.  Bedel,  —  J.  de  Joannis,  —  P.  Lesne,  —  et  les  membres 
titulaires  du  Bureau. 

COMMISSION  DES  COLLECTIONS  (1920-1922) 

MM.  L.  Bedel,  —  H.  Desbordes,  —  J.  de  Joannis,  —  L.  Léguru, 
—  J.  de  Gaulle,  —  J.  Clermont,  —  J.  Magnin. 

COMMISSION  DES  PRIX  DOLLFUS  ET  PASSET 

MM.  R.  Benoist,  —  L.  Berland,  — L.  Chopard, —  H.  Desbordes,  — 
H.  de  Franghessin,  — M"''  L.  Guyon,  —  D''F.  Larrousse,  —  F.  Léguru 
et  L.  Le  Charles, 


Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [1922].  —  N"  1. 


2  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Séance  du  11  janvier  1999 

Présidence  de  MM.  J.  SURCOUF  et  A.  MÉQUIGNON 

Sommaire 

Allocution  du  Président  de  1921,  p.  2.  —  Allocution  du  Président  de 
1922,  p.  3.  —  Correspondance,  p.  5.  —  Changement  d'adresse,  p.  5. 
—  Admissions,  p.  5.  —  Présentations,  p.  5.  —  Exonérations,  p.  5.  — 
Démissions,  p.  5.  —  Contributions  à  nos  publications,  p.  5.  —  Don  à 
la  Société,  p.  6.  —  Vignette  du  Bulletin,  p.  6. 

Observations  diverses.  —  A.  Hémon.  Capture  [Col.  Cerambycidae], 
p.  6.  —  G.  PÉcouD.  Captures  [Col.  Cauabidae],  p.  6.  —  J.  de  Joannis. 
Demande  de  chenilles  de  Bombycides,  p.  6. 

Communications.  —  H.  Desbordes.  Description  de  deux  Histérides  nou- 
veaux de  rinde  [Col.],  p.  7. —  R.  Tompkins  de  Garnett.  Tableau  des  es- 
pèces du  genre  Buprestis  L.  appartenant  à  la  faune  de  l'Amérique  du  Nord, 
avec  la  description  d'une  variété  nouvelle  [Col.  Buprestidae],  p.  9.  — 
J.  SuRcouF.  Diptères  piqueurs  du  Laos  [Tab4nidae]  (2*  note),  p.  13.  — 
L.  Choi'ard.  Sur  une  espèce  douteuse  de  Mantide  [Orti[.]  de  la  faune 
française,  p.  15. 


Au  débutdela  séance,  M.  J.  Surcouf  prendla  parole  en  ces  termes  : 

Mes  cliers  Collègues, 

L'année  de  présidence  qui  se  termine  aujourd'hui  a  été  féconde  en 
résultats  et  les  prévisions  que  je  formulais  en  janvier  dernier  se  sont 
réalisées. 

La  situation  pécuniaire  qui  était  angoissante  dès  cette  époque, 
malgré  les  excellentes  dispositions  prises  alors,  a  été  complètement 
sauvegardée  —  sans  impôts  ni  emprunts  —  pourrais-je  dire,  car  nous 
n'avons  pas  touché  au  patrimoine  de  notre  Société  pour  rétablir  nos 
finances. 

Nous  y  sommes  arrivés,  grâce  à  l'esprit  de  générosité  de  ceux  qui 
nous  ont  consenti  de  si  nombreuses  contributions  volontaires  et  à 
l'abnégation  des  auteurs  qui  ont  accepté  les  charges  et  les  réductions 
que  nous  souhaitions  d'eux. 

Notre  dévoué  et  indispensable  Trésorier  nous  dira  quel  fut  notre 
effort  de  compression  et  son  résultat. 


Séance  du  il  janvier  i922.  3 

La  situation  scientifique  de  la  Société  s'est  affirmée  au-dessus  de  ses 
préoccupations  économiques  ;  de  nombreux  travaux  du  plus  haut 
intérêt  ont  paru,  d'autres  vont  leur  succéder. 

L'esprit  de  nos  publications  est  resté  élevé,  tel  qu'il  l'a  toujours  été 
et  doit  continuer  à  le  demeurer  ;  j'entends  par  là  que  les  auteurs  ont 
su  aborder  avec  succès  les  sujets  les  plus  divers,  en  conservent  l'abs- 
traction nécessaire. 

Que  la  Commission  de  publication,  le  Conseil  et  notre  cher  ami 
Chopard  en  soient  remerciés. 

Notre  bibliothèque,  sans  cesse  accrue  de  dons  et  de  legs  précieux, 
a  nécessité  les  efforts  combinés  de  notre  excellent  Bibliothécaire  et  de 
notre  collègue  M.  Mercier;  en  outre,  M.  de  Franchessin  veut  bien  se 
joindre  à  eux.  Cet  ensemble  d'énergies  rendu  nécessaire  par  le  déve- 
loppement de  notre  Société,  nous  permettra  de  mettre,  cette  année 
même,  notre  bibliothèque  au  courant. 

Nous  avons  introduit  dans  les  diverses  commissions  de  la  Société 
des  membres  nouveaux,  voulant  ainsi  mettre  à  contribution,  pour 
notre  plus  grand  profit,  des  compétences  et  des  dévouements  que  les 
précédentes  années  n'avaient  pu  encore  employer. 

Des  encouragements  nous  sont  venus  d'abord  du  fait  du  Gouverne- 
ment qui,  dans  une  large  pensée  de  propagande,  a  fait  pénétrer  à  nou- 
veau nos  œuvres  dans  les  pays  voisins,  renouant  ainsi  la  tradition  du 
lien  scientifique  nécessaire. 

Puis  de  nombreux  adeptes,  demain  prosélytes  à  leur  tour,  ont 
affirmé  ainsi  la  vitalité  de  notre  antique  et  célèbre  Société  ;  près  de 
70  adhésions  ont  porté  notre  total  à  600  membres,  malgré  de  trop 
nombreux  décès  et  quelques  démissions. 

Notre  situation  morale  et  matérielle  est  donc  bonne  et  c'est  joyeuse- 
ment, qu'avant  de  retourner  au  Sahara,  je  cède  la  Présidence  à  notre 
distingué  collègue,  M.  A.  Méquignon,  dont  l'excellent  choix  a  été  si 
élogieusement  confirmé  par  nos  votes  de  la  précédente  séance. 

Permettez-moi  d'adresser  aussi  un  cordial  souvenir  à  notre  ex-vice- 
président  DuMONT,  qui  a  dû  quitter  Paris  pour  soigner  une  santé 
-ébranlée  par  des  chasses  entomologiques  acharnées  dans  les  pays 
malsains. 

—  M.  A.  MÉQUIGNON  remplace  M.  J  Surcouf  au  fauteuil  présidentiel 
et  prononce  le  discours  suivant  : 

Mes  chers  Collègues, 
L'honneur   que  vous  m'avez  fait  en  m'appelant  à  présider  vos 
séances  ne  se  justifie  ni  par  un  titre  scientifique  ni  par  les  quelques 


4  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

notes  que  j'ai  publiées.  J'y  vois  donc  un  témoignage  de  confiance  et  de 
sympathie  dont  je  suis  profondément  toucliô  et  dont  je  vous  remercie 
vivement. 

C'est  ua  plaisir  pour  votre  Bureau  et  pour  moi  de  vous  voir  chaque 
quinzaine  venir  ici  nombreux,  car  cette  affluence  à  nos  séances  en 
prouve  l'utilité  et  c'est  une  des  manifestations  de  la  vitalité  de  notre 
Société.  Mais  suffit-il  d'être  présent?  N'est-il  pas  nécessaire  d'animer 
ces  réunions?  Qu'aucun  de  vous  donc  —  et  je  parle  surtout  pour  les 
plus  jeunes  —  n'hésite  à  communiquer  à  ses  collègues  ses  captures, 
ses  observations,  le  fruit  de  son  travail.  Que  le  dépôt  d'une  note 
écrite  soit  accompagné  d'un  exposé  ou  tout  au  moins  d'un  résumé  ; 
surtout  que  ma  voix  ne  reste  pas  sans  écho,  lorsque  je  vous  offrirai  la 
parole  pour  quelque  communication. 

Ce  fut  aussi  un  plaisir  pour  votre  Bureau  et  pour  votre  Conseil  de 
pouvoir  vous  annoncer  que  notre  éditeur  enfin  —  sur  les  instances  de 
notre  Secrétaire  —  nous  consentait  des  diminutions  notables  :  notre 
principale  dépense  diminuera  donc,  si  toutefois  dans  nos  publications 
le  nombre  de  feuilles  n'augmente  pas  d'une  façon  sensible.  Les  auteurs 
pourront  avoir,  à  un  pris  moins  prohibitif  —  bien  qu'encore  trop 
élevé  —  de  véritables  tirés  à  part  de  leurs  travaux  ;  et  surtout,  nous 
reverrons  notre  Bulletin  avec  sa  couverture  traditionnelle  :  il  n'aura 
plus  cet  air  pauvre  que  lui  donnait  l'an  dernier  sa  nudité  ;  il  revêtira 
comme  jadis  le  bel  habit  de  couleur  dont  la  nécessité  des  temps  l'avait 
dépouillé. 

Mais,  malgré  ces  diminutions  des  frais  d'impression,  la  note  sera 
encore  lourde  pour  notre  budget  et  les  contributions  volontaires  que 
tant  d'entrevous  ont  eu  la  générosité  de  verser,  seront  encore,  hélas  ! 
nécessaires  pour  que  nous  puissions  donner  à  nos  Annales  et  à  notre 
Bulletin  l'ampleur,  la  richesse  de  figures  et  de  planches  qui,  avec  la 
qualité  du  fond,  les  distinguaient  avant  la  guerre.  C'est  là  une  des  rai- 
sons d'être  de  notre  Société;  c'est  la  marque  la  plus  tangible  de  son 
.activité;  c'est  le  meilleur  moyen  de  soutenir  sa  réputation  déjà  nona- 
génaire. 

Et  je  terminerai,  mes  chers  Collègues,  en  rappelant  aux  Membres  à 
vie  que  la  somme  de  300  francs,  d'après  le  règlement,  les  exonère  de 
la  cotisation  annuelle  de  24  francs,  mais  non  des  frais  d'envoi  des 
publications,  qui  actuellement  se  montent  à  deux  francs.  Je  fais  appel  à 
leur  bonne  volonté  pour  qu'ils  ne  négligent  pas  d'envoyer  à  notre  Tré- 
sorier cette  somme,  modique  pour  chacun,  mais  qui  en  se  multipliant 
permet  de  solder  un  chapitre  devenu  important  de  notre  budget  de 
dépenses. 


Séance  du  11  janvier  19f2.  5 

—  Les  discours  de  MM.  J.  Surcouf  et  A.  Méquignon  sont  à  plusieurs 
reprises  chaleureusement  applaudis. 

* 

M.  R.  Henriot,  récemment  admis,  assiste  à  la  séance. 

Correspondance.  — MM.  R.  Henriot,  A.  Marti,  le  D'  A.  Mercier 
et  A.  MouLLET  remercient  la  Société  de  leur  admission. 

Changement  d'adresse.  —  M.  F.  Derenne,  69,  avenueL.  Lepoutre, 
Bruxelles  (Belgique). 

Admissions.  —  M"''  M.  de  la  Roche,  dessinatrice  d'entomologie, 
68^  rue  de  l'Aqueduc,  Paris  10«.  —  Entomologie  générale . 

—  M.  H,  Gauthier,  licencié  es  Sciences,  préparateur  au  laboratoire 
de  Zoologie  appliquée,  4,  rue  Maudot,  Alger.  —  Coléoptères. 

—  M.  H.  Maneval, instituteur,  Chéneveilles  par  Tence (Haute-Loire). 
—  Lépidoptères. 

—  M.  J.  Thérox,  41,  rue  Séguier,  Nîmes  (Gard).  —  Coléoptères. 

—  M.Ch.BouRsiN,9,  rueKeppler, Paris,  16«,  présenté  parM.L.LnoMME 
[admis  à  litre  de  Membre  assistant].  —  Lépidoptères. 

Présentations.  —  M.  J.  Bathelier,  agrégé  de  l'Université,  Institut 
scientifique,  Saigon  (Indo-Chine),  présenté  par  M.  E.  Séguy.  —  Com- 
missaires-rapporteurs :  MM.  F.  Picard  et  P.  Vayssière. 

—  M.  P.  Mallet,  39,  rue  Jean-Jaurès,  Montargis  (Loiret),  présenté 
par  M.  P.  Lesne.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  Ch.  Lahaussois 
et  J.  Magnin. 

—  M.  A.  Mathey,  instituteur,  lo,  rue  Neuhaus,  Bienne  (Suisse), 
présenté  par  M.  J.  Sainte- Claire  De  ville.  —  Commissaires-rappor- 
teurs :  MM.  J.  Surcouf  et  J.  Clermont. 

—  M.  H.ÏARAVELLiER,  architccte.  29,  rue  Perrier,  Montargis  (Loiret), 
présenté  par  M.  P.  Lesne.  —Commissaires-rapporteurs  :  MM.  Ch.  La- 
haussois et  J.  Magnin. 

Exonérations.  —  MM.  A.  R.  Roberts  et  le  D'' Mercier  se  sont  fait 
inscrire  comme  membres  à  vie. 
Démission.  —  M.  le  P''  Musso  a  adressé  sa  démission. 
Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a   reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  H.  Desbordes 20  francs. 

D--   Cl.    Gautier oO      — 

R .   Peschet 23      — 

J.  Sainte-Claire  Deville  .. .     120      — 
Anonyme 5      — 


6  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Don  à  la  Société.  —  Le  D""  E.  Gobert  a  eu  la  délicate  pensée  d& 
l'aire  don  à  la  Société  d'une  loupe  ayant  appartenu  à  Cuvier  et  dont  il 
indique  l'origine  dans  les  termes  suivants  :  «  Cette  loupe  a  appartenu 
à  Cuvier,  décédé  en  1832.  En  mourant,  il  l'a  laissée  à  Audouin,  qui  ne 
mourut  qu'en  1841.  Audouin  la  confia  à  Léon  Dufour,  célèbre  entomo- 
logistedeSt-Sever(Landes).  Ce  dernier,  en  mourant,  la  céda  àE.PERRis, 
son  élève  préféré.  E.  Perris,  à  son  tour,  me  la  confia  en  qualité  d'é- 
lève et  d'ami.  Si  la  Société  accepte,  je  serai  heureux  de  la  lui  offrir 
en  souvenir  et  au  nom  de  trois  entomologistes  landais  » . 

Cette  loupe  sera  conservée  précieusement  dans  les  archives  de  la 
Société,  et  notre  Président  présente,  au  nom  de  tous,  ses  remercie- 
ments les  plus  vifs  à  notre  collègue  le  D--  Gobert. 

Vignette  du  Bulletin.  —  La  vignette  de  la  couverture  du  Bulletin^ 
pour  1922.  due  à  notre  collègue  E.  Séguy,  représente  la  larve  de  Pso- 
rophoradiscolor  Coq.  [Dipt.  Culicidae]. 

Observations  diverses. 

Capture  [Col.  Cerambycidae].  —  M.  A.  Hémon  signale  qu'il  a 
capturé  deux  exemplaires  Q  deLeptura  FontenayiMvils.  enjuilletl91& 
et  juillet  1920,  à  Fouesnant  (Finistère],  à  proximité  de  la  mer.  Cette 
espèce  n'avait  pas  été  signalée  dans  ce  département. 

Capture  [Col.  Carabidae].  —  M.  G.  Pécoud  signale  qu'il  a  capturé 
en  juillet  1920,  au  sommet  du  monte  Pasubio  (Tyrol  italien),  à  l'al- 
titude de  2.200  m.,  un  exemplaire  du  Bembidion  [Pseudolimnaeum) 
inustum  Duv.  Cet  exemplaire  ne  diffère  de  ceux  des  environs  de  Paris 
que  par  sa  taille  moindre  et  son  pronotum  d'un  brun  plus  clair.  Sa 
capture,  à  l'altitude  indiquée,  paraît  intéressante  à  signaler. 

M.  PÉCOUD  a  capturé  sur  la  même  montagne  un  individu  du  rare 
Pterostichus  (  Tapinopterus)  placidus  R  o  s  h .  ^' 

Demande  de  chenilles  de  Bombycides.  —  M.  J.  de  Joannis  com- 
munique à  la  Société  une  lettre  qu'il  vient  derecevoirdeM.  W.R.  Thomp- 
son. Celui-ci,  actuellement  en  mission  en  France  pour  l'étude  de  cer- 
taines espèces  de  Lépidoptères  nuisibles,  récemment  importés  aux 
États-Unis,  écrit  que  Stilpnotia  salicis  L.  vient  d'être  observé  dans  le 
nord-est  des  États-Unis  où  il  a  déjà  envahi  650  milles  carrés.  En  vue 
d'une  étude  pour  préparer  une  campagne  de  récolte  des  parasites  de 
cette  espèce,  M.  Thompson  désirerait  vivement  recevoir  dès  à  présent 
des  chenilles  hivernantes  ou  des  pontes  de  S.  salicis;  il  prie  donc  les 


Séance  du  11  janvier  1922.  7 

lépidoptéristes  qui  pourraient  l'aider  de  vouloir  bien  se  mettre  eu  rela- 
tion avec  lui  le  plus  tôt  possible.  Adresse  :  European  parasite  Labora- 
tory,  le  Mont  Fenouiilet,  Hyères,  Var.  Il  désirerait  également  recevoir 
des  nids  d'Euproctis  chrysorrhaea. 


Communications 

Description  de  deux  Histérides  nouveaux  de  l'Inde  [Col.]. 

par  H.  Desbordes. 

M.  C.  F.  C.  Beeson,  Forest  Zoologist,  à  Dehra  Dun  (U.  P.  India), 
m'a  communiqué  récemment  un  certain  nombre  d'Histérides,  pour  la 
plupart  récoltés  par  lui  dans  l'Inde.  Il  se  trouvait  dans  son  envoi  deux 
espèces  nouvelles  dont  je  donne  ci-après  les  descriptions. 

Platysoma  (Platylister]  buteanum,  n.  sp.  —  Elongatum,  paral- 
lelum,  depressum,  iiigrum,  nitidum.  Fronte  plana  subconvexa,  clypeo 
impresso,  stria  intégra.  Pronoto  haud  pundato,  antice  bisinuato,  stria 
marginali  intégra.  Elytris,  striis  dorsalibus  tribus  primis  integris, 
quarta  apicali  brevi,  quinta  longiore,  suturali  déficiente.  Propygidio 
ptjgidioque  piano  aequaliter  punctatis,  illo  apice  laevi,  hujus  margine 
parum  elevato.  Mesosterni  stria  intégra,  antice  valde  approximata. 
Tibiis  anticis  quadridentatis.  —  Long.  5,5-6  mm.  [capite  et  pygidiis 
exclusis). 

Types  :  dix  exemplaires,  recueillis  le  12  décembre  1917  à  Pathri, 
Saharanpur,  U.  P.  India,  dans  le  Biitea  frondosa  (vraisemblablement 
sous  ''écorce).  —  Coll.  du  Forest  Research  Institute  de  Dehra  Dun  et 
coll.  Desbordes. 

Cette  espèce  aurait  pu  servir  d'exemple  à  J.  ScuMmi  lorsqu'il  a 
tenté  \Ann.  Mus.  civ.  Genova,  (2)  XVII  [1897],  p.  287]  de  démontrer 
que  G.  Lewis  avait  basé  le  sous-genre  Platylister,  du  genre  Platysoma, 
sur  un  caractère  vague  et  peu  constant  (le  pygidium  fortement  re- 
bordé). La  bordure  du  pygidium  de  P.  buteanum  m.  est,  en  effet,  mince 
et  faiblement  élevée  et  il  est  permis  d'hésiter  sur  le  point  de  savoir 
si  l'espèce  appartient  bien  au  sous-genre  Platylister.  J'incline  cepen- 
dant vers  l'affirmative,  à  raison  de  la  grande  taille  et  du  faciès  de 
l'espèce. 


8  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

En  dehors  de  cette  particularité,  l'espèce  nouvelle  est  remarquable 
par  son  front  plan,  presque  convexe,  alors  que  l'épistome  est  concave; 
par  le  milieu  du  bord  antérieur  du  pronotum  qui  s'avance  en  angle 
obtus  sur  le  cou;  par  le  pygidium  aplati.  La  strie  du  lobe  prosternai 
est  recourbée  en  arrière,  en  forme  de  fer  achevai;  celle  du  mésoster- 
num est  entière  et  très  rapprochée  du  bord  antérieur.  Les  tibias  anté- 
rieurs sont  marqués  de  quatre  dents  ;  cependant,  chez  l'un  des  exem- 
plaires que  j'ai  eus  sous  les  yeux,  on  aperçoit  une  5"  petite  dent,  qui 
fait  complètement'défaut  chez  les  neuf  autres  exemplaires. 

Trypeticus  Beesoni,  n.  sp.  —  Cylindricus,  undique  punctatus, 
piceo-niger,  nitidiis. 

cf.  Fronte  vix  puncticulata,  a  rostro  carina  separata,  rostro  utrin- 
que  sulciformi,  striis  convergentibus,  tuberculo  unico  ad  apicem.  Pro- 
noto  angulis  anticis  obliquis,  stria  lateribus  valde  notata  sed  antice 
nulla  ;  antice  carina  longitudinali  brevi,  fortiter  elevata.  Pygidio  con- 
vexo  haud  impresso.  Prosterno  mesosternoque  lateribus  marginatis. 
Metasterno  linea  longitudinali  valde  notato. 

Q .  Fronte  clypeoque  sinml  concuvis,  tuberculo  déficiente.  Pronoto 
angulis  anticis  rotundatis,  stria  antice  déficiente,  carina  nulla.  Pygi- 
dio piano  haud  impresso.  Prosterno  lateribus  et  antice  marginato  ; 
mesosterno  lateribus,  metasterno  in  medio,  striatis.  —  Long  cf. 
4  mm.,  9,  3,o  mm.  [capite  et  pygidiis  exclusis). 

Types  :  quatre  exemplaires,  2  cf  et  2  Q,  recueilhs  par  M.  C.  F.  C. 
Beeson,  le  30  avril  1921,  à  Nambor  Res.,  Sibsagar,  Assam,  dans  le 
tronc  d'un  arbre  non  identifié,  —  Coll.  du  Forest  Research  Institute 
de  Dehra  Dun  et  coll.  Desbordes. 

Cette  espèce  est  plus  grande  qu'aucun  des  Trypeticus  décrits  d'Asie. 
Elle  est  toutefois  plus  petite  que  le  T.  Albertisi  Gestro  de  Nouvelle- 
Guinée,  dont  la  9  mesure  6  mm.  Le  cf.  qui  se  rapproche  de  celui  de 
7.  terebellus  Mars.,  en  diffère  par  la  carène  unique  de  son  pronotum 
et  l'absence  sur  celui-ci  de  tubercules  et  d'un  sillon  longitudinal  en 
arrière.  On  peut  également  rapprocher  T.  Beesoni  m.  de  T.  crassus 
J.  Schmidt  dont  la  9  a  été  décrite  de  Sumatra  et  le  cf  de  Perak 
(Malacca)  ;  mais  il  n'existe  chez  le  cf  de  notre  espèce  aucune  trace 
d'une  petite  bosse  tuberculiforme  en  arrière  de  la  carinule  thoracique, 
suivie  d'une  fine  strie  médiane,  caractères  indiqués  chez  le  cf  de  l'es- 
pèce de  ScHivuDT.  Le  prosternum  du  cf  n'est  pas  rebordé  en  avant  chez 
T.  Beesoni;  l'auteur  allemand  ne  dit  pas  ce  qu'il  en  est  chez  son  es- 
pèce, que  je  ne  connais  que  par  sa  description. 

Je  tiens  à  signaler  que,  parmi  les  matériaux  communiqués  par 


Séance  du  il  janvier  1922.  9 

M.  G.  F.  G.  Beeson,  se  trouvaient  deux  individus  du  Sitalia  Severini 
Lewis,  espèce  peu  répandue,  dont  les  élytres  sont  curieusement 
côtelés  et  dont  le  mode  d'existence  n'était  pas  connu.  D'après  les  ren- 
seignements fournis,  ces  insectes  ont  été  récoltés  par  le  D""  Gameron, 
en  mars  1921,  à  Dehra  Dun,  dans  un  nid  de  termites.  L'espèce  a  été 
décrite  de  Mandar  (Bengale)  sur  un  exemplaire  unique. 


Tableau  des  espèces  du  genre  Buprestis  L.  appartenant  à  la  Taune 
de  l'Amérique  du  Nord  et  description  d'une  variété  nouvelle. 

[Col.  BuPRESTmAE] 

par  R.  ToMPKiNS  de  Garnett. 

Tableau   synoptique. 

1.  D'une  coloration  métallique  ou  vert  brillant 2. 

—  D'une  coloration  sombre  ou  noire 16. 

2 .  Prothorax  sans  sillon  médian 3 . 

—  Prothorax  avec  un  sillon  médian  distinct 10. 

3.  Élytres  en  majeure  partie  verts 5". 

—  Élytres  en  majeure  partie  jaunes 4. 

4.  Suture  des  élytres  largement  teintée  de  vert,  avec  de 

grandes  taches  postérieures.  Ouest 

viridisuturalis  Nicolay  et  Weiss 

—  Suture  étroitement  bordée  de  vert;  élytres  sans  grandes 
taches.  Ouest viridisuturalis  var.  Lesnei,  nova 

5.  Élytres  immaculés 6. 

—  Élytres  ornés  de  taches 8. 

6 .  Bout  des  élytres  bidenté 7 . 

—  Bout  des  élytres  arrondi salisburyensis  Ilcrbst 

7.  Prothorax  d'un  pourpre  brillant;  interstries  des  élytres 
convexes.  Ouest connexa  Horn 

—  Prothorax  vert,  à  reflets  cuivreux;  interstries  plans.  Sud. 
décora  Fab . 

8.  Ghaque  élytre  avec  3  taches  jaunes 9. 

—  Élytres  verts,  pointillés  de  taches  jaunes,  carrées,  très 
rapprochées.  Ouest conûuenta  Say 

9.  Élytres  jaunes  au  bout;  abdomen  avec  des  taches  jaunes. 

Sud  et  Gentre. rufipes  Olivier 

—  Élytres  n'étant  pas  jaunes  au  bout  ;  abdomen  sans  taches 
jaunes.  Ouest  (Californie) Gibbsi  Le  Conte 


10  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

10 .  Prosternum  largement  sillonné Il . 

—  Prosternum  non  ou  faiblement  sillonné 15, 

11.  Chaque  élytre  avec  4  interstries  élevés  en  forme  de  côtes.    12. 

—  Chaque  élytre  avec  8  côtes.  Ouest adjecta  Le  Conte 

12.  Côtes  des  élytres  planes,  ponctuées. 14. 

—  Côtes  convexes,  pas  ou  faiblement  ponctuées 13. 

13.  3^  côte  des  élytres  très  courte.  Nord  et  Est.    sulcîcollis  Le  Conte 

—  3^  côte  des  élytres  longue.  Ouest aurulenta  L. 

14.  Dessus  d'un  brun  cuivreux  à  reflets  bronzés.  Sud  et  Est. 
striata  Fab . 

—  Dessus  plus  ou  moins  vert striata  var.  impedita  Say 

lo.  Stries  médiocrement  profondes;  interstries  larges,  sans 

reflet  luisant.  Est fasciata  Fab . 

—  Stries  profondes,  interstries  étroits,  avec  un  reflet  lui- 
sant distinct.  Ouest fasciata  var.  Langi  Mannerheim 

16.  Prosternura  largement  sillonné.  Sud apricans  Herbst 

—  Prosternum  pas  ou  faiblement  sillonné 17. 

17.  Élytres  avec  des  taches  ou  des  bandes 21. 

—  Élytres  immaculés 18 . 

18.  Interstries  alternes  fortement   convexes.  Alaska;  nord. 

Une  forme  de Nuttalli  Kirby 

—  Inlerstries  tous  semblables 19. 

19.  Une  série  de  taches  de  chaque  côté  de  l'abdomen 20. 

—  Deux  séries  de  taches  de  chaque  côté  de  l'abdomen  ;  élytres 

d'un  vert  sombre.  Ouest subornata  Le  Conte 

20 .  Stries  des  élytres  en  sillons  légers  ;  d'un  vert  sombre  peu 
luisant.  Nord  et  est maculativentris  Say 

—  Stries  des  élytres  en  sillons  fortement  enfoncés;  noir  avec 

un  reflet  sombre.  Ouest    maculativentris  var.  rusticorum  Kirby 

21 .  Interstries  des  élytres  plans 22 . 

—  Interstries  alternes  convexes -. 24. 

22.  Chaque  élytre  avec  2  bandes  plus  ou  moins  rapprochées 

et  unies 23. 

—  Elytres  avec  des  taches  jaunes.  Est  et  sud.    maculipennis  Gory 

23.  Bandes  d'un  roux  fauve  ou  jaunes,  jamais  ou,  au  plus,  fai- 
blement unies.  Est  et  sud lineata  Fab. 

—  Bandes  jaunes,  d'habitude  unies,  sauf  à  l'épaule  et  au  bout. 
Floride lineata  var.  Davisi  Nicolay  et  Weiss 

24.  Abdomen  fortement   ponctué;    interstries   alternes   des 
élytres  fortement  convexes 23. 

—  Abdomen  faiblement   ponctué;   interstries    alternes    fai- 


Séance  du  il  janvier  1922.  11 

blement  convexes.  Ouest laeviventris  Le  Coûte 

25.  Côtés  du  prothorax  siiiués  ou  parallèles,  souvent  bombés 

à  la  base 26. 

—  Côtés  du  prothorax  arqués.  Nord Nutalli  Kirby 

26.  Interstries   alternants  des  élytres  fortement   convexes; 

Abdomen  fortement  ponctué.  (Sud-ouest) 

Nutalli  var.  alternans  Le  Conte 

—  Interstries  moins  fortement  convexes;  abdomen  médio- 
crement ponctué.  Est  et  centre.    Nutalli  var.  consularis  Gory 


Buprestis  viridîsuturalis  Nicolay  etWeiss,  Journal  New  York 
rat.  Soc,  XXVI  [1918],  n°  2,  pp.  75-109,  pi.  5-9. 

Allongé,  parallèle.  Élytres  d'un  jaune  clair,  parfois  rougeâtre.  Mâle 
avec  la  suture  verte  (moins  largement  que  chez  la  femelle),  une  grande 
tache  verte  en  arrière  du  milieu,  s'étendant  de  la  suture  presque  jus- 
qu'au bord  latéral  ;  quelquefois  un  point  vert  au  calus  humerai  et  un 
autre  au  centre  des  élytres  à  mi-distance  de  la  suture  et  des  côtés.  Fe- 
melle avec  la  suture  largement  verte,  habituellement  avec  une  grande 
tache  verte  au  milieu  et  une  autre  en  arrière  du  milieu,  s'étendant  de 
la  suture  presque  jusqu'au  bord  latéral;  dans  quelques  spécimens,  les 
côtés  sont  bordés  de  vert  en  arrière;  la  tache  postérieure  se  joint 
(mais  rarement)  à  cette  bande  marginale;  il  y  a  souvent  des  petits 
points  verts  disséminés  sur  les  élytres.  Antennes  métalliques,  premier 
article  2  fois  plus  long  que  le  deuxième.  Yeux  grands  et  saillants.  Tête 
et  pronotum  d'un  vert  métallique  brillant,  densément  et  fortement 
ponctués.  Côtés  du  pronotum  (mâle)  presque  parallèles,  faiblement 
arqués  (femelle),  plus  arqués  et  bombés  vers  la  base.  Élytres  parai-' 
lèles,  faiblement  sinués  derrière  l'épaule,  bidenlés  au  bout.  Dessous 
vert  métallique,  souvent  avec  un  reflet  pourpre.  Prosternum  sans 
sillon,  sa  ponctuation  espacée  au  centre,  plus  serrée  latéralement; 
dernier  segment  de  l'abdomen  sans  sillon,  bisinué  au  bout  et  tronqué, 
avec  une  petite  dent  de  chaque  côté.  Jambes,  côtés  du  prosternum  et 
abdomen  couverts  d'une  longue  pubescence  argentée.  Pattes  finement 
et  médiocrement  ponctuées,  métalliques,  sauf  les  tarses  qui  sont 
bruns.  —  Long,  (cf)  11-13  mm.;  (Q)  20-24  mm.;  larg.  (cf)  4  mm.; 
(9)  7-7,2  mm. 

Patrie  :  Californie,  comté  de  Tulare  (coll.  Nicolay);  Oro  Grande, 
comté  de  San  Bernadino  (coll.  de  Garnett).  Oregon,  hameau  de  Dilley 
(Dennis).  . 


12 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Fig.  l.Elytrede  B.vi- 
ridisuturalis  N.  et  \V. 
(femelle)  ;  —  fig.  2.  La 
même  que  fig.  1  ;  —  fig. 
3.   Élytre  de  B.  viridi-  ô. 

suturaUs  var.  Lesnei  n.  var.  (mâle)  ; 
—  fig.  4.  Élytre  de  B.  viridisuitira- 
lis  N.  et  W.  (rnâle)^  —  fig.  5.  Élytre 
de  B.  viridisiituralis  var.  Lesnei  n. 
var.  (femelle). 


Cette  espèce,  qui  est  très  rare, 
creuse  des  galeries  dans  le  Populus 
deltoïdes.  Signalée  à  tort  par  Nico- 
LAY  (teste  Van  Dyke)  sur  le  Chêne. 
L'auteur  l'a  trouvée  dans  les  Popur- 
lus,  ainsi  que  le  Docteur  Van  Dyke. 
Celui-ci  m'assure  qu'il  ne  l'a  jamais 
trouvée  sur  le  Chêne.  Je  possède 
cette  espèce  depuis  plusieurs  an- 
nées, et  je  lui  avais  donné  le  nom 
manuscrit  de  crucifera. 

Buprestis  viridisutiiralis  var. 
Lesnei,  n.  var.  —  Se  distingue  du 
viridisuturalis  typique  par  l'absen- 
ce totale  de  grosses  taches  sur  les 
élytres  chez  le  mâle  ainsi  que  chez 
la  femelle,  et  par  l'étroitesse  de  la 
bande  suturalc.  Chez  le  mâle,  la  ban- 
de suturale  est  extrêmement  étroite 
(à  peine  distincte),  et  il  n'y  a  point 
de  taches  sur  les  élytres,  excepté 
parfois  un  point  au  calus  humerai  ; 
chez  la  femelle,  la  bande  suturale 
est  étroite  et  il  n'y  a  point  de  ta- 
ches, sauf  quelquefois  une  courte 
Mgne  verte  en  arrière,  sur  les  cô- 
tés, ou  un  point  au  calus  humerai. 
Il  y  a  néanmoins  quelquefois  des 
petits  points  verts  disséminés  irré- 
gulièrement sur  les  élytres,  comme 
chez  le  viridisuturalis  typique.  — 
Long. des  élytres  (cf)  H  mm.;  (Q) 
17  mm.;  larg.  (cf)  4  mm.;  (9)7 
mm. 

Cette  forme  est  extrêmement  rare 
et  les  spécimens  que  je  possède  sont 
fragmentaires,  ayant  été  pris  morts 
dans  un  Populus  deltoïdes  tué  par 
l'attaque  de  ces  inseif^tes. 

Type  (mâle)  et  pav^ype  (femelle) 


Séance  du  11  janvier  1922.  13 

dans  la  coUeclion  de  l'auteur,  pris  le  18  mai  à  Oro  Grande,  comté  de 
San  Bernadino,  Californie. 

Je  me  fais  un  grand  plaisir  de  dédier  cette  forme  à  M.  Lesne  en 
souvenir  des  bonnes  relations  qui  se  sont  établies  entre  nous  pendant 
mon  séjour  en  France. 


Diptères  piqueurs  du  Laos  [Tabanidâe] 

(2°  note) 
par  J.  SuRcouF. 

Tabanus  Tong-Laï,  n.  sp.  —  Brun  rouge.  Ailes  transparentes,  mais 
uniformément  colorées  de  noirâtre.  Bande  frontale  élargie  au  vertex. 
Triangle  frontal  glabre,  brillant,  de  couleur  marron.  Callosités  noires. 

Thorax  brun,  le  tiers  antérieur  voilé  légèrement  par  de  longs  poils 
gris  doré,  appliqués.  Scutellum  à  poils  dorés.  Abdomen  :  les  3  pre- 
miers segments  d'un  brun  rouge  plus  clair  que  le  thorax,  les  suivants 
d'un  brun  presque  noir.  Les  segments  1,  2,  3,  4,  6,  7,  portent  sur 
le  côté,  à  leur  bord  postérieur,  une  bordure  de  poils  dorés  qui,  sur 
les  segments  3  et  4,  traversent  le  disque  de  l'arceau  et  s'élargissent 
au  milieu.  Les  bordures  des  segments  6  et  7  sont  très  étroites  et 
celles  des  deux  premiers  restent  localisées  sur  les  flancs.  Pattes 
noires  ;  les  tibias  sont  blancs  sauf  le  cinquième  apical  qui  est  noir.  — 
Long.  12,5  mm. 

Type  :  1  9  de  Tong-la  (Laos)  30-IV-18.  —  Co-type  :  une  autre  9  de 
même  origine. 

Le  T.  Tong-Lai  est  voisin  mais  bien  différent  de  T.  flavicinctus  Ri- 
cardo  et  de  T.  leucooiematus  Bigot,  de  l'Inde;  les  uns  et  les  autres, 
appartenant  au  2"  groupe  de  miss  Ricardo,  sont  compris  dans  un 
groupe  naturel  homogène,  représenté  en  Afrique  tropicale  par  notre 
XII^  groupe  (Tabanides  d'Afrique,  1909,  p.  149). 

Tabanus  Soubiroui,  n.  sp.  —  cf-  Thorax  brun  à  poils  dorés  et 
noirs,  abdomen  rougeàtre  avec  une  bande  longitudinale  de  poils  dorés, 
peu  visible,  les  trois  derniers  segments  fortement  rembrunis. 

Yeux  à  cornéules  presque  égales,  étroitement  rapprochés.  Triangle 
antennaire  et  face  couverts  d'un  tomentosité  jaune.  Antennes  minces 
et  longues,  testacées,  la  saillie  du  1""  article  antennaire  plus  importante 
que  celle  du  3".  Palpes  jaune  pâle,  longuement  ovoïdes,  terminés  en 
une  pointe  obtuse. 


14  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

De  longs  poils  dorés  au  bord  extérieur  des  segments  abdominaux; 
une  brève  pubescence  noire,  éparse  sur  le  disque.  Ailes  légèrement 
rembrunies.  Pattes  brun  rougeâtre  sombre,  les  tibias  antérieurs  éclair- 
cis  sur  un  peu  moins  de  leur  moitié  basilaire.  Ailes  amples,  légère- 
ment teintées  de  brun,  surtout  au  bord  costal.  —  Long.  13  mm. 

9 .  Bande  frontale  étroite,  jaunâtre,  portant  une  callosité  étroite, 
prolongée  par  une  ligne  non  dilatée.  Bord  des  yeux  sinueux;  le 
disque  de  l'œil  porte  3  bandes  colorées. 

Antennes  rouges  à  style  noirâtre;  la  dent  du  3^  article  a  plus  d'im- 
portance que  chez  le  cf.  Tibias  médians  plus  clairs  que  les  autres,  les 
antérieurs  blanchâtres  sur  leurs  deux  tiers  basilaires.  —  Long.  14  mm. 

Types  :  1  cf  de  Nam-Tiene  (Laos)  14-IV-19i8  et  1  Ç  de  même  pro- 
venance. —  Co-tiipes  :  2  cf,  et  7  9,  du  même  lieu. 

Je  dédie  cette  espèce  à  leu  Georges  Soubirou,  ancien  soldat  colonial, 
qui,  au  Brésil,  à  la  Guyane,  en  Algérie,  a  chassé  et  trouvé  de  nom- 
breuses espèces  nouvelles. 

Ce  Taon  appartient  au  groupe  VII  de  miss  Ricardo  et  se  rap- 
proche de  T,  monotaeniatus  Bigot,  9  5  qui  est  plus  grand  (18  mm.) 
et  porte  des  traces  débandes  thoraçiques  ;  les  palpes  de  T  .monotaenia- 
tus sont  obtus,  ainsi  que  la  dent  du  3^  article  antennaire;  ces  caractères, 
entre  autres,  sont  complètement  opposés  chez  T.  Soubiroui. 

Tabanus  cepuricus,  n.  sp.  —  Brun  rouge.  Ailes  hyalines,  étroite- 
ment rembrunies  au  bord  antérieur.  Abdomen  portant,  au  bord  pos- 
térieur des  six  premiers  segments,  une  étroite  ligne  de  poils  dorés, 
insensiblement  élargie  sur  le  milieu  du  segment  ;  une  macule  médiane 
noire  sur  le  second,  les  derniers  rembrunis. 

Bande  frontale  cinq  fois  aussi  haute  que  large  à  la  base,  triangle  fron- 
tal velu,  callosité  de  base  carrée,  marron,  callosité  médiane  en  point 
d'exclamation.  —  Long.  14  mm. 

Type  :  1  9  Nam  Pik  (Laos)-27-III-18. 

T.  cepuricus  est  très  voisin  de  T.  uniformis  Rie,  du  lO*"  groupe, 
mais  il  en  diffère,  à  première  vue,  par  les  yeux  qui  portent  3  bandes 
transverses  colorées.  Ce  caractère  le  rapprocherait  de  T.  simplissimus 
Walk.,  qui  n'est  qu'une  variété  de  T.  pusillus  Macquart.  J'ai 
examiné  le  type  de  cette  espèce  qui  diffère  complètement  de  T.  cepu- 
ricus. 

Tabanus  pseudo-pallidepectoratus ,  n.  sp.  —  Cette  belle 
espèce  est  très  voisine  de  T.  pallidepectoratus  Bigot,  de  Saigon. 
Elle  s'en  distingue  par  l'absence  de  poils  blancs  sur  la  face,  les 
palpes  aigus  et  non  obtus,  l'abdomen  d'un  rouge  vif  uniforme  sur  la 


Séance  du  11  janvier  i922.  13 

partie  dorsale  des  quatre  premiers  segments  apparents,  les  trois  derniers 
noirs,  à  poils  noirs  saul  quelques  poils  dorés  sur  le  bord  postérieur 
du  cinquième  segment.  Ventre  à  premier  segment  entièrement  jaune, 
second  avec  une  tache  noire  quadrangulaire,  les  suivants  noirs  avec 
une  bordure  postérieure  jaune,  de  plus  en  plus  étroite,  et  qui  disparaît 
après  leo°  segment.  Pattes  noires,  tous  les  genoux  etia  moitié  basilaire 
des  tibias  antérieurs  jaunes  avec  une  pilosité  dorée,  les  tibias  médians 
et  postérieurs  sont  jaunes,  sur  les  3/4  ou  4/5  de  leur  longueur. 
Type  :  IQMuong-Kofa  (Laos),  lO-V-1920. 

Tabanus  pallidepectoratus  Bigot  var.  aurea,  n.  var.  —  Je 
désigne  sous  ce  nom  une  variété  de  cette  rare  espèce.  Elle  concorde 
avec  les  descriptions  de  Bigot  et  de  miss  G.  Ricardo,  mais  diffère  du 
type  par  les  fémurs  médians  et  postérieurs,  complètement  dorés  au 
lieu  d'être  noirs. 

Type  :  1  9  Tonldn,  juin  1917. 


Sur  une  espèce  douteuse  de  Mantide  [Orth.] 
de  la  faune  française 

par  L.  Chopard 

En  1843,  GuÉRiN-MÉNEViLLE  (')  décrivit  sous  le  nom  de  Perlamantis 
Alliberti  une  petite  espèce  de  Mantide  provenant  de  Puimoissons 
(Basses-Alpes).  Près  de  quarante  ans  plus  tard,  A.  de  Bormans  {^) 
déclara  avoir  vu  les  types  de  cette  espèce  et  qu'il  s'agissait  de  VAme- 
les  decolor  Char  p.  Le  genre  et  l'espèce  de  Guérin-Méneville  restèrent 
donc  en  synonymie  jusqu'en  1908,  époque  à  laquelle  l.  Bolivar  {^) 
indiqua  brièvement  qu'il  considérait  Perlamantis  Alliberti  comme  iden- 
tique à  Discothera  tunetana,  espèce  décrite  d'Algérie  par  Bonnet  et 
FiNOT  en  1884  et  retrouvée  ensuite  en  Espagne.  Giglio-Tos  (*)  suivit 
les  conclusions  de  Bolivar  mais,  pas  plus  que  celui-ci,  il  ne  donne  la 
moindre  explication  sur  ses  raisons  d'accepter  celte  synonymie. 

Or,  la  description  de  Guérin-Méneville,  quoique  très  insuffisante, 
donne  des  indications  intéressantes  dont  on  peut  retenir  ceci  :  «  Pro- 

(1)  Rev.  Macj.  Zool.  [1843],  p.  42. 

(2)  Ami.  Soc.  eni.  Belg.XW  [1880],  p.  28. 

(3)  Deutsche  ent.  Zeitschr.  [1908],  p.  513. 

<4)  Gênera  Insectoium,  Mantidae,  subfam.  Perlamanti^iae  {\9i3),  p.  10. 


16  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

thorax  court,  à  peine  plus  long  que  le  mésothorax.  Élytres  et  ailes  à 
nervures  semblables  à  celles  des  Perles.  Pattes  antérieures  ravisseuses 
ayant  les  cuisses  armées  en  dedans  et  au  milieu  de  quatre  fortes  épi- 
nes, dont  une  articulée.  Cerques  ne  dépassant  pas  les  pièces  génitales 
cf,  aplatis  au  bout.  Long,  lo  mm.,  envergure  30  mm.  ».  11  est  évident 
que  tous  ces  caractères  semblent  s'appliquer  beaucoup  mieux  à  Dis- 
cothera  tunetana  qu'à  un  Ameles  et  surtout  à  A.  decolor  dont  le  protho- 
rax est  deux  fois  aussi  long  que  large.  Et  vraiment  comment  pour- 
rait-on admettre  que  Guérin-Méneville  ait  pu  attribuer  à  un  Ameles^ 
dont  les  fémurs  antérieurs  sont  armés  de  treize  épines  internes,  un 
caractère  aussi  exceptionnel  que  la  présence  de  quatre  épines  seule- 
ment au  bord  inférieur  interne  de  ces  fémurs,  alors  que  ce  caractère 
s'accorde  si  bien  avec  ce  qu'on  observe  chez  Discothera  ? 

La  question  ne  semblerait  donc  soulever  aucun  doute  s'il  ne  restait^ 
d'autre  part,  l'affirmation  de  de  Bormans  ;  mais,  il  y  a  lieu  de  remar- 
quer que  ce  dernier  dit  avoir  vu  les  types  de  Perlamaiitis  tandis  que 
Guérin-Méneville  spécifie  qu'il  n'a  eu  qu'un  seul  mâle  de  l'espèce  qu'il 
a  décrite.  Il  semble  par  suite  vraisemblable  qu'une  confusion  ait  pu  se 
produire  entre  différents  petits  Mantides  de  la  collection  Guérin-Méne- 
ville et,  dans  l'impossibilité  de  retrouver  ceux-ci,  je  crois  logique 
d'accepter  la  synonymie  proposée  par  Bolivar.  Par  contre,  et  comme 
conséquence  de  cette  confusion,  je  considère  que  la  présence  en 
France  de  Perlamantis  Alliberti,  quoique  possible,  reste  très  douteuse  (  '  ) . 

(1)  Cette  espèce  n'a,  en  effet,  jamais  été  retrouvée  en  France,  bien  que  le 
département  des  Basses-Alpes  ait  été  un  des  mieux  explorés,  surtout  par  mon 
regretté  ami  J.  Azam. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


TYPOGRAPHIE   FIUMIN-DIDOT   ET  G" 


1922.  —  N"  2. 

BULLETIN 


I3E    L^ 


r     r 


SOCIETE  ENTOMOLOGIOUE 

DE    FRANCE 

FONDÉE   LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   d'UTILITÉ   PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET   DU   23  AOUT  1878 


Nalura  maxime  miranda 
in  minimis. 


PARIS 

A.U     SIÈGE    DE    LA.    SOCIÉTÉ 

HOTEL   DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

28,  Rue   Serpente,  VI" 
1922 


Le  Bulletin  paraît  deux  fi 


%onal  Nlusl^" 


CABINET  ENTOMOLO&iaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Duméril,  Paris  (XIII«).        i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

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Paris  (XIII"). 


BULLETIN 

DE   LA 

SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


Héance  du  S5  janvier  19S3. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON. 

Sommaire 

Nécrologie,  p.  17.  —  Admissions,  p.  17.  —  Présentations,  p.  18.  — 
Exonération,  p.  18.  —  Contributions  à  nos  publications,  p.  18.  •— 
Budget,  p.  18.  —  Prix  Dollfus  1921  {Rapport),  p.  18. 

Communications.  —  A.  Boukgoin.  Diagnoses  préliminaires  de  Bupres- 
tides  [Col.]  de  l'Indo-Cliine  française,  p.  20.  —  D"^  R.  Jeannel.  Deux 
Choleva  nouveaux  de  France  [Col.  Silphidae],  p.  24.  —  F.  Picard. 
Notes  biologiques  sur  quelques  Hyménoptères,  p.  27.  —  R.  Poutiers. 
Note  sur  la  présence  en  Tunisie  de  Phthorimaea  operculeîla  Zell.  [Lep. 
Gelechiidae],  p.  30.  —  E.  Fleltiaux.  Omissions  bibliographiques 
(2°  note),  p.  31. 


MM.  le  D''  R.  Jeannel,  de  Cluj,  et  P.  Sirguey,  de  Tours,  assistent 
à  la  séance. 

Nécrologie.  —  Le  Président  a  le  vif  regret  d'annoncer  le  décès  de 
notre  collègue  l'abbé  G.  d'Antessanty,  ancien  aumônier  du  lycée  de 
Troyes,  membre  de  la  Société  depuis  1869,  qui  s'est  éteint  au  début 
de  janvier.  L'abbé  d'Antessanty  avait  publié  dès  1865  des  Additions 
à  la  liste  des  Coléoptères  de  l'Aube  ;  en  1885,  il  a  donné  les  Descrip- 
tions des  Gryptophagides  de  l'Aube,  en  1891,  un  Catalogue  des  Hémi- 
ptères Hétéroptères  de  l'Aube,  en  1903,  quelques  insectes'du  Lonicera 
xylosteum.  Mais  l'œuvre  entomologique  de  l'abbé  d'Antessanty  fut 
surtout  de  propagande  :  il  développa  chez  beaucoup  d'élèves  du  lycée 
de  Troyes  le  goût  de  l'entomologie  à  laquelle  il  fut  fidèle  toute  sa  vie. 

Admissions.  —  M.  J.  Bathelier,  agrégé  de  l'Université,  Institut 
Scientifique,  Saigon  (Indo-Ciiine).  —  Entomologie  générale. 

—  M.  P.  Mallet,  39,  rue  Jean-Jaurès,  Monlargis  (Loiret).  —  Co- 
léoptères princ.  ChrysomélUles. 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [19221,  —  N"  2. 


18  BuUelin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

—  M.  A.  Mathey,  instituteur,  lo,  rue  Neuhaus,  Sienne  (Suisse).  — 
Coléoptères:. 

—  M.  H.  Tarav^llier,  arcliitecte,  18,  rue  Perrier,  Montargis  (Loi- 
ret). —  Coléoptères  de  France.  Crijptocèphalides  du  globe. 

Présentations.  —  M.  L.  Billaudelle,  école  Tliéopiiile-Roussel, 
Montesson  (Seiue-et-Oi'se),  présenté  par  M.  G.  Morel.  —  Commissaires- 
rapporteurs  :  MM.  P.  Vayssière  et  F.  Picard. 

—  M.  V.  Boldyrev,  professeur  d'entomologie  à  l'Académie  d'Agri- 
culture, Petrovsko-Rasumovslvoié,  près  Moscou  (Russie),  présenté  par 
M.  B.-P.  Uvarov.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  L.  Chopard  et 
L.  Berland. 

—  M.  le  comte  Le  Marcis,  48,  rue  Saint-FerdinanJ,  Paris,  17*^^,  pré- 
senté par  M.  J.  Magnin.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  R.  Benoist 
et  L.  Gaudin. 

* —  M.  B.  Trouvelot,  préparateur  à  la  Station  entomologique,  16, 
rue  Claude-Bernard,  Paris,  5%  présenté  par  M.  le  P''  P.  Marchal.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  F.  Picard  et  P.  Vayssière. 

Exonération.  —  M.  A.  Tonnoir  s'est  fait  inscrire  comme  membre 
à  vie. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  A.  Barbiellini 66  francs. 

P.  DE  Peyerimhoff 100      — 

Anonyme 23      — 

Budget.  —  Le  Ministère  de  l'Instruction  publique  a  attribué  à.  la 
Société  une  subvention  de  350  francs  à  litre  d'encouragement  pour 
ses  travaux  en  1922. 

Prix  Dollfus  1921  [Rapport).  —  Au  nom  de  la  Commission  du 
Prix  Dollfus,  M.  L.  Berland  donne  lecture  du  rapport  suivant  : 

Messieurs, 

La  Commission  pour  le  prix  Dollfus  de  1922,  réunie  le  18  janvier  (<), 
s'est  trouvée  en  présence  des  trois  ouvrages  suivants,  analysés  par 
ordre  alphabétique  : 

1°  E.  DoNGÉ  et  P.  EsTiOT.  Les  Insectes  et  leurs  dégâts.  Lechevalier, 
Paris,  1921,  présenté  par  le  Président  et  le  Secrétaire. 

(1)  Étaient  présents  :  MM.  H.  Desbordiîs,  président  de  la  commission, 
R.  Benoist,  L.  Berland,  L.  Chopard,  H.  dk  FRAiNciiEssm,  M"°  L.  Guvon, 
MM.  F.  Lakrousse,  L.  Le  Charles. 


Séance  du  2ti  janvier  19'22.  19 

Ce  travail,  fait  sur  le  plaa  d'une  collection  déjà  connue,  »  L'Kncy- 
clopédie  pratique  du  naturaliste  »,  comprend  deux  parties  :  un  texte 
de  129  pages  qui  donne  des  notions  sommaires,  mais  très  claires  et 
précises  sur  la  morphologie,  la  physiologie,  le  développement  des 
Insectes  et  sur  les  grandes  lignes  de  la  classilication  des  divers  ordres  ; 
un  dernier  chapitre  traite  des  différentes  manières  de  détruire  les 
Insectes  nuisibles;  à  la  suite,  viennent  100 planches  en  couleurs,  d'une 
très  bonne  exécution,  qui  représentent  un  bon  nombre  d'Insectes 
nuisibles  et  les  dégâts  qu'ils  causent  sur  les  plantes,  chaque  planche 
accompagnée  d'une  page  d'explications,  qui  indique  aussi  les  moyens 
de  les  combattre.  C'est  de  la  bonne  vulgarisation  entomologique,  qui 
contribuera  certainement  à  répandre  des  données  précises  sur  les 
Insectes,  généralement  trop  mal  connus  dans  le  public,  qui  pourra 
être  utile  aux  jeunes  entomologistes  en  leur  donnant  des  notions  géné- 
rales succinctes  qu'on  ne  trouve  pas  aisément,  et  qui  enfin,  et  c'es 
son  principal  but,  aidera  à  combattre  les  ennemis  de  nos  cultures, 
en  permettant  de  les  connaître  avec  exactitude  et  en  donnant  les 
moyens  de  lutter  contre  eux. 

2"  l'abbé  J.  Guignon.  Les  Insectes  parasites  des  Plantes,  I,  Renoncu- 
lacées.  Extrait  du  Bulletin  de  l'Association  des  naturalistes  dp  la  Vallée 
du  Loing,  III  [1920],  pp.  58-82,  présenté  par  M.  P.  Lesne. 

Ce  travail  est  des  plus  remarquables  et  d'une  utilité  certaine.  L'au- 
teur passe  en  revue  les  Plantes,  dans  un  ordre  systématique,  et 
énumère  toutes  les  larves  d'Insectes  qu'on  peut  y  rencontrer,  en  les 
disposant  en  tableaux  dichotomiques  de  sorte  que,  étant  donnée  une 
larve  quelconque,  on  arrive  à  la  déterminer  à  coup  sûr.  Sans  doute 
n'est-ce  là  qu'un  très  petit  fascicule,  puisqu'il  ne  compte  que 
25  pages  et  ne  traite  que  de  la  famille  botanique  des  Renonculacées; 
mais,  pour  bien  juger  de  sa  valeur,  il  faut  le  rapporter  à  ce  qui  le 
suivra  et  à  ce  qui  l'a  précédé.  Certainement,  l'auteur  continuera  un 
travail  si  bien  commencé,  et  par  ailleurs,  il  suffit  d'ouvrir  les  volumes 
de  «  La  Feuille  des  jeunes  Naturalistes  »  depuis  les  environs  de  1900 
pour  constater  que,  depuis  cette  époque,  l'abbé  Guignon  s'est  adonné, 
avec  une  persévérance  et  une  perspicacité  rares,  à  cette  étude 
attrayante  :  connaître  et  faire  connaître  tous  les  Insectes  parasites  des 
plantes  de  nos  régions.  Dans  la  même  publication,  l'abbé  Guignon 
faisait  paraître  périodiquement  des  «  Conseils  aux  jeunes  »  où  il 
indiquait,  à  chaque  saison,  les  Insectes  parasites  que  l'on  pouvait  ren- 
contrer et  la  manière  de  les  identifier. 

3"  V.  Laboissière.  Etude  des  Galerucini  de  la  collection  du  Musée 


20  Bulletin  de  la  Société  eniomologique  de  France. 

du  Congo  belge,  l»""^  partie,  extrait  de  la  Revue  zoologique  africaine, 
IX  [1921],  pp.  33-86,  présenté  par  l'auteur. 

On  sait  que  l'auteur  s'occupe  depuis  longtemps  déjà  de  l'étude 
systématique  de  ce  groupe  de  Coléoptères  et  qu'il  y  a  acquis  une 
compétence  reconnue.  Déjà  nombreuses  sont  les  publications  qu'il  a 
faites  sur  ce  sujet,  dont  quelques-unes  ont  paru  dans  nos  Annales 
ou  notre  Bulletin.  Tout  en  reconnaissant  la  valeur  et  l'intérêt  que  le 
présent  travail  peut  présenter  pour  les  spécialistes,  la  Commission 
s'est  vue,  à  son  grand  regret,  obligée  de  l'écarter,  comme  ne  répon- 
dant pas  aux  conditions  du  Règlement  du  prix  Dollfus  qui  dit,  en 
particulier,  que  le  travail  proposé  «  doit  être  utile  aux  débutants  en 
entomologie  ». 

Les  deux  premiers  ouvrages  sont,  par  contre,  tout  à  fait  con- 
formes aux  conditions  du  prix;  leur  mérite,  leur  valeur  et  leur  utilité 
pratique  sont  à  peu  près  égaux.  La  Commission,  se  trouvant  dans 
l'impossibilité  d'en  préférer  l'un  à  l'autre,  vous  propose  de  partager 
le  prix  Dollfus  de  1922  et  de  le  décerner,  à  parts  égales  : 

à  MM.  E.  DoNGÉ  et  P.  Estiot,  pour  leur  travail  :  les  Insectes  et 
leurs  dégâts, 

et  à  M.  l'abbé  J.  Guignon,  pour  son  travail  :  les  Insectes  parasites 
des  plantes. 

—  Le  vote  aura  lieu  à  la  séance  du  8  mars  1922  (*). 


Communications. 

Diagnoses  préliminaires  de  Buprestidea  [Col.] 
de  rindo-Chine  française 

par  A.  BouRGOiN. 

1.  Iridotaenia  Vitalisi,  n.  sp.  —  Ç.  /•  latesulcatae  Kerr. 
vicina,  sed  fronte  aurata,  haud  purpurea,  pronoto  lateribus  fortius 
sulcatis,  sulcis  l'ugosis.  —  Long.  23,5  mm.  ;  lat.  7,8  mm. 

(1)  Le  Secrétaire  rappelle  que  tous  les  membres  français  ont  droit  de 
prendre  part  à  ce  vote,  qui  a  lieu  au  scrutin  secret  et  à  la  majorité  absolue, 
soit  directement,  soit  par  correspondance.  Dans  ce  dernier  cas,  l'enveloppe 
contenant  le  bulletin  de  vote,  fermée  et  signée  très  lisiblement  par  lé  votant, 
devra  parvenir  entre  les  mains  du  Président  au  plus  tard  le  jour  du  vole. 


Séance  du  2o  janvier  Î922.  21 

2.  Asemochrysus  Vitalisi,  n.  sp.  —  d'.  A.  ruguloso  Deyr. 
vicinus  sed  minor  ;  pronoto  disco  medio  punctato,  lateribus  minus 
parallelis;  scutello  nigro,  elytris  vix  costatis.  —  Long.  i5,8  mm,;  lat. 
5,7  mm. 

3.  Dicercomorpha  Vitalisi,  n.  sp.  —  D.  cupreomaculatae 
Saund.  vicina,  sed  capite  niridi-aurato,  pronoto  fortius  transverso, 
cupreo;  elytris  auratis,  foveis  albo-pubescentibus  ;  corpore  subtus  pedi- 
busque  aurato  viridibus,  albo-pubescentibus,  tarsis  caeruleis.  —  Long. 
21,7  mm.  ;  lat.  8,2  mm. 

3.  Lampra  Sarrauti,   n.    sp.    —  Supra   rubro  cuprea,   nitida,  ^ 
nigromaculata ;  infra  immaculata,  aurata  (cf)  vel  cuprea  (Q);  elytris 
ad  basin  rugosis,  non  crispatis,  utrinque  tO-striatis,  striis  latis,  for- 
titer  punctatis;  ab domine  segmento  .5"  apice  (cf)  vix  incurvato  vel  {Q) 
bisinuato.  —  Long.  13-16  mm.;  lat,  4,6-5,6 mm. 

5.  Lampra  Lydiae,  n.  sp.  —  cf.  Supra  rubro  cuprea,  parum 
nitida,  violaceo  maculata;  infra  viridi- aurata,  sat  nitida;  elytris  cris- 
patis, 10-striatis,  striis  perangustis,  non  punctatis;  segmentis  ventra- 
libus  1-3  in  angulos  posticos  cyaneo  maculatis,  S°  immaculato.  — 
Long.  10  mm.;  lat.  4  mm. 

6.  Chrysobothris  Vitalisi,  n.  sp.  —  9-  Capite pronotoque  aeneis, 
elytris  viridi-cyaneis,  violaceo  trimaculatis  ;  maculis  irregulariter  qua- 
dratis.  —  Long.  9-9,5 mm.;  lat.  3,6-3,8  mm. 

7.  Chrysobothris  Duporti,  n.  sp.  —  Ç.  Vertice  caerulans,  fronte 
triangulariter  rubro-cuprea;  pronoto  viridi-cyaneo,  parum  nitido  ;  ely- 
tris viridibus,  cyaneo -bimaculatis,  apice  cupreo-violaceis.  —  Long. 
12  mm.  ;  lat.  5,2  mm. 

8.  Chrysobothris  Barellei,  n.  sp.  —  Q  .  C .'  indicae  similis, sed 
infra  ignita,  nitidissima;  segmento  ventrali  ultimo  lateribus  denticu- 
latis.  —  Long.  11,5  mm.  ;  lat.  4,5  mm. 

9.  Chrysobothris  chrysogaster,  n.  sp.  —  Q.  C.  Duporti 
vicina,  sed  gracilior  ;  fronte  medio  cuprea,  pronoto  caeruleo,  disco  medio 
leviter  gibboso,  nitido,  minute  punctato,  haud  striolato;  elytris  violaceo 
purpureis,  fossulis  viridibus;  corpore  subtus  pedibusque  aeneo-cupras- 
centibus,  genubus  viridibus,  tarsis  fuscis.  —  Long.  10,8  mm.;  lat. 
4,5  mm. 

10.  Chrysobotris  tonkinensis,  n.  sp.  —  cf.  Capite,  pronoto 
subtusque  viridibus;  elytris  viridi  cyaneis,  violaceo  trimaculatis,  ma- 
culis triangularibus.  —  Q .  Capite  pronotoque  aeneis  differt.  —  Long. 
8,8-9,2  mm.;  lat.  4-4,4  mm. 


22  Bulletin  de  ta  Société  entomologiqm  de  France. 

11.  Ptosima  Vitalisi,  n.  sp.  —  9.  Cupreo  aenea,  sat  nitida; 
fronte  leviter  convexa,  fortiter  punctaia;  epistomo  leviter  lunato;  an- 
tennis  nigro  aeneis  ;  pronoto  subquadrato,  fortiter  punctato,  medio  levi- 
ter dilatato,  lateribus  flavo  margiiiatis;  elytris  nigris  utrinqueH  flavo- 
mnculatis,  striato  punctatis,  apice  subtruncatis,  5-dentatis.  —  Long. 
11,8  mm.  ;  lat.  4  mm. 

12.  Ptosima  consobrina,  n.  sp.  —  9-  P-  Vitalisi  similis  sed 
latior  et  nitidior ;  epistomo  profundius  bilobato,  incisio  trapezoidali; 
elytris  maculis  flavis  magnis,  confluentibus.  —  Long.  11,6  mm.;  lat. 
4,4  mm. 

13.  Discoderes  Vitalisi,  n.  sp.  —  cf.  Supra  niger,  fereopacus; 
pilis  nigris,  griseis  et  ochraceis  dense  vestitus;  infra  aeneus,  nitidus; 
segmentis  ventralibus  3-oaeno-violaceis.  —  Long.  12  mm.  ;.lat.  4,2  mm. 

14.  Discoderes  atratus,  n.  sp. —  d*-  Elongatus,  niger,  angustus; 
supra  opacus,  pilis  nigris,  rufis  et  flavis  sat  dense  vestitus;  influa  levi- 
ter nitidus;  segmentis  ventralibus  3-5  leviter  violaceis,  rufo-pilosis.  — 
Long.  10  mm.;  lat.  max.  3;3  mm. 

15.  Cryptodactylus  aeneiventris,  n.  sp.  —  Fronte  aenea,  qua- 
drituberculata;  pronoto  nigro-velutino,  albo-piloso,  pilis  in  fasciis  irre- 
gularibus  disposais  ;  scutello  aeneo,  convexo,  triangulari  ;  elytris  aeneo- 
pilosis,  fasciis  griseis  sinuatis  ornatis  ;  antennis,  corpore  subtus  pedi- 
busque  aeneis,  nitidis.  —  Long.  10,5  mm.;  lat.  4  mm. 

16.  Coroebus  Sarrauti,  n.  sp.  —  cf-  Niger,  sat  nitidus,  sat 
dense  pilosus;  capite,  pronoto  abdomineque  leviter  purpureis;  fronte 
leviter  sulcata,  antice  flavo  et  rufo  pilosa;  pronoto  lateribus  flavo  pilo- 
sis;  elytris  pilis  nigris,  albis,  rufis  et  flavis  variegatis,  postier  undulato 
fasciatis,  apice  violaceis,  conjunctim  rotundatis.  —  Long.  18,8  mm.  ; 
lat.  6,5  mm. 

17.  Coroebus  Salvazai,  n.  sp.  —  Elongatus,  cyaneo  vel  pur- 
pureo  violaceus,  breviter  albo-pilosus ;  elytris  utrinque  leviter  trifos- 
sulatis,fossulis  fasciaque  postmediana  albo  squamulatis  ;  summo  rotun- 
dato,minutissime  dentirulato.  —  Long.  8.7 -M  mm.;  lat.  3,1 -3,8  mm. 

18.  Coroebus  Lesnei,  n.  sp.  — Fronte  viridi  cyanea,  sulcata,  Jiaud 
callosa;  thorace  viridi-cyaneo,  disco  medio  leviter  carinato,  modice 
punctato  ;  scutello  laevi,  viridi  cyaneo;  elytris  cyaneis,  sat  dense  punc- 
tatis, post  médium  albo- fasciatis,  apice  conjunctim  rotundatis.  — 
Long.  10-11,5  mm.  ;  lat.  4-4,2  mm. 

19.  Coroebus  auricomus,  n.  sp.  —  cf  •  Capite  pronotoque  aura- 
tis,  rufo  pilosis;  pronoto  disco  modice  convexo,  angulis  posticis  haud 


Séance  du  25  janvier  1922.  23 

carinatis:  scutello  Iransvcrso,  quadmto,  apice  breviter  triangulari; 
ehjtris  haiid  rufo  pubescentibus.  —  Long.  8,3  mm.  ;  lai.  2,7  mm. 

20.  Coroebus  Baylei,  n.  sp.  —  cf.  Viridiaeneus,  nitidissimus 
breviter  et  sparsim  albo  pilosus;  ehjtris  post  médium  albobifasciatis, 
apice  truncatis;  utrinque  bispinosis.  —  Long.  8,8-10,4  mm.,  lat. 
;j-:3,2mm. 

2L  Coroebus  cumatilis,  n.  sp.  —  cT-  Supra  caeruteus,  fortiter 
punctntus;  fronte  fere  plana,  leviter  sulcata;  elutris  in  quartam  par- 
tent aWo-bifasciatis;  apice  attenuatis  recte  truncatis,  brevissime  spino- 
sis;  corpore  subtiis  pedibusque  nigris,  nitidis,  breviter  albo-pilosis.  — 
Long.  6,G  mm.;  lat.  2,Gmm. 

22.  Corsebiis  leucospilotus,  n.  sp.  —  cf.  Nigro  purpureus,  niti- 
dus,  albo  pilosus  et  maculatus;  capite  scutelloque  violaceo  purpureis; 
pronoto  lateribus  crebre  albo  pilosis;  elytris  utrinque  iO-maculatis  ; 
apice  lunatis  et  multidentatis  :  —  Long.  10,2  mm.  ;  lat.  3,7  mm. 

23.  Agrilus  aeneoclarus,  n.  sp.  —  Supra  viridiaeneus,  regula- 
riter  griseo  pubescens;  corpore  subtus  pedibusque  crassius  viridibus; 
pronoto  disco  transverse  bi-impresso,  angulis  posticis  arcuatim  cari- 
natis; ehjtris  apice  separatim  rotundatis  et  serratis.  —  Long. 
6-6,5  mm.  ;  lat.  1,7-2  mm. 

24.  Agrilus  praetextus,  n.  sp.  —  Supra  niger,  subtus  nigro 
cyaneus;  pi^onoto  striolato,  angulis  posticis  arcuatim  carinatis;  ehjtris 
albo  marginatis  et  bipunctatis,  apice  separatim  rotundatis,  minutis- 
sime  denticulatis.  —  Long.  o,o  mm.;  lat.  1,8  mm 

2o.  Agrilus  Duporti,  n.  sp.  Obscure  aerarius,  modice  nitidus, 
griseo  vestitus;  ehjtris  fascia  postmediana  apiceque  denudatis,  subvio- 
laceo  aeneis.  —  Long.  6,5- 7,7  mm.;  lat.  1,8-2,3. 

26.  Agrilus  macellus,  n.  sp.  —  Elongatus,  niger,  supra  leviter 
brunneo-violaceus,  infra  nitidus,  albido  pubescens  ;  fronte  leviter  aurata, 
elytris  undulatim  cinereo  pubescentibus.,  apice  serratis  et  separatim 
rotundatis.  —  Long.  5,8-8  mm,;  lat.  1,6-2  mm. 

27.  Agrilus  Fleutiauxi,  n.  sp.  —  Latus,  supra  hrunneo  viola- 
ceus,  infra  nigro  aeneus  nitidus,  albido  pilosus;  fronte  plus  minusve 
aeneo  cuprea,  pronoto  disco  bi-impresso,  angulis  posticis  arcuatim  ca- 
rinatis; elytris  undulatim  rufo  pubescentibus,  apice  serratis  et  sepa- 
ratim rotundatis.  —  Long.  6-8,2;  lat.  1,8-2,5  mm. 

28.  Agrilus  auratilis  n.  sp.  —  cf-  Supra  viridiauratus,  minu 
tissime  griseo  pubescens,  infra  nigro  aeneus;  fronte  fere  plana,  late- 
ribus parallelis;  pronoto  angulis  posticis  carinatis,  carina  angulata, 


24  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

antice  attenuata;  elytris  apice  leviter  rotundatis,  haud  denticulatis. — 
Long.  4,6  mm.;  lat.  1,4  mm. 

29.  Agrilus  cyaneovirens,  n.  sp.  —  Fronte  scutelloque  viridi- 
cyaneis ,  sat  nitidis ;  pronoto  disco  bi-impresso,  angulis  posticis  arcua- 
tim  carinatis;  elytris  obscure  cyaneis,  post  médium  nigro  fasciatis, 
apice  viridi  cyaneis,  recte  truncatis,  obsolète  denticulatis.  —  Long. 
7,3  mm.  ;  lat.  2,1  mm. 

30.  Agrilus  coelicus,  n.  sp.  — A.  acuto  Thunb.  similis  sed 
major.  Viridi  cyaneus,  fronte  cyanea  vel  aurata,  vel  cuprea;  elytris 
post  médium  albo-bifasciatis,  apice  intus  oblique  truncatis,  minute 
spinosis.  —  Long.  8-9,5  mm.  ;  lat.  2,6-3,1  mm. 

31.  Agrilus  octostictus,  n.  sp.  —  Vertice  nigro-violaceo,  fronte 
viridi  aenea  vel  cupreo  aenea:  pronoto  lateribus  cupreis,  angulis 
posticis  breviter  carinatis;  elytris  disco  brunneis,  lateribus  pur- 
pureis.  utrinque  flavo  4-punctatis ;  apice  serratim  angulatis.  —  Long. 
9,5-12,  4  mm.;  lat.  2,6-3,2  mm. 


Deux  Cboleva  nouveaux  de  France 

[Col.  SiLPumAE] 

par  leD'"R.  Jeannel. 

On  admet  généralement  que,  chez  les  Choleva  d'Europe,  il  existe 
des  variations  considérables  dans  la  forme  des  trochanters  postérieurs 
des  mâles.  Que  les  anciens  auteurs,  Spence,Kraatz,  Erichson,  Mussay, 
aient  pu  croire  que  des  trochanters  simples  ou  lancéolés,  ou  dentés, 
ou  acuminés  ou  encore  en  forme  de  gouge,  se  rencontrent  chez  la 
même  espèce,  cela  se  comprend;  mais  on  est  en  droit  de  s'étonner 
qu'une  telle  conception  soit  encore  accréditée  aujourd'hui. 

J'avoue  l'avoir  trouvée  invraisemblable  à  priori  et,  pour  en  décider 
avec  certitude,  j'ai  fait  systématiquement  des  préparations  del'oedeagus 
du  plus  grand  nombre  possible  d'individus  de  toutes  les  espèces  que 
j'ai  pu  examiner. 

Après  examen  de  nombreux  mâles  des  collections  Biospeologica, 
d'une  série  importante  d'exemplaires  du  Musée  de  Vienne  mis  à  ma 
disposition  par  M.  K.  Holdhaus,  des  collections  Ch.  Fagniez  et  A.  Mag- 
DELAiNE,  je  puis  affirmer  que  les  caractères  sexuels  secondaires  de  chaque 
espèce  sont  invariables,  tant  ceux  des  mâles  que  ceux  des  femelles, 


Séance  du  2.5  janvier  1922.  25 

et  que  les  prétendues  variations  de  forme  des  trochanters,  admises 
par  les  auteurs  modernes  (Reitter,  Seidlitz,  Ganglbauer),  ne  sont  que 
le  résultat  de  la  confusion  d'espèces  bien  différentes  par  leurs  carac- 
tères génitaux,  mais  assez  semblables  extérieurement. 

Deux  espèces  sont  confondues  sous  le  nom  de  C.  cisteloides  Frol., 
deux  autres  sous  celui  de  C.  Sturmi  Ch.  Bris.  La  note  présente  a 
pour  but  de  signaler  l'existence  de  ces  deux  espèces  françaises,  mé- 
connues, et  qui  existent  certainement  dans  la  plupart  des  collections. 
Une  étude  détaillée,  avec  ligures,  du  genre  Choleva  est  actuellement  à 
l'impression  dans  les  Archives  de  Zoologie  expérimentale  et  générale 
{Biospeologica  :  Silphidae  Catopinae,  2^=  série). 

Choleva  pyrenaica,  n.  sp.  —  Types  :  nombreux  exemplaires  de 
la  grotte  de  Lherm. 

Cette  espèce  a  tout  à  fait  l'aspect  extérieur  du  C.  cisteloides  Frol.  (') 
et  les  femelles  sont  très  difficiles  à  déterminer  en  l'absence  de  mâles. 
Cependant  chez  C.  pyrenaica,  le  pronotum  est  toujours  plus  petit, 
moins  large,  nettement  plus  étroit  que  la  base  des  élytres  ;  ses  côtés 
sont  moins  arqués,  ses  angles  postérieurs  sont  très  arrondis,  mais 
toutefois  nettement  indiqués.  Les  antennes,  chez  C.  pyrenaica,  sont 
plus  grêles,  moins  épaisses  au  sommet,  surtout  chez  les  mâles;  leur 
article  VIII  est  allongé,  deux  fois  aussi  long  que  large,  l'article  IX  est 
allongé,  conique,  étroit  à  la  base. 

Chez  le  mâle,  les  segments  ventraux  III  à  V  portent  une  dépression 
longitudinale,  Hsse,  médiane,  commençant  môme  sur  le  bord  postérieur 
du  deuxième  segment;  chez  C.  cisteloides,  il  existe  une  fossette 
arrondie,  nette,  lisse,  sur  le  milieu  de  chacun  des  segments  III,  IV  et 
V  et  celle  du  segment  IV  est  la  plus  profonde  et  la  plus  grande. 

Les  trochanters  postérieurs  des  mâles  sont  lancéolés,  aplatis,  avec 
leur  sommet  en  pointe  mousse,  leur  bord  fémoral  anguleux,  leur 
bord  postérieur  arqué  et  muni,  vers  le  tiers  apical,  d'une  forte  apophyse 
unciforme,  lisse  et  brillante,  recourbée  en  dehors.  Cette  apophyse 
manque  totalement  chez  C.  cisteloides.  Les  fémurs  sont  grêles  et 
simples  dans  les  deux  sexes. 

Les  femelles  de  C.  pyrenaica  sont  identiques  à  celles  du  C.  cisteloides, 
sauf  que  leur  pronotum  est  un  peu  plus  étroit  et  l'article  VIII  de  leurs 
antennes  un  peu  plus  allongé. 

L'organe  copulateur  mâle  de  C.  pyrenaica  est  court,  arqué,  terminé 
par  une  forte  pointe  conique,  longue  et  épaisse,  arrondie  au  sommet. 

(1)  Le  c.  cisteloides  est  décrit  par  Frôlich  sur  des  exemplaires  provenant 
d'Allemagne  où  il  n'existe  que  la  forme  de  Choleva  à  trochanters  simples. 


26  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Les  styles  latéraux  sont  peu  comprimés  et  terminés  en  massue.  La 
dent  du  sac  interne,  toujours  bien  visible,  est  épaisse,  robuste,  assez 
longue  et,  vue  de  profil,  présente  un  peu  la  forme  d'un  sabot.  Chez 
C.  cisteloides  au  contraire,  l'oedeagus  est  grand,  épais,  terminé  par 
une  pointe  grêle,  acérée  et  courte,  aiguë  au  sommet.  Les  styles 
latéraux  sont  aplatis  en  forme  de  valves.  La  dent  du  sac  interne  a  la 
forme  d'un  Y  renversé,  c'est-à-dire  qu'elle  est  courte,  grêle,  aiguë, 
à  base  élargie  formant  deux  cornes. 

C.  cisteloides  est  répandu  en  Europe  centrale  et  occidentale.  En 
France,  on  le  trouve  dans  l'est  et  le  sud-est,  le  bassin  de  la  Seine  et  la 
partie  orientale  des  Pyrénées;  il  existe  sur  le  versant  espagnol  des 
Pyrénées.  C.  pyrenaica  est  au  contraire  localisé  dans  le  sud-ouest 
de  la  France  et  le  versant  nord  des  Pyrénées  et  remonte  dans  l'ouest 
en  Touraine  et  en  Normandie.  Il  se  môle  au  C.  cisteloides  en  Nor- 
mandie, d'une  part,  et  dans  le  département  de  l'Aude,  d'autre  part, 
mais  les  deux  espèces  restent  toujours  absolument  distinctes.  C. 
pyrenaica  pénètre  fréquemment  dans  les  grottes  pyrénéennes. 

Choleva  Fagniezi,  n.  sp.  —  Types  :  La  Bonde. 

C.  Fagniezi  a  tout  à  fait  l'aspect  extérieur  du  C.  Sturmi  Ch. 
Bris.(')  et  ne  peut  guère  s'en  distinguer  que  par  ses  caractères 
sexuels.  C'est  une  espèce  de  grande  taille,  allongée,  comme  C.  Sturmi, 
avec  les  côtés  du  pronotum  un  peu  plus  largement  explanés  et  relevés 
vers  la  base  et  l'article  VI  des  antennes  un  peu  plus  allongé  et  moins 
épais  que  chez  le  C.  Sturmi;  mais  ces  légères  difi'érences  sont  peu 
sensibles. 

Chez  le  mâle  de  C.  Fagniezi  les  fémurs  postérieurs  sont  épaissis, 
comme  chez  C.  Sturmi,  mais  leur  bord  postérieur  est  à  peine  denté. 
Les  trochanters  postérieurs  sont  du  même  type,  c'est-à-dire  effilés  en 
pointe  longue  et  aiguë.  Les  segments  ventraux  de  l'abdomen  ne 
portent  pas  trace  de  fossettes  ni  d'impression  longitudinale;  chez 
C.  Sturmi  au  contraire,  les  segments  I  à  V  sont  nettement  impression- 
nés sur  la  ligne  médiane. 

L'oedeagus  est  bien  dilTérent  dans  les  deux  espèces.  Chez  C.  Fa- 
gniezi, il  est  très  grand,  très  long,  brusquement  arqué  à  la  base, 
incurvé  du  côté  dorsal  au  sommet;  la  pointe  est  graduellement  rétrécie 
et  se  termine  par  une  sorte  de  lame  aplatie,  assez  large,  portant  deux 
longues  cornes  recourbées  en  croissant  ;  les  pièces  basales  sont  courtes. 

(1)  Les  types  de  Ch.  Biusoit  sont  des  exemplaires  mâles  ayant  «  une 
impression  longitudinale  sur  les  deuxième,  troisième  et  quatrième  segments 
de  l'abdomen  dans  lemr  milieu  »  et  proviennent  des  environs  de  Paris. 


Séance  du  â.j  janvier  1922.  27 

Les  styles  latéraux  sont  longs,  coudés  en  dedans  dans  le  tiers  apical, 
de  façon  que  leurs  sommets  viennent  en  contact  au-dessus  de  l'extré- 
mité du  lobe  médian.  La  dent  du  sac  interne  est  très  longue,  très 
grêle,  presque  droite,  terminée  en  pointe  lancéolée. 

Chez  C.  Sturmi,  l'oedeagus  est  bien  plus  court,  épais,  arqué;  ses 
pièces  basâtes  sont  relatiA^ement  longues  ;  le  sommet  est  large,  puis 
brusquement  rétréci  en  une  petite  lame  quadrilatère  étroite  et  légère- 
ment bilobée.  Les  styles  latéraux  sont  évidés  en  gouttière  dans  leur 
partie  apicale  coudée.  La  dent  du  sac  interne  est  bien  plus  courte, 
tordue  en  S  et  terminée  par  une  sorte  de  cône  à  base  saillante. 

L'oedeagus  du  C.  Fagniezi  représente  évidemment  un  stade  évo- 
lutif bien  plus  avancé  du  môme  type  morpliologique  que  celui  de 
C.  Sturmi;  mais  les  différences  sont  telles  qu'il  est  bien  évident 
qu'elles  ont  produit  deux  espèces  isolées.  Le  C.  angustata  F.  (=  elon- 
gata  Payk.),  du  même  groupe,  possède  un  oedeagus  du  même  type, 
mais  avec  la  lame  quadrilatère  apicale  et  la  dent  du  sac  interne  très 
réduites. 

6'.  Sturmi  habite  le  nord  de  la  France,  l'AUemcgne,  l'Europe  cen- 
trale et  la  péninsule  balcanique.  C.  Fagniezi  au  contraire  est  localisé' 
dans  le  midi  de  la  France;  il  est  surtout  commun  en  Provence  et  dans 
la  région  pyrénéenne,  où  on  le  trouve  souvent  dans  les  grottes  (grotte 
de  Moulis).  Le  C.  Sturmi  cité  de  l'Escortai  par  S.  de  Uhagon  {An.  Soc. 
esp.  Hist.  nat.,  [1890],  p.  31)  appartient  à  une  espèce  autre  que  celles 
dont  il  est  question  ci-dessus. 


/ 


Notes  biologiques  sur  quelques  Hyménoptères 

par  F.  Picard. 

Cette  note  contient  des  renseignements  biologiques  sur  un  certain 
nombre  d'Hyménoptères  capturés  ou  élevés  par  M.  L.  Gaudin  et  dont 
il  a  bien  voulu  me  confier  l'examen.  D'autres  proviennent  d'éducations 
que  j'ai  faites  l'été  dernier  à  Montpellier. 

Notogonia  nigrita  Lep.  —  Je  possède  un  exemplaire  de  ce  Sphé- 
gide  provenant  de  Cannes  (Alpes-Maritimes).  Cette  espèce  algérienne 
et  espagnole  n'était  pas  connue  du  midi  de  la  France  où  on  l'a  peut- 
être  parfois  confondue  avec  la  forme  voisine  Notogonia  pompiliformis 
Panz.  Toutes  deux  ont  des  mœurs  identiques,  et,  d'après  les  obser- 
vations de  Ferton,  chassent  les  larves  de  Grillons. 


28  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Myrmilla  dorsata  F.  —  M.  Gaudin  a  récolté  en  abondance  ce  Mu- 
tillide  à  Bormes  (Var).  11  s'agit  du  type  de  l'espèce,  surtout  africain, 
et  qui  passe  pour  très  rare  en  France  où  il  est  généralement  remplacé 
par  la  variété  excoriata  Le  p. 

Stephanus  serrator  F.  —  Rien  de  bien  précis  ne  semble  connu 
sur  les  mœurs  du  Stephanus  serrator,  ce  qui  tient  à  l'extrême  rareté 
de  cet  insecte  en  Europe.  M.  Gaudin  en  a  obtenu  trois  exemplaires  Q 
de  branches  attaquées  par  la  larve  de  Callimus  abdominalis,  provenant 
de  Cavalaire  (Var). 

Ei)bialtes  tuberculatus  Frcr.  —  Ce  Pimplide  est  parasite  de 
plusieurs  xylophages,  surtout  de  Longicornes.  Élevé  par  M.  Gaudin, 
de  la  larve  d'un  Buprestide,  Ptosima  undecimmaculata,  provenant 
de  Toulon,  et  par  moi-même  dans  les  galles  de  Saperda  populnea  à 
Montpellier. 

Ephialtes  manifestator  L.  —  Obtenu  à  Versailles  par  M.  Gaudin 
de  Xylotreclms  rusticus,  du  Peuplier. 

Xylonomus  fasciiventris  Kriech.  —  On  ne  connaissait  pas  les 
mœurs  de  ce  bel  Ichneumonide  qui  n'a  pas  encore  été  signalé  en 
France.  Il  est  éclos  chez  M.  Gaudin  de  branches  de  Chêne  attaquées 
par  un  Bupreste,  le  Latipalpis  plana,  et  provenant  de  Cavalaire  et  de 
Bormes  (Var).  M.  de  Gaulle,  à  qui  j'ai  soumis  cette  espèce,  a  bien 
voulu,  avec  sa  bienveillance  accoutumée,  m'en  montrer  un  exemplaire 
de  sa  collection,  provenant  des  Pyrénées-Orientales.  Ce  Xylonomus  peut 
donc  avoir  d'autres  hôtes  que  le  Latipalpis,  puisque  ce  Bupreste  ne  s'a- 
vance pas  en  France  au  delà  des  environs  de  Montpellier.  Le  Xylono- 
mus fasciiventris  paraît  rare  partout  et  semble  être  spécial  à  la  région 
méditerranéenne.  Il  a  été  trouvé  encore  à  Constantinople  et  à  Trieste. 

Sichelia  fîliformis  Grav.  —  M.  Gaudin  a  obtenu  à  Versailles  de 
Xylotreclms  rusticus ,  un  Sichelia  filiformis  qui  diffère  de  la  forme 
typique  par  les  derniers  segments  de  l'abdomen  noirs,  et  la  coloration 
blanche  des  trois  premiers  articles  des  tarses  postérieurs.  On  sait  que 
ce  Xorydide  vit  aux  dépens  d'une  foule  de  Cérambycides. 

Iphiaulax  impostor  Se  op.  —  Ce  Braconide,  parasite  de  divers 
Buprestides  et  Longicornes,  m'est  éclos  à  Montpellier,  de  grosses 
branches  mortes  de  Cerisier,  attaquées  par  VAcanthoderes  varius,  Lon- 
gicorne  dont  les  ennemis  n'étaient  pas  connus. 

Atanycolus  initiaior^ees.  —  Élevé  à  Versailles  par  M.  Gaudin 
aux  dépens  de  Tetropium  fuscum  F.  Il  était  déjà  connu  comme  para- 
site de  Tetropium  luridum  et  de  divers  xylophages. 


Séance  du  25  janvier  1922.  29 

Gymnoscelus  tardator  Nées.  —  Parasite  à  Versailles  de  Xylo- 
trechus  rusticus  (Gaudin).  La  cellule  radiale  des  ailes  inférieures  est 
ondulée,  comme  chez  le  Gijmnoscelus  daviventris  Wsm.  Les  autres 
caractères,  notamment  la  denticulation  de  la  carène  frontale,  se  rap- 
portent cependant  bien  à  Gymnoscelus  tardator. 

Cosmophorus  Klugi  Ratzb.  —  Ce  Braconide  a  été  rarement  ob- 
servé en  France  et  on  connaît  peu  de  chose  sur  ses  hôtes,  si  ce  n'est 
que  Ratzeburg  a  signalé  son  parasitisme  aux  dépens  de  Polygraphus 
pubescens.  Il  m'en  est  éclos  à  Montpellier  un  nombre  considérable  d'in- 
dividus provenant  de  rameaux  de  Pin  à  crochets  {Pinus  niontana 
Dur.  =  uncinata  Ram.)  envoyés  de  Lozère  par  M.  Nègre,  inspecteur 
des  Forêts.  Ces  Pins  étaient  malades  et  fortement  attaqués  par  le 
Pityogenes  bidentatus,  dont  le  Cosmophorus  Klugi,  est  parasite.  11  faut 
noter  que  je  n'ai  jamais  vu  sortir  cet  insecte  des  branches  de  Pin 
laricio  ni  de  Pin  d'Alep  de  l'Hérault,  hantées  par  divers  Pityogenes  et 
autres  Scolytides.  Par  contre,  les  Pityogenes  du  Pin  à  crochets  de  la 
Lozère  m'ont  fourni  le  Coenopachys  Hartigi Râlih.,  tout  comme  ceux 
du  Pin  laricio  do  S*-Guilhem.  Ce  dernier  Braconide  paraît  bien  le 
parasite  par  excellence  des  Pityogenes.  On  le  retrouve  en  Algérie 
(envoi  de  M.  de  Peyerimhoff). 

Le  mâle  de  Cosmophorus  Klugi  diffère  de  la  femelle  par  sa  tête 
beaucoup  moins  épaissie  latéralement,  ce  qui  est  en  corrélation  avec 
la  taille  moindre  de  ses  mandibules. 

Apanteles  hoplites  Ratzb  .  et  les  parasites  des  galles  de  Saperda. 
—  De^  élevages  de  Saperda  populnea  dans  leurs  galles,  à  Montpellier, 
m'ont  fourni  un  grand  nombre  de  parasites  ;  Ephialtes  carbonarius 
Christ,  et  E.  tuberculatus  Frcr.,  Xylophrurus  lancifer  Gr.  et  un 
Tachinaire,  Atropidomyia  irrorata  (*)  Meig.  Mais  l'éclosion  la  plus 
inattendue  a  été  celle  de  VApanteles  hoplites  obtenue  à  plusieurs 
reprises,  tant  par  moi  que  par  mon  élève  M.  Suire.  On  sait  qu'aucun 
Apanteles  n'est  connu  comme  parasite  de  Cérambycide.  D'autre  part, 
cette  espèce  a  été  considérée  par  Reissig  comme  se  développant  en 
Allemagne  dans  les  larves  de  Rhynchites  betuleti  et  de  Lina  treniulae. 

(1)  Aimablement  déterminé  par  M.  le  D'  Villeneuve,  qui  a  bien  voulu 
m'avertir  qu'un  des  exemplaires  de  sa  collection  était  étiqueté  comme  para- 
site de  Sciapteron  tabaniforme.  Cette  erreur  ne  peut  provenir  que  d'une 
confusion  entre  les  galles  du  Longicorne  et  celles  de  la  Sésie.  Je  puis  affir- 
mer, après  de  nombreux  élevages  des  deux  espèces,  que  V Atropidomyia 
sort  abondammeat  des  galles  de  la  Saperde  et  jamais  de  celles  du  Scia- 
pteron. 


30  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Elle  a  été  signalée  en  Angleterre  comme  parasite  de  Gelechia  piv- 
guinella.  Tous  ces  insectes  se  nourrissent  de  Peuplier.  Plusieurs 
hypothèses  sont  admissibles  :  ou  bien  les  observations  précédentes 
sont  erronées,  ou  bien  VAp(u)tdes  hoplites  est  polyphage  et,  attiré 
avant  tout  par  le  Peuplier,  serait  susceptible  de  pondre  dans  toutes 
les  larves  qu'il  y  rencontre,  ce  qui  serait  un  phénomène  très  curieux, 
mais  pas  unique  en  son  genre,  au  point  de  vue  des  attirances  influant 
sur  les  parasites.  On  pourrait  objecter  que  les  Apanteles  issus  des 
galles  provenaient  de  Gelechia  parasités  qui  seraient  venus  s'y 
réfugier  à  la  fin  de  leur  développement;  il  n'en  est  rien,  car  j'ai 
observé  le  cocon  du  parasite  en  place  dans  des  galles  non  ouvertes, 
par  conséquent  dont  aucun  Saperda  n'était  sorti,  et  ne  contenant 
aucun  reste  de  chenille. 


Note  sur  la  présence  en  Tunisie  de 
Phtlïorimaea  operculella  Zell.  [Lep.  Geleghiidae] 

par  R.  PouTiERs. 

L'existence  dans  le  Nord  de  l'Afrique  de  Phthorimaea  operculellaZ  , 
connu  depuis  longtemps  en  Algérie  et  observé  récemment  au  Maroc 
où  il  a  donné  lieu  aux  notes  de  M.  l'abbé  de  Joannis  [Bull.  Soc.  ent. 
Fr.  [19181,  p.  222)  et  de  M.  Picard  {Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1918],  p.  270) 
pouvait  laisser  supposer  que  son  aire  de  dispersion  s'étendait  aussi  à 
la  Tunisie.  Nous  l'avons  en  oiïet  trouvé,  mais  seulement  à  Sousse, 
en  octobre  1921,  où  son  introduction  ne  remontait  qu'à  quelques 
semaines.  D'après  l'enquête  que  nous  avons  faite  à  l'endroit  même,  il 
ressort  que  ce  sont  des  pommes  de  terre  d'origine  maltaise  qui  ont 
répandu  ce  dangereux  fléau  dans  la  région.  Quelques  milliers  de  kilos 
de  tubercules  furent  dispersés  sur  le  marché,  destinés  à  la  semence. 
Cette  condition  spéciale  pouvait  faciliter  grandement  la  dissémination 
de  l'insecte  nuisible,  mais  le  pays  ne  produisant  qu'une  quantité  minime 
de  pommes  de  terre,  consommées  rapidement  sur  place,  la  Teigne 
aura  vraisemblablement  peu  de  chances  de  se  maintenir  ou  de  s'é- 
tendre. 

La  Direction  de  l'Agriculture  de  Tunisie  a,  d'ailleurs,  sur  nos  ins- 
tigations, pris  certaines  mesures  de  surveillance  desquelles  on  est  en 
droit  d'espérer  que,  môme  en  cas  de  conservation  de  cette  espèce  nui- 


Séance  du  23  janvier  1922.  31 

sible  dans  la  localité  de  Sousse,  on  pourra,  soit  enrayer  le  mal,  à  son 
début,  soit  l'empêcher  de  se  disperser  sur  une  plus  grande  étendue. 
Le  fait  nous  semble  intéressant  surtout  en  ce  qui  concerne  la  pro- 
venance, car  si  ces  pommes  de  terre  sont  bien  originaires  de  Malte 
(le  chargement  a  été  l'ait  dans  cette  île),  cette  région  est  un  point 
nouveau  à  ajouter  à  ceux  déjà  connus  où  le  Phtoi^imaea  operculella 
exerce  ses  ravages. 


Omissions  bibliographiques  (2^  note)  (') 
par  E.  Fleutiaux. 

A  partir  de  juillet  1913,  le  recueil  périodique  publié  par  le  Jardin 
colonial  de  Nogent-sur-Marne,  prend  le  titre  de  :  L'Agronomie  colo- 
niale, bulletin  mensuel  du  Jardin  colonial.  Comme  le  précédent,  il 
contient  des  notes  entomologiques  où  figurent  des  descriptions  et  des 
dessins  qui  ont  passé  inaperçus  : 

Coléoptères. 

Chilomenes  vicinaMulsant,  larve,  J.  et  A.  Vuillet,  juin  1914, 

p.  162 Soudan  français 

Melitomma fjjsuiare Fa ir  maire,  larve,  A.  Vuillet,  août  1913, 

pi.  33,  fig Madagascar 

Rhina  nigra  Dru r y,  A.  Vuillet,  /.  c,  p.  37,  fig.  çf  9  •     Madagascar 
Scymnus  plebejus  Weise,  J.  et  A.  Vuillet,  larve,  juin  1914, 

p.  162 Soudan  français 

HÉMIPTÈRES. 

Aphis  maidis  Fi  te  h,  J.  et  A.  Vuillet,  mai  1914,  p.  142,  tig. 

". Soudan  français 

Aphis  sorghi  Théobald,  J.  et  A.  Vuillet,  /.  c,  p.  137,  fig.. 

•. Soudan  français 

Diaspis  Boisduvaii Signorct,  Vayssière,  février  1914,  p.  33. 

l\g Guadeloupe 

Lecanium  viride  G  r  een ,  Vayssière,  /.  c,  l'ig — 

(1)  Voir  1'"'  noie  in  Bull.  Soc.  enl.  Fr.  [1921],  p.  272. 


32  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Siphonophoraleptadeniae  n.sp.,i.  et  A.  Vuillet,  juillet  1914, 

p.  17,  fig Soudan  français 

Hyménoptère. 

Oecodoma   cephalotes   Latreille,  Devez,  décembre  1913, 

p.  164,  fig.  —  Devez,  février  1914,  p.  42,  fig..    Guyane  française 

Diptère. 

Leucopis  sp.,  larve,  J.  et  A.  Vuillet,  juillet  1914,  p.  17 

Soudan  français 

LÉPIDOPTÈRE. 

Pectinophora [Gelechia]  gossypiella  Saunders,  Vayssière, 

avril  1921,  p.  118,  fig ? 

NÉVROPTÈRES. 

Ci2rysopaii2co72g-ruaNa'Vas,J.  et  A.  Vuillet,  larve,  juillet  1914, 

p.  17 Soudan  français 

Chrysopa  Vuilleti  Navas,  J.  et  A.  Vuillet,  larve,  l.  c 

Soudan  français 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Ciiopakh. 


TYl'OGIÏAPIIIE    FlllMI.N-DIDOT    ET   t'*.   —    PARIS. 


1922.  —  N'^  3. 


BULLETIN 


i>e:   j^a. 


w     r 


SOCIETE  E^TOMOLOGIÔllE 


DK    FRANCE 

FONDÉE    LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   d'UTILITÉ   PUBLIQUE 
PAR -DÉCRET   DU    23  AOUT  1878 


Natura  maxime  miranda 
in  minimis. 


niari  \nni{^ 


V. 


\ 


AY7  -1924    ^ 


nal  Wu^^i 


PARIS 

A.U     SIÈOE    IDE    'L.A.    SOCIÉTÉ 

HOTEL    DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

28,  Rue   Serpente,  VI" 
1922 


Le  Bulletin  parait  deux  fois  par  mois 


CABINET  ENTOMOLOGiaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Dumèril,  Paris  (XIII">).        |  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Gob.  36.13.  j  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  {Lépidoptères  paléar cliques)  et  Herm.  Relie 
{Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D""  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères du  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  toutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
pour  les  abonnés. 

A  vendre  de  suite  : 

De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  n"  ?02  inclus,  à 
4  francs  le  fascicule. 

La  Faune  palèarctique  complète ,  actuellement  terminée , 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
réponse). 

Matériel  entomologique.  —  Épingles  anglaises  «  Asta  » 
blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n",  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
0  fr.50;  Coléoptères  paléarctiques  N"  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, Ofr.75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIII"). 


BULLETIN 


DE   LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIOUE  DE  FRANCE 


séance  du  8  février  102S. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON. 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  33.  —  Nécrologie,  p.  33.  —  Changements  d'adresses, 
p.  35.  —  Admissions,  p.  35.  —  Présentation,  p.  36.  —  Nomination, 
p.  36.  —  Prix  Passet  1921  {Rapimrl),  p.  36. 

Communications.  —  J.  Aciiard.  Description  d'un  Galérucide  nouveau 
[Col.  Chrysomelidae],  p.  37.  —  E.  Benderitter.  Trois  Rutélides  [Col.] 
nouveaux  d'Asie  orientale,  p.  38.  —  J.  de  Joannis.  Quelques  espèces 
de  Noctuelles  [Lep.]  intéressantes  ou  nouvelles  pour  la  faune  française, 
p.  40.  —  L.  Chopard.  Description  d'un  nouveau  Myrmecophila  [Orth. 
Gryllidae]  du  Soudan  égyptien,  p.  42. 


Correspondance.  —  M.  J.  A.  Vellard  du  Chesne  remercie  la  So- 
ciété de  son  admission. 

Nécrologie.  —  Un  grand  deuil  vient  de  frapper  la  Société  en  la 
personne  de  son  Secrétaire  honoraire,  Louis  Bedel.  Do  nombreux 
collègues  ont  tenu  à  lui  adresser  un  suprême  adieu  et  ont  assisté 
aux  obsèques,  où  notre  Président  a  prononcé  le  discours  suivant  : 

Mesdames,  Messieurs, 

C'est  profondément  ému  que  je  viens,  au  nom  de  la  Société  ento- 
mologique  de  France,  saluer  la  mémoire  de  celui  qui  fut  toujours 
Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1922].  —  N<»  3. 


34  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

pour  moi  un  ami,  un  conseiller  bienveillant,  et  pour  nous  tous  un 
modèle  de  conscience  et  de  probité  scientifiques,  un  maître  respecté 
de  l'entomologie. 

Membre  de  la  Société  entomologique  de  France  depuis  1866,  Louis 
Bedel  s'y  était  rapidement  acquis  une  place  notoire  parmi  les  Bri- 
souT  DE  Barneville,  Eugèue  Simon,  notre  Président  honoraire,  les 
docteurs  Henri  Marmottan  et  Henri  Martln,  et  Maurice  Sédillot  qui 
furent  ses  amis  et  ses  compagnons  de  chasse.  Outre  diverses  ré- 
gions de  France,  il  explora  à  plusieurs  reprises  l'Algérie,  chassa  en 
Espagne,  accumulant  des  matériaux  considérables  qu'il  mit  en  œuvre 
par  la  suite,  sans  jamais  cesser  d'ajouter  de  nouvelles  richesses  à  sa 
collection  et  d'accroître  sa  bibliothèque,  deux  bases  incomparables 
pour  édifier  ses  travaux. 

Déjà,  avant  d'avoir  atteint  sa  vingtième  année,  il  avait  publié  dans 
L'Abeille  une  Monographie  des  Érotyliens  qui  reste  encore,  après  cin- 
quante-deux ans,  un  ouvrage  fondamejital.  Je  ne  puis  citer  ici  toutes  ses 
descriptions  isolées,  ses  listes  de  captures,  ses  observations  de  biologie 
et  ses  nombreuses  notes  de  synonymie.  Mais  deux  ouvrages,  quoique 
inachevés,  dominent  son  œuvre  et  ont  répandu  son  nom  dans  le 
monde  entier  :  c'est  le  Catalogue  raisonné  des  Coléoptères  du  Nord 
de  l'Afrique  et  la  Faune  des  Coléoptères  du  Bassin  de  la  Seine,  ou- 
vrages où  est  appliquée  la  même  scrupuleuse  méthode  qui  remonte 
toujours  aux  sources,  aux  descriptions  originales  ou  aux  types,  qui 
ne  se  fie  à  aucune  assertion  sans  la  vérifier  ou  en  peser  la  vraisem- 
blance, et  qui  ne  se  déclare  satisfaite  que  lorsque  l'exposé  limpide  et 
concis  ne  prête  à  aucune  équivoque,  ne  permet  aucune  erreur. 

Cette  rigueur  de  la  critique,  cette  clarté  de  la  rédaction  qu'il  s'im- 
posait rigoureusement  à  lui-même,  il  la  réclamait  âprement  aux  au- 
tres; il  sut  l'imposer  autour  de  lui  à  la  plupart  de  ceux  qui  publiaient, 
et  ainsi,  plus  que  par  la  longueur  de  ses  écrits,  il  vaut  par  l'heureuse 
influence  qu'il  eut  sur  l'entomologie  française,  et  c'est  pourquoi  son 
œuvre  fut  dignement  récompensée  en  1912  par  le  ruban  de  Cheva- 
lier de  la  Légion  d'honneur. 

Mais  soudain  la  guerre  éclate.  Louis  Bedel  qui,  en  1870,  s'était  engagé 
comme  mobile,  qui  avait  souiïert  du  terrible  hiver  dans  les  tran- 
chées glacées  du  plateau  d'Avron,  s'offre  pour  prendre  la  charge  du 
secrétariat  de  la  Société  entomologique,  désorganisé  par  la  mobili- 
sation. Et  pendant  cinq  ans,  sans  une  défaillance,  malgré  les  diffi- 
cultés de  l'impression,  au  milieu  de  la  terrible  tourmente,  restant  à 
Paris  pour  assurer  le  travail  dont  il  s'était  chargé,  il  lit  paraître  avec 
une  régularité  méritoire  les  Annales  et  le  Bulletin  de  la  Société  dont 


Séance  du  8  février  1922.  3o 

la  collection  de  guerre,  grâce  h  lui,  conserva  une  rare  et  haute  tenue 
scientifique. 

Mais  ce  travail  absorbant  et  chaque  jour  renaissant,  joint  aux  dit- 
licultés  de  l'existence  d'alors,  aux  alertes,  aux  bombardements  diur- 
nes et  nocturnes,  aux  restrictions  imposées  à  la  population,  porta  un 
premier  coup  à  sa  santé  et  je  me  souviens  de  la  pénible  surprise 
que  j'éprouvai,  lors  de  ma  dernière  permission,  à  le  revoir  déjà  si 
changé,  si  maigri. 

Et  depuis,  le  mal  poursuivit  son  œuvre  ;  chaque  hiver  vint  l'affai- 
blir davantage.  Malgré  tout,  il  reprit  ses  travaux  personnels  et,  sans 
cesser  de  déterminer  les  insectes  qu'on  lui  soumettait,  de  prodiguer, 
à  qui  le  consultait,  les  trésors  de  son  érudition,  il  consacra  ses  der- 
niers mois  à  la  rédaction  et  à  la  correction  d'un  nouveau  fascicule  de 
sa  Faune  du  Bassin  de  la  Seine;  et  cette  œuvre,  parue  il  y  a  quelques 
semaines,  alors  qu'il  était  déjà  terrassé  par  la  maladie,  témoigne  en- 
core de  la  même  recherche  minutieuse  et  passionnée  de  la  per- 
fection. 

Aussi  la  Société  entomologique  de  France,  qui  l'avait  nommé  en 
1903  Membre  honoraire  et  qui,  voulant  reconnaître  les  services  ren- 
dus pendant  la  guerre  par  une  mesure  non  prévue  aux  statuts,  lui 
avait  décerné  il  y  a  deux  ans  le  titre  exceptionnel  de  Secrétaire  ho- 
noraire, ne  pourra  jamais  oublier  que  Louis  Bedel  lui  a  réservé  le 
meilleur  et  la  majorité  de  ses  travaux,  et  lui  a  donné  sans  compter 
son  activité  et  ses  forces,  et  toute  sa  pensée  jusqu'à  son  dernier 
souffle. 

C'est  pourquoi  c'est  le  témoignage  d'admiration  et  de  reconnais- 
sance de  tous  ses  collègues  que  j'apporte  ici  en  même  temps  que  notre 
dernier  et  douloureux  adieu. 

Changements  d'adresses.  —  M.  H.  Lavagne,  rue  Nationale,  Cler- 
mont  l'Hérault  (Hérault). 

—  M.  J.-L.  Lichtenstein,  professeur  à  l'École  d'Agriculture,  19, 
rue  du  Courreau,  Montpellier  (Hérault). 

Admissions.  —  M.  L.  Billaudelle,  école  Théophile-Roussel,  Mon- 
tesson  (Seine-et-Oise).  —  Entomologie  agricole. 

—  M.  V.  Boldyrev,  professeur  d'entomologie  à  l'Académie  d'Agri- 
culture, Petrovsko-Rasumovskoie  près  Moscou  (Russie).  —  Entomo- 
logie générale  et  appliquée.  Biologie  des  Orthoptères. 

—  M.  J.  CoMiGNAN,  31,  avenue  de  Montsouris,  Paris,  W  [membre 
assistant  admis  à  titre  définitif].  —  Hyménoptères. 


36  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

—  M.  le  comte  Le  Marcis,  48,  rue  Saint-Ferdinand,  Paris,  17<=.  — 
Entomologie  générale. 

—  M.  B.  Trouvelot.  préparateur  à  la  Station  entomologique,  16, 
rue  Claude-Bernard,  Paris,  5^.  —  Entomologie  appliquée. 

Présentations.  —  M.  R.  Poisson,  préparateur  de  Zoologie,  cliel 
de  travaux  délégué,  à  l'Université,  Caon  (Calvados),  présenté  par 
M.  P.  Lesne.  —   Commissaires-rapporteurs  :   MM.  L.    Berland  et 

E.  SÉGUY. 

—  M.  H.  Stempffer,  attaché  à  la  Banque  de  France,  32,  rue  Théo- 
dore-Honoré,  Nogent-sur-Marne  (Seine),  présenté  par  M.  F.  Tressens. 
—  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  Ph.  Naude  et  E.  Moreau. 

Nomination.  —  M.  J.-L.  Lightenstein  vient  d'être  nommé  pro- 
fesseur de  Zoologie  générale  et  agricole  à  l'École  nationale  d'Agricul- 
ture de  Montpellier. 

Prix  Passet  193 î  (Rapport).  —  Au  nom  de  la  commission  du 
prix  Passet,  M.  le  D''  F.  Larrousse  donne  lecture  du  rapport  suivant  : 

Messieurs, 

La  Commission  du  prix  Passet  s'est  réunie  le  23  janvier  1922  ('),  sous 
la  présidence  de  M.  H.  Desbordes.  Seul,  un  travail  de  M.  le  D''  R. 
Jeannel,  «  Les  larves  des  Trechini  »,  paru  dans  les  Archives  de  zoologie 
expérimentale  et  générale,  ùYSil  élé^résenié{^). 

M.  Jeannel  synthétise  toutes  nos  connaissances  sur  les  larves  des 
Trechini  [Col.  CARABmAE]  et  définit  d'une  façon  précise  le  faciès 
si  spécial  des  larves  de  ce  groupe  bien  limité.  Il  décrit  9  larves 
nouvelles,  ce  qui  porte  à  16  le  nombre  des  espèces  dont  les  premiers 
états  sont  connus.  Les  descriptions  anciennes,  souvent  très  confuses 
et  incomplètes,  sont  reprises  et  rendues  plus  claires  par  l'emploi 
d'une  terminologie  rigoureuse,  transcription  française  de  la  nomen- 
clature d'A.  Bôving,  exprimée  en  danois,  qui  est  en  tous  points 
excellente  et  devrait  être  suivie  par  tous  les  auteurs  qui  décriront 
des  larves  de  Coléoptères.  De  nombreuses  figures  (62)  toutes  origi- 
nales, facilitent  grandement  la  compréhension  du  sujet.  Pour  terminer, 
l'auteur  donne  un  tableau  synoptique  des  différentes  larves  signalées 
dans  son  travail. 

(1)  Étaients  présents  :  MM.  H.  Desborres,  R.  Benoist,  L.  Berland, 
L.  Chopard,  h.  de  Franchessin,  M""  L.  Guyon,  l^".  Larrousse,  L.  Le  Charles. 

(2)  Le  travail  de  M.  Jeannel,  indiqué  imprimé  en  juillet  1920,  a  paru 
en  1921, 


Séance  du  8  février  i9ff ,  37 

Cet  ouvrage,  répondant  en  tous  points  aux  conditions  exigées  pour 
l'obtention  du  prix  Passet,  a  rallié  immédiatement  tous  les  suffrages 
des  membres  de  la  Commission;  cette  dernière  vous  propose  donc 
pour  le  prix  Passet  1921  le  mémoire  de  grande  valeur  de  M.  Jeannel. 

—  Le  vote  aura  lieu  à  la  séance  du  22  mars  1922  ('). 


Description  d'un  Galérucide  nouveau 

[Col.    CHRYSOMELmAE] 

par  Julien  Achard. 

Pseudadimonia  microphtalma,  n.  sp.  —  Entièrement  noir, 
légèrement  brillant,  à  reflets  quelque  peu  bleutés.  Tête,  pronotum, 
écusson  et  élytres  couverts  de  fortes  rugosités;  épipleures  et  para- 
pleures  métasternaux  finement  rugueux.  Front  un  peu  déprimé. 
Yeux  ovalaires,  très  petits,  non  saillants.  Antennes  ne  dépassant  pas 
le  milieu  du  corps,  quatrième  article  plus  court  que  le  troisième,  les 
suivants  progressivement  plus  courts.  Pro thorax  un  peu  plus  large 
que  long,  abaissé  sur  les  côtés  et  vers  les  angles  antérieurs,  ceux-ci 
légèrement  saillants;  angles  postérieurs  obtus,  vifs,  mais  non  sail- 
lants; bords  latéraux  légèrement  évasés  de  la  base  jusqu'au  milieu, 
formant  un  petit  angle,  puis  rétrécis  jusqu'en  avant.  Élytres  un  peu 
plus  larges  à  la  base  que  le  prothorax,  resserrés  et  déprimés  après 
l'épaule,  puis  largement  dilatés,  arrondis  séparément  au  sommet.  — 
Long.  10  mm. 

Chine  :  Sze-Tchouan. 

Voisin  de  P.  variolosa  tlope,  mais  plus  grand,  sans  reflets  bronzés, 
yeux  bien  plus  petits  et  non  saillants,  antennes  (notamment  les  cinq 
derniers  articles)  plus  courtes,  bords  latéraux  du  prothorax  sans 
étranglement  devant  l'angle  postérieur  et  bien  moins  évasés,  élytres 
beaucoup  plus  largement  dilatés  après  l'épaule. 


(1)  Les  conditions  du  vote  sont  les  mêmes  que  pour  le  prix  Dollfus  (voir. 
Bulletin  [1922],  p.  20). 


ZS  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Trois  Rutélides  [Col.]  nouveaux  d'Asie  orientale 
par  E.  Benderitter. 

Didrepanephorus  subvittatus,  n.  sp.  —  Tête,  corselet  et 
écusson  rougeàtres;  élytres  jaune  roux;  dessous  brun.  Canthus  ocu- 
laire, côtés  et  marge  de  l'épistome,  ainsi  que  la  suture  frontale,  noirs. 
Base  du  corselet  avec  une  large  bande  noire,  interrompue  devant 
l'écusson  et  remontant  sur  les  côtés  jusque  vers  le  milieu.  Écusson 
bordé  de  noir.  Suture  des  élytres,  côtés  et  une  ligne  oblique  allant  du 
calus  humerai  au  calus  apical  noirs,  cette  dernière  interrompue  sur 
une  partie  de  sa  longueur.  Tibias  rougeàtres  avec  l'extrémité  noire. 
Pygidium  brun. 

Épistome  retroussé  et  bilobé.  Suture  clypéo-frontale  élevée  sur  les 
côtés,  nulle  au  milieu.  Épistome  et  front  rugueux;  vertex  lisse,  avec 
quelques  gros  points  près  des  yeux.  Quelques  poils  droits  sur  l'épi- 
stome ;  sur  le  sommet  de  la  tête,  une  ligne  de  poils  longs,  denses  et 
dressés.  Corselet  glabre  sur  le  disque,  graduellement  plus  velu  sur 
les  côtés,  surtout  aux  angles  postérieurs  ;  ponctuation  variolique  forte, 
peu  serrée  sur  le  disque,  devenant  confluente  sur  les  côtés.  Écusson 
glabre,  fortement  ponctué,  avec  une  partie  lisse  au  milieu.  Élytres 
couverts  d'une  villosité  très  courte,  couchée,  plus  longue  et  plus 
dense  sur  les  côtés  et  en  arrière;  ponctuation  forte  et  peu  serrée 
autour  de  l'écusson,  devenant  graduellement  chagrinée  vers  les  côtés 
et  le  sommet.  Propygidium  faiblement  découvert  par  les  élytres. 
Pygidium  finement  chagriné,  tout  couvert  de  poils  longs  et  denses. 
Ventre  lisse.  Poitrine,  métasternum  et  pattes  velus.  —  Long.  18  mm. 

Type  :  1  9 ,  Tonkin  :  Chapa,  1913. 

Serait  distinct  de  D.  bifalcifer,  que  je  n'ai  pas  vu  en  nature,  par 
le  thorax  régulièrement  convexe  et  sans  bosses,  les  élytres  normaux 
en  arrière,  le  propygidium-  presque  en  entier  recouvert  par  les 
élytres,  les  taches  noires  du  corselet  et  des  élytres,  et  la  couleur  du 
pygidium. 

Peperonota  Harringtoni  var.  obtusa,  n.  var.  —  J'ai  reçu  de 
M.  ViTALis  DE  Salvaza  uue  9  de  P.  Harringtoni  qui  se  différencie 
de  la  forme  typique  par  les  caractères  suivants  : 

Tête  et  épistome  plus  fortement  rugueux.  Corselet  plus  large  en 
avant  et  plus  étroit  en  arrière,  les  angles  antérieurs  moins  acuminés, 
les  postérieurs  plus  arrondis;  entièrement  noir  avec  une  faible  tache 
rougeâtre  sur  les  côtés.  Écusson  lisse  marqué  seulement  de  quelques 


Séance  du  S  février  1922. 


39 


points  très  fins.  Les  élytres  moins  fortement  ponctués  autour  de 
l'écusson  et  sans  trace  de  teinte  foncée  à  la  base.  Pygidium  brun, 
entièrement  couvert  d'une  villositô  longue  et  dense.  Les  pattes  com- 
plètement noires,  sauf  une  tache  rousse  aux  fémurs  antérieurs. 

Ne  connaissant  pas  de  cf  correspondant,  je  considère  jusqu'ici  cet 
exemplaire  comme  variété. 

Type  :  1  9 ,  Tonkin  :  Ciiapa,  V-1916. 

Adoretus'fumatus,  n.  sp.  —  Brun  de  poix.  Côtés  du  corselet, 
région  humérale,  pattes  antérieures  et  intermédiaires,  et  antennes 
roux. 

Tète  grosse.  Epistome  en  ogive  courte,  marginc  plus  fortement  au 
milieu  que  sur  les  côtés,  la  marge  un  peu  incisée  au  milieu,  finement 
granuleux.  Front  à  points  forts,  donnant 
naissance  chacun  à  un  poil  gris,  court. 
Corselet  presque  trois  fois  aussi  large 
que  long,  à  points  forts  et  pilifères 
comme  sur  la  tète  ;  côtés  largement  ar- 
rondis; angles  antérieurs  vifs,  les  posté- 
rieurs à  peine  marqués.  Écusson  court, 
rugueux.  Élytres  rugueusement  ponc- 
tués sur  fond  densément  pointillé;  strie 
suturale  bien  marquée  et  trois  faibles 
côtes;  couverts  de  petits  poils  courts, 
clairsemés  mais  régulièrement  répartis 
sur  toute  la  surface.  Pygidium  presque 
lisse.  Dessous  du  corps  lisse,  garni  de 

poils  courts,  plus  nombreux  sur  les  arceaux  de  l'abdomen.  Pattes 
grêles.  Tibias  antérieurs  avec  trois  dents  longues  et  acuminées;  ony- 
chium  et  ongles  longs . 

Se  distingue  facilement  par  sa  couleur,  la  forme  de  l'épistome  et  du 
corselet.  —  Long.  8  mm. 

Type  :  1  cf,  Birmanie, 


Armure  génitale  (ÏAdoretus 
fumatus,  n.  sp. 


40  Bulletin  de  la  Société  entoinologique  de  France. 

Quelques  espèces  de  Noctuelles  [Lep.]  Intéressantes 
ou  nouvelles  pour  la  faune  française 

par  J.   DE  JOANNIS. 

Notre  jeune  et  nouveau  collègue,  M.  Gh.  Boursin,  m'a  communiqué 
récemment  quelques  espèces  de  Noctuidae  capturées  par  lui  dans  les 
Alpes-Maritimes  et  qu'il  m'a  paru  intéressant  de  signaler. 

1°  La  première  espèce  que  je  mentionnerai  est  bien  connue  de 
France  méridionale  et,  jusqu'à  nouvel  ordre,  lui  paraît  exclusivement 
propre,  Agrotis  Constanti  Mi  11.  ;  je  ne  sais  pas  si  elle  avait  encore  été 
signalée  des  Alpes-Maritimes.  M.  Boursin  en  a  pris  un  exemplaire  le 
31  août,  et  trois  autres  le  15  septembre  au-dessus  de  Vence,  à 
1.200  mètres  environ. 

2°  Nodaria  nodosalis  H.-S.  Cette  espèce  a  été  prise  (5  cf  et  1  Q) 
vers  le  10  septembre  à  Nice  et  à  Vence,  à  300  mètres  d'altitude.  Elle 
n'est  guère  signalée  que  d'Italie,  d'Espagne  et  de  Mauritanie.  Spuler 
la  mentionne  du  midi  de  la  France,  sans  plus  de  détails  (t.  I,  p.  325). 
Cette  capture  vient  confirmer  et  préciser  cette  citation. 

Les  trois  espèces  qui  suivent  sont  nouvelles  pour  la  faune  de  France 
et  présentent  un  intérêt  particulier,  ainsi  que  je  le  dirai. 

3°  Dianthoecia  armeriae  Gn.  Deux  cf  pris  les  l^""  et  2  mai  1921,  à 
Nice  (mont  Boron)  aux  globes  électriques.  M.  J.  Culot  a  représenté, 
pi.  20,  fig.  15,  la  9  type  de  Guenée  (collection  Oberthûr).  Les  deux 
cf  pris  par  M.  Boursin,  se  rapportent  incontestablement  à  cette  espèce  ; 
le  thorax  blanchâtre,  ainsi  que  le  dit  Guenée,  avec  quelques  écailles 
grises,  qui  sont  groupées  surtout  sur  les  ptérygodes,  est  tout  à  fait 
caractéristique;  les  ailes  inférieures  également  plus  claires  que  chez 
compta,  la  coloration  et  les  dessins  des  ailes  supérieures,  sont  tout  à 
fait  conformes  à  la  description  et  à  la  ligure.  La  seule  différence  que 
l'on  puisse  signaler  consiste  en  ce  que  la  bande  blanche  centrale  est  très 
légèrement  plus  étroite  chez  ces  deux  cf  que  sur  la  figure  donnée 
par  M.  Culot,  détail  qui  me  paraît  secondaire. 

Cette  forme  a  été  longtemps  considérée  comme  une  simple  variété 
de  D.  compta  Se  h  if  f.  Guenée  l'avait  séparée  de  celle-ci  principale- 
ment à  cause  d'un  caractère  structural,  la  forme  de  l'oviducte.  M.  J. 
Culot  la  classe  également  comme  espèce  distincte  ainsi  que  Warren 
dans  Seitz.  Il  ne  semble  pas  improbable  qu'il  y  ait  lieu,  en  effet,  de  la 
séparer  de  compta  spécifiquement. 

L'exemplaire  de  Guenée  venait  de  Russie  méridionale.  J'ignore 
pourquoi  le  Catalogue  de  Staudinger  affuble  cette  localité  d'un  point 


Séance  du  S  février  1932.  41 

d'interrogation.  L'ouvrage  de  Seitz  y  ajoute  Chypre  et  la  Syrie  qui  se 
rattaclient  bien  à  cette  localité,  puis  la  Mongolie,  qui  est  peut-être  bien 
loin.  M.  Culot  (Noct.,  I,  p.  118)  ajoutait  à  la  localité  fournie  par  Gue- 
NÉE,  l'Italie  septentrionale,  d'où  M.  le  comte  Turati  lui  avait  commu- 
niqué deux  exemplaires  (ïarmeriae  Gn.;  la  localité  où  M.  Boursin  a 
fait  cette  intéressante  capture  vient  confirmer  et  étendre  ce  nouvel 
habitat. 

4°  Taeiiiocampa  rorida  H .  -  S .  Un  beau  cT  pris  le  15  avril  1921  près 
Nice  (Cimiez)  aux  globes  électriques.  Cet  exemplaire  superbe  est 
remarquablement  uniforme  comme  coloration,  n'ayant  comme  dessin 
à  l'aile  supérieure  qu'une  légère  indication  de  l'ombre  médiane  au 
bord  interne. 

Cette  espèce  était  connue  du  sud-est  de  la  région  méditerranéenne 
et  européenne,  Syrie,  Transcaucasie,  Asie  Mineure,  Turquie,  Bulgarie? 
Dalmatio,  Istrie.  M.  Culot  la  cite  de  Rome  et  le  comte  Turati  en  a 
décrit  une  variété  {caliginosa}  de  Sardaigne.  La  nouvelle  localité  se 
rattache  bien  à  ces  deux  dernières  et  prolonge  nettement  le  territoire 
de  cette  belle  espèce  jusqu'en  France. 

5°  L'espèce  qui  me  reste  à  signaler  est  celle  qui  m'a  le  plus  inté- 
ressé, je  dirai  même  étonné,  mais  je  considère  la  détermination  comme 
absolument  certaine  :  Agrotis  Christophi  Stgr.  Cette  espèce,  à  vrai 
dire,  n^est  encore  signalée  que  de  Sarepta,  d'Oural  et  du  Turkestan 
occidental,  mais  nous  venons  de  voir  les  deux  espèces  précédentes  s'é- 
tendanl  à  très  peu  près  des  mêmes  régions  pour  atteindre  les  Alpes- 
Maritimes;  je  ne  crois  donc  pas  que  l'absence  de  localités  intermédiaires 
dans  le  cas  présent  doive  être  considérée  comme  un  argument  suffi- 
sant pour  nier  la  possibilité  de  la  présence  (TA.  Christopki  en  France. 
Les  caractères  de  l'espèce  sont  tellement  nets  sur  les  exemplaires, 
très  frais,  capturés  par  M.  Boursin,  qu'il  faut  bien  s'incliner.  Quatre 
(S  ont  été  pris  au-dessus  de  Vence,  à  environ  1.000  mètres  d'alti- 
tude, dans  la  même  région  que  A.  Constanti,  sur  la  route  de  Vence 
à  Coursegoules.  L'un  d'eux  a  le  fond  brun  ocracé  assez  clair,  les 
trois  autres  sont  d'un  brun  plus  foncé  et  à  dessins  très  fortement 
marqués.  On  sait  que  cette  espèce  présente  au  premier  abord  une 
ressemblance  très  grande  avec  le  banal  A.  tritici,  mais  le  caractère 
que  tous  les  auteurs  signalent,  depuis  Staudinger,  dans  sa  description 
originale,  jusqu'à  M.  J.  Culot  dans  ses  «  Noctuelles  et  Géomètres  d'Eu- 
rope »,  comme  séparant  irrévocablement  Christoplnà.e  tritici,  et  j'ajoute 
de  vitta,  est  fourni  par  les  antennes,  beaucoup  plus  fortement  pecti- 
nées  ici  que  chez  les  autres  espèces  citées.  Or  c'est  ce  qui  saute  aux 
yeux  chez  les  quatre  cf  pris  par  M.  Boursin;  ajoutez  la  côte  largement 


42  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

blanche,  les  taches  ordinaires  cerclées  de  blanc,  la  claviforme  très 
distinctement  prolongée  par  une  très  fine  ligne  noire  dans  le  pli  dorsal  ; 
il  me  semble  aussi  que  les  ailes  sont  un  peu  plus  courtes.  Les  antennes 
rapprochent  beaucoup  Christophi  de  distinguenda,  mais  Sir  George 
F.  Hampson  les  a  bien  distingues  par  la  forme  de  la  claviforme 
beaucoup  plus  longue  chez  distinguenda,  que  je  possède  des  Basses- 
Alpes,  plus  courte,  plus  trapue  chez  Christophi.  Bref  tous  les  carac- 
tères indiqués  par  les  divers  auteurs  pour  décrire  Christophi  se  trou- 
vent ici  réunis  et  vérifiés  sans  la  moindre  hésitation.  J'ajoute  que  j'ai 
comparé  les  exemplaires  pris  par  M.  Boursin  avec  quatre  exemplaires 
d'Uralsk  dans  ma  collection  et  qu'il  est  impossible  de  saisir  aucune 
différence  entre  eux. 

Il  faut  donc  désormais  compter  :  Agrotis  Christophi  Stgr.,  Dian- 
thaecia  armeriae Gn.  et  Taeniocampa  rorida  H. -S.  parmi  les  espèces 
de  Noctuelles  françaises. 

/ 


Description  d'un  nouveau  Myrmecophila  [Orth.  Gryludae] 
du  Soudan  égyptien 

par  L.  Ghopard. 

Myrmecophila  Cottami,  n.  sp.  —  Types  :  1  cf  et  1  Q  prove- 
nant de  Kliartoum  (R.  Cottam,  juin  1921);  coll.  du  British  Muséum. 
—  Co- types  :  2  cf>  0  9  adultes,  4  jeunes  Q,  même  localité;  coll.  du 
British  Muséum  et  coll.  L.  Ghopard. 

Très  petit,  brun  roux  avec  une  bande  blanchâtre  très  nette  sur 
le  mésonotum,  les  tergites  thoraciques  et  abdominaux  un  peu  rem- 
brunis le  long  du  bord  postérieur.  Forme  générale  ovalaire,  plus  large 
chez  la  femelle  que  chez  le  mâle;  pubescence  fine,  abondante. 

Tète  testacée,  à  pièces  buccales  pâles  ;  palpes  maxillaires  blanchâ- 
tres, à  3^  et  4«  articles  subégaux,  o«  triangulaire,  égal  aux  trois  pre- 
miers réunis.  Yeux  semblables  dans  les  deux  sexes,  composés  de 
16  grosses  facettes  disposées  en  4  rangées  verticales  de  4,  5,  4  et  3  fa- 
cettes. Antennes  courtes  et  épaisses,  à  pubescence  fine. 

Thorax  et  abdomen  formant  une  masse  ovalaire,  assez  fortement 
convexe;  10^  tergite  abdominal  court,  à  bord  postérieur  peu  net, 
un  peu  sinué  et  laissant  voir  une  petite  saillie  arrondie  à  la  base  de 
la  valve  anale  supérieure  ;  celle-ci  très  étroite  et  allongée,  subaiguë 
à  l'apex;  plaque  sous-génitale  du  cf  large,  à  bord  postérieur  arrondi, 


Séance  du  8  février  19^2. 


43 


de  la  9  grande,  triangulaire,  un  peu  tronquée  à  l'apex.  Gerques  noi- 
râtres. Oviscapte  très  large  et  court,  les  valves  supérieures  à  partie 
membraneuse  très  développée,  dilatée,  valvules  apicales  brunes,  ar- 
rondies en  forme  de  cuillère  ;  valves  inférieures  à  peine  plus  courtes 


Myrmecophilu  Coilami,  n.  sp.  — Fig.  1.  Palpe  maxillaire,  x  100;  —  fig.  2. 
extrémité  abdominale  du  cf ,  x  60  ;  —  fig.  3.  Oviscapte,  vu  de  dessous  et  de 
profil,  x30;  —  fig.  4.  Extrémité  du  tibia  postérieur,  face  interne,  x  GO;  — 
fig.  5.  Id,,  face  externe. 


que  les  supérieures,  à  valvules  apicales  courtes  et  arrondies  à  l'apex. 
Pattes  brun  testacé,  les  tarses  blanchâtres.  Fémurs  postérieurs 
fortement  dilatés;  tibias  armés  à  la  face  externe  d'une  seule  épine 
apicale,  à  la  face  interne  de  trois  épines  assez  fortes,  blanchâtres,  de 
longueur  croissante,  la  dernière  un  peu  plus  courte  que  l'éperon  su- 
périeur; éperons  inférieurs  spinuliformes,  à  peine  visibles,  moyens 
courts,  un  peu  incurvés,  supérieurs  grands,  épais,  semblables  dans 
les  deux  sexes;  tarse  blanchâtre,  le  métatarse  armé  d'une  petite  dent 


44  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

au  milieu  du  bord  supérieur  et  de  deux  éperons  apicaux  dont  l'ex- 
terne plus  long  que  l'interne.  — Long,  cf  1,8-2  mm.,  Q  2,2-2.3  mm.; 
larg.  cf  1,1  mm-,  9  1,3mm.  ;  pronot.  cf  0,6  mm.,  9  0,7-0, 7S  mm.; 
cerques  0,8-0,9  mm.  ;  oviscapte  0,75  mm. 

Cette  espèce  a  été  découverte  dans  les  fourmilières  de  Prenolepis 
longicornis  Latr.  par  M.  R.  Cottam  à  qui  je  suis  heureux  de  la  dé- 
dier. Elle  se  rapproche  beaucoup  de  M.  Surcoufi  Chop. ,  de  l'extrême 
Sud  Algérien,  mais  les  caractères  suivants  permettront  de  l'en  dis- 
tinguer :  taille  un  peu  plus  grande,  coloration  moins  uniforme,  palpes 
maxillaires  à  4^  article  plus  long,  dernière  épine  interne  des  tibias 
postérieurs  plus  courte  que  l'éperon  supérieur,  oviscapte  plus  court, 
à  valvules  apicales  très  arrondies. 

Les  mâles  semblent  moins  communs  chez  M.  Cottami  que  chez 
M.  Surcoufi  et  les  caractères  sexuels  secondaires  sont  moins  marqués, 
les  éperons  des  tibias  postérieurs  n'étant  pas  différenciés  chez  les 
mâles,  d'une  part,  et  les  yeux  étant  également  développés  dans  les 
deux  sexes,  d'autre  part. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


TYPOGRAPHIE  FIRMIN-DIDOT  ET   C'«.  —  PARIS. 


N''  4. 


BULLETIN 


DE     LA. 


r     r 


SOCIETE  ENTOMOLOGIfllE 


DE    FRANCE 

FONDÉE   LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   d'UTILITÉ   PUBLIQUE 
PAR    DÉCRET   DU    23  AOUT   1878 


PARIS 


Natura  maxime  mirando 
in  minimis. 


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AU     SIEGE    IDE    LA    SOCIETE 

HOTEL    DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

28,  Rue   Serpente,  VI" 
1922 

■■■^^  Le  Bulletin  paraît  deux  fois  par  mois 


CABINET  ENTOMOLO&iaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Duméril,  Paris  (XIII«).        i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Gob.  36.13.  {  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


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d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D""  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères du  Globe,  partie  édition  française. 

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exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, 0  fr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

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ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  MM.  les  Eiitoiaologistcs  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIP). 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIOUE  DE  FRANCE 


iSéance  du  93  février   1939. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON. 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  45.  —  Nécrologie,  p.  45.  —  Chafrtfemenls  d'adresses, 
p.  45.  —  Admissions,  p.  46.  —  Présentation,  p.  46. —  Démissions,  p.  46. 

—  Contributions  à  nos  publications,  p.  46.  —  Don  à  la  Société,  p.  46. 

—  Nomination  de  deux  Membres  bienfaiteurs,  p.  47. 

Communications.  —  D'  A.  Ghobaut.  Note  complémentaire  sur  la  larve 
primaire  de  Rhipidius  Denisi  Chob.  [Col.  Rhipiphoridae],  p.  47.  — 
P.  Clément.  Captures  de  Coléoptères  de  France,  p.  48.  —  D'  R.  Jeannel.  Sur 
les  Ckoleva  des  îles  Britanniques  [Col.  Silphidae],  p.  49.  —  J.-J.  Kieffer. 
Trois  nouvelles  espèces  de  Limnochironomus  [Dipt.]  du  Sleswic-Hol- 
stein,  p.  50, 

Bulletin  bibliographique,  p.  52. 


Correspondance.  —  MM.  A.  Ton'noir  et  B.  Trouvelot  remercient 
la  .Société  de  leur  admission. 

Nécrologie.  —  Nous  avons  appris  le  décès  du  D""  T. -A.  Chapman, 
qui  était  membre  de  la  Société  depuis  1906. 

Changements  d'adresses.  —  M.  .1.  Achard.  Tolstého  ulice,  c.  523, 
Prague-Vrsovice  (Tchécoslovaquie). 

—  M.  G.  Robert,  commandant  d'Infanterie  coloniale,  directeur  du 
lycée  franco-chinois  de  Cholon  (Cochinchine). 

Admissions.  —  M.  R.  Poisson,  préparateur  de  Zoologie,  chef  de 
Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1922]  —  N°  4. 


46  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

travaux   délégué    à   l'Université,'  Caen    (Calvados).    —   Hémiptères 
aquatiques. 

—  M.  H.  Stempffer,  attaché  à  la  Banque  de  Franco,  32,  rue  Théo- 
dore-Honoré,  Nogent-sur-Marne  (Seine).  —  Lépidoptères. 

—  M.  N.  Madieu,  5,  rue  Vital,  Paris,  16«,  présenté  par  M.  H.  Des- 
bordes, [admis  à  titre  de  membre  assistant].  —  Coléoptères. 

Présentation.  —  M.  S. -S.  Crossman,  entomological  assistant. 
Gipsy  moth  Laboratory,  Melrose  Highlands  (Mass.),  II.  S.  A.,  pré- 
senté par  M.  P.  Denier.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  F.  Picard. 
et  P.  Vavssière. 

Démissions.  —  MM.  le  P""  P.-J.  Parrott  et  P.  Saby  ont  adressé 
leur  démissioh. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  le<D'  A.  Chobaut  20  francs. 

L.  SÉMICHON  25       — 

Don  à  la  Société.  —  M""®  V"'  H.  d'Orbigny,  sœur  et  légataire 
univeri^elle  de  notre  regretté  Secrétaire  honoraire,  Louis  Bedel,  a 
fait  savoir  à  notre  Président  que,  désirant  se  conformer  au  vœu 
souvent  exprimé  par  son  frère,  elle  faisait  don  à  la  Société  : 

i°  De  tous  les  livres  de  la  bibhothèque  Bedel  n'existant  pas  dans 
la  bibliothèque  de  la  Société  entomologique. 

2'^  De  tous  les  doubles  de  la  collection  Bedel  (^). 

3°  Des  instruments  de  travail,  de  chasse  et  matériaux  d'étude  de 
Louis  Bedel. 

Notre  Président  a  exprimé,  au  nom  de  la  Société,  ses  vifs  remer- 
ciements à  M""^  d'Orbigny  pour  ce  don  d'une  importance  scientifique 
considérable.  En  outre  des  richesses  de  sa  bibliothèque,  les  notes  de 
Louis  Bedel  contiennent  d'innombrables  observations  et  des  manus- 
crits presque  terminés  concernant  le  «  Catalogue  raisonné  des 
Coléoptères  du  Nord  de  l'Afrique  »  et  la  «  Faune  des  Coléoptères  du 
Bassin  de  la  Seine  ». 

La  Société  charge  son  Président  de  se  mettre  en  rapport  avec 
MM.  P.  de  Peyerimhoff  et  J.  Sainte-Claire  Deville  pour  assurer 
la  publication  de  ces  documents  de  haute  valeur. 

(1)  La  collection  elle-même  a  été  donnée,  dans  les  mêmes  conditions,  au 
Laboratoire  d'Entomologie  du  Muséum  national  d'Histoire  naturelle. 


Séance  du,  23  février  1922. 


47 


Nomination  de  deux  Membres  bienfaiteurs.  —  Sur  la  proposi- 
tion du  Président,  la  Société  décide  que  les  noms  de  Louis  Bedel  et 
do  M"'^  H.  d'Orbigny  (igureront  sur  la  liste  des  Membres  bienfaiteurs 
de  la  Société. 


Communications 


Note  complémentaire  sur  la  larve  primaire 

de  Rhipidius  Denisi  Chob. 

[Col.   Rhipiphoridae] 

par  le  D''  A.  Chobaut. 

Lorsque  j'ai  décrit  la  larve  primaire  de  Rhipidius  Denisi  Chob. 
[Bull.  Soc.  eut.  Fr.,  [1919],  pp.  204-20o),  je  n'étais  pas  arrivé  à  voir 
d'une  façon  précise  comment  se  terminaient  les  tibias  et  j'avais  conclu, 
avec  doute,  à  la  présence  d'un  tarse  mono-articulé. 

Or,  c'est  une  erreur  que  je  tiens  à  rectifier. 

En  réalité,  cette  larve  primaire  est  démunie  de  tarse.  Le  tibia  se 
termine,  chez  elle,  par  deux  ongles  très  allon- 
gés, droits  vus  de  profil,  à  peine  incurvés  vus 
de  face,  nettement  distants,  très  mobiles  simul- 
tanément pendant  la  vie.  Une  petite  pul ville  ou 
membrane  est  accolée  à  l'ongle  interne.  Les  deux 
figures  ci-contre  montreront  cette  disposition.  Je 
les  dois  à  l'obligeance  et  au  talent  de  notre  affec- 
tionné collègue  M.  P.  de  Peyerimhoff.  Elles  ont 
été  exécutées  àla  chambre  claire,  sous  un  objectif 
à  immersion,  avec  un  grossissement  de  1.000  dia- 
mètres (réduit  de  moitié  par  la  reproduction). 

A  remarquer  l'allongement  et  la  gracilité  du 
tibia  qui,  pendant  la  vie,  font  paraître  l'animal 
comme  juché  sur  des  échasses. 

L'absence  de  tarse  constitue  une  analogie  de 
plus  entre  la  larve  de  Rhipliidiiis  Denisi  et  celle 
de  Rhyzostylops  inquirendus  Silvestri.  Il  est 
à  noter  que  les  larves  primaires  des  Rhipipho- 
rides  connues  jusqu'ici  ne  possèdent  point  d'ar- 
ticle tarsal.  C'est  là  un  caractère  qui  les  sépare 
de  celles  des  Vésicants  qui,  elles,  sont  munies 
d'un  tarse  uni-articulé  plus  ou  moins  aiq^arent. 


Tibias  antérieurs  do 
la  larve  piimaire  de 
R.  Defiisi.—  A.  Tibia 
droit  vu  de  fac«  on 
dessous.  —  B.  Tibia 
gauclie  vu  de  profil. 


48  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Captures  de  Coléoptères  de  France 
par  P.  Clément. 

J'avais  signalé  ces  captures  à  notre  regretté  maître  Louis  Bedel, 
qui  se  proposait  de  les  publier  plus  tard  avec  celles  qu'il  aurait  pu 
encore  recueillir. 

Onthophagus  urus  Men.  —  Cet  Onthophagus  se  trouve  dans  les 
prairies,  au  bord  du  Loing,  entre  Moret  et  Montigny-sur-Loing  (Seine- 
et-Marne). 

Aphodius  depressus  Kugel.  —  Forêt  de  Fontainebleau,  deux  in- 
dividus typiques,  à  élytres  entièrement  rouges  :  l'un  au  champ  de 
courses,  l'autre  près  du  Long-Rocher  (avril  1918).  Cela  porterait  donc 
à  quatre,  d'après  Bedel,  le  nombre  des  exemplaires  typiques  pris  à 
Fontainebleau. 

Aphodius  immundus  Creutz.  — J'ai  trouvé  deux  individus  de 
cette  espèce  aux  environs  de  Moret.  Cet  insecte  est  nouveau  pour 
le  département  de  Seine-et-Marne.  Je  l'ai  d'ailleurs  déjà  signalé  dans 
le  Bull.  Soc.  Nat.  Vallée  du  Loing  [1920],  p.  56. 

Aphodius  foetidus  F,  —  Un  exemplaire  au  Bois  de  Boulogne, 
dans  des  crottes  de  Cervidés  (20  janvier  1921).  Ce  joli  Aphodius  n'a- 
vait pas  encore  été  signalé  de  cette  localité.  On  sait  que  l'on  trouve 
aussi,  au  bois  de  Boulogne,  dans  les  crottes  de  Cervidés,  d'intéres- 
sants Aphodius  réacclimatés  :  A.  cenorum  Fairm.,  A.  corvinus  Er., 
A.  Zenkeri  Germ.  L'A.  foetidus  se  trouve  ordinairement  dans  les 
remises  de  cerfs,  depuis  le  commencement  d'octobre  jusqu'à  la  fin 
d'avril. 

Anoxia  australis  Sch.  —  Moret  (Seine-et-Marne),  au  bord  du 
Loing,  un  individu  vivant.  —  Habitat  :  Côtes  de  Provence  et  de  la  Pé- 
ninsule Ibérique.   A  été   également   signalé  de   Saône-et-Loirc  par 

F.    PiGAHD  ('). 

Tropinota  hirta  Poda.  —  Se  trouve,  mais  très  rarement,  en  fo- 
rêt de  Fontainebleau.  N'était  pas  encore  signalé  de  Seine-et-Marne. 

Agapanthia  Dahli  Rie  h  ter.  —  Semble  bien  acclimaté  aux  en- 
virons de  Moret  (Seine-et-Marne).  Je  l'ai  trouvé  sur  Carduus  nutans. 

(1)  Cf.  abbé  ViTURAT  et  L.FaucoiXNki.  Gdt.  anal.  rais.  Col.  Saône-et-Loire, 
p.  135. 


Séance  du  22  février  19S2.  49 

BEDEL(')signalait  cet  insecte  de  l'Yonne  (Coulanges-la- Vineuse),  de  la 
Côte-d'Or  et  du  Loiret,  pour  le  Bassin  de  la  Seine. 


Sur  les  Choleva  des  îles  Britanniques 

[Col.    Silphidae] 
par  le  D'"R.  Jeannel. 

H.  Britten  (2)  admet  qu'il  existe  dans  les  îles  Britanniques  cinq 
espèces  du  genre  Choleva,  mais  un  simple  coup  d'œil  sur  les  figures 
accompagnant  son  travail  montre  avec  évidence  que  l'identification 
de  trois  de  ces  cinq  espèces  est  erronée.  Ces  figures  représentent  le 
simple  contour  de  la  pointe  du  lobe  médian  de  l'œdeagus;  les  des- 
sins semblent  avoir  été  faits  à  la  chambre  claire,  ils  sont  en  tous  cas 
très  exacts  et,  mieux  que  la  comparaison  des  types,  permettent  d'i- 
dentifier avec  une  certitude  absolue  les  espèces  que  H.  Britten  a  eues 
sous  les  yeux. 

Qu'il  me  soit  permis  à  ce  propos  d'insister  sur  l'utilité  que  peut 
avoir  une  figuration  de  l'oedeagus,  môme  incomplète,  à  la  condition 
qu'elle  soit  exacte.  Aucun  doute  ne  peut  exister  sur  l'identification 
des  exemplaires  décrits!  ^ 

La  synonymie  des  cinq  Choleva  cités  par  H.  Britten  doit  donc  être 
établie  de  la  façon  suivante  : 

C.  cisteloides  Britten  {nec  Frôlich),  =  C.  pyrenaica  Jeannel 
(1922,  Bull.  Soc.  ent.  Fr.,  p. 25).  —  La  description  de  Fauteur  anglais 
et  son  dessin  de  la  pointe  de  l'oedeagus  ne  laissent  aucun  doute  sur 
cette  identification.  C.  pijrenaica  est  donc  une  de  ces  espèces,  origi- 
naires des  Pyrénées,  qui  ont  étendu  leur  aire  de  répartition  vers  le  nord, 
le  long  des  rivages  atlantiques,  jusque  dans  les  îles  Britanniques. 
Cette  distribution  est  comparable  à  celle  du  Trechus  fulvas  Dej.  (■^) 
et  d'autres  nombreuses  espèces. 

(1)  Cf.  L.  Bedkl.  Faune  (les  Col.  Bass.  Seine,  V.,  p.  103. 

(2)  II.  Britten.  Choleva  angns/.dia  V.  aiiil  ils  allies,  in  The  Enlomolo- 
gls!.\s  monlhiij  Magazine,  LIV  [19»8],  pp.  30-33,  fig. 

(3)  R.  Jeannel.  Étude  sur  le  Treèhus  fui  vus  Dej . ,  sa  distribution,  son  in- 
térêt biogéographique,  in  Trabajos  Mus.  nac.  Cienc.  nat.  Madrid,  ZooL, 
n<"il  [1920],  pp.   1-15,  fig. 


50  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

C.  glauca  Britten.  —  Ce  Cholava  possède  le  même  oedeagus 
que  le  C.  cisfeloides  Frol.,  mais  il  diffère  par  la  présence  d'uae  épine 
droite  sur  le  tiers  apical  du  bord  postérieur  du  trochanter  postérieur 
des  mâles.  On  sait  que  cette  épine  est  crochue,  recourbée  en  [dehors 
chez  le  C.  pyrenaica  Jeann.  C.  glauca  paraît  être  spécial  aux  îles 
Britanniques;  il  n'est  peut-être  qu'une,  race  géographique  du  C.  cis- 
ieloidex  Frôl.,  dont  la  forme  typique,  à  trochanters  postérieurs  mâles 
inermes,  ne  se  trouverait  pas  en  Angleterre. 

C.  intermedia  Kraatz,  Britten,  =  C.  oblonga  Latr.  —  C'est 
l'espèce  répandue  dans  l'Europe  occidentale  et  septentrionale. 

C.  angustata  Britten  (nec  Fabricius),  =  C.  Fagniezi  Jeannel 
(1922,  Bull.  Soc.  eut.  Fr.,  p.  26).  —  Le  dessin  très  caractéristique  de 
Britten  montre  bien  qu'il  s'agit  du  C.  Fagniezi,  espèce  pyrénéenne 
et  provençale,  existant  aussi  dans  les  îles  Britanniques.  La  distribu- 
tion de  cette  espèce  est  à  comparer  avec  celle  du  Parabathyscia  Wol- 
lastoni  Jans.,  par  exemple. 

C.  Sturnii  Britten  {nec  Ch.  Brisout),  enfm,  ne  peut  être  iden- 
tifié à  aucune  des  espèces  connues;  il  s'agit  vraisemblablement  d'une 
forme  nouvelle,  voisine  de  C.  angustata  F.  {elongata  Sturm).  Mais 
chez  le  vrai  C.  angustata  F.  le  sommet  de  l'oedeagus  porte  une  petite 
lame  quadrilatère,  tandis  que  chez  le  Choiera  cité  par  Britten  ce 
sommet  est  anguleux,,  vif.  D'autre  part,  l'oedeagus  du  C.  Sturmi  Bris, 
est  du  môme  type  que  celui  du  C.  Fagniezi  et  n'a  par  conséquent 
aucun  rapport  avec  celui  de  l'espèce  à  laquelle  Britten  a  attribué  ce 
nom. 

En  réahté  donc  le  C.  angustata  F.,  titre  principal  de  la  note  de 
H.  Britten,  ne  se  trouve  pas  plus  dans  les  îles  Britanniques  que  les 
C.  cisteloides  Frôl.  et  C.  Sturmi  Bris. 


Trois  nouvelles  espèces  de  Limnochironomus  [Dipt. 
du  SIeswig  Holstein 

par  J.-J.    KlEFFER. 

Ces  trois  espèces  se  distinguent  comme  il  suit  : 

1 .  Mésonolum  sans  couleur  noire 

—  Métanotum,  trois  bandes  raccourcies  du  mésonotum,  méso- 
sternum et  scape  noirs,  reste  du  corps  vert  ou  blanc  jau- 


Séance  du  f  2  février  1922.  51 

nâtre.  Yeux  séparés  de  deux  fois  leur  largeur  terminale, 
partie  amincie  linéaire,  au  moins  deux  fois  aussi  longue  que 
large.  Articles  2-4  des  palpes  graduellement  plus  longs. 
Flagellum  brisé.  Aile  hyaline,  7  un  peu  assombrie,  bifur- 
cation sous  T.  Métatarse  antérieur  de  moitié  plus  long 
que  le  tibia,  celui-ci  à  écaille  arrondie.  Lamelle  de  la  pince 
à  pointe  très  courte,  élargie  au  bout  ;  articles  terminaux 
grêles,  soies  rigides  à  7,  plus  courtes  que  la  grosseur  de 
l'article;  appendices  inférieurs  comme  chez  L.  fuscicauda, 
formés  d'un  long  pétiole  et  d'une  partie  très  élargie,  circu- 
laire, occupait  le  tiers  distal  ;  appendices  inférieurs  en  forme 
de  longue  lanière  arquée  par  en  bas  et  terminée  par  une 
massue,  composée  de  deux  lobes  ovoïdaux  superposés  et 
portant  chacun,  dans  sa  moitié  distale,  au  bord  médian, 
sept  longues  soies  arquées,  cf  Long.  5  mm.  —  Lac  de 
Ploen Li.  atrovittatus,  n.  sp. 

â .  Appendices  supérieurs  de  la  pince  droits,  linéaires,  au  moins 
aussi  larges  que  la  tige  des  appendices  inférieurs,  finement 
pubescents  au  côté   médiat,  qui  est  faiblement  échancré 
avant  l'extrémité,  où  il  porte  cinq  soies  ahgnées  et  assez 
longues;  par  ce  caractère,  différant  de  tous  les  congénères; 
appendices  inférieurs  en  lanière  longue  et  arquée  par  en  bas, 
subitement  élargie  en  cœur  à  l'extrémité  ;  les  deux  lobes 
ainsi  formés   sont   juxtaposés,  non   superposés,    portant 
chacun,  sur  toute  sa  surface' dorsale,  de  longs  poils  arqués; 
articles  terminaux  moins  grêles  que  chez  les  congénères, 
ses  longs  poils  latéraux  bien  plus  gros  que  d'ordinaire, 
les  soies  rigides  à  9  ou  10,  plus  courtes  que  la  demi-lar- 
geur de  l'article;   pointe  de  la  lamelle  longue,  élargie  au 
bout.  Vert  clair;   pince,  sauf  les  appendices  inférieurs  et 
8«  segment  jaune  pâle,  pointe  de  la  lamelle  noire  ;  méso- 
notum  jaune  verdàtre,  trois  bandes  raccourcies  et  bril- 
lantes, métanotum  et  mésosternum  d'un  jaune  brunâtre  ; 
balanciers  et  quatre  pattes  postérieures  blanc   verdàtre, 
trois  derniers  articles  tarsaux  et  extrémité  du  2^  brun  noir, 
patte  antérieure  et  tête  manquent.  Aile  hyahne,  nervures 
antérieures  jaunes,    T  à  peine  plus  sombre,  Cu  presque 
double  de  fi,  aussi  proche  de  la  pointe  alaire  que  D,  bifur- 
cation de  P  distale  de  la  longueur  de  T.  Tergites2-7  longs. 
cf  Long.  6,5  mm.  —  Source L.  miriforceps,  n,  sp. 

—  Appendices  supérieurs  de  la  pince  en  massue  à  tête  arron- 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

die  et  un  peu  plus  courte  que  la  lige;  appendices  inférieurs 
en  forme  de  lanière  arquée  et  terminée  par  une  partie 
élargie  allongée,  simple,  subitement  tronquée  à  l'extrémité, 
à  surface  dorsale  munie,  sur  le  côté  médial  et  latéral,  d'une 
rangée  de  cinq  ou  six  poils  assez  longs  et  à  peine  arqués; 
soies  rigides  des  articles  terminaux  à  onze  ou  douze,  plus 
courts  que  la  demi-largeur  de  l'article;  lamelle  grande,  cou- 
vrant entièrement  les  appendices  supérieurs,  à  pointe  lon- 
gue. Vert  ou  jaune  clair;  mésonotum  à  quatre  bandes  rac- 
courcies fauves,  métanotum  et  mésosternum  brun  noir. 
Yeux  séparés  de  trois  fois  leur  largeur  terminale,  partie 
amincie  au  moins  deux  fois  aussi  longue  que  large,  linéaire. 
Palpes  bruns,  l^""  article  de  moitié  plus  long  que  gros, 
2*  deux  fois  et  demie  le  1",  un  peu  plus  court  que  le  3^,  4<^ 
un  peu  plus  long  que  le  3^;  scape  noir,  flagellum  et  panache 
bruns,  12«  article  trois  fois  aussi  long  que  2-11  réunis, 
2"=  plus  de  deux  fois  le  3'^,  3-11  transversaux.  Balanciers 
blancs.  Cu  jaune  comme  T,  deux  fois  aussi  longue  que 
fi;  bifurcation  à  peine  distale.  Pattes  jaune  clair  ou  vertes, 
moitié  distale  du  métatarse  antérieur  et  les  articles  sui- 
vants brunâtres  ;  aux  quatre  tarses  postérieurs,  moitié  dis- 
tale du  2"^  et  les  suivants  brunâtres;  tibia  antérieur  éga- 
lant le  métatarse,  écaille  sans  éperon,  articles  2-5  graduel- 
lement raccourcis,  1  -3  longuement  barbus,  poils  cinq  fois 
aussi  longs  que  la  grosseur  du  tarse,  cf  Long.  6  mm.  — 
Schôhsee;  obtenu  d'éclosion,  comme  les  deux  précédents, 
par  le  P'  Thienemann L.  iruncatus,  n.  sp. 


Bulletin    bibliographique 

Société  entomologique  de  Belgique  [Annales],  LX  [1920],  6-13.  —  Achar» 
(J.)  :  Les  Scaphidiides  de  la  Péninsule  de  Malacca,  p.  47.  —  Id.  : 
Notes  sur  les  Scaphidiidae  de  la  faune  indo-malaise,  p.  123.  — 
Andrewes  (H.-E.)  :  Notes  sur  les  Carabides  orientaux,  pp.  22,  106. 
—  Ball  (F.)  :  Notes  supplémentaires  sur  les  Bourdons  de  Belgique, 
p.  31.  —  Id.  :  Psocides  nouveaux  pour  la  faune,  p,  178.  —  Ben- 


Séance  du  2È  février  1922.  53 

DERiTTER  (L.)  :  DescripUons  d'un  genre  et  de  deux  espèces  nou- 
velles d'Ochodaeinae,  p.  112.  —  Bergroth  (E.)  :  List  of  the  Cylo- 
pinae  with  descriptions  of  new  Philippine  îorms,  p.  67.  —  Dubois 
(Ed.)  :  Note  sur  les  Hyménoptères  fouisseurs  de  Belgique,  p.  87. 
~  Emery  (C.)  :  Notes  critiques  de  Myrmécologie,  p.  o9.  —  Esben 
Petersen  (P.)  :  Revision  of  some  of  the  type-specimens  of  Murme- 
leonidae  described  by  Navas  and  placed  in  the  Vienna  Muséum, 
p.  190.  —  Fleutiaux  (E.)  :  Études  sur  les  Melasidae,  p.  93.  — 
Lameere  (A.)  :  Prioninae  nouveaux  ou  peu  connus,  p.  137-  — 
Mercier  (L.)  :  Diptères  marins  et  maritimes  de  la  côte  du  Cal- 
vados, p.  206.  —  Orchymont  (A.  d')  :  Palpicornia  de  l'Hindouslan, 
p.  18.  —  Pic  (  M.)  :  Notes  sur  divers  Scaphidiides,  p.  188.  — 
Santschi  (F.)  :  Formicides  nouveaux  du  Gabon,  du  Congo,  de  la 
Rhodésie  et  du  Natal,  p.  6.  —  In.  :  Fourmis  d'Indo-Malaisie,  p.  138. 

—  ToNNOiR  (A.)  :  Contribution  à  l'étude  des  Psychodidae,  p.  149, 
180.  —  Villeneuve  (J.)  :  Sur  Ochrops  [Atylotus)  fulvus  Meig.  et 
Actia  pilipennis  Fall.,  p.  65,  66.  —  Id.  :  Diptères  paléarcliques 
nouveaux  ou  peu  connus,  p.  414.  —  Id.  :  Diptères  inédits,  p.  199. 

LXI  [1921],  1-6.  —  Fleutiaux  (E.)  :  Études  sur  les  Melasidae 
(Coleoptera  Serricornia),  pp.  23,  68,  91,  124,  169,  223.  —  Ville- 
neuve (J.)  :  Description  d'espèces  nouvelles  du  genre  Actia  Rob.- 
Desv.,  p.  45.  —  Klapalek  (Fr.)  :  Plécoptères  nouveaux,  p.  57.  — 
ToNNOiR  (A.)  :  Une  nouvelle  espèce  européenne  du  genre  Phleboto- 
mus,  p.  33.  —  Samal  (J.)  :  Plécoptères  sud-américains  nouveaux, 
p.  109.  —  Santschi  (F.)  :  Quelques  nouveaux  Formicides  africains, 
p.  113.  —  Lestage  (J.-A.)  :  Une  Perfide  nouvelle  du  Congo  fran- 
çais, p.  loi.  —  Id.  :  Les  Éphémères  indo-chinoises,  p.  211.  —  Vil- 
leneuve (J.)  :  Description  de  Diptères  nouveaux,  p.  157.  —  Mer- 
cier(L.)  :  Diptères  de  la  cftle  du  Calvados,  p.  162. —Bergroth  (E.)  : 
Notes  on  some  Cyminae  (Hémipt.  Myodocliidae),  p.  165.  — 
AcHARD  (J.)  :  Revision  du  genre  Donjphoralll.  [Megistomela  Charp.) 
(Col.  Chrysomelidae),  p.  193.  —  Andrewes  (H.-E.)  ;  Notes  sur  les 
Carabiques  orientaux.  III,  p.  202. 

Bulletin,  II  L1920],  6-13.  —  Frennet  (L.)  :  'Coléoptères  du  Juras- 
sique belge,  p.  101.  —  Id.  :  Les  Dryopides  de  Belgique,  p.  120.  — 
GoETGHEBUER  (M.)  et  ToNNOiR  (A.;  :  Catalogue  raisonné  des  Tipu- 
lidae  de  Belgique,  p.  104,  131.  —  Lestage  (J.-A.)  :  Notes  tricho- 
ptérologiques,  p.  32.  —  Id.  :  Additions  à  la  faune  des  Éphémère  de 
Belgique,  p.  65.  —  Id.  :  Notes  sur  les  Perla  (s.  str.)  belges,  p.  %. 

—  Id.  :  Contribution  à  l'étude  des  Coccinelles  de  Belgique,  p.  71, 


54  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

—  VAx\  Dorsselaer  (H.)  :  Les  Gyriuides  de  Belgique,  p.  116.  — 
Dubois  (Ed.)  :  Tenthredinidae  de  Belgique,  p.  83. 

—  III  [1921],  1-6.  —  Lestage  (A.)  :  Notes  trichoptérologiques,  Litliax 
niger  Hag.,  Trichoptère  nouveau  pour  la  Faune  belge,  p.  23,  42, 
6U.  —  Stumper  (B.)  :  Études  sur  les  fourmis,  p.  24,  84.  —  Guet- 
GHEBUER  (M.)  et  ToNNOui  (A.)  :  Catalogue  raisonné  des  Tipulidaedo 
Belgique,  p.  47.  —  Tonnoir  (A.)  :  Conopidae  de  Belgique,  p.  67. 

Société  entomologique  Namuroise  {Revue  mensuelle),  XX  [1920],  1-12. 

—  Lambillion  (L.-J.-L.)  :  Histoire  naturelle  et  mœurs  de  Luceria 
virens  L.,  p.  1.  —  Id.  :  Le  roman  vrai!  d'un  couple  à'Amphidasis 
betularia  Tr.,  p.  9,  13,  17.  —  Id,  :  Histoire  naturelle  et  mœurs  de 
tous  les  papillons  de  Belgique,  pp.  34,  40,  41, 46.  —  Cabeau  (Ch.)  : 
Aberrations  de  Lépidoptères,  pp.  2,  18,  21.  —  Id.  :  Quelques  obser- 
vations sur  Araschnia  Levana  L.,  p.  10.  —  de  Hennin  de  Boussu 
Walcourt  (Emm.)  :  Présence  d'un  point  noir  dans  l'espace  compris 
entre  les  nervures  3  et  4  du  dessus  des  ailes  postérieures  chez 
les  Q  de  nos  trois  Piérides  communes,  pp.  13,  20,  21.  —  Derenne 
(F.)  :  Polyploca  Hb.  ridens  F.,  pp.  24,  25.  —  Id.  :  Note  sur  nos 
Acronicta,  p.  30.  —  Id.  :  Suite  à  l'étude  sur  PohjploCa  ridens,  p.  35, 
38.  —  X.  :  Étude  sur  Pararge  Hb.  maera  L.  variété  Adrnsta  Hbn., 
p.  26. 

—  XXI,  [1921],  1-6.  —  Lambillion  (L.-J.-L.)  :  Histoire  naturelle  et 
mœurs  de  tous  les  Papillons  de  Belgique,  pp.  2,  10.  —  Navas  (Lon- 
gin)  :  Sur  quelques  Myrraéléonides  (Nevr.)  du  Musée  de  Vienne, 
p.  7.  —  Id.  :  Myrméléonide  (Nevrop.)  nouveau  du  Congo  belge, 
p.  13.  —  Lambillion  (L.-J.-L.)  :  Epirranthis  pulverata  Thbg., 
p.  21.  —  Derenne  (F.)  :  Note  sur  le  genre  OrrJiodia  Hb.,  p.  23. 

Société  entomologique  Suisse  {Bulletin),  XIII,  [1919],  1-2.  —  Kutter 
(H.)  :BeitrâgezurAmeisenfaunaderSchweiz,  p.  13.  —  Picïet  (A.)  : 
Becherches  expérimentales  sur  l'adaptation  de  Lymantria  dispur 
aux  Conifères  et  à  d'autres  essences,  p.  20, 1  pi.  —  Escher-Kundig 
(D^l.)  :  Cyrtopoqonplatiicerus  Vill.,  p.  54,  3  pi.  —  Handschin  (Ed.)  : 
Jurassische  Proturen,  p.  81,  fig.  —  Born  (P.)  :  Carabologisclie 
Milteilungen  aus  dem  Kantou  Tessin,  p.  87.  —  Steck  (D''  Th.)  : 
Die  Myrmeleoniden  der  Schweiz,  p.  102. 

Real  Sociedad  espanola  de  Historia  natural{Boletin),X\  [1920],  10.© 

—  XXI  [1921],  1-3.  —  Geballos  (G.)  :  Notas  sobre  Icneumonidos 
p.  50,  llg.  —  Jeannel  (B.)  :  Deux  Coléoptères  iroglobies  décou- 
verts par  H.  Breuil,  en  Espagne,  p.  55,  llg.  —  Santschi  (D'  F.)  : 


Séance  du  f2  février  1922.  55 

Notes  sur  les  Fourmis  paléarctiques,  p.  UO,  fig.  —  de  la  Escalera 
(M. M.)  :  Descripciones  de  especies  nuevas  de  Asida  de  la  Penin- 
sula  Ibérica,  p.  117. 

—  {Memorias),  XII  [1921]  i\0 

—  Tomo  extraordinario  publicado  con  motivo  del  !:i(p  aniversario  de 
su  Fundaciôn  [1921].  —  Bordas  (D'"D.-M)  :  Sobre  la  estructura  y 
funcionamento  de  los  estigmas  en  el  Ortôptero  Blatta  orientalis 
L.,  p.  24,  fig.  —  Ceballos  (G.)  :  Nota  sobre  un  Himenoptero  gi- 
nandromorfo,  p.  79,  fig.  —  de  la  Escalera  (M. -M.)  :  Dos  nuevas 
especies  de  Sternocoelis  de  Marruecos  (Coi.  Histeridae),  p.  126,  fig. 

—  SÂNCHEz  (D.  Sanchez  Y)  :  Sobre  la  evoluciôn  de  las  neuronas 
retinianas  en  los  Lepidopteros.  p.  129,  fig.  —  Arévalo  (C.)  :  Notas 
hidrobiologicas  :  Larvas  planktônicas  de  Arquipleros  de  la  laguna 
de  Penalara,  p.  169,  fig.  —  Dusmet  y  Alonso  (J.-M.)  :  Los  Apidos 
de  Espana,  p.  177.  —  ]\Iercet  (R.-G.)  :  Notas  sobre  AfeHninos 
(Hym.,  Chalc),  P-  299,  fig.  —  Escribano  (G.)  :  Desarrollo  de  la 
Theleproctopkylla(Ne\ivopt.)  :  p.  365,  lam.  XXVI.  — Garcia  (A.-Z.)  : 
Nuevaespeciede  Petrognatha  de  Fernando  P6o  (Ceramb.)  :  p.  387, 
fig.  —  Santsghi  (D^F.)  :  Notes  sur  les  Fourmis  paléarctiques  :  I 
Quelques  Fourmis  du  Nord  de  l'Afrique  et  des  Canaries,  p.  424, 
fig.  —  Bolivar  (I.)  :  Observaciones  sobre  Ortépteros  espanoles. 
p.  446,  fig.  —  Martinez  (S.)  :  Notaacercade  là  Bactrophora  domi- 
îiflîis  Westw.  (Orthopt.  Locust.),  p.  503,  fig.  —  Bolivar  y  Pieltain 
et  R.  Jeannel  (C.)  :  Coléoptères  cavernicolas  nuevos  de  las  Provin- 
cias  Vascas,  p.  509,  fig.  —  Cajal  (S.-R.)  :  Las  sensaciones  de  las 
Hormigas,  p.  5o5. 

Société  d'histoire  naturelle  de  V Afrique  du  Nord  {Bulletin),  X  [1919], 
6,  9.  —  duBuysson  (H.)  :  Contributions  à  la  faune  du  Maroc  et  du 
nord  de  l'Afrique  :  Elatérides,  p.  114  (2^^  note).  —  Béguet  (D""  M.)  : 
Tableau  synoptique  de  détermiliation  des  stades  évolutifs  de  la 
Schistocerca  peregrina,  p.  128,  fig.  —  Kiekfer  (Abbé  J.)  :  Micro- 
diptères d'Afrique,  p.  191,  fig. 

—  XI  [1920],  1-9.  —  DU  BuYSsoN  (H.)  :  Contributions  à  la  faune  du 
Maroc  et  du  Nord  de  l'Afrique,  p.  12  (3°  note).  —  Roth  (P.)  :  Sur 
quelques  variations  de  couleur  d'Ammophila  nasuta,  V,  p.  15,  85. 

—  Cros  (A.)  :  Contribution  à  l'étude  des  Rhipiphorides  Algériens 
Macrosiagon  iricuspidaia  Lepechin  {Emenndiabimaculata\F.),  p.  56, 
70.  —  Id.  :  Meloe  foveolatus  G.,  p.  75.  —  Id.  :  Hornia  nymphoides 
Esc,  p.  76.  —  de  Bergevin  (E.)  :  Description  d'une  nouvelle  espèce 


S6  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

(lo  Goniagnathus  (Hém.  Jass.)  d'Algérie,  p.  77.  —  Lacroix  (J.-L.)  : 
Faune  névroptérique  de  l'Algérie  et  de  la  Tunisie,  p.  83.  —  Ber- 
GEViN  (E.  de)  :  Description  d'une  nouvelle  espèce  d'Hysteropterum 
(Hém.  Iss.)  de  Tunisie,  p.  87.  —  Id.  :  Description  d'une  nouvelle 
espèce  de  Tettigometra  (Hém.  Tett.)  du  Maroc  oriental,  p,  102.  — 
RoTH  (P.)  :  Curieuse  anomalie  dans  la  nervation  des  ailes  d'un 
Pélopée,  p.  140.  —  Weiss  (A.)  :  Un  Pulicide  (Aphan.)  nouveau  de 
l'Afrique  Mineure,  Archaeopsylla  polymorphus  n.  sp.,  p.  171. 

—  XII  [1921],  lo.  —  Navas  (Longin)  :  Névroptères  de  Barbarie 
(2°  série),  p.  11,  fig.  —  Parrot  (L.)  :  Sur  une  variété  nouvelle  de 
Phlebotomus  minutus  Rond.,  p.  38,  fig.  —  Santschi  (D'"F.)  :  For- 
micides  nouveaux  de  l'Afrique  du  Nord,  p.  68. 

Société  dlmtoire  naturelle  de  Colmar  [Bulletin),  XV  [1918-1919].  — 
Scherdlin  (P.)  :  Deuxième  supplément  au  catalogue  des  Coléo- 
ptères de  la  chaîne  des  Vosges  et  des  régions  limitrophes  (Portrait 
de  l'Abbé  Vouaux),  p.  1  à  235. 

Société  lépidoptérologique  de  Genève,  IV  [1919],  1.  —  Reverdin  (J.-L.)  : 
Note  sur  Hesperia  syrichtus  Fab.  (pi.  4,  fig.  1,  2  et  3  et  pi.  S), 
p.  96.  —  Id.  :  Melitaea  aurinia  Rott.  ab.  epimolpadia  Rev.  (PI.  4, 
fig.  4).  p.  108.  —  Lacreuze  (Ch.)  :  Description  de  Lépidoptères 
peu  connus  du  bassin  du  lac  de  Genève  (pi.  4,  fig.  5  à  14),  p.  HO. 
—  Brocher  (F.)  :  L'organe  pulsatile  mésotergal  des  Lépidoptères, 
p.  117.  —  Pictet'  (A.)  :  Recherches  sur  l'ontogénie  de  Notodonta 
ziczac  L.  pendant  trois  générations  dans  la  même  année,  p.  123. 

Société  Linnéenne  de  Lyon  {Annales),  LXV  [1918].  —  Pierre  (C.)  : 
Contribution  au  Catalogue  des  Diptères  de  France,  Tipuliformes. 
Nematocera  Polyneura.  Limnobidae,  TipuUdae,  Cylindrotomidae, 
p.  63.  —  Lacroix  (J.)  :  Notes  névroptérologiques  :  quelques  Névro- 
ptères recueillis  dans  les  départements  de  l'Ain,  le  Rhône,  l'Isère, 
l'Ardèche,  la  Drôme,  l'Ariège  et  les  Hautes-Pyrénées,  p.  91. 

—  LXVI  [1919].  —  RiEL  (D"'  Ph.)  :  Quelques  mots  sur  la  récolte  et  la 
préparation  des  Microlépidoptères,  Micronévroptères  et  Microhé- 
miptères, p.  41.  —  Hustache  (A.)  :  Curculionides  nouveaux  de 
l'Afrique  tropicale,  p.  45. 


Le  Secrétaire'gérant    L.  Chopard. 


TYPOCUAPHIE    FUIMIN-DIDÛT   ET  C 


? 


1922.  —  r  5. 


BULLETIN 


r)B   L^ 


r    r 


SOCIETE  ENTOiOLOGIO^E 


DK    FRANCE 

FONDÉE   LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   d'uTILITÉ  PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET   DU    23  AOUT  1878 


Natura  maxime  miranda 
in  minimis. 


PARIS 


ATJ     SIEGE    IDE    LA    SOCIETE 

HOTEL    DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

28,   Rue   Serpente,  VI' 
1922 

^^^mm  Le  Bulletin  paraît  deux  fois  par  mois 


CABINET  ENTOMOLOGIClUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Duméril,  Paris  (XIII»).        |  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Qob.  36.13.  |  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  MsiX  Bartel  {Lépidoptè)-es  paléarcliques)  et  Herin.  RoUe 
[Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D''  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères du  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  loutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
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taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
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blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n",  19 fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
0  fr.  50;  C  iléoptères  paléarctiques  N°  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, Ofr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  MM.  les  Entoiuologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMOXT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Taris  (XIII'). 


BULLETIN 


DE     LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


ISéance  di|  S  niar^ii  192%. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNÛN. 

Sommaire 

Correspondance,  p.  57.  —  Changements  d'adresses,  p.  57.  —  Admission, 
p.  58.  —  Présentations,  p.  58.  —  Exonérations,  p.  58.  —  Démission, , 
p.  58.  —  Contributions  à  nos  publications,  p.  58.  —  Prix  Dollfus  1921 
{^'o/e},  p.  58.  —  Prix  Constant  1921  {Commission),  p.  59. 

Observations  diverses.  —  J.  Sainte-Claire  Deville.  Capture  [Col. 
Cek/VMbycidae],  p.  59. 

Communications.  —  P.  de  PEVERiMHOFf.  Nouveaux  Coléoptères  du  Nord 
Africain.  Quarantième  note  :  récoltes  de  M.  le  D'  R.  Maire  vers  le  sommet 
du  Tachdirt  (Grand  Allas  marocain),  p.  60.  —  Maurice  Pic,  Diagnoses 
d'Hétéromères  [Col.]  du  Tonkin,  p.  06.  —  J.  Sainte-Claire  Deville.  Co- 
léoptères nouveaux  pour  la  faune  française,  p.  67. 


MM.  B.  Meier,  de  S*'^-Marie-aux-Mines,  et  H.  Stempffer,  récemment 
admis,  assistent  à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  R.  Poisson  remercie  la  Société  de  son 
admission. 

Changements  d'adresses.  —  M.  J.  Bequaert,  American  Muséum 
of  nalural  History,  77*''  Street  and  Central  Park  West,  New  York 
(U.  S.  A.). 

—  M.  R.  BÉRARD,  20,  rue  de  Lampèze,  Nrmes  (Gard). 

—  M.  A.  Dervin,  Germont  par  Buzancy  (Ardenncs). 

—  M.  E.  Varas  Arangua,  Campania  2,  155,  Santiago  (Chili). 
Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1922].  —  N"  5. 


58  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Admission.  —  M.  S.  S.  Crossman,  entomological  assistant,  Gipsy 
moth  Laboratory,  Melrose  Highlands  (Mass.),  U.  S.  A.  —  Entomologie 
appliquée. 

Présentations.  — M.  H.  Desaigher,  lo,  galerie  de  Waterloo,  Ixelles 
(Belgique),  présenté  par  le  D''  Lallemand,  —  Commissaires-rappor- 
teurs :  MM.  L.  Berland  et  G.  Pécoud. 

—  M.  le  D''  G.  Richard,  à  Franclieville-le-Haut  (Rhône),  présenté 
par  M.  L.  Chopard.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  A.  Magueleine 
et  H.  Desbordes. 

Exonérations.  —  MM.  H.  Gauthier  et  L.  Scellier  se  sont  fait 

inscrire  comme  membres  à  vie. 
'j 
Démission.  —  M.  R.  Simonet  a  adressé  sa  démission. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  R.  Ferreira  d'Almeida 50  francs. 

Ch.  Legrand 30      — 

H.  SlETTl 20       - 

E.  Varâs  Arangua 20      — 

R.  Vielliard 16      — 

Prix  Dollfus  1921  {Vote).  —  Conformément  aux  articles  14  et 
63  de  son  règlement,  la  Société  procède  au  vote  sur  les  conclusions 
du  rapport  de  la  Commission  du  prix  Dollfus,  rapport  lu  à  la  séance 
du  25  janvier  1922  et  imprimé  au  Bulletin,  n"  2,  p.  18. 

Soixante  et  onze  membres  ont  pris  part  à  ce  vote,  soit  directement, 
soit  par  correspondance.  Ce  sont  MM.  : 

A.  Argod- Vallon,  —  E.  Barthe,  —  A.  Bayard,  —  R.  Benoist,  — 
L.  Berland,  —  G.  Billiard,  —  L.  Bleuse,  —  H.  Bureau,  —  L.  Cho- 
pard, —  G.  Chopard,  —  P.  Clément,  —  J.  Clermont,  —  J.  Cotte, 

—  D""  A.  Gros,  —  M.  Dalibert,  —  E.  Danède,  —  E.  Dattin,  — 
L.  Demaison,  —  H.  Desbordes,  —  G.  Desrivii';res,  —  H.  Donckier 
de  Donceel,  —  A.  DuLAc,  —  R.  Duprez,  —  J.  Faivre,  —  L.  Falcoz, 

—  E.  Fleutiaux,  —  H.  de  Franghessin,  — H.  Galibert,  —  L.  Gaudin, 

—  A.  Georgel,  —  J.  Grouvelle,  —  Ph.  Grouvelle,  —  L.  Guille- 
mart,   —  G.  Hardy,  —  A.  Hémon,  —  C.  Houard,  —  A.  Hustache, 

—  J.  DE  Joannis,  —  J.-J.  Kieffer,  —  .T.  Lacroix,  —  Ch.  Lahaussois, 

—  L.  Le  Charles,  —  L.  Lhomme,  —  G.  Louvet.  —  A.  Magdelaine, 

—  J.  Magnin,  —  B.  Meier,  —  A.  Méquignon,  —  E.  Moreau,  —  Ph. 


Séance  du  S  mars  19Ti.  59 

Naude,  —  G.  PÉGOUD,  —  J.  Perret,  —  P.  de  Peyerimhoff,  —  M.  Pic, 

—  F.  Picard,  —  H.  Pierson,  —  L.  Planet,  —  H.  Portevin,  —  L.  Puel, 

—  A.    RiOULT,    —   D""   M.    ROYER,    —    G.    RUTER,    —    P.    SCHERDUN,    — 

L.  Semichon,  —  L.  SÉRAPHIN,  —  H.  Stempffer,  —  F.  Tressens,  — 
A.  Vayssière,  —  p.  Vayssière,  —  H.  Venet,  —  J.  Vincent. 

Le  dépouillement  des  votes  donne  le  résultat  suivant  : 

E.  DoNGÉ  et  P.  EsTiOT 63  voix. 

abbé  J.  GuiGNON oO    — 

L.  Lhomme 1     — 

V.  Laboissière 1    — 

Bulletins  blancs 2    — 

En  conséquence,  le  prix  Dolifus  1921  est  partagé  entre  MM.  E. 
DoNGÉ  et  P.  EsTiOT  pour  leur  ouvrage  intitulé  :  Les  Insectes  et 
leurs  dégâts,  et  M.  l'abbé  J.  Guignon  pour  ses  études  sur  Les  In- 
sectes parasites  des  Plantes. 

Prix  Constant  1921  (Commission).  —  La  Société  procède  à 
l'élection  de  la  Commission  du  prix  Constant  pour  l'année  1921.  Sont 
élus  membres  de  cette  commission  :  MM.  L.  Chopard,  L.  Demaison, 
H.  Desbordes,  J.  Faivre,  J.  de  Joannis,  L.  Le  [Charles,  E.  Moreau,  E. 
Séguy  et  P.  Vayssière. 


Observations  diverses 

Capture  [Col.  Cerambycidae].  —  A  propos  de  la  capture  du  Lep- 
tura  Fontenai/i  Muls.  à  Fouesnaat  (cf.  supra,  p.  6),  M.  J.  Sainte- 
Claire  Deville  signale  que  ce  beau  Longicorne  a  déjà  été  indiqué 
par  E.  Hervé  des  environs  de  Morlaix  (Catal.  des  Col.  du  Finistère, 
p.  114).  Il  est  également  connu  de  la  région  d'Auray  (Morbihan),  où 
il  été  trouvé  autrefois  par  le  Frère  Elphège. 


60  Bulletin  de  la  Société  entomologiqiie  de  France. 

Communications. 


Nouveaux  Coléoptères  du  Nord  Africain.  Quarantième  note  (')  : 

récoltes  de   M.  le  D'  R.  Maire  vers  le  sommet  du  Tachdirt 

(Grand  Atlas  marocain) 

par  P.  DE  Peyerimhoff. 

Garabidae. 

143.  Deltomerus  (Penetretus)  corax,  d.  sp.  —  Long.  li,5- 
12  mm.  —  Eloiigatus  et  gracilis,  supra  niger,  subtus  ac  palpis  pe~ 
dibusque  rufobrunneus,  nitidus,  pubescens.  Cnput  grossum,  oculis  pa- 
rum  prominulis,  temporibus  plane  setulosis.  Pronotum  aeque  longum 
ac  latum,  cordatum,  angulis  posticis  rectis,  ambitu  sat  dense,  disco 
taxe  tenuiter  punctatum  ac  pubescens,  margine  laterali  ante  médium 
3-setoso.  Coleoptera  longa,  elliptica,  humeris  rotundatis,  basi  autem 
utrinque  subtilissime  callosa,  striarum  interstitiis  regulariter  punc- 
tatis  ac  villosis,  3"  punctis  quaternis  grossis,  setas  [saepe  deciduas) 
majores  gignentibus  insiructo.  Subtus  prosterno  medio  levigato,  nudo, 
metasterno  parce  villoso,  abdomine  setis  majoribus  cum  minoribus  in- 
termixiis  hirto,  ultimo  segmenta  in  utroque  sexu  apice  bisetoso.  Pedes 
graciles,  tarsis  posticis  superne  villosis.  —  Maris  ultimum  segmentum 
subtus  in  longitudinem  plicatum  et  utrinque  ante  apicem  puncto  seti- 
gero  notatum. 

Ad  nives  déliquescentes  editorum  Atlantis  maroccani. 

Quatre  spéciinens  (coll.  Bedel,  Peyerimhoff  et  de  l'Institut  scientifique 
chérifien). 

Aspect  de  D.  andalusicus  Reitt.,  d'Espagne  méridionale,  dont 
M.  G.  Bolivar  a  euramalHlité  de  me  donner  un  exemplaire,  mais  très 
distinct  par  les  élytres  densément  pubescents,  grossièrement  ponc- 
tués, et  la  forme  beaucoup  plus  grêle.  S'éloigne  à  première  vue  de 
D.  temporaUs  Bed.,  de  Tanger,  et  de  D.  punctatissimus  Fairm., 
du  Tell  algérien,  par  la  couleur  entièrement  foncée  et  le  grand  déve- 
oppement  de  la  tète  par  rapport  au  prothorax. 

144.  Amara(Leiromorpha)Mairei,  n.  sp.  —  Long.  6-6,5  mm.  — 

(1)  Pour  les  notes  1-14,  16-24,  26-39,  voir  ce  Bulletin  [1905-1921].  — 
15«  note,  in  AiDi.  Soc.  eut.  Fr.  [1912],  p.  515.  —  25"=  note,  ibid,  [1917], 
p.  117. 


Séance  du  8  mars  i922.  61 

Apice  prostcrni  marginato,  bisetoso,  Ubiarum  primi paris  ungulo  acuto, 
simplici,  coxis  primi  et  secundi  paris  tantum  bisetosis,  tibiis  posticis 
intus  apud  cf  haud  fimbriatis,  antennis  ex  toto  dilutis,  episternis 
metathoracis  brevibus,  vix  longioribus  quam  latioribus,  postiee  parum 
attenuatis,  pronoto  lateraliter  curvato.  Breviuscula,  piceo  nigra, 
nitida,  antennis,  palpis  pedibusque  rufotestaceis.  Caput  médiocre, 
impunctatuin,  setis  supraorbitalibus  duabus  instrucium,  oculis  semi- 
globosis  prominulis,  antennis  brevibus,  pronoti  busiti  ultra  vix  pro- 
ductis.  Pronotum  convexum,  transversum,  cordatum,  lateraliter  valde 
curvatum,  maximam  latitudinem  paullo  ante  médium  explens,  prope 
angulos  posticos  acutos  sinuatum,  medio  sulcatum,  antice  ac  disco  ini- 
punctatum,  basi  bifossulatum  et  punctatum,  plica  juxta-angulari 
nulla;  setis  binis  ad  marginem  lateralem,  primapaullo  ante  médium, 
altéra  ad  angulum  posticum.  Coleoptera  caput  cum  pronoto  circa  di- 
midio  longiora,  parum  convexa,  pronoto  vix  latiora,  striis  profundis 
impunctatis  insculpta,  interstitiis  planis,  levigatis.  Pleurae  prosterni 
disperse,  grosse  punctatae,  processu  intercoxali  impunctato,  meta- 
sterno  ad  latera  ut  episternis  grosse  punctnto.  Abdominis  segmenta 
seta  unica  utrinque  ornata.  Tibiae  anticae  extas  3-4  spinulis  versus 
apicem  tantum  armatae.  —  cf  gracilior,  nitidior,  tarsorum primi  paris 
nrticulis  1-3  expansis  et  calceatis,  segmento  anali  utrinque  seta  unica 
instructo  ;  Q  crassior,  parum  nitida,  segmento  anali  utrinque  setis 
duabus  instructo. 

Ad  édita  Atlantis  maroccani. 

Un  cf  et  une   Q . 

Ressemble  à  VA.  lantoscana  Fauv.,  des  Alpes  niçoises,  mais  le 
pronotum  a  les  côtés  bien  plus  curvilignes,  sa  base  est  plus  profon- 
dément fovéolée,  ses  angles  postérieurs  sont  notablement  plus  aigus, 
etc.  —  C'est  le  premier  Amard  de  ce  groupe  alpin  signalé  dans  le 
Nord  de  l'Afrique  et  c'est  aussi,  assurément,  l'une  des  plus  belles 
découvertes  de  M.  Maire.  Il  m'est  particulièrement  agréable  d'y  atta- 
cher son  nom. 

Bruchidae   [Ptinidae] 

143.  Pseudeurostus  Dyris('),  n,  sp.  —  Long.  2,5  mm.  —  Elon- 
gato  ovatus,  convexus,  nitidulus,  piceo  brunneus,  antennis  pedibusque 
ferrugineis,  longe,  sat  dense  flavo  hirtus.  Caput  tomentosum,  antennis 

(1)  Dyris  est  le  nom  latin  (indiqué  par  Pline)  de  la  chaîne  du  Grand 
Atlas. 


62  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

elongatis,  gracilibus,  art.  2-3  subaequalibiis,  4"  sesquibreviore,  ceteris 
ralde  longioribus  quam  latioribus.  Pronotum  longius  quant  lat lus,  dorso 
subplanatum,  ad  latera  haud  foveatum,  granulis  umbilicatis  ut  areo- 
latmn,  pilis  reclinatis  dense  vestitum.  Scutellum  minutum,  circulare. 
Coleoptera  ovata,  disco  parum  convexa,  humeris  demissis,  ecarinatis, 
lineis  punctulatis  vagissimis  tantum  insculpta,  pilis  autem  longis, 
subreclinatis,  in  lineas  longitudinales  confusas  redactis  hirta.  Pede.<t 
crassi,  flavotomentosi,  tibiis  secundi  paris  extus  ad  dimidium  secun- 
dum  fimhria  obliqua  flava  {'forsan  maris  signum)  ornatis.  Metasternum 
â°  abdominis  segmenta  sensim  brevius. 

Ad  nives  déliquescentes  editorum  Atlantis  maroccani. 

Un  seul  spécimen. 

Distinct  de  toutes  les  espèces  décrites  par  ses  antennes  relative- 
ment grêles,  et  surtout  ses  longs  poils,  laineux  et  entremêlés  sur  le 
pronotum,  mi-soulevés  et  en  vagues  lignes  longitudinales  sur  les 
élytres.  La  forme  reproduit  celle  des  P.  frigidus  Boield.  les  plus 
allongés.  —  Les  Pseudeurostus,  caractéristiques  des  hauts  sommets  de 
l'Europe  moyenne  et  méridionale,  et  dont  M.  R.  de  Borde  a  récem- 
ment découvej:'t  un  représentant  en  Corse  (cf.  J.  Sainte-Claire  De- 
ville,  m  Ann.  Soc.  ent.  Fr.  [1920],  p.  394),  étaient  étrangers  jus- 
qu'ici à  la  faune  de  Barbarie. 

Chrysomelidae. 

146.  Labidostomis  Mairei,  n.  sp.  —  (o")  Long.  6,5-7  mm.  — 
Elongata,  subcylindrica,  pronotonitida,capite  et  praesertim  coleopteris 
opuca,  supra  calva,  subtus  albido  pubescens,  cijanea.  labro  brunneo,  an- 
tennarum  articulis  1-3  subtus,  coleopterorum  epipleuris  ex  toto,  am- 
bitu  auguste  maculisque  latis  basi  et  apice  rufo-testaceis.  Caput  ma- 
gnum, fronte  foveatum,  antice  fortiter  pimctato-corrugatum,  vertice 
tantum  sat  crebre  punctatum,  clypeo  acutissime  bidentato,  mandibulis 
pervalidis.  antennis  pronoti  basin  haud  superantibus,  ab  art.  4"  crasse 
pectinatis,  Pronotum  latius  quam  longius  fere  duplo,  basi  coleopteris 
haud  vel  vix  umplius,  nd  latera  regulariter  curvatum,  margine  antice 
vix  impressmn,  punctis  validis  irregulariter  insculptum,  angulis  pos- 
ticis  refle.Tcis,  prominulis ,  apice  autem  demissis.  Coleoptera  cijlindrica, 
sesquilongiora  quam  latiora,  crebre  ac  regulariter,  ad  maculam  autem 
apicalem  laxius  et  minutius  punctata.  Tibiae  primi  et  secundi  paris 
curvatae.  —  Femina  hucusque  invisa.  ^ 

Ad  édita  Atlantis  maroccani. 

Trois  spécimens  cf- 


Séance  du  8  mars  1922.  63 

Reproduit  un  peu  l'aspect  de  L.  Lejeunei  F  air  m.,  du  Tell  algé- 
rien; plus  grand,  à  ponctuation  beaucoup  plus  forte,  et  immédiate- 
ment distinct  par  la  marge  latérale  des  élytres  testacée.  Doit  ressem- 
bler davantage  à  L.  nevadensis  Dan.,  d'Andalousie,  mais  ce  dernier 
a  le  labre  jaune,  le  pronotum  trapézitorme  et  seulement  une  fois  et 
demie  plus  large  que  long.  D'ailleurs,  en  dépit  de  son  faciès  et  de 
son  système  de  coloration,  cet  insecte  s'éloigne  de  tout  le  groupe  des 
Chlorostola  (auquel  appartiennent  les  deux  espèces  précitées),  tant 
par  la  conformation  des  antennes,  qui  sont  pectinées  à  partir  du 
4<=  article,  que  par  celle  de  l'épistome,  dont  la  dent  médiane  manque 
totalement. 

CURCULIONIDAE 

147.  Brachyrrhinus  (Arammichnus)  Tornezyi  n.  ?p.  — 
Long.  5,0-6,5  mm.  — Subelongatus,  convexus,nitidus,niger,antennis 
pedibusque  rufescentibus,  setulis  gracillimis  supra  et  subtus  dispersis. 
Caput  conicum,  medio  sive  sulcatum  sive  foveatmn,  punctatum,  vertice 
levigatum,  rostro  crasso,  valide  et  crebre  punctato,  medio  carinato, 
apice  spatio  sublevigato  notato,  fronte  inter  oculos  perparum  promi- 
nulos,  latérales,  subplana  ibique  quam  roHro  latiore,  scrobibus  ante 
oculos  definitis.  Antennae  ultra  basin  coléopterorum  productae,  scapo 
sensim  clamto,  funiculi  art.  l"  et  S"  subaeqnnlibns,  .5°-7°  moniliatis, 
sphaericis,  clava  fusiformi.  Pronotum  paullo  longius  quam  latius, 
lateribus  rotundatum,  antice  sensim  (ittenuatnm,  circa  médium  latis- 
simum,  punctis  grossis,  setas  adpressas  [in  disco  deciduas)  gigncnti- 
bus  cribratum  Coleoptera  ovata,  ad  apicem  recte  declivia,  estriata, 
punctis  in  lineas  redactis,  alternatim  majoribus  setigcris  et  minori- 
bus  tantum  instructa.  Pedes  aequales,  femoribus  inermibus,  tibiis 
unticis  extus  carinatis,  intus  denticulatis,  apice  ad  modum  batilli 
explanatis,  tarsis  latis,  art.  3°  expanso,  bitobato,  quam  praecedente 
duplo  latiore.  Corpus  subtus  antice  grosse  corrugatum,  postice  puncta- 
tum, undique  setulosum.  —  Maris  i°  et  2°  ventris  segmenta  excavata. 

Ad  édita  Atlantis  maroccani. 

Cinq  spécimens. 

Appartient  à  la  section  Edelengus  Reitt.  (cf.  B.-T.  66,  p.  19  et  67. 
p.  IIU)  des  Arammichnus  Gozis,  caractérisée  par  l'aire  nasale  qui 
termine  le  roslre.  Trois  espèces  du  Maroc  occidental,  —  nitidiventris 
Fairm.,  du  littoral  atlantique,  atlasicus  Escal.  et  telueti  Esca\. 
du  Grand  Allas  (dont  M.  G.  Bolivar  a  eu  l'extrême  obligeance  de  me 
communiquer  des  co-types)  —  doivent  y  prendre  place.  B.  Tornezyi 


6i  Bulletin  de  la  Société  cntomologique  de  France. 

en  diiïère  collectivement  par  tout  un  ensemble  de  caractères  :  front 
plus  large  entre  les  yeux  qu'entre  les  insertions  des  antennes, 
2"^  article  du  funicule  à  peu  près  aussi  long  que  le  l-"",  pronotum  plus 
long  que  large,  criblé  de  gros  points  arrondis  et  séparés,  élytres 
dépourvus  de  stries  proprement  dites,  seulement  marqués  de  points 
alignés,  sans  granules  interposés,  tarses  sensiblement  plus  épais, 
à  3"=  article  deux  fois  plus  large  que  les  précédents,  etc.  —  Le  faciès 
est  bien  d'un  insecte  de  haute  montagne. 

148.  Cyclobarus  (Aigelius)  oribates,  n.  sp.  —  cTLong.  2,8  mm., 
lat.  1,6  mm.;  ç  long.  3,5  mm.,  lat.  2  mm.  —  Brevis,  convexiis,  sexu 
dispar,  niger,  pedibus  ac  antennis  rufobrunneis,  femoribus  infuscatis, 
pube  adpressa  cum  pilis  erectis  intermixtis  albidis  aut  flavis  taxe 
indutus.  Caput  transversum,  grosse  punctaium,  fronte  striga  ante 
oculos  rotundatos  prominulos  inscidpta.  Bostrum  crassum,  transver- 
sum, medio  subdepressum.  Aniennae  crassiusculae,  scapo  vix  clavato, 
funicidi  art.  i°  maximo,  quam  2°  duplo  longiore,  3°  obconico,  aeque  longo 
ac  lato,  quam  2°  vix  breviore,  4°-7'^  moniliatis,  transversis,  clavaconica, 
paruni  acuta.  Pronotum  latius  quam  longius  fere  duplo,  antice  haud 
constrictum,  versus  ad  latera  leniter  impressum,  nitidum,  punctis 
grossis  subocellatis  insculptum,  linea  média  dis'o  levigatn.  Coleoptera 
breviter  ovata,  striato-punctata.  Pedes  crassi,  femoribus  edentatis, 
tibiis  apice  oblique  trunmtis,  intus  summo  dentatis,  tarsis  crassis, 
art.  3°  latissimo,  bilobato,  ungulis  connatis.  —  çf  statura  minor,oculis 
exsertis,  pronoto  antice  simul  ac  postice  attenuato,  coleopteris  obtuse 
ovatis,  integumento  nitidis,  aeneolis,  valide  striato  punctatis,  tarsis  in- 
crassatis.  —  9  statura  major,  oculis  minus  exsertis,  pronoto  versus 
apicem  attenuato,  coleopteris  subglobosis,  integumento  opacis,  subtilius 
striato  punctatis. 

Ad  édita  .Atlantis  muroccani. 

Un  couple  cf  9- 

Très  remarquable  par  la  structure  des  antennes,  dont  les  articles 
2  et  3  (du  funicule)  sonfsubégaux,  parle  pronotum  luisant,  à  grosse 
ponctuation  nette  et  subocellée,  surtout  par  le  dimorphisme  sexuel, 
le  cf  à  élytres  brièvement  ovales  ('),  luisants,  métalliques,  fortement 
striés,  la  9   à  élytres  subglobuleux,  dépolis,  finement  sculptés. 

Le  Cyclobarus  makalicas  Escal.,  également  du  Maroc  occidental,  et 
dont  M.  Ch.  Alluaud  a  bien  voulu  me  communiquer  un  spécimen 
authentique,  est  tout  différent  par  la  taille  bien  plus  forte,  la  couleur 

(1)  La  forme  duo*  rappelle  celle  d'un  très  petit  Stropfiosomus. 


Séance  du  S  mars  1922.  65 

roussàtre,  la  tête  peu  ponctuée,  les  yeux  aplatis,  le  2'^  article  du 
funicule  subëgal  au  1^''  et  au  moins  deux  fois  plus  long  que  le  3®,  le 
pronotum  étranglé  en  avant,  bien  plus  long,  à  ponctuation  con- 
tluente,  etc. 

Quant  au  «  Cydobarus  »  susicus  Esc Si\. ,  dont  j'ai  pu  aussi  exa- 
miner un  co-type,  il  est  dépourvu  de  sillon  transversal  avant  les  yeux, 
et  appartient,  par  conséquent,  aux  Cyrtolepus  Fairm.  (au  sens  de 
Desbrochers). 


Au  cours  de  Tune  de  ses  missions  botaniques  dans  l'empire  chéri- 
lien,  M.  le  D''  R.  Maire  a  pu  faire,  le  12  juillet  1921,  l'ascension  du 
dj.  Tachdirt,  massif  porphyrique  de  la  haute  vallée  d'Ourika  et  herbo-, 
riser,  entre  3.200  et  3.500  m.  (<),  sur  des  pentes  encore  parsemées  de 
champs  de  neige.  Il  a  eu  la  complaisance,  aidé  par  M.  Tornézy,  ins- 
pecteur de  l'Agriculture  à  Marrakech,  de  recueillir  des  insectes  à  mon 
intention.  Ces  récoltes,  favorisées  sans  doute  par  des  conditions 
exceptionnelles,  en  tous  cas  faites  avec  un  soin  dont  je  ne  saurais 
trop  féliciter  et  remercier  mon  savant  ami,  révèlent  une  admirable 
faune  d'endémiques  subalpins,  dont  l'un  des  éléments  les  plus  remar- 
quables est  ce  Nebria  [Alpaeus)  atlantica  R.  Oberth.,  découvert  il 
y  a  plus  de  quarante  ans  «  sur  un  sommet  neigeux  de  l'Atlas  »  (cf. 
Bedel,  Catal.  Col.  du  Nord  de  l'Afrique,  I,  p.  34),  qui  n'avait  pas  été 
revu  depuis  et  dont  on  ignorait  la  station  exacte. 

Voici  d'ailleurs  la  liste  intégrale  des  espèces  recueillies  au  Tachdirt 
par  MM.  Maire  et  Tornézy. 

Nebria  atlantica  Oblh.  —  Bembidion  hypocrita  Dej .  —  B.  latérale 
Dej.  —  Penetretus  corax  Peyerh.  —  Amara  Mairei  Peyerh.  — 
Platystethus  oxyielinus  Fauv.  —  Philontkus  concinnus  Gravh.  — 
Aleocliara  bipustulata  L.  —  Gnathoncus  rotundatus  Thoms.  —  Pseii- 
deurostus  Dyris  Peyerh.  —  Notoxus  cornutus  Fabr.  —  Pachychile 
secsaui  Es  cal.  C^).  —  Opatrum  Hookeri  Walk.  —  Tenebrio  obscurus 
Fabr.  — Labidostomis  MaireiPeyerh.  —  Cryptocephalus  Rossii  var. 

(1)  Le  sommet  du  Tachdirt  alleint  environ  3.900  m. 

(2)  Légèrement  différent  du  type,  que  M.  C.  Bolivar  a  bien  voulu  me 
communiquer,  par  la  carène  épipleurale  arrêtée  exactement  à  l'épaule,  la 
pointe  du  prosternum  rebordée  au  sommet,  et  la  ponctuation  du  pronotum 
plus  serrée,  il  est  prudent  d'attendre  des  matériaux  plus  nombreux  pour 
décider  si  celte  forme  est  réellement  distincte. 


66  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

gaditanus  Mars.  —  Brachyrrhinus  Tornezyi  Peyerh.  -*-  Cyclobarus 
oribates  Peyerh.  — Seidlitzia  barynotoides  Escal.  (').  —  Rhinocyllus 
conicus  Froel. 


Diagnoses  d'Hétéromères  [Col.]  du  Tonkin 

par  Maurice  Pic. 

Les  espèces  décrites  ci-dessous  sont  originaires  de  Hoa-Binh,  Ton- 
kin, et  m'ont  été  procurées  par  notre  collègue  H.  Dongkier  de  Donceel; 
les  types  font  partie  de  ma  collection. 

•  Hemicera  Donckieri,  n.  sp.  —  Oblonga,  nigro-viridis,  thorace 
pupureo  aut  cupreo  variegato,  elytris  viridibus,  purpureo  lineatis, 
minute  striato-punctatis.  —  Long.  10-12  mm. 

Voisin  de  H.  laosensis  Pic,  protliorax  plus  large  et  à  coloration 
différente. 

Pseudeumolpus  impressicollis,  n.  sp.  —  Oblongo-elongatus, 
nigro-viridescens, pedibus pro parte  rufis,  supra  viridiaenea  et  pro  parte 
purpureo  tincta;  thorace  transverso^  lateraliter  sinuato,  antice  et 
postice  impresso;  elytris  médiocre  striato-punctatis.  —  Long.  12  mm. 

Espèce  très  distincte  par  la  structure  de  son  protliorax,  pouvant  se 
placer  près  de  P.  viridencens  Pic. 

Pseudeumolpus  caeruleopunctatus,  n.  sp.  —  Oblongo-elon- 
gatus, niger,  supra  aenescens  et  viridi  tincta,  elytris  caeruleo  jmnctatis. 
—  Long.  9-11  mm. 

Diffère  du  précédent  par  le  prothorax  non  sinué,  les  pattes  foncées, 
les  élytres  à  rangées  de  points  à  fond  bleu. 

Gauromaia  tenuefasciata,  n.  sp.  —  Oblongo-elongata,  nigro- 
viridescens,  supra  pro  parte  cupreo  aut  purpureo  tincta,  elytris  pur- 
pureo lineatis  et  caeruleo  punctatis,  antice  viridi  undulato  lineatis.  — 
Long.  10  mm. 

Espèce  des  plus  distinctes  par  sa  coloration  élytrale  particulière, 
pouvant  se  placer  près  de  G.  semiornata  Fairm.  Genre  nouveau 
pour  le  Tonkin. 

Amarygmus  tonkineus,  n.  sp.  —  Subovatus,  niger,  supraviri- 
(I)  Identifié  à  l'un  des  types,  également  communiqué  par  M.  C.  Bolivar. 


Séance  du  8  mars  1922.  67 

descens,  2)ro  parte  aiirichalcea  ;  elytris  fere  instriatis,  lineato-punctatis. 
—  Long.  7  mm. 

Peut  se  placer  près  à.'A.cribripennis  Fairm.,  dont  il  diffère  par  les 
pattes  plus  foncées  et  la  sculpture  élytrale. 

Anacycus  minimus,  n.  sp.  —  Elongatus,  postice  attenuatus, 
rufescens,  supra  olivacea,  fortiter  sat  sparsepunctata,  elytris  distincte 
striatis.  —  Long,  o   mm. 

Espèce  distincte,  à  première  vue,  par  sa  coloration  et  ses  élytres 
nettement  striés. 

Anacycus  diversepunctatus,  n.  sp.  —  Elongatus,  postice  atte- 
nuatus, niger,  supra  pro  parte  aurichalcea  et  pro  parte  olivacea, 
elytris  diverse punctatis,  purpureo  lineato-punctatis.  —  Long.  i3  mm. 

Voisin  d'A.  fiavicularis F àir m.,  mais  très  distinct  par  sa  sculpture 
élytrale. 

Nemostira  Donckieri,  n.  sp.  —  Parum  elongata,  nitida,  longe 
griseo  pubescens,  rufa,  antennis  pedibusque  pro  majo're  parte  nigris, 
elytris  piceis,  ad  humeros  et  apicem  vage  rufo-notatis,  his  striato- 
punctatis.  —  Long.  12  mm. 

Voisin  de  N.  rufipennis  Bore  h.,  plus  grand, ,  coloration  différente 
et  intervalles  des  élytres  plus  larges,  non  costiformes. 

Nemostira  coloripes,  n.  sp.  —  Elongata,  parum  nitida,  glabra, 
nigra,  articulo  ultimo  antennarum,  thorace,  elytris,  his  apice  nigro 
notatis,  et  abdomine  aliquot  pro  parte  rufis  ;  pedibus  nigris,  femoribus 
et  tibiis  ad  basin  tarsisque  testaceis  ;  thorace  globoso,  fortiter  sat 
sparse  punctato;  elytris  crenato-striatis,  intervallis  costatis.  —  Long. 
8-9  mm. 

Variât  :  thorace  elytrisque  nigris  (var.  nigricolor,  n.  var.). 

Espèce  très  caractérisée  par  sa  sculpture  élytrale,  pouvant  se  placer 
près  de  N.  Baeri  Pic. 


Coléoptères  nouveaux  pour  la  faune  française 

par  J.  Sainte-Claire  Deville. 

Je  crois  devoir  signaler  brièvement  les  huit  espèces  suivantes,  qui 
n'ont  été  indiquées  de  notre  pays  dans  aucune  publication  française, 
au  moins  à  ma  connaissance.  Des  renseignements  plus  détaillés  à  leur 
sujet  seront  insérés  dans  une  note  en  préparation  et  destinée  aux 
Annales. 


68  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Gyrinus  Edwardsi  Sharp,  Ent.  monthly  Mug.,  L  [1914],  p.  137. 

—  opacus  ^SuiîT. ,  auct.  (non  Sahlb.).  —  dormlis  (pars)  auct.  — 
Commun  dans  le  nord  de  la  France  :  environs  de  Paris!,  Reiras, 
Boulonnais!,  etc. 

Stenus  navipalpis  Thoms.,  Skand  Col.,  II,  p.  237.  —  Fauv.,  Fn. 
Gallo-Rh.,  Suppl.,  p.  64.  —  Oise  :  viaduc  de  Coye  près  Chantilly!; 
tourbières  de  Mareuil-sur-Ourcq  ! 

Agathidium  Brisouii  Reitt. ,  Best.-Tab.,  XII,  p.  114.  —  Aude  : 
Carcassonne  (capitaine  B.  de  Brunier!);  un  seul  individu,  capturé 
accidentellement  sur  le  parapet  d'un  pont,  après  une  crue  de  l'Aude. 

Philydriis  rectus  J.  Sahlb.,  Enum.  Col.  Palp.  Fenn.,  in  Medd. 
Sdllsk.  Fn.  FI.  Fenn.,  [1872],  p.  216,  —  minutus  +Bed.  —  ovalis 
(pars)  Ganglb.  —  Commun  dans  les  eaux  stagnantes  et  herheuses 
de  toute  la  France.  —  Toute  l'Europe  tempérée  et  méridionale; 
paraît  rare  dans  les  régions  boréales. 

Presque  partout  confondu  avec  le  P.  af finis  Thunb.  {marginellus  ^ 
Thoms.,  non  F.).  Ce  dernier,  très  commun  dans  l'Europe  boréale, 
semble  n'exister  en  France  que  dans  les  tourbières  de  haute  altitude 
(Vosges,  Jura,  Auvergne),  où  il  est  d'ailleurs  abondant  dans  les  eaux 
encombrées  de  Sphagnum. 

Psylliodes  Schwarzi  Weise,  Arch.  f.  Nat.,  [1900].  p.  293.  — 
petasata  ^  Weise,  olim  (non  Foudr.).  —  Alpes-Maritimes  :  col  des 
Trente-Sources  au-dessus  d'Entraunes  !.  —  Basses-Alpes  :  montagne 
de  La  Blanche  (J.  Daniel,  cité  par  Heikertinger,  Col.  Rundsch.,  IX, 
p.  58).  —  Le  véritable  P.  petasata  Foudr,  est  spécial  aux  Pyrénées. 

Exomias  duplicatus  J.  H.  Keys,  Ent.  monthly  Mag.,  XL VII 
[1911],  p.  128.  —  Département  de  la  IVIanche,  toute  la  Bretagne, 
Limousin.  —  Déjà  indiqué  de  France  par  l'auteur  {loco  cit.). 

Gymnetron  squamicollel{Qm.,  Best.  Tab.,  LIX,  p.  31. —  Haute- 
Marne,  Finistère,  Loire-Intérieure. 

Orchestes  angustifrons  West.,  Ent.  Meddelelser,  [1916],  p.  24. 

—  Pas-de-Calais  :  tourbières  de  Brimeux  près  Montreuil-sur-Mer!.  — 
Doubs:  tourbières  de  S"^-Colombe  près  Pontarlier!.  —  Espèce  ressem- 
blant à  s'y  méprendre  à  l'O.  foliorum  Miill.  {suliceti  F.),  dont  elle  se 
distingue  essentiellement  par  son  funicule  de  6  articles. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


I  ÏI'OGIHI'IIIF    Fil'.\llN-l)lDl>T    tT   C"=.   —   l'ARIS, 


1922.  —  r  6. 

BULLETIN 


I3E    L^ 


r     _j_ 


SOCIETE  ENTOIOLOGIODE 

DK    FRANCE 

FONDÉE   LE   29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION  D'UTILITÉ  PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET   DU   23  AOUT  1878 


Natura  maxime  miranda 
in  minimis. 


PARIS 

A.TJ     SIÈGE    33E    J^A.    SOCIÉTÉ 

HOTEL    DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

28,   Rue   Serpente,  VI' 
1922 

^■^^  Le  Bulletin  paraît  deux  fois  par  mois 


CABINET  ENTOMOLOGiaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Duméril,  Paris  (XIII").        i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Gob.  36.13.  |  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  {Lépidoptères  paléarcliques)  et  Ilerm.  RoUe 
{Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D''  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères  du  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  loutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
pour  les  abonnés. 

A  vendre  de  suite  : 

De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  n'^'  202  inclus,  à 
4  francs  le  fascicule. 

La  Faune  paléarctique  complète ,  ■^cineWexnewi  terminée, 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
réponse). 

Matériel  entomologique.  —  Épingles  anglaises  «  Asta  » 
blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n",  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1015, 
0  fr.50;  C  'léoptères  paléarctiques  N°  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Li.ste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, 0  fr.75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,©  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XII^). 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


Séance  du   29  mars  193 S 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON. 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  69.  —  Nécrologie,  p.  70.  —  Changements  d'adres-^ 
ses,  p.  70.  —  Adi7iissions,  p.  70.  —  Présentations,  p.  71.  —  Contri- 
butions à  nos  publications,  p.  71.  —  Dépôt  d'Annales,  p.  71.  —  Prix 
Passet  1921  (vote),   p.  71. 

Comxaunications.  —  E.  Flkutiaux.  Description  d'un  genre  nouveau  et 
d'une  espèce  nouvelle  de  Melasidae  [Col.],  p.  72.  —  P.  de  Peyerimhoff. 
Nouveaux  Coléoptères  du  Nord  Africain.  Quarante  et  unième  note  :  Hydro- 
scaphidae,  p.  73.  —  R.  Poisson.  Hémiptères  aquatiques  nouveaux  pour 
la  faune  normande,  p.  75.  —  L.  Demaison.  Distribution  géographique  de 
Nodaria  nodosalis  H. -S.  [Lep.  Noctuidae]  dans  le  midi  de  la  France, 
p.  79. 

Bulletin  bibliographique,  p.  79. 


Correspondance.  —  M.  Ch.  Lahaussois,  Trésorier,  s'excuse  de  ne 
pouvoir  assister  à  la  séance. 

■-  Le  Président  donne  lecture  de  la  lettre  suivante  qui  lui  a  été 
adressée  par  le  Secrétaire  de  la  Société  Linnéenne  de  Lyon  : 

Lyon,  le  15  mars  1922. 

Monsieur  le  Président  de  la  Société  Entoraologique  de  France, 
La  Société  Linnéenne  de  Lyon  vous  prie  de  recevoir  ses  plus  sincères  con^ 
doléances  à  l'occasion  de  la  mort  de  l'éminent  entomologiste  Louis  Bedbl. 
Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1922],  —  N°  6. 


70  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

La  disparition  de  ce  naturaliste  à  la  fqis  si  consciencieux  et  si  savant 
cause  aux  entomologistes  français  et  en  particulier  à  ceux  de  la  Société 
Linnéenne  de  Lyon  une  réelle  tristesse  qu'ils  me  chargent  de  vous  exprimer. 

Veuillek  agréer,  Monsieur  le  Président  et  cher  Collègue,  mes  salutations 
distinguées. 

J.    NiCOD. 

—  MM.  E.  DoNGÉ  et  P.  Estiot,  lauréats  du  prix  Dollfus,  adressent 
leurs  remerciements  en  ces  termes  : 

Montrouge  (Seine),  14  mars  1922. 
A  Monsieur  le  Secrétaire  de  la  Société  Entomologique  de  France. 

Mon  cher  Collègue, 

Dans  sa  séance  du  8  mars  dernier,  la  Société  Entomologique  de  France  a 
bien  voulu  décerner  le  Prix  Dollfus  à  notre  petit  ouvrage  «  Les  Insectes  et 
leurs  dégâts  ». 

En  nous  faisant  cet  honneur,  la  Société  a  sans  doute  entendu  plutôt 
encourager  la  publication  de  travaux  sur  l'Entomologie  appliquée  que  con- 
sacrer la  valeur  scientifique  de  notre  travail  dont  nous  ne  nous  dissimulons 
pas  les  imperfections. 

La  récompense  qui  nous  a  été  accordée  sera  donc  pour  nous  un  encoura* 
gement  à  persévérer,  tout  en  faisant  mieux,  dans  la  tâche  que  nous  avons 
entreprise,  d'aider  de  quelques  conseils  les  horticulteurs  dans  la  lutte  qu'ils 
ont  à  soutenir  contre  les  ennemis  de  leurs  cultures. 

Nous  vous  prions,  Monsieur  le  Secrétaire  et  cher  Collègue,  de  vouloir  bien 
transmettre  à  la  Société  nos  bien  vifs  remerciements  et  d'agréer  l'expression 
de  nos  meilleurs  sentiments. 

E.   DONGÉ,  P.   ESTIOT, 

19,  rue  Lakanal,  Montrouge  (Seine).       51,  rue  Camille  Groult,  Vitry  (Seine). 

Nécrologie.  —  Nous  avons  le  regret  d'annoncer  le  décès  de  M.  F. 
DuMANS,  qui  était  membre  de  la  Société  depuis  1892. 

Changements  d'adresses.  —  M.  A.  Agnus,  1,  rue  Serpente,  Or- 
léans (Loiret). 

—  M.  C.  Boulet,  101,  rue  de  Rennes,  Paris,  6^. 

—  M.  LéonLEGRAs,  8,  rue  Marceau,  Chalette  (Loiret). 

Admissions.  —  M.  H.  Desaigher,  15,  galerie  de  Waterloo,  Ixelles 
(Belgique).  —  Entomologie  générale. 

—  M.  le  D^,  G.  Richard,  à  Francheville-le-Haut  (Rhône).  —  Hymé- 
noptères. 


Séance  du  22  mars  1922.  71 

Présentations.  —  M.  leP''  Antonio  Porta,  5,  chiostro  S.  Antonino, 
Piacenza  (Italie),  présenté  par  M.  J.  Sainte-Glaire  Deville.  —  Com- 
missaires-rapporteurs :  MM.  L.  Berland  et  J.  Clermont. 

—  M.  Patrice  de  Riencourt  de  Longpré,  53,  rue  de  la  Cité,  Troyes 
(Aube),  présenté  par  M.  L.  Gandèze.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  J.  de  Joannis  et  F.  Picard. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  L.  Chopard 50  francs. 

E.  Fleutiaux 20      — 

F.  Tressens 12      — 

Dépôt  d'Annales.  —  M.  L.  Berl.vnd,  Secrétaire-adjoint,  dépose  sur 
le  bureau  le  2*^  trimestre  des  Annales  1921,  comprenant  les  pages  97  à 
192  et  les  planches  3  et  4. 

Prix  Passet  1921  (Vote).  —  Conformément  à  l'article  5  du  Règle- 
ment du  prix  Passet,  la  Société  procède  au  vote  sur  les  conclusions 
du  rapport  de  la  Commission  du  prix  Passet,  rapport  lu  à  la  séance 
du  8  février  1922  et  inséré  au  Bulletin  n"  3,  p.  36. 

Cinquante- deux  membres  ont  pris  part  à  ce  vote,  soit  directement, 
soit  par  correspondance.  Ce  sont  : 
MM.  A.  Argod-Vallon,  —  E.  Barthe,  —  A.  Bayard,  —  R.  Benoist, 

—  L.  Berland,  -  L.  Bleuse,  —  H.  Bureau,  —  A.  Chatenay,  — 
L.  Chopard,  —  P.  Clément,  —  J.  Clermont,  —  D""  A.  Gros,  — 
L.  Demaison,  —  H.  Desbordes,  —  E.  Dongé,  —  A.  Dulac,  — - 
R.  Duprez,  —  L.  Fage,  —  Ch.  Fagniez,  —  L.  Falcoz,  —  H.  de 
Franchessin,  —  J.-H.  GuiGNON,  —  M"'^  L.  GuYON  —  G.  Hardy,  — 
R.  Henriot,  —  C.  HouARD,  —  J.  de  Joannis,  —  J.-J,  Kieffer,  — 
V.  Laboissière,  —  J.  Lacroix,  —  .L.  Lhomme,  —  A.  Magdelaine,  — 
J.  Magnin,  —  A.  Méquignon,  —  R.  Mollandin  de  Boissy,  —  E.  Mo- 

REAU,  —  G.  PÉCOUD,  —  J.  PeRTUISOT,  —  R.  PeSCHET,    —  p.  DE  PeYER- 

imhoff,   —    F.  Picard,  —  L.  Planet,   —  L.  Puel,  —  A.  Rioult, 

—  J.  Sainte-Claire  Deville,  —  P.  Scherdlin,  —  L.  Semichon,  — 
L.  Séraphin.  —  G.  Sérullaz,  —  II.  Sietti,  —  B.  Trouvelot,  — 
H.  Venet. 

Le  dépouillement  des  votes  donne  le  résultat  suivant  : 

R.  Jeannel 52  voix. 

En  conséquence  M.  le  D'"  R.  Jeannel  est  proclamé  lauréat  du  prix 
Passet  1921,  pour  son  travail  intitulé  :  Les  larves  des  Trechini- 


72  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France, 

Communications. 

Description  d'un  genre  nouveau 

et  d'une  espèce  nouvelle  de  Melasidae  [Col.] 

par  E.  Fleutiaux. 

Bossionus  (*)  nov.  gen.  —  Oblong.  Tête  convexe,  avec  une  large 
pression  triangulaire  entre  les  yeux.  Épistome  rétréci  à  la  base, 
arrondi  en  avant.  Antennes  dépassant  peu  la  base  du  prothorax,  se 
roulant  vers  le  bout  pour  entrer  complètement  dans  le  sillon  ;  premier 
article  grand  et  robuste;  2® très  petit;  suivants  très  comprimés,  plus 
larges  que  longs,  fortement  dentés;  dernier  ovale.  Pronotum  à  peu 
près  aussi  long  que  large,  parallèle  postérieurement,  notablement 
rétréci  dans  la  moitié  antérieure,  convexe,  déprimé  en  arrière  ;  angles 
postérieurs  prolongés  et  pointus.  Écusson  assez  grand.  Élytres  pa- 
rallèles et  convexes,  arrondis  dans  le  dernier  tiers.  Pointe  proster- 
nale  aiguë,  dépassant  notablement  les  hanches  antérieures.  Sutures 
obliques.  Propleures  triangulaires;  bord  postérieur  aussi  long  que 
l'interne.  Sillons  antennaires  marginaux,  étroites  et  profonds.  Méta- 
stcrnum  bombé,  avec  un  sillon  arqué  bien  net  pour  les  tarses  intermé- 
diaires. Épisternes  parallèles.  Épipleures  des  élytres  rétrécis  en  ar- 
rière. Hanches  postérieures  légèrement  rétrécies  en  dehors.  Dernier 
arceau  ventral  pointu.  Pattes  comprimées;  tarses  fms. 

Voisin  de  Dendrocharis  Guér.  et  de  ScopuUfer  FI  eu  t.  Convexe 
mais  moins  cylindrique.  Épistome  beaucoup  moins  large  et  plus  long. 
Bord  antérieur  du  pronotum  moins  avancé  en  capuchon  sur  la  tête; 
angles  postérieurs  pointus.  Prosternum  moins  court.  Sillons  tarsaux 
du  métasternum  moins  obliques.  Épisternes  étroits  et  parallèles. 
Épipleures  des  élytres  distincts.  Dernier  arceau  ventral  pointu  mais 
non  épineux.  Pattes  moins  comprimées;  tarses  simples  et  filiformes, 
les  postérieurs  presque  aussi  longs  que  le  tibia  correspondant. 

Bossionus  Janseni,  n.  sp.  —  Brun  rougeâtre  sur  la  tête  et  le 
pronotum,  noirâtre  sur  les  élytres,  pubescence  roussâtre  clairsemée. 
Tête  à  ponctuation  fine  et  écartée.  Antennes  ferrugineuses.  Pronotum 
à  ponctuation  plus  nette  que  sur  la  tête.  Élytres  sans  stries,  très  va- 
guement subsillounés ;  ponctuation  très  fine  et  très  écartée.  Dessous 
brun  rougeâtre  brillant,  plus  distinctement  ponctué  sur  l'abdomen. 
Pattçs  ferrugineuses.  —  Long.  4,5  mm. 

Amazone  :  Para  (ex  coll.  E.  W.  Janson).  Un  exemplaire.  Ma  collec- 
tion. 

(1)  Dédié  à  la  mémoire  de  J.  Bossion,  «  Mort  pour  la  France  ». 


Séance  du  22  mars  1922. 


n 


Nouveaux  Coléoptères  du  Nord-Africain 
Quarante  et  unième   note  (*)  :  Hydroscapbidae 

par  P.  DE  Peyerimhoff. 

149.  Hydroscapha  mauretanica,  n.  sp.  — Long.  0,7  mm.  —  In. 
ter  ceteras  generis  species  minima,  ovata,  fuscobrunnea,  pronoto  rufes- 
cente,  antennis  {articulo  ultimo  offuscato)  pedibusque  flavis;  capite  ma- 
gno,  vix  alutacio,  pronoto  antice  mediocriter  attenuato,  subtiliter 
parce  punctato,  integu- 
mento  levi,  scutello  mi- 
nuta, impunctato,  coleo- 
pteris  post  humeras  vix 
ampliatis,  versus  apicem 
leniter  attenuatis,  cre- 
brius  {postice  praeser- 
tim)  punctatis.  —  Ma- 
ris (^)  segmenta  abdo- 
minis  penultimo  subtus 
apice  penicillis  duobus 
notata,  ultimo  obtra- 
pezoideo,  subtus  trian- 
gulariter  excavato,  setis 
duabus  basi  incrassatis 
ornato. 

Hab.  in  ripis  humidis, 
sub  aqua  circumvaga. 

Zaouïa  des  Mouzaia, 
aux  bords  de  l'oued 
Kebir,  en  septembre  et 
octobre,  mêlé  à  de  très 
nombreux  Limnebius 
evanescens  Kiesw. 

Comparée  à  H.  gyri- 
noides  Aube,  cette  es- 
pèce apparaît  toujours  plus  petite  et  régulièrement  d'un  brun  très 
foncé  à  pronotum  rougeâtre.  Les  contours  sont  moins  amples,  le  pro- 

(1)  Pour  les  notes  1-14,  18-24,  26-39,  voir  ce  Bulletin  [1905-19211.  — 
15«  note,  in  Ann.  Soc.  eut.  Fr.  [1912],  p.  515.  —  25"  note,  ibid.  [1917], 
p.  117.  —  40«  note,  in  Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1922],  p.  60). 

(2)  Flagh  (B.-T.  18(1889),  p.  45,  et  pi.  XIII,  fig.  6  B)  a  décrit  déjà,  en  partie 
ces  caractères,  chez  H.  gyrinoides;  il  les   attribuait   avec   doute  à    une, 


Silhouettes  :  1  d'Hydroscapha  mauretanicQ, 
Peyerh.;  2,  d'F.  gyrinoides  Aube.  —  Les 
deux  derniers  segments  de  l'abdomen,  vus  en 
dessous,  chez  le  cf  et  la  9  de  l'une  ou  l'autre 
espèce. 


74  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

notum  est  notablement  moins  atténué  en  avant,  les  élytres  sont  peu 
renflés  vers  la  base  et  bien  moins  rétrécis  vers  le  sommet.  La  ponc- 
tuation est  identique. 

H.Crotchi  Sharp  (auquel  il  y  a  lieu  de  réunir,  selon  toute  vraisem- 
blance, H.  lonyicauda  Rey  (^),  d'Espagne  centrale,  est  également  foncé, 
mais  les  auteurs  qui  l'ont  examiné  le  représentent  comme  ayant  le  pro- 
notum  nettement  alutacé  et  bien  plus  densément  ponctué  quechez  B. 
gyrinoides,  caractères  qui  ne  conviennent  pas  à  l'insecte  décrit  ici. 

Quant  aux  deux  autres  Hydroscapha  européens  {H.  granulum 
Motsch.  et  H.  Sharpi  Reitt.),  de  la  faune  orientale,  ils  ont  la  forme 
et  la  coloration  à' H.  gyrinoides  Aube. 

Le  genre  Hydroscapha  n'avait  pas  encore  été  signalé  dans  le  Nord 
de  l'Afrique. 

On  a  longtemps  disputé  sur  le  point  de  savoir  si  ces  insectes  sont 
des  Palpicornia  ou  des  Necrophaga.  Aube,  décrivant  le  gyrinoides,  en 
1863,  en  fait  un  «  Limnobius  »,  sans  soupçonner  ses  très  remarqua- 
bles caractères.  C'est  Le  Conte,  plus  de  dix  ans  après,  qui,  sur 
l'espèce  natans  Le  G.,  de  l'Amérique  du  Nord,  établit  le  genre  et  en 
fait  le  type  de  la  famille  Hydroscaphidae.  Matthews  et  lui  sont  d'ac- 
cord pour  y  voir  une  forme  voisine  des  Ptiliidae  [Trichopterygidae] 
«  with  tendancies  towards  Hydrophilidae  ».  De  son  côté,  Rey  (1883) 
s'efforce  de  montrer  qu'il  s'agit  d'un  rameau  aberrant  de  ses  «  Limné- 
biates  »,  sans  affinités  réelles  avec  les  Scaphidiidae,  auprès  desquels 
Stein  et  Weise  (1877)  l'ont  inscrit.  Il  ne  discute  pas  les  rapports  des 
Hydroscapha  avec  les  Ptiliidae  et  Sharp  lui  reproche  avec  raison  d'i- 
gnorer ses  travaux  et  ceux  de  Matthews.  Ganglbauer  enfin,  dans 
son  précieux  manuel  {^),  insiste  sur  le  bien-fondé  de  l'opinion  de 
Sharp,  que  le  Catalogue  de  1906  a  consacré  jusqu'à  présent. 

«  Sexualdififerenz  ».  Il  signale  bien  les  pinceaux  de  poils  de  lavant-dernier 
segment,  mais  ne  les  figure  pas.  Par  contre,  si  l'on  voit  nettement  indiquées 
sur  son  dessin  les  deux  soies  précédant  l'échancrure  du  dernier  segment,  il 
n'en  parle  pas  dans  son  texte. 

Je  n'ai  observé  aucune  différence  appréciable  dans  la  structure  du  sommet 
de  l'abdomen,  telle  que  je  la  figure  ici,  chez  H.  gijrinoides  et  chez  Jî.  mau- 
retanica. 

(1)  Rey,  ap.  Mulsant,  Hist,  nat.  des  Col.  de  France,  Palpicornes,  IP  édi- 
tion (1885),  p.  129,  note  I.  — On  chercherait  vainement  cette  description, 
dont  je  dois  la  bibUographle  à  mon  ami  J.  Sainte-Claire  Deville,  dans  la 
Revue  d'Entomologie,  [1887],  p.  70,  référence  imaginaire  indiquée  par  les 
catalogues  les  plus  récents. 

(2)  Kaf.  Mitteleur.,  III,  Band  I,  1899,  p.  332.  —  On  y  trouvera  la  biblio- 
graphie des  références  utilisées  ci-dessus. 


Séance  du  22  mars  1922.  73 

La  récente  découverte  des  premiers  états  de  VHydroscapha  natans 
Le  C,  que  Boving  {Proc.  ent.  Soc.  Washington,  XVI  [1914],  p.  170, 
tab.  17  et  18)  a  fait  connaître  avec  une  admirable  précision,  démontre 
que,  pour  médiocrement  défendue,  la  thèse  de  Rey  était  cependant 
plus  proche  de  la  vérité  que  toute  autre.  Le  type  larvaire  des  Hydro- 
scapha  est  incontestablement  celui  des  Hydrophilidae  et  il  a  plus  de 
rapports,  à  ce  point  de  vue,  avec  les  Limnebius,  dont  les  métamor- 
phoses ont  été  étudiées  par  d'Orchymont  dans  un  mémoire  aujourd'hui 
classique  {Ann.  Biologie  lacustre,  VI,  [1913],  p.  174-182,  et  p.  207), 
qu'avec  aucun  autre  genre  de  la  famille. 

Il  n'en  reste  pas  moins,  —  et  Boving  le  mentionne  expressément, 
—  que  les  types  larvaires  Limnebius  cl  Hydroscapha  ont  des  rapports 
évidents  avec  ceux  des  Necrophaga  et  l'on  doit,  en  particulier,  re- 
garder la  famille  des  Hydroscaphidae  comme  l'un  des  plus  précieux 
jalons  permettant  de  retrouver  l'ancienne  communauté  d'origine  de 
ces  deux  grands  groupes  de  Coléoptères. 


Hémiptères  aquatiques  nouveaux  pour  la  faune  normande 

par  Raymond  Poisson. 

1.  Gerris  (Limnotrechus  Stâl)  odontogaster  Zett .  —  Cet  Hémi- 
ptère  a  pour  habitat  normal  le  nord  de  l'Europe  et  la  Sibérie.  Il  a  été 
capturé  dans  les  lacs  de  montagnes  d'Allemagne,  de  Suisse,  d'Autri- 
che, de  Russie,  d'Angleterre.  En  France,  il  a  été  capturé  dans  les 
hautes  Vosges  et  peut-être  aussi  aux  environs  de  Lille  (^).  Il  n'a  jamais 
été  observé  à  ma  connaissance  dans  d'autres  régions  de  France  et 
J.  GuÉRiN  et  J.  PÉNEAu  ne  le  signalent  pas  dans  leur  catalogue  ('-). 

Le  mâle  de  ce  Geiris  offre  un  curieux  cas  de  dimorphisme  sexuel; 
il  présente,  en  efTet,  deux  fortes  dents  cyhndriques  en  forme  |de 
crampons  sur  les  bords  postérieurs  du  sixième  sternite  (fig.  7). 

Le  type  normal  est  macroptère,  mais,  ainsi  que  beaucoup  de  Gerri- 
formes,  G.  odontogasteri^résenle un  polymorphisme  alaire  accusé.  J'ai 
^n  efïet  capturé  :  1°  le  type  normal  macroptère  ;  2°  la  fprme  microptère; 
3°  la  forme  aptère.  Ces  trois  formes  vivaient  dans  des  stations  diffé- 
rentes et  cette  distribution  particulière  contribue  à  renforcer  à  nouveau 

(1)  PuTON.  Synopsis  des  Hémiptères  H éléroptères  de  France,  1880. 

(2)  J.  GuÉBiN  et  J.  PÉNEAU.  Faune  entomologique  armoricaine.  Imp.  Ober- 
thiir.  Rennes,  1911. 


76  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

l'hypothèse  que  j'ai  émise  dans  des  notes  précédentes  ('),  de  l'origine 
par  mutation  des  différentes  formes  d'une  même  espèce  ;  elle  met  de 
plus  en  évidence  leur  affinité  réciproque  et  par  là  même  l'état  d'amixie 
de  ces  formes. 

J'ai  capturé  ce  Gerris  dans  des  mares  littorales  à  Paloemonetes 
varians  L.  et  à  Spheroma  serratum  F.  entre  Ouistreham  et  Bénouville 
(Calvados)  ainsi  que  sur  le  canal  de  Caen  à  la  mer.  Été  1921. 

2.  Mesovelîa  furcata  Muls.  —  Les  stations  de  cet  Hémiptère  sont 
rares;  c'est  vraisemblablement  pour  cette  raison  que  sa  capture  est 
si  peu  fréquente.  Sa  distribution  géographique  est  par  contre  très 
vaste.  Il  a  été  capturé  dans  le  sud  de  l'Europe  et  l'Europe  moyenne, 
dans  le  nord  de  l'Afrique,  en  Syrie,  dans  le  Turkestan,  en  Sibérie  et 
dans  la  région  australienne.  En  France,  il  a  été  observé  dans  les  dépar- 
tements de  l'Isère,  du  Nord,  des  Landes  (Puton)  et  dans  la  Loire-Infé- 
rieure (E.  DE  L'Isle).  J.  Guérin  et  J.  Péneau  ne  l'ont  pas  capturé  per- 
sonnellement dans  le  massif  armoricain  et,  en  provenance  de  cette 
région,  n'ont  vu  que  la  forme  macroptère. 

L'espèce  présente  un  polymorphisme  alaire  particulier,  qui  peut 
être  comparé  à  celui  des  Velia  et  des  Microvelia.  Il  existe  en  effet  une 
forme  macroptère  à  ailes  et  élytres  bien  développés  et  fonctionnels;  et 
une  forme  aptère  sans  ailes  ni  élytres,  et  sans  aucune  trace  exté- 
rieure, même  rudimentaire,  de  ces  organes  (-).  Je  n'ai  pas  observé 
d'intermédiaires  entre  ces  deux  formes  et  il  n'en  a  jamais  été 
signalé. 

Quelques  élevages  de  Velia  currens  F.  et  de  Mesovelia  furcata  Muls., 
aptères,  m'ont  donné  uniquement  des  aptères.  Le  caractère  est  donc 
bien  héréditaire.  Il  doit  cependant  se  produire,  de  temps  à  autre,  des 
mutants  macroptères  ataviques,  comme  le  Fe/ïo currews macro- 
ptère, par  exemple,  capturé  par  Mercier  (^)  en  Lorraine. 

Je  n'ai  capturé  que  la  forme  aptère  de  M.  furcata;  mais,  grâce  à  des 
exemplaires  de  la  collection  Puton.  du  Muséum  national  d'Histoire 

(1)  a.  Gerris  (Hémiptères  Hétéroptères)  du  Calvados.  Polymorphisme  chez 
G.  lacustris  L.  et  perte  de  la  faculté  du  vol  chez  cette  espèce,  in  Ass.  Fr. 
Av.  Sc.f  Rouen,  1921. 

b.  Brachyptèrisme  et  aptérisme  dans    le   genre   Gerris  {C.    R.  Ac. 
Se,  CLXXIII  [1921],  p.  947). 

(2)  Le  terme  brachyplère  employé  par  les  auteurs  pour  désigner  ces  formes 
est  donc  impropre  puisqu'il  exprime  l'idée  d'un  raccourcissement  des  ailes 
et  non  celle  de  leur  disparition. 

(3)  L.  Mercier.  A  propos  d'un  exemplaire  macroptère  de  Velia  (C.  R.  Soc, 
Biol.,  LXXXII  [1919],  p.  524. 


Séance  du  22  mars  1922.  77 

naturelle  ('),  j'ai  pu  faire  une  étude  comparative  des  deux  formes. 


Fig.  1,  2,  3,  4  X  24  :  Mesovelia  furcala  Muls.  —  Fig.  1,  cf  de  la  forme 
aptère;  fig.  4,  son  abdomen  vu  dorsalement.  Fig.  2,  cf  de  la  forme  macro- 
ptère;  fig.  3,  son  abdomen  vu  dorsalement  (ailes  enlevées). 

Fig.  5,  6,  7  X  8  :  Gerris  odontog aster  Zett .  —Fig.  7,  cf  de  la  forme  micro- 
ptère;  fig.  5,  son  abdomen  vu  dorsalement;  fig.  6,  abdomen  d'un  cfmacro- 
ptère  (ailes  enlevées). 

(1)  Je  prie  M.  le  Professeur  Bouvier  de  vouloir  bien  agréer  mes  respec- 


78  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Cette  étude  a  porté  d'une  part  sur  les  segments  thoraciques  et  d'autre 
part  sur  les  segments  génitaux. 

La  comparaison  des  segments  thoraciques  m'a  montré  que  Tapté- 
risme  entraîne  chez  M.  furcata  des  modifications  importantes  de  ces 
segments.  Chez  la  forme  aptère,  les  trois  segments  thoraciques  con- 
servent leur  aspect  larvaire  et  chez  les  exemplaires  que  je  possède 
l'écusson  n'existe  pas.  Cependant  l'aspect  brillant  caractéristique  que 
possède  toujours  une  cuticule  imaginale,  ainsi  que  l'armure  copulatrice 
et  les  glandes  génitales  normalement  développées,  permettent  de  diffé- 
rencier facilement  l'insecte  adulte  de  sa  larve  à  la  dernière  mue. 

La  comparaison  des  segments  génitaux  m'a  montré  d'autre  part 
que,  d'une  manière  générale,  ces  segments  sont  plus  développés  chez 
les  aptères  ('),  (comparer  les  fig.  1  et  2,  3  et  4).  Cette  variation  de 
taille  des  segments  génitaux  contribue  peut-être  à  entraîner  l'amixie 
qui  doit  exister  entre  les  deux  formes  de  M.  furcata. 

J'ai  capturé  cette  espèce,  en  assez  grande  abondance,  de  juin  à 
octobre  1921,  sur  les  plantes  aquatiques,  dans  quelques  mares  à  eau 
légèrement  saumâtre,  entre  Ouistreham  et  Bénouville  (Calvados). 

3.  Arctocorîsa  vernicosa  WâU.  {^).  —  A  ma  connaissance,  l'exis- 
tence de  cette  Corise  n'a  jamais  été  signalée  en  France.  Elle  a  été  cap- 
turée en  Angleterre,  en  Scandinavie,  en  Finlande  et  en  Sibérie.  Sa 
distribution  géographique  a  donc  quelque  analogie  avec  celle  de  G.  odon- 
togaster. 

Voisine  d'A.  distincta  Fieb.,  elle  présente  comme  caractères  dis- 
tinctifs  8  à  9  lignes  flaves  sur  le  pronotum,  et  le  bord  externe  des 
tibias  postérieurs  d'un  brun  foncé. 

J'ai  capturé  deux  exemplaires  de  cette  espèce  dans  une  mare  d'eau 
douce  aux  environs  de  CoUeville-sur-Mer  (Calvados),  Été  1921. 

La  capture  de  ces  trois  Hémiptères,  tout  en  contribuant  à  enrichir 
la  faune  normande,  fournit  de  nouveaux  arguments  sur  le  parallélisme 
remarquable  qui  existe  entre  la  faune  de  la  côte  normande  et  celle  de 
la  côte  sud  anglaise, 

lueux  remerciements  pour  la  bienveillance  avec  laquelle  il  a  bien  voulu 
mettre  à  ma  disposition  les  collections  du  Laboratoire  d'Entomologie  du 
Muséum. 

(1)  Une  telle  variation  de  taille  des  segments  génitaux  n'existe  pas  entre 
les  formes  macroptères  et  microptères  ou  aptères  de  G.  odontogaster.  11  y  a 
par  contre  réduction  accentuée  du  connexivum  (comparer  les  fig.  5  et  6). 

(2)  Je  dois  la  détermination  de  celte  Corise  à  M.  E.  de  Bergbvin  à  qui 
j'exprime  tous  mes  meilleurs  remerciements. 


Séance  du  SS  mars  1922.  79 

Distribution  géographique 

de  NodariSL  nodosalis  H. -S.  [Lep.  Noctuidae] 
dans  le  midi  de  la  France 

par.  L.  Demaison. 

Lé  Nodaria  nodosalis  H. -S.,  que  notre  collègue  M.  Ch.  Boursin  a 
pris  vers  le  10  septembre  dernier  à  Nice  et  à  Vence  {Bull.  Soc.  ent. 
Fr.  [i922],  p.  40),  avait  déjà  été  signalé  dans  les  Alpes-Maritimes  par 
MiLLiÈRE  qui  avait  capturé  un  mâle  au  réflecteur  à  Cannes,  en  octobre 
1873  (Iconographie,  III,  p.  415).  Il  l'a  décrit  et  figuré  sous  le  nom  de 
Nodaria  hispanalis  Gn. ,  qui  est  simplement  un  synonyme  âe nodosalis 
(pi.  151,  fig.  11).  Déjà  il  avait  donné  en  son  tome  II  (p.  128-129,  pi.  9o, 
fig.  8)  la  description  et  la  figure  d'un  mâle  qu'il  avait  reçu  de  Barce- 
lone. Des  œufs  de  cette  même  provenance  lui  ont  permis  aussi  d'élever 
et  de  faire  connaître  la  chenille  (pi.  loi,  fig.  10). 

Cette  espèce  se  trouve  également  dans  les  Basses-Alpes.  Je  possède 
deux  9  provenant  de  Digne.  Des  deux  autres  exemplaires  de  ma  col- 
lection (2  cf),  l'un  est  originaire  de  Palerme,  l'autre  porte  l'étiquette 
«  Sicile  » ,  sans  désignation  plus  précise. 


Bulletin   bibliographique 

Tijdschrift  voor  Entomologie,  XLII  [1919].  —  Jurriaanse  et  Lindemans 
(J.-H.)  :  Bijdrage  tôt  de  Kennis  der  Lepidoptera  van  Z.  0.  Ce- 
lebes  en  omUggende  eilanden,  p.  1-39.  —  Stein  (P.)  :  Fauna  sima- 
rulensis,  Anthomyidae,  p.  40-46.  —  Id.  :  Anthomyiden  aus  Java, 
Sumatra,  Waigeoe  und  Ceram,  p.  47-86.  —  Wasmann  S.  J.  (E.)  : 
Wissenschaftliche  Ergebnisse  der  deutschen  Zentral-Afrika-Ex- 
pedition  1907-1908,  p.  109-130.  —  Willemse  (G.)  :  Mecoptera 
(Panorpata)  Neerlandica,  p.  131-136.  —  Dammerudun  (D""  K.-W.)  : 
On  hybrids  of  Batocera  albofasciata  and  gigas,  p.  137-160.  —  de 
Meijere  (D"' J.-G.-H.)  :  Derde  Supplément  op  de  Nieuwe  Naamlijst 
van  Nederlandsche  Diptera,  p.  161-193.  —  Assmuth  S.  J.  (J.)  : 
Eine  neue  Hypocera  (Dipt.)  vom  Bismarck- Archipel,  196-201. 

—  LXIII  [1920].  —  DuDA  (D--)  :  Revision  der  altweltlichen  Arten  der 
Gattung  Sphaerocera  Latr.  (Dipt.),  p.  1.  —  Reune  (A.)  :  A  cocoon- 


80  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

spinning  Thrips,  p.  40.  —  De  Meigere  (Pr.  D""  J.-G.-H.)  :  Studien 
liber  palaearktische,  vorwiegend  hollandische,  Limnobiiden,  insbe- 
sondere  iiber  ihre  Kopulationsorgane,  p.  46.  —  Jurriaanse  et  Lin- 
DEMANs  (J.-H.)  :  Indoaustralische  Attacus-vormen,  p.  87.  —  Swel- 
LENGREBEL  (J.-M.-H.)  et  Swellengrebel-de-Graaf  (N.-H.)  :  Lijst  der 
in  Nederlandsch-Indië  gevonden  Anopbelinen,  p.  96.  —  Van  den 
Bergh  Lzn.  (P.-J.)  :  Papilio  Jordani  Fruhstorfer  Q  (Nieuw  voor 
de  Fauna  von  Celebes),  p.  109.  —  Martin  (D'  L.)  :  Die  Tagfalter 
der  Insel  Celebes,  p.  111.  —  Toxopeus  (L.-J.)  :  Opgave  vaneeuige 
nieuwe  en  zeldzame  soorten  van  Lcpidoptera,  p.  160.  —  Heller 
(D''  K.-M.)  :  Neue  Rhipiphoriden  (Col.),  p.  168.  —  Jurriaanse  et 
J.  Lindemans  (J.-H.)  :  Een  nieuwe  Attacus-vorm  van  Burma,  p.  176. 

Wiener  entomologische  Zeitung,  XXXIU  [1914],  VII-X.  —  Fleischer 
(D""  A.)  :  Bestimmungstabelle  der  palàarktischen  Psalidium  Arten 
(Cure),  p.  211.  —  Enderlein  (D''  G.)  :  Dipterologische  Studien 
XIV,  p.  228.  —  Griffini  (D''  A.)  :  Le  specie  orientali  del  gen. 
A'eanias  Brunner,  p.  235.  — Fleischer  (D'' A)  :  Rhynchites  pauxillus 
Germ.  als  Obstschâdling,  p.  2o2.  —  Melichad  (D'"  L.)  :  Neue  palâ- 
arktische  Homoptercn,  p.  2o9.  —  Reitter  (Edm.)  :  Beitrag  zur 
Kenntnis  der  blinden  Tapinoptcrusarten  (Col.),  p.  261.  —  Id.  : 
Zwei  neue  Silphiden,  p.  263.  —  Id.  :  Drei  neue  Carabiciden, 
p.  263.  —  Id.  :  Athous  (Subg.  Grypocarus  Thoms.)  sardiniensis,  n. 
sp.,  p.  266.  —  Fleischer  (D""  A.)  :  Zwei  neue  Coleopteren  aus  Trans- 
baikalien  und  Mesopotamien,  p.  267. 

—  XXXVIII  [1920],  I-III.  -  Heikertinger  (F.)  :  Edmund  Reitter. 
Ein  Nachruf,  p.  1,  portrait.  —  Reitter  (E.)  :  Bestimmungs-Tabelle 
der  europaischen  Donacini,  p.  21.  —  Bernhauer  (M.)  :  Neue  Sta- 
phylinidien  aus  Mittelamerika,  p.  44.  — Enderlein  (D'"G.)  :  Die 
Culiciden-Fauna  Madagascar,  p.  47.  —  Hendel  (F.  von)  '.Zwei 
neue  europâische  Dipterengattungen,  p.  53.  —  Id,  :  Einige  neue 
orientalische  Braconiden,  p.  57.  —  Id.  :  Einige  neue  Sepsiden, 
(Dipt.),  p.  60. 


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FONDÉE   LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   D'UTILITÉ   PUBLIQUE 
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De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  n»  202  inclus,  à 
4  francs  le  fascicule. 

La  Faune  paléarclique  complète,  actuellement  terminée, 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
réponse). 

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blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n",  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
0  fr.50;  Coléoptères  paléarctiques  N°  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, 0  fr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,©  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  II  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIU'O. 


BULLETIN 


DE   LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


!l»cancc  «lu  18  avril  103S. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON. 

Sommaire 

Correspondance,  p.  81.  —  Changement  d'adresse,  p.  83.  —  Distinction 
honorifique,  p.  83,  —  Admissions,  p.  83.  —  Présentation,  p.  83.  — 
Exonérations,  p.  83.  —  Contributions  à  nos  publications,  p.  83.  —  Legs 
Ferton,  p.  83.  —  Nominations  d'un  Membre  bienfaiteur  et  d'un  Membre 
donateur, -p.  83.  —  Prix  Constant  1921  [Rapport),  p.  83. 

Observations  diverses.  —  Ch.  Demaison.  Captures  [Col.  Histeridae],  p.  85. 

Communications.  —  D'^  A.  Ciiobaut.  Tableau  dichotomique  des  An- 
thribus  de  France,  et  description  d'une  espèce  et  d'une  variété  nouvelles 
[Col.  Ant(ikib)dae],  p.  85.  —  Ch.  Fagniez.  Deux  nouveaux  Duvalites  des 
Alpes-Maritimes  [Col.  Carabidae],  p.  88.  —  J.  Rostand.  Note  sur  l'ha- 
bitat des  larves  paedogénétiques  du  genre  Miastor  [Dipt.  Cecidomyihae], 
p.  89.  —  J.-L.  Lacroix.  Note  sur  l'anorpa  germanica  L.  [Mecoptera]  en 
France,  p.  90.  —  L.  Berlanh  et  E.  Séguy.  Sur  un  Papillon  nuisible  au 
Jasmin  cultivé,  le  Glyphodes  unionalis  Hiibneret  sur  un  Tachinaire 
qui  le  parasite  :  Zenillia  roseanae  B.B.,  p.  93. 

Bulletin  bibliographique,  p.  96. 


M.  L.  Dupont,  d'Evreux,  assiste  à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  Ch.  Lahaussois,  Trésorier,  s'excuse  de 
ne  pouvoir  assister  à  la  séance. 

—  MM.  L.  Billaudelle  et  H.  de  Saeger  remercient  la  Société  de 
leur  admission. 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1922].  —  N°  7. 


82  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

—  MM.  l'abbé  J.  Guignon,  lauréat  du  prix  DoUfus  1921  et  le  D"- 
R.  Jeannel,  lauréat  du  prix  Passet  1921,  ont  adressé  leurs  remercie- 
ments par  les  lettres  suivantes  : 

Vulaines-sur-Seine,  28  mars  1922. 
Monsieur  le  Secrétaire, 

La  haute  dislinclion  que  la  Société  entomologique  de  Fiance  a  cru  bon 
d'accorder  au  modeste  travail  «  Les  Insectes  parasites  des  Plantes  »  m'a 
grandement  touché  et  sollicite  mes  plus  vifs  remerciements. 

Je  vois,  de  plus,  dans  ce  témoignage  de  sympathie,  un  encouragement 
discret  à  faire  mieux  encore  et  à  persévérer  dans  cette  voie  qui  parait 
répondre  aux  aspirations  d'un  bon  nombre  de  nos  collègues. 

C'est  sous  l'inspiration  de  M.  J.  dm  Gvulle  que  ces  notes  ont  été  publiées 
sous  cette  forme  concise  et  pratique  qui  leur  a  valu  d'être  mises,  par  M.  Lesive, 
dans  un  relief  tel  qu'elles  ont  emporté  des  suffrages  sur  lesquels  j'étais  loin 
de  compter. 

Le  l^rix  Dollfiis  me  va  d'autant  plus  au  cœur  que  c'est  bien  le  regretté 
Adrien  Dollfus  qui  m'a  facilité  ^-  ainsi  qu'à  mon  inoubliable  collaborateur, 
confrère  et  ami  G.  Goury  —  les  moyens  d'études  grâce  à  l'appoint  de  sa 
riche  bibliothèque. 

De  son  côté,  notre  collègue  M.  Maurice  Royer,  en  acceptant  de  publier  les 
résultats  de  mon  travail  dans  la  Revue  qu'il  dirige  avec  tant  de  compétence, 
vient  ajouter  son  nom  à  la  liste  de  ceux  qui  ont  droit  à  mes  remerciements 
et  à  ma  reconnaissance. 

Jetiens  donc  à  leur  témoigner  à  tous,  ici  et  publiquement,  mes  sentiments 
de  gratitude. 

Veuillez  agréer,  monsieur  le  Secrétaire,  l'expression  de  ma  hante  con- 
sidération. 

J.  Guignon. 

Cluj,  30  mars  1922. 
Monsieur  le  Président,  mes  chers  Collègues, 

Je  vous  adresse  l'expression  de  toute  ma  gratitude  pour  l'honneur  que 
vous  venez  de  me  faire  en  me  décernant  le  prix  Passet.  Ce  témoignage 
d'estime  et  l'accueil  si  affable  que  j'ai  trouvé  tout  récemment  encore  auprès 
de  vous,  tant  à  Paris  que  dans  la  Province,  me  montre  bien  que,  malgré 
l'éloignement,  vous  n'oubliez  pas  votre  ancien  secrétaire  et  je  vous  en  suis 
profondément  reconnaissant.  Croyez  bien  que,  de  mon  côté,  je  reste  tout 
dévoué  à  notre  Société  et  que  je  ferai  tous  mes  efforts  pour  mériter  votre 
choix. 

Je  vous  prie,  Monsieur  le  Président  et  chers  collègues,  de  recevoir,  l'assu- 
rance de  mes  sentiments  bien  cordialement  dévoués. 

D»^  R.   JlîANNEL.. 


Séance  du  i2  avril  19n.  83 

Changement  d'adresse.  —  M.  R.  de  la  Perraudière,  La  Perrau- 
dière  par  Jarzè  (Maine-et-Loire). 

Distinction  honorifique.  —  Le  Président  a  le  plaisir  de  faire 
savoir  que  M.  E.-G.  Racovitza,  directeur  de  l'Institut  de  Spéologie  de 
Cluj  (Roumanie),  a  été  récemment  nommé  Chevalier  de  la  Légion 
d'honneur. 

Admissions.  —  M.  lo  P"  Antonio  Porta,  3,  chiostro  S.  Antonino, 
Piacenza  (Italie).  —  Coléoptères  paléarctiques. 

—  M.  Patrice  de  Riencourt  de  Longpré,  o3,  rue  de  la  Cité,  Troyes 
(Aube).  —  Entomologie  générale. 

Présentation.  —  M.  R.  Denis,  agrégé  de  l'Université,  préparateur 
à  la  Faculté  des  Sciences,  Montpellier  (Hérault),  présenté  par  M.  P. 
Grasse.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  P.  Lesne  et  L.  Rerland. 

Exonérations.  —  MM.  G.  Durand  et  L.  Le  Pontois  se  sont  fait 
inscrire  comme  membres  à  vie. 

Contributions  à  nos  publications.  —  M.  le  D""  R.  Jeannel  a  mis 
à  la  disposition  du  Trésorier,  pour  nos  pubhcatîons,  la  somme  de 
230  francs,  montant  du  prix  Passet  qui  vient  de  lui  être  attribué. 

Legs  Ferton.  —  La  Société  décide  d'accepter  la  somme  de 
7.000  francs  léguée  par  notre  regretté  collègue  Ch.  Ferton  dans  le 
but  de  subvenir  aux  frais  de  transport,  de  logement  et  d'entretien  de 
sa  collection  et  de  sa  bibliothèque  léguées  à  la  Société  (cf.  Bulletin 
[1921],  p.  226).  Elle  donne  à  son  Trésorier,  M.  Ch.  Lahaussois,  pleins 
pouvoirs  pour  la  représenter,  fournir  toutes  pièces  utiles,  prendre 
possession  du  legs  et  en  donner  décharge. 

Nominations  d'un  Membre  bienfaiteur  et  d'un  Membre  dona- 
teur. —  Sur  la  proposition  du  Président,  les  membres  présents 
décident,  à  l'unanimité,  d'inscrire  le  nom  de  Ch.  Ferton  parmi  les 
Membres  bienfaiteurs  et  celui  de  M.  le  D""  R.  Jeannel  parmi  les 
Membres  donateurs  de  la  Société. 

Prix  Constant  1921  (Rapport).  —  Au  nom  de  la  commission 
du  prix  Constant,  M.  E.  Séguy  donne  lecture  du  rapport  suivant  : 

Messieurs, 

La  commission  pour  le  Prix  Constant  s'est  réunie  le  29  mars  (<). 

(1)  Étaient  présents  :  MM.  L.  Ciiopard,  L.  Demaison,  H.  Desbordes, 
J.  Faivre,  L.  Le  Charles,  E.  Moreau,  E.  Séouy  et  P.  Vavssikre. 


84  Bulletin  de  la  Société  entomologîque  de  France. 

Aucun  ouvrage  sur  les  Lépidoptères  n'était  soumis  à  son  examen, 
mais  M.  le  D^  J.  Feytaud  et  M.  J.  Surcouf  avaient  déposé  des  travaux 
relatifs  à  d'autres  groupes  d'Articulés. 

i°  M.  le  D""  J.  Feytaud  présente  :  La  Cité  des  Termites,  mœurs 
sociales  du  Termite  lucifuge,  ses  ravages,  sa  destruction  (Bordeaux, 
1921,  140  pp.  in-12)  —  et  l'ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Termites. 

«  La  Cité  des  Termites  »,  publiée  aux  frais  de  l'auteur,  précise  les 
caractères  généraux  des  Termites  et  fournit  une  excellente  déllnition 
du  Termite  lucifuge  ;  elle  traite  ensuite  des  castes,  du  travail,  de  la 
défense  de  la  colonie,  de  la  reproduction  et  de  la  vie  extérieure.  Cette 
étude,  qui  donne  des  notions  claires  sur  la  morphologie,  la  physiologie 
et  le  développement  du  Ternies  lucifugus,  est  un  exemple  d'excellente 
vulgarisalion  scientifique  appliquée  à  un  seul  type  d'Insectes.  Elle  con- 
tribuera à  mieux  faire  connaître  un  de  nos  principaux  ennemis  et 
étendra  certainement  les  moyens  que  nous  avons  de  lutter  contre  lui. 

L'ouvrage  dont  il  vient  d'être  question  n'est  d'ailleurs  pas  le  seul 
que  M.  le  D""  FeytaIid  ait  consacré  au  Termite  lucifuge.  Diverses  notes 
insérées  aux  Comptes  rendus  de  l'Académie  des  Sciences  et  un  mémoire 
important  paru  dans  les  Archives  d'Anatomie  microscopique  (1Ô12)  ont 
éclairé  d'un  jour  nouveau  l'étude  biologique  de  notre  principale  espèce 
de  Termite  indigène  et  apporté  de  nouvelles  données  sur  certains  pro- 
blèmes obscurs  de  la  vie  sociale  des  Insectes. 

2"  M.  .T.  Surcouf  présente  le  fascicule  Tabanidae  dti  Gênera  Insec- 
torum  (Bruxelles,  1921,  180  pp.  in-4°,  S  pi.  coloriées  et  un  supplément 
biologique). 

L'auteur  passe  en  revue  tous  les  genres  de  Tabanides  actuellement 
connus.  Il  est  inutile  de  préciser  le  rôle  des  Taons  en  pathologie  et  de 
parler  de  l'importance  que  présente  l'étude  de  ces  dangereux  Diptères. 
Mais  il  est  nécessaire  de  faire  ressortir  que  le  travail  de  M.  Surcouf 
est  une  étude  originale  qui  permet  d'identifier  au  point  de  vue  géné- 
rique les  Tabanides  des  difTérentes  régions  du  globe.  Un  chiffre  pré- 
cisera mieux  que  toutes  les  considérations  l'importance  de  cette  mono- 
graphie :  les  Tabanides,  tels  qu'ils  sont  étudiés,  renferment  56  genres 
et  plus  de  2500  espèces  répartis  dans  toutes  les  parties  du  monde. 

L'œuvre  de  M.  J.  Surcouf  sur  les  Diptères  vulnérants  est  déjà  con- 
sidérable, elle  représente  plus  de  1500  pages,  mais  son  Gênera  des 
Tabanides  est  certainement  le  travail  qui  lui  a  demandé  l'effort  le  plus 
soutenu  et  qui  synthétise  le  mieux  nos  connaissances  sur  cette  famille. 


Séance  du  12  avril  1922.  8a 

La  Commission,  considérant  surtout  l'étendue  et  l'utilité  pratique 
des  travaux  soumis  à  son  examen,  tout  en  appréciant  la  valeur  scien- 
tifique des  uns  et  des  autres,  estime  cependant  qu'ils  ne  répondent  pas 
dans  la  même  mesure  aux  exigences  du  concours  et  propose  à  vos 
sutl'rages  pour  le  prix  Constant  de  1922  : 

en  première  ligne  :  l'ouvrage  de  M.  J.  Surcouf; 

en  deuxième  ligne  :  celui  de  M.  le  D""  J.  Feytaud. 

Le  vote  aura  lieu  à  la  séance  du  24  mai  1911  (^). 

Observations  diverses. 

Captures  [Col.  HiSTERmAE].  — M.  Ch.  Demaison  signale  la  capture 
dans  la  forêt  de  Reims,  à  Germaine,  de  Hololejjta  plana  Fuesl.,  sous 
des  écorces  de  Chêne.  Cette  espèce  n'avait  guère  été  signalée  jusqu'ici 
que  sur  le  Peuplier. 

Dans  la  même  localité,  il  a  pris  sous  des  écorces  de  pin  Platysoma 
angustatum  Eo  iim.  qui  doit  être  nouveau  pour  la  faune  du  bassin  de 
la  Seine.  Les  quelques  exemplaires  recueillis  vivaient  en  compagnie 
de  Platysoma  oblongum  F.,  beaucoup  plus  abondant. 


Communications. 


Tableau  dichotomique  ûes'Anthribus  de  France  et  description  d'une 
espèce  et  d'urte  variété  nouvelles  [Col.  ANXHRiBmAE] 

par  le  D'"  A.  Chobaut. 

Dans  le  tableau^'qui  va  suivre,  il  ne  sera  pas  question  de  VAnthribiis 
tessellatus  Bob.  {tessulatus  Rest . ,  fallaxPerr.),  bien  qu'il  soit  fran- 
çais, parce  qu'en  raison  de  ses  yeux  entaillés  jusqu'au  milieu  par 
l'arête  latérale  du  rostre,  Schilsky  (KOster,  Kâfer  Europas,  XLIV 
(1907),  p.  44.  Z.)  en  a  fait  le  type  du  genre  Opanthribus,  Les  Anthri- 
&M.S  vrais  ont  les  yeux  entiers,  nullement  entaillés  par  l'arête  latérale 
du  rostre  qui  se  termine  au  niveau  de  leur  bord  antérieur, 

(1)  Les  conditions  du  vote  sont  les  mêmes  que  pour  le  prix  Dollfus  (voir 
Bulletin  [1922],  p.  20. 


86  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1.  Bord  latéral  du  pronotum  tranchant  d'un  bout  à  l'autre. 
Intervalles  impairs  des  élytres  nettement  saillants.  Élytres 

à  couleur  foncière  rougeàtre.  Forme  large 2. 

2.  Pronotum  à  côtés  très  faiblement  sinués  au-devant  des 
angles  postérieurs.  Pattes  noires.  Long.  3^4,5  mm 3. 

3.  Ventre  entièrement  noir  ou  seulement  avec  quelques  ster- 
nites  rouges.  Type,  {scabrosus F.  —  inarmoratus F ourcr.) 
fasciatus  F  o  r  s  t . 

3' .  Ventre  entièrement  rouge var.  ventralis  R ey 

2'.  Pronotum  à  côtés  fortement  échancrés  au-devant  des  an- 
gles postérieurs.  Pattes  rouges  avec  les  articulations  et  les 
tarses  noirs.  Long.  3-3,5  mill.  (?  A.  fasciatus  var.  rubri- 

pes  Rey  —  constrictus  Stierle) scapuiaris  G ebl. 

1'.  Bord  latéral  du  pronotum  tranchant  jusqu'au  milieu  des 
côtés.  Interstries  impairs  des  élytres  faiblement  saillants. 
Élytres  à  couleur  foncière  d'un  rouge  brunâtre.  Forme 

relativement  étroite.  Long.  2-2,5  mm , Clopi,  n.  sp. 

l".  Bord  latéral  du  pronotum  tranchant  seulement  vers  les 
angles  postérieurs.  Inlerstries  impairs  des  élytres  nulle- 
ment saillants,  pas  plus  élevés  que  les  interstries  pairs. 
Élytres  à  couleur  foncière  noirâtre.  Forme  médiocrement 
large.  Long.  2,5 -  4  mm 4 . 

4.  Interstries  impairs  des  élytres  à  pubescence  mouchetée  de 
blanc  et  de  noir 5 . 

5.  Plus  grand,  antennes  et  pattes  noires  en  entier  {variegatus 
Geoffr.   —  varius  F.) nebulosus  F  or  si. 

5'.  Plus  petit,  antennes  testacées  à  la  base,  pattes  avec  les 

tibias  rougeâtres  [nebulosus  Ki'ist.). . .     var.  Kusteri,  nom.  mut. 

4'.  Interstries  impairs  des  élytres  à  pubescence  entièrement 

blanchâtre,  sans , taches  noires var.  Gavoyi,  n.  var. 

Antribus  fasciatus  For  st.  —  Le  type  à  ventre  entièrement  noir 
est  rare.  Je  l'ai  de  Morières  (Vaucluse)  et  du  mont  Ventoux. 

Très  fréquemment  le  ventre  a  de  1  à  3  sterniles  rouges  ou  rougeâ- 
tres. C'est  une  forme  assez  répandue  que  je  possède  de  S*-Geniès-de- 
Comolas  et  des  Angles  (Gard),  de  l'île  de  la  BartheJasse,  près  Avignon, 
de  Morières  (Vaucluse),  de  la  S'^^-Baume  (Var),  de  Montlouis  (Pyré- 
nées-Or'^'*) et  de  Lyon. 

Mais,  dans  les  contrées  méridionales,  la  forme  la  plus  fréquente 
est  celle  dont  le  ventre  est  entièrement  rouge,  souvent  avec  le  der- 
nier  sternile  noir,  et  qui  répond  à  la  var.  ventralis  Rey.  Ma  collée- 


Séance  du  12  avril  1922.  87 

tion  en  renferme  des  spécimens  du  mont  Ventoux,  de  Morières  (Vau- 
cluse),  de  Saze  et  des  Angles  (Gard),  de  Camargue,  de  la  S'^-Baume 
(Var),  de  Lyon  et  de  Médéah  (Algérie). 

Enfin  je  possède  an  exemplaire  de  Montlouis  (Pyrénées-Or'«^^)  qui  a 
le  ventre  rouge  avec  une  bande  longitudinale  noire  de  chaque  côté 
du  milieu. 

Anthribus  scapulai-is  Gebl.  —  Ainsi  que  l'a  fait  remarquer  avec 
raison  Guillebeau  {Ann.  Soc.  ent.  Fr.,  Bulletin  [1894],  p.  cxciii  et 
ccxciv),  cette  espèce,  connue  seulement  de  Sicile  et  de  la  Russie 
méridionale,  se  trouve  aussi  en  France.  Il  la  signale  de  Viilebois  (Ain) 
et  de  Sorèze  (Tarn).  Pour  ma  part,  j'en  ai  rencontré  deux  sujets  au 
mont  Ventoux  et  un  au  mont  Aigoual.  Je  soupçonne  fort  que  VAn- 
thribus  décrit  par  Rey,  sous  le  nom  de  fasciatus  var.  rubripes,  n'est 
pas  autre  chose  que  l'A.  scapularis. 

Anthribus  Clopi,  n.  sp.  — En  outre  des  caractères  indiqués  dans  le 
tableau  précédent,  cette  espèce  présente  encore  les  suivants  :  an- 
tennes testacées  avec  la  massue  un  peu  rembrunie;  base  du  pronotum 
très  faiblement  bissinuée  ;  pattes  entièrement  testacées,  même  les  tarses, 
avec  les  genoux  seuls  plus  foncés;  ventre  brunâtre  avec  le  bord 
externe  des  segments  taché  de  testacé.  J'en  possède  dix  exemplaires 
capturés  sur  le  versant  nord  du  mont  Ventoux,  en  juin  et  juillet, 
sur  de  vieux  sapins. 

J'avais  jadis  communiqué  un  exemplaire  de  cetteespèce  à  L.  Bedel 
qui  m'avait  écrit  à  ce  sujet  :  «  Il  s'agit  d'une  aberration,  probablement 
tout  individuelle,  de  l'A.  variegatus;  il  me  semble  que  l'insecte  a  dû 
subir  un  arrêt  brusque  de  pigmentation.  Il  est  néanmoins  intéressant 
parce  qu'il  reproduit  presque  le  système  de  coloration  de  la  var.  ru- 
bripes Rey  de  l'A.  fasciatus.  » 

La  découverte  d'une  petite  série  d'individus  tous  semblables,  sans 
mélange  de  sujets  d'A.  nebulosus  F  or  st. ,  est  venue  ruiner  cette  sup- 
position et  me  fortifier  dans  l'idée  qu'il  s'agit  bien  là  d'une  espèce 
nouvelle. 

Je  l'ai  dédiée  à  M.  Joseph  Clop,  de  Bédoin  (Vaucluse),  en  raison  de 
l'aide  précieuse  qu'il  m'a  toujours  apportée  dans  mes  recherches  sur 
la  faune  entomologlque  du  mont  Ventoux. 

A.  Clopi  a  une  certaine  ressemblance  avec  A.  nebulosas  Kûst.  (fvâf. 
Eur.,XX,  91)  d'Allemagne,  qui  est  plus  petit  qu'A,  nebulosm  For  s  t., 
avec  les  tibias  rougeâtres,  surtout  les  antérieurs,  la  base  du  funicule 
antennaire  plus  claire,  rougeâtre,  les  interstries  alternes  des  ély  très 
légèrement  relevés,  maculés  de  clair  et  de  foncé,  etc.  Mais  Kuster 


88  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

n'a  examiné  que  l'exemplaire  original  de  la  collection  Sturm,  qui  a 
été  perdu  dans  la  suite,  en  sorte  que  cette  forme  est  aujourd'hui  de- 
venue impossible  à  reconnaître.  Je  pense  qu'il  ne  s'agit  là  que  d'une 
variété  d'A.  nebulosusFovsX.  dont  VA.  Clopi  est  bien  distinct  par  la 
carène  latérale  du  pronotum  étendue  de  la  base  jusqu'au  milieu  des 
côtés,  la  couleur  générale  d'un  brun  rougeâtre,  les  pattes  entièrement 
claires,  etc.  En  tout  cas  le  nom  de  nebulosus  Kûst.,  faisant  double 
emploi,  est  à  changer.  Je  propose  pour  cette  variété  celui  de  Kûsteri, 
nom.  nov. 

Anthribus  nebulosus  Fors  t.  —  Espèce  commune  dont  ma  collec- 
tion renferme  des  exemplaires  du  Parc  de  la  Tète  d'or  à  Lyon,  des 
forêts  de  Fontaine))Ieau,  de  S'-Germain  et  de  Montigny-Beauchamp  des 
environs  de  Paris,  d'Ennetières-en-Weppes  (Nord),  etc. 

La  curieuse  var.  Gavoyi,  que  j'ai  dédiée  à  mon  vieil  ami  Louis 
Gavoy,  a  été  prise  par  lui  à  Montréjeau  (H'^- Garonne),  le  14  mai  1921, 
sur  le  Chêne.  Il  m'a  généreusement  abandonné  l'unique  spécimen 
rencontré  par  lui. 

Cette  variété  a,  comme  le  type,  les  antennes  et  les  pattes  entière- 
ment noires  et  elle  est  de  même  forme  et  de  même  taille. 


Deux  nouveaux  Duvalites  des  Alpes- Maritimes 

[Col.  CARABmAE] 

par  Ch.  Fagniez. 

Duvalites  Brujasi  Paulinae,  n.  subsp.  —  De  même  taille  que  la 
forme  typique,  cette  race  s'en  distingue  très  nettement  par  son  pro- 
notum à  gouttière  marginale  large.  Elle  diffère  do  [la  race  Devillei 
Fagn.  par  ses  élytres  plus  allongés,  à  ponctuation  plus  profonde;  par 
?on  pronotum  plus  large  à  la  base,  à  sinuosité  moins  profonde;  enfin 
par  ses  antennes  plus  courtes.  Elle  a  les  angles  postérieurs  du  prono- 
tum saillants  et  aigus  et  ses  élytres  présentent  une  forte  dépression 
basale  formant  presque  un  sillon  en  demi-cercle  partant  du  milieu 
d'une  épaule  à  l'autre. 

J'ai  découvert  cette  race,  que  je  dédie  à  ma  mère,  dans  la  grotte 
d'Eynési,  qui  se  trouve  exactement  située  dans  le  territoire  de  la 
commune  de  Gourmes  (Alpes-Maritimes). 

Le  tableau  ci-dessous  permettra  de  séparer  facilement  Duvalites 
Brujasi  D  e  v .  et  ses  deux  races  ; 


Séance  du  12  avril  1922.  89 

1.  Gouttière  marginale  du  pronolum   étroite.  Élytres  ellip- 

tiques, allongés,  peu  convexes,  à  angles  humoraux  arron- 
dis. Antennes  allongées forma  typica 

—  Gouttière  marginale  du  pronotum  large 2 . 

2.  Forme  robuste,  à  élytres  amples.  Pronotum  plus  rétréci 

avant  les  angles  postérieurs,  à  sinuosité  plus  profonde. 
Élytres  à  ponclualion  superficielle,  plus  eiïacée  aux  épaules 
qui  sont  arrondies.  Antennes  allongées,  à  articles  V  à  Vil 
environ  5  à  6  fois  aussi  longs  que  larges." Devillei  Fagn. 

—  Forme  allongée,  à  élytres  aussi  longs  que  chez  Brujasi  ty- 

pique. Pronotum  moins  rétréci  à  la  base,  à  sinuosité  moins 
profonde.  Élytres  à  ponctuation  plus  profonde,  visible  aux 
épaules  qui  sont  plus  saillantes.  Antennes  plus  courtes,  à 
articles  V  à  VII  environ  3  à  4  fois  aussi  longs  que  larges 
(9) Paiilinae  Fagn. 

Duvalites  Ochsi  Boursini,  n.  subsp.  —  Diffère  surtout  du  type 
par  la  forme  du  pronotum  qui  présente  une  sinuosité  basale  bien 
plus  profonde,  des  côtés  très  arrondis  en  avant  de  cette  sinuosité,  des 
angles  postérieurs  sensiblement  plus  relevés.  Élytres  à  épaules  un 
peu  plus  effacées  et  à  impression  basale  moins  accentuée. 

Cette  race,  dédiée  à  M.  Boursin,  a  été  prise  par  moi  dans  une  grotte 
sans  nom  que  j'ai  appelée  grotte  de  la  Statue,  d'accord  avec  mon  ami 
OcHS  qui  m'accompagnait  en  cette  visite  ;  cette  grotte  se  trouve  située 
sur  la  commune  du  Gourdon  (Alpes-Maritimes). 

Cette  forme,  très  rare,  vit  au  milieu  des  races  du  Brujasi  Dev.  et 
très  loin  des  grottes  Ochs  et  Mars  qui  abritent  la  forme  typique. 


Note  sur  l'habitat  des  larves  paedsgénétiques  du  genre  Miastor 
[DiPT.  Cecidomyidae] 

par  J.  Rostand. 

Les  larves  paedogénétiques  de  Diptères,  du  genre  Miastor,  ont  été 
jusqu'ici  rencontrées  sous  les  écorccs  d'arbres,  dans  les  champignons 
de  couche,  dans  do  la  pulpe  de  betteraves,  etc.,  mais  je  ne  crois  pas 
qu'on  les  ait  encore  signalées  dans  la  bouse.  J'ai  trouvé  à  Gambo 
(Basses-Pyrénées),  pendant  les  mois  de  mai-juin  1921,  une  assez 
grande  quantité  de  ces  larves  dans  les  pilules  du  Gopris  lunaire.  Elles 


90  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France, 

vivaieQt  en  colonies  abondantes,  à  la  surface  des  pilules,  entre  la 
bouse  et  la  mince  croûte  terreuse  qui  la  recouvre.  Leur  cycle  m'a 
paru  analogue  à  celui  des  autres  larves  paedogénétiques  déjà  étudiées  : 
tous  les  mois  environ,  elles  éclatent  et  donnent  naissance  à  une  quin- 
zaine de  petites  larves-filles.  J'ai  obtenu  des  nymphes,  mais  je  n'ai 
pu  encore  obtenir  d'imagos  à  partir  de  ces  larves.  Le  Miastor  adulte 
pond-il  ses  œufs  dans  les  bouses  de  vaches  et  les  larves  se  dévelop- 
pent-elles accidentellement  dans  les  pilules  du  Copris;  ou  le  Miastor 
pond-il  directement  dans  ces  pilules?  Je  ne  sais,  mais  je  n'ai  jamais 
pu,  malgré  de  très  nombreuses  recherches,  découvrir  de  larves  dans 
les  bouses. 


Note   sur  Panorpa  germanica   L.  [Mecoptera]  en  France 
par  J.-L.  Lacroix. 

Dans  une  note  sur  Panorpa  communis  L.  [Bull.  Soc.  eut.  Fr., 
[1921],  p.  16-20)  je  disais  que  cette  espèce  se  présentait  en  France 
sous  divers  aspects  et  je  donnais  les  dessins  des  ailes  de  quelques 
formes.  Panorpa  germanica  L.  n'est  pas  moins  polymorphe.  Je  donne 
dans  la  ligure  ci-jointe  six  formes  ditrérentes  que  j'ai  le  plus  souvent  vues 
ou  rencontrées.  11  suffit  de  jeter  un  coup  d'œil  sur  cette  ligure  pour 
constater  qu'il  existe  en  France  deux  formes  extrêmes  (IV  et  111). 
Entre  elles  se  placent  I,  II  et  VII  formant  transition.  Pour  ne  pas 
allonger  cette  note,  je  me  dispenserai  de  toute  description,  les  dessins 
donnés  permettant  de  se  faire  une  idée  suffisante  des  divers  aspects 
de  l'espèce.  Il  existe  une  forme  sans  tache,  ou  seulement  avec  un 
point  sur  la  costale  non  loin  de  l'apex  {Panorpa  borealis  de  Stephens, 
Illustrations  of  British  Entomology,  Mandibulata,  vol.  VI.  London, 
1835),  que  je  possède  de  Belgique  (Ninane,  dédit  Lestage),  mais  que 
je  ne  connais  pas  de  France.  Il  n'y  a  cependant  pas  de  raison  pour 
qu'elle  ne  s'y  trouve  pas  (elle  a  été  prise  en  Ecosse  par  W.-J.  Lucas). 

Les  formes  les  moins  tachées  (IV)  se  rencontrent,  en  France,  sur- 
tout dans  les  régions  du  nord,  du  centre  et  de  l'est  (non  cependant  à 
l'exclusion  des  formes  plus  tachées,  I  et  II).  Quelques  individus  moins 
marqués  que  I  se  rencontrent  dans  la  région  de  l'ouest  atlantique 
(VII  par  exemple),  mais  je  n'y  ai  pas  encore  trouvé  la  forme  IV.  Les 
individus  les  plus  fréquemment  observés  dans  cette  région  sont  repré- 
sentés en  I  et  II.  Il  n'est  pas  possible  de  les  séparer.  Ces  mêmes 


Séance  du  i2  avril  1922. 


91 


formes  s'observent  en  Angleterre  (W.-J.  Lucas)  et  en  Belgique  (Les- 
tage). Dans  la  forme  fl  on  constate  une  tendance  vers  lîl,  mais  chez 


Formes  de  Panoipa  germanica  L. 


I  et  II  la  bande  plérosligmale  (que  l'on  désigne  par  Ptb)  est  coupée 
entre  R.  et  Rj,  aux  quatre  ailes  ;  de  plus  Bbr  et  Abr,  au  moins  Abr 
(fjranches  basale  et  apicale  de  la  bande  ptérostigmale).  sont  incomplètes 
dans  la  très  grande  majorité  des  cas  (seulement  5  échantillons  sur  au 


92  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

moins  600  examinés  ont  ces  branches  complètes  aux  ailes  supérieures) 
J'ai  rencontré  quatre  individus  qui  n'avaient  pas  Ptb  coupée  entre  fis 
et  R^  à  une  des  ailes  ou  aux  deux  supérieures.  —  Dans  toutes  ces 
formes,  rapidement  indiquées,  on  trouve  des  cf  et  des  9  à  peu  près 
en  nombre  égal. 

J'ai,  dans  ma  collection,  19  exemplaires  de  la  forme  III  do  prove- 
nances diverses  (2  exemplaires  de  Belgique,  dédit  Lestage;  1  d'An- 
gleterre, dédit  W.-J.  Lucas;  16  pris  par  moi  dans  les  Deux-Sèvres,  la 
Gironde  et  la  Cliarente-Inférieure).  Ce  sont  tous  des  Q  (je  veux 
simplement  dire  ici  que  je  n'ai  pas  encore  trouvé  l'autre  sexe).  Cette 
forme  me  paraît  suffisamment  caractéristique  pour  justifier  un  nom. 
Elle  se  distingue  par  Ptb  qui  est  entière  aux  quatre  ailes  et  aussi 
Bbr  et  Abr  aux  ailes  supérieures  (chez  o  individus  des  Deux-Sèvres 
et  de  la  Gironde,  Bbr  et  Abr  sont  complètes  aux  quatre  ailes).  Je 
donne  à  cette  forme  le  nom  de  Panorpa  germanica  absoluta,  nova 
forma. 

Il  existe  dans  la  collection  de  M.  Henri  Gélin,  à  Niort,  un  individu 
représenté  en  V  et  VI.  Chez  cet  exemplaire  Se,  aux  quatre  ailes,  se 
termine  sur  la  costale  avant  le  ptérostigma  et  on  y  trouve,  également 
aux  quatre  ailes,  la  nervule  ptérostigmale  entre  C  et  fii.  Les  taches 
sont  très  réduites.  Cet  Insecte  a  le  faciès  de  Panorpa  alpina^-àmhur. 
Toutefois  le  segment  terminal  de  l'abdomen,  que  j'ai  représenté  (VI) 
par  sa  face  ventrale,  montre  bien  qu'il  s'agit  de  germanica.  Je  donne 
à  cette  forme  le  nom  de  Panorpa  germanica  ab.  aulopsiformis,nova, 
pour  rappeler  le  caractère  de  sa  nervulation,  constant  chez  P'.  alpina 
(ce  dernier  placé  par  Enderlkin  dans  le  genre  Aulops,  discuté  aujour- 
d'hui). Il  a  été  pris  par  M.  H.  Gélin  à  Verzy  (Marne)  le  20  juin  1914. 

Je  donne  enfin  en  VU  le  dessin  d'un  exemplaire  trouvé  à  Melle 
(Deux-Sèvres)  de  mon  Panorpa  germanica  sécréta  [Panorpa  commu- 
nis  L.  et  germanica  L.,  de  la  faune  française.  Variations  dans  les 
taches  des  ailes,  in  Insecta  mars  1913,  p.  103).  J'ai,  dans  ma  collection, 
plusieurs  individus  de  cette  forme  :  3  cf  et  2  Q  pris  à  Vouhé-en- 
Gâtine,  Melle,  l'Hermitain  (Deux-Sèvres),  à  Bourg-sous-la-Roche 
(Vendée)  et  à  Gédinnc  (Belgique). 


Séance  du  12  avril  1922.  93 

Sur  un  Papillon  nuisible  au  Jasmin  cultivé, 

le  Glyphodes  unîonalis  Hiibner 

et  sur  un  Tachinaire  qui  le  parasite  :  Zenillia  roseanae  B .  B . 

par  L.  Berland  et  E.  Séguy. 

Lors  d'un  séjour  de  vacances  à  Callian  (Var),  en  septembre  1921,  il 
fut  signalé  à  l'un  de  nous  les  dégâts  que  causait  une  chenille  dans  les 
plantations  de  Jasmin;  on  fait  dans  cette  localité  une  très  importante 
culture  de  cette  plante,  dans  le  but  de  l'extraction  du  parfum,  qui 
s'opère  à  Grasse,  distante  d'une  vingtaine  de  kilomètres. 

En  compagnie  de  M.  Tallent,  maire  de  Callian,  et  naturaliste,  nous 
nous  procurâmes  un  certain  nombre  de  ces  chenilles.  Celles-ci  se 
nourrissent  des  feuilles  du  Jasmin  ;  elles  causeraient  peu  de  dommages 
à  la  plante,  et  leur  rôle  nuisible  serait  insignifiant  si  elles  s'en  tenaient 
là,  mais  malheureusement  elles  s'attaquent  aussi  aux  fleurs.  On 
remarque  en  eiïet  un  bon  nombre  de  fleurs  de  Jasmin  dont  la  longue 
corolle  tubuliforme  est  perforée,  vers  son  milieu,  d'un  peti.t  trou 
cylindrique,  et  nous  avons  pris,  avec  M.  Tallent,  une  chenille  vivante 
dont  le  corps  sortait  à  demi  de  la  fleur  par  cet  orifice. 

Il  semble  donc  qu'on  puisse  résumer  ainsi  l'action  du  Papillon. 
Celui-ci  est  nocturne,  la  fleur  également,  en  ce  sens  que  ce  n'est  qu'au 
crépuscule  qu'on  voit  s'ouvrir  ses  corolles  odorantes.  On  peut  penser 
que  le  Papillon  vient  à  ce  moment  pondre  à  l'intérieur  de  la  fleur; 
sa  chenille  y  vit  quelque  temps  et  sort  par  effraction  au  moment  où 
elle  n'y  trouve  plus  une  nourriture  suffisante.  La  perforation  qu'elle 
produit  ressemble  à  celle  causée  par  les  Bourdons  sur  certaines 
corolles. 

Il  va  sans  dire  que  toute  fleur  attaquée  ne  s'ouvre  plus  et  se  flétrit 
rapidement.  ^ 

Par  ailleurs  la  fleur  a  pu  se  développer  complètement,  ce  qui 
montre  que  la  ponte  n'a  pas  été  faite  dans  le  bouton  floral. 

Les  chenilles  que  nous  avons  obtenues  ont  été  mises  en  élevage  et 
se  sont  chrysalidées.  en  partie,  du  8  au  10  septembre  ;  elles  ont  donné 
naissance,  le  19  septembre,  à  un  joli  Papillon  blanc,  où  M.  l'abbé 
J.  DE  Joannis  a  reconnu  un  Pyralide  assez  commun,  le  Glyphodes 
unionalis  Hùbner. 

Nous  avons  dit  que  les  chenilles  s'étaient  chrysalidées  en  partie, 
parce  qu'il  s'est  produit  à  ce  moment  un  fait  intéressant,  qui  est 
l'objet  de  la  suite  de  cette  note. 

Sur  une  douzaine  de  chenilles  mises  en  élevage,  au  moment  où  une 


94 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


moitié  environ  s'est  chrysalidée,  les  autres,  qui  paraissaient  saines, 
ont  donné  naissance  à  des  pupes,  que  nous  avons  trouvées  à  côté  du 
corps  recroquevillé  des  chenilles,  qui  n'ont  pas  pu  se  clirysalider, 
mais  qui  étaient  sur  le  point  de  le  faire,  car  quelques-unes  d'entre 
elles  avaient  fdé  leur  cocon. 

Exactement  au  moment  où  le  Papillon  est  sorti  de  sa  chrysalide, 
c'est-à-dire  le  19  septembre,  les  pupes  ont  donné  naissance  à  un  Tachi- 
naire,  le  Zenillia  roseanae  B.B.  (^).  Le  synchronisme  rigoureux  de 
l'évolution  de  l'espèce-hôte  et  de  l'espèce-parasite  est  très  frappant. 


Fig.  1.  —  Larve  de  Zenillia  roseanae  B.  B.  —  a,  armature  buccale  delà 
larve  au  3*  âge  (préi)ar<'!e  d'après  la  pupe)  ;  —  b,-  armature  buccale  du 
2"  âge;  —  c,  écailles  et  crochets  cuticulaires  de  la  larve  au  2"  âge;  — 
d,  stigmate  postérieur  droit  au  3°  âge. 


Ayant  recueilli  et  fixé  quelques  chenilles  de  Glyphodes  unionalis, 
nous  avons  trouvé,  à  notre  retour  à  Paris,  dans  la  cavité  générale 
d'une  de  ces  chenilles,  une  larve  au  2*  âge  du  Tachinaire.  dont  nous 
pouvons  donner  la  description,  qui  complète  utilement  l'histoire  de  ce 
Diptère  peu  connu. 

En  extension  sur  le  porte-objet,  la  larve  au  2^  âge  du  Zenillia  ro- 
seanae mesure  enviroh  3  mm.  de  long  sur  2  de  large.  La  peau  est  mince, 
transparente,  nacrée  et  porte  une  plage  de  petites  écailles  brunâtres 
terminées  par  une  grifïe  ou  une  épine.  Cette  plage  écailleuse  placée 
sur  la  face  ventrale  de  tous  les  segments  abdominaux  se  prolonge  sur 
la  face  dorsale  par  deux  ou  trois  rangs  d'écaillés  qui  font  le  tour  du 

(1)  Brauer  et  V.  BiîRGENSTAMM,  Deulschr.  Akad.  Wien,  LVIII  [1891], 
p.  332,  c.  —  Détermination  confirmée  par  M.  le  D'  Villeneuve. 


Séance  du  i2  avril  192^.  95 

segment  et  donnent  à  l'animal  l'aspect  si  caractéristique  d'une  larve  de 
Gastropliile.  Les  organes  sensoriels  bien  développés  sont  placés  sur 
une  petite  surface  arrondie,  nue  et  lisse,  assez  nettement  délimitée. 
Les  antennes  sont  bien  visibles,  à  peu  près  deux  fois  et  demie  aussi 
longues  que  larges.  L'appareil  bucco-pharyngien  est  représenté  par  la 
figure  1,  a  pour  le  ^^  âge  et  par  la  figure  1,  b  pour  le  3*=  âge.  Il  est 
remarquable  au  2^  âge  par  le  développement  extraordinaire  des  cro- 
chets buccaux.  Les  pièces  basilaires  sont  peu  développées.  Les 
stigmates  postérieurs  aux  stades  2  et  3  ne  présentent  rien  de  parti- 
culier (fig.  i,  d). 

Le  Zenillia  roseanae  doit  infecter  le  Glyphodes  unionalis  de  la  même 
façon  que  certains  Tachinaires  parasites  qui  pondent  sur  les  fleurs  ou 
les  feuilles  dévorées  par  les  chenilles  (^).  Un  ou  plusieurs  œufs  dits 
«  microtypes  »  et  renfermant  un  embryon  dont  le  développement  est 
avancé  échappent  à  l'action  des  mandibules  et  sont  avalés  par  les 
chenilles.  L'éclosion  a  lieu  dans  le  tube  digestif,  la  jeune  larve  le 
perfore  et  tombe  dans  la  cavité  générale  ou  elle  poursuit  son  évolution. 

Le  2'^  âge  qui  suit  presque  immédiatement  l'effraction  du  tube 
digestif  est  la  période  la  plus  longue  de  la  vie  du  parasite.  Pendant 
cette  période  la  larve  vit  librement  au  milieu  des  viscères  de  son  hôte, 
sans  contracter  avec  eux  de  rapports  spéciaux.  Pour  son  alimentation 
elle  semble  utiliser  uniquement  le  sang  et  la  graisse  de  son  hôte, 
surtout  le  sang.  La  larve  parasite  ne  devient  sarcophage  que  pendant 
une  très  brève  période  de  la  fin  du  S'^âge  qui  précède  la  mort  de  l'hôte. 
La  respiration  comme  le  pensent  Kûnckel  et  Pantel  doit  s'accomplir 
aux  dépens  de  l'oxygène  dissous  dans  l'hémolymphe  (2). 

Le  3*=  âge  ne  survient  que  peu  de  temps  avant  la  période  où  la 
chenille  doit  commencer  son  cocon.  Ce  stade,  qui  est  très  bref,  est 
remarquable  dans  la  dernière  période,  par  cette  sarcophagie  rapide  et 
désordonnée  qui  amène  la' mort  subite  de  l'hôte.  La  larve  du  Tachi- 
naire  qui  présente  alors  l'aspect  d'un  asticot  typique,  quitte  la  dépouille 
de  la  chenille  et  s'empupe  aussitôt. 

La  pupe,  d'un  brun  rouge  brillant,  mesure  environ  6  mm.  de  long 
sur  2,o  à  3  mm.  de  large.  La  surface,  qui  est  très  lisse,  présente  sur- 
tous  les  segments  une  ceinture  d'aspérités  microscopiques  qui  corres- 
pondent aux  épines  cuticulaires  des  stades  larvaires.  Les  deux  extré- 
mités sont  légèrement  pointues,  la  postérieure  porte  les  deux  aires 

(1)  Pantel  (J.),  La  Cellule,  XXVI  [1909],  p.  46. 

(2)  KiJNCKEL  d'Herculais  (J.),  C.  R.  Acad.  Se,  Paris,  CXVIII  [1894] 
pp.  58,  105.  —  Pantel  {J.),La  Cellule,  XXVI  [1909],  p.  105. 


96  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

stigmatiques  très  rapprochées  l'une  de  l'autre  et  très  petites.  Certaines 
pupes  sont  libres,  d'autres  sont  enfermées  avec  la  chenille  dans  le 
cocon  qu'elle  n'a  pas  eu  le  temps  de  terminer. 

Le  Glyphodes  unionalis  e&t  surtout  connu  comme  nuisible  à  l'Olivier. 
M.  l'abbé  J.  de  Joannis  a  bien  voulu  nous  indiquer  qu'il  vivait  aussi 
sur  d'autres  Oléacées  :  le  Jasmin  et  un  Ligustrum,  et  même  sur  une 
plante  d'une  autre  famille,  l'Arbousier. 

Le  D''  Giovanni  Martelu  a  étudié,  il  y  a  quelques  années  (*),  le 
développement  complet  du  GlypJwdes,  et  en  a  signalé  deux  parasites. 
un  Diptère  :  Nemorilla  notabilis  Meig.,  et  un  Hyménoplère  :  Apan- 
teles  sp.  Dans  la  région  de  Callian,  il  est  probable  que  le  Papillon  sera 
suffisamment  tenu  en  échec  par  le  Zenillia  roseanae  pour  que  ses 
déprédations  ne  s'amplifient  pas.  Il  n'en  est  peut-être  pas  de  même  aux 
environs  de  Grasse,  où  les  plaintes  des  horticulteurs  deviennent  très 
vives. 


Bulletin  bibliographique 

Zoologia  aplicada  {Annales)  de),  V  [1918],  I.  —  Wilson  (B.)  :  Chon- 
dracnnthiis  chilensix,  a  new  species  of  parasitic  copepod,  p.  11.  — 
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{Trioza  alacris  F.),  p.  16.  —  Bruch  (C.)  :  Notas  biologicas  sobre 
Ëudoxyla  strigillata  Feld.,  p.  21,  fig.  —  Porter  (D''  C.  E.)  :  Mate- 
riales  para  la  entomologia  economica  de  Chile,  p.  31,  fig. 

—  VI  [1919],  1.  —  Reed  (G. -S.)  :  Notas  biologicas  sobre  Galleria  mdlo- 
nella  L.,  p.  17,  fig.  —  Brèthes  (J.)  :  Deux  Coléoptères  chiliens 
nouveaux,  p.  26,  fig. 


(1)  •Intorno  a  due  specie  di  Lepidotteri  dei  generi  Zelleria  e  Glyphodea 
vivento  sulI'Olivo  {BoU.  lab.  Zool.  yen.  e  agraria,  Portici,  X  [1915-1916], 
pp.  89-102). 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  CnoPARn. 


TYPOGRAPHIE   FIRMIN-DIDOT   ET  c'«.  —  PARIS. 


1922.  —  N*'  8. 

BULLETIN 


DE     3L.7V 


SOCIETE  ENTOMOLOGIOIE 


DE    FRANCE 

FONDÉE   LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   d'UTILITÉ  PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET   DU   23  AOUT  1878 

Natura  maxime  miranda 
in  minimis. 


PARIS  ^,,,.,, 

ATJ     SIÈGE    IDE    T^A.    SOCIÉTB 

HOTEL   DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

28,   Rue   Serpente,  VI' 
1922 

^i""»  Le  Bulletin  parait  deux  fois  par  mois 


CABINET  ENTOMOLO&iaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Dumèril,  Paris  (XIII°).        i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Oob.  36.13.  |  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  {Lépidoptères  palèarctiques)  et  Herm.  Relie 
{Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D""  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères dti  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  lou^.es  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
pour  les  abonnés. 

A  vendre  de  suite  : 

De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  no  202  inclus,  à 
4  francs  le  fascicule. 

La  Faune  paléarcliqne  complète,  actuellement  terminée, 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
réponse). 

Matériel  entomologique.  —  Epingles  anglaises  «  Asta  » 
blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n",  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1015, 
0  fr.50;  Cjléoptères  palèarctiques  N"  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, Ofr.75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  lo  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIP). 


BULLETIN 


DE     LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIOUE  DE  FRANCE 


Séance  du  30  avril  19S2. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  97.  —  Nécrologie,  p.  97.  —  Changement  d'adresse, 
p.  98.  —  Admission,  p.  98.  —  Présentation,  p. 98.  —  Con(?-ibutions 
à  nos  imblications,  p.  98. 

Observations  diverses.  —  L.  Tukinrtti.  Capture  [Dipt.  Gulkidae], 
p.  98.  —  L.  Ciior-ARD.  Présentation  d'Insectes  vivants  [Orth.  Mantidae], 
p.  98. 

Communications.  —  H.  Desrordf.s.  Description  de  Xiphonotiis  Sicardi, 
n.  sp.  [Col.  Histeridae],  de  Madagascar,  p.  98.  —  A.  Hustaciie.  Synony- 
mie et  dispersion  de  Pantomorus  Godmani  Crotch  [Col.  Curculionidae], 
p.  100.  —  V.  Laboissiîcre.  Descriptions  de  Galerucini  nouveaux  du  Yun- 
nan  et  de  l'Indo-Chine,  p.  101  —  L.  Ciiopard.  Contributions  à  la  faune 
des  Orthoptères  de  France  (3«  note),  p.  103. 

Bulletin  bibliographique,  p.  105. 


M.  P.  SiRGUEY,  de  Tours,  assiste  à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  Ch.  Lahaussois,  Trésorier,  toujours  souf- 
frant des  suites  d'une  entorse,  s'excuse  de  ne  pouvoir  assister  à  la 
séance. 

—  M.  le  P''  Antonio  Porta  remercie  la  Société  de  son  admission. 

Nécrologie.  —  Le  Président  a  le  profond  regret  de  faire  connaître 

le  décès  de  M.  L.  Viard  qui  était  membre  de  la  Société  depuis  1893- 

L.  ViARD  s'est  occupé  de  l'étude  des  Lépidoptères  et  était,  il  y  a 

(luelques  années,  très  assidu  à  nos  séances;  tous  ceux  qui  l'y  ont  ren- 

Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [1922].  —  N»  8. 


98  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Contré  gardent  le  souvenir  de  cet  excellent  collègue  qui,  pour  beau- 
coup d'entre  eux,  était  en  même  temps  un  ami. 

Changement  d'adresse.  —  M.  le  D'' Jîoutarel,  à  Soliman,  Tunisie. 

Admission.  —  M.  R.  Denis,  agrégé  de  l'Université,  préparateur  à 
la  Faculté  des  Sciences,  Montpellier  (Hérault).  —  Entomologie  géné- 
rale, principalement  Aptérygotes. 

Présentation.  —  M.  H.  Leblanc,  46,  rue  de  la  Madeleine,  Noisy-le- 
Sec  (Seine),  présenté  par  M.  A.  Méquignon.  —  Commissaires-rappor- 
teurs :  MM.  L.  Lhomme  et  A.  Faivre. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

M.  le  D""  A.  Chobaut 30  francs. 

Anonyme 30      — 

Observations  diverses. 

Capture  [Dipt.  Gulicidae].  —  M.  L.  Turinetti  signale  la  capture  à 
Menton  (Alpes-Maritimes)  de  larves  de  Theobaldia  longeareolataMacq- 
[=  spathipalpis  Rond.),  en  mai  1921.  Ces  larves  vivaient,  assez  nom- 
breuses, dans  un  peu  d'eau  de  pluie,  au  fond  d'une  jarre  à  huile 
abandonnée.  Il  a  capturé  en  juillet  suivant  les  adultes  de  cette  même 
espèce  qui  ne  semble  pas  rare  à  Menton. 

Présentation  d'Insectes  vivants  [Orth.  Mantidae].  —  M.  L.  Cho- 
pard  présente  des  individus  vivants  à'Empusa  egena  Char  p.,  jeunes 
et  adultes,  qui  lui  ont  été  adressés  des  environs  d'Aix-en-Provence 
par  notre  collègue,  le  P''  E.  Bugnion. 


Communications 

Description  de  Xiphonotus  Sicardi,  a.  sp.  [Col.  Histeridae], 
de  Madagascar 

par  H.  Desbordes. 

Xiphonotus  Sicardi,  n.  sp.  —  Cylindricus,  piceo-niger,  nitidus, 
supra  fere  undique  sparse  punctatus.  Caput  inclinatum,  haud  striatum, 
sub  pronoto  insertum.  Pronotum  punctulatum,  longum,  lateribus  im- 


Séance  du  26  avril  192Î.  99 

marginatum,  cum  lamina  prominula  vix  punctictilata  valde  marginata. 
Elytra  punctata,  haud  striata,  ad  scutellum  depressa.  Propygidium 
fere  laeve,  in  medio  tuberculatum ,  lateribus  excavatum;  pygidimn 
valde  concavum.  Prosternum  antice  truncatum  et  submarginatum,  in 
medio  constrictum,  basi  fortiter  emarginattim  ;  niesosternum  prominens 
in  proaterno  receptum,  stria  marginali  intégra.  Tibiae  parum  dilatatae, 
anticis  septem-  vel  octodentatis.  —  Long.  3,75-4  mm.  (*). 

Types  :  Quatre  exemplaires  récoltés  à  Madagascar  (montagne  d'Am- 
bre), par  le  D""  Sicard,  qui  a  bien  voulu  m'autoriser  à  en  garder  deux, 
et  à  qui  je  suis  heureux  de  dédier  cette  espèce  nouvelle. 

Insecte  très  curieux  par  le  développement  inusité  de  son  pronolum, 
qui  s'avance  en  angle  à  sommet  mousse,  do  façon  à  rendre  la  tête  com- 
plètement invisible,  vue  d'en  haut.  Cette  disposition  rappelle  immé- 
diatement celle  du  Xiphonotus  Chevrolati  Ma  r  seul,  du  Cap  de  Bonne- 
Espérance  et,  en  étudiant  de  plus  près  l'espèce  nouvelle,  on  constate 
qu'elle  présente  presque  tous  les  caractères  indiqués  par  S.  de  Mar- 
SEUL  pour  son  genre  Xiphonotus.  Je  signale  cependant  une  exception  : 
chez  l'un  des  exemplaires  que  j'ai  sous  les  yeux,  le  S''  article  des 
tarses  n'est  bien  armé  que  d'un  crochet  comme  chez  le  X.  Chevrolati, 
mais  chez  les  trois  autres,  on  en  constate  deux  égaux  aux  pattes  qui 
ont  conservé  leurs  tarses  ;  je  dois  du  reste  ajouter  que,  chez  un  exem- 
plaire, il  semble  au  premier  abord  que  le  o«  article  des  tarses  n'est 
muni  que  d'un  seul  ongle,  mais  en  le  regardant  au  microscope,  on 
constate  qu'il  y  en  a  réellement  deux  et  qu'ils  sont  tellement  rappro- 
chés qu'ils  semblent  n'en  former  qu'un.  Je  me  demande  si  le  A'.  Che- 
vrolati Mars,  ne  serait  pas  ainsi  conformé? 

L'espèce  nouvelle  est  d'ailleurs  bien  distincte  de  celle  de  de  Mar- 
SEUL.  Chez  X.  Sicardi  m.,  le  lobe  thoracique  est  en  forme  d'angle  à 
sommet  émoussé  et  non  à  côtés  subparallèles  et  à  sommet  tronqué; 
il  est  très  développé  et  mesure  environ  1  mm.  alors  que  l'ensemble 
du  pronotum,  lobe  compris,  est  de  2,5  mm.  Les  élytres  présentent 
dans  la  région  scutellaire  une  dépression  sensible  qui  se  prolonge  sur 
la  base  du  pronotum.  Le  propygidium  est  muni  au  milieu  d'un 
tubercule  allongé  et  est  fortement  excavé  de  chaque  côté;  le  pygi- 
dium  est  nettement  concave.  Ces  caractères  ne  se  retrouvent  pas 
chez  l'espèce  du  Cap. 

Par  contre,  le  mode  d'insertion  des  antennes,  au  bord  de  la  tête, 
la  counsse  creusée  sous  la  tète  pour  les  recevoir,  le  mésosternum 
pénétrant  en  pointe  dans  le  prosternum,  la  contiguïté  des  deux  paires 

(1)  Mesure  prise  du  sommet  du  lobe  du  pronotum  à  celui  dos  élytres.  "^ 


100  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

de  hanches  antérieures  et  l'éloignement  des  postérieures  sont  autant 
de  caractères  génériques  communs  aux  deux  espèces.  Je  n'ai  pu  voir, 
comme  je  l'aurais  désiré,  si  les  mandibules  de  A'.  Sicardi  sont  tuber- 
culées  latéralement,  comme  elles  le  sont  chez  A'.  Chevrolati. 


Synonymie  et  dispersion  de  Pantomorus  Godmani  C  rote  h 
[Col.  Curculionidae] 

par  A.  HusTACHE. 

Pantomorus  Godmani  Cro  tch  =  {Asynoniichus  Godmnni  Cro  tch, 
Proc.  zool.  Soc.  Lond.  11867],  pp.  388-389,  pi.  23,  fig.  9)  -=  {Aramigus 
Fullcri  Horn,  Proc.  Am.  Phil.  Soc,  XV  [1§46],  p.  94)  =  [Pantomo- 
rus FnlUri  Champ.,  Bioi.  Cent.  Amer.,  IV,  3,  p.  333.  pi.  15,  lig.  19) 
—  [Pantomorus  olindae  Perkins,  Fauna  Hawaiiensis,  Coleopt.  I, 
1900.  p.  130)  =  Naupacius  ovulum  lek.  in  iilt.  =?  [Naupacius  sub- 
vittatus  Pair  m.  et  Germ. ,  Col.  Chili,  II,  1861,  p.  7). 

Je  n'ai  pas  vu  les  types  des  espèces  citées  ;  celle  synonymie  est  éta- 
blie sur  la  comparaison  de  spécimens  de  ma  collection  provenant  des 
Açores,  d'Oakland  (États-Unis),  du  Chili,  du  Portugal,  de  Sicile. 

Le  genre  Aramigus  Horn  a  été  rattaché  au  genre  Pantomorus 
Schœnh.  1840,  d'abord  par  C  Champion  (1.  c.)  puis  par  Pieuce (Proc. 
U.  S.  nal.  Mus..  XXXVIII  [19131,  p.  361)  et  Aramigus  Fulkri  rentre 
dans  le  genre  Pa/t/omo/'MS  Schœnh.  sensu  lleller  (An.  Soc.  cient. 
Arg.,  XCI  [1921],  p.  4). 

Celte  espèce  a  été  signalée  du  Nord  de  l'Amérique  (Horn,  Blatgh- 
LEY  et  Leng,  Champion),  de  Californie  :  Oakiand!  (U.  T.  de  Garnett),  du 
Mexique  (Champion,  1.  c).  Je  la  possède  du  Brésil  :  Minas  Geraes  (ex. 
Rambousek),  du  Chili  :  Vina  del  Mar  (ex.  E.  Varas-Arangua),  des 
Açores  (ex.  Gambey),  du  Portugal  :  Leça  (ex.  Correa  de  Barros),  de 
Messine  (ex.  F.  Vitale)  ;  enfin  Perkins  l'a  redécrite  sous  le  nom  de 
P.  olindae  des  îles  Hawai. 

Champion  (1.  c.)  émet  la  supposition  de  son  inlroduction  aux  Etats- 
Unis;  le  genre  Pantomorus  étant  représenté  par  de  nombreuses 
espèces  tant  dans  l'Amérique  centrale  que  dans  l'Amérique  méridio- 
nale, il  est  diflicile  de  se  prononcer  sur  son  habitat  primitif, 'mais  son 
introduction  en  Europe  ne  peut  faire  de  doute. 

D'après  Chittenden  {Bull.  27,  U.  S.  Div.  Ent.,  [1901],  pp.  88-96)  cet 


Séance  du  ê6  avril  1^2.  101 

insecte  est  connu  aux  États-Unis  sous  le  nom  de  «  Fuller's  rose  beetle  »  ; 
il  s'attaque  aux  roses,  aux  géraniums,  aux  arbres  fruitiers,  etc.  La 
larve,  plus  encore  ((ue  l'insecte  parfait,  est  nuisible  aux  végétaux  dont 
elle  ronge  les  racines;  l'insecte  parfait,  nocturne,  mange  les  feuilles, 
les  fleurs  et  les  bourgeons. 


Descriptions  de  Galemcini  nouveaux  du  Yunnan  et  de  l'Indo-Chlne 

[Col.  Chrysomelidae] 

par  V.  Laboissière. 

Merista  Touzalini,  n.  sp.  —  Noir  brillant,  élylres  bleus  ou  bleu 
verdâtre,  peu  brillants,  épipleures,  bords  latéraux,  suture  sur  le  tiers 
postérieur,  une  bande  transversale  sur  le  premier  quart  des  ély- 
tres,  une  seconde  après  le  milieu  et  une  troisième  sur  le  quart  pos- 
térieur, jaunes  ;  toutes  les  bandes  atteignent  la  suture  mais  rarement 
le  bord  latéral;  les  parties  jaunes  sont  tinement  estompées  de  pourpre 
qui  se  dégrade  jusqu'au  bleu  en  passant  par  le  violet.  Antennes  longues, 
mates  et  pubescentes  à  partir  du  quatrième  article  ;  pronotum  creusé 
de  deux  impressions  transversales,  profondes,  situées  avant  et  après  le 
milieu,  la  dernière  remontant  obliquement  de  chaque  côté  et  atteignant 
le  milieu  du  bord  latéral;  élytres  marqués  de  points  fins,  en  lignes 
irrégulières,  plus  forts  sur  les  parties  jaunes  et  dans  la  région  sutu- 
rale  postscutellaire.  Dessous  noir  brillant,  dernier  segment  abdominal 
taché  de  jaune  de  chaque  côté  du  sommet.  —  Long.  9-12  mm. 

Yunnan  :  Pe  Yen  Tsin  (coll.  de  Touzalin  et  Laboissière);  un  indi- 
vidu de  la  même  région  m'a  été  procuré  par  M.  Donckier  de  Donceel. 

M.  Touzalini  a  l'aspect  de  M.  Ob&rthïiri  Jac. ,  mais  chez  ce  dernier 
les  élytres  sont  noirs. 

Merista  yunnanensis,  n.  sp.  —  Noir  brillant,  élytres  jaune 
testacé,  ornés  d'une  bande  basale,  de  deux  rangées  de  taches  trans- 
versales et  d'un  point  près  du  sommet,  bleu  foncé  ou  violets,  ou  bleu 
vert  brillant;  dernier  segment  abdominal  bordé  de  jaune  au  sommet. 
Pronotum  creusé  de  trois  impressions  lisses,  profondes,  une  transver- 
sale de  chaque  côté  sur  le  milieu,  la  troisième  arrondie  au-dessus  du 
milieu  de  la  base  ;  ces  impressions  sont  reliées  par  des  dépressions  peu 
profondes,  le  pronotum  semble  être  coupé  par  un  sillon  en  accolade  j 
la  bande  basale  des  élytres  n'atteint  ni  l'écusson  ni  le  bord  latéral, 


102  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

elle  forme  trois  lobes  en  arrière;  la  première  rangée  est  située  avant 
le  milieu,  elle  se  compose  de  quatre  taches  :  deux  petites  en  partant 
de  la  suture,  une  assez  grande  sur  la  déclivité  latérale,  et  la  dernière 
en  demi-cercle,  au-dessus  de  la  gouttière  latérale;  la  seconde  rangée, 
placée  vers  le  tiers  postérieur,  est  formée  de  cinq  petites  taches, 
presque  carrées,  parfois  ponctiformes,  à  peine  visibles;  le  point  ter- 
minal est  légèrement  éloigné  de  l'apex;  la  surface  des  élytres  est 
marquée  de  plusieurs  lignes  irrégulières  de  gros  points  géminés  par 
place,  â  peine  visibles  au  sommet;  une  ligne  obUque  de  points  suit 
l'impression  humérale.  —  Long.  11-12  mm. 

Yunnan  :  Pe  Yen  Tsin  (coll.  Laboissière)  ;  quatre  exemplaires  pro- 
curés par  M.  DoNCKiER. 

Cneorane  nigripennis.  n.  sp.  —  Tête,  pronotum.  quatre  cuisses 
antérieures,  trois  premiers  articles  des  antennes  en  dessous,  jaune 
rougeâtre  brillant,  la  base  des  tibias  antérieurs  plus  ou  moins  rou- 
geâtre,  le  reste  du  corps  noir;  tète  et  pronotum  lisses,  ce  dernier  à 
peine  plus  large  que  long,  avec  les  bords  latéraux  faiblement  arrondis; 
élytres  grossement  et  rugueusement  ponctués,  les  intervalles  des 
points  formant  les  lignes  élevées  irrégulières  lisses  ;  dessous  pubes- 
cent.  —  Long.  8,3-9  mm. 

Yunnan  :  Pe  Yen  Tsin  (coll.  Laboissière  et  de  Touzalin). 

Se  rapproche  par  sa  forme  de  C.  cariosipennis  Fairm.,  mais  chez 
celui-ci  les  élytres  et  le  dessous  du  corps  sont  bleus  et  les  intervalles 
des  points  des  élytres  sont  finement  réticulés  et  mats. 

Sphenoraia  tonkinensis ,  n.  sp.  =  Galerucida  indica  Allard 
1889,  Ann.  Soc.  eut.  Fr.,  p.  310  (non  Harold).  —  Jaune  testacé, 
poitrine,  antennes,  moins  le  premier  article,  tibias  et  tarses,  noirs. 
Pronotum  transversal,  deux  fois  plus  large  que  long,  traversé  en 
arrière  du  milieu  par  un  sillon  ininterrompu,  légèrement  en  accolade, 
large  et  couvert  de  gros  points  ;  élytres  couverts  de  points  fins,  placés 
presque  en  hgnes,  chaque  groupe  de  quatre  rangs  séparé  par  une 
ligne  lisse,  faiblement  élevée.  —  Long.  9  mm. 

Saigon,  Pnomk-Penh,  Lao-Kay,  Hà  Lang  (Lamey),  (coll.  Fleutiaux 
et  Laboissière). 

S.  indica  Har.,  de  l'Inde  et  du  Cambodge  (Mus.  de  Paris,  mission 
Pavie),  est  entièrement  testacé  en  dessous,  le  pronotum  plus  large 
à  sillon  interrompu  au  milieu,  la  ponctuation  des  élytres  plus  forte 
avec  une  côte  arrondie  entre  chaque  double  rangée  de  points. 


Séance  du  26  avril  1922.  103 

Contributions  à  la  faune  des  Orthoptères  de  France 

(3"  note) 
par  L.  Chopard  (^j. 

1.  Hololampra  sardea  Serv.  — Pyrénées-Orientales  :  pentes  au- 
dessus  du  col  de  Moutet;  1  c?  capturé  par  M.  P.  Lesne. 

Cette  espèce,  signalée  de  Sardaigne,  des  Baléares  et  d'Algérie,  est 
nouvelle  pour  la  faune  française. 

2.  Hololampra  subapteraR amh .  —  Pyrénées-Orientales  :  Banyuls- 
sur-Mer  (L.  Berland,  juin  1912). 

Espèce  toujours  rare,  qui  n'avait  pas  été  signalée  dans  les  Pyrénées- 
Orientales. 

3.  Loboptera  decipiens  Germ.  —  Cette  espèce,  très  commune  en 
Provence,  se  trouve  également  dans  les  Pyrénées-Orientales. 

4.  Barbitistes  serricauda  F.  —  Alpes-Maritimes  :  Théoule;  1  9 
trouvée  en  août  1910,  sur  un  buissoiï,  tout  à  fait  au  bord  de  la  mer, 
bien  que  l'espèce  se  rencontre  plutôt  habituellement  en  montagne.  — 
Jura  :  environs  de  Morez,  route  de  La  Mouille,  août  1908,  1  cf  capturé 
par  M.  P.  Lesne.  Cette  capture  est  intéressante,  car  elle  conflrme  la 
présence,  dans  les  montagnes  de  l'est,  de  cette  espèce  qui  n'avait 
jamais  été  retrouvée  depuis  Pierrat  {^). 

5.  Barbitistes  Fischeri  Y  ers.  —  Pyrénées-Orientales  :  environs 
de  Py  (P.  Lesne  1906),  1  cf.  Espèce  signalée  seulement  en  Provence. 

6.  Antaxius  sorrezensis  Marq.  —  Je  rapporte  à  cette  rare 
espèce  les  individus  d' Antaxius  provenant  de  l'Aveyron,  que  j'avais 
signalés  sous  le  nom  d'A.  pedestris  F.  {Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1917], 
p.  343).  J'ai  recherché  en  vain  l'automne  dernier,  pendant  un  mois, 
cette  espèce  dans  la  localité  même  où  elle  m'avait  semblé  assez  com- 
mune en  1913. 

7.  Ptei'onemobius  lineolatus  Brullé.  —  Sous  les  galets,  sur  les 
bords  du  Tarn;  Les  Vignes  (Lozère),  Le  Rozier  (Aveyron);  août  1921, 
assez  rare.  Cette  espèce  n'était  signalée  que  le  long  des  rivières  du 
midi  et  de  l'ouest. 

(1)  Voir  1"  et  2^  notes  in  Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1912],  p.  484  et  [1917],  p.  342. 

(2)  Catalogue  des  Orthoptères  observés  en  Alsace  et  dans  la  chaîne  des 
"Vosges  {Bull.  Soc.  Bist.  nat.  Colmar  [1878J,  pp.  97-106). 


i64  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

8.  Myrmecophila  acervorum  Panz.  —  Le  cf  de  cette  espèce 
semble  extrêmement  rare  en  France;  j'en  ai  trouvé  un  à  Cannes  (La 
Croix-des-Gardes),  en  juin  1920,  sous  une  pierre  abritant  un  nid  de 
Formica  fusca  L. 

9.  Acrydium  depressum  var.  acuminata  Brullé.  —  Aveyron  : 
Le  Rozier,  août  1921,  1  Q. 

10.  Acrydium  Kiefferi  Saulcy.  —  Cantal  :  Le  Lioran,  août  1921. 
Un  cf  trouvé  dans  une  souche  pourrie. 

11.  Acrydium  Bolivari  Saulcj^  —  Aveyron  :  Le  Rozier,  août 
1921. 

12.  Acrydium  Ceperoi  Bol.  —  Aveyron-:  Le  Rozier,  août  1921. 
—  Hérault  :  Vendres,  Montpellier  (P.  Grasse). 

13.  Dociostaurus  Genei  Ocsk.  —  Maine-et-Loire  :  St-Rémy,  août 

1906,  1    9   (coll.  POUJADE). 

14.  Arcyptera  Carpentieri  Azam.  —  Gard  :  St-Geniès  de  Mal- 
goirès,  juillet  1917,  1  Ç  (A.  Hugues). 

15.  Celés  variabilis  Pall.  —  Lozère  :  sur  les  coteaux  aux  envi- 
rons de  Mende,  octobre  1912,  2  cf. 

16.  Oedipoda  miniata  var.  decolor  Sa  us  S.  —  Gironde  :  cap 
Ferez  (P.  Marquette  1902),  1  9  ;  coll.  du  Muséum  national  d'Histoire 
naturelle.  Cet  individu,  a  ailes  d'un  rouge  jaunâtre  décoloré,  semble 
devoir  être  rapporté  à  0.  miniata,  bien  que  la  sculpture  du  pronotum 
et  du  front  rappellent  un  peu  0.  coerulescens.  Il  s'agit  là  d'une  de  ces 
formes  difficiles  à  classer  déjà  signalées  par  de  Saussure  ('). 

17.  Oedipoda  coerulescens  var.  sulfurescens  Sauss.  —  Seine- 
et'Oise  :  Lardy  (E.  Moreau  et  Poujade).  —  Corse  :  Porto- Vecchio 
(coll.  Azam). 

18.  Prionotropis  hystrix  Germ.  —  Cette  remarquable  espèce, 
connue  seulement  du  Var  en  France,  a  été  trouvée  assez  communé- 
ment en  juin  1919  et  1920  par  MM.  le  P''  P.  Marchal  et  P.  Vayssière 
en  pleine  Crau,  entre  Arles  et  Istres  (Bouches-du-Rhône).  Les  exem- 
plaires de  Crau  présentent  une  sculpture  moins  rugueuse  et  une  colo- 
ration plus  uniforme  que  ceux  du  Var. 

(1)  Prodrome  des  Oedipodiens  (1888),  p.  150. 


Séance  du  26  avril  1922.  105 


Bulletin  bibliographique 


Alluaud  (Cil.)  :  Matériaux  pour  l'étude  de  la  faune  entomologique  du 
Limousin  :  II.  Coléoptères  aquatiques,  11  pages  [Mém.  Soc.  Se. 
nat.  et  Archéolog.  de  la  Creuse,  XXI). 

Bergroth  (E.)  :  Some  Hemiptera-Heleroptera  from  N.  W.  Bornéo 
{Journal  Royal  AsUitic  Societij,  Straits  Branch,  pp.  76-87). 

Bertoni  (A.  DE  Winkelried)  :  Contrib.  al  conocimicnto  de  los  Hime- 
nopteros  Diplôpteros  americanos.  —  Catâlogo  de  los  Véspidos  So- 
ciales y  Solitarios  del  Paraguay.  —  Un  nuevo  Esfégido  Argentino" 
—  Contribucion  al  conocimiento  de  las  Tetralonias  Sudamericanas, 
Hym.  —  Notas  enlomologicas.  —  Efecto  del  cianuro  en  los  colores 
[Anales  cientlficos  Paraguayos)*. 

BouGOMONT  (A.)  :  Coprophaga  Africana,  genre  nouveau  et  espèces 
nouvelles  (Rev.  zool.  Afr.,  VIII,  lasc.  2,  1920)*. 

Id.  :  Synopsis  des  Oniticellini  d'Afrique  (L  c,  IX,  fasc.  2,  1921)*'. 

Boulangé  (M.)  :  Les  Sagittae  et  les  Volsellae  des  Hyménoptères  supé- 
rieurs ont-elles  leurs  homologues  chez  les  Chalastogastres?  (Ami. 
Soc.  se.  de  Bruxelles,  pp.  89-96,  lîg.)*. 

BouRGoiN  (A.)  :  Description  d'un  genre  nouveau  et  d'une  espèce  nou- 
velle de  Cétoine  provenant  des  récoltes  de  M.  J.  de  Bohan-Chabot 
dans  l'Afrique  Australe  {Bull.  Mus.  Hist.  nat.,  1920,  n"  7).  —  Des- 
cription d'une  Cétoine  nouvelle  du  Gabon*  (/.  c). 

Bradley  (J.-Chester)  :  Descriptions,  records  and  notes  on  North 
Amerjcan  Nijssonldae  (Hymen.),  {Trans.  Am.  eut.  Soc,  XLVI, 
pp.  113-132)*. 

Id.  :  An  entomological  cross-section  of  the  United  States,  54  pages, 
grav.  {The  scienii(ic  MonUily,  1919).* 

Id.  :  The  synonymy  and  types  (Jf  certain  gênera  of  Hymenoptera. 
pp.  50  à  75  {Trans.  eut.  Soç.  London,  1919).* 

Id.  :  Descriptions  and  records  of  some  interesting  parasitic  Hyme- 
noptera mostly  collected  by  Mr.  Hachiro  Yuasa  in  Tompkins  County 
New-York,  p.  97-106.  {Bull.  Brooklyn  eut.  Soc,  XIU,  n^:  5,  1918).* 

Id.  :  Taxonomic  notes  ou  Agaihinae  (Hym.),  2  p.  {Psyché,  XXIII,  5).* 

Id.  :  Contributions  loward  a  Monograph  of  the  Mutillidae  and  their 
allies  of  America,  North  of  Mexico  {Trans.  Am.  ent.  Soc,  XIII, 
[191Ô],  pp.  199-214).* 


106  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Bradley  (J.-Chestor).  The  Mutillidae  oî  the  Eastern  United  States  {l. 

c,  XLIII,  [1916],  pp.  309-336).* 
Id.  :  A  rcview  of  the  Myrmosidae  (/.  c,  XLIII.  [1917],  247-290).* 
Id^  :  The  status  of  Parabates  Foerster,  and  Parabatus  Thoms.  (Hym.) 

{Ann.  and  Mag.  Nat.  Hist,,  ser.  9,  III,  apr.  1919).* 

Brittain  (W.-H.)  :  An  infestation  of apple  Sucker,  Psyllia  mali  Schmidb. 

in  Nova  Scotia,  o  p.  fig.  {Agric.  Gazette  of  Canada,  VI,  1919).* 
Brocher  (Fr.)  :  Le  mécanisme  physiologique  de  la  dernière  mue  des 

larves   des    Agrionides    (transformation  en    imago)   (Ann.   Biol. 

lacustre,  pp.  183-200).* 

Brolemann  (H.-W.)  :  Un  nouvel  Oxydesmus{Bull.  Soc.  zool.  Fr.,XLÏV, 

[1919],  p.  25).* 
Id.  :  Un  nouveau  IVIyriapode  du  sous-ordre  des  Spirostreptoides  (/.  c, 

p.  29).* 
Id.  :  Myriapodes  recueillis  par  M.  l'Administraleur-adjoint  Colomb  en 

Guinée  française  (/.  c.,p.  177).* 
Id.  :  Id.  (/.  c,  p.  274).* 
Id.  :  Id.  (/.  c,  p.  390).* 
Id.  ,  Pro  Blaniulo  nostro  [Bull.  Soc.  d'étude  et  de  vulgar.  de  la  Zool. 

agricole,  1920).* 
Id.  :  Myriapodes  (Mission  de  l'Equateur,  X,  fasc.  II,  5  pi.). 
Brolemann  (H.-W.)  et  Lichtenstein  (Jcan-L.)  :  Les  vulves  des  Diplo- 

podes,  mémoire  préliminaire,  fig.  {Travaux  de  V Institut  de  Zoolog. 

de  l'univers,  de  Montpellier,  1919,  2^  série,  mém.  31).* 
BuGNioN  (E.)  :  Les  anses  malpighiennos  des  Lampyrides  [Bull.  Soc. 

zool.  France,  XLV  [1920],  p.  133-144).* 
Id.  :  La  biologie  de  la  Luciole  (Bev.  Hist.  nat.  appliquée,  1,1921).* 
DU  BuYSSoN  (H.)  :  Contribution  à  la  faune  du  Maroc  et  du  Nord  de 

l'Afrique,  Élatérides,  Col.  {Bull.  Soc.  Hist.  nat.  Afrique  du  Nord,  1, 

1920).* 
GXppe  de  Bâillon  (P.)  :  Contribution  anatomique  et  physiologique  à 

l'étude  do  la  reproduction  chez  les  Locustions  et  les  Grilloniens. 

I.  La  ponte  et  l'éclosion  chez  les  Locustiens  {La  Cellule  XXXI, 

l^""  lasc,  245  p.,  8  pi.).  II.  La  ponte  et  l'éclosion  chez  les  Grilloniens. 

—  Conclusions  générales  {l.  c,  XXXII,  1"  fasc.  193  p.,  5  pi.).* 
Chabanaud  (P.)  :  Contribution  à  l'étude  de  la  faune  herpétologique  de 

l'Afrique  occidentale  {Bull.  Comité  études  hist.  et  scient,  de  VAfr. 
.  occ.  fr.,  [1921],  2  notes  avec  fig.  et  1  pi.)* 
Chamberlin  (J.)  :  Notes  on  the  Genus   Gargpus  in  North  America 


Séance  du  26  avril  1922.  107 

[Pseudoscorpionida-Cheliferidae],  (The   Canadian  Entom.,  [1921], 

pp.  186-191,  fig.).* 
Champion  (G. -C.)  :  Some IûdianColeoptera(£«f om.  month.  Mag.,  [1921], 

p.  70-110,  fig.).* 
Id.  :  Notes  on  varions  African  and  Asiatic  Species  of  Laius  Guér., 

with  an  account  of  their  accessory  cfcharacters  [Col.],  {Ann.  Mag. 

nat.  Hist.,  [1921],  p.  322-343,  1  pl.)^* 
Id.  :  On  some  additional  Species  of  the  Geaus  Hapalochrus,  Er.,  [Col.] 

(/.  c,  p.  344-347).* 
Id.  :  On  some  additional  Species  of  Lakis  Guér.,  from  the  Malayan, 

Région  [Col.],  (l.  c,  pp.  194-207,  fig.  ).* 
Id.  :  Revision  of  the  African  Species  of  Hedybius  Er.,  and  its  Allies, 

with  an  account  of  their  accessory  cf-characters,  [Col.],  {l.  c, 

pp.  449-494,  1  pi.).* 

Chapman  (T. -A.)  :  Further  notes  on  recapitulatory  attitudes  in  Lepi- 

doptera  {Trans.  ent.  Soc.  London,  1918,  p.  338-345). 
Id.  :  Egg-laying  of  Emphytus  serotinus  [Entom.   month.  Mag.,  1918, 

p.  6-8). 
Id.  :  Notes  on  sawflies  {Pteronus  pini  and  Pteronus  sertifer)  (/.  c.> 

1919,  p.  58-62,  3  pi.). 
Id.  :  Contributions  to  a  life-history  of  Tarucus  mediterraneae  Bethune- 

Baker  {Entom.  month.  Mag.,  1919,  p.  163-173,  6  pi.). 
Id.  :  Contributions  to  the  life  history  of  Lycaena  euphemus  Hb.  {Trans. 

ent.  Soc.  London,  1920,  p.  450-465,  8  pi.). 
Id.  :  Cocoon  softening  in  some  Agrotids  (Noctiiae)  {l.  c. ,  p.  435-442). 
Id.  :  Notes  on  Lijcaena  alcon  F.,  as  reared  in  1918-1919  /.  c. ,  p.  443- 

449,  7  pi.). 
Id.  .Notes  on  the  life-history  of  Thrinax  mixta  Kl.  {Entom.  month. 

Mag.,  1920,  p.  157-162,  fig.). 
Id.  :  An  undescribed  Lycaenid  butterfly  from  Cyprus,  Glaucopsyche 

paphos,  sp.  n.  {Trans.  ent.  Soc.  London,  1920,  p.  166-169,  fig.). 
Id.  :  Notes  on  egg-laying  of  Pteronidea  {Nematus)  pavida,  Lep.  {Ent. 

month.  Mag.,  1920,  p.  224-227). 
Id.  :  The  full  grown  larva  of  Lycaeaa  euphemus  Hb.   {Trans.   ent. 

Soc.  London,  1921,  p.  327-330,  1  pi.). 
Id.  :  The  mature  Larva  and  Pupa  of  Catochrysops  phasma  Butl.  (/.  c, 

1922,  p.  490-493). 

Charmoy  (d'Emmerez  de)  :  The  campaign  against  Phytalus  Smithi 
in  the  Colony  of  Mauritius  {Bull,  of  entom.  Research.,  1920,  p.  159- 
169,  1  pi.).* 


108  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Chârmoy  (d'Emmerez  de)  :  Notes  on  insecls  accidentally  introduced 
into  Ihe  Island  of  Mauritius  (/.  c,  p.  171-177). 

Chevreux  (Ed.)  :  Amphipodes  de  la  Nouvelle-Calédonie  et  des  îles 
Loyalty,  14  p.,  3  pi.* 

Id.  :  Note  préliminaire  sur  les  Amphipodes  recueillis  par  les  expédi- 
tions du  Travailleur  et  du  Talisman  (1889-1883),  [Bull.  Mus.  Hist. 
nat.,  1919,  13  p.).* 

In.  :  Sur  quelques  Amphiphodes  nouveaux  ou  peu  connus  provenant 
des  côtes  de  Bretagne  [Bull.  Soc.  zool.  de  France,  1920,  p.  75-87, 

Chrystal    (R.-N.)    :   The  entomological   branch  the  Poplar  Borer, 

Saperda  calcarata  Say  {Agric.  Gaz.  of  Canada,  1919,  p.  333,  4  p., 

fig-)- 
CoDiNA  (Ascensi)  :  Les  Collecciones  Coleopterolôgiques  durant  l'any 

1918  [Junta  de  Ciencies  Naturals  de  Barcelona;  18p.).* 
Corporal  (J.-B.)  :  Notiz  liber  die  beiden  Roepke'schen  Gambirschad- 

lichen  Capsiden  {Tijdschr.  voor  Entom.,  1919,  p.  107).* 
Id.  :  Verslag  Omirent  dierlijke  plagen,  die  opgetreden  zijn  in  het  cul- 

tuur-gelned  der  oostkust  van  Sumatra  en  van  Atjeh.  [Mededeelin- 

gen  n°  IX  algemeene  Ser.  van  het  algemen  Proefstation  der  A.  V. 

B.  0.  S.  [1919-1920],  8  p.).* 
Id.  :  De  Kofliebesboorder  op  Sumatra's  ooslkust  en  Atjeh  (L  c,  1921, 

20  p.,  1  carte).* 
Corporal  (J.-B.)  et  Kenchenius  (P.-E.)  :  Dierlijke  Vijauden  van  Hevea 

Brasiliensis;  16  p.,  fig.* 
Crawford  (H.-G.)  :  The  European  Corn  Borer;  4  p.,  fig.* 
Cros  (D""  a.)  :  Contribution  à  l'étude  des  Rhipiphorides  Algériens 

(Addenda  et  Corrigenda)  ;  4  p.* 
CuNLiFFE  (Norman)  :  Preliminary  observations  on  the  habits  of  Osci- 

nella  frit  Linn.  [Annah  of  applied  biology,  1921,  p.  105-134).* 
Id.  :  Some  observations  on  the  biology  and  structure  of  Oinithodorus 

monbata  Mur.  {Parasitology,  1921,  p.  327-347,  fig.,  1  pi.).*        , 

G.  M. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopaiî». 


JYPOGRAPKiE   FIRMIN-DIDOT   ET   C" 


1922.  —  r  9. 


BULLETIN 


I3E    L^ 


p     r 


SOCIETE  ENTOMOLOGIODE 


DK    FRANCK 

FONDÉE   LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   d'UTILITÉ  PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET   DU    23  AOUT  1878 


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28,  Rue   Serpente,  VI* 
1922 


Le  Bulletin  paraît  deux  fois  par  mois 


CABINET  ENTOMOLO&IGIUE  E.  LE  MOULT 

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cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIP). 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


IStéance  du  lO  mai  10!3%. 

CONGRÈS  ANNUEL 
Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON. 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  109.  —  Changement  d'adresse,  p.  110.  —  Admissions, 
p.  110.  —  Présentations,  p.  110.  —  Démission,  p.  110.  — Contributions  à 
nos  publications,  p.  110.  —  Don  à  la  Société,  p.  111. 

Observations  diverses.  —  P.  Liîsne.  Sur  les  mœurs  de  Teneimo 
molitor  L.,  p.  111. 

Communications.  — J.  Achabd.  Les  variations  de  Doryphorella  rubro- 
punctutaDe  Geer  [Col.  CHRYSOMELinvii:],  p.  111.  —  E.  Fleutiaux.  Mela- 
sidae  [Col.]  nouveaux  d'Indo-Chine,  p.  113.  —  A.  Théry.  Description  d'un 
genre  de  Buprestides  nouveau  du  groupe  des  Agrilites  et  remarques  sur 
quelques  genres  de  ce  groupe,  p.  116.  —  R.  Tompkins  de  Garnett.  Notes 
sur  le  Dinapate  Wrighll  Horn  [Col.  Bostrychidae],  (avec  la  pi.  1),  p.  119. 
—  .J.  Hervé-Bazin.  Description  d'une  nouvelle  espèce  de  Korinchia  de 
l'Inde  [Dipt.  Syrphidae],  p.  122.  — Ch.  Oberthur.  A  propos  de  la  synonymie 
de  certains  Hesperia  et  Lycenidae  américains  [Lep.  RhopalocekaJ, 
p.  124.  —  Comte  E.  Turati.  Description  d'un  nouveau  genre  et  d'une  nou- 
velle espèce  de  Pyruiidae  [Lep.],  p.  127. 

Bulletin  bibliographique,  p.  130. 


MM.  R.  Gaïala,  d'Épinal,el  J.-B.  Corporaal,  de  La  Haye,  assistent 
à  la  séance. 

Correspondance.  —  W^  Y""  H.  d'ORBiGNY  remercie  la  Société  de 
sa  nomination  comme  Membre  bienfaiteur. 
Bull.  Soc.  enl.  Fr.  [1922]  —  N»  9. 


1!0  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

—  M.  R.  Denis  remercie  la  Société  de  son  admission. 

—  Le  Président  donne  lecture  de  la  lettre  suivante  de  M.  le  P'^  Béné- 
dicte Raymundo,  Président  de  la  Société' entomologique  du  Brésil  : 

Rio  de  Janeiro,  11  avril  1922. 
Monsieur  le  Président, 

La  Société  entomologique  du  Brésil  m'a  chargé  d'être  son  interprète  auprès 
de  vous  et  de  tous  nos  collègues  de  la  Société  entomologique  de  France  à 
l'occasion  de  la  perte  du  grand  entomologiste  que  fut  L.  Bedel,  et  de  vous 
exprimer  la  grande  part  que  nous  prenons  à  votre  deuil. 

La  Société  entomologique  du  Brésil  a  senti  d'autant  plus  vivement  celte 
perte  qu  elle  venait  de  placer  L.  Bedel  parmi  ses  membres  honoraires,  en 
raison  de  ses  éminents  travaux. 

Veuillez,  je  vous  prie,  Monsieur  le  Président,  être  assez  bon  pour  trans- 
mettre aux  membres  du  Bureau  et  à  tous  nos  collègues  de  France  nos  sen- 
timents de  profond  regret,  et  croire  à  l'assurance  personnelle  de  mon  entière 
considération. 

P"^  Benedicto  Ravmundo. 

Changement  d'adresse.  —  M.  P.  Chabanaud,  8,  rue  Monge, 
Paris,  6°. 

Admissions.  —  M.  H.  Leblanc,  46,  rue  de  la  Madeleine,  Noisy-Ie- 
Sec  (Seine^.  —  Lépidoptères. 

—  Arboretum  Gaston  AUard,  114,  rue  des  Ponts  de  Ce,  Angers 
(Maine-et-Loire),  [conservateur  M.  L.  Blaringhem,  chargé  de  cours  à 
Ja  Sorbonne],  présenté  par  M.  P.  Lesne. 

Présentations.  —  M.  G.-R.  Crosby,  professeur  d'Entomologie. 
Cornell  University,  Itliaca  (N.-Y.),  U.  S.  A.,  présenté  par  M.  J.  Achard. 
—  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  Et.  Rabaud  et  J.  de  Joannis. 

—  M.  le  D""  C.  Ravasini,  13,  piazza  Borsa,  Trieste  (Italie),  présenté 
par  M.  A.  Hustache.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  H.  Desbordes 
et  P.  Clément. 

jDêmission.  —  M.  P.  Marie,  membre  assistant,  adresse  sa  démis- 
sion. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

M.  E.  Fleutiaux 20  francs. 

Anonyme 10      — 

j^OI.  le   comte  E.   Turati    et   R.    Tompkins  de  Garnett  ont 


Séance  du  10  mai  i9î2.  Jll 

offert  les  clichés  accompagnant  leurs  notes  dans  le  présent  Bulletin. 

Don  à  la  Société.  —  M.  J.  Grouvelle  a  fait  savoir  à  notre  Pré- 
sident qu'il  tenait  à  la  disposition  de  la  Société  les  collections  Baron 
(Coléoptères)  et  de  l'abbé  Clair  (Lépidoptères).  La  Société  accepte 
avec  reconnaissance  le  don  de  notre  collègue  et  charge  son  Président 
de  lui  exprimer  toute  sa  gratitude  pour  cette  nouvelle  preuve  de  sym- 
pathie. 

Obiservations  diverses. 

Sur  les  mœurs  de  Ténebrio  molitor  L.  —  M.  P.  Lesne  signale  que, 
dans  un  carton  de  collection,  une  larve  de  Ténebrio  molitor  L.  [Col. 
Tenebrionidae]  a  complètement  évolué  en  se  nourrissant  exclusive- 
ment de  la  tourbe  qui  garnissait  le  fond  de  la  boîte. 


Communications. 

Les  variations  de  Doryphorella  rabropunctata  De  Geer 

[Col.  Chrysomelidae] 

par  Julien  Achard. 

Doryphorella  rubropunctata  De  Geer  est  Tune  des  espèces  les 
plus  répandues  dans  la  partie  nord  de  l'Amérique  du  Sud  ;  à  l'est,  la 
limite  de  son  habitatparaîtètre  le  fleuve  Oyapok;  au  sud,  elle  ne  dépasse 
pas  l'impénétrable  zone  des  forêts  guyanaises,  mais  vers  l'ouest  elle 
est  répandue  dans  tout  le  bassin  de  l'Amazone  et  s'étend  jusqu'à  la 
Colombie,  à  l'Equateur  et  au  Pérou.  C'est  dans  ces  régions  occidentales 
que  l'espèce  varie  le  plus  et  finit  par  être  absolument  méconnais- 
sable. 

Le  tableau  suivant  résume  les  caractères  des  variétés  les  plus  ca- 
ractérisées parmi  celles  qui  me  sont  connues.  Dans  presque  toutes  ces 
variétés  on  trouve  une  forme  de  grande  taille  à  élytres  largement 
explanés  et  une  forme  plus  petite,  plus  étroite,  à  élytres  moins  ex- 
planés ;  entre  l'une  et  l'autre  forme,  des  passages  existent  et  ce  di- 
raorphisme  ne  semble  pas  être  sexuel. 


112  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

¥ .  Élytres  noirs,  souvent  bleutés  ou  bronzés,  ornés  de  ma- 
cules disposées  transversalement  ou  parfois  d'une  bande 
longitudinale  latérale. 
2'.  Élytres  sans  bande  latérale. 

3'.  Élytres  avec  six  séries  transversales  de  petites  macules, 

le  plus  souvent  géminées,  mais  toujours  bien  distinctes. 

4'.  Chaque  série  transversale  formée  de  macules  non  ou  à 

peine  réunies  entre  elles, 
o'.  Macules  flaves;  fond  des  élytres  brillant.  —  Guyane  fran- 
çaise :  Cayenne,  Kourou,  Bas  Maroni  ;  Guyane  anglaise . . 

D.  rubropunctata  s.  str. 

5.  Macules  rouges;  fond  des  élytres  mat  sauf  sur  la  suture 
près  de  l'écusson.  Intervalles  alternes  de  la  ponctuation 
convexes,  plus  ou  moins  costiformes.  —  Guyane  fran- 
çaise :  Bas  Maroni var.  seminitens,  n,  var. 

4.  Macules  unies  entre  elles  et  formant  six  bandes  transver- 
sales ondulées. — Guyane  française  :  duMaronià  l'Oyapok. 

var.    concatenata  F. 

3.  Séries  transversales  anastomosées  ou  complètement  réu- 
nies deux  à  deux,  de  façon  à  former  trois  bandes  trans- 
versales. 
6'.  Bandes  transversales  atteignant  la  marge  et  la  suture. 
7 .  Bandes  transversales  englobant  des  macules  subarrondies 
et  ayant  ainsi  l'apparence  d'une  série  d'anneaux  contigus. 

—  Guyane,  Para,  Equateur var.  monilis  S  tal 

7.  Bandes  transversales  larges,   continues,   immaculées  ou 

n'englobant   que  quelques   petits  points. 
8'.  Bandes  transversales  plus  ou  moins  réunies  entre  elles 
près  de  la  suture  par  des  filaments  longitudinaux  et  en- 
globant quelques  petits  points.  —  Pérou 

var.   conjungens,  n.  var. 

H.  Bandes  transversales  bien  séparées  l'une  de  l'autre  et  im- 
maculées. Élytres  noirs  à  reflets  bleus.  —  Pérou 

var.  Osculati  G  u é  r . 

6.  Bandes  transversales  compactesN  réduites,  isolées  de  la 
marge  latérale  et  de  la  suture.  Élytres  noirs  à  reflets  cui- 
vreux. —  Haut  Amazone  :  Ega  (var.  B  Baly) 

var.  semireducta,   n.  var. 

2.  Élytres  avec  une  large  bande  latérale  tlave. 
9'.  Disque  des  élytres  maculé  de  flave. 
10'.  Disque  des  élytres  portant  les  restes  des  bandes  transver:     " 


Séance  du  10  mal  1922.  113 

sales  tlaves,  soit  trois  anneaux  contigus  près  de  la  base, 
deux  anneaux  au  milieu  et  un  ou  deux  anneaux  au  som- 
met. Élytres  noir  bronzé.  —  Pérou. . .  var.  catenata,  n.  var. 
10.  Élytres  portant  chacun  une  macule  transversale  basilaire, 
tridentée  sur  chaque  bord,  et  deux  macules  médianes, 
oblongues,  placées  côte  à  côte.  Fond  noir  bleuté.  — Pérou. 
var.   admirabilis,  n.  var. 

9.  Disque  des  élytres  noir  bleu,  immaculé. —  Haut  Amazone  : 

Ega  (var.  A  Baly  ) var.  discoidalis,  n.  var. 

1,  Élytres  llave  roux.  Épipleures,  marges  et  base  étroite- 
ment noirs,  cette  bordure  plus  large  au  sommet  et  avec 
son  bord  interne  très  déchiqueté.  Disque  portant  au  tiers 
antérieur  trois  ou  quatre  petites  macules  noires,  alignées 
transversalement.  —Amazone....     var.  heterosoma,  n.  var. 


Melasidae    [Col.]  nouveaux  d'Indo  Chine 
par  E.  FLEDTIA.UX. 

Poecilochrus  Cordieri,  n.  sp.  —  Long.  8-10,5  mm.  —  Oblong. 
subcyhndrique.  à  peine  atténué  en  arrière.  Brun  noirâtre  brillant, 
un  peu  rougeâtre  vers  l'extrémité  des  élytres;  pubescence  jaune. 
Tête  carénée  au  milieu;  ponctuation  nette,  assez  serrée.  Antennes 
brunes  ù  la  base,  ferrugineux  plus  ou  moins  clair  vers  le  bout.  Épi- 
stome  à  peine  rétréci  à  la  base,  où  il  est  deux  fois  plus  large  que 
l'espace  compris  entre  le  fond  de  son  échancrure  et  l'œil.  Pronotum 
aussi  long  que  large  à  la  base,  parallèle  en  arrière,  rétréci  au  delà  de 
la  moitié,  convexe,  déprimé  le  long  de  la  base;  bord  postérieur  très 
sinueux,  subtronqué  en  face  de  l'écusson  ;  ponctuation  nette  et  peu 
serrée;  angles  postérieurs  largement  arrondis.  Écusson  subarrondi 
en  arrière,  irréguhèrement  ponctué.  Élytres  légèrement  ou  à  peine 
atténués  en  arrière,  très  vaguement  substriés;  ponctuation  fine'  et 
espacée,  effacée  vers  le  bout.  Dessous  noirâtre  brillant,  pubescence 
jaune.  Prosternum  plus  court,  à  la  hauteur  des  hanches,  que  sa  pointe 
postérieure  ;  ponctuation  assez  forte,  peu  serrée.  Propleures  subtrans- 
versaux, ponctués  pareillement.  Épisternes  étroits  et  parallèles,  un 
peu  élargis  tout  à  fait  en  arrière.  Épipleures  beaucoup  plus  larges, 
subparallèles.  Métasternum  très  légèrement  et  espacement  ponctué. 
Hanches  postérieures  à  peine  rétrécies  en  dehors,  plus  distinctement 


H4  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

ponctuées.  Abdomen  légèrement  ponctué;  dernier  arceau  en  pointe. 
Pattes  brun-ferrugineux,  tarses  plus  clairs. 

Cochinchine  :  cap  Saint-.]acques;  un  exemplaire  offert  par  M.  Cor- 
dier:  ma  collection.  -  Baria  (Brébion>  D'  VAuraiER,  1908);  un  exem- 
plaire; Muséum  d'Histoire  naturelle  de  Paris. 

Plus  convexe  que  P.  Modiglianii  Fleutiaux.  Tète  plus  large, 
ponctuation  du  pronotum  moins  régulière  et  moins  serrée. 

Mesogenus  Harmandi,  n.  sp.  =  M.  Mellyi^  Fleutiaux,  Bm//. 
Mus.  Paris,  [1898],  p.  31;  Ann.  Soc.  ent.  Belg.,  [1899],  p.  245,  pars 
(non  Bon  vouloir.  187o).  —  Long.  9  mm.  —  Oblong,  cylindrique; 
brun  noirâtre,  pubescence  rousse,  peu  serrée.  Tète  régulièrement 
convexe,  rugueusement  ponctuée.  Épistome  deux  fois  plus  large  à 
la  base  que  l'espace  compris  entre  le  fond  de  l'échancrure  et  l'œil. 
Antennes  courtes,  brunes.  Pronotum  parallèle;  bord  antérieur  large- 
ment arrondi;  bord  postérieur  sinué,  échancré  en  face  de  l'écusson; 
surface  sillonnée  au  milieu,  plus  fortement  en  ani ère;  ponctuation 
serrée  et  rugueuse  en  arrière,  plus  écartée  en  avant.  Écusson  carré. 
Élytres  fortement  rugueux,  nettement  striés-ponctués.  Dessous  de 
même  couleur  ;  ponctuation  assez  grosse  sur  le  propectus.  plus  fine 
sur  le  métasternum  et  l'abdomen.  Hanches  postérieures  légèrement 
obliques,  larges  et  parallèles.  Dernier  arceau  ventral  comprimé  au 
sommet  et  terminé  en  pointe  obtuse.  Pattes  brunes. 

Laos  inférieur  :  provinces  de  Melouprey  et  de  Tonlé-Bepou  (Har- 
MAND,  1876);  un  exemplaire;  Muséum  d'Histoire  Naturelle  de  Paris, 

Voisin  de  M.  Mellyi  BonYonloir.  Plus  rugueux,  stries  des  élytres 
mieux  marquées,  pubescence  rousse.  Tête  non  sillonnée  au  milieu, 
Pronotum  plus  largement  arrondi  en  avant,  moins  distinctement 
creusé  le  long  des  bords  latéraux,  notablement  échancré  au  milieu  de 
la  base;  angles  postérieurs  plus  arrondis. 

Dromaeolus  sulcicollis,  n.  sp.  —  Long.,  12-13,5,mm.  —  Très 
allongé,  déprimé  en  dessus.  Noir  brillant,  à  reflet  irisé  sur  le  prono- 
tum ;  pubescence  très  légère,  grise  sur  la  tète,  le  pronotum  et  l'ex- 
trême base  des  élytres,  noirâtre  au  delà.  Tête  régulièrement  convexe, 
assez  densément  ponctuée,  fortement  carénée  au  milieu.  Épistome  très 
rétréci  à  la  base,  où  il  est  beaucoup  plus  étroit  que  l'espace  com- 
pris entre  le  fond  de  son  échancrure  et  VœW.  Antennes  noires,  com- 
primées, à  peine  dentées  vers  le  bout,  dépassant  le  sommet  dp 
l'angle  postérieur  du  pronotum  des  trois  derniers  articles;  3*=  article 
insensiblement  plus  long  que  le  suivant,  les  autres  subégaux  (Tong- 


Séance  du  10  mai  19M.  115 

La)  ;  ou  très  faiblement  comprimées,  indistinctement  dentées,  dépas- 
sant le  sommet  de  l'angle  postérieur  du  pronotum  au  dernier  article 
seulement;  3''  article  deux  fois  plus  long  que  le  suivant;  4*^  eto«  sub- 
égaux; suivants  un  peu  plus  longs  (Hoa-Binh).  Pronotum  plus 
long  que  large,  rétréci  aux  angles  antérieurs,  aplati,  très  fortement 
et  largement  sillonné  à  la  base  dans  la  moitié  de  sa  longueur;  ponc- 
tuation assez  forte,  peu  serrée,  moins  enfoncée'  sur  le  disque  en 
avant,  rugueuse  en  arrière  et  surtout  sur  les  côtés.  Écusson  qua- 
drangulaire,  tinement  ponctué.  Élytres  subparallèles  dans  la  première 
moitié,  rétrécis  au  delà,  faiblement  déprimés  en  avant,  non  striés, 
linement  et  éparsément  ponctués,  un  peu  rugueux  à  la  base.  Dessous 
de  même  couleur,  peu  brillant;  pubescence  jaune,  légère;  ponctua- 
tion peu  serrée  sur  le  propectus,  plus  dense  sur  le  métasternum, 
line  et  serrée  sur  les  branches  postérieures  et  sur  l'abdomen.  Épi- 
sternes  mélathoraciques  parallèles,  aussi  larges  que  les  épipleures  des 
élytres  à  la  moitié  de  leur  longueur;  ceux-ci  rétrécis  en  arrière.  Han- 
ches postérieures  très  élargies  en  dedans,  anguleuses,  plus  larges  en  \ 
dehors  que  les  épisternes.  Dernier  arceau  ventral  comprimé  et  ter- 
miné en  pointe  aiguë.  Pattes  noires,  sommet  des  tarses  brunâtre.. 
Laos  :  Haut-Mékong,  Tong-La  (Vitalis  de  Salvaza,  avril  1918)  ;  un/ 
exemplaire;  ma  collection.  —  Tonkin  :  Hoa-Binh;  un  exemplaire;  ma 
collection. 

Ressemble  à  D.  e^ilis  Bonvouloir .  Taille  beaucoup  plus  grande; 
pronotum  plus  aplati  et  plus  fortement  sillonné;  dernier  arceau  ven- 
tral terminé  en  pointe  aiguë. 

Henecocerus  abdominalis,  n.  sp.  —  Long.  11-13,5  mm. 
Allongé,  étroit,  subcylindrique.  Brun;  pubescence  roussâtre,  courte 
et  peu  abondante.  Tête  convexe,  brusquement  déprimée  près  de  l'é- 
pistome  et  légèrement  sillonnée  au  milieu  en  avant  ;  criblée  de  points 
profonds  et  serrés.  Épistome  rétréci  à  la  base,  où  il  est  plus  étroit 
que  l'espace  compris  entre  le  fond  de  son  échancrure  et  l'œil;  ru- 
gueux; bord  antérieur  très  sinueux.  Antennes  brunes,  ne  dépassant 
pas  la  base  du  prothorax,  moniliformes,  légèrement  épaissies  vers  le 
bout;  3^  article  aussi  long  que  les  deux  suivants  ensemble.  Pronotum 
plus  long  que  large,  parallèle,  arrondi  aux  angles  antérieurs,  sinué 
à  la  base  ;  fortement  rugueux  sur  les  côtés,  tinement  et  éparsément 
ponctué  sur  le  dos,  très  fortement  sillonné  au  milieu  dans  sa  partie 
postérieure,  plus  légèrement  en  avant,  plus  ou  moins  distinctement 
biimpressionué  en  avant;  angles  postérieurs  aigus,  Élytres  parallèles, 
peu  atténués  au  delà  de  la  moitié,  légèrement  rugueux  eu  avant, 


116  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

très  Imement  pointillés  en  arrière;  substriés,  plus  distinctement  en 
avant.  Dessous  de  même  couleur,  même  pubescence  ;  ponctuation 
peu  profonde  et  espacée  sur  le  propectus.  Prosternum  fortement 
sillonné  en  travers,  près  du  bord  antérieur;  pointe  terminale  ondulée 
entre  les  hanches.  Métasternum  sillonné  au  milieu,  même  ponctua- 
tion. Épisternes  très  étroits,  subparallèles,  faiblement  rétrécis  en 
arrière,  moins  larges  que  les  épipleures  des  élytres.  Hanches  posté- 
rieures brusquement  élargies  en  dedans,  plus  larges  en  dehors  que 
les  épisternes;  ponctuation  plus  fine  et  plus  serrée  que  sur  le  mé- 
tasternum. Abdomen  peu  convexe,  ponctué  comme  les  hanches  pos- 
térieures sur  les  côtés,  finement  au  milieu,;  dernier  arceau  presque 
plat,  atténué  et  arrondi  au  sommet.  Pattes  brun  rougeâtre. 

Laos  :  Haut-Mékong,  Tong-King;  Sala-Quang-Pa(ViTALis  de  Salvaza. 
avril  1918  et  mars  1920);  trois  exemplaires;  ma  collection. 

Remarquable  par  la  forme  du  dernier  arceau  ventral  non  terminé 
en  pointe  comme  chez  H.  angusticollis  Bonvouloir,  type  du  genre. 
Sa  couleur  est  d'un  brun  plus  clair,  la  dépression  frontale  plus  pro- 
fonde, la  ponctuation  de  la  tête  très  serrée;  les  stries  des  élytres 
et  la  ponctuation  des  interstries  moins  marquées  en  arrière. 


Description  d'un  genre  de  Btiprestides  nouveau  du  groupe  des  Agrilites 
et  remarques  sur  quelques  genres  de  ce  groupe 

par  A.  Théry. 

Aubertia,  nov.  gen.  —  Corps  elliptique,  aplani  en  dessus,  les 
élytres  décUves  au  sommet,  abdomen  faisant  saillie  sur  les  côtés. 
Tête  inclinée  en  avant  plane,  impressionnée  sur  le  front  et  sillonnée 
sur  le  vertex  ;  épistome  séparé  du  front  par  une  carène  qui  se  conti- 
iiue  au-dessus  des  cavités  antennaires,  échancré  enarc  antérieurement; 
joues  armées  d'une  forte  dent  obtuse;  cavités  antennaires  grandes; 
antennes  libres  au  repos,  logées  à  la  base  dans  un  faible  sillon  situé 
sous  l'œil,  courtes  et  n'atteignant  pas  le  milieu  du  pronotum,  dentées 
à  partir  du  4'  article,  le  1"  article  renflé,  plus  long  que  2  et  3,2  en- 
viron une  fois  et  demie  plus  long  que  3,  les  suivants  s'élargissant  gra- 
duellement, longuement  et  fortement  dentés  au  côté  interne,  les  trois 
premières  dents  bien  aiguës,  les    suivantes  un  peu   arrondies  au 


Séance  du  10  mai  19'22.  117 

soniQiet;  les  antennes  sont  presque  peclinées.  Yeux  assez  grands, 
elliptiques,  obliques,  légèrement  divergents  sur  le  front,  touchant  le 
pronotum.  Pronotum  plus  large  que  haut  et  plus  étroit  en  avant 
qu'en  arrière,  avec  la  marge  antérieure  droite,  les  côtés  obliques  en 
avant,  arrondis  sur  les  côtés,  avec  une  forte  échancrure  au  quart  pos- 
térieur, limitée  par  une  forte  dent  qui  forme  le  sommet  de  la  tron- 
cature des  angles  postérieurs,  la  base  largement  bisinuée  avec  un 
lobe  médian  subarrondi,  les  côtés  avec  une  carène  entière,  lisse  et 
aplatie,  et  une  carène  supplémentaire  partant  du  sommet  de  la  tron- 
cature des  angles  postérieurs,  disque  très  inégal  et  gibbeux.  Écusson 
grand,  transversal,  avec  les  angles  antérieurs  arrondis  et  terminé 
postérieurement  par  une  pointe  triangulaire.  Élytres  lobés  à  la  base, 
le  repli  épipleural  très  large  à  la  base  mais  très  court  et  anguleux 
extérieurement,  conjointement  arrondis  au  sommet  où  ils  sont  im- 
perceptiblement denticulés,  le  disque  avec  une  côte  arrondie  partant 
du  calus  humerai  et  disparaissant  vers  le  tiers  postérieur.  Marge 
antérieure  du  pronotum  munie  d'une  mentonnière  largement  sinuée 
au  milieu.  Prosternura  large  et  plan,  son  sommet  arrondi,  la  cavité 
sternale  formée  entièrement  par  le  métasternum,  le  mésosternum  di- 
visé, ses  branches  latérales  très  courtes,  métasternum  faiblement 
échancré  en  avant,  les  hanches  postérieures  faiblement  dilatées  au 
côté  interne  avec  le  côté  externe  forteraent  dilaté  antérieurement, 
leur  marge  antérieure  fortement  sinueuse  et  la  postérieure  presque 
droite;  saillie  intercoxale  du  1'^''  segment  abdominal  large,  courte  et 
arrondie  au  sommet;  la  suture  du  l^'  et  du  2°  segment  bien  visible 
sur  les  côtés,  les  segments  ventraux  débordant  fortement  les  élytres 
et  bien  visibles  du  dessus,  avec  l'arête  séparant  la  face  ventrale  de 
la  lace  dorsale  prolongée  en  pointe  en  arrière  du  bord  du  segment. 
Pattes  peu  robustes,  fémurs  subfusiformes,  sillonnés  sur  la  tranche 
interne  pour  le  logement  des  tibias,  les  bords  des  sillons  denticulés 
sur  la  plus  grande  partie  de  leur  longueur,  au  moins  extérieurement, 
l'extrémité  des  denticulés,  qui  sont  très  aigus,  terminée  par  un  petit 
cil;, tibias  à  arête  externe  tranchante,  les  antérieurs  courbes,  les  pos- 
térieurs légèrement  festonnés  au  bord  externe  et  ciliés.  Tarses  médio- 
cres, le  1"''  article  à  peu  près  aussi  long  que  les  deux  suivants  réunis, 
crochets  munis  d'une  petite  dent  à  la  base. 

Ce  genre  me  semble  devoir  èlre  placé  après  les  Coroebus  et  on 
pourrait  le  faire  suivre  du  genre  Pseiidafjrilodes  Obenb.  En  effet,  ces 
deux  genres  ont,  comme  leâ  Coroebus,  une  carène  supplémentaire  aux 
côtés  du  pronotum  et,  comme  les  Melibaeus,  une  mentonnière.  Àubertia 
cependant  possède  un  faciès  bien  plus  spécial  que  Pseudagrilodes, 


118  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

dont  l'aspect  est  voisin  de  celui  des  Melibaeus.  Atibertia  a  une  vague 
ressemblance  avec  le  genre  Melibaeopsis  Kerr.  dans  lequel  les  côtés 
de  l'abdomen  sont  visibles  du  dessus,  leur  arête  prolongée  plus  ou 
moins  en  pointe  postérieurement  et  le  disque  des  élytres  avec  une  côte. 

Aubertia  paradoxa,  n.  sp.  —  Long.  13  mm.,  larg.  6  mm.  — 
D'un  vert  métallique  éclatant,  avec  une  grande  tache  d'un  noir  vio- 
lacé velouté  sur  les  élytres,  se  fondant  sur  les  bords  avec  la  teinte 
verte  et  remontant  à  l'intérieur  de  la  carène  élytrale  jusqu'à  la  base; 
sur  la  tache  on  remarque  deux,  petits  espaces  pubescents  de  blanc 
situés  de  part  et  d'autre  de  la  suture,  vers  le  tiers  postérieur  ;  prono- 
tum  avec  une  bande  sombre  transversale,  irréguUère,  occupant  toute 
la  largeur  et  suivant  le  fond  du  sillon;  tarses  noirs  et  brillants; 
antennes  noires  sauf  le  premier  article  qui  est  cuivreux. 

Tête  impressionnée  on  avant,  sillonnée  sur  le  vertex,  le  fond  du 
sillon  fmement  strié,  les  bords  du  front  saillants  en  avant  des  yeux. 
Pronotum  gibbeux  au  milieu,  la  gibbosité  contournée  en  arrière  par 
un  sillon  profond  qui  remojite  de  chaque  côté  vers  les  angles  anté- 
rieurs, ponctuation  très  dense  et  très  rugueuse  au  milieu,  disposée 
concentriquement  autour  de  la  gibbosité,  plus  forte  et  plus  espacée 
sur  les  bords.  Élytres  avec  le  calus  humerai  saillant,  impressionnés 
derrière  celui-ci,  grossièrement  ponctués  à  la  base,  très  finement  sur 
les  carènes,  le  reste  du  disque  à  ponctuation  en  forme  de  petites 
écailles  très  serrées,  le  bord  supérieur  des  segments  abdominaux  ' 
grossièrement  ponctué  avec  une  large  fossette  lisse  dans  les  angles 
antérieurs. 

Dessous  grossièrement  ponctué  en  avant,  très  linement  sur  l'abdo- 
men qui  est  lisse  et  brillant. 

La  coloration  est  très  semblable  à  celle  de  Pseudagrilodes  leonensis 
Kerr.  (Bolivari Ohenh .). 

Patrie  :  Guyane.  Un  exemplaire  de  ma  collection,  provenant  de  l'an- 
cienne collection  Aubert. 

Genre  Melibaeopsis  Kerr. 

Ce  genre  créé  par  Kerre.mans  (Gen.  Bup.  1902,  p.  239)  ne  me  pa- 
raît pas  suffisamment  caractérisé  et  devrait  tomber  au  rang  de  sous- 
genre.  Les  Melibaeopsis  ne  dilTèrent  guère  des  Melibaeus  que  par  leurs 
antennes  dentées  à  partir  du  G'^  article,  leur  front  excavé,  les  bords 
des  segments  abdominaux  visibles  du  dessus  et  une  côte  qui  part  du 
calus  humerai  et  parcourt  une  partie  du  disque  de  l'élytre. 

Les  Melibaeus  violaceicollis  Kerr.  et  M.  levipennis  Kerr.  ont  les 


Séance  du  10  mai  192^.  119 

antennes  dentées  à  partir  du  6^  article,  mais  n'ont  pas  les  autres  carac- 
tères des  Melibaeopsis  ;  d'autre  part  un  certain  norabre  de  Melibaeus 
devront  après  revision  passer  dans  le  genre  Melibaeopsis. 

Kerremans  a  fait  rentrer  dans  ce  genre  deux  espèces  prises  aux 
dépens  des  Melibaeus,  ce  sont  .)/.  obesa  Kerr.  {Ann.  Soc.  ent.  lielg. 
[1899],  p.  280)  cl  M.  densegranatus  F  air  m .  [.\nn.  Soc.  ent.  Belg.  [1894], 
p.  318).  La  description  de  Kerremans  se  rapporte  très  exactement  à 
celle  de  Melibaeus  ruftpectus  Qued.  [Berl.  ent.  Zeit.,  [1886],  p.  21), 
d'Angola;  c'est  donc  le  nom  de  Quedenfeldt  qui  a  la  priorité.  M.  den- 
segranatus  Pair  m.  a  été  décrit  par  Fairmaire  sur  des  exemplaires  de 
la  collection  Kerremans  (un  type  dans  ma  collection)  étiquetés 
«  Quango,  von  JVIechow  »  ;  or,  Quedenfeldt,  en  publiant  le  résultat 
des  chasses  de  von  Meghow,  avait  déjà  nommé  cet  insecte  chloro- 
lineatus  (/.  c,  p.  22),  c'est  donc  le  nom  de  Quedenfeldt  qui  pré- 
vaudra. 

Genre  Pseudagrilodes  Obenb. 

Par  suite  d'un  lapsus  de  l'auteur,  celui-ci  dit,  dans  la  description 
du  genre,  qu'il  est  dépourvu  de  mentonnière  et,  en  décrivant  son 
espèce  (P.  Bolivari),  il  dit  :  «  La  mentonnière  est  développée  ».  En 
réalité  la  mentonnière  existe  et  le  genre  est  valable,  mais  me  paraît 
devoir  être  placé  dans  le  voisinage  des  Melibaeus  dont  il  diffère  par 
la  présence  d'une  carène  secondaire  sur  les  côtés  du  pronotum.  L'es 
pèce  d'OBENBEUGER  tombe  en  synonymie  de  Melibaeus  leonensis  Kerr. 
[Soc.  ent.  Belg.  [1898],  p.  31o),  de  Sierra  Leone.  Cette  espèce  a  une 
aire  de  dispersion  assez  étendue  :  Gabon,  Cameroun,  Congo,  etc.  Elle 
offre  cette  particularité  de  ressembler  d'une  façon  frappante  à  Cisseis 
pretiosissima  Kerr.,  de  Sumatra. 


Notes  sur  le  Dinapate  Wrighti  Horn  [Col.  BosTRYCHmAE] 

(avec  la  planche  1) 

par  R.  ToMPKiNS  de  Garnett. 

Comme  on  lésait,  le  Dinapate  Wrighti  Horn,  ce  géant  des  Bostry- 
chides,  se  développe  dans  un  Palmier,  le  Washingtonia  filifera 
H.  Wendl.,  arbre  qui  devient  de  plus  en  plus  rare.  Dans  les  trois 
canons  Andréas,  Palm  et  JVIurray,  où,  dans  le  sud  de  la  Californie,  le 


120  Bulletin  de  la  Société  cntomologique  de  France. 

Dinapate  a  été  trouvé,  il  n'y  a  que  quelques  centaines  de  ces  Palmiers. 
Le  plus  beau  groupe  de  Washingtonia,  qui  se  trouve  dans  la  partie 
supérieure  du  Paliu  Canon,  a  été  ravagé  par  le  feu  en  1916  et  presque 
tous  ces  arbres  superbes  ont  été  tués.  Quand,  en  mai  1917,  je  me 
rendis  dans  la  localité,  tous  étaient  secs.  La  même  espèce  de  Palmier 
existe  bien  en  Basse-Californie,  mais  M.  Kusghe,  qui  a  exploré  cette 
région  à  plusieurs  reprises  et  qui  y  a  recherché  le  Washingtonia  dans 
l'espoir  d'y  rencontrer  le  Dinapate,  n'a  jamais  pu  trouver  trace  de  ce 
dernier. 

11  y  a,  dans  les  notes  publiées  par  M.  Hubbard  (')  deux  affirmations 
qui  me  paraissent  inexactes.  Cet  observateur  dit  que  «  jamais  l'insecte 
ne  pond  sur  l'arbre  vivant  » .  Or  on  trouve  d'anciens  trous  de  sortie 
sur  un  grand  nombre  d'arbres  de  moyenne  et  de  grande  taille,  et  ces 
arbres  sont  vivants  et  ne  paraissent  aucunement  souffrir.  Il  faut  en 
conclure  que  les  attaques  du  Dinapate  ne  sont  pas  toujours  fatales; 
mais  il  est  vrai  que  l'insecte  cause  souvent  la  chute  de  l'arbre  affaibli 
par  ses  ravages.  J'ai  pu  ainsi  examiner,  dans  le  seul  Palm  Canon, 
dix-neuf  troncs  tombés. 

Hubbard  avance,  d'autre  part,  que  «  jamais  l'insecte  ne  pond  sur 
les  troncs  coupés  depuis  longtemps  ».  Le  tronc  dans  lequel  j'ai  eu  la 
chance  de  trouver  mes  spécimens  était  mort  depuis  des  années,  comme 
le  montraient  ses  deux  bouts  noircis  par  le  temps.  Il  renfermait  cepen- 
dant des  individus  provenant  de  trois  couvées  de  cet  énorme  insecte. 
Ce  tronc,  recouvert  d'un  amas  de  détritus,  s'était  trouvé  pris  dans 
une  crevasse,  à  cinq  mètres  au-dessus  du  niveau  d'été  du  cours  d'eau 
(en  hiver,  il  y  a  souvent  une  épaisseur  de  cinq  mètres  d'eau  sur  toute 
la  largeur  du  canon).  De  ce  fragment  4e  tronc,  mesurant  quatre 
mètres  de  longueur  et  un  mètre  de  diamètre,  j'ai  extrait  133  adultes 
(81  cf  et  52  Ç),  28  nymphes  et  17  larves.  Un  adulte  s'était  déjà 
échappé,  comme  le  montrait  un  trou  de  sortie  fraîchement  creusé. 
Quinze  des  17  larves  étaient  de  grande  taille,  les  deux  autres  étaient 
évidemment  dans  leur  première  année  de  développement.  Il  résulte 
de  ces  faits  que  le  cycle  d'évolution  de  l'insecte  est  de  trois  ans  au 
moins.  La  colonie  la  plus  ancienne  observée  par  moi  était  composée 
de  162  exemplaires. 

Il  y  a,  dans  les  trois  canons  cités  plus  haut,  plusieurs  autres  troncs 
sur  lesquels  on  remarque  des  trous  de  sortie,  mais  ceux-ci  sont  tous 
noircis  par  le  temps  et  remontent  à  un  grand  nombre  d'années.  La 
moyenne  du  chiffre  des  trous^de  sortie,  correspondant  à  39  troncs 

(I)  EnL[Neivs  (Philadelphia),  X  [1899],  p.  83 


Séance  du  10  mai  1P22.  121 

tombés,  était  de  21,  ce  chiflre  variant  de  2  à  102.  Beaucoup  d'insectes 
doivent  périr  dans  leurs  cellules  nymphales  si  les  colonies  sont  géné- 
ralement aussi  nombreuses  que  celle  que  j'ai  rencontrée. 

Quelques-uns  des  adultes  étaient  encore  immatures  et  mous;  mais 
le  plus  grand  nombre  avait  atteint  la  maturité  et  était  occupé  à  creuser 
les  trous  de  sortie.  Sans  doute,  ces  adultes  auraient  fait  leur  appari- 
tion dans  les  huit  à  quinze  jours  suivants,  c'est-à-dire  dans  la  première 
quinzaine  de  juin  (je  les  ai  recueillis  les  21  et  22  mai). 

Les  galeries  larvaires  les  plus  larges  mesuraient  18  millimètres  de 
diamètre.  Ces  galeries  n'approchent  jamais  l'écorce  de  moins  de  2  cen- 
timètres et  demi  et  le  cœur  du  tronc  était  intact  sur  un  diamètre  do 
■17  centimètres.  Entre  ces  limites,  tout  le  bois  était  criblé  de  galeries 
larvaires.  Presque  toutes  les  larves  se  trouvaient  à  une  profondeur 
de  7  à  17  centimètres,  et  les  chambres  nymphales,  pour  la  plupart, 
étaient  parallèles  ou  presque  parallèles  à  l'écorce,  les  galeries  de  sortie 
étant  percées  perpendiculairement  à  ces  loges. 

Quand  des  trous  de  sortie  s'observent  sur  un  arbre  vivant,  c'est 
toujours  dans  la  partie  basale  du  tronc,  rarement  vers  le  sommet.  Sur 
les  troncs  abattus,  les  insectes  sortent  indifféremment  sur  toute  leur 
longueur. 

La  larve  mesure  de  46  à  63  millimètres.  La  nymphe  ressemble  à 
l'adulte.  Elle  est  do  teinte  pâle.  La  tète,  le  thorax  et  les  élytres  sont 
lisses,  ces  derniers  reployés  sous  l'abdomen  entre  la  seconde  et  la  troi- 
sième paire  de  pattes;  leurs  côtes  et  tubercules  sont  visibles.  Écusson 
proéminent.  Sur  la  face  dorsale  de  chaque  segment  abdominal,  sauf 
sur  le  dernier,  existe  une  rangée  transversale  de  petites  dents  située 
au  sommet  d'une  carène  et  plus  proche  du  bord  postérieur  du  seg- 
ment que  de  l'antérieur.  Abdomen  de  9  segments  distincts.  A  l'extré- 
mité de  l'abdomen  est  attachée  la  peau  ratatinée  de  la  larve,  les  man- 
dibules placées  du  côté  ventral.  La  nymphe  mesure  de  42  à  64  milli- 
mètres. 

Quant  aux  adultes  capturés,  leur  taille  varie  de  38  à  51  millimètres 
de  longueur,  sur  14  à  18  de  largeur. 

Explication  de  la  planche  1. 

Fig.  1.  Dinapale  Wricjhli  Horn.,  adultes  çf  et  Ç,  vue  dorsale. 

Fig.  2.  —  adultes  cf  et  Q,  vus  de  profil,  à  peine  grossis. 

Fig.  3.  '—  larve  et  nyinplie,  grandeur  naturelle. 

Fig.  4.  —  galerie  larvaire  dans  le  bois  de  Washiiigtonia 

fllif'era  H.  Wendl.,  8/9  de  grandeur  natu- 
relle. 


122 


Bulletin  de  la  Société  entomologiqiie  de  France. 


Description  d'une  nouvelle  espèce 

de  Korinchia  de  l'Inde  [Dipt.  Syrphidae] 

par  J.  Hervé-Bazin. 

Korinchia  rufa,  n.  sp.  —  cf  9  •  Brunnco-rufa,  rufo  pubescens. 
Thorace  tribus  fasciis  iransversalibus  rufo-pruinosis  ornato.  Scutello 
rufo.  Abdomine  longo,  lato,  depres.to;  segmentis  2-4  macula  parva 
nigra  ad  angulos  posteriores  signatis.  Pedibus  rufis.  Alis  rufescentibus, 
apice  obscurioribus .  —  Long.  1617  mm. 

Un  cf  et  une  Q  de  Kodaikana!,  Inde  méridionale  (mai  1913).  Ma 
collection. 

cf.  Yeux  d'un  noir  uniforme  sur  l'individu  desséché,  se  touchant 
sur  une  faible  longueur  seulement.  Triangle  ver- 
tical allongé,  étroit,  brun  a  pruinosité  rousse  et 
quelques  poils  noirâtres.  Face  brun  clair  à  pruino- 
sité rousse;  une  tache  semi-circulaire  au-dessus 
des  antennes,  le  tubercule  facial,  le  pourtour  ex- 
trême de  la  bouche  et  une  bande  allant  du  des- 
sous des  yeux  à  la  bouche,  d'un  brun  luisant.  Tu- 
bercule antennaire  fort  et  proéminent,  à  lisière 
antérieure  pâle  ;  tubercule  facial  petit,  mais  net  (à 
la  différence  de  la  Q),  arrondi,  bien  séparé  du 
bord  supérieur  de  la  bouche  (fig.  1).  Trompe 
épaisse,  brun  foncé.  Antennes  brunes,  les  deux 
premiers  articles  luisants,  à  quelques  poils  noirs,  le 
troisième  mat  avec  une  légère  pruinosité  rousse, 
subarrondi,  à  longue  soie  rous.se  nue  (fig.  1).  Par- 
tie antérieure  de  la  tète  à  peu  près  nue,  partie  pos- 
térieure à  pubcscence  courte  et  brunâtre  en  haut, 
longue  et  roussàtre  en  dessous.  Occiput  à  prui- 
nosité rousse. 
Thorax  brun  subluisant,  à  pubescence  rousse 
et  luisante,  courte  sur  le  disque,  longue  sur  les  bords.  Une  touffe  de 
longs  poils  rangés,  sétiformes,  rudes,  d'un  roux  subdoré,  sur  les  calus 
supra-alaires  et  post-alaires.  Trois  bandes  mal  définies  de  pruinosité 
d'un  roux  presque  doré  :  une  au  bord  antérieur;  la  seconde  en  avant 
de  la  suture,  très  nette  sur  les  côtés,  presque  obsolète  au  milieu;  la 
troisième,  assez  vague,  au  bord  postérieur  (fig.  2).  Poitrine  brune  à 
pruinosité  gris  roussàtre  et  pubescence  rousse.  Écusson  entièrement 
roux,  à  peine  rembruni  à  l'extrême  base,  faiblement  mais  nettement 
rebordé,  à  pubescence  entièrement  d'un  roux  luisant. 


Fig.  1.  K.  rufa,  n. 
sp.  —  Têtes  de  la 
Ç .  vue  de  face,  x 
4, et  ducf,vuede 
profil,  K  8. 


Séance  du  10  mai  19^2. 


123 


Abdomen  long  et  large,  déprimé.  Coloration  générale  d'un  brun 
sub-liiisant  à  pruinosité  rousse.  Premier  segment  brun  clair,  à  base 
noirtitre  et  pubescence  rousse,  fine  et  courte.  Deuxième  segment 
légèrement  plus*  foncé,  surtout  sur  la  ligne  médiane;  une  bande 
étroite  d'un  brun  sombre  à  la  base,  interrompue  au  milieu,  n'attei- 
gnant pas  les  bords  latéraux  ;  une  taclie  noire  ovalaire  à  chaque  angle 
postérieur;  pubescence  rousse,  courte  et  couchée  sur  le  disque,  plus 
longue  sur  les  côtés,  dressée,  longue  et  rude  aux  angles  antérieurs. 


Fig.  2.  Korinchia  rufa,  n.  sp.  —  Femelle,  x  3. 


Troisième  et  quatrième  segments  d'un  brun  sombre,  presque  lïoirâtre 
au  miheu,  à  pubescence  couchée  rousse,  plus  longue  sur  les  bords 
latéraux;  une  tache  noire  ovalaire,  à  pubescence  noire,  à  chaque 
angle  postérieur  (fig.  2).  Hypopygium  gros,  brun  noirâtre,  à  pubes- 
cence brune.  Ventre  brun  foncé  luisant,  bord  des  segments  clair. 

Pattes  robustes,  roiisses,  à  pubescence  rousse  et  courte.  Hanches 
glacées  de  gris.  Tarses  antérieurs  :  dessus  du  premier  article,  les 
trois  suivants,  et  la  base  du  dernier,  rembrunis.  Cuisses  postérieures  : 
moitié  basale  brune,  moitié  apicale  rousse  avec,  en  dessous,  de  petits 
poils  noirs  couchés.  Ongles  à  extrémité  noire. 

Ailes  uniformément  pubescentes,  roussâtres,  indistinctement  rem- 
brunies à  la  base  et  sur  une  ligne  transversale  médiane,  mais  nette- 
ment rembrunies  dans  le  tiers  apical  (fig.  2).  Nervures  rousses, 
brunes  à  l'apex.  Nervation  caractéristique  du  genre  Korinchia. 

Cuillerons  très  petits,  entièrement  roux,  ainsi  que  les  balanciers. 


124  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

9  •  Diffère  du  o"  comme  suit  : 

Front  étroit,  à  pruinosilé  d'uu  roux  jaune  et  à  pubescence  rousse, 
courte,  fine  et  clairsemée.  Tubercule  facial  peu  distinct,  mal  séparé 
du  bord  buccal  (fig.  1).  Segments  3  et  4  de  l'abdomeii  plus  clairs,  non 
rembrunis  au  milieu  ;  segment  5  noir  luisant,  rougeâtre  sur  le  disque, 
à  pubescence  noire,  couchée,  rude,  surtout  au  bord  postérieur. 

Cette  espèce  nouvelle  possède  nettement  tous  les  caractères  assi- 
gnés par  Edwards  au  genre  Korinchia  (Diptera  coUected  in  Korinchi- 
West  Sumatra,  in  Journ.  Feder.  Malay  States  Mus.,  VIII,  [1919].  p.  39 
et  s.].  Elle  est  certainement  voisine  des  trois  espèces  décrites  dans 
cet  ouvrage,  mais  elle  diffère  notamment  :  de  Klossi  par  son  tuber- 
cule facial  petit  et  rond,  de  l\lossi  et  de  Robinsoni  par  son  écusson 
roux,  de  monticola  par  la  pubescence  entièrement  rousse  du  thorax 
et  du  scutellum.  etc. 


A  propos  de  la  synonymie  de  certains 

Hesperia  et  Lycaenidae  américains  [Lep.   Rhopalocera] 

par  Ch.  Oberthur. 

Feu  le  Docteur  Boisduval  a  décrit  dans  les  Anvales  de  la  Société 
entomologique  de  France,  année  18o2,  et  dans  les  Annales  de  la  Société 
entomologique  de  Belgique,  année  1869,  un  assez  grand  nombre  d'es- 
pèces de  Lépidoptères  de  Californie  qui  avaient  été  récoltées  par  Lor- 
QuiN.  Comme  personne  ne  pouvait  réussir  à  identifier  exactement,  au 
moyen  desdites  descriptions,  les  Lépidoptères  de  Cafifornie  que, 
d'ailleurs,  des  Américains  ont  eux-mêmes  redécrits,  sous  d'autres 
noms,  faute  d'avoir  pu  se  rendre  compte  de  la  nature  des  espèces  que 
Boisduval  avait  eues  en  vue,  j'ai  été  prié  par  plusieurs  entomologistes 
américains  de  publier  la  figure  des  espèces  litigieuses  dont  les  speci- 
mina  tijpica  se  trouvaient  encore  dans  ma  collection. 

J'ai  déféré  à  ce  désir,  d'abord  dans  le  volume  IX  des  Études  de 
Lépidoptérologie  comparée.  Avec  l'excellent  concours  du  très  habile 
artiste  Jules  Culoï,  j'ai  donc  fait  représenter  en  couleurs  environ 
115  Papillons  californiens  seulement  décrits,  mais  non  figurés  par 
Boisduval.  De  nouveau,  cédant  aux  sollicitations  du  Docteur  Barnes, 
de  Decatur  (Illinois),  j'ai  continué,  dans  le  volume  XVII  des  mêmes 
Études  de  Lépidoptérologie  comparée,  la  publication  des  figures  d'en- 
viron SU  Papillons  californiens  ou  nord-américains  décrits  par  Bois- 


Séance  du  10  mai  I9f"2.  125 

DUVAL  et  GuENÉE,  mais  dont  il  était,  paraît-il,  impossible  de  bien 
interpréter  le  texte  descriptif. 

Cependant,  au  moyen  des  figures  que  j'ai  présentées  aux  entomo- 
logistes américains,  il  leur  a  été  plus  facile  de  comprendre  les  des- 
criptions de  BoisDuvAL  et  de  Guenée. 

Sur  mon  désir  de  connaître  le  résultat  de  la  vérification  des  figures, 
notamment  des  Hesperidae,  au  point  de  vue  de  l'attribution  —  qui  me 
paraissait  mal  établie  par  Boisduval  —  du  sexe  femelle  au  sexe  mâle 
de  certaines  espèces,  M.  A.  W.  Lindsey,  du  Department  of  Biology, 
Morningside  Collège,  Sioux-City,  lowa,  m'a  fait  savoir  que,  suivant  lui. 
les  rectifications  que  je  transcris  ci-dessous  paraissent  nécessaires 
quant  à  l'appariement  (pairing)  proposé  par  Boisduval  pour  certaines 
espèces. 

.Te  crois  utile  de  porter  cette  information  qui  me  semble  très  jus- 
tifiée, à  la  connaissance  des  entomologistes,  et  comme  suit  : 

VHesperia  Q  figuré  sous  le  n°  2089  de  la  pi.  GCXL  (Et.  Lép.  comp., 
ÏX)  rapporté  par  Boisduval  comme  femelle  à  pratincola,  est  la  femelle 
de  sylvanoides,  dont  le  cf  est  figuré  sous  les  n°s  2083  et  2084  de  la 
pi.  CCXL  (1.  c).  VHesperia  Ç  figuré  sous  le  n"  2085  de  la  pi.  CCXL 
comme  femelle  de  sylvanoides,  d'après  Boisduval,  est  la  9  de  cam- 
pestris. 

Ce  campcstris  Boisduval  a  été  redécrit  par  Edwards  sous  le  nom 
de  Huron  ;  mais  le  nom  campestris  prime  le  nom  moins  ancien  de 
Huron.  Scudder  a  placé  campestris  Boisduval  (Hm^on  Edwards) 
dans  son  genre  Atalopedes. 

Dans  le  genre  Polîtes  Scudder,  ont  été  placées  les  espèces  sui- 
vantes décrites  par  Boisduval  :  Centes,  sabuleti  et  brettus. 

Sabuleti  est  trèsreconnaissable  par  le  dessous  de  ses  ailes  inférieures 
qui  est  très  spécial.  Boisduval  a  correctement  apparié  les  deux  sexes 
qui  sont  figurés  sous  les  lY"  2091  et  2092  de  la  pi.  CCXL  (Et.  Lép. 
comp.,  IX). 

Le  Docteur  Barnes,  Mac-Dunnough  et  Lindsey  (Check  List  of  the 
Lepidoptera  of  boréal  America,  Decatur,  III.,  feb.  1917)  paraissent  être 
d'avis  que  Hylepliila  (Billberg)  pratincola  Boisduval,  est  une 
simple  variété  ou  race  de  nemorum  Boisduval,  auquel  ils  donnent 
comme  synonyme  postérieur,  ver  us  Edwards  (The  Hesperioidea  of 
America  north  of  Mexico,  par  Arthur  Ward,  Lindsey  University,  lowa 
City,  feb.  15,  1921).  J'admets  difficilement  cette  manière  de  voir.  Je 
trouve  en  etïet  trop  de  difl'érence  entre  les  ailes  supérieures  de  nemo- 
rum et  de  pratincola.  Il  est  aisé  de  se  rendre  compte  des  caractères 
difïôrentiels,  paraissant  suffisamment  spécifiques,  en  comparant  les 


126  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

figures  2086  :  mmorum  et  2088  :  pratincola,  sur  la  pi.  CCXL  (Et. 
Lép.  comp.,  XIX). 

Cependant  je  reconnais  que  j'aurais  mauvaise  grâce  à  ne  pas  m'en 
rapporter  au  jugement  des  entomologistes  américains,  à  propos  d'une 
question  où  leur  expérience  et  leur  documentation  sont  manifestement 
supérieures  aux  miennes. 

L'espèce  agricola  Boisduval  n'est  pas  litigieuse  et  prime  Yreka 
Edwards,  synonyme  postérieur.  VOchlodes  agricola  cf  est  figurée 
sous  le  n°  2087  de  la  pi.  CCXL  (1.  c). 

Malheureusement  l'espèce  ruricola  Boisduval  n'a  pas  été  retrouvée 
dans  sa  collection.  Dès  lors,  le  spécimen  tijpicum  étant  perdu,  il  devient 
impossible  de  savoir  à  quelle  espèce  d'Hesperia  on  peut  le  rapporter. 

On  lira  sans  doute  avec  intérêt  ce  passage  d'une  lettre  de  M.  Lindsev, 
en  date  du  25  mars  1922  :  «  I  hâve  seen  the  figures  of  Boisduval's 
types  in  your  «  Études  »  and  assure  you  that  they  were  of  great  service 
in  determining  the  synonymy  of  his  species.  Agricola,  nemorum,  niilo, 
sylvanoides  and  soiiora  were  hopelessly  mixed  before  thèse  figures 
appeared  ». 

La  situation  était  donc  désespérée  (hopeless);  je  suis  heureux  d'y 
avoir  remédié  dans  la  mesure  du  possible.  Quant  à  ruricola  Bois- 
duval, voilà  ce  que  Likdsey  en  dit  (p.  71,  1.  c.)  :  «  I  know  nothiug 
of  the  type  nor  of  authentic  spécimens  » . 

Le  comma,  selon  Boisduval,  dont  j'ai  donné  la  figure  sous  le 
n'^  2082  de  la  pi.  CCXL  (Et.  Lép.  comp.,  IX)  est  rapporté  à  Pamr- 
phila  Juba  Scudder  (Hesperioidea  of  America,  p.  71,  n°  10). 

Le  Thajiaos  tristis  Boisduval,  à  propos  duquel  M.  Skinner,  de 
l'Académie  des  Sciences  de  Philadelphie,  m'avait  demandé  des  éclair- 
cissements, en  1943,  ayant  été  figuré  sous  ;ie  n°  2081  de  la  pi.  CCXL 
(Et.  Lép.  comp.  IX),  n'est  l'objet  d'aucune  observation  et  est  considéré 
comme  une  bonne  et  valable  espèce. 

On  connaît  maintenant  plus  de  200  espèces  û'Hesperidae  nord- 
américain  pour  environ  80  de  la  faune  paléarclique. 

M.  LiNDSEY,  qui  se  spécialise  dans  l'étude  des  Hesperi.dae,tidèyd  publié 
sur  ce  groupe,  un  travail  très  utile,  quant  à  la  faune  de  l'Amérique 
du  Nord,  dans  les  Studies  in  natural  History,  University  of  lowa. 

Un  bon  centre  d'études  pour  les  espèces  californiennes  existe  aussi 
au  Southwest  Muséum,  à  Los  Angeles  (Californie;.  La  faune  lépidopté- 
rologique  paraît  sensiblement  plus  riche  dans  la  région  dos  États- 
Unis,  voisine  de  l'Océan  Pacifique  que  dans  la  région  côtière  de 
l'Océan  Atlantique.  Chez  les  Lépidoptères  Rhopalocères,  les  genres 
Argynnis,  Melitaea,  Thecla,  Chrysophamis,  Lymeua,  fertiles  en  espèces 


Séance  du  10  mai  i9^2.  127 

dans  la  région  californienne,  ont  donné  lieu  à  une  figuration  aussi 
complète,  pour  les  espèces  décrites  par  Boisduval,  que  les  Hesperidae, 
dans  les  Études  de  Lépidoptérologie  comparée.  Mais  quelques  litiges 
subsistent  encore  pour  certaines  espèces,  de  sorte  que  la  nomencla- 
ture ne  paraît  pas  enfcore  complètement  et  définitivement  assurée 
dans  toutes  ses  parties,  faute  surtout  d'une  bonne  figuration  initiale 
des  specimina  typica. 

Il  est  notamment  bien  dommage  que  la  publication  de  l'Histoire  géné- 
rale et  Iconographie  des  Lépidoptères  et  des  Chenilles  de  l'Amérique 
septentrionale  par  Boisduval  et  John  Leconte  (Paris,  1829)  n'ait  pas 
été  continuée  et  qu'un  meilleur  parti  n'ait  pas  été  tiré  des  nombreuses 
aquarelles  d'ABBOT,  de  John  Leconte  et  de  Blanchard.  Je  crois  qu'on 
ne  connaît  pas  en  nature  le  Thecla  Psyché  Boisduval  et  Lee  on  te,^ 
dont  Abbot  a  laissé  une  aquarelle  paraissant  assez  bonne  et  représen- 
tant la  chenille,  la  chrysalide,  le  papillon  cf  et  Ç  en  dessus,  et  le 
dessous.  Il  en  est  de  même  pour  Thecla  liparops  dont  Abbot  a  figuré 
la  chenille,  la  chrysalide  et  l'imago, 

M.  Henry  Skinner,  dans  Eiitomological  News,  XXV  [1914],  n"  1,^ 
p.  47,  dit,  en  parlant  de  Thecla  sylvinm  Boisduval  (Et.  Lép.  comp. 
XIX,  pi.  CCXXXV,  fig.  1920),  de  Californie  :  «  This  species  I  do  net 
know,  unless  it  is  a  race  or  variety  of  californica  Edw.  ». 

Il  reste  donc  bien  des  lacunes  dans  la  connaissance  des  Lépidoptères 
de  l'Amérique  du  Nord  et  bien  des  imprécisions  dans  leur  nomen- 
clature. 

Je  serais  très  reconnaissant  des  observations  et  éclaircissements 
qui  pourraient  m'ètre  donnés  relativement  aux  questions  ci-dessus. 
exposées. 


Description  d'un  nouveau  genre  et  d'une  nouvelle  espèce 

de  Pyralidae  [Lep.] 

par  le  comte  Emile  Turati. 

L'individu  qui  représente  ce  nouveau  genre  et  cette  nouvelle  es- 
pèce, a  été  pris  le  2  octobre  1920,  vers  le  coucher  du  soleil,  sur  un 
rocher,  où  il  était  posé  si  tranquillement,  qu'on  a  pu,  sans  le  faire 
fuir,  le  capturer  avec  un  petit  tube  en  verre. 

Ce  seul  exemplaire  est  une  femelle,  et  a  été  capturé  par  M.  Modica, 
qui  en  chercha  en  vain  d'autres  dans  la  même  localité,  et  à  la  même 
époque,  en  1921. 


128 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  Franct. 


La  localité  est  le  village  «  Isola  délie  femmine  »,  en  face  de  l'îlot  du 
même  nom,  à  côté  de  Palerme,  à  l'ouest,  au  delà  du  «  Capo  di  Gallo  », 
sur  la  pente  du  mont  «  Minolfi  »,  qui  s'avance  en  mer  entre  «  Sfer- 
racavailo  »  et  «  Capaci  »,  et  aux  pieds  duquel  passe  le  chemin  de  fer. 
Dans  cette  localité  croissent  des  oliviers ,  des  caroubiers,  des  frênes, 
parmi  lesquels  grimpe  l'asperge  sauvage. 

L'individu  capturé  reste  donc  encore  unique;  mais  il  est  tellement 


Fig.  1.  G.  Pyralestes,  nov.  gen.  —  Pattes,  tête  et  nervation  des  ailes. 


différent,  par  sa  couleur  vieux  rose  et  par  sa  grande  taille,  de  tous 
les  Pyralides  de  notre  faune,  qu'à  première  vue  il  fut  considéré  par 
M.  Ragusa,  auquel  il  avait  été  apporté,  et  par  quelques  naturalistes 
autrichiens ,  qui  se  trouvaient  alors  à  Palerme,  comme  un  petit  Noc- 
tuide  inconnu. 

Mon  ami  Ragusa  me  l'envoya  pour  détermination  et  je  ne  tardai 
pas  à  reconnaître  que  ce  n'était  aucunement  un  Noctuide,  mais  bien 
un  Pyralide,  très  proche,  par  sa  conformation  et  ses  dessins,  mais 
non  par  sa  couleur  et  sa  taille,  de  Pyralis  obsoletalis.  La  disposition 
des  palpes  et  des  nervures  ne  me  permettent  de  le  rapportera  aucun 
genre  actuellement  connu;  bien  que  ses  12  nervures  aux  antérieures, 


Séance  du  10  mai  i922.  129 

avec  8  et  9  tigées,  10  très  rapproché  de  8,9,  et  aux  postérieures, 
8  libre,  et  4  et  5  tigées,  lui  donnent  une  certaine  analogie  avec 
Pyralis  et  Asopia. 

Cet  insecte  appartient  donc  à  un  nouveau  genre,  voisin  de  Pyralis, 
dont  voici  la  description. 

Pyralestes,  nov.  gen.  —  Ailes  antérieures  subtriangulaires,  larges, 
avec  bord  distal  légèrement  bombé,  et  bord  dorsal  rentrant  peu  avant 
la  base.  Ailes  postérieures  un  peu  plus  courtes  que  les  antérieures, 
avec  bord  distal  légèrement  échancré  entre  1  et  2.  Apex  à  angle 
large.  Tornus  très  obtus. 

Nervures  aux  antérieures,  12  :  7  (R-^)  et  8  (R;)  renfermant  l'apex, 
sur  la  même  tige  que  9  {R^);  10  (fis)  et  11  (R,)  d'avant  l'angle  supé- 
rieur de  la  cellule;  6  (Mi)  de  l'angle  supérieur;  4  (.V/3)  et  5  [M] 
couplées  et  parallèles,  pendant  à  peu  près  la  moitié  de  leur  parcours, 
puis  divergentes,  de  l'angle  inférieur  de  la  cellule;  3  (Ci)  d'avant  l'an- 
gle de  la  cellule;  1  {a)  bouclée  à  la  base. 

Aux  postérieures,  8  :  8  [Se]  libre,  près  de  7  8  {R,  J/,)  tigées;  4 
(3/3)  et  o  (.1/2)  tigées.  Une  barre  transversale  ferme  la  cellule  peu  en 
dessus  de  3  (Ci);  trois  veines  anales  1  a,  1  ô,  1  c. 

Tête  ronde;  front  lisse,  aplati,  avec  une  petite  plaque  cornée  ronde. 
Antennes  grêles,  filiformes  (Q).  Palpes  maxillaires  blanchâtres,  à 
pinceau,  visibles  au-dessus  des  palpes  labiaux,  et  atteignant  presque 
la  moitié  de  ceux-ci.  Palpes  labiaux  forts,  longs,  droits  en  avant  et 
vers  le  bas,  villeux.  Dernier  article  court,  défléchi,  en  pointe  aiguë. 
Trompe  enroulée,  assez  large  pour  tenir  les  palpes  labiaux  écartés. 
Ocelles  nuls.  Collet  plat;  ptéry godes  ne  dépassant  pas  le  thorax. 
Thorax  bombé,  recouvert,  comme  les  ptérygodes,  de  squames  uni- 
formes, assez  courtes,  lisses,  adhérentes. 

Abdomen  lourd,  subcylindrique,  presque  aussi  long  que  les  ailes 
antérieures,  terminé  par  un  pinceau  de  poils  longs  et  drus. 

Pattes  :  antérieures  avec  tibia  revêtu  de  poils  longs  et  une  petite 
épine  à  la  base  du  tarse;  médianes  avec  tibia  à  poils  courts  et  rares, 
un  éperon  à  la  base  du  tarse  ;  postérieures  avec  tibia  revêtu  de  poils 
longs  depuis  le  trochanter  jusqu'aux  deux  tiers;  deux  paires  d'épe- 
rons en  dessous,  l'une  à  la  moitié  du  tibia,  l'autre  à  la  base  du  tarse. 

Dessins  des  ailes  :  antérieures  avec  lignes  transverses -ondulées; 
un  point  noir  à  l'extrémité  de  la  cellule;  postérieures  avec  une  ligne 
médiane  à  peine  indiquée  qui  suit  le  cours  du  bord  distal.  Quel- 
ques villosités  noires  '  en  dessous,  sur  la  nervure  médiane,  à  l'in- 
sertion de  la  barre  transverse  cellulaire. 


130 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


Pyralestes  Ragusai.  n.  sp.  —  Q.  Envergure  28,o  mm,  —Ailes 
antérieures  couleur  vieux  rose  uniforme;  un  gros  point  noir  à  l'extré- 
mité de  la  cellule.  Ligne  transverse  proximale  légèrement  marquée  en 
noir.  Ligne  transverse  distaîe  noire,  à  petits  zig-zags  entre  les  côtes; 
elle  décrit  un  demi-cercle  de  la  côte  antérieure  au 
pli  dorsal;  puis  elle  descend  droit,  en  obliquant 
un  peu  vers  le  tornus,  pour  aboutir  dans  le  bord 
dorsal.  Bord  distal  déterminé  par  une  ligne  très 
mince,  un  peu  plus  obscure  que  le  fond  ;  franges 
vieux  rose  comme  le  fond. 

Ailes  postérieures  soyeuses,  de  couleur  gris 
rosé,  saupoudrées  d'atomes  épars  vers  le  bord 
distal ,  et  plus  particulièrement  vers  l'angle  su- 
périeur. Franges  roses. 

Le  dessous  des  4  ailes,  soyeux,  est  d'un  rose 
pâle;  le  point  noir  cellulaire  et  la  ligne  trans- 
verse distale  transparaissent  du  dessus.  Le  disque 
des  postérieures  est  blanchâtre,  légèrement  sau- 
Fig.  2.  —  Pyralestes  poudré  de  rose.  Quelques  villosités   noires    à 
Ragusai,  n.  sp.      l'insertion  de  la  transverse  cellulaire  sur  la  ner- 
vure médiane. 
Tête,  antennes,  thorax,  pattes  vieux  rose.  Abdomen  blanchâtre  rosé. 

M.  Enrico  Ragusa,  l'entomologiste  zélé  si  connu  par  ses  études  sur 
les  Lépidoptères  et  les  Coléoptères  de  Sicile,  a  bien  voulu  me  faire 
don  de  cet  exemplaire  unique  pour  ma  collection,  et  je  tiens  à  le 
remercier  ici  très  cordialement  de  sa  généreuse  libéralité. 


Bulletin   bibliographique 


Academia  Nacional  de  Ciencias  en  Cordoba  [Boletin],  XXIV,  1920,  1- 

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Académie  des  Sciences  {Comptes rendus  hebdomadaires  des  Séances  de  /')  : 

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—  Oberthur  (Gh.)  et  Houlbert  (C.)  :  Quelques  vues  nouvelles  sur 

la  systématique  des  Menalargia  (Lep.),  p.  190,  fig.   —  Jeanxel 


Séance  du  10  mai  imt.  131 

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of  American  Cynipidae,  p.  319.  —  Id.  :  Phylpgeny  of  Cyni^id 
Gênera  and  Biological  Characteristics,  p.  357  a.  —  Mann  (W.-M.)  : 
Additions  to  the  Ant  Fauna  of  the  West  Indies  and  Central  Ame- 
rica (fig.);  p.  403.  —  CoMSTOCK  (F.-W.)  et  Watson  (Wm.  P.)  : 
Notes  on  the  American  Lopidoptera  with  descriptions  of  new 
varieties;  p.  447.  —  Cockerell  (T.-D.-A.)  :  Some  Neotropical 
Bées;  p.  459.  —  Wright  (W.-S.)  :  Report  of  the  Lepidoptera  of 
the  American  Muséum  Expédition  to  Arizona,  1916;  p.  483.  — 
LuTz  (F.-E.)  et  Cockerell  (T.-D.-A.)  :  Notes  on  the  distribution 
and  bibliography  of  North  American  Bées  of  the  famiiies  Apidae, 
Meliponidae,  Bombidae,  Euglossidae  and  Anthophoridae;  p.  491. 
—  NoTMAN  (H.)  :  Staphylinidae  from  Florida  in  the  Collection  of 
the  American  Muséum  of  natural  History,  with  descriptions  of  new 
gênera  and  species;  p.  693. 

Annales  Musei  Nationalis  Hungarici,  XVI,  1918.  Pars  secunda  :  Hor- 
vÂTH  (D""  Géza)  :  Adatok  a  Balkàn-félsziget  Hemiptera  faunâjânak 
ismeretéhez.  (Ad  cognitionem  faunae  Hemipterorum  balcanicae); 
p.  321.  —  Id.  :  Species europeae  generis  Euphyllura,  6  fig.,  p.  468. 

Id.  :  XVII,  1919.  —  Kieffer  (J.-J.)  :  Chironomides  d'Europe  conservés 

au  Musée  National  Hongrois  de  Budapest  (avec  60  fig.  dans  le 

texte),  p.  1.  —  Pougrâcz  (D''A.)  :  Beitrage  zur  Pseudoneuropteren 

und  Neuropterenfauna  Polens;  p.  161.   —  Spaeth  (F.)  :  Neue  Cas- 

sidinen  aus  der  Sammlung  von  D''  K.  Brancsik.  dem  Ungarischen 

National-Muséum  und  meiuer  Sammlung  ;  p.  184.  —  Horvâth  (D"^ 

G.)  :  Analecta  ad  cognitionem  Cydnidarum;  p.  205.  —  Lichtwardt 

(B.)  :  Die  Nemestriniden  des  Ungarischen  National  Muséums  in 

Budapest;  p.  274. 

G.  M. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


TYPOGRAPHIE   FIRMIN-DIDOT   ET  G'^.  —   PAKIS- 


Bull.  Soc.  oit.  Fr.  [1922^.  N"  0 


Pi..   1 


■^  ..> 


Dinapate  Wrighti  Horn. 


1922.  —  r  (0. 


BULLETIN 


3:>E    LA. 


r     r 


SOCIETE  ENTOMOLOGIÔIE 


DE    FRANCE 

FONDÉE   LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   D'UTILITÉ   PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET   DU    23  AOUT  1878 


Nalura  maxime  miranda 

in  min  unis . 


PARIS 


A.XJ     SIEGE    IDE    L-A.    SOCIETE 

HOTEL    DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

2S,  Rue   Serpente,  VI' 
1922 


Le  BuIIetia  paraît  deux  fois  par  mois 


CABINET  ENTOMOLCGiaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Dumèril,  Paris  (XIII*).        1  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Qob.  36.13.  |  Téléphone  :  Centrai  :  65.33. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  {Lépidoptères  paléarcliques)  et  Herm.  RoUe 
{Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D''  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères  du  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  toutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
pour  les  abonnés. 

A  vendre  de  suite  : 

De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  n'^'  502  inclus,  h. 
4  francs  le  fascicule. 

La  Faune  paléarctique  complète,  actuellement  terminée, 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
réponse). 

Matériel  entomologique.  —  Epingles  anglaises  «  Asta  » 
blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n°,  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
0  fr.50;  Coléoptères  paléarctiques  N"  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, 0  fr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,©  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIII--). 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANGE 


séance  de   34  mai   1933. 

Présidence  de  M.  A.  MEQUIGNON. 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  133.  —  Nécrologie,  p.  134.  —  Changements  d'adresses, 
p.  134.  —  Admissions,  Y>.  134.  —  Présentations,  p.  134.  —  Contributions  à 
nos  publications,  p.  134.  —  Prix  Constant  1921  {Vote),  p.  134. 

Communications.  —  J-R.  Denis.  Sur  les  Aplérygotes  de  France.  IlL  Des- 
cription d'un  Collembole  nouveau,  p.  135.  —  E.  Séguy  et  E.  Baudot.  Note 
sur  les  premiers  états  du  Bombytlus  fugax  Wied.  [Dipt.  Bombyliidae], 
.  p.   139. 

Bullelin  bibliographique,  p.  142. 


MM.  M.  Dalibert,  de  Caen,  et  P.  Wytsman,  de  Bruxelles,  assistent 
à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  Ch.  Lahaussois,  Trésorier,  s'excuse  de  ne 
pouvoir  assister  à  la  séance. 

—  M.  P.  DE  RiENcouRT  remercie  la  Société  de  son  admission. 

—  Le  Président  donne  lecture  d'un  appel  du  D''  Nansen  en  faveur 
des  intellectuels  russes.  Le  Comité  International  de  secours  à  la 
Russie,  dont  le  D""  Nansen  est  le  haut  commissaire,  se  charge  de  faire 
parvenir  aux  intellectuels  russes,  menacés  par  la  famine,  des  paquets 
de  vivres  d'une  valeur  de  deux  dollars  et  demi  (environ  37  francs). 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [19221,  —  N"  10. 


134  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

L'expéditeur  a  le  droit  d'indiquer  nominativement  le  destinaire  des 
paquets  et  il  est  informé  dès  que  la  livraison  a  pu  être  effectué*. 

La  Banque  Nationale  de  Crédit,  à  Paris,  Lyon  et  Marseille,  reçoit 
les  fonds  pour  cette  œuvre  dont  le  siège  est  à  Genève,  54,  rue  du 
Rhône. 

Les  collègues  qui  désireraient  s'intéresser  à  cette  œuvre  trouveront 
à  la  Bibliotlièque  des  imprimés  et  des  bulletins  de  commande. 

Nécrologie.  —  Nous  avons  le  regret  de  faire  connaître  le  décès  de 
M.  H.  Rowland-Brovvn,  secrétaire-adjoint  delà  Société  entomologique  de 
Londres,  qui  faisait  partie  de  notre  Société  depuis  1909,  et  qui  s'occu- 
pait de  l'étude  des  Lépidoptères.  Notre  collègue  M.  Ch.  OberthOr,  en 
avisant  notre  Président  de  ce  décès,  a  bien  voulu  déposer  une  notice 
nécrologique  qui  sera  publiée  dans  les  Annales. 

Changements  d'adresses.  —  M.  R.  Bourgerie,  lieutenant  au 
gje  i\pgt  d'Infanterie,  Omont  (Ardennes). 

—  M.  R.  MoLLANDiN  DE  BoissY,  4,  quai  du  Port  Marchand,  Toulon 
(Yar). 

—  M.  A.  DE  Seabra,  Muséum  d'Historia  natural  de  Universilade  de 
Coimbra  (Portugal). 

Admissions.  —  xM.  G.-R.  Crosby,  professeur  d'Entomologie,  Cor- 
neU  University,  Ithaca  (N.  Y.),  U.  S.  A.  —  Entomologie  générale. 

—  M.  le  D"'  C.  Ravasini,  13,  piazza  Borsa,  Trieste  (Italie).  — 
Coléoptères. 

Présentations.  —  M.  J.  DEcoNmouï,  138,  rue  de  la  Grosse-Horloge, 
Rouen  (Seine-Inférieure),  présenté  par  M.  R.  Duprez.. —  Commissaires- 
rapporteurs  :  MM.  A.  Faivre  et  L.  Gaudin. 

—  M.  L.  MiGNEAUx,  211'''%  avenue  de  YersaiUes,  Paris  IG'^,  pré- 
senté par  M.  J.  Magnin.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  Et.  Rabaud 

et  J.  DE  JOANNIS. 

—  M.  E.  RiDARD,  4,  rue  Stanislas-Baudry,  Nantes  (Loire-Inférieure), 
préseiité  par  M.  L.  Chopabd.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  M.\- 
GNiN  et  H.  Desbordes. 

Contribution  à  nos  publications.  —  MM.  E.  Séguy  et  E.  Baudot 
ont  offert  le  cliché  accompagnant  leur  note  dans  le  présent  Bulletin. 

Prix  Constant  1921  [Vote).  —  La  Société,  conformément  au 
Règlement  spécial  du  prix  Constant,  procède  au  vote  sur  les  conclu- 
sions du  rapport  -déposé  à  la  séance  du  12  avril  1922  et  imprimé  dans 
ce  Bulletin,  n°  7,  p.  83. 


Séance  du  24  mai  1922.  135 

Soixante  et  un  membres  ont  pris  part  à  ce  vote  soit  directement, 
soit  par  correspondance.  Ce  sont  MM.  : 

Guy  Babault,  —  G.  Bénard,  — H.  Benoist,  —  L.  Berland,  — J.  Ber- 
lioz, —  F.  Bernard,  —  G.  Billard,  —  E.-L.  Bouvier,  —  H.  Bureau, 

—  G.  Charles,  —  G.  Chopard,  —  L.  Chopard,  —  P.  Clément,  —  D""  A. 
Cros,  —  J.  Cotte,  —  M.  Dalibert,  —  E.  Danède,  —  L.  Demaison,  — 
H.  Desbordes,  —  C.  Dumont,  —  B.  Duprez,  —  A.  Faivre,  —  L.  Fal- 
coz,  —  H.  Gadeau  de  Kkrville,  —  L.  Gaudin,  —  J.  Guignon,  — 
M'"^  L.  GuYON,  —  G.  Hardy,  —  A.  Hémon,  —  B.  Henriot,  —  C.  Houard, 

—  A.    liUSTACHE,  —  J.   DE  .lOANNIS,  —  V.  LABOISSIÈRE,  —    Ch.   LAHAUS- 

sois,  —  M.  Lamrertie,  —  L.  Leblanc,  —  A.  Magdelaine,  —  J.  Ma- 

GNJN,  —  A.  MÉQUIGNON,  —   Ptl.  NAUDE,   —    J.  PeRTUISOT,    —  F.    PiCÂRD, 

—  C.  Pierre,  —  H.  Pierson,  —  Et.  Babaud,  —  C"  Ch.  Baoult,  — 
A.  Bioult,  —  P.  BoTH,  —  E.  BouBAUD,  —  D""  M.  Boyer,  —  C.  Buter, 

—  P.  SCHERDLIN,    —    E.    SÉGUY,    —  L.   SÉMICHON,    —    L.    SÉRAPHIN,    — 

G.  Seurat,  —  H.  Stempffer,  —  F.  Tressens,  —  B.  Trouvelot,  — 
p.  Vayssière. 

Le  dépouilloment  des  votes  a  donné  le  résultat  suivant  : 

J.  SuRCOUF 52  voix. 

D""  J.   Feytaud f. ........  5     — 

Prix  partagé 2     — 

Prix  réservé 1     — 

Bulletin  nul 1     -^ 

En  conséquence,  M.  .T.  Surcouf  est  proclamé  lauréat  du  prix  Cons- 
tant 1921  pour  son  travail  intitulé  :  Gênera  Insectorum  :  Taba- 
nidae. 


Communications 

Sur  les  Aptérygotes  de  France.  III.  Description  d'un  Collemboie 
nouveau 

par  J.-B.  Denis. 

Archisotoma  dimorpha,  n.  sp.  —  Taille  maxima  :  2  mm.  — 
Coloration  très  foncée  sur  le  vivant;  en  alcool  :  fond  vert-hriin  avec 
une  bande  médiane,  longitudinale,  dorsale,  irrégulière,  interrompue 


136  Bulletin  de  la  Société  entomo logique  de  France. 

aux  limites  des  segmenls,  noire,  bien  indiquée  sur  le  thorax  et  les 
abd.  I,  II,  moins  bien  sur  abd.  III,  très  vague  sur  abd.  IV;  (lancs 
plus  sombres  que  le  fond.  Appendices  clairs.  Forme  générale  de 
Proisotoma  à  furca  épaisse.  Revêtement  court,  uniforme.  Antennes 
un  quart  plus  longues  que  la  tête  (6  :  4).  Ant.  I  presque  moitié  des 
autres  articles,  ceux  ci  à  peu  près  égaux  entre  eux.  Ant.  I  :  II  :  III  : 
IV  =  8  :  18  :  18  :  18.  Organe  antennaire  III  typique,  fait  de  2  bfiton- 
nets  sensoriels  Un  peu  couchés,  chacun  dans  une  fossette.  Ant. 
IV  avec  trois  saillies  terminales  (End-Kolben).  Postantennal  à  peu 
près  de  la  taille  d'une  omma.  8+8  omma  sur  tache  noire.  Abd. 
III  =  IV.  Abd.  IV  portant  une  paire  de  «  bothriotriches  »  lisses. 
Abd.  V  et  VI  fusionnés.  Chez  le  cf  :  rien  de  particulier;  chez  la 
ç,  les  laminae  supra  et  subanales  portent,  chacune,  deux  papil- 
les à  grosse  soie.  Gritîes  simples.  Griiïc  :  Empodialanhang  >  à  p.  I 
>  à  p.  II  >  à  p.  III.  Appendice  empodial  à  trois  ailes.  Pas  de 
poil  massue  tibial,  mais  une  longue  soie  aiguë  :  à  p.  I  >  à  p.  II  > 
à  p.  III,  presque  aussi  longue  que  la  griffe  de  p.  III.  Man.  :  Dens  : 
Mucro  =  3  :  3,5  :  0,7.  Manubrium  n'ayant  ventralement  que 
quelques  soies  le  long  de  la  ligne  médiane.  Dentés  épaisses  à  très 
nombreux  poils  courts  et,  à  leur  bord  interne,  un  certain  nombre 
de  soies  plus  longues.  Mucro  très  semblable  à  celui  de  Proisotoma 
Schàfferi  Krausbauer.  J'interprète  la  «  ventrallamelle  »  comme  lu- 
nica,  à  travers  laquelle  la  portion  axiale  du  mucro  est  vue  par  trans- 
parence. Il  y  a  :  une  lamelle  dorsale  interne  allant  depuis  la  base  du 
mucro  jusqu'à  la  dent  subterminale;  unB  dent  dorsale  externe  sou- 
tenant une  lamelle  dorsale  externe;  une  autre  lamelle,  également  dor- 
sale mais  plus  externe,  va  du  niveau  de  la  dent  dorsale  externe  à  la 
dent  subterminale;  une  lamelle  latérale  externe  va  de  la  base  du 
mucro  au  niveau  de  la  dent  dorsale  externe.  Enlin,  de  chaque  côté  de 
la  base  du  mucro,  une  petite  soie. 


Cette  espèce  présente  un  certain  nombre  de  caractères  du  genre 
Archisotoma  Linnaniemi  (')  établi  pour  Isotoma Bessclsi  Packard  : 
abd  III  =  IV,  abd.  V  et  VI  fusionnés,  une  paire  de  «  bothriotriches  à 
abd.  IV,  ant.  IV  =  III,  trois  endkolben,  manubrium  non  poilu  ven- 
tralement. Il  y  a  des  différences.  Je  ne  vois  pas  de  poils  olfactifs  sur 
ant.    IV,  mais   Linnaniemi,  n'affirme  pas  leur  présence.  La  petite 

(1)  Linnaniemi  :  Die  Apterygotenfauna  Finnlands  (Acla  Societatis  scien- 
iiarum  fennicae,  XL,  N°  5,  1912). 


Séance  du  24  mai  iO"!^. 


137 


Archisotoma  dimorpha,  n.  sp. 


138  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

saillie  que  cet  auteur  trouve  aux  p.  III  n'existe  pas  ici  (ce  caractère 
est,  à  mon  sens,  trop  isolé  pour  être  générique).  II  n'y  a  pas,  non 
plus,  d'anneau  tarsal,  le  corpus  tenaculi  porte  des  soies  et,  chose 
plus  importante,  l'appendice  empodial  est  à  trois  ailes. 

Je  ne  crois  pas  le  moment  venu,  pour  moi  tout  au  moins,  de  dis- 
cuter le  genre  Archisotoma.  J'y  place  provisoirement  mon  espèce  en 
me  bornant  à  remarquer  que,  même  après  la  modification  que  je  pour- 
rais faire  à  sa  diagnose,  ce  genre  pourrait  encore  fort  bien  être  accepté 
comme  tel. 

Cette  espèce  montre  aussi  un  certain  nombre  de  caractères  de  Vroi- 
sotoma  Schàfferi  Krausb.  :  antennes,  griffes,  soies  tarsales,  furca, 
mucro,  etc.  Mais  il  y  a  entre  elles  une  différence  qui,  à  mon  sens,  est 
capitale  :  dans  mon  espèce  :  abd.  V  et  VI  sont  fusionnés,  ils  sont  indé- 
pendants dans  celle  de  Krausbauer.  Je  ne  parle  pas  des  différences 
légères  dans  la  forme  des  mucros,  qui  sont  relativement  plus  longs  chez 
P.  Schàfferi  que  chez  A.  dimorpha,  ni  de  la  denticulalion  des  griffes, 
ni  de  la  couleur  du  corps,  encore  que  Carl  {*)  ait  signalé,  chez 
P.  Schàfferi,  une  ornementation  assez  semblable  à  celle  que  je  donne 
ici. 

Station  :  une  douzaine  d'exemplaires,  sur  les  plantes  aquatiques 
au  bord  du  Lez,  à  Castelnau,  près  Montpellier,  le  12  mars  1922  :  cf  et 
9  en  nombre  à  peu  près  égal.  Au  même  endroit,  le  mois  suivant 
un  exemplaire  cf- 

(1)  Carl  :  Zweiter  Beitrag  zur  Kennlnis  der  Collembolafauna  der  Schweiz 
[Revue  suisse  de  Zoologie,  IX,  fasc.  2,  1901). 

Légendes  des  figures. 


a.             Extrémité  de  ant.  IV. 

Obje 

ctif  9.  Oc. 

IV  compensateur 

ao.            Organe  antennaire  111 

— 

7 

— 

oe.           tache  oculaire  droite 

— 

7 

— 

me.          mucro  face  externe 

— 

1/12 

— 

mi.               —    interne  (poils  non  figurés) 

— 

7 

— 

p  1-2-3  Extrémité  des  p.  I,  II,  III 

— 

1^12 

— 

9  V.         Extrémité  de  l'abdomen  9  f*ce 

ventrale 

— 

7 

— 

9  P-                —      profil 

— 

7 

— 

O^  V.      Extrémité  de  l'abdomen  o^  face 

— 

ventrale 

7 

Séance  du  24  mai  192'2.  139- 

Note  sur  les  premiers  états  du  Bombylius  fugax  Wied. 
[DiPT.  Bombyliidae]. 

par  E.  SÉGUY  et  E.  Baudot. 

Le  Bombylius  fugax  Wied.  est  un  des  parasites  du  Panurgus  den- 
tipes  Latr.  Au  mois  d'août  dernier  l'un  de  nous  a  recueilli  la  ponte 
du  Bombyle  et  a  trouvé  ensuite  plusieurs  nids  de  Panurgus  occupés 
par  la  larve  adulte  du  Diptère.  Le  but  de  la  présente  noie  est  de 
préciser  certains  points  du  cycle  évolutif  de  la  mouche  parasite  et 
d'exposer  rapidement  le  résultat  de  quelques  observations. 

Nous  avons  observé  le  Bombylius  fugax  à  Bar-le-Duc  (500  m.  du 
nord-est  du  cimetière)  sur  une  côte  en  terrain  calcaire  du  Barrois,  à 
l'emplacement  d'une  carrière  à  cailloux.  Fin  juin,  le  Diptère  rôde  au- 
tour des  colonies  de  Panurgus;  ceux-ci  entrent  en  activité  dans  le& 
premiers  jours  de  juillet  et  on  peut  voir  alors  les  Bombyles  voltigeant 
d'une  entrée  du  nid  à  l'autre.  De  temps  à  autre  ils  se  rapprochent 
brusquement  d'un  orifice,  en  recourbant  l'abdomen  vers  le  trou  pour 
y  projeter  un  œuf.  Cette  manœuvre  peut  être  répétée  jusqu'à  six  fois 
auprès  du  même  nid  ;  suivant  la  disposition  plus  ou  moins  favorable 
de  ces  derniers,  les  œufs  roulent  dans  le  conduit  ou  restent  sur  le 
sol  avoisinant.  C'est  là  que  nous  avons  pu  en  recueillir  plusieurs  les 
7  et  11  juillet  1921. 

L'œuf  du  Bombylius  fugax  mesure  exactement  1  millimètre  de  long  sur 
un  quart  de  millimètre  de  large  (fig.  1);  il  n'est  enveloppé  par  aucune 
matière  visqueuse  et  n'adhère  pas  aux  corps  sur  lesquels  il  a  été  déposé. 
D'un  blanc  nacré  aussitôt  après  la  ponte,  il  devient  rapidement  d'un 
blanc  jaunâtre;  la  coque  est  mince,  transparente  et  permet  de  voir 
tous  les  stades  de  l'évolution  de  l'embryon;  absolument  lisse, elle  ne 
porte  pas  de  tubercules  polaires  ou  de  plages  micropylaires.  A  défaut 
de  ces  organes,  les  échanges  gazeux  doivent  s'effectuer  à  travers  la 
coque  de  l'œuf. 

L'éclosion  se  produit  entre  le  8"  et  le  12'  jour  après  la  ponte.  Sous 
la  pression  du  corps  de  la  larve,  la  coque  se  déchire  au  voisinage  du 
pôle  céphalique  qui  s'écarte  comme  le  couvercle  d'une  boîte,  et  une 
autre  grande  déchirure  longitudinale,  qui  se  produit  sur  la  lace  ven- 
trale, libère  la  jeune  larve.  Celle-ci  ressemble  parfaitement  à  la  larve 
déjà  décrite  parNiELSENet  qu'il  rapporte  au  Bombillus  uninor;  elle  pré- 
sente aussi  beaucoup  d'analogie  avec  les  larves  du  groupe  des 
Omphrale  ou  des  Thereva.  C'est  un  petit  ver  helminthoïde  qui,  en  exten- 
sion sur  le  porte-objet,  mesure  1,5  mm.  à  1,75  mm.  (fig.  2);  il  ne  pré- 


140 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


£.Sâ6UY^el. 


Bombylius  fugax  Wied.  —  Fig.  1,  œuf;  —  fig.  2,  larve  au  premier  âge;  — 
fig.  3,  larve  aux  2°  et  3"  âges;  —  fig.  4,  un  stigmate  antérieur;  —  fig,  5, 
armature  buccale  de  la  larve  au  S"  âge;  -  fig.  6,  organe  antennaire;  - 
fig.  7,  nymphe;  —  fig.  8,  adulte  a*. 


Séance  du  %4  mai  19S2.  141 

sente  pas  d'appareil  d'éclosion  apparent.  Les  soies  caudales  sont  très 
longues  et  la  capsule  céphalique,  qui  s'observe  chez  les  larves  des 
genres  voisins,  est  remplacée  ici  par  deux  paires  de  forts  crochets 
mobiles,  articulés  sur  une  pièce  basale  assez  semblable  à  celle  des 
Muscides.  Les  organes  sensoriels  (a)  sont  bieu  développés  et  accom- 
pagnés de  huit  paires  de  soies.  Nous  n'avons  pas  observé  les  stig- 
mates antérieurs  ou  thoraciques,  qui  sont  bien  développés  chez  les 
larves  des  groupes  voisins;  au  contraire,  les  stigmates  postérieurs 
sont  bien  visibles  sur  leurs  petites  protubérances  (fig.  2,  s). 

La  larve  qui  vient  d'éclore  est  très  vive  et  se  déplace  avec  agilité; 
aussitôt  après  l'éclosion,  elle  se  rend  dans  la  loge  en  forme  d'olive  où 
elle  rencontrera  la  larve  du  Panurgus,  sur  sa  boulette  de  pollen; 
chaque  loge  ne  contient  qu'une  larve  de  Bombyle  ou  une  larve  de 
Panurgus. 

Nous  n'avons  pas  pu  déterminer  avec  précision  le  régime  de  la 
larve  du  premier  âge,  la  durée  de  cette  période  larvaire  étant  trop 
courte  chez  cette  espèce  pour  se  prêter  à  l'observation.  Mais  dès  le 
deuxième  âge,  qui  survient  30-50  heures  après  l'éclosion,  les  habi- 
tudes parasitaires  apparaissent  et  la  larve  du  Bombyle,  collée  au  flanc 
de  celle  du  Panurgus,  vit  alors  aux  dépens  de  celle-ci. 

A  ce  stade,  la  larve  parasite  présente  une  forme  nettement  mélolon- 
thoïde  (iig.  3).  Le  cor^s  est  dur,  la  peau  est  très  épaisse,  lisse,  glabre 
et  sans  ornements,  sauf  trois  paires  de  soies  thoraciques,  microsco- 
piques, et  deux  paires  de  stigmates  :  une  paire  antérieure  et  une  pos- 
térieure, assez  semblables  à  ceux  que  l'on  observe  chez  les  Mouches 
supérieures  {iig.  4).  Les  organes  sensoriels  et  les  crochets  buccaux 
présentent  les  mêmes  pièces  que  chez  la  larve  du  premier  âge,  mais 
considérablement  renforcées  (fig.  o). 

La  nymphe  est  semblable  à  première  vue  à  celle  du  Bombylius  mi- 
nor  de  Nielsex.  Elle  en  diffère  par  la  forme  des  crochets  céphaliques, 
la  disposition  des  soies  et  des  épines  dorsales.  On  retrouve  aussi,  chez 
la  nymphe,  des  stigmates  thoraciques  semblables  à  ceux  de  la  larve 
mélolonlhoïde.  Les  stigmates  postérieurs  ont  disparu  {Rg.  7). 

Aucune  donnée  précise  n'a  été  recueillie  sur  la  délimitation  des  dif- 
férents âges  et  sur  leur  durée  Gomme  chez  les  Anthrax  et  VAsilus 
barbarus,  nous  n'avons  pas  observé  les  mues  qui  permettent  de  sé- 
parer entre  elles  les  dilTérentes  périodes  larvaires  et  ces  dernières 
"du  stade  nymphal.  Toutefois  la  durée  totale  du  cycle,  depuis  la  ponte 
de  l'œuf  jusqu'à  l'éclosion  de  l'adulte  est  sensiblement  égale  à  11  ou 
12  mois. 


142  Bulle.tin  de  la  Société  entomologirjue  de  France. 

Bulletin  bibliographique. 


Dklamarrede  Monchaux  (cnnilc)  :  Observations  relatives  à  l'invasion 
de  Porthesia  chnjsorrhaea  [liul.  Soc.  zool.  France, XL\l,  1921).* 

Dksbordes  (H.)  :  Notice  nécrologique  sur  Antoine  Grouvellc  {Ann.Soc. 
ent.  Fr.,  LXXXVIII,  1910).  Portrait.* 

II).  :  Description  d'un  nouveau  genre  et  d'une  nouvelle  espèce  d'His- 
téride  {Bull.  Soc.  ent.  Fr.,  1920,  fi).* 

ID.  :  Id  (/.  c.  1920,  9).* 

Id.  :  Description  d'un  Trihalus  nouveau  du  Tonkin  {l.  c,  1920,  H).* 

DoDD  (Alan  P.)  :  Two  new  Ilymenoptera  of  superfamily  Proctolry- 

pidae  from  Auslralia  [Pror.  Linn.  Soc.  of  N.  S.  Wales,  1920,  XLV, 

Part  ;j). 
DoGNiN  (P.)  :  Hétcrocères  nouveaux  de  rAmérique  duSud(fasc.  XIX, 

,  8  juin.   1921). 
Me  DuNNOUGH  (J.-H.)  :  Directions  for  collecting  and  preserving  insects 

{Dominion  of  Canada,  Dep.  of.  Agric,  enlom.  branch,  circular  12, 

1919).* 
Id.    :  Notes  on  the  life-history  of  Plnjciodes  Baien  Reak.  (Lépid.)  [The 

Can.  Kntom.,  LU  [1920|,  p.  :>0-59),  pi.* 
In.  :  Notes  on  the  Larvae  and  Pupae  of  certain  Plerophorid  species 

(Lepid.),  pi.  (/.  c.  p.  87-93).* 
In.  :  Dragonllies  of  the  lake  of  Rays  régi"on  ninl  addilional  records  of 

Dragonflies  from  the  Ottawa  région  (/.  c,  LUI,  p.  ()-8  and  14).* 
DusMET  Y  Alonso  (.I.-M.)  :  Los  Apidos  de  Kspàna  [Bral    Soc.  E.<tp.  de 

Hisl.  nat.,  tomo  dcl  50°  aniv.,  p.  177  à  212,  1921).* 
Dyau  (II.  G.)  :  A  collection  of  xMosquiloes  from  the  Philippine  Islands 

{Inseciitor   Insciiiae   Menstruu-<<,  VIII,  n"'  10-12,  1920).* 
EscALERA  (M.  DE  la)  :  Dos  nuevas  especicrs  de  Sternocoelis  de  Mar- 

ruecos  [Be.al  Soc.  esp.  Hist.  nat.,  tomo  50°  aniv.,  p.  126  à  129).* 
FAf.coz  (L.)  :  Notes  sur  divers  insectes  fongicoles  {Mi<ic.  ent.  XXV,  8, 

1921). 
II).  :   li]ludes   sur  les  Cryptophafjinac  {Ann.  Soc.  Linn.  L'ion,  LXVIII 

[1921],  p.  25  à  40).* 
Felt  (E.-P.)  :  New  Philippine  Gall  midges  [Philipp.  .Tourn.  Se.  [1920], 

p.  231  à  234).* 


Séance  du  2i  mai  1922.  143 

Feytaud  (D'"  J.)  :  La  cilc  des  Termites,  13o  p.,  lig.* 

Flktciikr  (T.   BainbriK'^c)  :   Catalogne  o[  Iiidiaa  Iiisecls  :    Part.   I, 

Acrydidae  (Teltigidae),  40  p. 
Four  QuER  (D''  P.)  :  Conlribucio  al  Coneixement  de  la  tlora  catalana 

occideDlal  {Trebals  del  Museu  de  Ciencies  naturals  de  Darcelona, 

Y).0 
Froggat  (W.-W)  :  The  Passion  Vine  Longicorn  Beelle  [Monohammus 

fistnlator)  lig.  [AijrkuUur.  Gaz.  of  N.  S.  \V.  [19191,  P-  37). 
Id.  :  Tiie  Seedling-gun  Motli  {Nolu  metallopa  Walk.),  lig.  /.  c,  1919, 

p.  203). 
Id.  :  Tiie  native  lime  trecborer(Ci7n/j/w5'a  mixta  Lea),  fig.  (/.  c,  1919, 

p.  201). 
11).  :  Soiue  Planl  Bugs  tlial  infesl  Citrus  Irees,  lig.  (/.  c,  1919,  p.  323) 
Id.  :  Insects  and  S'  Jolin's  Wort,  lig.  (/.  c,  1919,  p.  470). 
Id.  :  The  while  grub  or  grass  root  beetle  {Sciiala  pruinosa  Daim.), 

fig.  (/.  c,  1919,  p.  503). 
Id.  :  The  black  Banana  stem  Weevil  {Cosmopolites  sordidus  Germ.), 

lig.  (/.  c,  1919,  p.  815). 
Id.  :  The  digger  Clialcid  parasite  {Dirrkinus  surcopliagae,  n.  sp.),  lig., 

(/.  c,  1919,  p.  853). 
Id.  :  The  peach  lip  molh  {Luspeijresia  molesta  Busck.),  yl.  c,  1919, 

p.  891). 
Id.  :  Notes  on  the  apple  root  Weevil  [Leptops  hopei),  lig.  (/.  c,  1920, 

p.  56). 
Id,  :  The  powder-post  beetle  and  its  parasite,  lig.  (/.  c..,1920,  p.  273). 
Id.  :  Notes  on  Ihe  dicky  rice  Weevil  {Prosayleus  phytultjmus,  Olliiï.), 

lig.  (/.  c,  1920,  p.  280). 
Id.  :  Tbree  native  beetles  attacking  Orcliard  trecs,  fig.  (/.  c,  1920, 

p.  421). 
Id.  :  Thrips  damaging  tobacco  {Anaphothryps striatus  Osb.)  fig.  (/.  c, 

1920,  p.  502). 
Id.  :  Insects  found  on  Tobacco  in  N.  S.  W.,  fig.  (/.  c,  1920,  p.  714). 
Id.  :  The  blue  oat  mile  [Notoplialtus  bicolor,  n.  sf).)-,  lig.  (/.  c-.,  1921, 

p.  33). 
Id.  :  Orcliard  and  garden  mites,  fig.  (/.  c,  1921,  p.  130). 
Id.  :  A  descriptive  catalogue  oï  the  scale  insects  {Coccidae)  of  Aus- 

tralia.  II,  III,  fig.  [Department  of  Agricul.   N.  S.  W.,  se.  ballet., 

[1921],  18,19). 
GiRsoN  (A.)  :  The  enlomological  record  for  1917  [The  fortij-eiyhth 

animal  report  of  eut.  Soc.  of  Ontario,  1917). 


144  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

GiBsoN  (A.  :  The  control  of  grasshoppers,  fig.  [Canada,  Dep.  of  Agr., 

eut.  branch). 
Id.  :  The  pale  western  cutworm  (/.  c). 
Id.  :  The  entomological  branch  :  The  greenhouse  leaftyer  [Phlyctaenia 

ferrugalis  Hhn.),  fig.  [The  Agric.  Gaz.  of  Canada,  VI,  [1919],  n°  7). 
Id.  :  Charles  Gordon  Hewitt  and  the  wrilings  of  the  late  C.  Gordon 

Hewit  by  C.  B.  Hutchings  [The  Canadian  Ent.,  LU,  p.  87-103, 1920). 
Id.  :  Common  garden  insects  and  their  control  (Canada  Dept  of.  Agr., 

1921). 
Id.   :  Financial  values    resulting  from  entomological  investigations 

[The  agric.   Gaz.   of  Canada,  VIII,  4,  1921). 
Gribodo  (G.)  :  Missions  zoologica  del  Dott.  E.  Festa  in  Girenaica  : 

Hymenoptera  Aculeata  {Boll.  dei  Musei  di  zool.  ed  Anat.  comparata 

d.  Univ.  di  Torino,  XXXVI,  n°  741).* 
Hadwen  (S.)  et  Cameron  (A.-E.)  :  A  contribution  tho  the  knowledge 

of  thebot-flies,  Gastrophilus  intestinalis,  de  G.,  G.  haemorrhoidalis, 

L.,   and  G.  nasalis,   L.,  pi.   col.   {Bull,  of  entom.  Research,  IX 

[1918],  2). 
Hebard  (Morgan)  :  American  Dermaptera  of  the  Muséum  National 

d'Histoire  Naturelle,  Paris,  France  [Proc.  Ac.  nat.  Se.  of  Philadel- 

phia,  1920). 
HouARD  (C.)  :  Les  Zoocécidies  de  la  Corse,  fig.  {Nouoelles  Archives  du 

Muséum,  5'^  série,  VI  [1914],  p.  123-182).* 
Id.  :  Les  zoocécidies  des  Ptéridophytes  de  l'Ancien  Continent;  leur 

histoire  (Notes  Ptéridologiqucs,  fasc.  XI).* 
Id.   :    La  collection  cécidologique   du   laboratoire  d'entomologie  du 

Muséum  de  Paris  [in  C.  R.  Assoc.  franr.  Avanc.  Se,  1920,  p.  304). 
Id.  :  Galles  d'Europe,  ^'  série  [.Marcellia,  XVII  [1918],  p.  98).* 
Id.  :  Les  collections  cécidologiques  du  laboratoire  d'entomologie  du 

Muséum  d'Histoire  naturelle  de  Paris  :  Galles  du  Nord  de  l'Afrique 

(/.  c,  XVn  [1918],  p.  114).* 
Id.  :  Id.  :  Galles  de  l'Ancien  Continent,  extra-Européennes,  II  (/.  c, 

XVn  [1918],  p.  136).*  •  " 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Choi'AKd. 


TYPOUKAPHIIv  FIRMIN-UIDOT   ET   C"=.  —    PAIUS. 


o 


1922,  —  r  11. 


BULLETIN 


13E    L.^ 


r     r 


SOCIETE  ENTOiOLOGIOUE 


DE    FRANCE 


FONDEE    LE    29    FEVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   D'UTILITÉ   PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET   DU   23  AOUT  1878 

Natura  maxime  mirando 
in  minimis. 


PARIS 

A.JJ     SlÈG-E    DE    LA    SOCIÉTÉ 

HOTEL    DES   SOCIÉTÉS   SAVANTSS 

2S,   Rue   Serpente,  VI' 
1922 

■^■^^  Le  Bulletin  paraît  deiîx  fois  par  mois 


CABINET  iNTOMOLCGiaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Duméril,  Paris  (XIII").        i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris 

Téléphone  :  Qob.  36.13.  |  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
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d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D""  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères du  Globe,  partie  édition  française. 

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0  fr.50;  Coléoptères  paléarctiques  N»  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, Ofr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

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ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


KoTA.  —  11  est  rappelé  à  JIM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERBIONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  h  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIP). 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIOUE  DE  FRANCE 


fSéance  du  14  juin  10S3. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON. 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  145.  —  Changeménls  d'adresses,  p.  145.  —  Admis- 
sions, p.  146.  —  Présentations,  p.  146.  —  Contributions  à  nos  pubiica- 
lions,  p.  146.  —  Nomination  d'un  membre  donateur,  p.  146.  —  Publi- 
cations de  lu  Société,  p.  140. 

Communications.  —  E.  Biîndeuittku.  Un  Rutélide  [Col.]  nouveau  du 
Venezuela,  p.  147.  —  E.  Fleutialx.  Trois  Melasidae  nouveaux  [Col.],  p. 
148.  —  A.  HusTACHE.  Nouveaux  Alcides  du  Congo  français  [Col.  Curcl- 
lionidae],  p.  150.  —  M.  Pic.  Diagnoses  de  Dasytides  asiatiques  [Col.  Can- 
tharidae],  p.  155.  —  J.  Sainte-Clxire  Diîville.  Sur  les  Nebria  brevicollis 
F.  et  iberica  Miinst.  [Col.  Carabidae],  (2°  noie),  p.  157.  —  J.-L.  Licu- 
TENSTEiN  et  P.  Grasse.  Une  migration  d'Odonates,  p.  160. 

Bullôlin  bibliographique,  p.  163. 


M.  P.  Wytsman,  de  Tervueren,.  assiste  à  la  séance. 

Correspondance.  —  MM.  L.  Choi'.\rd  et  L,  Berland,  Secrétaires, 
et  Ch.  Lahaussois,  Trésorier,  s'excusent  de  ne  pouvoir  assister  à  la 
séance. 

—  M.  A.-R.  RoBERTs  remercie  la  Société  de  son  admission. 

Changements  d'adresses.  —  M.  C.  Dumom,  20,  rue  des  Martyrs, 
Paris,  9".  ■ 

—  M.  G.  DE  ViCHET,  5,  rue  du  Grand-St-Jean,  Montpellier  (Hérault). 
Bud.  Soc.  eut.  Fr.  [1922].  —  NMl. 


146  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

AdmissioDs.  —  M.  J.  Degomihout,  138,  rue  de  la  Grosse-Horloge, 
Rouen  (Seine-Inférieure).  —  Coléoptères  et  Lépidoptères. 

—  M.  L.  MiGNEAux,  211  bis,  avenue  de  Versailles,  Paris,  16^  — 
Lépidoptère.^. 

—  M.  E.  Richard,  4,  rue  Stanislas-Raudry,  Nantes  (Loire-inférieure). 
—  Ent.  régionale,  princ.  Coléoptères  et  Hémiptères. 

Présentations.  —  M.  le  marquis  de  Breteuil,  14,  rue  Hamelin, 
Paris,  16'',  présenté  par  M.  F.  Le  Cerf.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  E.  MoREAu  et  L.  Séraphin. 

—  M.  A.-J.-T.  Jaxse,  à  Pretoria  (Transvaal),  présenté  par  M.  F.  Le 
Cerf.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  de  Joannis  et  Percy 
J.  Lathy. 

—  M.  P.  Joffre,  7,  rue  de  Belfort,  à  Rivesaltes  (Pyrénées-Orientales), 
présenté  par  M.  A.  Méquignon.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  G. 
PÉcouD  et  R.  Peschet. 

—  M.  G.  Philippon,  15,  rue  Humblot,  Colombes  (Seine),  présenté 
par  M.  F.  Le  Cerf.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  H.  Donckier 
DE  Donceel  et  L.  Séraphin. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  E.  Fleutiaux 20  francs. 

G.Hardy 23      — 

le  D' Ch.  Raoult 200      - 

P.  Wytsman 20      - 

Nomination  d'un  Membre  donateur.  —  M.  le  D""  Ch.  Raollt  est 
nommé  Membre  donateur  de  la  Société. 

Publications  de  la  Société.  —  Sur  la  proposition  du  Conseil,  la 
Société  décide,  à  l'unanimité,  de  confier  à  M.  le  D""  R.  Jeannel  la 
rédaction  et  l'administration  du  journal  «  L'Abeille  »  dont  était  chargé 
notre  regretté  Secrétaire  honoraire  L.  Bedel. 

Toutes  les  communications  ou  demandes  de  renseignements  con- 
cernant  L'Abeille  devront  donc  à  l'avenir  être  adressées  à  M.  le  D'"  R. 
Jeannel,  professeur  à  la  Faculté  des  Sciences,  Cliij  (Roumanie). 


Séance  du  14  juin  1922. 


147 


Communications. 


Un  Rutélide  [Col.]  nouveau  du  Venezuela 

par  E.  Benderitter. 

Acrobolbia  triangularis,  n.  sp.  —  Tête  et  prothorax  entière- 
ment noirs.  Élytres  testacés  avec  une  large  tache  triangulaire  partant 
du  calus  humerai  et  descendant  jusqu'au  tiers  de  la  suture,  ainsi  que 
la  base  et  la  partie  humérale  noirs.  Antennes  marron  foncé.  Tout  le 
dessous  avec  les  pattes  noirs,  sauf  les  hanches 
antérieures  qui  sont  testacées. 

Épistome  concave,  les  côtés  parallèles,  trian- 
gulaire en  avant  avec  l'extrémité  acuminée  et 
releve'e;  brillant,  marqué  de  quelques  points 
assez  forts.  Corselet  à  points  forts,  bien  séparés; 
angles  antérieurs  vifs,  les  postérieurs  arrondis. 
Écusson  ponctué  en  avant.  Élytres  avec  une 
ligne  de  points  près  de  la  suture  et  deux  dou- 
bles lignes  ponctuées  entre  la  suture  et  le  calus 
humerai  ;  intervalles  larges,  à  points  forts,  peu 
nombreux;  sur  les  côtés,  les  lignes  de  points 
sont  mieux  marquées;  les  élytres  sont  un  peu 
creusés  en  une  ligne  droite  qui  va  du  calus  au 
sommet.  Tibias  antérieurs  tridentés,  les  dents 
acuminées  ;  articles  des  tarses  forts  et  courts,  le 
4^  élargi  en  dessous  en  forme  de  spatule;  ony- 
chium  épais,  aussi  long  que  les  quatre  articles  précédents  réunis,  l'on- 
gle interne  large  et  bifide,  l'externe  mince;  tarses  intermédiaires  et 
postérieurs  longs  et  déliés.  Massue  antennaire  très  grande,  comme 
chez  Anatista-  palpes  longs  et  minces.  Pygidium  marqué  de  quelques 
points  épars,  bordé  d'une  frange  de  poils  roux  peu  serrés.  —  Long. 
22  mm.  ;  largeur  aux  épaules  9,5  mm.  ;  massue  antennaire  6  mm.- 

1  exemplaire  cf,  Venezuela.  M'a  été  procuré  par  M.  Donckier. 
C'est  la  deuxième  espèce  d'un  genre  décrit  par  Ohaus  en  1912  sur  un 
individu  du  Pérou  sous  le  nom  d'A.  macrophylla. 


Acrobolbia  triangu- 
laris, n.  sp. 


148  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Trois  Melasidae  nouveaux  [Col.] 
par  E.  Fleutiaux. 

Scopulifer  diadematus,  d.  sp.  —  Cylindrique;  brun  rougeâlre 
plus  clair  sur  les  élytres;  pubescence  jaune,  courte,  pas  très  serrée. 
Tête  marquée  d'une  fine  ligne  dénudée  sur  le  milieu  et,  en  arrière, 
d'une  tache  veloutée,  marron,  se  perdant  sous  le  pronotum,  finement 
rugueuse.  Épistome  très  large,  très  court.  Pronotum  aussi  long  que 
large  en  dessus,  recouvrant  la  tête  en  capuchon  ;  surface  convexe  et 
finement  rugueuse,  avec,  au  miUeu.  un  très  petit  tubercule;  angles 
antérieurs  arrondis,  postérieurs  obtus.  Écussontrès  pubescent.  Élytres 
finement  rugueux,  à  peine  distinctement  subsillonnés  vers  le  bout- 
Dessous  brun,  même  pubescence.  Prosternum  extrêmement  court. 
Épisternes  larges,  cintrés,  parallèles.  Hanches  postérieures  parallèles^ 
Dernier  arceau  ventral  épineux.  Pattes  brunes  ;  tarses  plus  clairs.  — 
Long.  5  mm. 

Bornéo  :  Sandakan  (Baker).  Un  exemplaire;  ma  collection. 

Diffère  de  S.  Florentini  Fleutiaux  par  sa  forme  moins  allongée, la 
pubescence  plus  épaisse,  la  tache  veloutée  du  vertex,  le  bord  inférieur 
des  hanches  postérieures  non  siuué,  l'épine  terminale  du  dernier  arceau 
ventral  plus  courte. 

Pseudodiaeretus  argentinus,  n.  sp.  —  Oblong,  peu  convexe; 
brun  clair;  pubescence  jaune,  presque  nulle.  ïète  convexe,  impres- 
sionnée au  milieu  en  avant;  ponctuation  assez  fine,  peu  serrée. 
Épistome  rugueux,  plus  étroit  à  'la  base  que  l'espace  compris  entre 
le  fond  de  son  échancrure  et  l'œil.  Antennes  courtes,  brun  clair,  mo- 
niliformes,  légèrement  épaissies  au  milieu  ;  2°  article  pas  plus  long 
que  large;  3"  environ  aussi  long  que  les  deux  suivants  ensemble;  les 
autres  subtransversaux;  dernier  allongé  et  pointu.  Pronotum  plus 
long  que  large,  subparallèle,  brusquement  rétréci  près  des  angles 
antérieurs,  peu  convexe,  ponctué  comme  la  tête,  avec  deux  légères 
impressions  ponctiformes  sur  le  dos;  base  étroitement  déprimée, 
sinuée,  avec  un  court  sillon  au  milieu;  angles  postérieurs  prolongés 
et  aigus.  Écusson  arrondi  en  arrière,  ponctué.  Elytres  parallèles, 
rétrécis  seulement  dans  le  dernier  quart,  peu  convexes,  très  légère- 
ment substriés,  éparsément  pointillés,  beaucoup  plus  finement  ea 
arrière,  presque  fisses  au  sommet.  Dessous  brun  moins  clair.  Pro- 
sternum parallèle,  bombé,  à  ponctuation  peu  serrée;  pointe  terminale 
impressionnée  entre  les  branches  et  graduellement  abaissée  au  bout. 


Séance  du  14  juin  1922.  149 

Propleures  ù  ponctuation  plus  grosse  et  plus  écartée,  mais  peu  pro- 
fonde. Sillons  antennaires  submarginaux,  lisses,  distincts  en  avant, 
presque  nuls  en  arrière,  non  nettement  limités  en  dehors.  Métaster- 
num  ponctué  comme  le  prosternum,  Episternes  parallèles,  plus  étroits 
que  les  épipleures  des  élytres  à  la  moitié  de  leur  longueur.  Ceux-ci 
rétrécis  en  arrière.  Hanches  postérieures  anguleuses,  fortement  élar- 
gies en  dedans,  très  sinuées  intérieurement,  un  peu  plus  larges  en 
dehors  que  les  episternes.  Abdomen  à  ponctuation  plus  Une;  dernier 
arceau  arrondi.  Pattes  d'un  ferrugineux  pâle;  4*^  article  des  tarses 
très  légèrement  dilaté  en  dessous.   —  Long.  6,5  mm. 

République  Argentine  :  province  de  Buenos-Ayres.  Un  exemplaire; 
ma  collection. 

Malgré  que  les  sillons  antennaires  soient  en  partie  superficiels  et 
rappellent  en  cela  certaines  formes  de  Melasinae,  je  crois  pouvoir  rap- 
porter cette  espèce  au  genre  Pseudodiaeretus  (nom.  nov.  pour 
Biaeretus  Beauvouloir],  que  je  ne  connais  pas  en  nature. 

Raapia  angularis,  n.  sp.  —  Allongé,  convexe;  brunâtre,  avec  la 
tête  noirâtre;  élytres  jaunes,  sauf  une  bande  suturale  commune  et 
une  latérale  noirâtres,  n'atteignant  pas  la  base,  (lui  est  d'un  jaune 
plus  clair,  ni  l'extrémité;  pubescence  jaune  sur  presque  toute  la  sur- 
face, obscure  sur  la  partie  foncée  des  élytres.  Tête  convexe,  densé- 
ment  ponctuée  ;  épistome  arrondi  en  avant,  très  rétréci  à  la  base,  où 
11  est  aussi  large  que  l'espace  compris  entre  le  fond  de  son  échan- 
«rure  et  l'œil,  un  peu  rugueux.  Antennes  noirâtres,  longuement  uni- 
pectinées  à  partir  du  troisième  article;  premier  grand  et  robuste; 
2^  très  court;  suivants  graduellement  allongés,  leurs  rameaux  tournés 
en  dehors,  celui  des  9'  et  10^  raccourci;  dernier  simple,  allongé,  gra- 
duellement épaissi  en  massue.  Pronotum  à  peine  plus  long  que  large, 
convexe,  déprimé  et  sinué  à.  la  base,  légèrement  arrondi  sur  les 
côtés,  rétréci  au  sommet,  faiblement  échancré  près  des  angles  posté- 
rieurs; ponctuation  grosse,  irrégulière,  un  peu  rugueuse.  Écusson 
rétréci  en  arrière,  arrondi  au  sommet,  presque  plan,  légèrement 
ponctué.  Élytres  rétrécis  en  arrière  dans  la  partie  postérieure,  déhis- 
cents au  sommet,  terminés  en  pointe  épineuse,  très  finement  et  épar- 
sément  pointillés,  déprimés  à  la  base,  indistinctement  striés.  Dessous 
varié  de  noir  et  de  rougeâtre.  Prosternum  assez  fortement  ponctué  ; 
saillie  terminale  parallèle,  tronquée  presque  carrément  au  sommet, 
son  extrémité  subéchancrée  en  cercle.  Propleures  étroits,  peu  élargis 
en  arrière.  Sillons  antennaires  très  larges,  peu  profonds,  presque  lisses, 
brillants,  nettement  limités  en  dedans,  rétrécis  en  avant  par  le  pro- 


loO  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

sternum.  Épisternes  subparallèles.  Épimères  métathoraciques  appa- 
rents, en  triangle  allongé.  Hanches  postérieures  obliques,  élargies  en 
dedans,  recourbées  en  dehors  et  terminées  par  une  dent  aiguë.  Der- 
nier arceau  ventral  rugueux  sur  les  bords,  terminé  en  pointe  obtuse. 
Pattes  brun  noirâtre  ;  fémurs  plus  foncés,  comprimés  ;  tibias  et  tarses 
filiformes;  4'^  article  de  ces  derniei's  très  petit,  dilaté  en  dessous.  — 
Long.  6,0  mm. 

Bornéo  :  Sandakan  (Baker).  Un  exemplaire  ;  ma  collection. 

Diffère  de  R.  galboides  Fleutiaux  par  les  angles  postérieurs  du 
pronotum  à  peine  échancrés  en  dehors  ;  la  pubescence  des  élytres 
ne  formant  pas  de  bande  arquée  transversale  eu  arrière,  ni  de  tache 
distincte  au  sommet;  ils  sont  presque  lisses,  jaunâtres  avec  une  bande 
suturale  commune  et  les  côtés  noirs  à  partir  du  premier  tiers  jusque 
près  de  rextrémité.  Les  antennes  reposent  à  plat  dans  le  sillon,  les 
branches  tournées  en  dehors  comme  dans  le  genre  Galbidema.  Épi- 
mères  apparents  comme  chez  Semnodema.  Ces  genres  sont  très  voi- 
sins. 


Nouveaux  Alcides  du  Congo  Français  [Col.  CuRcuLioNmAE] 
par  A.  HusTAGHE. 

Alcides  gossypii,  n.  sp.  —  Ovale  triangulaire,  court,  rouge  brun, 
revêtu  en  dessous  et  sur  les  côtés  du  prothorax  d'une  couche  de 
squamules  blanches  teintées  de  crème,  très  serrées,  orné  en  dessus  de 
deux  bandes  sur  les  élytres  et  d'une  sur  le  milieu  du  prothorax  de 
semblable  coloration. 

Rostre  un  peu  plus  court  et  à  peine  moins  épais  que  les  fémurs 
antérieurs,  cyhndrique,  peu  arqué,  densément  et  assez  fortement 
ponctué  jusqu'au  sommet,  striolé  et  éparsément  squamulé  à  la  base. 
Tête  rugueuse,  le  front  déprimé,  marqué  d'un  point  enfoncé,  un  peu 
plus  étroit  que  le  rostre.  Yeux  grands,  subplans,  acuminés  inférieure- 
ment.  Antennes  robustes,  insérées  vers  le  milieu  du  rostre,  le  2°  arti- 
cle du  luuicule  à  peine  plus  court  que  le  1"'',  les  suivants  serrés,  dimi- 
nuant peu  à  peu  de  longueur  et  croissant  sensiblement  en  épaisseur, 
la  massue  ovale-oblongue,  son  premier  article  subconique. 

Prothorax  subconique,  plus  de  deux  fois  aussi  large  que  long,  assez 
fortement  étranglé  latéralement  en  avant,  la  base  fortement  bisinuée 
de  chaque  côté,  son  lobe  médian  large  et  triangulaire,  les  côtés  presque 


Séance  du  14  juin  i9f2.  loi 

droits,  le  bord  antérieur  du  tiers  de  la  largeur  de  la  base;  convexe, 
légèrement  canaliculé  longitudinalement  au  milieu;  couvert  de  gra- 
nules assez  gros,  aplatis  et  serrés  dans  le  milieu,  plus  petits  et  très 
espacés  sur  les  flancs,  la  pubescence  squamuleuse  très  dense  sur  les 
bords,  la  ligne  médiane  et  le  lobe  antéscutellaire.  Écusson  étroit, 
transversal,  relevé,  lisse. 

Élytres  de  même  largeur,  à  leur  base,  que  le  prothorax,  une  fois  et 
demie  aussi  longs  que  larges  ensemble,  graduellement  mais  peu  forte- 
ment rétrécis  en  arrière,  dès  les  épaules;  fortement  convexes,  leur 
courbure  longitudinale  continuant  celle  du  prothorax,  le  calus  hume- 
rai faible;  stries  larges,  profondes,  ponctuées;  interstries  plus  étroits 
que  les  stries,  costiformes,  densément  pointillés,  le  4"  et  le  !'■  dépri- 
més et  squamulés,  le  4°  à  partir  du  sixième  antérieur,  le  7"  sur  toute 
sa  longueur;  la  bande  squamulée  du  4"  interslrie  n'atteignant  pas  la 
base,  mais  arrivant  très  près  du  sommet,  celle  du  7°  atteignant  la  base, 
mais  s'arrêtant  un  peu  plus  loin  du  sommet  que  celle  du  4* . 

Pattes  assez  courtes,  rugueuses,  éparsémeut  squamulées;  fémurs 
.  armés  d'une  petite  dent  aiguë  ;  tibias  antérieurs  dilatés  au  milieu  de 
leur  tranche  interne  en  une  dent  obtuse;  tarses  courts  et  noirâtres.  — 
Long.  5-0,5  mm. 

Var.  :  Neuvième  interstrie  élytral  orné  d'un  point  blant  un  peu  en 
arrière  de  son  milieu. 

Congo  français  :  Koukhoro;  sur  le  cotonnier  (type);  Fachoda  (Mis- 
sion Marchand,  ex  D""  Nodier). 

Communiquée  par  M.  P.  Vayssiere  qui  m'a  généreusement  aban- 
donné le  type. 

Cette  petite  espèce  appartient  au  groupe  d'A.  haemopterus  Bob., 
elle  est  voisine  de  tetragrcmimus  Chevr.  et  s'en  distingue  par  sa  colo- 
ration, sa  taille  moindre,  les  tubercules  du  prothorax  moins  gros,  les 
stries  moins  fortement  ponctuées,  etc. 

Alcides  castaneipennis ,  n.  sp.  —  Cylindrique,  noir,  mat,  les 
élytres  (déclivité  postérieure  noire  exceptée)  marrons  et  brillants, 

Rostre  aussi  long  mais  moins  épais  que  les  fémurs  antérieurs,  mo- 
dérément et  assez  régulièrement  arqué,  subcylindrique,  un  peu  dilaté 
vers  l'insertion  antennaire  et  plus  fortement  vers  le  sommet,  sillonné 
en  dessus  au  niveau  de  rinsertion  antennaire,  muni  latéralement 
devant  l'œil  d'un  large  sillon  ponctué,  s'effaçant  vers  le  milieu;  glabre, 
peu  brillant,  sa  ponctuation  assez  forte,  serrée,  à  peine  plus  fine  vers 
le  sommet.  Tête  convexe,  ponctuée  comme  le  rostre,  le  front  large- 
ment et  profondément  impressionné,  un  peu  plus  étroit  que  le  rostre; 


do2  Bulletin  de  la  Société  entomo logique  de  France. 

les  yeux  grands,  subplans,  ovales,  faiblement  acuminés  inférieure- 
meut.  Antennes  médianes,  courtes,  robustes,  le  2^  article  du  funicule 
plus  court  que  le  1",  les  suivants  grossissant  peu  à  peu,  la  massue 
ovale,  courte,  grosse. 

Prothorax  fortement  transversal,  tubuleux  en  avant,  les  côtés  sub- 
parallèles, faiblement  arqués  jusqu'à  l'étranglement  antérieur,  ce 
dernier  large,  fort,  la  base  fortement  bisinuée,  son  lobe  médian  aigu, 
le  bord  antérieur  à  peine  moitié  aussi  large  que  la  base,  ses  lobes 
oculaires  larges  et  brièvement  ciliés;  presque  plan  en  dessus;  la  ponc- 
tuation forte  et  rugueuse,  plus  fine  en  avant;  muni  d'une  fine  carène 
médiane,  fortement  abrégée  à  ses  extrémités;  noir,  presque  mat,  les 
points  (ainsi  que  ceux  de  la  tète  et  du  rostre)  émettant  de  très  courtes 
soies  squamuleuses,  jaunâtres,  peu  distinctes ,  plus  longues  et  plus 
nombreuses  dans  l'étranglement  antérieur.  Écusson  arrondi,  lisse, 
petit,  relevé  en  arrière. 

Élytres  de  la  largeur  du  prothorax  à  leur  base,  légèrement  rétrécis 
de  là  jusqu'au  milieu,  puis  faiblement  élargis  en  arrière,  largement 
arrondis  ensemble  au  sommet,  trois  fois  aussi  longs  que  large;  peu 
convexes  longitudinalement,  la  déclivité  postérieure  forte,  brusque; 
impressionnés  à  la  base,  autour  de  l'écusson  et  contre  le  calus  humerai, 
ce  dernier  peu  élevé;  fortement  impressionnés  sous  le  calus  antéapical 
qui  est  gibbeux;  stries  larges,  formées  de  grands  points  peu  profonds 
séparés  par  des  cloisons  étroites  et  aussi  élevées  que  les  interstries, 
les  interstries  plus  étroits  que  les  stries,  subplans  et  éparsément  poin- 
tillés en  avant,  tous  fortement  relevés,  convexes  et  densément  ponc- 
tués du  commencement  de  la  déclivité  au  sommet,  le  3^  se  réunissant 
au  9"=  près  du  sommet,  en  formant  une  élévation  tuberculeuse;  marrons, 
la  déclivité  noirâtre,  les  points  des  stries  tapissés  de  squamules  courtes 
et  jaunes,  le  sommet  de  la  déclivité  orné  de  soies  squamuleuses,  flaves, 
assez  longues  et  formant  une  loufTe  sur  les  interstries  2-5. 

Pattes  robustes,  rugueuses,  couvertes  de  soies  squamuleuses,  courtes, 
grisâtres,  nombreuses;  fémurs  armés  d'une  forte  dent  aiguè;  tibias 
antérieurs  dilatés  au  milieu  de  la  face  interne  en  une  dent  large  et 
obtuse. 

Dessous  densément  ponctué,  couvert  de  courtes  squamules,  entre- 
mêlées de  soies.  —  Long.  11-14  mm. 

Gabon  :  Bas  Ogooué  (ex  Le  Moult);  type  dans  ma  collection.    > 

C'est  l'une  des  espèces  des  plus  tranchées  de  la  faune  africaine. 

Alcides  bifasciatus,  n.  sp.  —  Ovale,  noir,  les  élytres  d'un  rouge 
brun,  ornés  de  deux  larges  fascies  transversales  et  d'un  arc  apical 


Séance  du  14  juin  1922.  lolî 

d'un  jaime  de  sable,  le  milieu  du  prothorax  et  de  la  tète  d'un  brun 
peu  foncé,  tout  le  dessous  et  les  pattes  d'un  jaune  de  sable:  ce  dessin 
formé  par  des  squamules  grosses,  laciniées,  soulevées. 

Rostre  un  peu  plus  long  que  le  prothorax,  assez  épais,  cylindrique, 
modérément  arqué,  à  ponctuation  assez  forte  et  serrée  à  la  base,  plus 
lîne  et  moins  serrée  vers  le  sommet,  lisse  et  assez  brillant  entre  les 
points,  la  base  avec  des  squamules  peu  serrées.  Tète  convexe,  densé- 
ment  s(|uamulée  de  brun,  le  front  déprimé  légèrement  et  muni  d'un 
point  enfoncé,  sensiblement  moins  large  que  le  rostre.  Yeux  ovales, 
plans,  acuminés  inférieurement.  Antennes  médianes,  robustes,  s(iua- 
mulées;  2^  article  du  funicule  plus  court  que  le  i'^'',  les  suivants  ne 
croissant  que  très  peu  en  épaisseur,  la  massue  ovale,  courte. 

Prothorax  deux  iois  aussi  large  que  long,  médiocrement  étranglé 
latéralement  en  avant,  les  côtés  faiblement  arqués,  convergents  en 
avant,  la  base  plus  de  trois  fois  aussi  large  que  le  bord  antérieur,  forte- 
ment bisinuée  de  chaque  côté,  son  lobe  médian  large ,  triangulaire, 
aigu,  le  bord  antérieur  légèrement  sinué  et  avancé  sur  le  vertex,  ses 
lobes  oculaires  forts  et  brièvement  ciliés;  peu  convexe,  couvert  de 
petits  granules  lisses  et  brillants,  serrés,  bien  visibles  dans  le  milieu, 
presque  indistincts  sur  les  côtés  où  ils  sont  cachés  par  le  revêtement 
squamuleux  très  dense. 

Écusson  subcarré,  enfoncé,  squamulé,  placé  au  centre  d'une  dépres- 
sion des  élytres. 

Élytres  à  peine  plus  larges,  à  leur  base,  que  le  prothorax,  une  fois 
et  demie  aussi  longs  que  larges  ensemble,  faiblement  rétrécis  en 
arrière  à  partir  des  épaules,  largement  arrondis  ensemble  au  sommet; 
modérément  convexes,  leur  courbure  dorsale  continuant  celle  du 
prothorax,  la  déclivité  postérieure  forte,  oblique  et  arquée;  légère- 
ment déprimés  transversalement  derrière  la  base,  faiblement  impres- 
sionnés sous  le  calus  antéapical,  ce  dernier  à  peine  indiqué,  le  calus 
humerai  assez  saillant;  stries  larges,  profondes,  leurs  points  profonds, 
séparés  par  des  cloisons  étroites  ;  interstries  un  peu  plus  larges  que 
les  stries,  convexes,  les  latéraux  ca  ré  ni  forme  s ,  ponctués,  la  suture 
plane;  le  dessin  clair  formé  d'une  fascie  transversale  large,  touchant 
l'écusson  mais  se  terminant  latéralement  sur  le  8^  interstrie,  d'une 
deuxième  fascie  complète,  légèrement  oblique,  dirigée  en  arrière, 
traversant  la  suture  au  sommet  de  la  déclivité  postérieure,  d'un  arc 
sur  le  sommet  des  3"  et  9'^  interstries  ;  les  intervalles  entre  ces  bandes 
revêtus  de  squamules  très  éparses,  brunes  et  ne  cachant  pas  la  colo- 
ration des  téguments. 

Pattes  assez  élancées,  rugueuses,  densément  squamulées;  fémurs 


lo4  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

armés  d'une  forte  dent  aiguë  ;  tibias  antérieurs  faiblement  dilatés  au 
milieu  dé  leur  bord  interne. 

Dessous  revêtu  d'une  couche  de  squaraules  serrées.  —  Long. 
7-9  mm. 

Congo  Français  :  Haut-Cliari  Tchad,  Fort  Sibut,  Fort  Crampel  (ex 
Le  Moult)  ;  iype  dans  ma  collection. 

Alcides  tchadense,  n.  sp.  —  Ovale  triangulaire,  d'un  rouge  brun, 
foncé,  presque  mat,  le  prothorax  orné  d'une  tache  antéscutellaire  et 
d'une  bande  latérale  large  et  irrégulière  de  squamules  jaunâtres  et 
laciniées,  les  élytres  pourvus  dans  les  rugosités  de  très  petites  squa- 
mules très  éparses,  un  peu  plus  nombreuses  en  arrière  et  formant  au 
sommet  de  la  déclivité  une  ligne  ondulée. 

Rostre  droit,  très  court,  à  peine  une  fois  et  demie  aussi  long  que  la 
tête,  très  épais,  plus  épais  que  les  fémurs  antérieurs,  légèrement 
rétréci  en  avant,  densément  ponctué  et  squamulé  jusqu'au  sommet. 
Tête  peu  convexe,  ponctuée,  rugueuse  et  squamulée  comme  le  rostre, 
le  front  légèrement  déprimé,  muni  d'une  petite  fossette  allongée. 
Yeux  ovales,  plans,  acuminés  intérieurement.  Antennes  médianes, 
courtes  et  épaisses,  ponctuées,  squamulées;  tous  les  articles  du  funi- 
cule  serrés,  lenticulaires  à  partir  du  2*^,  la  massue  ovale. 

Prothorâx  à  peine  plus  large  à  la  base  que  long  au  milieu,  large- 
ment mais  peu  fortement  tubuleux  en  avant,  l'étranglement  antérieur 
fort  sur  les  côtés  et  se  prolongeant,  mais  faiblement,  en  dessus  au 
milieu,  les  côtés  obliques,  faiblement  arqués  de  la  base  à  l'étrangle- 
ment antérieur,  la  base  très  fortement  bisinuée  de  chaque  côté,  son 
lobe  médian  large,  triangulaire,  tronqué  au  sommet,  le  bord  antérieur 
avancé  sur  le  vertex,  ses  lobes  oculaires  grands  et  brièvement  ciliés  ; 
modérément  convexe,  couvert  de  gros  granules  lisses,  peu  serrés 
dans  le  milieu,  plus  fins  et  plus  serrés  sur  les  côtés,  l'étranglement 
antérieur,  pourvu,  et  seulement  au  milieu,  de  quelques  rugosités  fines  ; 
revêtu  en  son  milieu,  entre  les  granules,  de  petites  squamules  ferru- 
gineuses, entremêlées  de  très  courtes  soies  noires,  le  lobe  antéscutel- 
laire et  les  côtés  recouverts  de  grosses  squamules  claires,  allongées  et 
laciniées,  laissant  à  découvert  les  granules  noirs  et  lisses.  Écusson 
semicirculaire,  ponctué,  relevé  en  arrière. 

Élytres  sensiblement  plus  larges,  à  leur  base,  que  le  prothorax,  sub- 
triangulaires, peu  plus  longs  que  larges  entre  les  épaules,  celles-ci 
larges,  fortement  arrondies  et  assez  fortement  projetées  eu  dehors, 
les  côtés  sinués  en  dedans  derrière  l'épaule,  puis  convergents  en 
arrière,  le  sommet  largement  arrondi;  peu  convexes  longitudinale- 


Séance  du  14  juin  1922.  '  155 

ment,  la  déclivité  postérieure  graduelle  et  faible;  largement  et  assez 
fortement  impressionnés  transversalement  derrière  la  base,  fortement 
impressionnés  sous  le  calus  antéapical ,  ce  dernier  assez  fortement 
marqué  ;  stries  larges  et  fortes,  formées  de  fossettes  presque  carrées, 
séparées  par  des  cloisons  presque  aussi  larges  et  aussi  élevées  que  les 
interstries;  iuterstries  plus  étroits  que  les  stries,  subplans,  densément 
ponctués. 

Pattes  robustes,  rugueuses,  squamulées  de  cendré;  fémurs  anté- 
rieurs armés  d'une  dent  forte  et  peu  aiguë,  les  autres  fémurs  à  dent 
plus  petite;  tibias  armés  près  du  sommet  interne  d'une  dent  aussi  forte 
que  l'onglet  apical,  les  antérieurs  munis  en  outre  en  leur  milieu  d'une 
forte  dent  triangulaire. 

Dessous  densément  ponctué  et  revêtu  de  squamules  cendrées, 
serrées,  le  milieu  des  segments  abdominaux  largement  dénudé.  — 
Long.  10-12  mm. 

Congo  Français  :  Haut-Chari  Tchad ,  Fort  Sibut ,  Fort  Crampel  (ex 
Le  Moult)  ;  type  dans  ma  collection. 


Diagnoses  de  Dasytides  asiatiques  (')   [Col.  Cantharidae] 
par  Maurice  Pic. 

Dasytes  kuluensis,  n.  sp.  —  Oblongo-elongatus,  nitidus,  sparse 
pubescens  et  hirsutus,  nigro-caerulescens  aut  viridescens,  membris 
piceis,  antennis  ad  basin,  tibiis  tarsisque  aliquot  pro  parte  rufis;  tho- 
race  parum  brei^e,  insulcato.  —  Long,  o  mm. 

Indes  :  Kulu. 

Voisin  de  D.  cambiensis  Gorh.,  mais  prothorax  non  sillonné  sur  le 
disque,  élytres  à  ponctuation  moins  régulière. 

Dasytes  assamensis,  n.  sp.  —  Elongafus,  subparallelus,  nitidus, 
sparse  pubescens  et  hirsutus,  nigro-caeruleus,  elytris  rage  rufescentibus, 
antennis  ad  basin  hite  rufis.  —  Long.  4  mm. 

Assam. 

Très  voisin  du  précédent,  mais  antennes  à  1'=''  article  roux,  élytres 
à  ponctuation  moins  forte  et  un  peu  granuleuse. 

(11  Les  types  des  espèces  décrites  ici  font  partie  de  ma   collection. 


156  Bulletin  de  la  Société  entomologiqtie  de  France. 

Dasytes  iturupensis,  n.  sp.  —  Elongaius,  subpamllelus  (Sjpostice 
paulo  dilatatus  Q,  nitidus,  sparse  pubescens  et  hirsutus,  nigro-cneru- 
lem,  membrls  nigris;  thorace  parum  brève,  lateraliier  suburcuato  et 
parum  punctato.  —  Long.  5,5-6  mm. 

Indes  :  Iliirup. 

Voisin  de  D.  japonicus  Har.,  mais  prothorax  moins  élargi  en 
arrière  et  autrement  ponctué. 

Dasytes  insulcatus,  n.  sp.  —  Oblongus,  nitidus,  parum  jmbes- 
cens  et  hirsutus,  viridesceus,  antennis,  his  apice  brunnescentibus,  tibiis 
tarsisque  rufîs;  thorace  insulcato,  in  disco  médiocre  et  sparse  punc- 
tato. —  Long.  3.5  mm. 

Indes  :  Kulu. 

Voisin  de  i).  himalayanus  Pic,  mais  prothorax  de  structure  diffé- 
rente et  élytres  plus  finement  ponctués. 

Dasytes  dusuensis,  n.  sp.  —  cf.  Oblongus,  subparallelus,  parum 
nitidus,  sparse  pubescens  et  hirsutus,  aeneo-iiiridescens,  antennis  ad 
basin,  tibiis  tarsisque  rufis ;  thorace  brève,  lateraliter  subarcuato  et  mi- 
nute crenulato,  dense  punctato.  —  Long.  3  mm. 

Kashmir  :   Dusu. 

Voisin  de  D.  Gorhami  Pic,  mais  prothorax  régulièrement  arqué 
sur  les  côtés,  antennes  plus  courtes,  etc. 

Dasytes  crenulatus,  n.  sp.  —  Ç  Oblongus,  pubescens  etsparsehir- 
sutus,  viridi-subaenescens,  antennis  pro  majore  parte  pedibusque  riifis, 
femoribus  pro  parte  piceis  ;  capite  thoraceque  dense  ruguloso-puncta- 
tis,  illo  lateraliter  fortiter  crenulato.  —  Long.  4,5  mm. 

Kashmir. 

Voisin  du  précédent,  très  distinct  par  son  prothorax  fortement  cré- 
nelé et  sa  forme  plus  robuste. 

Dasytiscus  inhirsutus,  n.  sp.  —  Oblongus,  parum  dense  griseo 
pubescens,  parum  nitidus,  subaeneus,  antennis  ad  basin  pedibusqtie 
rufis,  femoribus  nigris;  thorace  brève,  robusto,  distincte  punctato.  — 
Long.  3  mm. 

Chine  :  Yunnan. 

Très  distinct  de  D.  sparsehirsutus  Pic  par  sa  forme  plus  robuste, 
le  dessus  non  hérissé  de  poils  dressés. 


Séance  du  14  juin  1922.  157 

Sur  les  Nebria  brevicollis  F.  et  iberica  Munst. 
[Col.  Carabidae] 

(3<=  note)(<) 
par  J.   Sainte-Claire  Deville. 

Je  dois  d'abord  m'excuser  de  reprendre  un  sujet  déjà  abondamment 
traité,  l'an  dernier.  Mais  c'est,  je  l'espère,  pour  n'y  plus  revenir.  Les 
renseignements  dont  nous  disposons  actuellement  permettent  en  effet 
de  porter  un  jugement  définitif  sur  la  plupart  des  points  en  litige. 

Examen  de  l'armure  génitale  cf  •  —  Le  D""  Jeannel  et  moi  avons 
effectué  quelques  préparations  de  l'appareil  copulateur  cT  sur  des 
Nebria  brevicollis  et  iberica  de  diverses  provenances  françaises.  Nous 
avons  pu  constater  que  chacune  des  deux  formes  présente  une  struc- 
ture de  pénis  constante  et  bien  caractéristique.  Les  résultats  de  notre 
étude  confirment  de  point  en  point  ce  qui  a  été  publié  sur  le  même 
sujet  par  W.  Hubenthal  [Ent.  Blàtt.,  XV  [1919],  p.  181).  Par  contre, 
l'examen  comparatif  du  sac  intra-pénien,  en  général  si  sensible  à  la 
variation,  ne  nous  a  rien  révélé  d'intéressant. 

En  raison  de  l'importance  relative  et  de  la  constance  des  caractères 
observés,  j'estime  qu'on  ne  doit  plus  hésiter  à  considérer  Viberica 
comme  une  espèce  zoologique  parfaitement  valable,  et  non  comme 
une  «  mutation  »  du  brevicollis.  L'extraordinaire  ressemblance  exté- 
rieure dos  deux  Nebria  tient  même  davantage  à  un  phénomène  do 
convergence  qu'à  une  très  étroite  affinité  (2). 

Distribution  géographique.  —  Le  N.  iberica  a  été  signalé  en 
plusieurs  points  de  la  Belgique,  tant  dans  l'intérieur  que  sur  le  littoral 
{Bull.  Soc.  ent.  Belg.,  [1921],  p.  101). 

Sa  présence  dans  les  lies  Britanniques  a  été  récemment  établie  par 
H.  DoNiSTHORPE  [Ent.  monthly  Mag.,  LVlll  [1922],  p.  92):  il  coexiste 
avec  le  brevicollis  non  seulement  dans  la  Grande-Bretagne,  mais  aussi 
en  Irlande. 

En  France,  Viberica  est  en  réafité  très  répandu  et  pas  bien  rare, 
notamment  dans  les  parties  sablonneuses  des  environs  de  Paris  : 
Bicêtre,  Hautes-Bruyères,  Fontenay-aux-Boses,  La  Ferté-Alais,  Bam- 

(1)  Cf.  Bull.  Soc.  eut.  Fr.,  [1921],  p.  88  (1^«  note)  et  p.  154  (2°  note). 

(2)  Les  genres  très  homogènes,  olfrant  parmi  leurs  nombreuses  espèces 
une  grande  uniformité  d'aspect,  sont  la  règle  chez  les  Carabidae.  —  Cf. 
les  genres  Notioplnlus,  Dyschirius,  les  Amara  bronzés,  les  Argutnr, 
Harpalus,  Plalynus,  etc. 


158  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

bouillet,  Fontainebleau,  etc.  M.  Georgel  en  a  pris  tout  récemment 
une  nombreuse  série  à  Neuilly-sur-Marne.  M.  Duprez  me  l'a  envoyé 
de  la  Foret- Verte  et  de  la  forêt  de  Roumare,  près  Rouen.  Il  existe  dans 
le  Rourbonnais  (H.  du  Ruysson),  en  Touraine  (Ph.  François!,  A.  Mé- 
quignon!)  et  jusqu'à  La  Rocbe-sur-Yon  (D'"  Jeannel).  Le  colonel 
Gruardet  l'a  capturé  à  Rourges  et  à  Fraisans  (Jura). 

Grâce  à  la  complaisance  du  D""  Holdhaus,  j'ai  pu,  en  juin  1921, 
examiner,  au  cours  d'un  voyage  à  Vienne,  la  série  complète  des 
brevicoUis  du  Musée  d'Histoire  naturelle  de  cette  ville.  Viberica  n'y 
tîgure,  à  part  les  individus  rapportés  des  îles  Far-Ôer  par  le  D""  Cornu, 
que  par  un  très  petit  nombre  d'individus,  la  plupart  d'Espagne,, 
notamment  de  Cuenca  (Korb);  un  seul  est  étiqueté  «  Caucasus  ».  En 
revanche  le  brevicoUis  vrai  y  est  représenté  par  de  riches  matériaux 
provenant  de  toutes  les  provinces  de  l'ancienne  monarchie  austro- 
hongroise,  d'Itahe,  de  la  Péninsule  Ralkanique  et  d'Orient. 

D'après  Donisthorpe  (/.  c),  la  collection  Andrewes  renferme  un 
individu  de  Viberica  provenant  de  «  Valembrosa  »  ;  je  suppose  qu'il 
s'agit  de  Vallombrosa,  la  célèbre  localité  forestière  de  l'Apennin  toscan. 

Ainsi  que  je  l'ai  indiqué  dans  la  note  précédente,  les  deux  espèces 
sont  fréquemment  associées.  Mais  ce  cas  est  loin  d'être  la  règle.  M.  R. 
Duprez  a  eu  la  bonté  de  recueillir  pour  moi  à  Grugy  (Seine-Inférieure), 
à  différentes  saisons,  de  fortes  colonies  de  Nebria  qui  se  composaient 
exclusivement  du  brevicoUis.  Par  contre,  M.  Georgel,  en  avril  dernier, 
n'a  capturé  à  Neuilly-sur-Marne  que  Viberica. 

Synonymie.  —  Les  anciennes  descriptions,  comme  d'ailleurs  la 
plupart  des  modernes,  s'appliquent  également  bien  aux  deux  espèces. 
On  ne  peut  donc  avoir  recours  à  leur  interprétation  pour  décider  à 
laquelle  doit  rester  le  nom  de  brevicoUis. 

C'est  à  l'activité  méthodique  de  notre  collègue  M.  H.-E.  Andrea\t;s 
(cf.  H.  Donisthorpe,  /.  c),  et  à  la  bonne  grâce  de  ses  correspondants 
que  nous  devons  d'être  fixés  sur  ce  point.  Grâce  à  eux,  nous  savons 
que  les  trois  individus  de  la  collection  Fabricius  (musée  de  Kiel)  et 
que  les  cinq  individus  de  la  collection  Hellwig  (musée  de  Rerlinj 
appartiennent  à  l'espèce  à  tarses  postérieurs  pubescents.  Le  type  du 
brevicoUis  ayant  été  fourni  à  Fabricius  par  Hellwig,  nous  pouvons 
admettre,  avec  toutes  chances  de  certitude  qu'il  y  a  lieu  de  conserver 
le  nom  à  l'espèce  présentant  ce  caractère. 

L'interprétation  du  N.  salina  Fairm.  reste  toujours  en  litige. 
L'insecte  décrit  par  Fairmaire,  indiqué  comme  ne  mesurant  que 
9  mm.,  est  assurément  un  individu  mal  développé  d'une  des  deux 


Séance  du  14  juin  iOîS.  159 

espèces.  Pour  les  raisons  exposées  dans  ma  première  note,  j'incline  à 
penser  qu'il  se  rapporte  à  Viberica.  Mais  il  paraît  prématuré  do  pro- 
poser une  rectification  avant  d'avoir  retrouvé  et  étudié  le  Nebria  de 
l'embouchure  de  la  Somme.  Jusque-lîi.  il  est  préférable  de  conserver 
le  nom  d'iberica.  exhumé  par  Muxster,  encore  que  la  description  de 
Paulino  d'Oliveira  (Mélanges  entomologiques  sur  les  Insectes  du 
Portugal  [Coïmbre,  1876],  p.  23)  soit  bien  insignifiante. 

En  réalité  le  véritable  inventeur  de  l'espèce  est  Eric  Mjôberg,  qui 
le  premier,  a  signalé  le  caractère  des  tarses  postérieurs. 

Résumé.  —  L'ancien  Nebria  brmcolîis  de  la  plupart  des  ouvrages 
classiques  se  décompose  donc  en  deux  espèces  qui  peuvent  être  carac- 
térisées et  cataloguées  comme  il  suit  : 
Tarses  postérieurs  présentant  sur  leur  face  supérieure  quel- 
ques points  piligères,  comme  ceux  des  deux  premières 
paires.  Stries  des  élytres  profondes  et  fortement  crénelées. 
—  cf,  lobe  médian  del'édéage  robuste,  fortement  recourbé 

et  coudé  presque  à  angle  droit  au  milieu brevicollis  F. 

Tarses  postérieurs  parfaitement  lisses  et  glabres  en  dessus. 
Stries  des  élytres  plus  fines,  moins  profondes  et  moins  for- 
tement crénelées.  —  cf ,  lobe  médian  de  l'édéage  moins 
robuste,  à  courbure  modérée  et  régulière,  à  peu  près  en 
forme  de  lame  de  faucille iberica  Miinst. 

iV.  brevicollis  F.,  Ent.  Syst.,  I,  p.  150.  —  Ganglbauer,  Kàl. 
Mitteleur.,  I,  p.  103.  —  Irlande,  Grande-Bretagne;  toute  la  France, 
Belgique  et  Hollande;  Péninsule  Ibérique,  îles  de  la  Méditerranée 
occidentale,  Italie  presque  entière;  Suisse,  bassin  du  Danube,  Bohême, 
Allemagne,  Danemark,  îles  d'OElaud  et  de  Gottland.  Scandinavie  au 
sud  de  Bergen  et  de  Stockholm,  île  d'Aaland;  Pologne  et  sud-ouest 
de  la  Russie  au  sud  du  Niémen  et  à  l'ouest  du  Dnieper;  beaucoup  plus 
rare  plus  à  l'est,  où  il  est  pourtant  signalé  des  gouvernements  de 
Kalouga,  Moscou  et  Tomsk;  Péninsule  Balkanique  y  compris  les  îles 
Ioniennes,  Eubée  et  la  Crète;  Crimée,  Transcaucasie,  Arménie,  toutes 
les  parties  élevées  de  l'Anatolie,  Rhodes. 

Le  N.  andalusiaca  Ramb.,  au  premier  abord  assez  distinct  par  son 
faciès,  se  rapproche  du  brevicollis  par  ses  tarses  postérieurs  pubescents 
en  desssus.  Il  n'en  constitue  à  mes  yeux  qu'une  des  races  principales, 
et  remplace  le  type  dans  le  sud  de  l'Espagne,  la  Barbarie,  la  Sicile 
(.Y.  sicula  Rag.)  et  la  Calabre  :  Antonimima  (Paganetti-Hummlerî). 

N.  iberica  Ths.  Munster  in  iiJnf.  Tidskr.,XXXYllî  [1917],  p.  lOS. 
—  brevicollis  v.    iberica  Paul.  d'Oliv..  1876,  Mélanges  Entomol., 


160  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

p.  21.  —  Klinckhowstrômi  Mjôb.,  1913,  Eut.  Tidskr.,  XXXVI, 
p.  285.  —  ?  satina  Fairm.  et  Lab.,  Fn.  ent.  Fr.,  I,  p.  14.  —  Iles 
Far-Oer;  Irlande,  Grande-Bretagne;  Péninsule  Ibérique  (nord  et 
ouest),  majeure  partie  de  la  France,  Belgique,  Allemagne  du  Nord 
jusqu'à  Lubeck  et  Berlin,  Thuringe,  Bohème;  îlot  de  Faro  au  nord  de 
Gottland;  île  d'Oeland,  côtes  S.  0.  de  la  Norvège;  signalé  par  indi- 
vidus isolés  en  Toscane  et  dans  le  Caucase. 

Il  reste  à  rechercher  à  quelle  espèce  se  rapportent  les  Nebria 
signalés  des  îles  Shetland  et  Orkney,  de  l'îlot  de  Fair-Isle  et  de  l'île 
Lewis,  et  de  vérifier  l'existence  problématique  de  Viberica  dans  les 
départements  français  à  l'est  du  Rhône,  la  Suisse,  la  Bavière,  les 
Pays-Bas,  le  Danemark  et  la  Scandinavie. 


^  Une  migration  d'Odonates 

par  Jean  L.-Lightenstein  et  Pierre  Grasse. 

On  a  souvent  signalé  des  migrations  chez  les  Odonates.  Il  s'agit 
dans  presque  tous  les  cas,  selon  les  auteurs,  de  convois  émigrant  au 
voisinage  de  la  mer  et  formés  d'espèces  appartenant  au  groupe  des 
Anisoptères. 

Le  8  octobre  1921  nous  avons  assisté  à  un  phénomène  analogue  à 
ceux  déjà  observés,  mais  les  espèces  émigrantes  du  passage  qui  a  été 
suivi  par  nous  n'étaient  pas  de  celles  dont  nous  avons  trouvé  mention 
dans  la  littérature;  en  outre,  nous  avons  pu  noter  quelques  faits  inté- 
ressants qui  ne  paraissent  pas  avoir  été  enregistrés. 

Cela  se  passait  sur  la  portion  du  cordon  littoral  méditerranéen  com- 
prise entre  la  mer  et  les  étangs  de  Pérols  et  de  Mauguio,  près  de  la 
petite  localité  de  Carnon  (Hérault)  ;  cette  région  comprend  une  plage 
assez  large  et  une  zone  de  dunes  de  hauteur  moyenne  (4""°).  Arrivés  en 
ce  point  par  une  matinée  sans  soleil,  chaude  et  lourde,  un  vent  d'en- 
viron o  mètres  à  la  seconde  soufflant,  venant  nettement  de  l'est  sud- 
est,  nous  avons  de  9  heures  à  midi  assisté  à  -un  passage  considérable 
de  Libellules  en  vol.  Deux  espèces  composaient  cette  troupe  :  Sym- 
petrum  méridionale  (Sely  s)  et  Aeschna  mixta  (Latr.);  la  première 
espèce  était  de  beaucoup  la  plus  abondante.  Au  début  passèrent  quel- 
ques Sympetrum  et  Aeschna  accouplés,  et  c'est  entre  10  heures  et 
11  heures  que  nous  avons  noté  le  maximum  du  passage. 

Ce  convoi  migrateur  volait  contre  le  vent,  parallèlement  au  rivage 
et  s'étendait  des  dunes  à  la  mer  sur  environ  une  centaine  de  mètres 


Séance  du  14  juin  1922.  161 

de  largeur.  Quant  à  la  longueur  de  la  colonne,  nous  l'évaluons,  étant 
donné  la  durée  de  notre  observation  et  la  vitesse  du  vol,  à  quelques 
dizaines  de  kilomètres.  Tous  les  individus  survolaient  les  dunes  et  la 
plage  à  une  hauteur  de  20  à  50  centimètres  du  sol,  rarement  attei- 
gnant 1  mètre  (par  conséquent  beaucoup  plus  bas  qu'on  ne  l'avait 
constaté  pour  les  autres  cas)  et  à  la  vitesse  d'environ  10  kilomètres  à 
l'heure. 

Nous  avons  dit  qu'il  s'agissait  de  couples.  En  effet  tous  les  Sym- 
petrum  mâles  volaient  en  enserrant  la  femelle  au  niveau  du  cou  et,  de 
temps  à  autre  seulement,  cette  femelle  portait  son  extrémité  abdomi- 
nale aux  organes  copulateurs  du  mâle  ;  mais  le  plus  souvent,  il  y  avait 
un  arrêt,  les  conjoints  se  posant  à  terre  ou  sur  les  plantes,  pour  la. 
copulation,  puis  repartant  dans  la  direction  primitive.  Durant  le  vol, 
le  mâle  est  dirigé  obliquement  la  tète  vers  la  terre,  la  femelle  restant 
horizontale.  Chez  les  Aeschna  au  contraire,  la  position  du  «  tandem  » 
est  en  courbe,  la  copulation  étant  continue  pendant  tout  le  dépla- 
cement. 

En  dehors  de  ces  couples,  et  nous  insistons  sur  ce  fait  que  les  émi- 
grants  étaient  tous  accouplés,  quelques  individus  isolés  se  mêlaient  à 
la  foule  des  conjoints,  mais  leur  comportement  était  différent.  La 
direction  de  leur  vol  se  montrait  beaucoup  moins  fixe,  donc  leur  ané- 
motropisme  plus  faible,  et  de  plus  ils  se  posaient  fréquemment  sur  le 
sol,  quelques-uns  s'occupant  à  la  recherche  de  proies. 

11  est  curieux  de  noter  les  différentes  façons  de  fuir  des  deux  espèces 
quand  on  les  effraye.  Nous  avons  pu  constater  à  maintes  reprises  en 
essayant  d'en  capturer,  et  ceci  en  rend  la  capture  difficile,  que  les 
Sympetrum  s'écartaient  par  de  brusques  crochets  de  côté,  tandis  que 
les  Aeschna  effectuaient  de  rapides  ascensions  verticales. 

Non  contents  d'assister  à  ce  long  défilé  parallèlement  à  la  côte,  nous 
avons  voulu  essayer  d'en  rechercher  l'origine.  Nous  avons  suivi  les 
insectes  en  vol  jusqu'à  la  région  des  eaux  douces  comprise  entre  les 
villages  de  Pérols  et  de  Lattes,  région  qu'on  pourrait  figurer  par  une 
ligne  idéale  à  peu  près  parallèle  à  la  côte,  à  une  distance  de  3-4  kilo- 
mètres au  nord.  Toutes  les  Libellules  rencontrées  en  nous  dirigeant 
vers  l'intérieur  des  terres,  volaient  en  général  à  une  hauteur  variable, 
pouvant  atteindre  une  quinzaine  de  mètres,  et  dans  une  direction  à 
peu  près  perpendiculaire  à  la  ligne  du  rivage;  par  conséquent  se  diri- 
geaient vers  la  mer,  et  ce  n'est  qu'arrivées  au-dessus  de  la  plage 
qu'elles  se  formaient  en  convoi  migrateur  dont  nous  avons  donné  les 
caractéristiques. 

Poussant  plus  loin  notre  enquête  nous  nous  sommes  arrêtés  au  bord 


162 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


d'an  fossé  à  environ  3  kilomètres  au  nord  de  la  côte  et  là  nous  avons 
assisté  au  départ  des  Libellules.  Au-dessus  de  l'eau  volaient  des  indi- 
vidus isolés,  beaucoup  préludant  à  la  pariade.  Les  accouplemeuls 
réalisés,  l'envol  des  conjoints  s'effectuait  vers  le  sud,  vers  la  mer. 
Tout  le  long  de  la  ligne  des  ruisseaux  le  phénomène  se  répétait. 
Après  midi,  au  moment  où  nous  sommes  revenus  vers  la  mer,  à 


Schéma  de  la  région  littorale  comprise  entre  Palavas  (PA)  et  Carnon  (C). 
La  mer  est  séparée  des  Étangs  de  Pérols  (Et)  et  de  Mauguio  (EL')  par  un 
cordon  de  sable  (plage,  dunes  en  pointillé).  P  =  Perols,  L  =  Lattes;  R  = 
région  des  ruisseaux  d'eau  douce.  La  ligne  ponctuée  indique  l'itinéraire  des 
observateurs.  +  =  points  d'observations  :  1  =  observation  du  passage  sur 
la  cote  avec  flèche  d'orientation  ;  2  =  observations  des  départ.»  avec  tlèches 
d'orientation;  3  =  observations  d'isolés,  absence  de  convoi. 


Palavas,  à  environ  4  kilomètres  ouest  de  Cai'non,  les  brumes  s'étant 
dissipées,  le  soleil  donnait  sur  la  région  des  dunes  et  de  la  plage.  Nous 
n'avons  plus  trouvé  trace  de  convoi;  seulement  quelques  individus 
isolés  et  dispersés  volant  sans  orientation  précise.  Nous  devons  cepen- 
dant faire  toutes  réserves  au  sujet  de  l'influence  de  l'apparition  du 
soleil  sur  la  migration,  car  nous  n'avions  pu  vérifier  si  le  convoi 
migrateur  s'étendait  vers  l'ouest  jusqu'à  Palavas,  au  moment  où  nous 
l'observions  à  Carnon. 

Les  problèmes  soulevés  par  ces  migrations,  probablement  acciden- 
telles, sont  fort  intéressants  mois  difficiles  à  résoudre.  On  ne  peut 
émettre  que  des  hypothèses  fragmentaires  sur  le  déterminisme  de  ces 


Séance  du  14  juin  1922.  163 

phénomènes  complexes.  Dans  le  cas  étudié  par  nous,  il  est  incontes- 
table que  plusieurs  facteurs  entrent  en  jeu  :  tout  d'abord  l'état  d'ac- 
couplement qui  paraît  avoir  une  influence  prépondérante  ;  en  second 
lieu  le  voisinage  de  la  mer  qui  semble  provoquer  une  attraction  sur 
les  couples  quittant  les  eaux  douces  {'];  ensuite  un  complexe  météo- 
rologique :  brume,  vent,  éclairement,  difOcile  à  analyser  surtout  au 
cours  d'une  observation  isolée. 

Sans  pouvoir  établir  de  façon  quelque  peu  précise  le  déterminisme 
de  ces  migrations  dont  nous  signalons  simplement  les  facteurs  possi- 
bles, nous  devons  cependant  rejeter  l'idée  émise  autrefois  par  Giard, 
qui  les  expliquait  parla  prévision  d'une  disette. 


Bulletin  bibliographique. 

Annali  del  Museo  civico  di  Storia  naturale  Giacomo  Doria,  série  3", 
VIII,  1918-1920.  —  Gestro  (R.)  :  Sui  Paussidi  délie  isole  Filippine, 
p.  0-8.  —  HusTACHE  (A.)  :  Description  d'un  nouveau  Ceuthorrhyn- 
chus  de  Sardaigne,  p.  74-7o.  —  Gestro  (R.)  :  Contribuzione  allô 
studio  délia  fauna  entomologica  indocinese.  IcMhyurm,  p.  9o- 
100.  —  DoDERO  (A.)  :  Primo  studio  délie  specie  europee  del  génère 
Dryops  Oliv.  (tav.  II),  p.  101-120.  —  Masi  (L.)  :  Res  Ligusticae, 
XLV.  —  Note  sui  Calcididi  raccolti  in  Liguria.  Prima  série,  p.  121- 
171.  —  DoDERO  (A.)  :  Materiali  per  lo  studio  dei  Coleotteri  italiani 
con  descrizioni  di  nuove  specie.  IV.  Fam.  Pselaphidne  (Tav.  III  e 
IV),  p.  172-230. 

Archivas  da  Escola  superior  de  Agricultura  et  Medicina  veterinaria,  II, 
1918.  —  Leitao  (D""  m.)  :  Drassoideas  do  Brasil  (1*  parte),  p.  13. 
—  Costa  Lima  (D""  da)  :  Nota  sobre  o  Microlepidoptero  Pyroderces 
Rileyi  Wlsm,  p.  73 

Id.  :  III,  1919.  —  Costa  Llma  (D""  A.  da)  :  Contribuicâo  do  conhe- 
cimento  dos  Microhymenopteros  parasites  da  lagarta  rosea  da 
Pectinophora  gossypiella  (Saunders)  no  Brasil,  p.  37. 

(1)  Nous  ne  sommes  pas  en  mesure  d'expliquer  le  changement  de  la  direc- 
tion primordiale  des  couples  qui,  se  dirigeant  vers  la  mer,  obliquent  en  y 
arrivant  pour  s'orienter  parallèlement  au  littoral  ;  il  ne  semble  pas  en  elFet 
qu'on  puisse  donner  comme  raison  l'obstacle  offert  par  la  masse  d'eau,  puis- 
qu'on a  constaté  souvent  que  les  Libellules  traversent  des  bras  de  mer. 


164  Bulletin  de  la  Société  entornologique  de  France. 

Id.  :  IV,  1920,  1-2.  —  Costa  Lima  (D"^  A.  da)  :  Nota  sobre  miinetisma 
da  nympîia  do  Ahjdus  {Megalotomus)  pallescens  com  formiga  e  con- 
sideraçôes  relalivas  a  especie  Galeottus  formicarius,  p.  o.  —  Id.  : 
Sobre  os  casulos  de  dois  Curculionideos  um  dos  quaes  é  uma 
especie  nova  de  um  novo  genero  da  familia  Orobitidae.  —  Id.  : 
Contribuiçâo  para  o  conlucimento  dos  insectos  da  familia  Poly- 
ctenidae  (Hemiptera),  p.  61. 

Zoologische  Mededeelingen,  II  [1916],  1-2.  —  Fruhstorfer  (von  H.)  r 
Neue  Lycaeniden  des  Lcidener  Muséums,  p.  90.  lîg.  —  Id.  :  Ueber- 
sicht  der  Indo-Australischen  Lycaenesthes-formen,  p.  96,  fig.  — 
Id.  :  Revision  der  Gatlung  Nacaduba  auf  Grund  der  Morphologie 
der  Generationsorgane,  p.  103,  fig.  —  2  taf. 

—  III  [1917],  2-4,  —  ScHMiTz  (H.  von)  :  Anommonia,  eine  neue  myrme- 
cophile  Borboridengattung  aus  Kamerun,  p.  121,  fig. 

—  IV  [1918],  1-4.  —  Van  Eecke  (R.)   :  Sludies    on  Indo-Australiaa 

Lepidoptera  III.  Some  Rhopalocera  and  Heterocera  from  Simalur, 
Pulu  Lasia,  Pulu  Dabi  and  Sumatra,  p.  70,  fig.,  2  pi.  col.  —  Joseph 
J.  E.  Gillet(P'.)  :  Coprides  nouveaux  de  la  région  éthiopienne  et 
remarques  diverses,  p.  146,  fig. 

—  V  [1929]  3-4.  —  Van  Eecke  (D--  R.)  :  Studien  over  Indo-Australische 
Lepidoptera  IV.  Bijdrage  toi  de  Kennis  der  Heterocera.  —  Fauna 
der  Oont-Indische  Kolouieu,  p.  112,  fig.  —  Karny  (D''  H.)  :  Zur 
Deutung  der  De  Haan'schen  Laubheuschrecken,  p.  139.  —  Pries- 
NER  (D''  H.)  Ein  neuer  Liothrips  (Uzel)  [Thysanopt.]  aus  deu 
Niederlanden,  p.  211.  —  Von  R.  Kleine,  Stettin  :  Neue  Brenthidaî 
(Trachelizini)  in  Leidens  Muséum,  p.  236,  fig. 

G.  M. 


Le  Seci'élaire-gérant  :  L.  Chopard. 


Typographie  Finnin-Didot   et  C".  —  Faùs. 


1922.  —  r  (2. 


BULLETIN 


I3E     L^ 


9     r 


SOCIETE  ENTOMOLOGIOIE 


DE    FRANCE 

FONDÉE   LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   D'UTILITÉ   PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET  DU   23  AOUT  1878 


Naturn  maxime  miranda 
in  minimis. 


PARIS 

JLJJ     SIÈGE    DE    LA.    SOCIÉTÉ 

HOTEL   DES   SOCIÉTÉS   SAVANTBS 

2S,   Rue   Serpente,  VI* 
1922 

■■■^^  Le  Bulletin  paraît  deux  fois  par  mois 


CAEIITET  SNTÛMOLC&iaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Dumêril,  Paris  (XIII").        i  34,  Bd  des  Italiens,  Parie 

Téléphone  :  Gob.  36.13.  |  Téléphone  :  Centrai  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  {Lépidoptcrea  paléarctiques)  et  Ilerm.  llolle 
(Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D""  Seitz  :  Les  Macro- 
l&pidoptères  du  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  toutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
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A  vendre  de  suite  : 

De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  n'^'  ?02  inclus,  à 
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La  Faune  paléarctique  complète,  actuellement  terminée, 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
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Matériel  entomologique.  —  Épingles  anglaises  «  Asta  » 
blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n",  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
0  fr.50;  Coléoptères  paléarctiques  N"  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, Ofr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


KoTA.  —  11  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XlIP). 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE   FRANCE 


âicance  «lu  9H  jiiia  193%. 

Présidence  de  M.   J.   oe  JOANNIS,  ancien  Président. 

SOMMAIUE. 

('(irrespuiuldiicc,  p.  165.  —  Cha)igcmeids  d'adresses,  p.  166.  —  Admis- 
sions, p.  166. 

Observations  diverses.  —  J.  Clkrmont.  Présence  du  Lepti/io/arsa 
drcenilineata  Say  [Col.  Ciiuysojif.i.idae]  en  France, p.  166. —  Et.  Rabaud. 
Sur  le   régime  alimentaire  A'Avgijnnis  diu  L.  [Lep.  N\mphalio\é],  p.  166. 

Communications.  —  G.  Bi;>Ar,i>.  Description  d'une  nouvelle  espèce  de 
lUdyliirnui  de  l'Afrique  Orientale,  p.  166.  —  A.  BoiR(;oi.\.  Description 
d'un  lielerosoiud  nouveau  de  Madagascar  et  diagnoses  préliminaires  de 
quatre  Âgrilus  nouveaux  de  l'Inilo-Chine  française  [Col.],  p.  167.  —  M.  Pic. 
Coléoptères  exot'ujues  nouveaux,  p.  169.  —  R.  Poisson.  Armature  génitale 
et  structure  chitineuse  du  pénis  dans  le  genre  Gen-is  [Hem.  Hydrometri- 
dae],  p.  171.  —  L.  Demaison.  Note  sur  Acalla  hasIAana  L.  ab.  signana 
Tengstr.  [Lep.  Tortricidae],  p.  174.  —  J.-A.  Lestage.  Description  d'un 
Rhaphidide  [Neur.]  algérien  nouveau  yEsloca  Crnsi,  n.  sp.),  p.  175. 


MM.  Maurice  Pic,  de  Digoin,  et  A.  Honoré,  de  passage  à  Paris, 
assistent  à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  A.  Méquionon,  Président,  s'excuse  de  ne 
pouvoir  assister  à  la  séance. 
—  M.  L.  MiGNEAux  remercie  la  Société  de  son  admission. 
Jïull.  Soc.  eut.  Fr.  [1922].  —  N"  12. 


166  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Changements  d'adresses.  —  M.  P.  Chabanaud.  8,  rue  des  Écoles, 
Paris,  5"  [rectification]. 

—  M.  H.  Navel,  à  Yandières  (Meurthe-et-Moselle). 

Admissions.  —  M.  le  marquis  de  Breteuil,  14.  rueHamelin,  Paris, 
16".^  —  Lépidoptères. 

—  M.  A. -.T. -T.  Ja\se,  à  Pretoria  (Transvaal).  —  Lépidoptères. 

—  M.  P.  JoFFRE,  7,  rue  de  Belfort,  Riyesaltes  (Pyrénées-Orientales). 
Coléoptères. 

—  M.  Philippon.  9,  avenue  Elisée-Reclus,  Paris,  l".  —  Lépidoptères. 


Observations  diverses. 

Présence  du  Leptinotarsa decemlineata  Say  [Col.  Chrysomelidae] 
en  France.  —  M.  J.  Clermont  fait  connriftrela  capture  de  Leptinotarsa 
[Doryphora]  decemlineata  Say  daus  les  ciiamps  de  pommes  de  terre 
des  environs  immédiats  de  Bordeaux.  La  présence  de  ce  dangereux 
Chrysomélide  lui  a  été  signalée  par  M.  André  Jean. 

Sur  le  régime  alimentaire  d'Argynnis  dia  L.  [Lep.  Nymphaudae]. 
—  M.  Et.  Rabaud  indique  qu'il  a  recueilli  une  chenille  dWrgynnis  dia 
L.  sur  Cirsium  arvense  S co p.  et  en  a  fait  l'élevage  complet  sur  cette 
plante.  Celle-ci  constitue  pour  cette  espèce  un  régime  tout  à  fait  inac- 
coutumé; en  dehors  des  Violariées.  sa  plante  habituelle,  la  chenille 
d'il,  dia  n'a  été  signalée  que  sur  Rubus  et  Prunus  spinosa  Tourn. 


Communications. 


Description  d'une  nouvelle  espèce  de  Polyhirma  de  l'Afrique  Orientale 

[Col.  CARABmAE] 

par  G.  BÉNARD. 

Polyhirtna  kedongiâna,  n.  sp.  —  o"-  Insecte  d'un  noir  assez 
brillant,  de  17  à  21  millimètres.  Tête  trapézoïdale  et  couverte  desoies 
longues  et  teslacées,  rattachée  au  pronotum  par  un  col  rectangulaire, 
rétréci,  très  net,  ponctué  à  sa  partie  antérieure,  lisse  et  brillant  sur 


Séance  du  28  juin  1922.  167 

le  reste  de  la  surface.  Yeux  elliptiques,  proéminents;  vertex  et  front 
ponctués  striés;  joues  arrondies  et  de  la  longueur  du  diamètre  des 
yeux;  labre  lisse,  très  brillant,  à  quatre  pores  pilifères;  mandibules 
arquées,  robustes  et  aciculées. 

Pronotiim  allongé,  cordiforme,  présentant  un  sillon  au  milieu  et  une 
dépression  à  la  base  et  au  sommet;  surface  fortement  et  ruguleusement 
ponctuée;  impressions  de  la  base  des  côtés  profondes  et  atteignant  le 
premier  tiers;  gouttière  latérale  étroite  et  presque  lisse.  Écusson  peu 
visible  et  triangulaire,  suivi  d'un  feutrage  ne  recouvrant  que  la  base 
de  la  suture. 

Élytres  allongés,  légèrement  élargis  en  arrière  et  présentant,  y  com- 
pris la  suturale,  six  fortes  côtes,  sinueuses,  brillantes,  s'efïaçant  avant 
d'atteindre  les  deux  tiers.  Les  deux  premiers  intervalles,  en  partant 
de  la  suture,  sont  très  larges  ;  les  trois  suivants  beaucoup  plus  étroits  ; 
les  fovéoles  profondes  et  rectangulaires  ;  la  gouttière  latérale  s'élar- 
gissant  graduellement  de  la  base  à  l'extrémité,  à  pilosité  grisâtre,  s'é- 
paississant  et  envahissant  une  grande  partie  du  sommet. 

Pattes  robustes  et  velues,  les  trois  premiers  articles  des  tarses  anté- 
rieurs dilatés  ;  les  tibias  antérieurs,  intermédiaires  et  postérieurs  sont 
légèrement  carénés  en  dedans. 

Afrique  Orientale  anglaise  :  Kedong  "Valley  (Guy  B.\bault.  mars 
1913). 

Celte  espèce  nouvelle  se  rapproche  de  Polyhiriiia  serriefoveaia 
Fairm.;  mais  elle  en  diffère  essentiellement  par  la  sculpture  des  ély- 
tres; dans  nos  exemplaires,  les  côTes  sont  beaucoup  plus  sinueuses, 
les  deux  premiers  intervalles  très  élargis  et  la  séparation  des  fovéoles 
beaucoup  plus  mince  et  plus  saillante. 


Description  d'un  Heterosoma  nouveau  de  Madagascar 

et  diagnoses  préliminaires  de   quatre  Agrilus  nouveaux 

de  rindo-Chine  française  [Col.] 

par  A.  BouRGOiN. 

1.  Heterosoma  Descarpentriesi,  n.  sp.  —  Nigrum,  postice  vix 
<ittenuatum.  Chjpeo  subquadralo,  antice  medio  minus  emarginalo,  an- 
gulis  rotundatis;  pronoto  rugoso-punctato ;  elytris  fortiter  punctatis, 
vix  costatis,  interduni  brunneis  ;  jiygidio  pruinoso,  punctato,  haud 
striolato.  —  Long.  15,5-18  mm.;  lat.  8,o-ll  mm. 


168  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Madagascar  :  massif  granitique  d'Andringitra  entre  2.100  et  2.600  m. 
d'altitude  (Perrier  de  la  Bathie  et  J.  Desgarpentries). 

Peu  brillant,  tout  noir  ou  à  élytres  bruns.  Tête  fortement  ponctuée, 
à  pubescence  longue  (d*),  presque  nulle  (Q);  rebords  du  clypéus 
presque  parallèles  et  rectilignes  sur  la  plus  grande  partie  de  leur 
longueur,  convergents  en  quart  de  cercle  en  avant;  cchancrure 
médiane  peu  profonde  ;  angles  arrondis;  massue  des  antennes  (cf)  un 
peu  plus  longue  que  le  funicule,  ou  moitié  plus  courte  (9)-  Pronotum 
à  ponctuation  dense,  ronde,  portant  des  poils  bruns  dressés  (cf); 
ponctuation  moins  régulière,  glahre  (Q);  bords  latéraux  îinement 
rebordés,  faiblement  convergents  de  la  bçise  au  milieu,  plus  fortement 
en  avant;  base  très  peu  sinueuse.  Écusson  à  sommet  aigu,  ponctué, 
sauf  sur  la  ligne  médiane.  ÉI3  très  fortement  ponctués  sur  le  disque, 
surtout  en  avant;  la  ponctuation  ronde,  plus  régulière  et  alignée  le  long 
de  deux  côtes  obsolètes  cbez  le  mâle;  pas  de  carène  latérale  saillante; 
bords  latéraux  arrondis,  Iinement  ponctués  et  mats  ainsi  que  le  som- 
met; celui-ci  arrondi,  très  peu  atténué.  Pygidium  à  pruinosité  cen- 
drée, peu  densément  et  assez  finement  ponctué,  nullement  striolé. 
Pubescence  du  dessous  brun  roussâtre,  presque  noire  aux  pattes, 
longue  et  drue  sur  le  pectus  des  mâles;  pointe  mésosteruale  lisse, 
déprimée,  obtusément  triangulaire,  ne  dépassant  pas  les  hanches 
médianes  ;  pièces  thoraciques  et  hanches  très  densément  ponctuées  ; 
segments  ventraux  l-o  (cf)  légèrement  déprimés,  portant  en  leur 
milieu  une  rangée  transversale  de  points  obsolètes  ;  convexes  (  Q } 
avec  quelques  rangées  de  points  bien  marqués;  dernier  segment  lisse 
(cf),  assez  densément  ponctué  (Q).  Tibias  antérieurs  tridentés  exté- 
rieurement, la  dent  supérieure  (a')  presque  nulle;  médians  et  posté- 
rieurs ayant  une  forte  dent  au  miheu  de  leur  bord  externe. 

Cette  espèce,  qui  m'a  été  gracieusement  oU'erte  par  notre  collègue 
A.  HusTACHE,  est  voisine  de  //.  elephas  Alluaud;  elle  en  diffère  par  sa 
forme  plus  courte  et  plus  arrondie,  son  clypéus  plus  carré,  moins 
profondément  échancrè,  son  pygidium  ponctué,  non  striolé. 

2.  Agrilus  blatteicollis,  n.  sp.  —  Vertice  purpureo,  leviter  siil- 
cato,  fronte  plana,  aureo-cuprea,  lateribus  convergentibus;  pronota 
purpureo,  lateribus  auratis.  fere  rectis;  elytris  bnmneo-viridibîis. 
albo  vittatis,  apice  separatim  rotundatis,  fortiter  dentatis.  —  Long. 
il  mm.,  lat.  2,5  mm. 

3.  Agrilus  Fouqueti,  n.  sp.  —  Cupite,  pronoto  antennisque  cya- 
lU'O-aeneis ;  elytris  aeneis;  fronte  depressu,  antice  fere  plana,  lateribus 
leviter  sinuatis;  elytris  griseo-pubescentibus ,  apice  in  tas  longe  unispino- 


Séance  du  Î8  juin  192'2.  109 

-<fi.?,  extus  oblique  truiicatis  et  multidentatis.  —  Long.   9  mm.;  lat. 
2  mm. 

4.  Agrilus  erythrostictus,  n.  sp.  —  Cijaneus,  elijtris  ante  apicevi 
rufo  maciilafis,  apice  intus  iinispinosis,  extus  rotundatis  et  serraiis ; 
pectore  lateribus  nifo-vestitis.  —  Long.  8,5  mm;  lat.  2  mm. 

■j.  Agrilus  Vaulogeri.  n.  sp.  —  cT-  Fronte plana,  aenea;  pronoto 
nigro-cyaneo,  elytris  aeneis,  albo-pubescentibus',  apice  nigro-violaceia, 
rotundatis  et  serraiis.  —  Long.  4,2  mm.  ;  lat.  1  mm. 


Coléoptères  exotiques  nouveaux 

par  Maurice  Pic. 

Chelonarium  sparsenotatum,  n.  sp.  —  Oblongo-ovatum,  nitidum, 
nigrum,  infra  corpore  pro  parte  pedibusqne  nifescentibus,  elytris  spar- 
se  aWonotatis. 

Oblong  ovalaire,  brillant,  noir  en  dessus,  avec  les  élytres  ornés  de 
petites  mouchetures  pileuses  blanches,  espacées;  dessous  roussâtre 
avec  les  côtés  du  prothorax  et  le  milieu  du  corps  plus  foncé,  pattes 
rousses.  Tète  densémentet  rugueusement  ponctuée;  prothorax  court, 
rétréci  en  avant  et  arqué,  à  peine  sinué  postérieurement,  large- 
ment relevé  sur  le  pourtour;  élytres  assez  courts,  rétrécis  aux  deux 
extrémités,  impressionnés  transversalement  à  la  base,  médiocrement 
ponctués;  dessous  du  corps  fortement  et  densément  ponctué.  — 
Long.  0  mm. 

Costa  Rica  (coll.  Pic). 

Peut  se  placer  près  de  C.  prolixum  Sharp;  il  est  plus  foncé  et  la 
ïorme  du  corps  n'est  pas  allongée. 

Hapalochrus  notatipes,  n.  sp.  —  d' .  Elongatus,  postice  paulodi- 
latatus,  nitidus,  parum  et  brève  pubescens,  cyaneus,  capite  antice,  an- 
tennis  ad  basin  late  pedibusqne  pro  parte  testaceis. 

Allongé,  un  peu  élargi  postérieurement,  brillant,  peu  et  courtenient 
pubescent,  bleu  avec  le  devant  de  la  tète,  la  base  des  antennes,  lar- 
gement, les  cuisses  et  tibias  antérieurs,  les  cuisses  intermédiaires, 
moins  leur  sommet  en  dessus,  les  genoux  et  la  base  des  tibias  posté- 
rieurs testacés.  Tête  déprimée,  rebordée  sur  les  côtés,  mate  en  avant; 
antennes  longues,  aplaties,  un  peu  élargies  à  l'extrémité;  prothorax 


170  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

court,  presque  droit  sur  les  côtés,  courtement  rétréci  en  arrière,  peu 
ponctué  ;  élytres  longs,  un  peu  impressionnés  vers  les  épaules,  den- 
sément  ponctués  ;  fémurs  antérieurs  épineux  ;  tibias  robustes,  dilatés 
au  milieu,  tibias  intermédiaires  subtriangulairement  épaissis,  creusés 
en  dessous  et  épineux  en  dedans.  —  Long,  o  mm. 

Congo  (coll.  Pic). 

Voisin,  par  sa  structure  antennaire,  de  H.  dilaticornis  Chap.,  mais 

tête  moins  robuste,  tibias  de  structure  différente,   etc. 

• 

Leptoscapha  elongata.  n.  sp.  —  Elongata,  mbparaUela,  nitida, 
rufa,  pedibus  pallidioribiis ,  antennis  ad  médium,  et  abdomine  pro 
parte  nigris ,  elytris  rufis,  ad  basin  et  postice  laie  nigro  notatis. 

Allongé,  subparallèle,  brillant,  roux  avec  les  pattes  plus  claires, 
le  milieu  des  antennes  et  une  partie  de  l'abdomen  noirs,  élytres  roux, 
largement  marqués  de  noir  à  la  base,  et  avant  le  sommet.  Tète  assez 
courte  et  large;  antennes  un  peu  épaissies,  pileuses;  prothorax  pas 
plus  long  que  large,  presque  droit  et  explané  sur  les  côtés,  à  angles 
antérieurs  très  marqués,  assez  fortement  et  éparsément  ponctué;  ély- 
tres à  peine  plus  larges  que  le  prothorax,  explanés,  ayant  des  ran- 
gées de  points  fins;  cuisses  larges.  —  Long.  4  mm. 

Toukin  :  Lac  Tho  (coll.   Pic). 

Très  voisin  de  L.  pulchra  Grav.,  mais  cuisses  plus  épaisses, 
élytres  à  dessins  noirs  subfasciés  et  à  contours  presque  droits. 

Oedemera  testaceipennis,  n.  sp.  —  Elongata,  parum  nitida, 
testacea,  tiblis  tarsisque  nigris,  infra  corpore  nigro  notato. 

Allongé,  peu  brillant,  pubescent  de  gris,  testacé  avec  les  tibias  et 
tarses  noirs,  le  dessous  du  corps  diversement  maculé  de  foncé.  Tète 
avec  les  yeux  gros,  plus  large  que  le  prothorax  ;  antennes  longues, 
teslacées  mais  diversement  rembrunies  à  la  base  ;  prothorax  pas  très 
long,  étranglé  vers  le  milieu,  biimpressionné  au  milieu  ;  élytres  plus 
larges  que  le  prothorax,  un  peu  rétrécis  postérieurement,  nettement 
tricostés,  la  côte  interne  étant  plus  courte  ;  pattes  grêles.  —  Long. 
7-8  mm. 

Tonkin  :  Hoa  Binli  (coll.  Pic). 

Espèce  très  distincte  par  sa  coloration,  jointe  à  sa  forme  étroite, 
pouvant  se  placer  près  d'O.  amurensis  Heyd. 


Séance  du  Î8  juin  [922.  171 

Armature  génitale  et  structure  chitineuse  du  pénis 
dans  le  genre   Gerris  [Hem.  Hydrûmetridae] 

par  Raymond  Poisson. 

Dans  une  note  récente  R.  Jeannel  (')  a  de  nouveau  attiré  l'atten- 
tion sur  la  valeur  importante,  comme  caractère  spécifique  et  au 
point  de  vue  taxonoraiijue,  de  la  structure  de  l'organe  copulateur  çf 
des  Coléoptères.  Le  sac  interne  de  cet  organe  présente,  en  particulier, 
une  armure  chitineuse  dont  la  structure  est  remarquablement  cons- 
tante dans  chaque  espèce. 

J'ai  entrepris  une  étude  analogue  chez  les  Hémiptères  aquatiques. 
Je  résume  dans  cette  note  quelques-unes  de  mes  observations  sur  le 
genre  Gerris. 

L'armature  génitale  des  Gerris  (lig.  I)  est  supportée  par  le  sep- 
tième urite  abdominal.  Le  huitième  urite,  creusé  en  gouttière  ,en  son 
milieu,  forme  une  gaine  au  pénis  et  présente  de  chaque  côté  un  tu- 
bercule pilifère  (organe  titillateur  t).  C'est  de  ce  huitième  urite  que 
se  détache  antérieurement  un  prolongement  membraneux,  terminé 
par  deux  valves  (r  etp),  délimitant  une  cavité,  au  fond  de  laquelle 
débouche  le  rectum  [a).  Le  pénis  [q].  volumineux,  présente  une 
enveloppe  chitineuse  enveloppant  la  partie  terminale  du  canal  éjacu- 
iateur,  partie  qui  peut  se  dévaginer  et  qui  possède  un  squelette  de 
pièces  chitiniteuses  assez  compliqué.  Ch'ez  Gerris  ikcustris  h.,  que 
nous  prendrons  comme  type  (tîg.  Il),  il  existe  une  pièce  impaire  (a) 
dont  l'extrémité  inférieure  est  longuement  bifurquée  et  dont  l'extré- 
mité antérieure  porte  une  calotte  chitineuse.  Dans  les  branches  de  la 
fourche  pénètre  la  pointe  d'une  pièce  (6),  en  l'orme  de  V,  dont  les 
branches  vont  en  s'amincissant  progressivement  au  niveau  de  l'ori- 
fice éjaculateur  (o).  Il  existe  de  plus  deux  petites  pièces  latérales 
(c  et  c')  à  extrémités  antérieures  denticulées. 

L'étude  comparative  de  ces  pièces  chitineuses  péniales,  dans  les 
différentes  espèces  que  j'ai  étudiées,  m'a  permis  de  mettre  en  évi- 
dence les  faits  suivants  : 

1°  Le  squelette  des  pièces  chitineuses  du  canal  éjaculateur  dans  le 
genre  Gerris  est  invariable  dans  chaque  espèce  et  constitue  par  con- 
séquent un  bon  caractère  spécifique  (^). 

(1)  R.  Jeannel.  La  variation  des  pièces  copulatrlces  chez  les  Coléoptères 
[C.  R.  Ac.  Se.  CLXXIV,  [1922],  p.  324). 

(2)  Ce  caractère,  entre  autres,  est  souvent  nécessaire  pour  différencier 
G.  tJioiacicus  Sch.  de  6'.  Coskte  Se  h. 


172 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


o.~ 


II. 


III 


Armature  génitale  des  Gcrris  et  squelette  chitineux  du  pénis. 
Fig.  I.  —  Sepliéme  et  huitième  urltes  abdominaux,  a  —   cavité  dans  la- 
quelle   s'ouvre  l'anus;   celte  cavité  est  délimitée   par  r  =   caiida  rectale 
(9«    tergite)  et  ji  =  pièce  accessoire  inférieure  de  Shaup  (9'=  sternite).  t  = 
tubercule  pilifère;  q  =  pénis   (canal  éjaculateur  enveloppé    d'une  gaine) 

X       18.  r         .       ,  s 

Fig.  II.  —  Squelette  chitineux  du  pénis  de  G.  laciistris  L.  ^voir  texte);  o 
=  orifice  éjaculateur  x  110  environ. 

Fig.  IJI.  —  Squelette  chitineux  du  pénisde  G.  Ihorackus  Sch.  (voir  texte); 
mêmes  annotations  que  la  ligure  II   X  110  environ. 


Séance  du  28  juin  1922. 


173 


2"  Chez  les  espèces  :  Gerris  [Ihjgrotrechus  Stal)  paluduia  F.,  C. 
{Limnotrechus]  gibbifrra  Sch.,  L.  Costae  Se  h.,  L.  thoracicus  S  ch.. 
L.  lacustris  L.,  L.  odontogaster  Zel\ . .  L.  argentata  Scli.,  rarmure 
chitineuse  est  construile  sur  le  type  de  (î.  'lacustris.  Mais,  suivant  les 
espèces,  les  différentes  pièces  subissent  des  variations  de 
longueur  et  de  taille  qui  atteignent  leur  maximum  chez  G.  iho- 
racicus  (fig.  III);  en  eiïet,  les  pièces  (c  et  c')  sont  très  développées 
alors  que  la  pièce  {b)  est  rudimentaire. 

3-  G.  najas  présente  par  contre  un  type  de  squelette  chitineux  pé- 
nial  particulier  (fig.  IV  et  V).  On  y  reconnaît  aisément  la  pièce  (a); 
mais  il  existe,  dans  cette  espèce,  deux  pièces  {d  et  d'),  correspondant 
peut-être  aux  pièces  c  et  e'  du  type  précédent,  dont  les  extrémités 
antérieures  sont  soudées  et  entourent  la  partie  terminale  de  la  pièce 
(a),  (fig.  V).  Il  existe  de  plus  une  pièce  externe  {e),  (fig.  4),  à  extré- 
mité inférieure  fourchue  et  à  extrémité  antérieure  aplatie  en  spa- 
tule. Cette  pièce  contribue  à  renforcer  le  squelette  chitineux  du  pénis. 


Fig.IVetV.— Squelette  chitineux  diiiH-niscle  G.iiaj'a  De  Geer.  Fig.  IV, 
de  profil;  fig.  V,  de  face  (Voir  lexte),  x  75  environ. 


174  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Note  sur  Acalla  hastiana  L., 
ab.  signana  Tengstr.  [Lep.  Tortricidae] 

par  L.  Dejviaison. 

Mon  frère  Ch.  Demaison  a  trouvé  au  mois  de  mars  dernier,  dans  la 
forêt  de  Germaine,  prt^s  Reims,  une  forme  rare  et  intéressante  A^ Acalla 
hastiana  L.  L'exemplaire  unique,  qui  a  certainement  iuverné,  n'est  pas 
très  frais,  mais  il  est  suffisamment  bien  conservé  pour  qu'on  puisse 
le  déterminer  avec  certitude.  Je  suis  arrivé  à  connaître  son  nom, 
grâce  à  l'obligeance  de  notre  collègue,  M.  l'abbé  de  Joannis,  qui  a 
bien  voulu  faire  des  recherches  pour  moi  à  ce  sujet.  C'est  une  aberra- 
tion très  bien  caractérisée  qui  a  été  décrite  en  1847  par  Tengstrom 
(Bidrag  till  Finlands  Fjaril-Fauna.p.  93).  sous  le  nom  de  var.  signana, 
d'après  un  exemplaire  pris  le  2  juin  184o  dans  le  jardin  botanique 
d'Helsingfors.  Cet  auteur  nous  apprend  qu'un  exemplaire  tout  sem- 
blable se  trouvait  dans  la  collection  Caloander. 

La  diagnose  très  précise  qu'il  nous  donne,  s'applique  à  merveille  au 
sujet  que  j'ai  sous  les  yeux  : 

var.  signana.  —  Alae  anticae  graphiticû-cinereae,  nitidae:  stria 
longitudinalis  atra,  parcius  rufo-cincta,  a  baseos  medio  sensim  dilatata 
prodit,  deinde  subito  angustata  pone  médium  acuniive  finitur,  intus 
pimcto,  extus  macula  oblonga  concoloribus  adjectis. 

Cette  forme  parait  avoir  été  à  peu  près  méconnue  depuis  Tengstrôm. 
HEiNEM.iNN  n'en  fait  pas  mention.  Le  catalogue  Staudinger-Rebel  la 
rattache  à  tort  à  l'ab.  psorana  Froel.  La  description  donnée  par 
Froelich  (Enumeratio  Tortricum  Wiirtembergiae,  1828.  p.  20)  nous 
représente  une  variété  bien  diflerente.  Nous  la  reproduisons  ici  afm 
qu'on  puisse  en  juger  : 

T.  psorana.  —  Alis  unticis  scabris,  griseo-cinereia,  linea  disci  nigra 
a  basi  ad  médium  ducta,  antice  strigis  2  fuscis,  tube rculato-as péris. 
Statura  et  magnitudo  T..  niveanae.  Alae  anticae  cinereae,  griseo- 
subnebulosae,  linea  média  longitudinali  recta  nigra  notatae,  praeter- 
eaque  strigis  §  e  punctis  elemtis  fuscescentibus  scabrae,  quarum  altéra 
pane  basim,  altéra  in  medio  longior  subarcuata ,  postice  punctis  elevatis 
sparsis.  Thorax  griseus  cristatiis.  Alae  subtus  cinereae. 

Les  points  en  relief  signalés  ici  n'existent  pas  chez  signana.  M.  de 
JoANNis  à  qui  je  dois  la  copie  de  cette  description,  m'a  montré  aussi 
dans  sa  collection  des  exemplaires  qui  s'y  rapportent  entièrement,  et 
constituent  la  véritable  psorana  de  Froelich.  Ils  se  distinguent  nette- 
ment de  signana. 


Séance  du  S8  juin  1922.  175 

Kennel,  dans  son  ouvrage  sur  les  Torlricides  paléarctiques,  ne  cite 
point  signana,  même  en  synonymie.  UAcnlki  hastiana,  ainsi  qu'il  le 
Mail  observer  (p.  73),  est  tellement  variable  que  l'on  pourrait  mul- 
tiplier les  noms  à  l'infini,  sans  aucune  utilité.  Je  crois  pourtant  que 
l'ab.  signana  est  une  forme  bien  définie  qu'il  était  intéressant  de  faire 
connaître,  ne  fût-ce  que  pour  interpréter  la  description  de  Tengstrôm. 


Description  d'un  Raphidide  [Neur.]  algérien  nouveau 
[Estoca  Crosi,  n.  sp.) 

par  J.  A.  Lestage. 

Le  genre  Estoca  a  été  créé  par  le  P.  Navas  pour  un  Raphidide 
algérien,  du  groupe  des  Inocelliidae,  découvert  par  notre  collègue 
M.  DE  Peyerimhoff,  à  Daya  de  Tilremt,  au  sud  de  Laghouat  ;  c'est 
YEstoca  Peyerimhoffi  Navas  {•).  Dernièrement,  M.  Lacroix  en  a  cité 
un  second  exemplaire  Q,  capturé  à  Aïn-Ograb  (Atlas  saharien),  éga- 
lement par  M.  DE  Peyerimhoff  (-).  En  1920,  mon  très  aimable  corres- 
pondant, M.  le  D'  Gros,  m'avait  envoyé  un  exemplaire  9 ,  provenant 
de  Mascara,  que  j'avais  cru  d'abord  pouvoir  rapporter  à  la  susdite 
espèce;  mais  si  Lacroix  ne  voit,  dans  son  exemplaire,  aucune  dif- 
férence qui  lui  permette  de  le  séparer  d'E.  fegerimho^  (^j,  celui 
que /je  possède  offre,  surtout  dans  lu  nervation,  de  telles  dissem- 
blances, que  j'ai  tout  lieu  de  croire  que  l'individu  oranais  est  une 
espèce  bien  distincte. 

Je  me  fais  un  vif  plaisir  de  la  dédier  au  D''  Gros,  surtout  en  témoi- 
gnage d'admiration  pour  ses  belles  recherches  biologiques. 

Estoca  Crosi,  n.  sp.  —  9  (in  sicco).  Faciès  semblable  à  celui 
d'E.  Peyerimhoffi  Navas.  Tête  nettement  plus  longue  que  large 
(4  X  2,8  mm.).  Tache  en  V  du  front  non  entière  (comme  chez 
E.  Peyerimlioffi),  mais  formée  de  trois  taches  :  une  grosse,  basale, 
un  peu  cordiforme,  et  deux  dislales,  minces,  obliques  en  dedans  ; 
un  point  clair  seulement  de  chaque  côté  de  la  tache  en  V,  le  3^  rem- 

(1)  Navas,  Arxivs  de  l'hntitut  de  Cience>>  [mirs  11)19],  p.  92. 
(2j  Lacroix,  Bull.  Soc.   Hist.  nat.   Afrique  du  Nord,  XIII  [1922],  p.  02. 
(.3)  L\cKoix  signale  spécialement  la  petitesse  de  la  première  cellule  ra- 
diale. 


176  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

placé  par  une  verrue  noire  saillante  et  nette  (ocelle?).  Antennes  un 
peu  plus  longues  que  la  tête  et  le  thorax  réunis,  noires,  sauf  la  base 
des  articles  1  et  2  qui  est  annelée  de  jjlancliàtre. 

Taches  pâles,  situées  sur  la  moitié  postérieure  de  la  tète,  disposées 
en  principe  comme  chez  E.  Peijerimhoffi,  mais  : 

a)  la  tache  latérale  antérieure,  au  lieu  de  se  diriger  en  avant,  se 
continue  le  long  des  tempes  et  entoure  complètement  les  yeux, 
allant  rejoindre  la  tâche  pâle  de  la  base  des  antennes 

b)  la  tache  latérale  postérieure  est  plus  longue  et  plus  mince  que  chez 
E.  Peijerimhoiji,  et  l'espace  noir  qui  sépare  les  deux  taches  se  ré- 
duit à  un  fin  liséré. 

c)  les  deux  macules  ponctiiormes  se  trouvant  entre  la  tache  latérale 

postérieure  et  la  grosse  tache  médiane  sont  petites  et  placées  un 
peu  autrement. 

Dessous  de  la  tête  jaunâtre,  sauf  une  longue  bande  noire  médio- 
longitudinale,  chitineuse,  enclosant  en  avant  une  tache  linéaire  rouge 
nette;  en  avant  de  cette  bande  noire,  une  zone  largement  noire; 
de  chaque  côté,  un  réseau  do,  fines  linéoles  noires  dont  plusieurs 
sont  la  continuation  de  la  zone  noire  supracéphaUque. 

Pronotum  noir,  médiocrement  brillant,  entièrement  bordé  de  brun 
pâle,  plus  largement  au  bord  antérieur;  aux  angles  antérieurs,  cette 
bordure  émet  un  petit  rameau  oblique  dirigé  vers  le  bas;  aux  angles 
postérieurs,  elle  émet,  à  son  dernier  quart,  un  rameau  semblable, 
puis,  à  son  extrémité,  une  macule  poncliforme.  Le  dessin  pâle  du 
pronotum  (tache  en  M)  a  beaucoup  plus  de  ressemblance  avec  celui 
de  Burcha  sicula  Navas  (^);  il  diffère  donc  de  celui  d'E.Peyerim- 
hoffî,  par  les  formes  très  anguleuses  des  branches  arquées  supé- 
rieures, et  par  le  raccourcissement  des  branches  latérales  de  la  taché 
inférieure  en  M  qui  ont  à  peine  un  cinquième  de  la  longueur  de  la 
branche  médiane. 

Méso-  et  métanolum  noir  mat  ;  le  premier,  avec  une  tache  pâle  en 
V"  sur  le  praescutum;  le  second,  avec  trois  taches  pâles  ponctiiormes 
sur  le  praescutum,  le  postscutum  d'un  noir  de  jais  brillant. 

Prosternum  rouge  au  milieu,  noir  sur  les  côtés  ;  métasternum 
blanchâtre  en  arrière. 

Pattes  avec  les  hanches  noires,  les  trochanters  blanchâtres,  les 
fémurs  noirs  sauf  aux  deux  extrémités,  les  tibias  rougeâtre  clair, 
les  tarses  grisâtres;  ongles  noirâtres. 

Abdomen  noir,  très  brillant;  au  bord  postérieur  des  tergites  quatre 

(1)  tMguré  [)ar  Navas   (/.  r.,  p.  73,  fig.   36). 


Séance  du  28  juin  1922.  177 

macules  rougeâtres  :  deux  dorsales  et  une  de  chaque  côtL'  ;  bord  posté- 
rieur des  sternites  entièrement  bordé  de  rougeàtre  clair. 

Oviducte  lancéolé,  brunâtre. 

Ailes  typiquement  comme  chez  E  Peyerimliof/i 

Nervures  noirâtres  sauf  la  base  de  C,  SC,  R,  CU-  et  A  ;  A"  entière- 
ment décoloré;  sept  nervules  dans  le  champ  costal,  la  première  pâle 
SC  aboutit  sur  C  plus  loin  que  la  nervule  sous-jacente,  à  une  distance 
égale  à  la  longueur  de  cette  nervule;  PT  brun  clair;  R-  à  tige  moitié 
plus  courte  que  la  fourche  (le  contraire  chez  E  Peyerimhoffi);  ner- 
vule limitant  la  première  cellule  radiale  (r/')  non  en  ligne  continue 
avec  la  nervule  sous-jacente  {r-m),  comme  chez  Ë.  Peyerimhoffi,  mais 
distante  de  celle-ci  d'une  longueur  égale  à  r-m:,  cette  première  cellule 
radiale  n'est  donc  ni  petite,  ni  triangulaire,  mais  assez  grande  et  en 
trapèze  (comme  chez  Burcha  sicula  Navas). 

La  nervule  proximale  entre  SC  et  R  n'est  pas  distante  de  celle 
reliant  R  à  M  (comme  chez  E.  Pajoimliof/i),  mais  toutes  deux  forment 
une  ligne  continue. 

La  nervule  proximale  entre  R  et  M,  au  lieu  d'être  plus  rapprochée 
dr  ?»/-  (comme  chez  E.  Peyerimhoffi),  est  moitié  plus  proche  de  mf^ 
que  de  mf'-. 

Aux  ailes  intérieures,  SC  et  les  nervules  du  champ  costal,  leur 
coloration  et  celle  du  PT,  sont  comme  aux  ailes  antérieures;  comme  la 
distance  qui  sépare  la  nervule  reliant  R  et  SR  de  la  nervule  reliant  SR 
à  M'  est  moitié  plus  courte  qu'aux  ailes  antérieures,  la  première  cel- 
lule radiale  est  plus  petite  et  moins  trapézoïdale;  R^  n'a  qu'une  seule 
fourche  moitié  plus  longue  que  sa  tige;  CD'^  et  A*  sont  pratiquement 
soudés  à  l'endroit  où  le  P.  Navas  a  figuré  une  nervule  les  reliant. 

Longueur  du  corps 17  mm.  (12,5  chez  E.  Peyerimhoffi) 

—  desailes  antér.. .  12  mm.  (11        —  —         ) 

—  —      infér. . .  11  mm.  (3,8?    —  —         ) 

—  de  l'oviducte. . . .  4,5  moi.  (7,5      —  —  ) 
Habitat.  — Prov.  d'Oran,  Mascara,  août  1920  (D''  Cros). 

Obs.  —  1.  Typiquement  les  Inocelliidae  ont  une  seule  nervule  dans 
le  champ  sous-costal;  a  l'aile  inférieure  gauche,  mon  exe'm- 
plaire  en  a  quatre  près  de  la  base  de  l'aile. 

2.  —  Évidemment,  \c  desi'm  d(y^Vt\\\eù'Estocn  Peyerimhoffi  donné 
par  le  P.  Navas  est  un  peu  scheinati(|ue,  au  moins  dans  les  rapports 
.de  R  avec  M,  aux  ([uatre  ailes;  M  ne  naît  nullement  de  H,  comme, 
par  exemple,  SR  naît  de  R.  La  coalescence  de  ce  tronc  trinervé- 


■178  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

(SG.  R,  M)  n'est  pas  à  ce  point  absolue  qu'il  faille  le  figurer  comme 
une  nervure  unique,  et  dire  que  R  tt  M  sont  fusionnées  sur  une 
partie  de  leur  parcours.  Un  examen  attentif  des  ailes  (dessus  et 
dessous)  montre  SC  et  M  comme  doux  nervures  basses,  dessinées 
en  brun,  tandis  que  R  apparaît  comme  une  nervure  haute  et  plus 
claire;  la  juxtaposition  est  excessivement  étroite,  c'est  tout  (*). 

Aux  ailes  inférieures,  de  plus,  doit  se  poser  le  problème  de  M, 
avec  ses  ramifications,  tel  que  Tillyard  l'a  énoncé  dans  son  magis- 
tral traité  du  «  Panorpoid  complex  »  (-).  Mais  ce  serait  trop  allon- 
ger cette  note  que  d'entrer  dans  les  détails.  Je  ferai  cependant 
remanfuer  que  la  figure  de  l'aile  donnée  par  le  P.  Navas  me  paraît 
erronée  dans  deux  points  importants,  à  l'aile  inférieure  : 

1°  La  naissance  de  CU,  qui  est  toujours  isolée  de  celle  de  R; 

i"  La  séparation  qu'il  indique  entre  CU^  et  A^  (à  la  hauteur  de  la 
nervule  qui  les  relie  au  milieu);  c'est  un  fait  que,  chez  les  RnpJii- 
dioidea,  la  fusion  s'est  faite  complètement  à  cet  endroit,  alory  que, 
chez  les  Sialoidea,  elle  commence  à  s'ébaucher. 


Bulletin  bibliographique 


jAiNET  (Gh.)  :  L'Alternance  sporophylo-gametophy tique  de  générations 

chez  les  Algues,  110  pages,  1914.*© 
Id.  :  Gonsidérations  sur  l'être  vivant,  1'"'^  partie  :  Résumé  préliminaire 

delà  constitution  de  i'Orthobiosite,  80  p.,  1920.*© 
Id.  :  Id.  II.  L'Individu,  la  sexualité,  la  Parthénogenèse  et  la  mort,  au 

point  de  vue  ortliobionlique,  193  p.,  1921.* 
Kemner  (N.-A.)  :  Lovvedborren  {Anisandrus  dispar  Fy),  fig.  {Medde- 

laude  )i."  '202  frau  cenlraluustalten  for  fôrsokosvâsender  pajordbruk 

somrader.  Entomologiska  avdelningen  N  :  0  36.) 
Klapalek  (Fr.)   :  Plécoptères  nouveaux   {.\nn.  Soc.  eut.   Belg.   LXI 

[1921],  p.  57). 
Knight  (H. -H.)  :  Monograph  of  the  NorLh  American  Species  of  Deraeo- 

(1)  Il  faut,  pour  cela,  examiner  l'aile  bien  à  plat. 

(2)  TiLLYARU,  The  Panorpoid  complex.  Parts  :  The  wing-venation  (Proc. 
Unn.  Soc.  N.  S.  W.,  XLIV,  [19191,  p.  697,  fii?.  107j. 


Séance  du  28  juin  1922.  179 

coris  [Heteroptera  Miridae]  [Tlte  imiversity  of  Minnesot    agricul- 
lural  Experiment  Station,  Bull.  l.  1921).* 


ArUv  for  Zoologi,  XII,  3-4  [1920].  —  Mjoberg  (E.)  :  Results  of  D''  E, 
Mjôbprg's  Swedish  scientitic  expéditions  to  Australia  1910-1913. 
Isoptera,  128  p.,  6  pi.  et  fig.  —  Bergroth  (E.)  :  Hemiptera  from 
British  East  Africa  collected  by  Pr.  E.  Lônnberg,  fig.,  30  p.  — 
Id.  :  New  species  of  the  genus  Eribotes  Stâl  [Hemipt.],  5  p.  — 
RoMANx  (A.).  :  Wissenschaftliche  Ergebnisse der  schwedischeQ ento- 
mologischen  Reise  des  Herrn  D""  A.  Roman  in  Amazonas  1914-1915, 
in.  Hymenopt.,  IL  Chrysididae  et  Ckakididac  (pars),  30  p.,  fig.  — 
S.I0STEDT  (Y.)  :  Results  of  D--  E.  Mjoberg's  swedish  scientific  expé- 
ditions to  Australia  1910-1913.  XX.  Acridiodea,  67  p.,  2  pi.  et  fig. 

Id.  :  —  XIII,  1-2-3-4  [1920-1921].  —  Aurivillius  (Chr.)  :  Re=ults  ot 
D'  E.  Mjoberg's  swedish  scientific  expéditions  to  Australia  1910- 
1943,  XXI.  Macrolepidoptera,  44  p..  1  pi.  col.  —  Bernhauer  (M.)  : 
Id.,  XXII,  Staphylinidae,  27  p.  -  Riedel  (M.-P.)  :  Id.,  XXIII, 
■  Diptera  Orthorrapha  Nematocera,  9  p.,  fig.  —  Rgewer  (C.  Fr.)  : 
Id.,  XXIV.  Australische  Opiliones,  10  p.,  1  pi.  —  Carter  (H.-J.)  : 
Id.,  XXV,  Buprestidae,  6  p.  —  Alexander  (Ch.  P.)  :  The  crane- 
flies  collected  by  the  swedisch  expédition  (1895-1896)  to  Southern. 
Chile  and  Tierra  del  Fuego  :  Tipulidae,  Diptera,  32  p.,  2  pi.  —  Id.  : 
A  new  genus  and  species  of  Net-winged  Midge  (Blepharoceridae)  and 
an  undescribed  species  of  Tanyderidae  (Diptera).  7  p.,  fig.  — Au- 
rivillius (Chr.)  -:  Neue  order  wenig  bekannte  Coleoptera  Longi- 
cornia,  43  p.,  fig.  — Horn  (\V.)  :  Cicindelinen-Studien  aus  dem 
schwedischen  Reichsmuseum  nebst  einigen  Bemerkungen  neuer 
Arten  etc.,  21  p.  —  Kleine  (U.)  :  Wissenschaftliche  Ergebnisse 
der  schwedischen  entomologischen  Reise  des  Herrn  Dr.  A.  Roman 
in  Amazonas  1914-1915,  V.  Brenthidae,  2  p.  —  Id.  :  Neue  und 
wenig  bekannte  Breûthidenaus  dem  schwedischen  Reichsmuseum. 
9  p.,  fig.  —  Ahlberg  (0.)  :  Zur  Kenntnis  der  schwedischen  Thysa- 
noptera,  10  p.,  \\g. 

Id..  :  XIV,  1-2  [1921].  —  Weise  (J.)  :  Wissenschaftliche  Ergebnisse 
der  schwedischen  entomologischen  Reise  des  Herrn  Dr.  A.  Roman 
in  Amazonas  1914-1913,  6,  Chrysomelidae,  203  p.  —  Ulmer  (G.)  : 
Die  von  Herrn  Baron  V.  Khnckowstrôm  auf  den  Fârôern  gesam- 
melten  Trichopteren,  8  p.,  fig. 

Association  française  pour  V Avanconent  des  Sciences,  Bull.  47  à  32 
[1920-1921];  Annuaire  [1921]. O 


180  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Association  des  Naturalistes  de  la  Vallée  du  Loinij,  II.  [1914-19191.  — 
RoYER  (D'  M.).  Note  sur  Menaccarus  arenicola  Schollz.  (Hém.  Pen- 
latom.).  p.  36.  —  Captures  de  Myodochides  (Hém.)  aux  environs 
de  Moret-sur-Loing  (Seine-et-Marne)  et  description  d'une  variété 
nouvelle,  p.  38. 

Id.  :  III  [1920].  —  Clément  (P.)  :  Liste  dWphodim  (Col.  Scarab.)  re- 
cueillis aux.  environs  de  Moret-sur-Loing,  p.  oo.  — ;Guignon 
(abbé  J.)  :  Les  insectes  parasites  des  Plantes,  p.  o8.  —  Royer 
(D''  M.)  :  A  propos  du  Reduviolus  (Nabis)  boops  Sch.  et  capture  de 
cette  espèce  à  Moret-sur-Loing  (S.-et-M.),  p.  82  (fig.). 

Atti  délia  Reale  Accademia  nazionale  dei  Lincei,  XXX,  1-2  [1921]© 

Bibliographie  scientifique  française,  XVIII  [1921].  6  îasc© 

Boletim  do  Ministerio-da  Agricultura,  Industria  e  Commercio,  Brazil, 
IX,  1-2  [19201. 0 

Tioston  Society  of  natural  History  [Memoirs  of  the)  VIII,  3  [1919].  — 
Babcock  (Harold  L.)  :  The  Turtles  of  New  England.© 

Id.  :  {Occasional  papers),  VII,  14  [1917].  —  Fauna  of  New  England. 
—  Parshlhy  (H.)  :  List  of  the  Hemiptera-Heteroptera,  123  p. 

Id.  :  [Proceedings),  XXXV  [1917-1919-1920],  4-5-6.  -  Morse  (A.)  : 
Manual  of  the  Orthoptera  of  New  England  including  the  Locusts. 
Grasshoppers,  Crickets  and  their  aUies,  3o4  p.,  20  pi. 

British  Muséum  [Natural  History],  Economie  séries,  2  [191o].  —  Cum- 
MiNGS  (Bruce  F.)  :  The  louse  and  its  relation  to  disease.  16  p. 

Id.  :  Economie  séries  1"'  [1920].  —  Austen  (Major  E.  E.)  :  The  house- 
tly,  its  life-history  and  practical  measures  for  its  suppression, 
o2  p.,  fig. 

Id.  :  Economie  séries.  11  (1920).  —  Gahax  (Gli.  J.)  :  Furniture  Beel- 
les,  23  p.,  1  pi.,  lîg. 

Broteria,  XIX  [1921],  2-3.  —  Tavares  (J.  S.)  :  Cecidias  no  vas  para 
Espanha,  p.  49.  —  Navas  (R.  P.  Longinos)  :  Insectos  nuevos  de 
la  Peninsula  Ibérica,  p.  70.  —  Id.  :  Insectos  americanos  nuevos 
0  criticos,  p.  113,  fig.  —  Kieffer  (J.  J.)  :  Un  Platygastérine  para- 
site d'un  Cynipide,  p.  68.  —  Tavares  (J.-S.)  :  Cecidologia  brazi- 
leira,  p.  76,  fig.  —  Boudar  (G.)  :  La  larve  de  la  noix  des  palmiers, 
p.  125,  fig. 

Buffalo  Society  of  natural  Sciences  [Bulletin  of  the),  XI  [1916],  3.0 

In.  :  XII  [191810 

Id.  :  XIII  [1919-1921],  1-2©  '      G.  M. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Cjiopari». 


TYI'OGI'.APIIIE   FIIiMlN-DIDOT   ET  C"'.  —   PAUIS. 


1922.  —  r  13-14. 

BULLETIN 


I3e:   l^ 


r     r 


SOCIETE  E^TOIOLOGIÔIE 


V 


DE    FRANCE 


FONDEE   LE    29    FEVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   d'UTILITÉ  PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET   DU    23  AOUT  1878 

Nalura  maxime  miranda 
in  mini  mis. 


PARIS 

JLU     SIÈOE    IDE    1L.A.    SOCIÉTÉ 

HOTEL    DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

28,   Rue   Serpente,  VI= 
1922 

■HMan  Le  Bulletin  paraît  deux  fois  par  mois. 


CABINET  ENTOMOLOGiaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Duméril,  Paris  (XIII«).       i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Qob.  36.13.  |  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  {Lépidoptères  paléarctiques)  et  Herm.  Rolle 
[Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acbeté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D*"  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères  du  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  toutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
pour  les  abonnés. 

A  vendre  de  suite  : 
De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  n'^  302  inclus,   à 
4  francs  le  fascicule. 

La  Faune  paléarctique  complète,  actuellement  terminée, 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
réponse). 

Matériel  enîomologique.  —  Epingles  anglaises  «  Asta  » 
blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Epingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n'',  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
0  fr.  50;  Coléoptères  paléarctiques  N°  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, 0  fr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter dç  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  11  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avaat 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  AIOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIP). 


BULLETIN 


DE     LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


séance  du   13  juillet    1933 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON. 

SOMMAIRC 

Correspondance,  p.  181.  —  Distinction  honorifique,  p.  182.  —Présenta- 
tions, p.  182.  —  Exonération,  p.  182.  —  Contribictions  à  nos  publica- 
tions, p.  182. 

Communications.  —  D'  A.  Chobaut.  Mœurs  du  SapriJiiis  tan  tus  Er. 
[Col.  Histep.idae],  p.  182. 

Bulletin  bibliographique,  -p.  183. 


M.  Ch.  Alluaud.  ancien  Président,  M"^«  et  M.  P.Sghindler,  de  Rabat, 
et  M.    C.  DuMONT,  ancien  vice-Président,  assistent  à  la  Séance. 

Correspondance.  —  M.  Ch.  Lahaussois,  Trésorier,  s'excuse  de  ne 
pouvoir  assister  à  la  séance. 

—  M.  J.  SuRcouF,  lauréat  du  prix  Constant  1921,  adresse  ses  remer- 
oements  en  ces  termes  : 

Paris,  2  juillet  1922. 
Monsieur  le  Secrétaire, 

J'ai  l'honnour  de  vous  prier  de  transmettre  tous  mes  plus  vifs  reniercie- 
ments  à  ceux  de  nos  collègues  qui  ont  bien  voulu  me  donner  leur  voix  pour 
le  Pi'ix  Constant. 

Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [1922].  —  N"  13. 


182  Uulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Je  suis  très  louché  de  l'honneur  qu'ils  rn'onl  fait  et  de  la  confiance  qu'ils 
m'ont  témoignée. 

J'espère  par  de  nouveaux  travaux  justifier  leurs  suffrages  et  je  les  prie, 
ainsi  que  vous-même,  de  vouloir  bien  agréer  l'expression  de  toute  ma  re- 
connaissance. 

J.    SURCOLF. 

Distinction  honorifique.  —  M.  .1.  Gribodo  a  été  élu  Membre  de 
l'Académie  royale  d'Agriculture  d'Italie. 

Présentations.  —  M.  le  D''  H.  Cleu,  à  l'Argentière-la-Bessée 
(Hautes-Alpes),  présenté  par  MM.  Cli.  Oberthûr  et  F.  Le  Cerf.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  de  Joannis  et  C.  Dumont. 

—  M.  M.  Deslandes,  96.  rue  de  Maubeuge,  Paris.  10%  présenté  par 
M.  L.  Le  Charles.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  J.  de  Joannis 
et  C.  Dumont. 

—  M.  le  D''  A.  E.  Lins,  assistente  em  Entômologia  do  Laboratorio 
bacteriologico,  présenté  par  M.  J.  A.  Vellard  du  Chesne.  —  Com- 
missaires-rapporteurs  :    MM.   L.   Berland   et   L.    Sémichon. 

—  leR.  P.  H.  Trilles,  missionnaire  du  S*-Esprit.  30,  rue  Lhomond. 
Paris,  5%  présenté  par  M.  L.  Berland.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  J.  Magnin  et  J.  Clermont. 

Exonération.  —  M.  J.  SuRcouF  s'est  fait  inscrire  comme  membre 
à  vie. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  Guy  Babault 100  francs 

D--  A.  Chobaut 20      — 

Anonyme 13      — 


Communications. 

Mœurs  du  Saprinus  lautus  Er. 
[Col.  Histeridae] 

par  le   D''  A.   Chobaut. 

D'après  une  notedeM.  A.  Méquignon  {Bull.  Soc.ent.  i'Y.,[1914],p.8o). 
le  Saprinus  lautus  Er .  vivrait,  dans  notre  pays,  en  mai-juin,  dans  les 
terrains  sablonneux,  uniquement  sous  des  Agarics  en  décomposition. 


Séance  du  12  juillet  1922.  183 

Or  ces  champignons  ne  poussent  sur  le  sable  qu'exceptionnellement, 
au  printemps,  par  les  années  chaudes  et  sur  des  points  exposés  aux 
pluies  orageuses.  De  là  viendrait  la  grande  rareté  en  France  du  Sa- 
prinus  lautus. 

Cet  Histéride  est-il  réellement  inféodé  aux  Agarics  en  décomposition 
ou  plutôt  aux  larves  des  Diptères  qui  vivent  dans  ces  champignons? 

D'après  ce  que  j'ai  observé,  il  n'en  est  rien,  et,  en  réalité,  le  S.  Inii- 
tiis  vit,  comme  ses  congénères,  dans  les  matières  décomposées  tant 
animales  que  végétales. 

Le  20  juin  1910,  j'ai  pris  sur  le  versant  méridional  du  mont  Ven- 
toux  (Vaucluse),  vers  2o0m.  d'altitude,  en  terrain  calcaire,  deux  exem- 
plaires de  S.  Inutus  sous  des  cadavres  de  taupe  et  d'engoulevent. 

Le  14  juillet  1918,  un  spécimen  de  cet  Histéride  a  été  capturé  par 
moi,  au  môme  endroit,  sous  une  peau  de  lapin  placée  comme  piège. 

Les  11  et  25  juin  1922.  j'ai  rencontré,  dans  les  mêmes  parages,  un 
quatrième  et  un  cinquième  exemplaires  de  ce  Saprimis  sous  des  tètes 
de  mouton  disposées  comme  appâts. 

Ces  observations  prouvent  donc  bien  que  le  S.  lautus  se  nourrit 
aussi  des  larves  de  Diptères  qui  vivent  dans  les  substances  animales 
en  voie  de  décomposition. 

Aux  localités  françaises  où  a  été  trouvé  le  S.  lautus  et  indiquées 
dans  sa  note  par  M.  A.  Méquignon,  je  puis  donc  ajouter  le  mont 
Ventoux  (Vaucluse).  J*en  possède  aussi  un  exemplaire  provenant  de 
Grenoble  (Isère). 


Bulletin  bibliographique 


Laboissière  (V.)  :  Diagnoses  de  Galerucini  nouveaux  recueillis  dans 
l'Angola  par  la  mission  Rohau-Chabot  (1914),  6  p.  {Bull.  Mus. 
//isf.  7mt.,1921,  4).* 

Id.  :  Études  des  Galerucini  de  la  collection  du  Musée  du  Congo 
Belge,  1^^  partie,  p.  34-86  {Rev.  zool.  Afric,  IX,  1,  1921).^''^ 

Lambertie  (M.)  :  Note  sur  divers  Coléoptères  trouvés  aux  environs 
d'Arcachou  par  G.  Tempère,  11  p.  {Proc.-Verb.  Soc.  Lin.  Bor- 
deaux, 1920).* 

Id.  :  Remarque  sur  quelques  Coléoptères  nouveaux  pour  la  Gironde, 


184  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Lambertie  (M.)  ;  Sur  un  cas  tt!'ratologique  do  Chrysomela  Banksi  F., 

3  p.,  fig.  (L  c,  octobre  19201* 
Id.  :  Remarques  sur  quelques  cécidies,  1  p.  [l.  c,  nov.  1920).* 
Laiheere  (A.)  :  Vie  terrestre  secondaire  chez  les  insectes,  4  p.  {Ann. 

Soc.  roij.  Zool.  etMalac.  de  Belgique,  XLVIII  [1914],  p.  23-26).* 
Larrousse  (D""  F.)  :  Étude  systématique  et  médicale  des  Phlébotomes, 

103  p.,  fig.,  1921.* 
Laviër  (D""  G)  :  Les  Parasites  des  Invertébrés  hématophages,  21o  p., 

1921.* 
Leoxardi  (G.)  :  Monographia  délie  Cocciniglie  italiane,  ùîio  p.,  fig., 

1920.* 
Lestage  (J.-A.)  :  Notes  trichoptéroîogiques.  IV,  V.  —  Le  docteur  E. 

Rousseau,  1  portr.  [Bull  Soc.  ent.  Belgique,  III  [1921],  p.  1-31).* 
Id.    :  Plécoptères  nouveaux   (.Ami.    Soc.  ent.  Belgique,  LXI  [1921], 

p.  o7).* 
Id.   :   Une  Perlide  nouvelle  du  Congo  Français  (/.  c,  LXI,   [1921], 

p.  loi).* 
Id.  :  Les  Éphémères  Indo-chinoises  (/.  c,  LXI  [1921],  p.  211).* 
LiXGiONi  (Paolo)  :  Una  varietà  nova  dell'  Alis  Italica  Sol.  {Atti  délia 

Pontif.  Ace.  Bomana  dei  Niiovi  Lincei,  LXXIV).* 
Id.  :  Sopra  un  caso  di  autenna  bifida  in  un  Akis  bacarozzo  Schr.,  lig., 

3  p.  (/.c,  LXXIV,  1921).* 
Id.  :  Una  nuova  varieta  del  Carabus  clathratus  Lin.  dell'  Italia  centrale, 

2  p..  (/.  c.).* 
LuNDBLAD  (0.)  :  Apple-och  paronbladlopporna,  20  p.,  lîg.  [Meddelande 

N°   W9  fran  Centralamtalten.  fur  fOrsôksvdsendet  pâ  jordbruksom- 

,radet.  Entomol.  Avdelningen  N"  37). 
Mellor  (J.-E.-M.)  :  Notes  on  îour  Sudan  solitary  Wasps,  3  pi.  et  fig. 

[Sudan  Notes  and  Becords,  IV,  2.  1921).* 
Menozzi  (C.)  :  Nota  complementare  alla  topographia  e  alla  fauna  délia 

grotta  di  S.  Maria  M.  sul  monte  Vallestra  {Atti  d.  Soc.  dei  Naturalisti 

et  matem.  di  Modena,  série  V,  V  [1919-1920],  p.  70).* 
Id.  :  Res  Mutinenses.  Dermaptera,  8  p.  (/.  c,  VI,  1921-1922).* 
Id.  :  Una  nuova  specie  del  génère  Apocephalus  Coquil.  parasita  del 

Crematogaster  scutellaris  Oliv.  [Bull.  Soc.  ent.  Ital.,  LUI.  1921).* 
Id.  :  Nota  su  una  quarta  specie  del  génère  Sphaeridium  F.  [l.  c,  LUI, 

1921). 

Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard 


TYPOGRAPHIE    FIUMIN-DIDOT   ET   C'«. 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


Séaucc   (lu  96  juillet    i922. 

Présidence  de  M.  A.  MAGDELAINE,  vice-Président. 

Sommaire. 

Cliaiujemenls  d'adresses,  p.  185.  —  Admissions,  p.  186.  —  Exonéralions, 
]).186.  —  Démission,  p.  186.  —  Conlribnlions  à  nos  pubiicaiions,  p.  186. 
—  Budget,  p.  186.  —  Dépôt  rf'Annaies,  p.  188. 

Observations  diverses.  —  F.  Carpentier.  Demande  de  chenilles  à'He- 
pialidae,  p.  188.  —  D""  Cl.  Gautier.  Présenlalion  d'Insectes  [Hem.  Aleu- 
rodidae],  p.  188. 

Communications.  —  L.  Falcoz.  Diagnosc  de  deux  Cryplopliagiis  nou- 
veaux, de  Sardaigne  [Col.  Cryptophaginae],  p.  189.  —  L.  Berland.  Notes 
sur  les  Hyménoptères  fouisseurs  de  France.  L,  p.  190.  ^  L.  SEinciioN. 
Sur  la  nymphe  de  Melecla  armata  Panzer  [Hym.  Apidae],  p.  192.  — 
L.  CnoPARD.  Les  l'ohjph(((jft  du  groupe  du  sinensis  Walk.  [Orth.  Blat- 
tidae]  (avec  la  pi.  2),  p.  194. 


MM.  J.  SuRcouF,  ancien  Président  et  li.  Vitalis  de  Salvaza,  de 
Saigon,  assistent  à  la  séance. 

Changements  d'adresses.  —  M.  J.  Dayrem,  Juge  de  paix  à 
Guelma  (Constantine). 

—  M.  A.  Honoré,  89,  rue  Hôtel  des  Monnaies,  Saint-Gilles, 
Bruxelles  (Belgique). 

—  M.  J.  A.  Vellard  du  Chesne,  78,  rua  Pereira  Nunes,  Nictlieroy 
Brésil). 

Bull.  Soc.  enl.  Fr.  [1922].  —  N"  14. 


186  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Admissions.  —  M.  le  D''  H.  Cleu,  à  l'Argentière-Ia-Bessée  (H'«"- 
Alpes).  —  Col.  et  Lép.  des  Hautes-Alpes. 

—  M.  M.  Deslandes,  96,  rue  de  Maubeuge,  Paris,  10' .  —  Lépido- 
ptères. 

—  M.  le  D--  A.  E.  Lins,  assistente  em  Entomologia  do  Laboratorio 
bacteriologico,  128,  rua  do  Rezende,  Rio-de-Janeiro  (Brésil).  —  Ento- 
mologie médicale. 

—  le  R.  P.  H.  Trilles?  missionnaire  du  Saint-Esprit,  30.  rue  Lho- 
mond,  Paris  5^  —  Coléoptères. 

Exonérations.  —  MM.  le  marquis  de  Breteuil  et  J.  Deconihout 
se  sont  fait  inscrire  comme  membres  à  vie. 

Démission.  —  M.  H.  Péron  a  adressé  sa  démission. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  L.  Chopard 30  francs 

J.    Saixte-Glaire  Deville 40    — 

Budget.  —  M.  Ch.  Lahaussois,  Trésorier,  envoie  son  rapport  finan- 
cier pour  Texercice  1921. 

EXERCICE  1921 

recettes 

En  caisse  au  31  décembre  1920 3.45o  fr.  09c. 

Cotisations  et  souscriptions 9.773  75 

Revenus 8.830  61 

Subvention  du  Ministère  de  Flnstruction  publique . . .  350        » 
—                 —        de  l'Agriculture  (deux  an- 
nuités)    1.140        » 

Tirages  à  part 843  80 

Abonnements    aux   Annales    et   au    Bulletin    (dont 

70  souscrits  par  l'État) 3.991  33 

Contributions  aux  Publications 4.644  20 

Vente  des  Annales  et  du  Bulleti7i 363  75 

—    de  Tables 2        >' 

Faune  Bedel 277        » 

Vente  d'ouvrages  divers 277  » 

Annonces 190  » 

Dons 699  » 


Séance  du  26  juillet  iOSS.  187 

Exonérations  de  26  sociétaires  (dont  8  pour  solde)...  6.700        » 

Versements  faits  en  vue  d'exonération o50        » 

Remboursement  de  8  obligations  Ouest  3  °/o  anciennes.  3.838  o6 

Divers 32  75 

Total  des  recettes 46.198  86 


DEPENSES 

Loyer,  impôts,  assurance 3.832  l'r.  9o  c. 

Frais  d'impression  des  Annales  et  du  Bulletin 17.801      80 

Planches  et  gravures 619      80 

Administration  et  correspondance 978        » 

Frais  d'envoi  des  publications 437      70 

Traitement  de  l'agent 4.000        » 

Bibliothèque 886      90 

Prix  divers 1.600        » 

Achat  de  30  obligations  Ouest  3  °/o  anciennes  et  de 

22  obligations  Ouest  3  «/o  nouvelles 14.770      25 

Frais  avancés  pour  toucher  le  legs  Ferton 1.194      80 

Total  des  dépenses 46.142  Ir.  20  c. 

BALANCE 

Recettes 46.198  fr.  86  c. 

Dépenses 46.142      20 

En  caisse  au  31  décembre  1921 36  fr.  66  c. 

COMPTE  pu  JOURNAL  L'ABEILLE 

En  caisse  au  31  décembre  1920 1.392  fr.  âO  e. 

Abonnements  et  vente  de  volumes 156        » 

Vente  d'ouvrages  divers 1,^      5§ 

Contribution  à  l'impression  du  Catalogue  des  Coléo- 
ptères du  Nord  de  l'Afrique. 200        » 

En  caisse  au  31  décembre  1921 •. 1.963  fr.  70  c. 

CAISSE  DES  COLLECTIONS 
En  caisse  au  31  décembre  1921 


188  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

AVOIR  DE  LA  SOCIÉTÉ 

Portefeuille 

2.391  francs  *de  renie  3  "/„  (cours  54  fr.  70) 43.59ofr.  90  c. 

600    francs  de  rente  4  °/o  1918  (cours  6o  fr.  25) .... .        9.787      50 
1.650  francs  de  rente  5  "/o  ancienne  (cours  80  fr.  20) .  26.466        » 
340  obligations  Ouest  3  °io  anciennes  [dont  deux  ache- 
tées avec  les  fonds  de  LWbeille]  (cours  299  fr.) 101.660      » 

22  obligations  Ouest  3  "/o  nouvelles  (cours  292 fr.).  6.424      » 

Capital  au  31  décembre  1921 187.933  fr.  40c. 

—  Conformément  aux  articles  26  et  29  de  ses  Statuts  et  de  son 
Règlement,  la  Société  renvoie  les  comptes  du  Trésorier  à  l'examen  de 
son  Conseil,  qui  lui  soumettra  un  rapport  dans  une  prochaine  séance. 

Dépôt  d'Annales.  —  M.  L.  Berland,  Secrétaire  adjoint,  dépose 
sur  le  bureau  les  3"  et  4°  trimestres  des  Annales  1921,  comprenant  les 
pages  193  à  356  et  les  planches  5  et  6. 

Observations  diverses. 

Demande  de  chenilles  d'Hepialidae.  —  M.  F.  Carpentier  de- 
mande pour  un  de  ses  collègues  américains,  M.  H.  Garmax,  des  che- 
nilles d'Hepialidae  européens,  en  liquide  conservateur.  Ceux  de  nos 
collègues  que  cette  question  intéresserait  peuvent  se  mettre  directe- 
ment en  rapport  avec  M.  Garman.  Dep*  of  Eatomology  and  Botany, 
Experiment  Station  of  Lexington  (Kentucky),  U.  S.  A. 

Présentation  d'Içsectes.  —  M.  le  D""  Cl.  Gautier  adresse  des 
exemplaires  d'une  espèce  û'Aleurodes  [Hem.  Aleurodidae],  abondante 
sur  les  Poiriers  et  les  Frênes  de  la  région  lyonnaise,  qui  lui  a  paru 
différente  des  espèces  actuellement  connues  et  dont  il  donnera  pro- 
chainement la  description. 


Séance  du  26  juillet  1922.  139 

Communications. 


Diagnoses  de  deux  Cryptophagus  nouveaux,  de  Sardaigne 

[Col.  Cryi'tophagixae] 

par  L.  Falcoz. 

•1.  Cryptophagus  lucifugus,  n.  sp.  —  Oblongus,  elongatus,  sub- 
pamllelus.,  2  lj2  longior  rjuam  in  maxima  latitudine  latior,  convexus, 
nitidus'  capite  thoraceque  hrunneo- faims,  coleopteris,  pedibus  antennii- 
que  rufis,  jmbe  flava,  tenui,  strata,  dense  vestitus.  Caput  planiusculum, 
tYansversum,  crebre  punctatum;  oculis  parum  prominulis:  antennae 
sat  incrassatae,  clavae  1°  et  2"  articulis  valde  transversls.  Pronotum 
pauluin  latior  quaiii  longior,  margine  antico  subarcuato,  lateribus  tenue 
marginatis,  a  mcdio  postice  coarctatis,  disco  quam  caput  parcius  te- 
niusque  punctulato,  angulis  anticis  levissvme  incrassatis ,tnonnihil  cal- 
losis,  callo  marginis  lateralis  sextam  partem  occupante,  denticiilo  late- 
rali  minutissimo,  ante  médium  sito,  angulis  posticis  obtusis.  Scutelhtm 
transversiim.  Colcoptera  basi  pronoto  latiora,  lateribus  parum  arcuata, 
■basi  quam  pronoto  minus  dense  uc  tenuiter  punctato,  punctis  ad  api- 
cem  attenuatis.  —  Long.  1,8  mm.  * 

Patria  :  Sardinia,  in  spelunca  «  grotta  dell'  Inferno  »  vocata,  apud 
Scala  di  Giocca. 

Plusieurs  individus  cf  Q  découverts  par  M.  A.  Dodero,  qui  avait 
nommé  in  museo,  sans  les  décrire,  ces  deux  espèces. 

Cryptophagus  lucifugus  se  place  près, de  C.  distinguendus  Strm., 
dont  il  diffère  par  la  taille  un  peu  moindre,  la  forme  plus  étroite,  plus 
convexe,  la  pubescence  et  la  ponctuation  bien  plus  fines,  enfm  par  la 
position  anté-médlane  du  denticule  latéral. 

2.  Cryptophagus  spelaeus,  n.  sp.  —  Ovatus,  2  longior  quam  in 
maxima  latitudine  latior,  parum  convexus,  nitidus,  rufotestaceus, 
pube  flavo-aurata,  satlonga,  parum  dense  vestitus,  pilis  coleopteroriim 
suberectis.  Caput  transversum,  convexiusculum ,  crebre  punctatum, 
oculis  parum  prominulis,  antennae  incrassatae.  Pronotum  nonnihil 
latior  quam  longior,  margine  antico  subrecto,  lateribus  stricto  margi- 
natis, postice  coarctatis,  sat  crebre  punctatum,  angulis  anticis  leviter 
callosis,  apice  haud  dentato  prominentibus,  callo  marginis  lateralis 
sextam  partem  occupante,  denticulo  latérale  minutissimo,  in  medio  sito, 
angulis  posticis  obtusis.  Scutellum  transversv,m.  Coleoptera  basi  pro- 


190  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

noto  latiora,  lateribus  arcuata,  basi  quant  pronoto  dimidium  minus 
dense  punctùtum,  punctis  ad  apicem  attenuatis.  —  Long.  2  mm. 

Patria  .-'Sardinia,  in  spelunca  apud  Seulo. 

Plusieurs  individus  çf  Q  découverts  par  M.  A.  Dodero.  Cette  espèce 
est  voisine  de  C.  umbratus  Er.,  mais  on  pdurra  l'en  distinguer  par 
la  pubescence  bien  plus  longue  et  obliquement  relevée  sur  les  élytres, 
la  ponctuation  plus  écartée  et  un  peu  plus  lorte,  la  surface  luisante  et 
la  coloration  plus  claire. 

11  est  intéressant  de  noter  que  ces  deux  nouvelles  formes,  qui  pa- 
raissent avoir  des  mœurs  troglophiles,  rentrent,  aussi  bien  morpholo- 
giquement qu'éthologiquement.dans  un  petit  groupe  de  Cryptophagus 
{C.  scutellatus  Nv,'m .,  umbratus  Ev . ,  distinguendus  Strm.)  caracté- 
risés par  les  calus  prothoraciques  réduits  et  dont  les  tendances  sont 
très  nettement  lucifuges. 

C.  scutellatus  a  été  signalé  dans  les  grottes  par  Ganglbader  (Die 
Kâfer  von  Mitteleuropa,  III,  p.  687,  1899)  et  Jeannel  (Biospeologica, 
X,  Coléopt..  Iî°sér.,  p.o24,  1909);  il  se  trouve  assez  fréquemment  dans 
les  lieux  obscurs,  caves,  celliers,  écuries,  terriers,  etc.,  où  se  ren- 
contrent également,  mais  bien  plus  rarement,  C.  umbratus  et  C.  distin- 
guendus. 


Notes  sur  les  Hyménoptères  fouisseurs  de  France.  I. 

par  Lucien  Berl.\nd. 

Myzine  lineata  Siebel.  —  Le  type  a  été  retrouvé  dans  la  col- 
lection Fairmaire  et  figure  actuellement  dans  les  collections  du 
Muséum.' C'est  une  petite  espèce,  plus  colorée  que  notre  espèce  com- 
mune, Myzine  tripunctata,  et  remarquable  par  Tabsence  totale  des 
ailes  postérieures  et  la  réduction  des  ailes  antérieures  à  do  petits 
moignons.  Sighel  n'ayant  qu'un  exemplaire  sous  les  yeux,  avait  émis 
l'idée  que  c'était  peut-être  une  mutilation  accidentelle.  J'ai  trouvé 
d'autres  exemplaires  dans  diverses  collections  et  j'ai,  de  plus,  capturé 
cette  espèce  tout  récemment  à  Cavalaire  (Var)  :  tous  sont  dans  le 
même  état  que  le  type  et  il  n'y  a  pas  de  doute  que  la  réduction  des 
ailes  soit  normale  pour  l'espèce.  La  répartition  géographique  est  ac- 
tuellement la  suivante  : 

Var  :  Toulon  {type),  Cavalaire!,  juin  1922;  —  Bouches-du-Rhône  : 


Séance  du  f 6  juillet  192^.  191 

Marseille,  Miramas;  —  Pyrénées  :  un  exemplaire,  sans  localité  pré- 
cise, dans  la  collection  Pandellé.  —  Espagne  :  Barcelone,  Uclès. 

Tiphia  Antigae  Tour  nier.  —  Espèce  déprite  de  Barcelone;  j'en 
ai  trouvé  des  exemplaires  de  localités  françaises,  dans  diverses  col- 
lections, et  j'ai  pu  en  vérifier  la  détermination  par  l'examen  du  type  qu'a 
bien  voulu  me  communiquer  M.  le  P''  Bedot.  directeur  du  Musée  de 
Genève.  C'est  une  espèce  voisine  de  T.  morio,  mais  caractérisée  par 
le  raccourcissement  des  ailes,  qui  atteignent  à  peine  le  bord  posté- 
rieur du  2'  tergite  abdominal  alors  que,  normalement,  elles  vont  au 
moins  jusqu'au  4";  les  ailes  sont  néanmoins  complètes  et  contiennent 
toutes  les  cellules.  On  peut  se  demander  s'il  n'y  aurait  pas  là  une 
forme  brachyptère  de  T.  morio.  Saussure  semble  en  avoir  eu  la 
pensée  en  décrivant  dans  le  Voyage  au  Turkestan  de  Fedtchenko, 
II,  p.  31,  un  T.  morio  var.  ruficornis,  qui  présente  la  même  réduction 
d'ailes  que  T.  Antigae,  ce  qu'il  a  attribué  à  du  «  microptérisme  ».  Je 
crois  que,  jusqu'à  plus  ample  informé,  il  vaut  mieux  conserver  le 
rang  d'espèce  que  Tournier  avait  donné  à  cette  forme,  la  brachy- 
ptérie  n'étant  pas  connue,  autant  que  je  sache,  chez  les  Scoliides.  Les 
localités  que  je  connais  sont  les  suivantes  : 

Drôme  :  Nyons;  —  Bouches-du-Rhône  :  Marseille;  Fos-sur-Mer.  — 
Espagne  :  Aragon;  Barcelone  {type)-,  Guadarrama.  —  Hongrie,  sans 
locaUté.  dans  la  collection  Vachal.  —  Algérie  :  Nemours. 

Myrmilla  dorsata  F.  —  Alpes-Marilimes  :  Monaco!  juin  1913; 
—  Var  :  Bormes;  île  de  Porquerolles  (G.\udin);  Callian!  juin  1922. 

C'est  la  forme  typique,  signalée  récemment  par  F.  Picard,  et  que 
E.  André  n'avait  pas  observée  en  France.  La  variété  excoriata  Lep., 
à  tache  rouge  sur  la  tête,  est  beaucoup  plus  répandue. 

Myrmilla  erytbrocephala  Latr.  —  Var   :  Callian!   juin   1922, 

Myrmilla  capitata  Lucas.  —  Var  :  Callian!  juin  1922,  très  com- 
mun. 

Miitilla  pusilla  Klug.  —  Var  :  Callian!  juin  1922. 

Mutilla  biguttata  Costa .  —  Zavattari  a  établi,  en  1910,  que  le 
Mutilla  dalmatica  André  en  était  synonyme,  d'après  l'examen  du 
type  de  Costa.  Je  l'ai  trouvé  à  Ajaccio  (Corse),  en  juin  1921.  Décrite 
de  Dalmatie,  connue  d'Italie,  de  Grèce  et  du  Caucase,  cette  espèce, 
peu  commune,  n'avait  pas  encore  été  signalée  de  France. 

Bary mutilla  barbara  var.  sericeiventris  Costa.  —  C'est  une 
forme  de  la  var.  brutia,  commune  dans  le  midi,  dont  elle  se  distin- 


192  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

gue  par  l'abdomen  brun,  recouvert  entièrement,  de  pubescence  mor- 
dorée où  les  taches  tergales  disparaissent  presque  complètement. 
Cette  variété  n'était  connue  que  de  l'extrême  sud  de  l'Europe,  et  aussi 
de  Crimée;  je  l'ai  trouvée  récemment  à  Callian  (Var),  juin  1922. 

Sténomiitilla  argentata  var.  bifasciata  K\ug.    —  Var  :  Callian, 
septembre  1921.  mai  1922,  cf  Q,  commun. 


Sur  la  nymphe  de  Melecta  armata  Panzer  [Hym.  Apidae] 
par  Louis   Semichon. 

J'ai  trouvé  dans  une  cellule  â'Anthophora personata  Erichson  une 
nymphe  maie  de  Melecta  armata  Panzer  que  j'ai  pu  étudier  en  bon 
état  et  conserver  dans  l'alcool. 

•  Cette  nymphe  a  une  attitude  un  peu  analogue  à  celle  de  son  hôte, 
mais  elle  en  difïère  par  des  caractères  qui  ne  permettent  pas  de  les 
confondre. 

La  longueur  de  la  languette  est  beaucoup  moindre  chez  la  Mélecte 
—  oi'i  son  extrémité  n'atteint  pas  le  bout  de  l'abdomen  —  que  chez 
l'Anthophore  où  elle  le  dépasserait  si  elle  n'était  pas  recourbée  sur 
le  côté. 

L'abdomen  de  la  nymphe  de  Mélecte  n'est  pas  renflé  en  arrière 
comme  celui  de  l'Anthophore,  la  région  du  clypéus  et  du  labre  est 
proéminente  chez  la  Mélecte. 

Mais  les  diiïérences  les  plus  caractéristiques  se  trouvent  à  la  ré- 
gion dorsale  du  thorax. 

La  nymphe  de  la  Mélecte  porte  sur  le  scutum  du  mésothorax  deux 
crêtes  saillantes  hérissées  de  pointes  aiguës  très  petites,  plus  ou  moins 
recourbées.  Ces  crêtes  sont  aplaties  latéralement  et  orientées  obli- 
quement, à  45°  environ  de  la  ligne  médiodorsale,  leur  extrémité  anté- 
rieure tournée  en  dehors. 

Le  sciitellum  porte  deux  gros  tubercules  coniques  dirigés  en 
arrière,  à  l'intérieur  desquels  se  forment  les  épines  beaucoup  plus 
courtes,  plus  ou  moins  masquées  par  des  poils,  mais  plus  aiguës,  qui 
caractérisent  la  Mélecte  adulte  (i). 

(1)  J'ai  déjà  fait  remarquer  que,  chez  d'autres  Mellifères,  les  saillies  thora- 
cique  dorsales  des  nymphes  sont  plus  marquées  que  celles  des  adultes,  tan- 
dis qu'en  général,  les  parties  saillantes  du  corps  ont  une  forme  plus  grossière 
Bull.  ne.  France  cl  Belgique  [1906],  p.  351). 


Séance  du  âC  juillet  1922. 


193 


Parmi  ces  caractères  différentiels  de  la  nymphe  de  Mélecte  il  en 
est  qui  sont  l'indication  de  ceux  qui  seront  plus  accusés  chez  l'adulte. 
Tels  sont  :  la  proéminence  de  la  région  du  clypéus  —  les  propor- 
tions du  labium  —  la  forme  de  l'abdomen  —  les  deux  saillies  posté- 
rieures, coniques,  du  scutellum. 

Mais  les  crêtes  du  mésothorax,  au  contraire,  de  forme  si  particulière 
et  si  remarquable  chez  la  nymphe,  n'ont  pas  d'équivalent  comparable 
chez  l'adulte.  Leur  place  est  simplement  raarcjuée  par  une  ligne  unie, 


Fig.  1.  —  Face  dorsale  de  la  région  thoraclque 
d'une  nymphe  de  Melcclc  arma  fa  Panzer,  vue 
obliquement  en  avant. 


Fig.  2.  —  L'une  des 
deux  crêtes  situées  sur 
la  partie  dorsale  du 
mésothorax  de  la  nym- 
phe de  Mclevla  aniia- 
l,n  Panzer. 


qui  interrompt  la  surface  chagrinée  du  mésothorax,  et  cette  ligne 
n'a  pas  môme  la  direction  que  l'axe  longitudinal  de  la  crête  qui 
existe  chez  la  nymphe.  Le  bord  postérieur  de  chaque  segment  abdo- 
minal de  celle-ci  porte  une  rangée  de  spinules  très  nombreuses  et  très 
pointues,  à  pointe  brune,  visibles  seulement  au  microscope. 

Dans  la  figure  1,  la  pointe  située  à  gauche  de  la  crête  est  celle  de 
l'extrémité  antérieure,  dirigée  en  dehors  ;  les  deux  grandes  pointes 
situées  plus  bas  à  droite  sont  celles  de  son  bord  postérieur,  plus 
rapproché  de  la  ligne  médiane  dorsale. 

La  figure  2  est  orientée  de  façon  à  présenter  l'une  des  deux  crêtes 
mésothoraciques  vue  dans  sa  plus  grande  largeur;  l'autre  est  alors 
vue  presque  dans  sa  moindre  épaisseur.  Le  léger  sillon  médiodorsal 
du  mésothorax  et  les  plis  superficiels  sont  figurés  en  pointillé.  Cette 
orientation  permet  de  voir  aussi  que  la  pointe  d'un  des  cônes  du  scu- 
tellum est  légèrement  reco    ml, ù'. 


194  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Sur  le  thhorax  de  la  nymphe  de  l'Anthophore  il  existe  seulement 
quatre  petites  éminences  mésothoraciques. 

Ainsi  la  nymphe  de  Mélecte  présente  des  caractères  bien  particu- 
liers. Ceux  du  thorax  sont  très  différents  de  ce  que  j'ai  observé  sur 
les  autres  nymphes  de  Mellifères. 


Les  Polyphaga  du  groupe  du  smensis  Walk. 

[Orth.  Blattidae] 

(avec  la  planche  2) 

par  L.  Chopard. 

Je  dois  à  l'obligeance  de  M.  B.  P.  Uvarov  d'avoir  pu  étudier  une 
espèce  de  Polyphaga  rapportée  par  l'expédition  du  mont  Everest  et 
capturée  à  18.500  pieds,  soit  environ  3.640  mètres.  Cette  espèce  est 
nouvelle,  mais  assez  voisine  d'autres  formes  de  l'Asie  centrale,  habi- 
tant pour  la  plupart  les  montagnes  et  composant  un  groupe  assez 
spécial  du  genre  Polyphaga  ;  ce  groupe  comprend  des  espèces  de 
taille  moyenne,  à  pubescence  abondante,  dont  les  cf  sont  assez  bien 
caractérisés  par  leurs  élytres  translucides,  marbrés  de  brun,  et  sont 
assez  faciles  à  distinguer  entre  eux;  les  Q,  par  contre,  ne  présentent 
pas  de  caractères  particuliers  et  sont,  dans  l'état  actuel  de  nos  con- 
naissances, pratiquement  indéterminables.  Les  cinq  espèces  suivantes 
peuvent  être  comprises  dans  ce  groupe. 

1.  Polyphaga  sinensis  Walk.  —  Cette  espèce  a  été  décrite  d'a- 
près un  individu  Q  qui  existe  encore  au  British  Muséum;  il  est 
naturellement  extrêmement  difficile  de  savoir  quel  cf  doit  lui  être 
rapporté. 

Chine  septentrionale  (Walker,  Dohrn). 

2.  Polyphaga  limbata  Kirby.  —  Cette  espèce,  qui  avait  été 
décrite  sous  le  nom  de  sinensis  par  Saussure,  n'est  peut-être  pas 
différente  de  la  précédente.  Le  Muséum  de  Paris  possède  trois  indi- 
vidus semblant  se  rapporter  parfaitement  à  la  description  Ju  cf  don- 
née par  DE  Saussure;  les  élytres  et  les  ailes  sont  longs,  relativement 
assez  étroits,  à  taches  brunes  un  peu  contluentes,  encerclant  des 
espaces  clairs,  irréguliers,  le  bord  antérieur  du  pronotum  est  nette- 
ment échancré  (fig.  3  et  4).  Les  épines  des  pattes  sont  assez  longues^ 


Séance  du  26  juillet  I9n.  195 

celles  des  tibias  postérieurs,  au  nombre  de  11  supérieures,  5  infé- 
rieures, sont  assez  écartées  et  laissent  un  espace  mutique  à  l'apex  du 
tibia  égalant  environ  le  quart  de  la  longueur  totale. 

Chine  :  Pékin  (de  Saussure,  Bolivar);  montagnes  au  nord  de  Pékin 
(A.  DAvm). 

3,  Polyphaga  yunnanensis,  n.sp.  — cf-  Très  voisin  du  précédent 
mais  les  élytres  plus  longs  et  plus  étroits,  à  bord  antérieur  très  peu 
convexe,  à  petites  taches  brunes  isolées  (tlg.  5);  bord  antérieur  du 
pronotum  moins  échancré.  L'armature  des  pattes  est  semblable  à  celle 
de  l'espèce  précédente,  mais  les  épines  des  tibias  postérieurs  sont  plus 
serrées,  plus  régulières  et  atteignent  presque  l'apex  du  tibia. 

9  (fig.  6).  Je  rapporte  avec  doute  à  cette  espèce  une  Q  brunâtre, 
assez  claire  en  dessous,  couverte  de  poils  roux;  pronotum  marqué  de 
très  fines  lignes  glabres  et  lisses  ;  tergites  abdominaux  présentant  de 
chaque  côté  une  tache  glabre,  arrondie  ;  plaque  suranale  à  bord  posté- 
rieur régulièrement  arrondi,  très  légèrement  échancré  au  milieu, 
tibias  antérieurs  armés  de  7  épines  apicales  et  1  supérieure  ;  tibias 
intermédiaires  armés  de  8  supérieures  (2  4-  2  +  4)  et  2  inférieures  ; 
tibias  postérieurs  avec  11  supérieures  (4  +3  +  4)  et  4  inférieures. 

Long,  cf  i9  mm.,  9  23,o  mm.;  larg.  du  corps  9  17  mm,;  élylre 
cf  28  mm. 

Tijpes  :  Yunnan,  Tsé-Kou,  1  cf  ;  Se-Tchouen,  Siao-Lou,  1  9  (Mu- 
séum Paris). 
Co-types  :  Mêmes  localités  2  cf,  1  9  (Muséum  Paris). 
4.  Polyphaga  thibetana,  n.  sp.  —  d^.  Plus  court  que  les  précé- 
dents, à  pubescence  plus  abondante.  Élytres  assez  larges,  présentant 
des  très  petites  taches  brunes,  éparses,  assez  variables  (fig.  1  et  2)  ; 
bord  antérieur  du  pronotum  très  légèrement  sinué,  angles  latéraux 
assez  marqués  ;  yeux  très  peu  plus  rapprochés  que  les  ocelles.  Tibias 
antérieurs  présentant  7  grandes  épines  autour  de  l'apex,  plus  1  supé- 
rieure et  1   inférieure;   tibias  intermédiaires  à  7  éperons  apicaux, 
7  épines  supérieures  (3  +  2  +  2)  et  2  inférieures  (1  sur  chaque  bord 
vers  le  tiers  apical)  ;  tibias  postérieurs  à  7  éperons  apicaux,  11  épines 
supérieures  (o  +  3  -|-  3)  et  6  inférieures  (3  +  3).  Les  épines  supé- 
rieures des  tibias  postérieurs  sont  disposées  comme  chez  P.  limbata, 
laissant  un  espace  inerme  vers  l'apex  égalant  le  quart  de  la  longueur, 
du  tibia.  Métatarses  longs. 
Long.  17-21  mm.;  élytres  23-26  mm.;  larg.  élytres  9-10,3  mm. 
Type  :  Thibet  :  Gynangtse  [ait.   13.000  feet],  (Thibet  Exp.,  H.  J. 
Waltox,  juin  1904);  1  cf  (British  Muséum). 


196  Bulletin  de  la  Sodété  entomologique  de  France. 

Co-tijpes  :  5  çf,  mémo  localité  (British  Muséum  et  Muséum  Paris). 

o.  Polyphaga  everestiana,  n.  sp.  —  cf.  Forme  générale  courte 
et  large,  pubescence  abondante.  El  y  très  courts,  à  taches  assez  grosses 
et  bien  marquées,  l'ensemble  plus  foncé  que  les  espèces  précédentes 
(fig.  7);  pronotum  à  angles  plus  arrondis  que  chez  thibetana,  bord 
antérieur  subanguleux  au  milieu,  présentant  une  bordure  claire,  large 
et  assez  nette.  Élytres  dépassant  peu  l'extrémité  abdominale,  relative- 
ment très  larges,  à  champ  antérieur  très  foncé,  présentant  une  tache 
jaune  basale.  Yeux  nettement  plus  rapprochés  que  les  ocelles.  Tibias 
antérieurs  à  armature  semblable  à  thibetana;  tibias  intermédiaires  à 
6  épines  supérieures  (â  +  2  +  2)  et  2  inférieures;  tibias  postérieurs  à 
9  supérieures  (3  +  3  +  3),  disposées  comme  chez  le  précédent,  et 

0  inférieures  (3  +  2).  Métatarses  longs. 

Q  (fig.  8).  Brun  uniforme  à  pubescence  rousse;  pronotum  et  ter- 
gites  abdominaux  présentant  les  mêmes  dessins  et  taches  lisses  que 
chez  P.  yunnanensis,  le  dernier  point  rond,  sur  le  6*=  tergite.  un  peu 
enfoncé;  plaque  suranale  subtriangulaire,  avec  une  petite  carène  mé- 
diane et  une  très  petite  échancrure  apicale.  Pattes  courtes,  à  épines 
fortes,  les  tibias  intermédiaires  à  7  supérieures,  les  tibias  postérieurs 
à  11  supérieures. 

Long.  cf,9  19  mm-  ;  lai'g-  du  corps  9  14,5  mm.  ;  élytres  cf  22  mm.  ; 
larg.  élytres  9  mm. 

Tijpes  :  Mount  Everest  Expédition  [ait.  I8.0OO  feel],  juillet  1921; 

1  cT  et  1  9  (British  Muséum). 


Explication  de  la  planche  2. 

Fig.  1  et  2.  Polyphaga  thibetana,  n.  sp.,  cf. 
Fig.  3  et  4.  Polyphaga  limbata  Kirby,  cf. 
Fig.  5.  Polyphaga  yunnanensis.,  n.  sp.,  cf. 
Fig.  6.         —  _  ,ç. 

F'ig.  7.  Polyphaga  everestiana,  n.  sp.  cf- 
Fig.  8.  -  -  9- 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopaup. 


TYPOGRAPHIE   FIRMIN-DIDOT   ET   C'=.  —  PARIS. 


Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [1922],  N°  14 


Pl 

2 


Polyphaga  d'Asie. 


1922,  —  r  15. 

BULLETIN 


I3E    LA. 


r     r 


SOCIETE  ËKTONOLOGIOIE 


DE    FRANCE 


FONDEE   LE    29    FEVRIER    1832 

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PAR   DÉCRET  DU    23  AOUT  1878 

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cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIP). 


BULLETIN 

DE     LA 

SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


§léance  du  13  octobre  199%. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON. 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  197.  —  Nécrologie,  p.  198.  —  Changements  d'adresses, 
p.  198.  —  Distinctions  honorifiques,  p.  198.  —  Admission,  p.  198.  — 
Présentations,  p.  198.  —  Renseignements,  p.  198.  —  Présentation  d'Iti- 
sectes,  p.  199.  —  Prix  Dollfus  1D22,  p.  199.  —  Élection  d'un  Membre 
honoraire  [Commission),  p.  199. 

Communications.  —  E.  Simon.  Description  de  deux  Arachnides  caverni- 
coles du  midi  de  la  France,  p.  199.  —  D'  A.  Ciiobaiit.  Un  Onthophagus 
taurusSclivebiiT  monstrueux  [Col.  Scarab\i;id.\eJ,  p.  201.  —  D'' R.  Jean 
NEL.  Un  Sil[>liide  [Col.]  cavernicole  nouveau  du  Jura  Bernois,  p.  202.  — 
P.  DE  Peyeiumhoi  F.  Aouvcaux  Coléoptères  du  Nord- Africain.  Quarante- 
deuxième  note  :  le  genre  Amauronyx  [Pselaphidae],  p.  205.  — M.  Pic.  Dia- 
gnoses  d'Hétéroinères  [Col.]  de  l'Indo-Chine,  p.  208.  —  J.  Sainte-Ciaire 
Ueville.  Description  d'un  nouveau  Pterustichus  de  France,  p.  210.  — 
J.  Hervé-Bazin.  Encore  un  nouveau  Korinchia  de  la  région  orientale 
[Dii'T.  Syrpuidae],  p.  313.  —  C.  DuMo^T.  Diagnoses  de  Lépidoptères  nou- 
veaux du  Nord  de  l'Afrique,  p.  215.  —  B.  Trouvelot.  Sur  la  présence  en 
France  d'un  nouvel  ennemi  des  arbres  fruitiers,  Laspeyresia  molesta 
Buscii  [Lep.  Toutricidve],  p.  220.  —  L.  Falcoz.  Notes  biologiques  sur 
divers  Insectes  des  environs  de  Vienne  en  Dau])hiné,  p.  223. 


MM.  le  colonel  H.  Roussielgue.  de  Grenoble,  et  A.  Seyrig,  de  Mul- 
house, assistent  à  la  séance. 

Correspondance.  —  MM.  L.  Chopard,  Secrétaire,  et  Ch.  Lahaussois, 
Trésorier,  s'excusent  de  ne  pouvoir  assister  à  la  séance. 
Bull.  ;Soc.  ent.  Fr.  [1922].  —  N"  15. 


198  BiUletin  de  la  Société  entomologiqite  de  France. 

Nécrologie.  ^Noiis  avons  ie  regret  d'apprendre  la  mort  de  M.  A.  L. 
MoNTANDON,  survenue  à  Cernavoda  (Roumanie),  le  28  lévrier  1922. 

Changements  d'adresses.  —  M.  C.  Dumont,  16,  rue  de  Moscou, 
Paris  8^ 

—  M.  A.  Dervin,  à  Scvigny-Waleppe  (Ardennes). 

—  xM.  H.  DE  Franchessin,  12,  rue  Greuze,  Paris,  lô'^. 

—  M.  NÈGRE,  17,  Ijoul.  Talabot,  Nîmes  (Gard). 

—  M.Louis  ScHULER,  professeur  au  lycée,  rue  St-Marcel,  Metz  (Meuse). 

—  M.  A.  Seyrig,  ingénieur  civil  des  Mines,  Peùarroya,  province  de 
Cordoue,  Espagne. 

Distinctions  honorifiques.  —  Le  Président  a  le  plaisir  de  l'aire 
savoir  que  M.  le  P""  A.  Vayssière  a  été  nommé  chevalier  delà  Légion 
d'honneur. 

—  M.  P.  Scherdlin  a  été  nommé  chevalier  et  M.  le  D^'  A.  Gros, 
promu  officier  du  Mérite  agricole. 

Admission.  —  The  Rotliamsted  Expérimental  Station,  Harpenden, 
Angleterre. 

Présentations.  —  M.  René-Paul  Barthe.  D'^  en  médecine,  148, 
boulevard  Dequevauvillier,  Gennevilliers  (Seine),  présenté  par  M.  J. 
Magnin.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  G.  BiixiARoet  J.  Clermont. 

—  M"'^  Clémence  Bleuse,  29  rue  Lacépède,  Paris,  o%  présentée  par 
M.  J.  Magnin.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  G.  Billiard  et  Ch. 
Lahaussois. 

—  M.  le  iy  L.  BussY,  à  Lubersac  (Corrèze),  présenté  par  M.  E.  Barthe. 
—  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  le  D'^  V.  Auzat  et  J.  ClermOiNï. 

—  M.  Alfredo  Faz,  Bandera,  714,  à  Santiago  (Chili),  présenté  par 
M.  René  Martl\.  —Commissaires-rapporteurs  :  MIVL  le  D''  Et.  Rabaud 
et  F.  Picard. 

—  M.  Paul  Lassus,  19,  rue  de  Paris,  Colombes  (Seine),  présenté  par 
M.  J.  Pécoud.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  .1.  Clermont  et 
J.  Magnin. 

—  M.  Lucien  Marceron.  interne  des  hôpitaux,  131,  avenue  du  Roule, 
Neuilly-sur-Seine  (Seine),  présenté  par  M.  L.  Lhomme.  —  Commissaires- 
rapporteurs  :  MM.  H.  Desbordes  et  J.  Magnin. 

—  M.  Louis  SouRSAC,  directeur  des  Services  agricoles  des  Pyrénées- 
Orientales,  16,  rue  du  Castillet,  Perpignan  (Pyr.-Ori'^),  présenté  par 
M.  F.  Picard.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  P.  Lesne  et  R,  Peschet. 

Renseignements.  —  M.  G.  Dumont  nous  signale  que  nos  collègues 
qui  iraient  en  Tunisie  dans  un  but  entomologique,  sont  sûrs  de  trouver 


Séance  du  12  octobre  192S.  iM 

le  meilleur  accueil  auprès  de  M.  L.  Lavauden,  Inspecteur  des  Forèls.^ 
12,  rue  de  Cronstadt.  Tunis,  <iui  leur  facilitera  leurs  recherches. 

Présentation  d'Insectes.  —  MM.  les  D"  Cl.  Gautieu.  S.  Boxxa 
.MouR  et  M.  J.  Chiffloï  présentent  à  la  Société  des  feuilles  de  poirier,  de 
pommier,  de  cognassier,  de  pêcher,  de  rosier  montrant  des  dégâts  ât 
Tingis  pyri  F. 

Prix  Dollfiis  1922.  —  M.  H.  Caillol,  de  Marseille,  dépose,  pour 
concourir  au  Prix  DoUfus  1922,  7  feuilles  parues,  en  février  192i, 
de  son  travail  :  Catalogue  des  Coléoptères  de  Provence.  Cet  ouvrage^ 
est  en  cours  d'exécution  depuis  plusieurs  années  déjà  et  les  pages 
269  à  396,  actuellement  déposées,  constituent  la  suite  du  2*^  volume. 

Élection  d'un  Membre  honoraire  {Commission).  —  Conformé- 
ment à  l'article  14  de  son  règlement,  la  Société  procède  à  l'éleclioa 
d'une  commission  de  cinq  membres  chargés  de  présenter  un  rapport 
en  vue  de  rôlection  d'un  membre  honoraire. 

Sont  élus  :  MM.  L.  Chopard,  H.  Desrordes,  G.  Dumont,  R.  Peschkt 
cl  F.  Picard. 


Communications 

Description  de  deux  Arachnides  cavernicoles  du  midi  de  la  Francf 

par  E.  Simon. 

Meta  Bourneti.  n.  sp.  —  Voisin  de  M.  Menardi  Latreille,  autre 
espèce  lucifuge  du  même  genre;  en  diffère  à  première  vue  par  h 
taille  un  peu  plus  forte,  les  pattes  et  l'abdomen  unicolores  brunâîre 
jaune  (•). 

cf.  Branche  supère  du  paracymbium,  vue  de  profil,  inclinée  en 
avant,  très  comprimée,  mais  suivie  en  dessus  d'un  rebord  mousse  uc 
.peu  plus  chilinisé,  marqué,  un  peu  au  delà  du  milieu,  d'une  petite 
échancrure  obtuse  et  prolongée  à  l'angle  apical  en  saillie  conique:; 
sa  face  antérieure  pourvue  dans  le  haut,  au-dessous  du  cône  a[uraL 
d'un  petit  tubercule  obtus;  branche  externe  du  paracymbium  be;)»- 

(1)  Certains  individus  offrent  cependant  les  traces  d'un  dessin  analogue  à 
G«»lui  de  M.  Menardi,  mais  plus  vague. 


200  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

coup  plus  longue  (|ue  la  supère,  un   peu  arquée  en  bas  près  de  la 
base,  ensuite  droite  et  oblifjuement  dirigée  en  haut. 

9 .  Plaque  génitale  fauve  et  pileuse,  sans  crochet,  nue  en  dessus,  plus 
de  trois  fois  plus  large  que  longue  et  tronquée  droit  à  son  bord  posté- 
rieur, mais  entaillée  d'une  petite  échancrure  obtuse  ;  sa  face  postérieure, 
Yue  en  arrière,  en  fossette  transverse,  blanche  et  membraneuse. 

Espèce  plus  exclusivement  ca^'ernicole  que  M.  Mcnardi,  découverte 
dans  les  grottes  de  l'Ardèche,  retrouvée  dans  celles  du  Lot,  de  l'Hérault 
et  du  Gard,  remplaçant  exclusivement  le  .)/.  Menardi  dans  celles  du 
nord  de  l'Afrique. 

Trouioiiala,  n.  g.  —  Assez  voisin  du  genre  Cepheia,  de  la  fa- 
mille des  Theridiidae,  du  groupe  des  Mijsmneae,  en  diirère  surtout  par 
les  yeux  postérieurs,  vus  en  dessus,  en  ligne  récurvée,  le  sternum  un 
peu  plus  long  que  large  cl  presque  plat  comme  celui  des  Theridisoma; 
l'abdomen  globuleux  avec  les  filières  ramenées  en  dessous;  les  tégu- 
ments parsemés  de  poils  courts  et  lins;  le  céphalothorax  du  mâle  très 
élevé,  conique  acuminé,  vu  de  prolil  plus  haut  que  long. 

Troglonata  granulum,  n.  sp.  —  cf  9  •  Jaune  testacé  clair  avec 
les  côtés  du  céphalothorax,  les  cliélicères  et  les  fémurs  oUvâtres,  l'abdo- 
men réticulé  de  gris-olive  en  dessous  et  sur  les  côtés,  souvent  marqué 
en  dessus  de  deux  larges  demi-cercles  sinueux  et,  plus  en  arrière,  de 
quelques  lignes  abrégées  formant  un  réseau  lâche  gris-olive.  Pattes 
courtes  garnies  de  crins  blancs  variés. 

cf.  Céphalothorax  très  élevé,  acuminé  dans  la  région  frontale.  Yeux 
postérieurs  en  ligne  fortement  récurvée.  Bulbe  très  volumineux,  pour- 
vu à  la  base  d'une  sorte  de  lorum  rubané,  chitinisé,  ohUquement  dirigé 
en  avant,  lacinié  à  l'extrémité;  extrémité  du  bulbe,  vue  en  avant,  creu- 
sée d'une  cavité  surmontée  d'une  avance  arrondie  du  tube,  émettant 
une  apophyse  dure,  arquée,  obtuse,  accompagnée  d'un  petit  appendice 
coudé,  terminé  par  une  très  petite  dilatation  laciniée. 

Q.  Céphalothorax  non  acuminé.  Yeux  postérieurs  en  ligne  à  peine 
récurvée,  plaque  génitale  très  grande,  plus  large  que  longue,  tronquée 
en  arrière  avec  les  angles  obtus,  plane  en  dessus,  chitinisée  brun-rouge 
avec  une  bande  submembraneuse  incolore. 

Araignée  très  petite,  filant  sur  les  stalactites  une  très  grande  toile, 
à  mailles  larges  et  irrégulières;  ses  œufs,  gros,  sont  enveloppés  de 
bourre  légère  formant  un  petit  cocon  floconneux,  presque  rond,  sus- 
pendu dans  la  toile. 

Découvert  dans  la  grotte  de  Finou,  près  Livernon  (déparlement  du 
Lot),  par  ^!M.  E.  G.  RACovrrzA,  le  D''  R.  Jeannel  et  L.  Page. 


Séance  du  12  octobre  1922.  201 

Un  Onthophagus  taurus  Schreber  monstrueux 

[Col.  Scarabaeidae] 
par  le  D'  A.  Chobaut. 

Le  30  juillet  1922,  j"ai  capturé  dans  les  dunes  de  sable  de  l'erabou- 
cliure  du  Petit-Rhône,  près  des  Saintes-Maries-de-la-raer  (Camargue), 
nn  Onthophagus  taurus  Schreber  monstrueux.  Il  s'agit  d"un  exem- 
plaire 9  typique,  liien  constitué  d'ailleurs,  mais  portant  sur  la  partie 
médiane  du  pronotum,  un  peu  en  arrière  du  bord  antérieur,  une  gib- 
bosité  assez  accentuée,  ponctuée  comme  les  parties  avoisinantes. 

Le  fait  m'a  semblé  intéressant  par  ses  rapports  avec  d'aufres  ana- 
logies, comme  je  vais  le  montrer,  et  c'est  ce  qui  m'a  engagé  à  le  men- 
tionner. 

Depuis  les  travaux  de  J.-H.  Fabre  (Souvenirs  entomologiqucs,  5*^  série, 
p.  161  et  suivantes  de  l'édition  de  1897  et  p.  170  et  suivantes  de  l'édi- 
tion définitive  illustrée),  on  sait,  en  elTet,  que  les  nymphes  des  Ontho- 
phagus portent  une  corne  sur  le  devant  du  corselet.  Chez  les  espèces 
de  nos  contrées,  cette  corne  disparaît  chez  l'adulte  qui  n'en  porte  plus 
de  traces.  Il  n'en  est  pas  de  même  pour  un  certain  nombre  d'espèces 
exotiques  qui  possèdent,  au  contraire  des  nôtres,  une  corne  prolhora- 
cique  plus  ou  moins  développée,  suivant  le  sexe,  mais  souvent  fort 
longue  dans  le  sexe  d'-  Je  ne  citerai  que  l'exemple  deVOnthophagus 
([uadriarmatus  F  air  maire  que  je  montrais  un  jour  au  savant  entomo- 
logiste de  Sérignan  Après  l'avoir  examiné,  il  s'écria  :  «  Si  j'avais  su 
cela,  je  n'aurais  pas  écrit  ce  que  j'ai  dit  à  ce  sujet!  » 

La  gibbosité  du  corselet  de  notre  Onthophagus  monstrueux  est  donc 
une  persistance  accidentelle  de  la  corne  nymphéale.  Mais  comment 
cette  malformation  a-t-elle  pu  se  produire?  D'autres  faits  analogues 
vont  nous  donner  la  clef  du  mystère. 

On  connaît  la  genèse  des  mouches  cornues  obtenues  expérimentale- 
ment par  M.  Mercier  de  la  Faculté  des  sciences  de  Caen  (C.  R.  Soc. 
mol. ,  m  noY.  1919)  (<). 

Il  avait  rencontré  à  Luc-sur-Mer,  dans  les  dunes  littorales,  un  Di- 
ptère [Fucellia  maritima)  qui  portait  une  petite  corne  entre  les  yeux. 
Pour  déterminer  le  mécanisme  de  cette  monstruosité,  il  essaya  de 
la  reproduire  par  l'expérience.  Pour  cela  il  plaça  des  pupes  de  ce 
Diptère  dans  de  menus  tubes  de  verre,  d'un  diamètre  tel  qu'une 
mouche  adulte  ne  pût  s'y  retourner.  Puis  il  ferma  les  ouvertures  de 

(1)  Voir  aussi  larticle  de  M.  René  Mekie  :  Production  de  mouches  cor- 
nues; le  modelage  de  la  chitine.  [La  Nature,  1920,  p.  143-144,  3  figures.) 


292  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

«s  ttiLos  avec  un  tampon  do  colon.  «  Dès  l'éclosion,  dit-il,  les  mou- 
fAcs  issues  des  pupes  cherchent  à  sortir  des  tubes.  Elles  gonflent  leur 
vésicule  frontale  ell'insinuent  entre  le  tampon  de  coton  et  la  paroi  du 
îuLe  de  verre,  essayant  ainsi  de  s'ouvrir  un  passage.  On  voit  la  vési- 
cule se  dilater,  puis  revenir  sur  elle-même.  Cet  état  de  choses  peut 
durer  o  <à  6  heures.  Au  bout  de  ce  laps  de  temps,  sous  l'influence  des 
pîiènomènf'S  d'oxydation  qui  la  produisent,  la  chitine,  qui  revêt  le  corps, 
fDîend  une  coloration  d'un  brun  plus  foncé  et  devient  plus  résistante. 
i^s  contractions  de  la  vésicule  frontale  sont  plus  rares  et  moins  ra- 
pides. Si  bien  qu'il  arrive  un  moment  où,  à  la  suite  d'une  dernière 
extension,  la  vésicule  ne  peut  revenir  sur  elle-même  et  persiste  sous 
îilorme  d'un  petit  prolongement  qui,  finalement,  devient  une  véritable 
«EorBe.  » 

La  présence  d'une  bosse  sur  le  pronotum  de  notre  exemplaire  mons- 
îni',Hix  d'O.  taurus  n'a  pas  d'autre  cause,  avec  cotte  différence  que  ce 
cas  lératologique  s'est  produit  accidentellement,  sans  intervention  de 
rSioinmo,  comme  chez  la  mouche  cornue  rencontrée  à  Luc-sur-Mer  par 
fe  professeur  Mercier. 

Au  moment  de  sa  transformationen  imago,  la  corne  prothoracique  de 
(a  nymphe  n'a  pas  régressé  suffisamment  tôt  ni  assez  complètement, 
\imx  une  cause  inconnue,  et  s'est  recouverte  de  chitine,  donnant  ainsi 
naissance  à  ce  sujet  anormal. 

Ces  faits  montrent  bien  la  plasticité  particulière  de  la  chitine  au 
Moment  do  la  métamorphose  et  pourraient  probablement  expliquer 
d'autres  malformations  analogues. 


Un  Silphide  [Col.]  cavernicole  nouveau  du  Jura  Bernois 
par  le  X)^^.  .I,ea>nel. 

Pendant  longtemps  les  grottes  de  Cordon,  dans  le  sud  du  Jura  fran- 
(f-iis,  ont  été  considérées  comme  marquant  la  limite  nord  de  l'aire 
féographique  des  Coléoptères  cavernicoles  en  Europe  occidentale.  On 
sait  que  ces  grottes  hébergent  un  Anophthalrae,  Trechopsis  {Tricha- 
phfienops)  cerdonicus  Ab.  et  une  espèce  de  Bathysciinae,  Roijerella 
XiUardi  Bed.,  tous  deux  faisant  partie  de  groupes  largement  distri- 
bués dans  le  Dauphiné. 

ILy  a  quelques  années  la  découverte  du  Trichaphuenops  Sollandi 


Séance  du  12  octobre  1922. 


203 


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Jeann.  dans  la  grolte  des  Faux-Monnayeurs,   à  Test  de  Besançon, 
avait  rcporlé  loin  dans  le  nord  la  limite  de  l'aire  de  répartition  des 
Trechinae  cavernicoles;    l'exploration  de  quelques  grottes  du   Jura 
Bernois,    faite   avec  beaucoup  de 
soins  par  M.  A.  Mathev,  de  Bienne,         \     ,/>,  ,    , 
repousse    maintenant  encore   plus     '    \\^  i  /^^//  /  >,   ,' 

loin  celle  des  Bathysciinae  caverni- 
coles, puisque  parmi  ses  récoltes  se 
trouve  un  Royerella. 

Royerella  Villardi  B  e  d  e  1 
subsp.  Matheyi,  nova.  —  Une 
série  d'exemplaires  recueillis  par 
M.  A.  Mathey,  au  cours  de  plu- 
sieurs visites,  en  juin  et  juillet 
1922,  dans  la  grotte  de  Lajoux, 
district  de  Moutiers,  canton  de 
Berne  (Suisse). 

Ce  Royerella  a  tout  à  fait  l'aspect 
extérieur,  la  taille,  les  caractères 
du  jR.  Villardi  Bed.  (');  l'organe 
copulateur  mâle  est  identique  (Rev. 
Bathysc,  pi.  XII,  fig.  333);  mais  le 
Royerella  de  la  grotte  de  Lajoux  se 
distingue  cependant  par  les  deux 
caractères  suivants. 

Antennes  un  peu  plus  longues  et 
plus  épaisses.  Les  articles  apicaux 
sont  épaissis  depuis  la  base  (fig.  A.), 
les  articles  vu,  ix  et  x  sont  coniques, 
graduellement  élargis  de  la  base  au 
sommet,  l'article  xi  est  ovale,  al- 
longé, un  peu  aplati.  Chez  R.  Vil- 
lardi, des  grottes  de  Cerdon,  au  con- 
traire, les  articles  apicaux  sont  étroits  à  la  base,  brusquement  épaissis 
dans  leur  moitié  apicale  (fig.  R.),  les  articles  vu,  ix  et  x  sont  renflés 
en  massue,  le  xi  est  cylindrique  a  la  base,  renflé    dans  sa   moitié 
apicale,  puis  effilé  en  pointe. 


P 


Exlrémilé  apicale  de  l'antenne 
droite  du  mâle  :  .4.,  chez  R.  Vil- 
lardi HJa/heiji  Jeann.  ;  fi.,  chez  R. 
Villardi  Bed.,  de  la  grotte  de  Cer- 
don (X  60). 


(1)  7?.  Villardi  Bedel,  18/8,  Ann.  Soc.  eut.  Fr.,  Bull.,  p.  74;  types  : 
grolte  de  Cerdon.  —  Jeannel,  Rev.  Bathysciinae,  p.  401,  pi.  xii,  fig.  331  à 
333  (Arch.  Zool.  exp.  et  gén.,  5«  série,  VU,  1911,  p.  1-641,  jd.  i-xxiv). 


204  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Ély  très  moins  convexes  chez  R.  Matheyi  que  chez  R.  Villardi  typique. 
La  région  suturale  des  élytres  du  premier  est  toujours  plus  ou  moins 
déprimée  et  la  partie  apicale  est  moins  bombée,  moins  déclive  près 
du  sommet;  vue  de  profil  la  suture  décrit  une  courbure  moins  pro- 
noncée à  son  extrémité  postérieure.  Chez  R.  Villardi  de  Cerdon,  le 
disque  des  élytres  n'est  pas  déprimé,  la  région  apicale  est  bombée  et 
la  suture,  vue  de  profil,  décrit  une  courbure  de  plus  petit  rayon  avant 
l'angle  apical. 

En  réafité,  ces  différences  sont  très  légères  et  assez  difficiles  a  appré- 
cier, mais  elles  sont  constantes,  comme  j'ai  pu  le  constater  sur  des 
séries  d'exemplaires  des  deux  formes. 

Dans  l'état  actuel  de  nos  connaissances,  le  /{.  Villardi  se  trouve 
donc  représenté  par  deux  races  géographiques  habitant  chacune  une 
extrémité  de  la  chaîne  du  Jura  ;  près  de  200  km.  à  vol  d'oiseau  sépa- 
rent les  grottes  de  Cerdon  de  la  grotte  de  Lajoux.  Il  paraît  bien  pro- 
bable que  l'exploration  des  grottes  du  Jura,  encore  bien  mal  connues 
au  point  de  vue  de  leur  faune,  fournira  d'autres  jalons  intermé- 
diaires. 

Dans  toutes  les  grottes  où  on  les  trouve,  les  Royerella  sont  toujours 
rares,  dans  le  Dauphiné  comme  dans  le  Jura.  Ce  n'est  que  par  hasard 
qu'on  en  rencontre  un  ou  deux  exemplaires  au  cours  de  visites 
rapides.  Il  faudra  donc  les  rechercher  dans  le  Jura,  méthodiquement,  par 
des  explorations  répétées  des  grottes  en  toutes  saisons  et  en  les  atti- 
rant par  des  appâts.  Il  est  vrai  que.  je  n'ai  moi-même  trouvé  aucun 
Silphide  dans  les  grottes  des  environs  de  Besançon,  de  Baume-les- 
Dames,  de  Montbéliard  (déparlement  du  Doubs),  que  j'ai  explorées 
avec  soin  en  1916,  et  que  M.  A.  MATHEvn'a  rien  trouvé  non  plus  dans 
les  grottes  de  Réclère  et  de  Milandre  (district  de  Porrentruy)  qu'il  a 
cependant  minutieusement  fouillées.  Mais  il  reste  encore  de  grandes 
régions  inexplorées,  dans  le  Jura  suisse  (canton  de  Neufchàtel  et  de 
Vaud)  et  en  France  autour  de  Pontarlier  et  dans  le  département  du 
Jura  où  des  centaines  de  grottes  sont  signalées.  Nul  doute  qu'elles 
nous  réservent  encore  de  surprises. 

D'ailleurs  on  doit  s'attendre  à  ce  que  la  distribution  des  espèces 
cavernicoles  dans  le  Jura  soit  discontinue,  comme  elle  l'est  dans  le 
Dauphiné,  et  que  de  nombreuses  grottes,  en  apparence  excellentes,  ne 
renferment  aucune  faune.  Si  les  périodes  glaciaires  n'ont  certainement 
pas  totalement  détruit  les  faunes  relictes  dans  le  Jura,  elles  les  ont 
cependant  considérablement  décimées. 


Séance  du  12  octohre  1922.  âOo 

Nouveaux  Coléoptères  du  Nord- Africain.  Quarante-deuxième  note  (')  : 
le  genre  Amauronyx  [Pselaphidae] 

par  P.  DK  Peyerimhoff. 

loO.  Amauronyx  Bordei,  n.  sp.  —  Long.  l,7o  mm.  —Corpuscon- 
vexiusculum,  nitidum,  impunctatum,  totum  riifescens ,  subtiliter  pallide 
pubens  pilis  ercctis  abdomhie  praesertim  spars's.  Capiit  grossum,  rotuv- 
dntuiii,  pronoto  aequilntum,  disco  umbonatum  ac  medio  puncto  instnic- 
tiim,  ad  laterautrin([He  mlcatum  et  postice  foveatum.  Oculi  perminuti. 
Antennae  sut  validae,  art.  4-8  subsphaericis,  0°  trapezoideo,  10'  tram- 
verso,  ultimo  breviter  fusiformi.  Pronotum  capite  minus,  transversum, 
cordatuin,  basi  fh'xuose  sulcatiim  ac  profundt'  trifoveatum,  medio  argute 
sulcatuni.  Colroptera  suhdepressu,  pronoto  circiter  sesquilongiora,  pos- 
tice ampliata,  huineris  deinissis,  basl  (juadrifoveolata,  striisqueduabus, 
suturali  ad  apicem  usque,  dorsali  iantwu  ad  trientem  anticum  instrurta. 
Abdominis  segmentum  /"'"  secundo  praesertim  longius,  carinulis  obli- 
quis  duabus  quariaiu  circiter  partent  longitudinis  explentibus,  ac  inter 
nias  plus  quant  triente  lalitudinis  {inter  nturgines)  sejunctis  instructum. 
—  Maris  .j"  abdominis  annula  subtus  latissime  emarginato,  G"  trian- 
gulariter  exciso,  siimmo  depresso,  7°  quadrilatero,  operculato. 

Hab.  reyioneni  numidicam. 

Aïn  Djeuan  (littoral  constantinois) ;  un  ciuiplo  découvert  on  février 
par  M.  R.  de  Borde,  qui  a  eu  la  générosité  de  me  l'abaudouner. 

'Aspect  û'A.  Barnevillei  Saule  y;  forme  plus  déprimée,  yeux  bien  plus 
petits,  tète  et  pronotum  plus  larges  proporliounellement  à  l'arrière- 
'  corps,  élytres  plus  courts,  structure  du  ventre  toute  différente  chez 
le  cf. 

Les  Amauronyx,  Psélaphides  toujours  rares  et  que  l'on  obtient  dif- 
licilement  en  tamisant  la  terre  autour  de*s  racines  des  arbres,  se  trou- 
vaient représentés  jusqu'ici  dans  le  nord  de  l'Afrique  par  trois  espèces  : 
A.  lapidicnla  Raffr.,  décrit  sur  «n  o"  des  environs  d'Alger;  un  autre, 
trouvé  par  M.  de  Boc.de  dans  la  forêt  de  Baïnen  près  le  Cap-Caxine,  a 
été  identilié  à  ce  type  par  M.  Raffray  ;  il  y  a  quelques  mois,  au  même 
point,  j'en  ai  repris  un  couple.  —  A.  Abeillei  GniWch.,  de  l'Edough, 
découvert  autrefois  par  MM.  Abeille  de  Perhix  et  Thérv;  je  possède 
lo  spécimen  recueilli  par  ce  dernier  et  (|ui  constitue  l'un  des  types  de 

(1)  Pour  les  notes  1-14,  ir.-2'i,  20-39,  voir  ce  lîiiUelin  [1905-1921].  —  15" 
noie,  in  Ann.  Soc.  cnl.  France  [1912],  p.  515.  —  25^  note,  ibid.  [19171, 
p.  117.  —  40    ('{  4i'    notes,  in  Hull.  Sec.   cnl.   France   [1922],  p.  CO  et  73. 


206 


Bulletin  de  la  Société  entomologiquc  de  France. 


GuiLLEBEAu  (cf.  Ami.  Soc.  eut.  Fnrnce  [1893],  Bull.,  p.  292);  plus  récem- 
ment, M.  R.  DE  BoRDR  en  a  capture  une  petite  série  dans  le  même 


Amauronyx  du  Nord  de  l'Afrique;  silhouettes  et  lace  inférieure  de  ral)do- 
meu  des  G'^  :  A,  A.  AbeilleiG\\\\\th.  —  B,  A.  DordciVa^^xh.  —C,A.la- 
pidicola  Raffr.  —  D,  .4.  Bcdell  Norm.  —  [Le  pronolum  à' A.  Abeillei  est 
figuré  un  peu  trop  long]. 


massif  _  A.  Bedeli  Norm.  décrit  sur  une  seule  9  d'Am-Draham 
'Tunisie)  et  récemment  repris  (une  Q  également),  dans  la  même  loca- 
lité; grâce  à  la  complaisance  de  M.  le  D''  H.  Normand,  j'ai  pu  examiner 
à  loisir  ces  deux  insectes  et  leur  identifier  un  d*  rencontré  au  di.  Ben- 


Séance  du  12  octobre  19M.  207 

Zaier  près  Ménerville  (à  50  kil.  à  l'est  d'Alger)  et  un  autre  cf  que 
M.  DE  Borde  et  moi  avons  recueilli  dans  le  massif  des  Mouzaïa. 

Bien  que  j'aie  disposé,  pour  cette  étude,  d'un  matériel  très  restreint, 
les  caractères  distinctifs  de  ces  quatre  espèces  me  paraissent  parfaite- 
ment clairs,  et  je  crois  pouvoir  les  résumer  dans  le  tableau  suivant  : 

Tableau  des  AmaiDvnijx  du   Nord  de  l'Afrique. 

1.  Pronotuni  légèrement  étranglé  avant  le  sommet  et  for- 
mant une  sorte  de  col  ;  son  sillon  large,  profond  et  com- 
plet. Élylres,  pris  ensemble,  presque  deux,  fois  plus  larges 
que  longs,  à  côtés  très  arrondis  ;  strie  humérale  dépassant 
le  milieu.  Carénules  du  l*""  tergite  abdominal  divergentes, 
écartées  de  plus  du  tiers  de  la  largeur  du  segment  (mar- 
ges latérales  exclues)  et  atteignant  le  tiers  de  sa  longueur. 
Pubescence  longue,  mi  soulevée.  — çf  0°  sternite  large- 
ment échancré,  6*^  réduit  à  un  anneau  étroit,  7"  très  grand, 
subtrilobé  au  sommet,  le  lobe  médian  largement  impres- 
sionné; pas  d'opercule Abeille!  Guilleb. 

—  Pronotuin  sans  étranglement  apical,  son  sillon  réduit  à  un 
trait,  parfois  obsolète,  surtout  en  arrière.  Élyires,  pris 
ensemble,  environ  une  fois  et  demie  plus  larges  que  longs, 
peu  arrondis  sur  les  côtés;  strie  humérale  s'arrètaut  avant 
le  milieu.  Carénules  du  1'^''  tergite  plus  ou  moins  écartées, 
atteignant  environ  le  quart  de  la  longueur  du  segment. 
Pubescence  moins  longue.  —  cf,  7"^  sternite  (dernier) 
operculé -> 

i.  Tête  grosse  et  courte.  Pronotum  transversal,  orné  d'un 
trait  longitudinal  complet,  l^""  tergite  abdominal  un  peu 
plus  long  que  le  2%  ses  carénules  divergentes,  écartées  de 
plus  du  tiers  de  la  largeur  du  disque  (entre  les  marges 
latérales).  —  cf,  6'=  sternite  déprimé  en  avant..     Bordei  Peyerh. 

—  Tête  plus  petite  et  plus  allongée.  Pronotum  aussi  long  que 
large,  à  trait  longitudinal  rarement  complet,  le  plus  sou- 
vent obsolète.  1"  tergite  beaucoup  plus  long  que  le  2'',  ses 
carénules  sensiblement  plus  rapprochées.  —  cf,  6«  ster- 
nite avec  un  relief  ou  une  dent 3 

3.  Yeux  petits,  mais  d'un  diamètre  au  moins  égal  à  celui  du 
S"  article  des  antennes,  et  parfaitement  visibles  de  haut. 
Carénules  du  l*""  tergite  très  courtes,  [jarallèlcs.  —  cf.  mé- 


208  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de-  France. 

tasternum  simple,   6''  sternile   avec   un  relief  écrasé  au 

milieu,  7*=  à  opercule  plan lapidicola  Rafïr. 

—  Yeux  très  petits,  d'un  diamètre  inférieur  à  celui  du  3«  ar- 
ticle des  antennes,  et  a  peine  visibles  du  haut.  Carénules 
du  l'^'"  tergite  légèrement  diveraentes.  —  cf,  métasternum 
orné  de  deux  fortes  carènes  longitudinales,  6^  stornite  por- 
tant une  dent  horizontalement  dirigée  en  arrière,  opercule 
du  T'  petit  et  bombé Bedeli  Normand  (^)- 


Diagnoses  d'Hétéromères  [Col.]  de  l'Indo  Chine 

par  Maurice  Pic. 

Les  espèces  décrites  ci-dessous  proviennent  en  partie  des  récoltes- 
fructueuses  faites  en  Indochine,  avant  19â2,  par  M.  Vitalis  de  Sal- 
vAZA  et  les  types  figurent  dans  ma  collection. 

Maci'otonio.via,  n.  g.  —  Corpus angustatum,  oculis  fortiter  granu- 
latis;  thorace  postice  marginato,  loboinciso;  scutello  elongalo,  impressa  ; 
clytris  ad  scutellum  snlcatis;  pygidio  brève;  tibiis  posticis  incarinatis. 

Genre  voisin  de  Tonioxia  Costa,  très  distinct  par  sa  forme  étroite, 
la  structure  du  prothorax  et  les  sillons  préscutellaires  des  élytres. 

Macrotomaxia  castanea,  n.  sp.  —  Angustata,  postice  a'tenuatUf 
nitida.  brève  luteo  pubescens,  castanea.  autennis  pedibasqae  pro  parte 
rufcscentibus.  —  Long.  11-15  mm. 

Laos  et  Tonkin.  Cotypes  dans  la  coll.  Yitalis. 

Cyriogeton  maculosum,  n.  sp.  —  Oblongum,  nitidum,  aeneum^ 
griseo  pubescens,  elytris  pro  parte  maculosis.  pro  parte  lineatis  et  irre- 
yulariter  punclatis.  —  Long.  IG  mm. 

Laos  :  Wieng  Vai. 

Espèce  des  plus  distinctes  entre  toutes  par  son  revêtement  pileux, 
disposé  en  bandes  et  mouchetures  sur  les  élytres. 

Amarygmus  Phungi,  n.  sp.  —  Oblongo-elongatus,  glaber,  nitidus, 
itiger.  thorace  olivaceo,  iiiinute  sat dense pnnctato;  elytris  olivaceo-aeneis 


(1)  A.  lapidicola  et  A.  Bedeli  sont  réellement  très  voisins;  mais  le  déve- 
loppement des  jeux  et  les  caractères  masculins  (surtout  la  présence  ou  l'ab- 
sence des  carènes  au  inélasternum)  les  différencient  netlemenl. 


Séance  du  12  octobre  1922.  20 

minute  striato-punclatis,  intervallis  fere  dephniatis,  minute pimctatis. 
—  Long.  13  mra. 

Tonkin  :  lac  Thô. 

Plus  parallèle,  moins  convexe  que  A.  adonis  Pic  et  autrement  co- 
loré. 

Heteromerotylus  Vitalisi,  n.  sp.  —  Oblongo-eloiigatus,  nitidus, 
niger,  eli/tris  vage  aenescentibus,  distincte  striatis,  pedibus  nigris,  femo- 
ribusvage  rufo  nnnulatis. 

Laos  :  Xieng-Khouang.  Cotypes  dans  la  coll.  Vitalis. 

Voisin  de  H.  bicoloripes  Pic,  prothorax  moins  entaillé  en  avant  et 
moins  brillant,  pattes  plus  foncées. 

Psydomorphus  ater,  n.sp.  —  Oblongus,parum  nitidus,  ater,  femo- 
ribus  rufo  annulatis,  elytris  minute lineato punctatis,  intervallis  impunc- 
tatis.  — Long.  13  mm. 

Muong  Pek. 

Diffère,  à  première  vue,  de  P.  divcrsipes  Pic,  par  la  coloration  noire, 
la  ponctuation  plus  allongée  des  rangées  de  points  sur  les  élytres  et  les 
intervalles  imponctués. 

Gauromaia  rufithorax,  n.  sp.  —  Angustatus,  nitidus,  rufescens, 
antevnis  nigris,  pedibus  pro  majore  parte  elytrisque  viridibus,  tlwrace 
subgloboso.  sai  fortiter  punctato  ;  elytris  minute  punctato  striatis.  — 
Long.  9  mm. 

Tonkin  :  Hoa  Binh. 

Espèce  très  distincte  par  sa  coloration  particulière. 

Gerocamptus  saig^onensis,  n.  sp.  —  Elongatus,  postice paulo  di- 
latatus,  nitidus,  cuprescens  tarsis  cyaneis,  antennis  nigris  ad  basin  rufis; 
thorace  transverso,  indisco  sparse  punctato  ;  elytris  cupreo  striatis,  in- 
tervallis subconvexis,  paulo  aeneis.  —  Long.  30  mm. 

Saigon. 

Belle  espèce,  voisine  de  distincte  striatus  Pic,  coloration  différente, 
prothorax  plus  transversal  et  plus  éparsement  ponctué. 

Anaedus  atripes,  n.  sp.  —  Subelongatus,  parallelus,  nitidus,  hir- 
sutus,  dense  et  irregulariter  punctatus,  niger.  —  Long.  11  mm. 

Laos  :  Vieng  Vai. 

Ressemble  à  A.  ruppes  Pic;  distinct,  à  première  vue,  par  les  pattes 
foncées. 

Anaedus  latior,  n.  sp.  —  Oblongus,  nitidus,  hirsutus,  fortiter  sat 


210  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

dense  et  irregulariter  pundatas,  nigro-piceus.  thorace  lateraliter  rufes- 
cente.  —  Long.  7  mm. 

Cochinchine. 

Très  distinct  du  précédent  par  sa  forme,  le  protborax  plus  forte- 
ment ponctué,  à  angles  postérieurs  très  saillants. 

"Cistelomorpha  Vitalisi,  n.  sp.  —  Oblongo-elongatn-  parum  ni- 
tida,  griseopubescens,  stramvnea,  abdomine  aliquot  rufescente,  antennis 
apice  late  abdomineque  apice  nigris  ;  thorace  lato,  densissime  punetato 
ehjtris  minute  striato-punclatis,  intervallismbdepressis,  multipunctatis. 

—  Long.  8-10  mm. 

Laos  :  Xieng  Khouang.  Cotgpes  dans  la  coll.  Vitalis. 
Voisin  de  C.  indica  Pic,  prothorax  plus  robuste,  élytres  plus  fine- 
ment striés-ponctués. 

Cistelomorpha  rubrotincta,  n.  sp.  —  Elongata,  parum  nitida, 
griseo  aut  fusco  pubescens,  straminea,  ehjtris  lateraUter  rubro  tinctis. 
antennis  artieulis  primis  rufis  exceptis,  tibiis,  tarsis  abdomineque  apice 
nigris:  thorace  transverso,  densissime punctato,postice  impresso,  ehjtris 
sat  fortiter  striato-punctatis,  intercallis  convexis,  minute  punctatis. 

—  Long.  12  mm. 

Laos  :  Xieng-Khouang.  Cotgpes  dans  la  coll.  Vitalis. 
Espèce  voisine  de  C.   melanopgga  Fairm.,  très  dist^icte   par   sa 
double  coloration  élytrale. 


Description  d  un  Pterostichus  nouveau  de   France 

[Col.  Carabidae] 

par  J.  Sainte-Claire  Deville. 

Vers  la  lin  de  l'été  dernier,  au  cours  d'une  de  mes  dernières  visites 
chez  mon  maître  et  ami  L.  Bedel,  j'eus  occasion  d'examiner  une  cu- 
rieuse Féronie,  que  venait  de  découvrir  notre  collègue  M.  Sudre  de 
C.'UiLiÈRES  dans  les  montagnes  de  l'Ariège.  Nous  fûmes  d'accord  que 
l'insecte  était  absolument  nouveau  et  n'était  même  proche  parent  d'au- 
cune espèce  connue.  La  mort  de  notre  regrette  Secrétaire  honoraire, 
survenue  quelques  mois  plus  tard,  l'empêcha  de  le  décrire.  Grâce  à 
l'obligeance  de  M.^Sudre  de  Carlières,  j'en  ai  aujourd'hui  sous  les 
yeux  un  couple  en  parfait  état,  et  suis  en  mesure  d'en  donner  une 
description  provisoire. 


,  Séance  du  12  octobre  iOn.  211 

Pterostichus  Sudrei,  n.  sp.  —  Niger,  nitidissimus,  feniorilnis 
[genubus  exceptis)  laete  rufis.  Cnput  médiocre,  oculis  prominuUs.  Pro- 
notum  subcordiforme,  nntice  arcuatim  emarginatum,  nngulis  posticls 
subacutis,  biimpressis,  margine  laterali  antice  seta  unica  instructa. 
Episterna  metathoracis  distincte  brevior a  quam  latiora.  Coleoptera  bre- 
viuscula,  itilerstriis  3"  et  5'"  noimùllis  fovei,s  profundis  instructa,  utrin- 
que  oblique,  deinde  aimul  recte  truncata,  angulo  suticrali  subdentato. 
OnycJdum  subtus  nudum.  —  Long.  12-13  mm. 

d^.  Tarsi  antici  valde  dilotati;  coleoptera  ovoiden;  sternites  ultimus 
wubone  robusto postice  attenuato  armatus,  ndmarginem  bisetulosus. 

Q.  Tarsi  antici  simplices;  coleoptera  versus  apicem  leviter  ampliaia. 
sternites  ultimus  impressiis,  in  medio  plicatus,  ad  marginem  excisus, 
quadrisetulosus. 

Ariège  :  environs  do  Massât  (R.  Sudre  de  Carlières). 

Aspect  général  d'un  petit  P.  femoratus  Dej.  Entièrement  d'un  noir 
vernissé,  sauf  l'extrémité  des  palpes,  les  trochantcrs  et  les  lémiirs  (à 
Texception  des  genoux)  qui  sont  d'un  rouge  orangé  vif. 

Tête  de  grosseur  normale;  yeux  saillants  ;  tempes  rétrécies  oblique- 
ment en  arrière  des  yeux.  On  remarque  sur  le  front,  à  hauteur  du 
bord  antérieur  des  yeux,  deux  fossettes  poncliformes  non  sétigères. 
dont  la  distance  est  à  peu  près  égale  à  la  moitié  de  l'intervalle  des 
yeux. 

Pronotum  analogue  a  celui  du  cristatus  L.  Duf.;  bord  latéral  pré- 
sentant une  fine  gouttière  tout  le  long  du  bord  marginal  ;  pore  séti- 
gère  latéral  unique;  bord  antérieur  sensiblement  échancré  en  arc; 
angles  postérieurs  redressés,  un  pou  aigus  ;  impression  interne  longue 
et  profonde,  l'externe  courte  et  limitée  au  voisinage  de  l'angle.  Épi- 
sternes  mélatlioraciqucs  courts,  notablement  plus  larges  que  longs. 

Élytres  relativement  courts,  assez  déprimés,  atténués  vers  les  épau- 
les; rebord  basai  entier  ;  stries  assez  profondes,  très  finement  ponc- 
tuées, sauf  la  suturale,  laquelle,  tout  à  fait  à  l'arrière,  se  résout  en  une 
ligne  de  gros  points;  3''  otS'^interslrios  creusés  chacun  de  trois  à  cinq 
grosses  fovéoles  séligères,  occupant  presque  toute  la  largeur  de  l'in- 
terstrie;  7*^  absolument  sans  pores;  la  série  marginale  du  9*=  dense,  un 
pou  plus  espacée  vers  le  milieu.  Extrémité  des  élytres  conformée  d'une 
manière  presque  identique  dans  les  deux  sexes  et  très  particulière  : 
chaque  élylre  se  termine  par  une  troncature  apicale  sensiblement  rec- 
tiligne  et  perpendiculaire  à  la  suture;  celte  troncature  est  elle-même, 
de  chaque  côté,  raccordée  à  la  marge  latérale  par  un  pan  coupé  recti- 
ligne,  oblique,  compris  entre  deux  angles  obtus  mais  à  sommet  vif;  le 


212  Bulletin  de  la  SocActè  entomologique  de  France. 

premier  interstric  se  prolonge  de  chafjuo  côté  de  la  suture  en  une 
pointe  assez  accusée.  L'épipleure,  au  lieu  d'être  longuement  et  progres- 
sivement atténué  en  pointe  aigu('  comme  dans  le  cas  général,  est  d'une 
largeur  presque  constante  et  se  termine  brusquement  à  hauteur  de 

l'angle  a  (voir  schéma  ci-contre). 
<'/.  Z».  Sternites  sans  ponctuation  appré- 

ciable, portant  chacun  un  pore  séti- 
gère  de  part  et  d'autre  de  la  ligne 
médiane. 

Onychium  dépourvu  de  soies  en 

dessous. 

Chez  le  cf,  les  élytres  sont  plus 

fi.  Contour  schémati(|iie  de  la  par-     ovalaires,  légèrement  atténués  avant 

lie  postérieure  des  élyiies  chez  le     ];,  troncature   apicale  qui  est   plus 

ricrostu-lms  Sudrei  Dev.,  çf  ;  l>.     ^^,ç,^^ç_  ,  (.  dernier  sternite  est  muni 

Exlréniilédel  epipleure,  vuedecôlé.      17         f     .   ^   i  , 

'  *^  d  un    fort  tubercule  grossièrement 

pyramidal,  à  pointe  un  peu  globu- 
leuse; l'extrémité  du  segment,  tronquée,  porte  deux  pores  sétigères. 
Les  fémurs  sont  un  peu  épaissis  et  les  trois  premiers  articles  des  tarses 
antérieurs  sont  fortement  dilatés. 

Chez  la  9,  les  élytres  sont  élargis  jusqu'au  pan  coupé.  Le  dernier 
slernite  est  creusé  d'une  impression  transversale  séparée  en  deux  par 
un  pli  saillant;  son  bord  postérieur  est  incisé  au  milieu  et  porte  quatre 
pores  sétigères. 

Celte  espèce  est  extrêmement  remarquable  par  l'ensemble  de  ses 
caractères  et,  spécialement,  par  la  singulière  conformation  des  épi- 
pleures  et  de  la  partie  postérieure  des  élytres  dans  les  deux  sexes. 

11  paraît  actuellement  fort  difficile  do  lui  assigner  une  place  parmi  les 
nombreuses  sections  du  genre  Pterostiehiis.  Malgré  son  onychium  nu, 
j'incline  à  rapprocher  la  nouvelle  espèce  du  groupe  de  cristatus,  et  no- 
tamment des  espèces  pyrénéennes.  DufouriDe].  etBoisgiraudi  L.  Duf. 
Chez  la  9  du  dernier,  la  conformation  du  bord  apical  des  élytres  et 
celle  du  sternite  anal  offrent  en  effet  une  analogie  remarquable  avec  le 
P.  Sudrei  ('). 

Un  mot  pour  terminer.  Quelques  détails  de  structure  m'avaient  fait 

(1)  J'ai  songé,  ainsi  qu  il  éiail  naturel,  à  me  reporter  à  la  description  de 
l'énigmatique  Feroniu  spinlcoUis,  découvert  par  Dkjean,  il  y  a  plus  d'un 
siècle,  aux  environs  de  Prats-de-Mollo  (Pyrénées-Orientales)  et  non  retrouvé 
depuis.  Les  caractères  donnés  par  De.ie\n  ne  conviennent  nullement  à  notre, 
insecte  qui  est  certainement  nouveau. 


Séance  du  12  octobre  1922.  213 

soupçonner  que  le  P.  Sudrei  devait  être  un  insecte  hydrophile,  vivant 
au  bord  des  torrents,  à  la  manière  des  Nebria.  M.  Sudre  m'écrit  qu'il 
en  est  bien  ainsi  et  que  l'espèce  est  étroitement  cantonnée  sur  les 
berges  d'un  ruisseau  de  montagne,  dans  une  localité  jusqu'ici  fort 
restreinte. 


Encore  un  nouveau  Korinchia  de  la  région  orientale 

[Dll'T.     SYRPHmAE] 

/  par  J.   Hervé-Bazin. 

Ce  genre  nouveau,  créé  en  1919  par  M.  Edwards,  semble  riche  en 
espèces  très  voisines  de  faciès  et  de  coloration,  quoique  bien  nettement 
distinctes.  M.  Edwards  en  a  décrit  trois  espèces  de  Sumatra,  j'en  ai 
moi-même  décrit  récemment  une  espèce  de  l'Inde  [Bull.  Soc.  ont.  Fr., 
[1922],  p.  172).  En  voici  une  cinquième  es[ièce,  représentée  dans 
la  collection  du  Muséum  d'histoire  naturelle  de  Paris  par  une  belle  9 
en  excellent  état. 

Korinchia  aurata,  n.  sp.  —  Q  Bnmneo-nigra.  Facie  riifa  sub- 
aurata.  Thorace  nigro,  tribus  fasciis  griseia  parum  distinctis  transver- 
salibus.  Scutello  pilis  auratis  adpressis  munito.  .ibdomine  loiigo,  lato, 
depresso;  lateribus  rufescentibus  et  pilis  longis  adpressis  auratis  orna- 
tis.  Pcdibus  rufis,  femoribus  brunneis.  Mis  rufescentibus,  apice  leviter 
obscur iorib us.  —  Long.  18  mm. 

Une  9  de  «  Java,  mont  Gedeh  (.1.  S.  Ledru),  R.  Oberthur,  1898  ». 

Brun  noirâtre,  yeux  nus,  d'un  noir  uniforme  sur  l'individu  desséché. 
Vertex  noir  luisant,  à  poils  noirs.  Front  étroit  (fig.  1),  brun  noir, 
à  poils  noirs  et  pruinosité  brune.  Partie  antérieure  de  la  tète  d'un 
roux  clair,  a  pruinosité  d'un  roux  doré,  excepté  le  tubercule  anten- 
naire  et  un  large  espace  au-dessus,  une  ligne  verticale  entre  les 
antennes  et  la  bouche,  et  une  bande  oblique  entre  les  yeux  et  la  bou- 
che, qui  sont  nus  et  luisants.  Antennes  brun  clair,  base  plus  foncée; 
soie  rousse,  nue,  longue.  Pas  de  tubercule  facial  (fig.  1).  Partie  pos- 
térieure de  la  tête  brun  noir,  à  poils  noirs  et  courts  en  dessus,  blancs 
et  longs  eu  dessous. 

Dessus  du  thorax  d'un  noir  presque  mat,  les  bords  virant  légère- 
ment au  brun.  Une  bande  transversale  au  bord  antérieur,  une  autre 
au-devant  de  la  suture,  une  troisième  au  bord  postérieur,  de  pruino- 
sité d'un  gris  roussàtre,  toutes  les  trois  vagues  et  peu  distinctes, 


214 


Bulletin  de  la  Société  entomologiqiie  de  France. 


surtout  au  milieu.  Pubescence  courte  et  dressée,  d'un  brun  roux  doré 
à  reflets  changeants  suivant  l'incidence  de  la  lumière,  mêlée  de  poils 
noirs  plus  longs.  Côtés  à  poils  longs  et  rudes,  roussàtres;  une  touffe 
de  poils  dorés  au-dessus  de  rattache  des  ailes,  une  touffe  de  poils 
noirs  en  avant  et  une  autre  en  arrière  de  la  précédente.  Côtés  et  des- 
sous du  thorax  bruns,  à  pruinosité  roussâtre;  pubescence  assez  longue, 
lauve  à  reflets  légèrement  dorés,  mêlée  de  poils  noirfilres.  Écusson 
presque  carré,  noir,  faiblement  mais  nettement  rebordé;  ce  rebord 
lirun.  Base  étroitement  nue,  le  reste  couvert  de  beaux  poils  couchés 


Fig.  1.  —  Korinchia  avrata,  n.  sji.  Tète  vue  de  dessus  et  de,  prolii. 


dorés  à  refiels  changeants.  Bord  postérieur  à  quelques  longs  poils 
brun  noir,  côtés  à  pubescence  dorée,  dessous  à  pubescence  blanchâtre. 

Abdomen  long,  large  et  déprimé,  d'un  brun-noir  presque  mat. 
Pubescence  courte,  brune  l  reflets  dorés.  Les  côtés,  surtout  vers  l'ex- 
trémité de  l'abdomen,  et  l'extrême  bord  postérieur  de  chaque  segment 
tournant  au  roux,  5*^  segment  presque  entièrement  roux,  sauf  au 
milieu.  Toutes  les  parties  rousses  munies  de  beaux  poils  couches, 
longs,  dorés,  formant  des  taches  subiriangulaires  de  chaque  côté  du 
bord  postérieur  des  segments.  Milieu  du  bord  postérieur  des  4=  et 
3^  segments  à  longs  poils  couchés  noirs.  Ventre  brun,  glacé  de  gris,, 
bord  des  segments  plus  clair. 

Pattes  longues,  robustes.  Hanches  brunes,  glacées  de  gris,  à  pubes- 
cence grise  mêlée  de  poils  noirs  et  bruns.  Toutes  les  cuisses  brunes 
avec  l'extrémité  plus  claire,  surtout  en  dessous,  à  pubescence  pâle, 
courbée  et  clairsemée.  Tibias  et  tarses  antérieurs  bruns,  à  pubescence 
brune,  courte;  tibias  et  tarses  intermédiaires  et  postérieurs  fauve 
clair,  â  pubescence  courte  et  très  claire,  sauf  quelques  poils  épineux 
noirs  sous  les  tarses.  Ongles  roux  à  bout  noir. 

Ailes  longues,  unilormément  pubescentes,  roussàtres  à  nervures 


Séance  du  12  octobre  1922. 


215 


rousses,  le  tiers  apical  légèrement  plus  foncé.  Nervation  caractéris- 
tique des  Korinchia  ;  nervure  anale  presque  absolument  droite. 

Cuillerons  petits,  grisâtres,  à  franges  brunes.  Balanciers  jaunâtres. 

Cette  belle  espèce  est  remarquable,  à  première  vue,  par  les  beaux 


Fig.  2.  —  Korinchia  aurala,  n.  sp.,   Ç. 


poils  dorés  de  l'écusson  et  des  bords  latéraux  de  l'abdomen.  Elle  doit 
être  voisine  de  K.  Klossi  Edwards,  mais  celle-ci  a  les  poils  du  scu- 
tellum  noirs,  /i.  Klossi  a.  en  outre,  un  tubercule  facial  développé. 
Toutefois  ce  dernier  caractère  peut  n'exister  que  chez  le  cf.  seul  connu 
de  M.  Edwards,  et  manquer  chez  la  9-  Ainsi  chez  K.  rufa  H.-B., 
dont  je  possède  les  deux  sexes,  le  cf  présente  un  tubercule  facial  très 
net,  tandis  que  celui  de  la  Q  est  peu  distinct. 
Type  9  au  Muséum  d'Histoire  naturelle  de  Paris. 


Dlagnoses  de  Lépidoptères  nouveaux  du  Nord  de  l'Afrique 

par  C.  DiMO.NT. 

Chamaesphecia  erodiiphaga,  n.  sp.  [Aegerudae]. —  cf-  Enver- 
gure 18  mm.  Vertex  noir  mélangé  de  jaune  sur  le  devant.  Front  blanc 
de  neige.  Palpes  blancs,  parsemés  de  poils  noirs  en  avant.  Antennes 
brun  noir  en  dessus,  dessous  brun  roux.  Collier  noir  pourpre  bril- 


216  Bulletin  de  la  Société  entomo logique  de  France. 

iant;  thorax  noir  à  line  pubescence  blanc  pur;  plérygodes  concolores 
à  bordure  interno  blanc  pur,  passant  au  jaune  à  l'extrémilé.  Abdomen 
noir  bronzé  avec  une  ligne  longitudinale  médiane  maculaire  blanche. 
:â^  tergite  divisé  par  un  semis  médian  d'écaillés  jaunes  et  blanches 
mélangées,  4'  et  6°  tergites  bordés  de  blanc.  Brosse  anale  noire,  à  pin- 
ceaux latéraux  blancs.  Hanches  antérieures  blanc  pur  avec  la  moitié 
interne  noire  ;  fémurs  des  trois  paires  de  pattes  brun  bronzé  avec  la 
crête  supérieure  jaune  pâle,  crête  inférieure  frangée  de  poils  blanc 
pur. 

Ailes  antérieures  noir  bronzé  densément  soupoudré  d'écaillés  blanc 
pur  sous  la  côte,  au  bord  dorsal  et  sur  l'espace  terminal;  ces  écailles 
forment  des  taches  ditîuses  à  la  côte,  au-dessus  de  l'aire  vitrée  ultra- 
cellulaire et  trois  taches  triangulaires  sur  l'espace  terminal  entre  les 
nervures  4-8.  Cote,  tache  discale  et  bande  marginale  noires,  aire  infra- 
cellulaire  étroite,  intracellulaire  bien  développée,  ces  deux  taches 
écaillées  de  blanc;  ultracellulaire  ovalaire,  allongée,  composée  de 
cinq  aréoles,  les  trois  médianes  subégales,  les  externes  courtes,  étroi- 
tes et  peu  distinctes.  Ailes  inférieures  transparentes,  trait  discocellu- 
laire,  ligne  marginale  et  nervures  brun  noirâtre.  Dessous  à  côte  et  ner- 
vures blanc  pur,  ligne  marginale  et  trait  discocellulaire  noirâtres. 
Frange  des  ailes  supérieures  gris  brunâtre  en  dessus,  blancliB  en 
dessous.  Frange  des  ailes  inférieures  gris  bronzé  pâle,  bordée  de 
blanchâtre  à  l'extrémité,  blanche  au  bord  abdominal  et  à  l'apex. 

9,  Envergure  19  mm.  Dilïère  du  cf  :  en  dessus  par  un  semis  blanc 
antéapical  plus  net,  par  les  antennes  anuelées  de  jaune  en  dessous,  les 
plérygodes  envahis  par  le  blanc,  ne  conservant  qu'une  tache  brune  à 
la  base  et  une  axillaire  noir  bleu  métallique.  La  ligne  médiane  thora- 
cique  est  entière.  Ailes  supérieures  sans  aire  vilrée  infracellulaire;  les 
écailles  blanches,  plus  denses,  formant  une  bande  subcontinue  encer- 
clant les  aires  intra- et  extracellulaires;  hanches  antérieures  entièrement 
blanc  pur,  ventre  plus  chargé  de  blanchâtre,  brosse  anale  plus  courte, 
à  pinceau  médian  presque  entièrement  blanc. 

Types  :  Tunisie.  Metlaoui;  mai  1921. 

D'après  l'éminent  spécialiste  F.  Le  Cerf,  cette  espèce  prendrait  place 
près  de  C.  a  (finis  Stgr. 

Chenille.  —  Chenille  adulte  longue  de  17  mm.,  à  peau  tendue; 
corps  atténué  postérieurement  à  partir  du  S"  segment  abdominal, 
blanc  d'os  en  dessus  avec  le  vaisseau  dorsal  brunâtre;  dessous  blanc 
pur.  Stigmates  elliptiques,  cerclés  de  rougeâtre,  les  premier  et  der- 
nier plus  grands.  Tôle  blond  d'écaillé,  striée  de  rougeâtre.  Écusson 
blond  très  pâle  ainsi  que  le  clapet. 


Séance  du  iâ  octobre  192f.  217 

Pattes  thoraciques  blond  d'écaillc,  à  griffes  passant  du  brun  rou- 
geatre  au  noir;  pattes  abdominales  réduites  à  une  double  rangée  de 
crochets  brun  jaunâtre. 

Chrysalide.  —  Jaune  luisant,  teinté  de  rougeâtre,  métapodothcques 
atteignant  le  bord  postérieur  du  o^  sternite.  Mucron  terminé  par  huit 
épines  triangulaires  obtuses  élargies  à  la  base.  La  chenille  vit  dans  le 
tronc  d'Erodium  a rborescens  L'Hévit. ,  dans  lequel  elle  se  fore  une 
galerie  profonde.  On  la  trouve  jusqu'en  mars.  Papillon  en  mai. 

Cigaritis  myrmecophila,  n.  sp.  [Lycaenu^ae].  —  Envergure 
24-32  mm.  Ailes  fauve  orange  vif,  bordées  d'une  hgne  marginale  noi- 
râtre, portant  des  taches  noires,  séparées,  en  nombre  variable,  disposées 
approximativement  comme  cht^z  C.  acamas  Klug.;  aux  supérieures 
un  point  quadrangulaire  blancliàlre  près  de  l'apex.  Franges  blanc  crème. 
Dessous  blanc  crème  avec  les  marges  internes  et  externes  lavées  de 
saumon  et  des  taches  ocellées  fauve-orange,  en  partie  confluentes,  bor- 
dées do  noir  et  pupillées  d'argent  vif;  ligne  marginale  précédée  d'une 
ligne  de  7  points  internervuraux  noirs.  Ailes  postérieures  à  aire  cos- 
tale obscurcie  de  brunâtre,  passant  parfois  au  noir,  s'étendant  plus  ou 
moins  sous  forme  de  points,  macules  ou  bandes,  mais  ne  dépassant 
jamais  la  nervure  2  ;  la  ligne  terminale  fortement  festonnée  dessine 
une  tache  arquée  entre  les  queues,  une  autre  rectangulaire  à  l'angle 
anal.  Queues  tricolores;  base  fauve,  milieu  noir,  pointe  blanche.  Des- 
sous blanc  crème  à  o  rangées  transversales  de  taches  fauve-orange,  pu- 
pillées d'argent,  dont  2  basâtes  aux  taches  séparées;  les  suivantes  con- 
fluentes figurent  une  série  de  trois  cliaînettos.  Ligne  marginale  fauve, 
entrecoupée  de  noir  est  précédée  d'une  ligne  de  quatre  points  noirs. 

Types  :  Tunisie,  dunes  de  Tozeur-Nefta  ;  juin-juillet  1919. 

Cette  espèce  se  rapproche  de  Cigaritis  acamas  Klug,  mais  s'en  dis- 
tingue nettement  par  les  caractères  suivants  : 

Taille  généralement  inférieure,  aspect  plus  grêle.  Aux  ailes  supé- 
rieures, le  bord  externe  est  plus  convexe;  la  couleur  du  fond,  fauve 
orange  vif,  uniforme  sur  toute  la  surface  chez  imjnnecophiid,  devient 
jaune  rougeâtre  terne,  avec  l'aire  czstale  assombrie  de  brun  sur  toute 
la  longueur,  chez  acamas.  La  frange,  uniformément  blanche  chez  myr- 
mecophila,  est  entrecoupée  de  brunâtre  chez  acamas. 

Le  dessus  des  ailes  inférieures  n'a  jamais  le  disque  envahi  par  le 
brun  comme  chez  acamas.  Le  dessous  des  quatre  ailes,  blanc  pur  aux 
taches  et  dessins  fauve  orange  de  munuecophila,  est  blanc  jaunâtre 
sale  avec  les  taches  et  bandes  brun  ocracé  chez  acamas. 

Oeuf.  —  L'œuf  et  un  sphéroïde  aplati  en  dessous,  légèrement  atté- 


218  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

nue  et  arrondi  dans  sa  partie  supérieure  ;  surface  recouverte  de  cellules 
penlagonales  disposées  en  cercles  perpendiculaires  à  l'axe,  les  plus 
grandes  à  l'équateur. 

Chenille.  —  Chenille  adulte  de  18-2o  mm.,  aplatie,  subparallèle,  à 
peine  déprimée  postérieurement  en  9-12;  robe  grisâtre,  densément 
revêtue  de  poils  courts  ou  phanères  qui  lui  donnent  un  aspect  granité 
rougeàtre;  tète  petite,  noir  luisant;  segment  prothoracique  plus  petit 
que  le  suivant;  écusson  chitineux  transversalement  creusé,  brun  bril- 
lant, bord  antérieur  relevé,  noir;  mésothorax  brun  rougeàtre  ainsi 
que  la  ligne  dorsale;  une  latéro-dorsale  de  taches  suborbiculaires 
brunes  sur  fond  rougeàtre  en  3-10;  le  11^  segment  est  pourvu  de  deux 
tubes  chitineux,  cylindroconiques,  noirs,  renfermant  les  organes  érec- 
tiles;  les  précédant,  sur  une  tache  vineuse  rectangulaire,  se  voit  la 
glande  saccliarifère  où  les  fourmis  viennent  puiser;  clapet  anal  petit, 
brun  luisant;  stigmates  en  relief,  jaunâtres,  cerclés  de  noir.  Pattes 
thoraciques  brun  noir;  abdominales  concolores. 

Chrysalide.  —  Brun  clair,  courte,  ramassée,  ar(]uée  intérieu- 
rement, â  mucron  obtus. 

En  juin-juillet  tous  les  états  se  rencontrent  à  la  fois  :  œuf,  chenille, 
chrysalide  et  papillon. 

La  chenille,  nocturne,  se  nourrit  exclusivement  des  pousses  du 
Caligonuni  comosum  L'Hérit.  ;  dans  la  journée,  elle  se  tient  immobile 
dans  des  galeries  souterraines  creusées  par  les  fourmis  au  pied  de  la 
plante;  ces  tunnels,  larges,  spacieux,  paraissent  affectés  spécialement  ù 
l'usage  des  chenilles,  car  la  fourmilière  proprement  dite^  renfermant 
le  couvain,  se  trouve  dans  une  direction  opposée.  C'est  dans  ces  galeries 
que  s'opèrent  les  diverses  transformations  du  Lépidoptère  ;  la  chrysa- 
lide se  trouve  fixée  par  son  mucron  â  la  voûte  souterraine.  Ces  che- 
nilles sont  très  paresseuses  et,  c'est  par  diverses  manœuvres,  titilla- 
tions, mordillement,  etc.,  que  les  fourmis  réussissent,  la  nuit  venue, 
à  les  faire  monter  sur  la  plante  nourricière. 

Le  D""  Saxtschi  auquel  j'ai  soumis  le  prélèvement  d'une  fourmilière, 
y  a  trouvé  deux  espèces  :  une  grande,  Catoglyphia  Incotor  L.  et  une 
petite,  Cremastogaster  Aitberti  Em.  La  petite  en  serait-elle  pas  l'es- 
clave de  l'autre? 

Eî-solea,  Lasiocampidarum  nov.  gen.  —  Antennes  courtes 
n'atteignant  pas  le  milieu  de  la  côte,  bipectinées  jusqu'à  l'extrémité 
dans  les  deux  sexes,  lames  de  moitié  plus  courtes  chez  la  Q  ;  yeux  petits, 
globuleux,  poilus,  en  partie  cachés  parla  villosilé  frontale  retombante. 
Trompe  nulle.  Front  armé  d'une  projection  cornée  en  forme  de  lame 


Séance  du  12  octobre  wn.  219 

verticale,  subtriangulaire,  à  angle  antérieur  courbé  et  denté  en  scie.  Le 
vertex  émet  cinq  faisceaux  de  poils,  un  central  recouvre  le  front, 
deux  descendent  obliquement  vers  les  yeux  qu'ils  surplombent,  les 
derniers  se  dressent  à  la  base  interne  des  antennes.  Palpes  porrigés 
ne  dépassant  pas  le  front. 

Tibias  antérieurs  à  2  griffes  terminales  chiiinouses  dont  l'interne 
plus  longue. 

Aux  ailes  antérieures  :  6-7  brièvement  tigées,  9-10  sur  presque  la 
moitié.  Aux  postérieures  :  4-o  du  même  point  à  l'angle,  7-8  longuement 
tigées  après  la  base.  Corps  et  pattes  entièrement  revêtus  d'une  lon- 
gue et  épaisse  toison  laineuse;  villosité  abdominale  plus  courte  chez 
la  9  ('). 

Ergolea  Reneae  (-).  n.  s[i.  [LasiocampidaeJ.  — cf.  Envergure  3o- 
41  mm.  Tète  blanc  roux;  palpes  roux  mêlé  de  blanc  et  de  noir,  base 
noire;  antennes  brun  roux,  flagellum  blanc;  yeux  noirs,  surmontés 
d'une  touffe  de  longs  cils  noirs;  thorax  et  abdomen  gris  argenté, 
mélangé  de  fauve  rougeâtre  :  touffe  anale  jaunâtre,  face  ventrale  blan- 
châtre teinté  de  rose. 

Ailes  supérieures  divisées  en  deux  parties  par  une  ligne  de  taches 
internerv «raies  brunes,  s'étendant- obliquement  de  l'apex  au  milieu  du 
bord  interne  ;  l'espace  intérieur  roux  strié  de  brun,  l'espace  extérieur 
blanc  saupoudré  de  brun,  à  nervures  roussâtres  ;  une  tache  plus  pâle, 
rosée,  occupe  la  partie  supérieure  de  la  cellule;  franges  brunâtres. 
Dessous  presque  comme  le  dessus,  avec  la  base  plus  claire  et  la  ligne 
oblique  moins  nette. 

Ailes  inférieures  avec  la  même  coloration  que  la  partie  externe  des 
supérieures.  La  moitié  basale  envahie  jusqu'à  l'angle  anal  par  une 
longue  pilosité  gris  clair,  dessous  comme  le  dessus,  avec  la  base  et  la 
frange  interne  blanchâtres. 

Q  plus  sombre  à  ligne  peu  distincte. 

Type  :  Algérie,  El  Goléadans  les  dunes  de  TErg  occidental. 

Chenille.  —  Chenille  adulte  40  mm.;  robe  rouge  à  taches  noires  et 
villosité  blanche,  longuement  altéiuiée  d'avant  en  arrière  à  partir  du 
4^  segment,  2-3  les  plus  gros,  subégaux  ;  tête  plus  petite  que  le  premier 
segment,  marron  clair  à  poils  blanc  laineux,  retombants;  bande  dorsale 
formée  de  taches  en  losange  dilatées  sur  les  cotés  en  2-3;  excepté  les 

•  1)  M.  W.  II. ~V.  Tams,  du  Brislih  Muséum,  m'écrit  au  sujet  celte  espèce  : 
I  camiot  recall  a  siècles  wilh  such  a  frons  and  sucli  a  nervulation.  On  Ihe 
other  hand  I  may  never  hâve  seen  anything  like  it. 

(2)  Dédié  à  l'auxiliaire  dévouée  de  mes  chasses  africaines. 


220  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

trois  premiers,  ces  losanges  sont  coupés  transversalement  par  une 
tache  rectangulaire  rouge  pourpré,  évidée  en  son  milieu.  Une  autre 
ligne  de  taches  noires  s'étend  latéralement  à  la  dorsale  sur  les  segments 
5-10,  en  diminuant  progressivement;  incisions  scgmentaires  tinement 
soulignées  d'une  double  ligne  transverse  noire.. 

Ventre  marqué  d'une  tache  noire  entre  les  pattes  membraneuses  et 
sur  le  segment  o.  Stigmates  elliptiques,  noirs. 

Pattes  thoraciques  jauue  taché  de  brun,  une  large  tache  noire  à  la 
base.  Pattes  abdominales  jaune  orange. 

La  chenille  est  nocturne;  elle  se  nourrit  des  pousses  du  Caligonum 
comosmn  L'Héri  t.  ;  jeune,  elle  se  cache  le  jour  sous  les  écorces,  adulte, 
on  la  trouve  enterrée,  parfois  profondément,  par  groupes  compacts 
d'une  dizaine  d'individus;  elle  se  chrysalide  en  terre  où  elle  lisse  un 
cocon  ellipsoïdal  rigide  dont  le  pôle  postérieur  est  terminé  par  une 
expansion  en  forme  de  lélîne;  papyracé,  rigide,  brun  marron,  il  est 
grossièrement  tapissé  de  soie  blanche  à  l'intérieur. 

Chrysalide.  —  Courte,  obèse,  jaune,  à  plérothèqu^es  saillants; 
mucron  obtus,  arrondi. 

Chenilles  en  avril  ;  imago  en  septembre. 


Sur  la  présence  en  France  d'un  nouvel  ennemi  des  arbres  fruitiers 

Laspeyresia  molesta  Busck  [Lep.   Tortricidae] 

par  B.  Trouvelot. 

Laspefiresia  molesta  est  un  Microlépidoptère  dont  la  chenille  vit  en 
mineuse  dans  les  jeunes  pousses  et  dans  les  fruits  d'un  grand  nombre 
d'arbres  fruitier.^  de  la  famille  des  Rosacées.  C'est  à  ce  titre  que  cette 
espèce  est  considérée  comme  un  redoutable  ennemi  des  vergtM's. 

L.  molesta  est  vraiseiublableraent  originaire  d'Extrême-Orient.  En 
effet,  dès  1898,  ses  dégâts  commencèrent  à  attirer  l'attention  des  entomo- 
logistes japonais.  Depuis  cette  époque,  les  plantations  fiuitières  du 
Japon  méridional  sont  régulièrement  attaquées.  Les  dégâts  se  font 
surtout  sentir  sur  les  poires,  la  majorité  de  ces  fruits  étant  attaqués 
lors  de  la  récolte  ('). 


\ 


(I)  CaiULiÇHi  Harlrava  et  NoBUSNASA  YAci.  Uber  die  Lebensweist*.  des 
VRK\ch^ebUohver!Ç~Laspeijresï(riiiolesta.  Berjclit  des  OlKirn^Jasfiluts 
f.  4.  Fj^  yCKuuAscHihi,,  1917,  Japon-Nashi-himeshintiul.  Smaller  Pear  iMorer, 
L.  molesta.  [Ass^or^l'earj^jylect.,  Kashima  Villaye,  1919.) 


Séance  du  12  octobre  1922,  221 

En  1910,  Laspeyresia  molesta  était  introduit  avec  des  plants  de 
Cerisiers  ornementaux  dans  les  États  de  l'est  des  États-Unis  d'Amérique. 
L'extension  de  l'espèce  y  fut  assez  rapide  et  peu  d'années  après, 
des  dégâts  assez  importants  s'observaient  dans  les  vergers  et  les  pépi- 
nières d'arbres  fruitiers.  Contrairement  à  ce  qui  a  été  observé  au 
Japon,  dans  cette  nouvelle  patrie,  les  dégâts  portent  principalement 
sur  les  Pêchers  dont,  à  la  fois,  les  jeunes  rameaux  et  les  jeunes  fruits 
sont  très  fortement  attaqués  (^): 

Bien  que  l'on  ne  puisse  encore  se  prononcer  sur  le  degré  de  gravité 
de  cette  introduction,  les  grands  vergers  des  États-Unis  n'ayant  pas 
encore  été  atteints,  les  services  américains  craignent  d'être  en  pré- 
'sence  d'un  nouveau  fléau  dont  l'importance  économique  serait  compa- 
rable à  celle  prise  parle  Carpocapsa  pomonella.  De  justes  craintes  sont 
émises  par  les  États  du  sud  et  de  l'ouest. 

Dernièrement,  L.  molesta  francliissait  une  nouvelle  étape  dans  son 
envahissement  et  atteignait  l'Europe.  Sa  présence  a  été  reconnue  en 
Italie  (Ligurie)  l^-^. 

Devant  l'extension  progressive  de  cette  mineuse,  M.  Marchal  crai- 
gnit la  possibilité  de  son  introduction  puis  de  son  établissement  en 
France  où  les  conditions  semblent  favorables  à  son  développement. 
Dans  ce  but,  les  travaux  relatifs  à  cette  question  étaient  tenus  à  jour 
à  la  Station  entomologique  de  Paris. 

Ces  craintes  ne  devaient  pas  tarder  à  être  justifiées. 

En  effet,  au  cours  de  l'été  1922,  lors  d'un  passage  à  Fréjus,  j'ai  re- 
cueilli dans  un  verger  de  nombreuses  pêches  minées  par  des  chenilles. 
Cette  attaque  m'a  été  signalée  par  M.  Bernés,  Directeur  des  Services 
Agricoles  du  Var. 

Dans  le  verger  visité,  ce  fut  en  1919  que  l'on  remarqua  pour  la  pre- 
mière fois  la  présence  de  pêches  véreuses.  Mais  l'ensemble  de  la 
récolte  étant  bon.  on  crut  avoir  affaire  là  à  un  insecte  banal  s'étant  mul- 
plié  anormalement.  On  ne  chercha  pas  à  éclaircir  la  question,  comp- 
tant sur  l'hiver  pour  faire  revenir  le  tout  à  des  proportions  normales. 
Mais  peu  à  peu  le  mal  non  seulement  sévit  mais  augmenta  d'intensité-. 
Cette  année  il  était  général  et.  de  plus,  on  remarquait,  sans  l'expliquer, 
le  dessèchement  de  nombreuses  jeunes  pousses  de  pêchers  récemment 
plantés. 

Pour  l'étude  de  la  question,  je  rapportai  plusieurs  fruits  au  labora- 

(1)  QuAiNTANCE  et  WooD.  Laspeyrcsici  molesta.  An  important  new  insect 
enneiny  of  the  peach).  J.  Arjr.  Res. 

^  (2)  Paoli.  Intorno  alla  Laspeyresia  molesta,  ail'  Estero  e  in  Italia.  {Agr. 
Col.  Florence,  1921.)  ^ 


222  liulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

toire.  Peu  après,  j'obtins  réclosiondo  papillons.  A  la  vue  de  ces  échan- 
lillons  et  d'après  les  renseignement  recueillis.  M.  Marghal  pensa  aus- 
sitôt qu'il  s'agissait  là  de  dégâts  causés  par  L.  molesta. 

Malgré  les  spécimens  défectueux  dont  nous  disposions  à  ce  moment, 
M.  l'abbé  de  Joannis,  ;i  l'obligeance  duquel  nous  avions  eu  recours, 
nous  déclara  aussitôt  qu'il  no  connaissait  pas  ce  papillon  comme  es- 
pèce française.  Suivant  ses  indications  j'adressai  le  spécimen  à  M.  Mey- 
RiCK  qui  eut  l'obligeance  de  confirmer  immédiatement  notre  détermi- 
nation d'après  les  caractères  du  papillon. 

La  rapidité  avec  laquelle  cette  espèce  s'est  multipliée  aux  environs 
de  Fréjus,  l'importance  des  dégâts  causés  cette  année  par  sa  chenille 
sur  les  jeunes  arbres  el  les  pèches  tardives,  ses  facilités'  de  vie 
sur  de  nombreuses  essences  fruitières,  son  grand  nombre  de  géné- 
rations et  ses  difficultés  de  destruction,  font  craindre  qu'elle  ne 
devienne  un  sérieux  danger  pour  la  production  fruitière  de  nos 
régions  méridionales  et  peut-être  même  de  la  France   tout  entière. 

A  ce  propos,  je  dois  signaler  un  fait  extrêmement  remarquable  mis 
en  lumière  par  les  travaux  américains  :  malgré  son  introduction  très 
récente  aux  États-Unis,  Lnapeijresia  molesta  y  est  déjà  limité  et  peut- 
être  maîtrisé  dans  son  développement  par  de  nombreux  parasites  in- 
digènes qui  sont  venus  vivre  à  ses  dépens. 

Un  Chalcidien  du  genre  Trichogramma  à  lui  seul  tue  60  %  des  œufs. 
L'action  combinée  de  4  Hyménoptères  et  do  3  Diptères  parasites  dé- 
truit 50  ?'c  des  chenilles  et  des  chrysalides  ('). 

Le  taux  du  parasitisme  total  est  donc  déjà  de  80  '/c 

Malgré  le  peu  d'échantillons  rapportés,  j'ai  été  des  plus  surpris  d'ob- 
server l'éclosion  de  parasites.  Il  y  a  lieu  d'espérer  qu'en  France,  comme 
en  Amérique,  les  parasites  indigènes  s'adapteront  très  vite  à  cette  nou- 
velle espèce  introduite. 

Résumé  de  la  Biologie  de  Laspeyresia  molesta 
(D'après  les  travaux  japonais  et  américains). 

Les  chenilles  de  Laspeijresia  molesta  vivent  en  mineuses  dans  les 
jeunes  ramilles  de  nombreuses  espèces  d'arbres  fruitiers; leur  dévelop- 
pement est  assez  rapide,  aussi  l'insecte  a  de  3  à  o  générations  par  an. 
Les  chenilles  issues  des  premières  pontes  vivent  exclusivement  dans 
Les  jeunes  brindilles,  mais,  celles  sorties  des  œufs  déposés  l'été 
attaquent  très  facilement  les  fruits,  principalement  les  pèches;  cette 

(Ij  CoRv.  The  slalus  of  (he  Oriental  Peach  Moth.  (/.  Econ.  Enlom.  1919. 


Séance  du  12  octobre  1922.  223 

variation  de  rôgimo  est  due  à  l'arrêt  de  croissance  des  rameaux 
pendant  l'été,  les  chenilles  ne  pouvant  vivre  dans  les  rameaux  lignifiés. 

L'apparition  de  la  première  généralion  a  lieu  en  fin  avril-mai.  En 
septembre,  les  chenilles  de  la  dernière  génération  s'engourdissent  pour 
hiverner.  Elles  ne  se  nymplioseront  qu'au  printemps  suivant. 

Plantes  attaquées  :  la  chenille  vit  sur  les  jeunes  pousses  des  pêchers, 
cerisiers,  pruniers,  poiriers,  pommiers,  cognassiers  (cullivés  ou  sau- 
vages),  et  sur  les  fruits  suivants  :  pêches,  poires,  pommes. 

Ce  sont  surtout  les  pêches  et  les  poires  qui  ont  à  soulîrir. 

Moyens  de  lutte  :  le  nombre  de  générations  de  l'insecte,  le  mode  de 
vie  de  sa  chenille,  le  grand  nombre  d'essences  cultivées  ou  sauvages 
susceptibles  de  lui  fournir  de  la  nourriture,  rendent  la  lutte  contre 
cette  espèce  des  plus  difficile  et  onéreuse. 


Notes   biologiques  sur  divers  Insectes  des  environs  de  Vienne 
en    Dauphiné 

par  L.  Falgoz. 

Orthoptères. 

Caloptenus  italiens  L.  —  Au  printemps  de  1921  et  de  1922,  cet 
Acridien  s'est  montré  en  très  grand  nombre  dans  la  région  de  St-Sym- 
phorien  d'Ozon  (Isère)  où  il  a  causé  des  dommages  assez  importants 
aux  cultures. 

En  1906,  cet  insecte  s'était  déjà  anormalement  multiplié  dans  la  ban- 
lieue lyonnaise  et,  pendant  Pété,  des  bandes  d'individus  ailés  avaient 
pénétré  jusqu'à  l'intérieur  de  la  ville  de  Lyon  dont  ils  parcouraient 
les  rues. 

Hymknoptkrrs. 

Hoplocampa  ôrevisKIug.  — Cette  Tenthrèdea  occasionné  d'assez 
sérieux  dégâts  aux  Poiriers  des  environs  de  Vienne,  ce  printemps 
dernier.  Dans  certaines  plantations,  particulièrement  sur  les  arbres 
en  espalier  ou  situés  au  voisinage  des  murs,  les  jeunes  poires  étaient 
attaquées  dans  la  proportion  de  2o  à  30  %.  environ.  Celles-ci  ont  con- 
tinué à  noircir  et  sont  tombées  peu  après  l'exode  des  larves  qui  a  eu 


224  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

lieu  autour  du  20  mai.  C'est  donc  avant  cette  date  que  les  fruits  ha- 
bités devront  être  ramassés  pour  être  détruits  et  en  même  temps  les 
larves  qu'ils  renferment. 

Macrocephus  xanthostoma  Eversm.  —  J'ai  ol)servé  le  dévelop- 
pement de  celte  jolie  Tenthrède  dans  les  tiges  de  Poterium  sanguisorba. 
La  larve  creuse  une  galerie  descendante,  d'abord  excentrique,  puis 
axiale  et  qui  finit  par  occuper  vers  la  base  toute  la  portion  médullaire. 
Vers  la  mi-juin,  elle  a  atteint  le  terme  de  son  développement;  elle  se 
trouve  alors  près  du  collet  et  s'enferme  à  l'intérieur  de  la  tige  nour- 
ricière dans  un  mince  cocon  où  elle  passe  l'hiver.  La  nymphose  a  lieu 
vers  la  fin  d'avril.  L'imago  éclôt  dans  les  premiers  jours  de  mai.. 

Les  larves  sont  fréquemment  parasitées  par  un  Ichneumonide  :  Pim- 
pla  inquisitor  Scop.,  dont  le  parasitisme  aux  dépens  des  Tenthrèdes 
du  genre  voisin,  Janus  Jur..  a  été  déjà  constaté. 

Coléoptères. 

Scaphosoma  agaricinum  L.  —  Le  20  septembre,  j'ai  trouvé  plu- 
sieurs larves  sur  un  spécimen  de  Polijporus  intybaceusFr.,  végétant 
sur  Peuplier  mort.  La  nymphose  a  eu  lieu  vers  la  fin  du  même  mois 
et  l'apparition  de  l'imago  dans  les  premiers  jours  d'octobre. 

C'est  à  cette  même  époque  de  l'année  que  Perris  (Larves  de  Coléo- 
ptères, 1877.  p.  10)  a  observé  le  développement  de  cet  insecte. 

Scaphosoma  agaricinum  a  été  signalé  par  Riel  (.4n«.  Soc.  Linn.  de 
L(/on,  1910,  p.  204)  sur  Paxillus  lamellirugus  DC.  en  septembre. 

Enicmus  minutus  L.  —  J'ai  observé  la  larve  sur  Pohjporus  his- 
pidus  D.  croissant  sur  Mûrier.  La  nymphose  s'est  produite  en  mai  et 
l'éclosion  une  dizaine  de  jours  plus  tard. 

Pocadius  ferrugineus  F.  —  Obtenu  d'éclosion.  à  fin  mai,  de  Bul- 
garia  inquiiians  F  r . 

Ciscoluber  Mi  11.  —  En  septembre,  j'ai  recueilli  dans  Auricularia 
auricula  Judae  L..  végétant  sur  le  tronc  d'un  Sycomore  mourant,  un 
certain  nombre  de  larves  qui  vivaient  dans  le  pied  de  ce  champignon. 
L'éclosion  de  l'adulte  s'est  produite  dans  le  courant  du  mois  de  mai  de 
l'année  suivante. 

Les  larves  sont  faciles  à  distinguer  à  première  vue  de  celles  des 
autres  espèces  du  genre  Cis  en  ce  qu'elles  portent  un  seul  cornicule  au 
lieu  de  deux  sur  le  Q'^  segment  abdominal. 

Coroebiis  sinuatus  Creutz.  —  Dans  les  environs  de  Vienne,  l'in- 


Séance  du  12  octobre  1922.  225 

secle  se  dévoloppe  dans  la  racine  de  Poterium  sanguisorba  dont  les 
vieux  pieds  ayant  une  racine  de  la  grosseur  du  pouce  au  moins,  sont 
électivement  habités.  La  ponte  a  lieu  en  juillet,  un  peu  en  dessous  du 
collet.  La  jeune  larve  creuse  une  galerie  descendante  dans  la  couche 
corticale;  à  l'approche  du  printemps,  elle  se  retourne  et  remonte  en 
rongeant  les  portions  plus  profondes.  Au  début  de  mai,  elle  se  trouve 
en  contact  avec  le  collet,  dans  lequel  elle  se  transforme  en  nymphe. 
L'adulte  apparaît  courant  juin.  Ce  dernier  ne  se  rencontre  que  rare- 
ment sur  la  plante  nourricière,  il  se  tient  de  pi'éférence,  par  les  jour- 
nées ensoleillées,  sur  les  feuilles  des  arbres  du  voisinage  où  a  lieu 
l'accouplement. 

Lixus  punctiventris  Boh,  (').  —  Dans  un  pré  situé  sur  un  coteau 
granito-gneissique  exposé  au  midi,  j'ai  trouvé  au  printemps  dernier  de 
très  nombreux  pieds  de  Barkausia  taraxucifolia  habités  par  la  larve 
de  ce  Curculionide.  La  ponte  a  lieu  dans  la  tige,  à  10  ou  15  centimè- 
tres de  hauteur.  La  larve  dévore  en  descendant  la  portion  médullaire, 
ronge  entièrement  l'intérieur  du  collet  et  se  transforme  en  nymphe 
dans  la  racine  pendant  le  courant  du  mois  de  juin.  L'éclosion  de 
l'adulte  commence  au  début  de  juillet.  La  larve  et  la  nymphe  sont  pa- 
rasitées par  un  Ichneumonide  du  genre  Ephialtes  Schr. 

Lixus  punctiventris  'd  été  signalé  à  l'état  de  larve  par  Goureau  [Ann. 
Soc.  ent.  France,  [1866],  p.  173;  id.  /.  c,  1868,  Bulletin,  p.  cxni)  dans 
Senecio  aquaticus.  Brisout  (.Inn.  Soc.  ent.  Fr.,  [1871]  (JuUetin,  p.  xxxni) 
indique  qu'il  a  rencontré  l'imago  sur  Senecio  Jacobaea.  Xambeu  {Ann. 
Soc.  Linn.  Lyon,  [1894],  p.  157)  dit  avoir  trouvé  une  nymphe  dans  une 
tige  d'ortie.  Je  ne  puis  rien  affirmer  contre  cette  dernière  observation, 
portant  d'ailleurs  sur  un  cas  isolé,  mais  les  nombreux  «  à  peu  près  » 
qui  émaillent  les  travaux  de  cet  auteur  autorisent  vis-à-vis  de  cer- 
taines de  ses  assertions  une  légitime  défiance. 

Ceuthorrhynchus  quercicola  P ay k .  ~  Cette  espèce  estcécidogène 
aux  dépens  de  Fumaria  officinalis,  ainsi  que  j'ai  pu  m'en  assurer  par 
l'élevage. 

En  1909,  J.  GuiGNOX  (F.  /.  N.,  n"  466,  p.  217)  signalait  dans  la 
tige  de  Fumaria  Qfficinalis,  près  du  collet,  une  -larve  qu'il  attribuait 
à  un  Apionide.  Deux  ans  après,  en  1911  (/.  c,  n"489,  p.  154),  le  même 
observateur,  revenant  sur  le  même  sujet,  fournissait  des  renseignements 
complémentaires  à  propos  de  cette  larve  dont  il  n'avait  pas  obtenu 

(1)  Les  Curculionides  cités  ici  ont  été  obligeamment  nommés  par  M.  IIus- 
TAciii;,  à  qui  j'adresse  mes  meilleurs  remerciements. 


226  Bidlelin  de  la  Société  entomologiqite  de  France. 

l'imago  et  montrait,  avec  photographies  à  l'appui,  les  modifications  pro- 
duites sur  la  plante  par  le  parasite,  modifications  consistant  en  une  hyper- 
trophie du  collet  et  un  raccourcissement  des  premiers  entrenœuds. 

En  1914,  J.  LicHTEN&TEiN  {F.  J.  N.,  n"  320,  p.  66)  annonçait  qu'il 
avait  obtenu  d'éclosion  des  tiges  de  diverses  espèces  de  Fumaria,  des 
environs  de  Montpelli(!r.  deux  espèces  de  Ceuthorrhynchus  :  C.  mixtus 
Mais.  {*)  et  C.  nigrinus  Marsh.,  mais  il  n'avait  constaté  aucune  for- 
mation de  cécidie.  Les  larves  observées  par  Lichtenstein  vivent  tout 
le  long  de  la  tige  sans  produire  sur  la  plante  aucune  réaction  défor- 
mante; tandis  que  dans  le  cas  observé  par  Guignon  et  par  moi,  il  y  a 
incontestablement  cécidie  du  collet. 

Dans  son  intéressante  notice,  Lichtenstein  signalait  les  difficultés 
qu'il  avait  rencontrées  dans  l'élevage  des  larves  des  Ceuthorfhynchus 
des  Fumaria  pour  conserver  les  tiges  en  bon  état  jusqu'à  la  sortie 
des  larves.  Le  moyen  employé  consistait  à  placer  les  plantes  arrachées 
dans  une  grande  boîte  dont  le  couvercle  les  pressait  légèrement.  Au 
cours  de  visites  quotidiennes,  les  larves  sorties  étaient  déposées  sur 
des  pois  d'élevage.  Elles  s'y  enfonçaient  aussitôt. 

J'ai  voulu  employer  ce  procédé  avec  les  Fumaria  officinalis  recueillis 
au  début  de  mai  1921,  mais,  malgré  les  précautions  prises,  aucune 
larve  n'est  sortie  des  tiges,  toutes  ont  péri  dans  leur  galerie,  môme 
celles  qui  paraissaient  parvenues  près  du  terme  de  leur  développement. 
J'ai  été  plus  heureux  cette  année  en  transplantant  en  mai  des  plantes 
habitées  dans  de  petits  pots  à  tleurs  et  en  plaçant  ceux-ci  à  l'intérieur 
d'un  grand  bocal  en  verre  couvert  avec  de  la  gaze.  Peu  de  jours 
après,  les  larves  s'enfonçaient  en  terre.  Les  éclosions  se  produisirent 
durant  la  seconde  quinzaine  de  juin. 

Fumaria  officinalis  nourrit  donc,  suivant  la  latitude,  des  espèces 
ditTérentes  de  Ceiithorrhijnclms  :  C.  mixtus  et  C.  nigrinus  dans  la  région 
méditerranéenne;  plus  au  nord,  C.  quercicola. 

Galenicella  luteola  Mil  11.  —  Depuis  plusieurs  années,  les  Ormes 
de  la  région  viennoise  sont  ravagés  par  la  Galéruque.  Les  dégâts  aug- 
mentent d'année  en  année  et  sont  en  rapport  avec  la  multiplication 
toujours  croissante  de  l'insecte  qui  n'est  enrayée  ici  par  aucun  para- 
site entomophage.  En  effet,  ni  le  Chalcidien,  Tetrdstichus  xantliome- 
/e/irteRond.  destructeur  des  œufs,  ni  les  Tachinaires.  Ergnnia  nitida 
Rond.  e[Degeeria  collarisFOiU..  parasites  des  stades  ultérieurs,  ne  se 

(I)  P.  DE  PEYiiRiMiioiF  (Coléoplères  phytophages  du  Nord  Africain  in  Ann. 
Soc.  eut.  Fr.,  [1916],  p.  54)  a  recueilli  Ceuthorryiichus  mixtus  dans  le 
massif  des  Mouzaïa  s«r  Fumaria  copreolata. 


Séance  du  /S  octobre  1922.  '  227 

sont  montrés  dans  mes  élevages  portant  sur  des  dizaines  de  milliers 
d'individus  et  poursuivis  durant  ces  trois  dernières  années. 

Quelques  prédateurs  :  Lebia  scapularis  Fourc,  Coccinella  conglo- 
bala  L.,  larves  de  Chrfisopa  sont,  il  est  vrai,  assez  abondants,  le  pre- 
mier surtout,  sur  le  feuillage  et  au  pied  des  Ormes  pendant  le  déve- 
loppement de  la  Galéruque.  mais  leur  rôle  destructeur  reste  faible  et 
leur  action  ne  constitue  pas  une  barrière  suffisante  contre  la  propa- 
gation du  ravageur. 

Cette  année  1922,  l'humidité  causée  par  les  pluies  fréquentes  de 
juin  et  de  juillet  a  déterminé  chez  les  larvçs  à  l'approche  de  la  nym- 
phose une  raaiadip,  vraisemblablement  d'origine  microbienne  (tlache- 
rie?).  qui  en  a  fait  périr  un  bon  nombre. 

Par  leur  caractère  négatif  au  point  de  vue  de  la  présence  des 
parasites  entomophages.  les  renseignements  qui  précèdent  fournissent 
un  exemple  caractéristique  de  rupture  d'équilibre  dans  une  asso- 
ciation biologique  entre  un  insecte  phytophage  et  ses  parasites  habi- 
tuels. 

DiPTKRES. 

Scenopiniis  fenestralis  L.  — J'ai  observé  plusieurs  larves  de  cet 
intéressant  Diptère  dans  un  nid  de  Mus  silvaticus  trouvé  au  mois  de 
juin  sous  un  tas  de  fagots  et  composé  uniquement  de  tiges  et  de  feuilles 
de  Graminées. 

D'autre  part,  j'ai  obtenu  en  août  deux  imagos  éclos  d'un  volumineux 
Polyporus  hispidus  B..  d'où  étaient  sortis  quelque  temps  avant  une 
légion  d'Ûrchesia  micans  Pa  n  z . 

J.  DE  JoANNis  {Bull.  Soc.  ciit .  Fi'.  [1899],  p.  248)  a  trouvé  des  larves 
de  Scenopinus  dans  les  pelotes  rejetées  par  des  Rapaces  nocturnes  et 
composées  d'ossements  de  petits  Rongeurs  feutrés  avec  des  poils. 

D'après  Séguv  qui  a  publié  [Bull.  Mus.  Hist.  nat.  [1921],  p.  GO)  sur 
cette  espèce  une  excellente  étude,  la  larve  se  nourrit  de  poussière  et 
de  débris  organiques. 

Dans  les  environs  de  Vienne,  Scenopinus  fenestralis  est  assez  com- 
mun en  juillet-août  contre  les  vitres  des  habitations. 

A  Lyon,  une  espèce  voisine.  Scenopinus  glabrifrons  Meig.  a  été 
observée  par  Grilat  {Ann.  Soc.  Linn.  de  Lyon,  1912,  p.  80). 

Aphiochaeta  ruiîpes  IVIeigen.  —  Parmi  les  fragments  d'un  Taenia 
saginata  évacué  par  un  jeune  homme  de  15  ans,  j'ai  rencontré  une 
larve  de  cette  espèce,  identifiée  par  M.  Keilin,  de  Cambridge. 

D'après  Brumpt  (Précis  de  Parasitologie,  p.  618j,  Phora  rufipes  Uei- 


228  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

gen  a  été  vq  par  Kahl,  de  Varsovie,  dans  les  matières  vomies  par 
un  jeune  homme  qui  avait  éprouvé  des  troubles  digestifs  sérieux  et 
qui  avait  été  guéri  après  avoir  évacué  des  milliers  de  larves. 

Au  sujet  des  myiases  causées  par  les  larves  dWphiochaeta  rujipes, 
M.  Gedoelst,  de  Bruxelles,  m'a  très  oljligeamment  fourni  les  rensei- 
gnements suivants.  Les  larves  de  cette  espèce  ont  été  signalées  dans 
des  cas  de  myiase  cutanée  chez  l'homme  et  les  animaux  dans  l'Inde. 
(W.  S.  Patton  :  Cutaneous  Myiasis  in  xMan  and  animais  in  India, 
Indian  médical  Gazette,  Calcutta,  LV,  12,  1920,  pp.  4oo-45l);  —  Id. 
Notes  on  the  Myiasis  producing  Diptera  of  man  and  animais.  Bull,  of 
Entomological  Research,  XII,  3,  1921,  pp.  239-261).  Une  autre  espèce 
d'Aphiochaeta,  A.  xanthina  Spciser  {ferruginea  Birunetti)  est  plus 
fréquemment  signalée  comme  agent  de  myiase  intestinale  chez  l'homme 
et  les  animaux  en  Asie  et  en  Afrique. 

Phora  carinifroDs  Zett.  —  Plusieurs  cT  et  Q  obtenus  d'éclosion, 
en  octobre,  d'un  nid  souterrain  de   Vespa  germanica. 

Phora  (Trupheoneiira)  perennis  Meig.  —  Un  individu  Ç 
recueiUi,  en  octobre,  dans  un  nid  de  Vespa  crabro  établi  dans  un  chêne 
creux. 

Ornithomyia  aviciilaria  L.  —  Le  16  juillet  dernier,  j'ai  recueilli 
dans  un  nid  d'hirondelle  contenant  des  œufs,  4  spécimens  (ÏOniitho- 
myia  avirularia  L..  qui  ont  été  placés  avec  quelques  plumes  et  débris 
du  nid  dans  un  cristallisoir  fermé  avec  de  la  gaze.  Ces  Diptères  ont 
vécu  sans  nourriture  jusqu'au  22  juillet,  soit  pendant  6  jours  entiers. 

Il  existe  donc  chez  cette  espèce  une  certaine  aptitude  au  jeune 
qu'on  ne  rencontre  pas  chez  d'autres  Pupipares  plus  hautement  spé- 
ciahsés  tels  que  certains  Nycteribiidae,  parasites  des  Chiroptères.  En 
effet,  d'après  les  observations  de  J.  Rodhaln  et  J.  Bequaert  (Obser- 
vations sur  la  biologie  de  Cgclopodia  Greeffi  Karsch,  Nyctéribiide, 
parasite  d'une  chauve-souris  congolaise  (Bull.  Soc.  zool.Fr.,  XL,  1916, 
248-262),  Cgclopodia  Greeffi,  enlevé  de  l'hôte,  ne  survit  pas  plus  de 
12  heures. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.'CnopARD. 


"graphie  l''Um;n-Dicloi   et  C".  —  l'aris. 


1922,  —  r  16. 

BULLETIN 


i3e:   il.^ 


r     F 


SOCIETE  E^TOMOLOGIOIE 


DE    FRANCE 

FONDÉE   LE    29   FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION  d'uTILITÉ  PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET   DU    23  AOUT  1878 

Natura  maxime  miranda 
in  minimis. 


PARIS 

^XJ     SIÈOE    DE    T^A.    SOCIÉTÉ 

HOTEL   DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

28,   Rue   Serpente,  VI  = 


Le  Miljtètla  parait  détf^t/Aiis  par  mois. 

r         '  13  1922    V 


CABINET  ENTOMOLO&iaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Duméril,  Paris  (XIII").        i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Gob.  36.13.  |  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  [Lépidoptères  paléarctiques)  et  Herm.  Relie 
[Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D''  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères du  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  toutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
pour  les  abonnés. 

A  vendre  de  suite  : 
De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  n<^  202  inclus,   à 
4  francs  le  fascicule. 

La  Faune  paléarctique  complète ,  actuellement  terminée , 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
réponse). 

Matériel  entomologique.  —  Épingles  anglaises  «  Asta  » 
blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Epingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n*',  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
O  fr.50;  Coléoptères  paléarctiques  N°  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, Ofr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIP). 


BULLETIN 


DE   LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


!l»éance  «lu  !35  octobre  103*^. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON. 

SOMMAIKE. 

Correspondance,  p.  229.  —  Nécrologie,  p.  230.  —  Changement  d'adresse, 
p.  230.  —  Admissions,  p.  230.  —  Présentation,  p.  231.  —  Démission, 
p.  231.  —  Publications  de  la  Société,  p.  231.  —  Election  d'un  membre 
honoraire  [Rapport),  p.  231. 

Coramunications. —  Ji"  k.  Chobaut.  Description  d'une  nouvelle  espèce 
de  Saprinus  [Col.  Histeridae]  du  Nord  de  l'Afrique,  p.  233.  —  H.  Des- 
bordes. Description  de  deux  espèces  nouvelles  et  d'un  genre  nouveau 
appartenant  à  la  famille  des  Histeridae  [Col.],  p.  235.  —  M.  Pic  Dia- 
gnoses  de  Coléoptères  africains  des  récoltes  de  M.  Guy  Babault,  p.  238. 
—  D>^  Cl.  Gautier.  Description  d'une  nouvelle  espèce  de  Praon.  [Hym.  Bra- 
coNiDAE,  Aphidiinae],  p.  239.  —  S.  Billèke.  A  propofs  d'un  cas  de  synony- 
mie [Lep.],  p.  241.  —  C  DcMONT.  Diagnoses  de  Lépidoptères  nouveaux  du 
Nord  de  l'Afrique,  p.  242.  —  J.  de  Joannis.  Note  sur  la  chenille  de  Pla- 
tyedra  vilella  L.  [Lep.  Glechiidae],  p.  247.  —  Ch.  Oberthur.  Note  rec- 
tificative [Lep.],  p.  250.  —  J.-L.  Lacroix.  Notes  de  chasse,  p.  251.  — 
J.-A.  Lestage.  Notes  sur  le  genre  JMrvius  Navas  (=  Ephemera),  p.  253. 

Bulletin  Bibliographique,  p.  254. 


MM.  J.  Sainte-Claire  Deville,  de  passage  à  Paris,  et  Maurice  Pic, 
de  Digoin,  assistent  à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  Ch.  Lahaussois,  Trésorier,  qui  vient  de 
subir  une  grave  opération,  s'excuse  de  ne  pouvoir  assister  à  la  séance. 
Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [19221.  —  N"  16. 


230  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Le  Président  lui  adresse,  au  nom  de  la  Société ^  ses  vœux  de  prompt 
rétablissement. 

Nécrologie.  —  Le  Président  a  le  vif  regret  d'annoncer  le  décès  du 
D''  David  Sharp-,  qui  s'est  éteint  le  2f7  août  dernier,  à  Brockenhurst, 
dans  sa  quatre-vingt-deuxième  année. 

Le  D''  Sharp,  qui  était  membre  de  la  Société  depuis  1863  et  en  avait 
été  élu  Membre  honoraire  en  1907,  a  fait  preuve  jusqu'à  ses  derniers 
jours  d'une  activité  scientifique  considérable.  Chargé  en  1890  des  col- 
lections de  rUniversity  Muséum  of  Zoology  à  Cambridge,  il  étudia 
surtout  les  Coléoptères  et  publia  un  grand  nombre  de  mémoires 
importants  sur  ces  Insectes.  Successivement  il  fit  paraître  une  Révi- 
sion des  espèces  anglaises  du  genre  Homalota,  en  1869,  des  Études 
sur  les  Staphylinides  du  Japon  (1874)  et  de  la  vallée  de  l'Amazone 
(1876),  des  travaux  sur  les  Coléoptères  carnivores  aquatiques,  en  1880- 
82,  sur  les  Coléoptères  des  îles  Hawai  et  de  la  N"'-'-Zélande,  en  1883. 
En  collaboration  avec  le  Rev.  Fowler,  il  a  publié  deux  catalogues  des 
Coléoptères  des  îles  Britanniques,  et  avec  M,  Muir,  un  important  travail 
sur  l'anatomie  comparée  des  organes  génitaux  des  Coléoptères,  paru 
en  1912.  Collaborateur  do  la  Biologia  Centrali  Americaua,  il  y  traita 
les  groupes  des  Staphylinidae,  la  plupart  des  Glavicornes,  une  partie 
des  Rhynchophores,  les  Brenthidae  et  les  Bruchidae.  Il  collabora  éga- 
lement au  Zoological  Record  depuis  1883  et  devint,  en  1891,  le  rédac- 
teur de  l'œuvre  entière;  son  intlucuce  fut  très  grande  et  il  sut  doniier 
à  cette  Revue  bibliographique  une  clarté  qui  en  facilite  considérable- 
ment l'emploi. 

Enfin  David  Sharp  fut  l'auteur  des  deux  volumes  d'Insectes  de  la 
Cambridge  natural  History,  parus  de  1893  à  1899,  et  qui  restent  l'un 
des  meilleurs  traités  d'entomologie  générale. 

Changement  d'adresse.  —  M.  E.  Pelletier,  18,  rue  Antoine-Clé- 
rycy,  Avon  (Seine-et-Marne). 

Admissions.  —  M.  le  D""  R.  P.  Barthe,  148,  boul.  Dequevauvil- 
lier,  Gennevilliers  (Seine).  —  Entomologie  générale. 
-   —  M"'=  C.  Bleuse,  29,  rue  Lacépède,  Paris,  3^  —  Entomologie  géné- 
rale, Micrographie . 

—  M.  le  D""  L.  BussY,  à  Lubersac  (Corrèze).  —  Coléoptères. 

—  M.  A.  Faz,  714,  Bandera,  Santiago  (Chili).  —  Entomologie  géné- 
rale. 

—  M.  P.  Lassus,  19,  rue  de  Paris,  Colombes  (Seine).  —  Coléo- 
ptères et  Lépidoptères. 


Séance  du  âo  octobre  1922.  231 

—  M.  L.  Marceron,  Interne  des  Hôpitaux,  131,  avenue  du  Roule, 
Neuilly-s.-Seine  (Seine).  —  Coléoptères. 

—  M.  Ph.  RuTELER,  8''  Reg'  de  tirailleurs,  11"  C'^,  à  Rizerte  (Tuni- 
sie), [membre  assistant  admis  à  titre  effectif].  —  Coléoptères. 

—  M.  L.  SouRSAc,  Directeur  des  Services  agricoles  desPyrénées-Or'^% 
à  Perpignan.  —  Entomologie  générale. 

Présentation.  —  M.  E.-L.-J.  Lepelletier,  clerc  d'avoué,  40,  rue 
de  Bagneux,  Montrouge  (Seine),  présenté  par  M.  L.  Lhomme.  — 
Commissaires-rapporteurs  :  MM.  L.  Le  Charles  et  E.  Moreau. 

Démission.  —  M.  V.  Béguin  a  adressé  sa  démission. 

Publications  de  la  Sociéîé.  —  D'accord  avec  M.  J.  Sainte-Claire 
Deville,  notre  Président,  M.  A.  Méquignon,  s'est  chargé  de  la  publica- 
tion du  tome  IV  de  la  Faune  des  Coléoptères  du  Bassin  de  la  Seine, 
comprenantlesÉIatérideSjles  Malacodermeset  les  Hétéromères.  Toutes 
les  communications  concernant  ces  groupes  devront  donc  lui  être 
adressées. 

Election  d'un  Membre  honoraire  [Rapport).  —  Au  nom  de  la 
Commission  chargée  de  présenter  une  liste  de  candidats  au  titre  de 
Membre  honoraire,  M.  C  Dumont  donne  lecture  du  rapport  suivant  : 


Messieurs, 


La  Commission  nommée  par  la  Société,  dans  sa  dernière  séance, 
pour  présenter  une  liste  de  candidats  au  titre  de  Membre  honoraire  en 
remplacement  de  notre  éminent  et  très  regretté  collègue  Louis  Bedel, 
s'est  réunie  le  24  octobre  dernier  ('). 

La  Commission  a  été  d'avis  de  vous  présenter  à  nouveau  les  noms 
de  MM.  Pierre  Chrétien  et  Edouard  Chevreux,  déjà  désignés  l'an  der- 
nier par  votre  Commission. 

M.  Chrétien  se  recommande  par  le  nombre  imposant  de  suffrages 
qui  se  groupèrent  alors  sur  son  nom,  attestant  le  mérite  de  ses  travaux 
scientifiques.  Aimant  mieux,  suivant  son  expression,  étudier  l'ento- 
mologie dans  la  nature  que  dans  les  livres,  il  a,  depuis  plus  de  cin- 
quante ans,  poursuivi  inlassablement  ses  recherches  dans  le  but  de 

(1)  Étaient  présents  :  MM.  L.  Ciiopard,  H.  Desbordes,  C.  Dumo.nt,  F.  Pi- 
card. Excusé  :  M.  R.  Peschet. 


232  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

connaître  les  mœurs  et  les  premiers  états  des  Lépidoptères,  dont  beau- 
coup sont  encore  à  découvrir. 

Si  ses  recherches  ont  été  nombreuses  et  variées,  puisqu'il  explora 
tour  à  tour  les  environs  de  Paris,  les  Alpes,  les  Pyrénées,  les  Cévennes, 
l'Espagne,  la  Corse  et  enfin  le  Nord  de  l'Afrique,  elles  ont  été  aussi 
fertiles  en  belles  découvertes  ainsi  que  le  prouvent  ses  nombreuses 
publications. 

Les  régions  si  riches  de  Biskra  et  de  Galsa  surtout  lui  hvrèrent,  au 
cours  de  ses  trois  voyages,  une  foule  de  matériaux  inédits  dont  l'étude 
parut  successivement  soit  dans  nos  Annales,  soit  clans  notre  Bulletin, 
de  1908  à  1916,  nous  faisant  connaître  la  biologie  complète  de  140  es- 
pèces nouvelles  et  celle  de  150  espèces  dont  on  ignorait  tout  des  pre- 
miers états. 

S'il  est  impossible  de  citer  tous  les  travaux  de  Chrétien,  je  rap- 
pellerai cependant  que  la  Société  a  tenu,  à  deux  reprises  différentes, 
à  les  honorer  de  ses  prix  et  que  dernièrement,  en  particulier,  elle  a 
décerné  le  prix  Passet  à  sa  belle  étude  sur  la  Biologie  de  Cimelia 
margarita. 

Enfin,  Chrétien  a  su,  dans  un  grand  nombre  de  notes  parues  dans 
différents  périodiques,  faire  profiler  ses  jeunes  collègues  du  fruit  de  sa 
longue  expérience,  accompagnant  souvent  les  détails  scientifiques  de 
notions  topographiques,  historiques  ou  critiques  qui  donnent  un  tour 
littéraire  à  ses  écrits  et  en  rendent  la  lecture  plus  attrayante. 

M.  Ed.  Chevreux  a  acquis  une  notoriété  mondiale  dans  une  longue 
carrière  scientifique  consacrée  à  l'étude  approfondie  des  Crustacés  de 
l'ordre  des  Amphipodes.  Il  est  actuellement,  avec  le  Rév.  Stebring,  la 
plus  grande  autorité  dans  ce  groupe  auquel  il  s'est  consacré  depuis 
plus  de  quarante  ans. 

Ses  premières  recherches  personnelles  ont  été  effectuées  avec  son 
yacht  «  Actif  »  sur  les  côtes  océaniques  de  France;  ensuite,  à  bord  du 
«  Melita  »,  puis  du  «  Melita  II  »,  il  explora  successivement  le  golfe  de 
Gascogne,  les  côtes  d'Espagne  et  de  Portugal,  les  Canaries,  les  côtes 
du  Sahara  et  du  Sénégal,  enfin  le  golfe  de  Bône  et  ses  environs. 

Ses  publications  ont  été  nombreuses  et  très  importantes.  Outre 
l'étude  du  matériel  rapporté  de  ses  propres  croisières,  on  lui  doit 
l'étude  des  Amphipodes  des  Expéditions  du  «  Travailleur  »  et  du  «  Ta- 
lisman »,  des  deux  expéditions  Charcot,  des  croisières  du  prince 
Albert  de  Monaco,  de  la  mission  Roux  et  Sarasin  en  Nouvelle-Ca- 
lédonie, etc. 

Enfin,  M.  Chevreux  a  publié  également  de  nombreuses  notes  sur  les 


Séance  du  fo  octobre  19S2.  233 

Amphipodes  d'eau  douce  et  il  est  le  collaborateur,  pour  ce  groupe,  de 
nos  collègues  Racovitza  et  Jbannel  dans  la  grande  monographie  qu'ils 
ont  entreprise  des  êtres  vivants  cavernicoles. 

Le  vote  aura  lieu  à  la  séance  du  13  décembre  1922  (M. 


Communications. 


Description  d'une  espèce  nouvelle  de  Saprinus 
[Col.  Histeridae]  du  Nord  de  l'Afrique 

par  le  D"'  A.  Chobaut. 

Saprinus  Apteli,  n.  sp.  —  Ovalaire,  convexe,  noir  bronzé,  luisant. 
Antennes  ferrugineuses  avec  le  scape  noirâtre.  Front  plan,  densément 
et  rugueusement  ponctué,  àstrie  largement  interrompue  en  avant.  Pro- 
notum  court,  triangulairement  avancé  en  arrière  sur  le  bord  postérieur; 
cotés  droits,  convergents  en  avant; profondément  échancré  sur  le  bord 
antérieur,  avec  les  angles  antérieurs  arrondis  et  une  légère  impression 
derrière  les  yeux;  bordé  latéralement  de  cilsraides  et  jaunes;  très  fine- 
ment ponctué  sur  le  disque,  plus  fortement  à  la  base  et  sur  les  côtés 
où  les  points  deviennent  rugueux  ;  strie  marginale  très  nette  jusqu'à 
la  base  et  bien  marquée,  quoique  plus  fine,  sur  le  bord  antérieur. 
Écusson  minuscule.  Élytres  bien  plus  longs  que  le  pronotum,  un  peu 
plus  larges  à  la  base,  légèrement  élargis  aux  épaules,  puis  rétrécis 
jusqu'à  l'extrémité  et  tronqués  droit  en  arrière;  couverts  d'une  ponc- 
tuation forte  et  rugueuse,  à  l'exception  d'un  petit  espace  au-dessous 
de  l'écusson  et  sur  la  saillie  humérale;  latéralement,  la  ponctuation 
est  plus  fine,  plus  écartée,  non  rugueuse;  en  arrière  elle  s'étend  jusqu'à 
la  strie  apicale;  les  quatre  stries  dorsales  sont  fortes  et  bien  marquées, 

(1)  Le  Secrétaire  rappelle  que,  conformément  au  règlement  (art.  t4),  tous 
les  membres  français  ont  droit  de  prendre  part  à  ce  vote  qui  a  lieu  au  scru- 
tin secret  et  à  la  majorité  absolue,  soit  directement,  soit  par  correspondance. 
Dans  ce  dernier  cas,  l'enveloppe  contenant  le  bulletin  de  vole,  fermée  et 
signée  très  lisiMemcnt  par  le  votant,  devra  parvenir  au  siège  de  la  Société, 
28,  rue  Serpente,  au  plus  tard  le  13  décembre  1922,  à  20  heures. 


234  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

étendues  jusqu'au  milieu  de  l'élytre,  avec  la  première  et  la  quatrième 
un  peu  plus  courtes;  suturale  fine  dans  sa  moitié  postérieure,  forte  dans 
sa  moitié  antérieure,  réunie  à  la  base  à  la  quatrième  dorsale;  vers  son 
milieu,  existe  une  impression  élytrale,  une  sorte  de  fossette,  très  nette, 
constante  ;  subhumérale  externe  courte,  basale,  bien  distincte  de  la 
marginale;  subhumérale  interne  étendue  du  milieu  aux  troisquarts  de 
l'élytre,  paraissant'  continuer  angulairementriiumérale.  Pygidium  con- 
vexe vers  son  extrémité,  densément  et  fortement  ponctué.  Prosternum 
étroit,  convexe  en  arrière,  caréné  en  avant,  avec  deux  stries  latérales 
d'abord  convergentes,  puis  divergentes,  finalement  incurvées  l'une 
vers  l'autre,  mais  sans  se  réunir  au  sommet.  Mésosternum  rebordé 
en  avant  et  sur  les  côtés,  entièrement  et  fortement  ponctué.  Métaster- 
num  profondément  sillonné  et  impressionné  sur  le  milieu.  Premier 
sternite  abdominal  impressionné  au  milieu,  à  la  base.  Patte  d'un  fer- 
rugineux foncé.  Tibias  antérieurs  en  palette  large,  à  bord  antérieur 
arrondi  et  garni  de  quatre  petites  dents  inégales,  à  bord  externe  muni 
en  avant  de  trois  grosses  dents,  très  aiguës,  implantées  sur  une  saillie 
étroite,  et  de  trois  à  quatre  plus  petites  en  arrière;  à  l'angle  anléro- 
interne,  au-dessus  du  point  d'insertion  du  tarse,  se  trouve  une  petite 
dent  recourbée  en  crochet.  Pas  de  caractère  sexuel  appréciable.  — 
Long.  5-6  mm.  ;  larg.  3-3,5  mm. 

Cette  espèce  existe  depuis  longtemps  dans  diverses  collections,  mais 
elle  a  été  jusqu'ici  confondue  tantôt  avec  le  Saprinus  aegijptiacus  Mars., 
tantôt  avec  le  6'.  Solsliji  Rei  che .  Or  ce  dernier  n'est  qu'une  race  algé- 
rienne de  Vaegyptiacus  d'Egypte,  dont  il  diffère  seulement  par  sa  forme 
un  peu  moins  arrondie  et  par  la  région  scutellaire  largement  lisse  (P. 
DE  Peyerimhoff,  Ahu.  Soc.  ent.Fr.  [1917],  p.  138).  ^ 

Le  S.  Apteli  est  facile  à  distinguer  de  Vaegyptiacus  Solsliji  par  sa 
couleur  bronzée;  par  sa  strie  suturale  impressionnée  au  milieu,  légère 
dans  sa  seconde  moitié,  profonde  dans  sa  première;  par  ses  stries  pro- 
sternalcsnonréunies  en  avant;  par  ses  tibias  antérieurs  à  bord  antérieur 
arrondi  et  non  coupé  perpendiculairement  au  bord  interne,  à  bord 
externe  muni  de  trois  dents  bien  plus  aiguës  et  implantées  sur  une  base 
bien  plus  étroite;  par  l'espace  lisse  juxta-sutural  très  réduit,  etc. 

Notre  collègue  M.  E.  Aptel  et  moi  avons  retrouvé  cette  espèce, 
encore  inédite,  dans  le  sud  delà  province  de  Constantine,  à  Touggourt, 
dans  la  première  quinzaine  de  mai  1912.  Elle  n'était  pas  rare,  dans  les 
dunes  avoisinant  la  ville,  principalement  sous  les  excréments  humains. 
Je  la  dédie  avec  grand  plaisir  à  mon  aimable  compagnon  de  voyage. 

Avec  une  grande  complaisance,  M.  le  D""  V.  Auzat  a  bien  voulu 
s'assurer,  sur  ma  demande,  que  le  type  unique  du  S.  aegyptiacus  de 


Séance  du  25  octobre  1922.  235 

la  collection  de  Marskul  vient  d'Egypte^  mais  que  cette  espèce  ne  paraît 
pas  exister  en  Algérie,  où  elle  est  remplacée  par  la  race  Sohhji.  Quant 
au  S.  ApteliW  est  aussi  d'Egypte  (coll.  Auzat)  et  d'El-Goléah,  dans  le 
pud  algérien  (coll.  Bedel,  de  Peyerimhoff  et  Auzat). 


Description  de  deux  espèces  nouvelles  et  d'un  genre  nouveau 
appartenant  à  la  famille  des  Histeridae  [Col.] 

par  H.  Desbordes. 

Platysoma(Platylister)mimicum,n.sp.—  Oblongo-ovatiim,  elon- 
gatum,sat  depressiim,  nigrum,  nitidum.  F  route  plan  a,  clypeoimpresso, 
stria suharcuatalaterihus  vix  interrupta.  Pronoto,  stria  marginaliantice 
paulum  interrupta,  Interibus  subsinuata.  Elytris,  striis  tribus  primis 
integris,  guarta  quintaque  apicalibus  vix notatis.  Propygidio  tranaversim 
punctato,  pygidio  sat  grosse  punctato,  margine  elevato.  Prosterno  con- 
strictOjbasiparum  dilatatOjloho  marginato puncticulnto.Mesosterno  emar- 
ginato,  stria  intégra  in  metasterno  continuata.  Tibiis  anticis  quadriden- 
■latis.  —  Long.  5-5,5  mm.  [capite  et  pygidiis  exclusis). 

Types  :  deux  exemplaires  provenant  de  Oshima,  Akakina-Ho  (île 
situé  au  sud  du  Japon),  communiqués  par  notre  collègue  M.  R.  Ober- 
THÎJR,  qui  m'en  a  gracieusement  abandonné  un. 

Le  système  striai  de  cette  espèce  rappelle  celui  de  Platylister  bor- 
«eo/îWi-Mars.,  mais  sa  forme  rétrécie  aux  deux  extrémités  est  tout 
autre,  son  Iront  n'est  pas  concave  ni  son  prosternum  large.  La  forme 
générale  rappelle  plutôt  celle  de  P.  vanum  Schmidt,  décrit  de  Suma- 
tra, dont  il  a  aussi  la  tète  plane  et  la  strie  du  pronotum  légèrement 
interrompue  derrière  la  tête  ;  mais  P.  mimicum  m.  s'en  distingue  au 
premier  abord  par  la  3^^  strie  des  élytres  entière  et  par  la  o^  indiquée  à 
l'apex;  en  outre  la  strie  frontale  est  légèrement  arquée  vers  l'avant  et 
la  ponctuation  du  pygidium  est  moins  dense  et  plus  forte. 

Bqux  Platylister  seulcmcnl  sont  connus  du  Japon  :  P.  LewisiMars. 
et  P.  niponensis  Lew.,  avec  lesquels  l'espèce  nouvelle  ne  peut  être 
aucunement  confondue. 

Epierus  latus,  n.  sp.  —  Subcirculaius, sat  convexus,niger,  nitidus. 
Fronte  plana  vix  punctulata,  stria  marginali  lateribus  tantum  pers- 
picua.   Pronoto   lateribus  et  antice  sat  fortiter  haud  dense  punctato, 


236  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

disco  postice  laere,  duaJms  foveolis  junctis  m\te  scutellum  notato, 
Ebjtris,  striis,  mbhumerali  unica  apicali  brcvi,  dorsalibus  quatuor 
prlmis  integris,  quarta  adscutellumarcuatacum  suturaUjuncta,  quinta 
aincali  basim  non  attingente,  suturali  vel  intégra ,  vel  antice  parum  in- 
terrupta.  Propygidio  haud  dense nec  fortiter  punctato,  pygidiolateribus 
bifoveolnto,  sparsim  et  I éviter  punclulato.  Prosterna  laeve  sat  lato,basi 
incurvato,  lobo  parvulo  inclinato,  striis  subparaUelis  ;  mesosterno  in  me- 
dioproducto, marginato, metasternoque laevibus.  striainter eos crenalata. 
Tibiis  anticis  spinulosis,  spinulis  haud  densatis.  —  Long.  2,5-3  mm. 
{capite  et  pygidiis  exclusis). 

Types  :  onze  exemplaires  récoltés  à  Chirodam  (Ghat  du  Biru),  dans 
la  province  de  Nagpur  (Inde)  par  le  R.  P.  Cardon,  en  sept.  1897.  ainsi 
qu'un  exemplaire  recueilli  par  le  même  chasseur  (juillet-août  1897)  à 
Chota-Nagpore  (Palkot).  Je  dois  la  communication  de  cette  intéressante 
espèce  à  notre  collègue  M.  René  OBERTHUR,qui  a  bien  voulu  m'en  aban- 
donner 2  exemplaires. 

J'ai  hésité  à  faire  entrer  cette  espèce  dans  le  genre  Epierus, 
dont  les  nombreuses  espèces  sont  presque  exclusivement  américaines, 
d'autant  plus  que  la  forme  générale  de  l'insecte  est  presque  circulaire, 
que  les  épines  de  ses  tibias  antérieurs  sont  assez  distantes  les  unes  des 
autres  et  que  la  4*=  strie  dorsale  est  réunie  à  lasuturale,  caractères  qui 
ne  sont  généralement  pas  ceux  des  E/)ierMS.  Cependant,  si  ce  genre 
comprend  environ  70  espèces  américaines,  il  en  existe  deux  espèces 
en  Europe,  une  en  Assam,  une  à  Bornéo  (retrouvée  en  Cochinchine) , 
une  à  Formose,  deux  en  Malaisie  et  une  au  Japon.  D'autre  part,  cer- 
taines espèces  d'Amérique,  telles  que  E.  mundus  Er . ,  E.  trux  Mars. , 
etc..  ont  la  forme  subcirculaire  et  convexe  del'E.  latus  m.;  la  spinula- 
tion  des  tibias  varie  assez  considérablement  selon  les  espèces  et,  quant 
au  caractère  tiré  de  la  4'^  strie  réunie  à  la  suturale,  il  est,  à  mon  avis, 
spécifique  et  non  générique.  Je  maintiens  donc  l'espèce  nouvelle  dans 
le  genre  Epierus. 

A  la  diagnose  qui  précède  j'ajouterai  que,  par  la  sculpture  antéscu- 
tellairedu  pronotum,  E.  latus  se  rapproche  des  espèces  de  la  division  A 
du  tableau  de  Marseul  (Monogr.,p.  676),  E.  coproides,  E.  arciger  et 
E.  hastatus.  Mars.;  la  strie  qui  limite  les  deux  fovéoles  chez  mon  es- 
pèce se  rapprocherait  plutôt  de  celle  qu'on  observe  chez  E.  coproides, 
mais  les  deux  insectes  sont  par  ailleurs  tout  à  fait  différents.  Sur  les 
douze  exemplaires  que  j'ai  eus  sous  les  ye^x,  neuf  seulement  ont  la 
strie  suturale  entière,  tandis  que,  chez  les  trois  autres,  cette  strie  est 
légèrement  interrompue  en  avant,  peu  après  sa  soudure  avecla  4^  strie; 


Séance  du  23  octobre  1022.  237 

mais  c'est  là  un  caractère  purement  individuel,  car,  chez  un  exem- 
plaire, la  strie  suturale  est  entière  sur  un  élytre  et  subinterrompue 
sur  l'autre.  Les  spinules  des  tibias  antérieurs  sont  assez  écartées  et  par 
suite  en  petit  nombre;  on  en  compte  de  8  à  10  selon  les  individus. 

Parmi  un  assez  grand  nombre  d'Histérides  que  m'avait  communi- 
qués M.  René  Oberthijr  se  trouvaient  quatre  exemplaires  d'une  espèce 
venant  de  Samanahally,  près  Bangalore  (R.  P.  Tabourel,  avril-mai 
1899)  et  appartenant  à  la  tribu  des  Exosternini.  Elle  me  paraissait 
nouvelle  et  je  me  proposais  de  la  décrire  en  créant  pour  elle  un  genre 
spécial  lorsque  le  hasard  me  mit  sous  les  yeux  la  description  publiée  par 
G.  Lewis  de  Gnathoncus  Severini  dans  les  Ann.  Soc.  ent.  Belg.  [1891], 
p.  214,  d'après  un  exemplaire  unique  provenant  de  Barway  (Bengale). 
Sauf  en  ce  qui  concerne  la  taille  (G.  Lewis  indique  3  1/2  mm.,  alors 
que  les  insectes  de  Samanahally  n'ont  guère  que  2  mm.),  la  descrip- 
tion de  G.  Lewis  s'applique  à  la  lettre  à  l'espèce  que  j'ai  sous  les  yeux; 
mais  on  sait  que  la  taille  varie  considérablement,  chez  les  Histérides, 
dans  une  même  espèce.  J'attacherais  plus  d'importance  à  ce  fait  que 
Lewis  ne  signale  pas  dans  sa  description  l'existence  d'une  strie  subhu- 
mérale,  alors  que  cette  strie  est  entière  et  bien  marquée  chez  les  quatre 
exemplaires  de  Samanahally.  Cependant,  j'ai  souvent  constaté  des  la- 
cunes de  ce  genre  dans  les  descriptions  de  G.  Lewis;  cet  auteur,  en 
efTet,  n'attache  évidemment  que  peu  d'importance  à  ces  stries,  qu'il 
qualifie,  tantôt  de  subhumérales,  tantôt  d'humérales,  et  qu'il  passe 
même  souvent  sous  silence  dans  des  cas  où  leur  examen  (dans  le 
genre  Pachycnierus,  par  ex.)  a  une  réelle  importance  pour  la  distinc- 
tion des  espèces. 

Je  crois  donc  pouvoir  conclure  à  l'identité  des  quatre  exemplaires, 
que  j'ai  sous  les  yeux  avec  Gnathoncus  Severini  Lew.  Mais,  dans  cette 
hypothèse,  il  n'est  pas  possible  de  laisser  cette  espèce  dans  le  genre 
Gnathoncus;  trop  de  caractères  primordiaux  l'éloignent  de  la  sous- 
famille  des  Sapvin'mae,  notamment  les  fossettes  antennaires  situées 
dans  les  angles  du  prothorax,  la  forme  du  prosternum,  muni  d'une 
mentonnière  que  Lewis  signale  lui-même  être  «  somewhat  coarsely 
punctured  »,  celle  de  la  tête,  dont  l'épistome  n'est  nullement  rectan- 
gulaire, etc.  Par  tous  ses  caractères,  l'espèce  appartient  à  la  tribu  des 
Exosternini,  où  elle  doit  former  un  genre  nouveau,  dont  la  description 
suit  : 

Tlioraxisler,  nov.  gen.  —  Corpus  ovatum,  subconvexuni,  caput  et 
pronotiini  rugose  et  dense  punctata,  elytra  leviter  et  sparse  punctulata. 


238  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Caput  incUnatum,  stria  frontali  obsoleta.  Antennae  subfronte  iiisertae, 
fossa  antennali  in  angulo  antico  thoracis.  Pronoti  stria  marginalis 
unica.  Elytra  striata,  striis  haud  geminatis  nec  carinatis,  apice  haud 
abbreviatis,  stria  suhhumerali  intégra,  suturait  secunda  stria  valde 
approximata  aucta.  Pygidium  haud  inftexum.  Prosternum  cum  lobo 
distincto,  carinae  striis  subpar  ail  élis.  Mesosternum  acute  productum  in 
prosterno  receptum.  Tibiae  anticae  dentatae,  sulco  tarsali  recto,  tarsis 
duobus  unguiculis  armatis. 

Ce  genre  est  voisin  de  Xenosterniis  Bickh.;  il  s'en  distingue  par 
les  stries  de  ses  élytres,  qui  ne  sont  pas  raccourcies  avant  le  sommet 
et  par  ses  stries  prosternales,  qui  ne  convergent  nullement  pour  for- 
mer un  triangle  avec  la  base  et  sont  seulement  réunies  en  arc  au  som- 
met. Sa  strie  suturale  double  le  rapproche  également  du  genre  Awi- 
glymma  Lew.,  mais,  chez  ce  dernier,  le  corps  est  très  déprimé  et 
comme  aplati,  tandis  qu'il  est  sensiblement  convexe  dans  le  nouveau 
genre. 

M.  René  Oberthûr  a  bien  voulu  m'autoriser  à  conserver  un  des 
quatre  exemplaires  d'après  lesquels  est  établie  la  diagnose  du  genre 
Tho7-axister  m. 


Diagnoses  de  Coléoptères  africains  des  récoltes  de  M.  Guy  Babaujt  (<) 

par  Maurice  Pic. 

Danae  Babaulti.  n.sp.  —  Oblonga,  testacea,  aatennis  apice  nigris, 
articulis  tribus  ultimis  paulo  Ç,  aut  valde  cf,  dilatatis,  thorace  trans- 
verso, lateraliter  carinato;  tibiis  posticis  fere  rectis  et  siinplicibus  cf. 
—  Long.  3  mm. 

Afrique  Orientale  :  Tana  River  (coll.  Babault  et  Pic). 

Voisin  de  D.  longicornis  Ar.  distinct,  à  première  vue,  par  les  an- 
tennes à  articles  courts  et  robustes. 

Danae  simplicicoliis,  n.  sp.  cf.  Oblonga,  iestarea;  antrnuis  apice 
nigris,  articulis  tribus  ultimis  dilatatis;  thorace  transverso,  lateraliter 
insulcato  et  incarinato.  —  Long.  3  mm. 

Afrique  Orientale  :  Tana  River  (coll.  Babault  et  Pic). 

(1)  Ces  espèces  seront  décrites  plus  longuemenl  dans  un  fascicule  du  voyage 
de  M.  Guy  Babault  en  Afrique  Orientale  anglaise  et  qui  paraîtra  ultérieure- 
ment. 


Séance  du  S.j  octobre  1922.  239 

Espèce  très  distincte  entre  toutes  par  la  structure  de  son  prothorax, 
dépourvu  de  sillon,  ou  de  carène  latérale,  et  (lui  motive  la  création 
d'un  nouveau  sous-genre  que  j'appelle  Aedlarthrouiorpha,  sub- 
gen.  nov. 

Mesocoelopus  Babaulti,  n.  sp.  —  Subovatus,  antice  et  postice 
attcimatus,  jjaulo  pubescens  et  distincle  punctntus,  niger,  aliquot  pro 
jmrte  rufescens ,  abdomine  membrisque  rufis.  —  Long.  1,5-2  mm. 

Afrique  Orientale  :  Tana  River  (coll.  Babault  et  Pic). 

Voisin  de  /U.  nigei'  Mûl.,  très  distinct  par  le  prothorax  moins 
large  et  plus  rétréci  en  avant,  les  élytres  nettement  élevés  et  très  con- 
vexes antérieurement. 

Eupezus  Babaulti,  n.  sp.  —  Elongaius,  parum  nitidus,  glaber, 
niger  \  capite  thoraceque  fortiter  et  dense  punctatis;  elgtris  thorace  dis- 
tincte latioribus,  subsulcatis,  antice  fortiter  et  postice  minute  lineato- 
punctatis,  intervallis parum  convexis,  subalutaceis  et  minute  punctatis. 
—  Long.  13-18  mm.. 

Afrique  Orientale  :  Kedong  Valley. 

Voisin  de  C.  Favareli  Pic,  très  distinct  par  la  forme  plus  allongée, 
le  dessus  brillant  et  la  forte  ponctuation  des  élytres. 

Praogena  paulonotata,  n.  sp.  —  Parum  elongata,  subopaca,  aenea, 
capite  antice,  articulo  primo  antennarum,  femoribus  apice  et  tibiis  pos- 
ticis  pro  parte  rufis;  elgtris  ad  humeras  rufo  notatis  et  pro  parte  rufo 
cinctis  ;  thorace  dense  ruguloso-punctato,  lateraliter  arcuato,disco  bifoveo- 
lato,  elgtris  fortiter  striato-punctatis  ;  intervallis  subcostatis.  —  Long. 
12  mm. 

Afrique  Orientale  :  Tana  River  (coll.  Babault). 

Peut  se  placer  près  de  P.  gagatina  Maekl .  Espèce  très  distincte  par 
sa  coloration  élytrale. 


Description  d'une  nouvelle  espèce  de  Praon 
[Hym.   BRACONmAE,   Aphidiinae] 

par  le  D''  Cl.  Gautier. 

Praon  Lemantinum.  —  Q.  Tète.  Antennes  de  16  articles,  le 
3*  presque  deux  fois  aussi  long  que  le  suivant,  les  autres  à  peu  près 
égaux,  le  16®plus long  que  le  15^.  Scape,  petit  article  d'un  jaune  roux, 


240  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

le  petit  article  un  peu  plus  foncé;  3'^  et  4<'  articles  d'un  jaune  roux 
un  plus  clair  que  le  scape.  Dessus  du  scape  et  du  petit  article  nuancé 
de  brun  jaunâtre  avec  quelques  stries  plus  brunes.  Partie  antérieure 
du  4^  article  nuancée  de  brun  jaunâtre.  Autres  articles  brun  noirâtre 
ou  noirâtres.  Dessus  de  la  tête  noir,  luisant,  avec  des  poils  clairsemés 
sur  les  parties  latérales.  Yeux  noirs.  Face  noirâtre.  Épistorae  jaune 
grisâtre.  Parties  de  la  bouche  rousses  avec  un  peu  de  brun  rougeâtre, 
notamment  à  l'extrémité  des  mandibules.  Palpes  jaunes. 

Thorax.  Pronolum  noir  en  dessus;  côtés  du  prothorax  noirs,  brun 
roux  obscur  en  bas.  Antépectus  bruni  sur  fond  jaune  roussâlre.  Scutum, 
scutellum,  métathorax  et  segments  médiaire  noirs.  Méso-  et  métaster- 
num  noirs.  Voisinage  des  ailes  d'un  brun  roux  très  obscur. 

Radicules  des  ailes  d'un  jaunâtre  maculé  de  brun,  stigma  incolore. 

Hanches,  trochanters,  fémurs,  tibias,  ainsi  que  les  quatre  premiers 
articles  des  tarses  de  toutes  les  pattes  d'un  jaune  un  peu  roux,  cin- 
quième article  des  tarses  et  griffettes  noirâtres. 

Abdomen.  Dessus  :  1"  segment  brunâtre  en  avant,  puis  roux 
bruni,  strié  de  brunâtre  enfin,  jaune  pâle  en  arrière;  2«  segment  jaune 
pâle  en  avant,  jaune  très  pâle,  presque  incolore,  en  arrière,  avec  deux 
grandes  plages  latérales  d'un  brun  pas  très  sombre,  se. rejoignant  en 
plus  clair  sur  la  ligne  médiane;  3*^  et  4"^  segments  en  grande  partie 
d'un  brun  pas  très  sombre  sur  fond  jaune  pâle  ou  presque  incolore; 
les  autres  segments  d'un  brun  un  peu  plus  obscur. 

Dessous  :  1^''  segment  brunâtre  en  avant,  jaune  strié  de  brunâtre  en 
arrière  ;  2^=,  3*^,  4«  et  o''  d'un  jaune  très  pâle  presque  incolore,  ombrés 
d'une  légère  grisaille  sur  toute  leur  largeur  et  presque  toute  leur  lon- 
gueur. Valves  de  la  tarière  brunes. 

cf.  Tête.  Antennes  de  19  articles.  Dessus  du  scape  et  du  petit 
article  brun  noirâtre,  dessous  des  mêmes  articles  bruni  sur  fond  jaune 
plus  ou  moins  obscur.  Extrême  base  du  scape  plus  claire.  Base  du 
3^  article  jaunâtre.  Les  autres  articles  noirâtres.  Tête  noire.  Yeux 
noirs.  Face  noire,  radicules  des  antennes  noires.  Parties  de  la  bouche 
brunies  sur  fond  jaune  obscur.  Épistome  noirâtre,  sauf  parfois  en  bas. 
Mandibules  avec  du  brun  roussâlre.  Palpes  jaune  pâle  ;  dernier  article 
des  palpes  maxillaires  grisâtre. 

Thorax.  Toutes  les  parties  du  thorax  noires. 

Hanches  d'un  jaune  un  peu  roux,  de  même  que  les  trochanters;  le 
second  de  ces  derniers  presque  incolore  vers  le  fémur.  Fémurs,  tibias 
et  quatre  premiers  articles  des  tarses  d'un  jaune  un  peu  roux,  cin- 
quième article  et  griffette  noirâtres. 

Abdomen.  Dessus  :   1"  segment  brun  en  avant,  jaune  un  peu 


Séance  du  2.j  octobre  1922.  241 

rosàtre  en  arrière;  2*^  jaune  un  peu  rosâtre  en  ayant,  jaune  très  paie 
en  arrière,  larges  plaques  latérales  gris  noirâtre,  se  rejoignant  sur  la 
ligne  médiane;  3%  4%  5<^  segments  avec  une  large  bande  brun  noirâtre 
sur  fond  jaune  très  pâle  presque  incolore;  les  segments  suivants  plus 
obscurs,  bordés  de  noirâtre  en  arrière.  Dessous  :  1"''  segment  noirâtre 
en  avant,  puis  jaunâtre  bruni;  %"  incolore  ou  très  faiblement  jaunâtre,. 
3«,  4«,  5^,  6e  avec  une  large  bande  faiblement  brunie  sur  fond  à  peine 
jaunâtre  ou  incolore,  le  6^  segment  un  peu  plus  obscur  que  les  précé- 
dents et  bordé  de  brun  noirâtre  en  arrière;  les  segments  suivants  plus 
obscurs,  le  7«  bordé  de  brun  noirâtre  en  arrière. 

J'ai  trouvé  cette  espèce  en  août  à  Evian-les-Bains.  Elle  parasite  les 
pucerons  vivant  sur  Galeopsis  tetrahit  L.  On  trouve  les  coques  de  ce 
Praon  à  l'extérieur  ou  à  l'intérieur  des  calices  des  glomérules  de  la 
plante,  parfois  sur  les  tiges,  rarement  sur  les  feuilles. 

Je  rappelle  qu'il  convient  d'examiner  les  Aphidiinae  aussitôt  après 
les  avoir  tués,  à  l'éther  par  exemple,  si  l'on  veut  reconnaître  tous 
leurs  caractères.  Après  un  certain  temps,  en  effet,  certaines  colora- 
tions s'altèrent  profondément  ou  disparaissent. 


A  propps  d'un  cas  de  synonymie  [Lep.] 
par  S,  BiLLÈRE. 

Armand  Janet  a  décrit  in  Bull  Soc.  ent.  Pr.  [1896j,p.  126,  unSaty- 
ride  indo-australien  auquel  il  a  donné  le  nom  de  Zethera  Noirei. 

Possesseur  du  spécimen  type  de  Janet,  j'ai  été  frappé  de  sa  ressem- 
blance avec  la  figure  coloriée  publiée  par  Seitz  dans  son  ouvrage  : 
«  Les  Macrolépidoptères  du  Globe  »,  vol.  9,  pi.  94,  sous  le  nom  d'Ana- 
debis  batmara  Fruhstorfer.  J'ai  recherché  alors  la  description  de 
Fruhstorfer  parue  dans  VIris,  XX  [1907J,  p.  2oo,  et  l'ai  rapprochée 
de  celle  de  Janet. 

La  description  de  Fruhstorfer  est  moins  précise,  peut-être,  que 
celle  de  Janet,  mais  elle  est  accompagnée  d'une  figure  en  noir  et  le 
doute  n'est  pas  possible,  il  s'agit  bien  du  même  Lépidoptère. 

J'ai  soumis  ce  cas  de  synonymie  a  M.  Ch.  Oberthûr,  et  les  con- 
clusions de  notre  éminent  collègue  confirmant  les  miennes,  je  reven- 
dique la  priorité  en  faveur  de  A.  Janet  et,  je  considère  que  Ana- 
debis batmara  Fruhst.  =  Zethera  Noirei  Janet. 


242  Bulletin  de  la  Société  entomologiqiie  de  France. 

Je  crois  utile  de  faire  connaître  le  passage  suivant  de  la  lettre  qu'a 
bien  voulu  m'écrire  M.  Ch.  Oberthïjr  : 

«  Mais  la  synonymie  qui  résulte  de  l'ignorance  où  Fruhstorfer  est 
resté  de  la  description  de  Noirci  écrite  par  Janet,  aurait  pu  être  évitée 
si  Janet  avait  accompagné  sa  description  d'un  croquis,  comme  Fruh- 
STORFER  a  eu  soiu  de  le  faire  en  1907,  soit  onze  années  après  l'initiale 
description  sans  figure  faite  par  Janet.  C'est  pour  éviter  semblables 
malentendus  que  je  préconise  depuis  si  longtemps,  mais  trop  souvent 
en  vain,  la  publication  d'une  bonne  figure  à  l'appui  d'une  descrip- 
tion ». 

L'utilité  d'une  figure  dans  toute  description  est  en  effet  très  évi- 
dente, mais  je  suis  persuadé  qu'un  grand  nombre  de  nos  collègues 
hésitent  en  pareil  cas  devant  les  difficultés  d'une  reproduction. 

Le  procédé  de  la  photogravure  est  cependant  un  moyen  à  la  portée 
de  tous,  car,  dans  presque  tous  les  cas,  on  peut  obtenir  un  cliché 
direct.  Je  reconnais  néanmoins  que  pour  certains  spécimens,  particu- 
lièrement colorés  ou  trop  finement  striés  la  photographie  directe  ne 
donnerait  pas  de  résultats  satisfaisants  et  qu'un  dessin  ou  une  aqua- 
relle peuvent  être  indispensables.  Mais  je  suis  persuadé  aussi  que 
ceux  de  nos  collègues  pour  qui  le  dessin  est  chose  courante  seraient 
très  heureux  de  venir  en  aide  aux  entomologistes  dans  cet  embarras 
et  c'est  avec  plaisir  que  moi-même,  dans  un  cas  semblable,  j'exécu- 
terai gracieusement  toute  mise  au  point,  retouche  ou  dessin  utile  à  la 
compréhension  d'un  texte. 


Diagnoses  de  Lépidoptères  nouveaux  du  Nord  de  l'Afrique 

par  C.  DuMONT. 

Mesaegie,  Noctuidarum  nov.  gen.  —  Prend  plyce  entre  les 
genresP«rae(//eHamps.  eXMetaeglellump?,.  ;  s'en  distingue  parla  con- 
formation de  son  apophyse  frontale  cornée,  prolongée  verticalement  en 
unecolonneeUiptique  à  sommet  tronqué  et  évidé  en  forme  de  cuilleron, 
et  le  bord  antérieur  du  front  relevé  en  arrière  en  lame  mince  et  tran- 
chante. Palpes  porrigés,  ne  dépassant  pas  le  front,  revêtus  de  poils  courts, 
rudes;  articles  indistincts  ;  antennes  serratiformes,  à  dents  courtes, 
épaisses,  munies  à  leur  extrémité  d'une  toufi'e  de  poils;  yeux  ronds; 
trompe  atrophiée,  petite;  tibias  antérieurs  avec  une  forte  gritTe  ter- 
minale externe.  Sur  l'aile  postérieure,  les  nervuves  3-4  et  6-7  par- 
tent des  angles  de  la  cellule,  7-8  coalescents  de  la  base  au  tiers  de 


Séance  du  f5  octobre  1922.  243 

la  cellulo.  Frein  du  cf  robuste,  simple;  il  est  triple  chez  la  Q.  Pilosité 
thoracique  dense,  courte;  sternale longue,  à  faible  densité. 

Mesaegle  gouzzakouli('),  n.  sp.  [\octuidae,  Amphipyvinae].—  cf. 
Envergure  23mm.  Tète  gris  cendré,  yeux  noirs,  palpes  bruns  extérieu- 
rement, dessous,  et  intérieurement  blancs;  antennes  blanc  terne  en 
dessus,  dessous  roussâtre  à  pubescence  claire.  Article  basilaire  dans  un 
fourreau  de  poils  blancs.  Thorax  gris  cendré;  base  du  collier,  la  base  et 
la  bordure  externe  des  ptérygodes  blancs,  toutïes  latérales  du  méta- 
thorax  blanc  pur,  abdomen  mélangé  de  blanc  et  de  fauve  clair,  les  2 
premiers  et  le  dernier  lergites  blancs,  les  autres  segments  plus  den- 
sément  écaillés  de  blanc  aux  bords  postérieurs.  Poitrine,  ventre  et 
pleurae  blanc  pur. 

Pattes  blanc  pur,  les  hanches  antérieures  finement  lisérées de  fauve 
clair  sur  le  bord  externe. 

Ailes  antérieures  brun  café  au  lait,  à  taches  et  lignes  blanc  vif,  l'aire 
costale  gris  clair,  s'étendant  de  la  base  aux  3/4  de  l'aile,  en  se  rétrécissant 
graduellement;  la  claviforme, naviculaire,  part  de  la  base  et  atteint  le 
miheu  de  l'aile;  l'orbiculaire  et  la  réniforme,  réunies,  forment  une 
grande  tache  évidée  antérieurement  et  extérieurement,  figurant  gros- 
sièrement une  botte  dont  le  talon  s'appuierait  sur  la  nervuve  4  et 
l'extrémité  du  pied  à  la  base  de  la  nervure  7.  Ces  taches  sont  cernées 
d'une  ligne  d'écaillés  brunes  ;  une  ligne  également  blanc  pur  prend 
naissance  à  la  base  inférieure  de  l'aile,  contourne  les  bords  interne  et 
externe  jusqu'à  l'apex  d'où  elle  émet  un  diverticule  qui  descend  obli- 
quement remplir  l'intervalle  9-7,  enfin  une  bande  à  bords  sinueux 
s'étend  obliquement  de  la  nervuve  1  à  la  nervure  7,  joignant  la  ligne 
externe  par  ses  extrémités. 

Tupes  :  Hamàda  d'El  Golea,  vers  Ouargla;  août  1920. 

Chenille.  — Chenille  adulte  23  mm.,  légèrement  atténuée  d'arrière 
en  avant.  Robe  blanc  verdâtre,  taché  de  jaune.  Tète,  écussons  et  points 
verruqueux  noirs;  segments  2-3  et  11-12,  ainsi  qu'une  ligne  latérale 
de  points,  jaunes.  Ventre  concolore  ;  une  bande  médiane  brun  jaune 
s'étend  de  l'anus  au  métathorax,  colorant  la  partie  interne  des  pattes 
membraneuses  ;  thoraxjaune.  Toutes  les  pattes  chitineuses,  noir  brillant. 

Verruqueux  grands,  munis  d'un  poil  court,  effilé,  raide,  noir;  tra- 
pézoïdaux très  divergents. 

Par  ses  verruqueux  et  ses  pattes  chitineuses,  cette  chenille  se 
rapproche  d'Euterpia  Laudeti;  elle  vit  sur  Deverra  intermedia  et  ne 

(1)  Du  nom  arabe  de  la  plaate  gouzza,  et  kouli,  je  mange. 


244  Bullelin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

quitte  la  plante  que  pour  se  chrysalider  dans  une  coque  ovoïde,  faite 
de  sable  agglutiné  dans  lequel  elle  tisse  un  cocon  formé  d'un  tissu 
soyeux,  compact,  mais  transparent,  blanc  pur  luisant;  le  cocon  est 
rendu  plus  résistant  par  la  présence  décotes  longitudinales  qui  vien- 
nent le  renforcer. 

Chrysalide.  —  Marron  clair,  aux  ptérothèques  brunâtres;  se  dis- 
tingue par  sa  vertacothèque  et  son  mucron  creusés  en  forme  de  cratère. 

La  chenille  se  trouve  en  mars-avril; le  papillon  apparaît  en  août. 

Euproctis  boulifa,  n.  sp.  [Lymantrudae.]  —  cf  •  Envergure  20  mm. 
Tète,  palpes,  antennes,  thorax,  ailes  supérieures  et  pattes  jaune  safran; 
trompe  atrophiée,  blanchâtre;  yeux  bruns,  fmement  réticulés  de  clair; 
ptérygodes  jaune  clair,  brosses  tibiales  blanches,  abdomen  et  extré- 
mité de  la  touffe  anale,  teintés  de  brunâtre. 

L'aile  supérieure  porte  deux  lignes  transverses  d'écaillés  blanches, 
fugaces  ;  l'interne  naît  du  bord  inférieur  de  la  cellule  ;  l'externe  est  en- 
tière ;  frange  jaune  serin,  dessous  brun  roux  à  bordure  costale  safran 
et  bordure  interne  blanc  jaunâtre. 

L'aile  inférieure,  d'un  fauve  roux  uniforme,  a  la  frange  externe 
jaune  serin,  l'interne  plus  pâle;  dessous  semblable. 

La  Q ,  plus  grande,  30  mm.,  a  les  quatre  ailes  uniformément  jaune 
paille,  la  côte  et  le  bord  interne  safran  pâle  :  tète,  ptérygodes  et  pattes 
jaune  safran,  abdomen  à  courte  villosité  roussàtre,  la  bourre  laineuse 
anale  brun  noirâtre. 

Types  :  Tunisie,  oasis  de  Tozeur,  mai  1920. 

OEuf.  —  OEuf  demi-sphérique,  aplati  en  dessous,  blanc  de  perle; 
pondu  le  16  mai,  la  chenille  en  est  sortie  le  6  juin. 

Chenille. —  Chenille  adulte  25-30  mm.,  réguhèrement  atténuée 
d'arrière  en  avant,  brune  à  touffes  de  poils  gris  souris,  une  grosse 
tache  médiane  dorsale  sur  les  segments  4- 12,  divisée  en  6-11  par  une 
ligne  jaune  coupée  de  rouge  ;  prothorax  noir  à  deux  taches  jaunes, 
tubercules  dorsaux  9-10  rouges;  stigmates  elliptiques,  noirs  dans  un 
espace  clair,  une  ligne  infrastigmatale  de  tubercules  rouges  en  2-3 
et  6-10.  Pattes  thoraciques  noires,  les  membraneuses  concolores,  à 
griffes  noires. 

Chrysalide.  —  Blond  roussàtre  à  villosité  blanche,  mucron  pro- 
longé en  bec  de  flûte  et  surmonté  d'un  faisceau  de  crins  bicolores 
noirs  et  jaunes,  tordus  en  tresse  chez  le  cf»  Chez  la  Q,  le  mucron  est 
bien  plus  court  et  les  crins,  au  nombre  de  18  environ,  sont  séparés, 
leur  extrémité  est  enroulée  en  crosse. 


Séavce  du  ÎS  octobre  i.922.  245 

La  chenille  est  polyphage;  elle  paraît  pourtant  avoir  une  préférence 
marquée  pour  les  Statice  qui  croissent  au  bord  des  seguias. 

On  la  trouve  en  avril  et  le  papillon  parait  en  mai.  Il  paraît  avoir 
plusieurs  générations. 

Thaumetopaea  pbosphatophila,  n.  sp.  [Thaiimetopaeidae.]  — 
cf.  Envergure  3.")  mm.  Ailes  supérieures  blanc  pur  à  lignes  brun 
ocracé  et  nervures  noirâtres;  une  bande  basilaire,  courbe,  s'étend  du 
bord  supérieur  de  la  cellule  au  bord  interne;  une  ligne  externe  part 
de  la  côte  aux  trois  quarts  supérieurs,  décrit  une  légère  courbe  sur 
la  fourche  des  nervures  7-8,  descend  jusqu'au  pli  cellulaire,  remonte  à 
la  nervure  4,  d'où  elle  descend  ;  obliquement  au  bord  interne  ;  elle  est 
suivie  d'une  étroite  bande  blanche,  dilatée  aux  extrémités,  sur  laquelle 
vient  s'appuyer  une  bande  submarginale  profondément  sinuée  exté- 
rieurement, qui  s'étend  de  l'apex  à  l'angle  interne  ;  trait  cellulaire  pe- 
tit, oblique,  noir;  frange  blanche,  coupée  de  brunâtre  à  la  base  entre 
les  nervures.  Dessous  blanc  pur,  côte  jaunâtre,  une  bande  submargi- 
nale allant  de  la  côte  à  la  nerv^ure  2  et  une  grande  tache  apicale  ocracé 
brunâtre,  espace  marginal  roussàlre,  frange  blanche. 

Ailes  inférieures  uniformément  blanc  pur  ainsi  que  les  franges, 
dessous  semblable.  Tibias  antérieurs  avec  deux  grilTes  terminales, 
l'interne  plus  longue. 

Q.  Envergure  42  mm.  Mêmes  dessins,  plus  sombres. 

Types  :  Tunisie,  Metlaoui  ;  septembre  1920. 

Cette  espèce  diffère  de  T.  herculeana  Ramb:  par  sa  taille  plus 
grande,  sou  aspect  plus  robuste,  sa  coloration  plus  claire,  la  confor- 
mation différente  de  l'apophyse  frontale,  la  touffe  de  poils  de  la  base 
des  antennes  et  la  tache  médiane  des  ptérygodes  blanc  pur;  enfm  par 
les  ailes  intérieures  qui  no  sont  jamais  tachées  de  brun. 

Chenille.  —  La  chenille  diffère  également  do  celle  de  T.  hercu- 
leana Ramb.  par  ses  poils  blancs  plus  nombreux  et  par  l'absence  de 
la  bande  blanche  des  pleurae  ;  on  la  trouve  dans  les  terrains  phospha- 
tifères  où  sa  plante  nourricière,  Erodium  arborescens  L'Hérit.,  croît 
en  abondance;  on  la  rencontre  du  commencement  de  novembre  à  la  fin 
de  février  et  le  papillon  éclôt  durant  tout  le  mois  de  septembre  ;  un 
certain  nombre  de  chrysalides  n'ont  donné  leur  imago  que  l'année 
suivante  à  la  même  époque. 

Leucanitis  habibazel  (*)  n.  sp.  [Noctuidae,  Noctuinae]  —  cf. 

Envergure  29  mm.  Tète  et  thorax  fauve  clair,  une  tache  médiane 
blanche  sur  le  front,  collier  et  ptérygodes  divisés  par  un  trait  longitu- 

(1)  Du  nom  arabe  de  la  plante,  azel,  et  liabib,  ami. 


246  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

dinal  noir;  yeux  noirs,  réticulés  de  roux;  ocelles  jaune  topaze,  sur  un 
mamelon  noir  luisant;  antennes  brunes,  anneléesde  clair  en  dessus,  à 
pubescence  rousse  en  dessous  ;  palpes  bruns  extérieurement,  intérieur 
blanc;  poils  péricépbaliques  blancs  à  la  nuque,  bruns  derrière  les  yeux 
et  blanc  pur  en  dessous  ;  touffes  latérales  du  métathorax  blanches; 
abdomen  blanc  teinté  de  fauve  et  saupoudré  de  brun,  segment  anal  gris 
perle  uni;  poitrineet  ventre  blanc  terne;  pattes  fauves,  tachées debrun 
extérieurement,  blanches  à  l'intérieur;  tibias  antérieurs  à  2  griffes  termi- 
nales, marron  clair,  l'interne  plus  longue;  les  médians  et  postérieurs 
avec  une  touffe  de  poils  à  chaque  extrémité  externe;  fémurs  longue- 
ment frangés  de  poils  blanc  pur. 

Ailes  supérieures  fauve  roux  obscurci  de  brun  et  noir,  la  tache  réni- 
îorme  grande,  blanc  vif,  assombri  du  côté  externe  par  un  semis  d'écaillés 
brun  fauve,  plus  dense  près  des  nervures,  ressort  sur  un  fond  bru- 
nâtre qui  l'enserre  de  trois  cotés,  le  haut  seul  ouvert  sur  la  sous- 
costale,  fauve  clair.  La  côte  est  marquée  de  taches  j)runes  ou  noires, 
points  d'attache  des  lignes.  A  part  la  base  interne  blanche,  l'espace 
basilaire  est  finement  strié  et  den sèment  ponctué  de  brun  et  de  noir; 
il  est  limité  par  l'extra-basilaire,  double,  dont  l'externe  seule  s'inscrit 
sinueuse,  en  noir;  l'espace  médian,  fauve  clair,  blanc  dans  la  cellule,  est 
traversé  par  deuxlignesbrunes,  parallèles,  rapprochéesde  la  rénitorme  ; 
la  première  atteint  le  bord  interne,  l'autre  s'arrête  à  la  nervure  dor- 
sale. La  coudée  ou  ligne  externe  naît  aux  3/4  supérieurs  de  la  côte,  d'une 
longue  tache^noire,  par  un  trait  brisé,  fin,  fait  d'écaillés  noires,  parfois  es- 
pacées; elle  longe  le  contour  de  la  réniforme  par  le  côté  externe  d'abord, 
puis  suit  les  bords  inférieur  et  interne  jusqu'à  la  sous-costale,  d'où  elle 
descend  presque  verticalement  au  bord  interne  après  une  légère  courbe. 
Une  tache  noire  préapicale  donne  naissance  à  une  demi-ligne  ondulée, 
un  trait  sagitté  noir  s'en  détache  sur  les  nervures  5-8. 

Espace  terminal  fauve,  finement  saupoudré  de  brunâtre,  strié  et  poin- 
tillé de  noir  à  l'apex  et  à  l'angle  interne  ;  une  macule  noirâtre  s'étend 
sous  la  réniforme,  de  la  nervure  dorsale  au  bord  interne;  ligne  margi- 
nale faiblement  sinuée  et  dentée,  noire.  Frange  brun  fauve  et  blanc 
pur  aux  angles  apical  et  interne,  divisée  par  une  ligne  brune;  frange 
interne,  blanche,  noirâlre  dans  le  tiers  apical. 

Dessous  blanc  pur,  côte  fauve  clair,  une  large  band-e  marginale 
s'étendant  de  la  côte  au  bord  interne;  brun  noir,  échancrée  à  l'apex 
par  une  tache  subtriangulaire  blanche  et  une  ccluircie  externe  en  5-6  ; 
lunule  discoïdale  bien  marquée,  noire;  frange  blanche,  coupée  debrun 
de  3  à  4,  frange  interne  comme  dessus. 

Ailes  inférieures  blanc  pur,  traversées  par  une  large  bande  margi- 


Séance  du  23  octobre  i922.  247 

nalc  noire  qui  occupe  la  moitié  exlernc  de  l'aile;  elle  est  creusée  sur  le 
bord  externe  par  trois  éclaircies  blanc  fauve,  entre  les  nervures  1-3,  o-6 
et  à  l'apex  ;  à  l'intérieur,  elle  est  échancrée  devant  le  pli  et  la  cellule 
laissant  échapper  un  diverticule  oblique  qui  va  se  confondre  avec  la 
discocellulaire  (à  noter  que  ce  diverticule  ne  dépasse  jamais  le  bord 
supérieur  de  la  cellule);  la  nervure  interne,  lavée  de  fauve  clair  sur 
les  côtés,  est  Qnement  piquetée  de  brunâtre.  La  frange  externe,  blanc 
pur,  devient  bri^ine  entre  les  nervures  2-4;  la  frange  externe  est  brune 
à  l'angle  anal.  Dessous  semblable. 

Q  d'un  ton  plus  clair. 

Cette  espèce  ressemble  beaucoup  à  un  Catocnlinae,  Drosteria  oni- 
ncnsis  Rotbsch.,  figuré  in  Novitates  Zoologicue,  XXVIl  [19201,  pi.  16. 

Types  :  Tunisie,  Tozeur,  juin-septembre  1920. 

Chenille.  —  Chenille  adulte  3o  mm.,  gris  perle,  subcylindrique;  elle 
se  rétrécit  brusquement  en  10-12.  Tète  rougeàtre  à  lignes  blanches, 
collier  brun  noirâtre,  ligne  dorsale  formée  d'une  succession  de  losanges 
allongés,  rougeâtres  ;  sous-dorsale  jumelle  noirâtre,  interrompue, 
continue  sur  les  2  derniers  segments;  stigmatale  fine,  brunâtre,  bien 
marquée  en  noir  sur  1-3,  ventre  blanc  ponctué  de  rouge;  une  ligne 
ventrale  et  une  latérale  rougeâtres.  Pattes  thoraciques  blanc  vitreux, 
les  2  premières  paires  abdominales  rudimentaires,  minuscules,  les  sui- 
vantes bien  développées,  blanches  à  crochets  roux. 

Chrysalide.  —  Jaune  pâle  à  incision  brun  rougeàtre,  stigmates 
étroits  brun  rougeàtre,  segments  abdominaux  densément  ponctués  de 
brun;    mucron  court,  noir,  terminé  par  deux  épines  minuscules. 

La  chenille,  nocturne,  vit  sur  le  Caligonum  comosum  L.  Hermit., 
enterrée  au  pied  de  la  plante  pendant  la  chaleur  du  jour.  On  la  trouve 
eu  mai,  le  papillon  éclôl  du  lo  juin  au  30  septembre. 


Note  sur  la  chenille   de   Platyedra   vilella  1    [Le  p.  Geleghudae] 

par  J.    DE    JOANNIS. 

On  sait  que  l'espèce  de  Microlépidoptcre  décrite  par  Saunders  sous  le 
nom  ûc Depressnria gossijpiella  [^)  {Tr.  ent.  Soc.  Lo/w/o?'(,,  III, p.  284)  est  un 
des  plus  redoutables  ennemis  du  Cotonnier,  Cette  espèce,  originaire 
d'Orient,  a  fait  son  ■apparition  aux  États-Unis  il  y  a  quelques  années  et 

(1)  Ce  n'est  pas  un  Depressoria;  on  en  a  l'ait  d'abord  un  Gelec/iia,  puis 
plus  récemment  on  a  créé  pour  elle  le  genre  Pectlnophora;  peut-être  est-ce 
tout  simplement  un  Plal>jedra,  comme  aussi  malvella. 


248  Bulletin  de  la  Société  entômologique  de  France. 

cUo  a  attiré  à  juste  titre  l'attention  des  entomologistes  de  ce  pays. 
Aucun  détail  théorique  ou  pratique  n'est  négligeable  quand  il  s'agit 
d'organiser  la  lutte  contre  ces  espèces  malfaisantes.  Aussi  l'une  des 
préoccupations  des  savants  entomologistes  de  Washington  fut-elle  de 
se  renseigner  sur  les  espèces  voisines  du  nouvel  ennenrai.  Deux  de 
nos  espèces  européennes  étaient  particulièrement  en  cause  ici:  Gelechia 
malvella  Hb.,  qu'il  était  facile  de  se  procurer,  et  Platyedra  vilella  Z. 
qu'ils  n'avaient  pu  encore  étudier  à  l'état  larvaire.  C'est  pourquoi, 
notre  très  honoré  collègue,  M.  L.-O.  Howard,  auquel  j'avais  écrit  pour 
un  petit  renseignement  entômologique,  me  disait  dans  une  lettre  du 
4  septembre  1920  que  M.  A.  Busck  était  très  désireux  de  se  procurer 
des  chenilles  et  chrysalides  authentiques  de  cette  dernière  espèce  qui 
vivait,  disait-on,  dans  les  fruits  des  Malvacées,  et  me  demandait  si 
je  pourrais  lui  en  faire  parvenir. 

Je  connaissais  effectivement  quelqueslocalités  de  P. vilella  enFrance, 
mais*  aucune  observation  de  la  chenille.  Les  seuls  documents  que  je 
connusse  sur  cette  chenille  étaient  ce  qu'en  ont  dit  W.  Warren  [Ent. 
monthhj  Mag.,  [1886-87],  p.  98)  et  E.  MEYRicK(Handbookof  Brit.  Lep., 
1895,  p.  605),  nous  y  reviendrons. 

Désireux  de  rendre  service  à  M.  L.-O.HowARoet  à  ses  collaborateurs, 
j'écrivis  donc  vers  le  début  de  juin  1921  à  une  dizaine  de  nos  collègues 
en  diverses  régions  de  la  France,  sollicitant  de  leur  obligeance  l'envoi 
de  bottes  de  tiges  de  Malvacées  en  fleurs,  afin  d'y  chercher  la  chenille 
demandée.  Feu  mon  frère  avait  capturé  P.  vilella  en  Morbihan,  à  Ker- 
ners,  dans  la  presqu'île  de  Rhuis  ;  aussi,  pour  mettre  à  profit  cette  obser- 
vation, m.'étais-je  adressé  en  particulier  à  notre  collègue  M.  A.  Le  Pon- 
Tois,  à  Vannes.  Je  reçus,  en  réponse,  des  envois  de  Mauves  diverses 
de  plusieurs  de  nos  collègues  et  je  les  prie  d'en  agréer  tous  mes 
remerciements;  mais  le  seul  envoi  qui  contint  des  chenilles  fut  un 
envoi  de  tiges  de  Lavatera  arborea  recueillies  par  M.  Le  Pontois  au 
lieu  nommé  Le  Net,  précisément  dans  la  presqu'île  de  Rhuis.  La  récolte 
avait  été  faite  dans  la  première  semaine  de  juillet;  les  fleurs  étaient  abon- 
damment attaquées.  Il  me  sembla  y  distinguer  trois  espèces  de  chenilles  : 
celle  de  G.  malvella  reconuaisable  à  ses  points  roses,  celle  de  Croçido- 
sema  plebejana,  verte  avec  la  tète  jaune  et  l'écusson  bruQ  noir,  et  une 
troisième  qui  me  laissa  perplexe  car  elle  ne  paraissait  point  corres- 
pondre à  la  description  que  M.  E.  Meyrick  donne  de  P.  vilella.  Je  confiai 
l'élevage  de  ces  chenilles  à  mon  ami,  M.  Abel  Dufrane,  ingénieur  à 
Frameries  (Belgique)  et,  défait,  il  obtint  comme  troisième  espèce  celle 
que  je  cherchais  :  P.  vilella.  Mais  je  craignais  que  la  séparation  des 
chenilles  n'eût  pas  été  suffisante  et  pour  plus  de  sûreté  je  préférai  r.e- 


Séance  du  25  octobre  1922.  249 

commencer  l'essai  avec  toutes  les  garanties  désirables.  C'est  ce  qui  eut 
lieu  cette  année. 

M.  A.  Le  Pontois  voulut  bien  recueillir  de  nouveau  des  Lavatera 
arborea  au  Net,  un  peu  avant  le  15  juin,  puis  il  fit  une  nouvelle  col- 
lecte, à  l'Ile  d'Arz,  cette  fois  de  tiges  florales  de  Malva  silvestris.  La 
chenille  problématique  fut  soigneusement  séparée  et  quelques  semaines 
plus  lard  nousobtenions  définitivement  la  confirmation  de  notre  hypo- 
thèse. La  même  démonstration  se  faisait  d'ailleurs  en  môme  temps  ici,  à 
Paris.  J'avais  en  effet  confié  trois  fleurs  de  Lavatera  arborea  habitées  à 
M.  F.  Le  Cerf,  le  priant  de  prendre  un  petit  croquis  de  l'une  d'elles  ;  il 
eut  l'amabihté  de  le  faire  et  quelques  semaines  après  il  obtenait  aussi 
des  éclosions  de  P.  vilella. 

W.  Warren  (/.  c.)  raconte  qu'il  avait  trouvé  une  fois  des  chenilles 
montant  sur  une  palissade  au  pied  de  laquelle  se  trouvaient  des  pieds 
nombreux  de  Malva  silvestris;  il  s'était  mépris  d'abord  sur  l'identité  du 
papillon  qu'il  en  obtint;  une  quinzaine  d'années  plus  tard  il  y  reconnut 
P.  vilella  et  tout  ce  dont  il  se*  souvenait  est  que  les  chenilles  étaient 
de  couleur  chair  avec  une  forte  teinte  rose.  De  son  côté  M.  E.  Meyrick 
{Le.)  donne  la  brève  description  suivante  :  «  larva  piukish  ;  spots 
large,  brownish  ;  headand  plate  of  2black».  Or  voici  la  description  de  la 
chenille  qui  nous  a  donné  le  papillon  de  P.  vilella. 

Longueur  10  à  12  mill.  Tète  et  écusson  prothoracique  brun-noir, 
corps  blanc  avec  une  teinte  verdàtre  très  légère,'  devenant  plutôt  jau- 
nâtre, mais  très  légèrement,  vers  la  fin  de  l'état  larvaire,  mais  (ceci  est 
tout  à  fait  caractéristique)  les  deux  premiers  anneaux  thoraciques  sont 
entièrement,  y  compris  les  pattes,  d'un  rose  violacé  foncé  ou  même 
violets.  Cette  teinte  s'arrête  nettement  sur  la  partie  supérieuredu  corps 
sans  s'étendre  sur  le  troisième  anneau,  tandis  qu'en  dessous  elle  se 
prolonge  en  un  lavis  rose  violacé  sur  la  partie  ventrale  de  ce  troisième 
anneau  et  sur  la  base  de  la  troisième  paire  de  pattes.  L'écusson  anal  jau- 
nâtre assez  pâle.  Les  points  verruqueux  sont  petits,  brun-noir,  toujours 
bien  visibles,  mais  pas  très  saillants,  souvent  ils  paraissent  plutôt  gris, 
les  deux  points  latéraux  placés  au-dessus  et  au-dessous  du  stigmate  sont 
plus  gros  que  les  autres;  les  poils  sont  gris  blond.  Les  stigmates  petits, 
bien  visibles,  noirs.  Les  pattes  cornées  portent  extérieurement  sur 
chacun  de  leurs  deux  premiers  articles  une  plaque  écailleuse  noire,  le 
troisième  article  estrouxclair.  De  plus(et  cecimeparaît  aussi  très  carac- 
téristique) chacune  deces  six  pattes  présente  à  sa  base,  ducôté  antérieur, 
une  fine  ligne  noire  transversale,  s'effilant  en  pointe  vers  l'extérieur. 
Crochets  des  pattes  ventrales  roux  clair. 

Ainsi  qu'on  peut  le  voir  par  cette  description,  on  ne  trouve   rien 


230 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


qui  réponde  ici  aux  «  spots  large,  brownish  »  de  la  description  de 
M.  E.  Meyrick.  Existerait-il  deux  espèces  distinctes,  dont  les  papillons 
se  ressembleraient?  Je  ne  puis  que  poser  la  question. 

Cette  chenille  vit  dans  les  fleurs  et  les  graines  de  Lnvatera  nrborea 
L.  eîMalva  silvesiris.  L.,  elle  mange  les  graines.  Sur  Lcwatera  arborea 

il  est  facile  de  reconnaître  les 
fleurs  habitées  lorsque  les  graines 
sont  formées  ;  ainsi  que  le  montre 
le  croquis  ci-joint,  la  corolle  fanée 
reste  attachée  à  l'ovaire  où  se 
trouve  une  chenille,  tandis  qu'elle 
se  détache  et  tombe  des  fleurs 
restées  indemnes.  Je  n'ai  pas  re- 
marqué le  mêiiie  fait  sur  Malia 
silvestrïsy  mais  sur  cette  dernière 
plante,  la  chenille  se  tient  beaucoup 
plus  babiluellement  dans  la  gaine 
slaminale  au  heu  d'habiter  l'ovaire 
comme  elle  le  fait  dans  Lavatera 
nrborea.  Le  chenille  a  été  observée  depuis  la  fin  delà  première  quin- 
zaine de  juin,  jusqu'à  la  seconde  semaine  de  juillet.  Leséclosions  ont 
eu  lieu  en  août. 


Fleur  de  Lavatera  arboreaL.h&- 
hitée  jiar  la  chenille  de  P.vilella  Z. 
(légèrement  grossie). 


Note  rectificative  [Lep.  Rhopalocera] 
par  Ch.  Oberthûr. 

Dans  le  volume  XVII,  part.  II,  Planches,  des  Études  de  Lépidopté- 
rologie  comparée,  j'ai  pubUé  sous  les  N°'  4305  et  4306  de  la  pi.  DXIV, 
avec  le  nom  de  Calinaga  Buphonas  Obthr.,  la  figure  du  cf.  de  la 
région  Lou-Tse-Kiang,  et  de  la  Ç ,  de  Pe-Yen-Tsing,  comme  étant  les 
deux  sexes  d'une  même  espèce. 

J'ai  eu  tort  et  je  rectifie  immédiatement  l'erreur  d'appréciation  com- 
mise par  moi  dans  l'explication  (p.  17)  des  figures  de  15  spécimens 
du  genre  Calinaga  dont  la  situation  dans  la  classification  est  encore 
incertaine  et  dont  je  prépare  la  monographie. 

Ayant  reçu  de  Chine  (Préfecture  de  Fin-tchouan-tcheou)  le  véritable 
cf  de  la  9  représentée  (1.  c.)  sous  le  N^  4306  de  la  pi.  DXIV,  je  suis 
obligé  de  conclure  que  le  cf  figuré  sous  le  N°  4305  de  la  même  plan- 
che appartient  à  une  espèce  très  distincte,  à  laquelle  je  donne  le  nom 


Séance  du  2.j  octobre  1922.  251 

de  Genestieri,  n.  sp.  on  l'honneur  du  R.  P.  missionnaire  catholique 
Genestier  qui  m'avait  fait  l'envoi  de  l'échantillon  figuré  sous  le 
N«  430o. 

La  9  de  Buphonas  ne  diffère  du  Q  que  par  une  taille  plus  grande 
et  le  volume  de  son  abdomen.  Autrement  les  deux  sexes  sont  aljsolu- 
ment  semblables  et  la  figure  4300  représente  l'espèce  Buphonas  très 
exactement.  Cette  espèce  est  caractérisée  notamment  par  le  fond  noir 
de  ses  ailes  en  dessus. 


Notes  de  chasse. 

par  J.-L.  Lacroix. 


l.  Lestes  macrostigma  Eversman  [Odonata].  —  S'est  une 
espèce  peu  commune  dans  les  collections  et  sur  laquelle  nous  possé- 
dons peu  de  renseignements.  De  Selys,  dans  sa  Revue  des  Odonales 
d'Europe  (18S0),  dit  textuellement  :  «  découverte  par  M.  Eversman 
dans  la  province  d'Orembourg  (Russie  méridionale)  où  elle  est  com- 
mune eu  juin  et  juillet.  Elle  a  été  trouvée  à  peu  près  en  même  temps 
en  Sardaigne  par  M.  Gêné,  puis  en  Sicile  par  M.  Ghiliani.  C'est  par 
erreur  que  j'ai  annoncé  qu'elle  habitait  aussi  en  Piémont.  enRomagne, 
et  aux  environs  de  Lyon  ».  Le  P.  Navas  la  cite  d'Espagne  où  elle  ne 
semble  pas  avoir  été  trouvée  abondamment.  Enfin  M.  R.  Martin  (*) 
l'indique  simplement  co  mme  rare  dans  le  sud-ouest  de  la  France  et 
commune  en  Provence,  sans  indications  de  localités.  Je  ne  connais  pas 
d'autres  documents  sur  cette  espèce. 

M.  H.  Gelin  (-)  dit,  avec  raison,  je  crois,  que  l'espèce  représentée 
par  RÉAUMUR  dans  son  Histoire  des  insectes,  tome  VI,  pi.  40  et  41 
fig.  3,  ne  peut  pas  être  macrostigma,  Comme  l'a  semblé  croire  le  D""  Ha- 
GEN  dans  sa  note  sur  l'accouplement  des  libellules,  publiée  dans  la 
Revue  des  Odonates  de  Selys  (1850).  Il  invoque  tout  d'abord  l'insuccès 
de  ses  très  nombreuses  chasses,  en  Poitou,  en  des  points  justement 
non  éloignés  de  Réaumur  et  se  base  ensuite  sur  la  description  des 
sujets  observés,  donnée  par  le  grand  observateur  lui-même.  Mes  pro- 
pres recherches,  très  sérieuses  pourtant,  dans  le  but  de  rencontrer 
cette  espèce  dans  l'ouest  de  la  France,  étaient,  elles  aussi,  restées 
vaines  jusqu'en  juin  1922. 

(1)  René  Martin.  Les  Odonates  de  la  Haute-Vienne,  Limoges,  1907. 

(2)  Henri  Gelin.  A  propos  de  Lestes  macrostigma  [Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1920], 
pp.  230-232). 


252  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Sans  y  songer  alors,  j'ai  trouve  un  exemplaire  cf  de  viacrostùjma,  le 
18  juin  1922,  à  Saint-Martin-de-la-Coudre  (Charenlc-Inférieure).  C'est 
dans  un  petit  terrain,  au  lieu  dit  le  Four  à  tuiles,  auprès  d'une  mare 
où  pullulent  toujours  Lestes  nijmpha  Selys,  que  mon  attention  a  été 
attirée,  ce  jour-là,  par  un  individu  qui,  à  première  vue,  me  paraissait 
différer  de  nympha  et  des  autres  espèces  que  l'on  rencontre  en  ce 
même  lieu.  Je  venais,  en  effet,  de  mettre  la  main  sur  macrostigma.  La 
journée  entière  et  le  dimanche  suivant  furent  consacrés  à  rechercher 
cette  espèce,  restée  d'ailleurs  introuvable.  Elle  est  évidemment  très 
rare  dans  l'ouest  de  la  France.  11  s'agit  là,  toutefois,  d'une  localité 
précise.  Il  est  à  souhaiter  que  des  entomologistes-  du  sud-ouest,  de  la 
Provence,  et  d'ailleurs  encore,  s'efforcent  de  trouver  cet  insecte. 

En  1915  (*)  je  signalai  Saint-Martiu-dô-la-Coudre  comme  une  remar- 
quable station  entomologique  pour  les  Odonates  (elle  l'est  aussi  pour 
tous  les  autres  groupes),  avec  34  espèces  ou  variétés  de  Libellules. 
La  capture  de  Lestes  macrostigma  vient  lui  donner  plus  d'intérêt 
encore.  Il  faut  d'ailleurs  ajouter  une  autre  espèce  du  même  ordre,  non 
encore  indiquée  dans  mes  notes  précédentes  :  Cordulia  aenea  L.  que 
j'y  ai  prise  le  15  juin  1921. 

2.  Sympherobius  striatellus  Klapaleck  [Planipenna].  — 
Kennith  J.  Morton  (-),  dans  une  très  intéressante  note  parue  en  1914, 
indique  les  différences  existant  entre  Sijmpherobias  elegans  Stephens 
et  S.  triatellm  Klap.  et  donne  une  excellente  photographie  des  ailes, 
de  ces  deux  espèces.  J.-A.  Lestage  (•^)  signale  la  capture  de  ce  rare 
Hemerobide,  par  lui-même,  dans  la  vallée  du  Samson  en  Belgique. 
Klapaleck  avait  décrit  l'espèce  d'après  des  exemplaires  trouvés  dans 
dans  les  Alpes  de  Transylvanie,  Ris  l'a  prise  en  Suisse,  Morton  a  vu 
une  9  de  Macugnaga  et  trois  échantillons  d'Angleterre. 

J'ai  trouvé  cette  espèce  à  Saint-Martin-de-la-Coudre  le  l'^''  juin  1914 
Grâce  aux  diagnoses  courtes  mais  nettes  et  à  la  photographie  fournie 
par  Morton,  grâce  aussi  à  de  nombreux  exemplaires  de  ma  collection, 
du  vrai  S.  elegans,  que  je  trouve  assez  communément  dans  l'ouest  de 
la  France,  j'ai  pu  identilîer  exactement  mon  exemplaire. 


(1)  J.-L.  Lacroix.  Notes  névroptérologiques.  II.  (Insecta,  1915.) 

(2)  Kennitli  J.  Morton.  Note  on  the  Britishspecies  oî Sgmpherobius  [The 
Entomolo(jist.  XLYll  [1914],  pp.  209-212,  pi.  V). 

(3)  J.-A.  Lestage.  La  présence  en  Belgique  de  Sympherobius  striatellus 
Klap.  {Bîdl.  Soc.  ent.  Belg.,  VIII  [1922],  p.  103). 


Séance  du  f5  octobre  1992. 


253 


Notes  sur  le  genre  Nirvius  Navas  (=  EphemeraL.) 

[Ephemeroptera] 

par  J.-A.  Lestage. 


Peu  de  temps  après  rétude  que  je  donnai  sur  les  Éphémères  indo- 
chinoises  ('),  le  P.  Navas  a  publié  la  description  de  quelques  espèces 
nouvelles  et,  pour  l'une  d'elles,  a  créé  le  genre  Nirvius,  en  se  basan  t 
sur    cette    particularité    de    la 


Cu<t 


nervation  que  «  el  ala  anterior 
en  la  parte  interna  basilar,  pues 
el  postcubito  en  la  base  esta  en 
parte  fusionado  con  el  ramo  que 
en  otros  generos  es  el  mas  in- 
terno  del  cubito...  (-)  ». 

Cette  particularité,  loin  d'olîrir 
une  spécialisation,  se  rencontre 
fréquemment  chez  diverses  es- 
pèces du  genre  Ephemera. 

BamvS  en  a  fait  la  remarque 
pour  son  Ephemera  vedana  du 
Bengale  (•')  et  Ulmer  à  propos 
à'Ephemera  Scmteri  de  For- 
mose  (^). 

J'ai  eu  la  curiosité  de  recher- 
cher la  possibilité  de  ce  môme 
fait  chez  le  commun  Ephemera 
vulgata,  et  non  sans  succès. 
Lorsque  l'on  examine  une  série 

un  peu  importante  de  cette  espèce,  on  peut  constater  les  trois  cas 
suivants  dans  le  comportement  de  Gu-  avec  A*  : 

A  —  Les  deux  nervures  sont  nettement  distantes; 

B  —  Cu2  tend  manifestement  à  se  rapprocher  de  A'  (^); 

C  —  Gu-,  peu  après  sa   naissance,  à  sa  courbe,   est  nettement 

(1)  Lestage.    Les   Ephémères  indocliinoises  (Ann.   Soc.  eut.   Bclg.,   LXI 
[1921],  p.  216). 

(2)  NwAS.  Bol.  Soc.  eni.  Esp.,  V  [1922],  p.  56. 

(3)  Banks.  Proc.  eut.  Soc.  Wash.,  XV  [1913],  p.  138. 

(4)  Ulmer.  En/.  Mitteil,  I,  n°  12  [1912],  p.  370. 

(5)  Needham  a  figuré  ainsi  l'aile  d'Ephemera  varia  Etn. 


Champ  cuh'ûo-ànal  d'Ephemera  vul- 
galu  L.  montrant  la  progression  de  la 
coalescence  de  Cu  "  avec  A  i. 


2o4  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

fusionnée  avec  A  ^  et  prend  les  allures  d'une  simple  transversale  rt'liant 
obliquement,  à  leur  naissance,  M  et  A^  ('). 

Il  ne  s'agit  donc  nullement  d'un  caractère  spécialisé,  mais  d'un 
trimorphisme  de  nervation  sans  valeur  générique  aucune. 

Il  est  presque  certain  que  l'espèce  qui  a  servi  de  type  au  genre 
Nirviùs  est  VEphemera  Duporti  Lest.,  décrit  dernièrement.  Il  n'y 
a  donc  aucune  raison  pour  faire  un  rapprochement  quelconque  avec 
les  autres  représentants  du  groupe  pentagénien,  comme  l'a  fait  le 
savant  entomologiste  espagnol;  le  genre  Pentagenia  est  bien  caracté- 
risé par  ce  dimorphisme  très  net  que  le  cercoïde  a  disparu  chez  le 
cf ,  ce  qui  n'existe  pas  ciiez  les  Epliemera. 


Bulletin   bibliographique 


MoREiRA  (C.)  :  Faune  carcinologique  de  l'Ile  de  la  Trinidad  (Bull.  Soc. 
zool.  F)'.,  XLV  [1920],  p.  125).* 

DE  Meijere  (D''  J.  c.  h.)  :  Die  Dipteren  der  Semon'schen  Sammlung, 
2  p.,  1896.* 

Id.  :  Fauna  Simalarensis-Diptera,  G3  p.,  1  pi.  {Tijdschrift  voor  Ento- 
mologie, LVIII,  1915).* 

Id.  :  Diptera  ans  Nord-Neu-Guinea  gesammelt  von  D''  P.  N.  Van  Kam- 
pen  und  K.  Gjellerup,  1910-19U,  1  pi.  (L  c,  p.  98).* 

Id.  :  Beilrag  zur  Kenntnis  der  Sumatranischen  Dipteren.  1  pi.  [Bijdra- 
gen  totde  Dierkunde,  nitgegeven  doorhet  oKninklijk zoolog.  Cenoots- 
chap  «  Natura  artis  Magistra  »  te  Amsterdam,  XXI,  p.  13).* 

Id.  :  JNeue  und  bekannte  Sud-Asiatische  Dipteren,  1  pi.  col.  [l.  .c,  17- 
18,  p.  85).* 

Id.  :  Ubor  einige  Indo-Australische  Dipteren  des  ungarischen  National 
Muséums,  bez-des  Naturhistorischen  Muséums  zu  Genua,  1  pi-,  col. 
[Annales  Musei  nationalis  Ilungavici,  IV  [1906],  p.  165).* 

Obenberger  (D''  J.)  :  Buprestides  nouveaux  de  Fernando  Poo  et  de  la 
Guinée  Espagnole,  16  p.,  fig.  {Trabajos  del  Mus.  Nac.  de  Ciencias 
Naturales,  série  Zool,  45,  Madrid,  1921).* 

(1)  C'est  par  erreur,  évidemmeni,  que  Banks  parle  de  Cu^  comme  d'une 
intercalaire  pour  E.  vedana. 


Séance  du  2o  octobre  1922,  255 

OxXSLAW  (H.)  :  The  inlieritance  of  wing-colour  in  Lepidoptera.  V. 
Melanism  in  Abraxas  grossulariata  (var.  Varleyata,  Porritt)  {Jour- 
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d'Orchvmont  (A.)  ;  Palpicornia  de  l'Amérique  du  Sud  [Ann.  Soc.  Belrj., 
LXI  [1921],  p.  244).* 

Id.  :  Aperçu  de  la  nervation  alaire  des  Coléoptères  {l.  c,  p.  256).* 

Parshley  (H.  M.)  :  Hemipterological  Notices  I.  (Tingidae)  {Entomolb- 

(jical?^eivs,XXXl  [1920],  p.  271).* 
Id.  :  Hemiptera  collected  in  Western  new  England,  chiedy  from  moun- 

tains  {Psuche,  XXVII,  6,  1920).* 
Id.  :  An  instance  of  miscegenation  in  tlie  Gerridae  [Ann.  Soc.  entom. 

Belg.,  LXI  [1921],  p.  42).* 
Id.  :  Tlie  Montaudon  collection  of  Geocorinae  (Lygidae,  Hemipt.)  {Bull. 

of  the  BrooUijn  entom.  Soc,  XVr[1921],  p.  20).* 

Patch  (E.-M.)  :  Eastern  Aphids,  new  or  little  known,  part  l  {Journ. 

of  Econ.  Ent.,  X,  [1917],  p.  .415).* 
Id.  :  Aniufestation  of  Patatoes  l:»y  a  midge  (/.  c,  X  [1917],  p.  472,  fig.).* 
Id.  :  A  Psyllid  gall  on  Juncus  {Livia  maculipennis  Fit.)  {Psyché,  XXIII, 

1).* 

Peragallo  (M.)  :  Diatomées  d'eau  douce  et  Diatomées  d'eau  salée 
(Deuxième  expédition  antarctique  Française,  1908-1909,  du  D'" 
Charcotj.  *  G 

de  Peyerimhoff  (P.)  :  Description  d'un  nouvel  Oxijpoda  {Bull.  Instl- 
tucio  Catalana  d'Hist.  nat.,  1919). 

Pic  (M.)  :  Coleoptera  III  :  Malacodermata  et  Bruchidae  («  Beitrâge  zur 

Kenntnis  der  Land-und  Susswasserfauna  Deutsch-Sudwestafrikas  » 

herausgegeben  von  W.  Michaelsen).* 
Id.  :  Note  sur  divers  Scaphidiides  {Ann.  Soc.  ent.  Belg.,  LX,  [1920], 

p.  188).* 
Id.  :  Réflexions  à  propos  d'une  figure  inexacte  de  Coléoptère  {Bull. 

Soc.  zool.  Fr.,  XLV  [1920],  p.  228).* 
Id.  :  Scaphidiides  recueillis  par  feu  L.  Fea  {Ann.  Mus.  cii.  dl  Stor. 

nat.  di  Genova,  XLIX  [1921],  p.  158).* 

PiCTET  (A.)  :  Recherches  sur  l'ontogénie  de  Notodonta ziczac  L.  pen- 
dant trois  générations  dans  la  même  année  {Bull.  Soc.  lépidoptérol. 
de  Genève,  IV,  [1919],  p.  123).* 

Id.  :  Action  du  milieu  et  hérédité  (expériences  avec  des  Lépidoptères) 
{Soc.  phys.  et  hist.  nat.  de  Genève.  XXXVIIL,  [1921],  p.  64).* 

Id.  :  I.  Observations  biologiques  sur  Porthesia  similis  Fuessl.  pendant 


256  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

quatre  générations  {Bull.  Soc.  lépid.  de  Genève,  IV,  [1921],  p.  186].* 
PiGTET  (A.)  :  II.  Expériences  de  Génétique  avec  Porthesia  similis  et 

d'autres  Lépidoptères  (/.  c,  IV,  [1921],  p.  202).* 
Id.  :  Reclierclies  expérimentales  sur  l'adaptation  de  Lymaniria  dispar 

aux  Conifères  et  à  d'autres  essences,  1  pi.  {Bull.  Soc.  ent.  Suisse, 

XIII,  1,  p.  20).* 

Porter  (Dr  G.)  :  Los  Tisanopteros  {Actes  de  la  Soc.  Scient,  du  Chili, 

XXV,  [1919].  p.  64)  * 
Id.  :  Notas  hemipterologicas  {Anales  de  zool.  aplic.  VII  [1920],  p.  16).* 
Rabaud  (E.)  :  L'instinct  paralyseur  des  Araignées  (C.   B.  Ac.  Se, 

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{Ann.  ent.  Soc.  Amer.,  XII,  p.  192).* 
Rymer  (A.-W.-R.)  :  On  the  liîe  history  of  «  wireworms  »  of  the  genus 

Agrioies  Esch.  with  some  notes  on  that  of  Athous  haeniorrhoidalis 

F.  {Ann.  ofappl.  biol.,  VI,  [1919],  p.  116).* 
Sauders  (G.-E.)  et  Dustan  (A. -G.)  :  The  fruit  worms  of  the  apple  in 

Nova  Scotia  {Canada  Dep.  of.  Agric,  ent.  branch.,  bull.  17,  1919, 

28  p.  fig.).* 
Id.  :  Ths  appie  Bud-Moths  and  their  control  in  Nova  Scotia  (/.  c,  Bull. 

16,  1919,  39  p,  fig.).*  • 


Le  Secrélaire-gératit  :  L.  Chopakd. 


TYPOGRAPIUlv   FIRMIN-DIDOT   ET   C". 


1922.  —  r  17. 

BULLETIN 


I3E    L^ 


r     r 


SOCIETE  E^TOIOLOGIQIE 

DE    FRANCE 

FONDÉE   LE   29   FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   d'UTILITÉ  PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET   DU   23  AOUT  1878 


Natura  maxime  miranda 
in  mini  mis. 


^"^^■^^/oâài  ^^y^^ 


PARIS 

AXJ     SIÈOK;    33E    LA.    SOCIÉtÉ 

HOTEL   DES   SOCIÉTÉS   SAVANTES 

2S,   Rue   Serpente,  VI' 
1H22 

IWIW1   Le  Bulletin  parait  deux  fois  par  mois. 


CABINET  ENTOMOLOGiaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Duméril,  Paris  (XIII").        i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Gob.  36.13.  |  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  {Lépidoptères  paîéarctiques)  et  Herm.  Rolle 
{Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D""  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères  du  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  toutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
])our  les  abonnés. 

A  vendre  de  suite  : 

De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  n^'  202  inclus,  à 
4  francs  le  fascicule. 

La  Faune  paléarctique  complète,  actuellement  terminée, 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
réponse). 

Matériel  entomologique.  —  Epingles  anglaises  «  Asta  » 
blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
SOO  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n°,  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
0  fr.50-,  Coléoptères  paîéarctiques  N»  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, Ofr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIP). 


BULLETIN 


DE   LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQLE  DE  FRANCE 


JSéance  du  S  novembre  1993. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON. 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  257.  — Nécrologie,  [>.  258.  —  Changements  d'adresses, 
p.  258.  —  Admissions,  p.  258.  —  Présentations,  p.  258.  —  Don  à  la 
Bibliot/ièque,  p.  258.  —  Legs  Ferlon,  p.  258.  —  Budget,  p.  258. 

Observations  diverses.  —  J.  Sainte-Claire  Devilt.e.  Renseignement, 
p.  260.  —  D''  M.  Rover.  Collections  entomologiques,  p.  260. 

Communications.  —  J.  Achard.  Observation  sur  quelques  Scaphidium 
Ol.  [Col.  Scaphidiidae],  p.  260.  —  D""  V.  Auzat.  A  propos  du  Saprinus 
tenuistrius  Marseul  [Col.  Histeridae],  p.  263.  — D''  A.  Ciioraut.  Mœurs 
de  l'Onitis  Belial  F.  [Coi..  Scarabaeidae],  p.  264.  —  P.  Lesne.  Sur  quelques 
Coléoptères  de  la  faune  française,  p.  266.  —  D'  M.  Royer.  Les  types  de 
la  collection  d'Hémiptères  de  l'abbé  G.  d'Antessanty,  p.  268.  —  R.  Pois- 
son. Armature  génitaleet  squelette  chitineux  de  l'organe  copulaleur  chez  les 
Hémiptères  aquatiques  (deuxième  note),  p.  269.  —  C.  Dumont.  Sur  Hydroecia 
Hucherardi  Mab.  [Lep.  Noctuidae],  p.  275.  —  Id.  Diagnoses  de  Lépido- 
ptères nouveaux  du  Nord  de  l'Afrique  [Noctuidae,  Hadeninae],  p.  275.  — 
J.  DE  JoANNis.  Duponchel  ou  Zeller?  Note  complémentaire,  p.  277. 


MM.  A.  Honoré,  de  passage  à  Paris,  et  P.  Lassus,  récemment  admis, 
assistent  à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  Cil.  L.\haussois,  Trésorier,  s'excuse  de  ne 
pouvoir  assister  à  la  séance. 

Biill.  Soc.  ent.  Fr.  [1922].  —  N"  17. 


238  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

—  M'"=  C.'Bleuse  et  M.  P.  Lassus  remercient  la  Société  de  leur 
admission. 

Nécrologie.  —  Le  Président  a  le  regret  de  faire  connaître  le  décès: 
de  M.  G.  MoRET.  qui  faisait  partie  de  la  Société  depuis  1900. 

Changements  d'adresses.  —  M-  •!•  Achard,  Zborovskâ  ulice,  cis. 
16,  Prague-Smichov  (Tchécoslovaquie). 

—  M.  L.-H.  Bonaparte-Wyse,  Oxford  Lodge,  Shoreham-by-Sea, 
Sussex  (Angleterre). 

—  M.  A.  Hoffmann,  lOo,  rue  de  Buzenval,  Garches  (Seine-et-Oise). 

Admissions.  —  M.  A.  Favard,  étudiant,  109,  rue  S'-Dominique, 
Paris,  7*=.  présenté  par  M.  J.  Magnin  [admis  à  titre  de  membre  assistant]. 
—  Entomologie  générale  princ.  Coléoptères. 

—  M.  E.  Lepelletier,  clerc  d'avoué,  40,  rue  de  Bagneux,  Mon- 
trouge  (Seine).  —  Lépidoptères. 

Présentations.  —  M.  le  D'"  R.  Glais,  rue  de  la  Loi,  Vannes  (Mor- 
bihan), présenté  par  M.  A.  Le  Pontois.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  J.  DE  JoANNis  et  L.  Lhomme. 

—  Le  Frère  Léon  Hu^aire  à  Lez,  par  Fos  (H"^-Garonne),  présenté 
par  MM.  A.  Hlstache  et  H.  Galibert.  —  Commissaires-rapporteurs  : 
MM.  J.  Clermont  et  G.  Pécoud. 

Don  à  Ifi  Bibliothèque.  —  Notre  collègue  M.  A.  Honoré  a  donné, 
pour  notre  bibliothèque,  plusieurs  ouvrages  fort  intéressants  sur  les 
Hyménoptères,  parmi  lesquels  il  y  a  lieu  de  citer  les  suivants  : 

ScHMiEDEKNECHT.  Die  Hymenopteron  Mitteleuropas. 

Schenck.  Die  naussanischen  Bienen,  avec  les  2  suppléments. 

Id.  Die  Sphegiden  Naussaus,  id. 

Id.  Die  deutschen  Vesparien. 

Au  nom  de  la  Société,  le  Président  adresse  à  M.  Honoré  ses  vifs 
remerciements. 

Legs  Ferton.  —  Le  Trésorier  fait  Savoir  qu'il  est  entré  définitive- 
ment en  possession  du  legs  Ferton. 

Budget.  —  Au  nom  du  Conseil,  M.  H.  Desbordes  donne  lecture  du 
rapport  suivant  sur  les  comptes  de  l'exercice  1921. 

Messieurs, 

Votre  -Conseil  a  examiné  les  comptes  de  la  Société  pour  l'exercice 
1921,  tels  qu'ils  ont  été  pré.sentés  par  notre  Trésorier  dans  la  séance 
du  26  juillet  dernier.  i 


Séance  du  8  novembre  1922.  259 

Il  a  constaté  avec  satisfaction  que  les  articles  de  notre  budget  qui 
peuvent  témoigner  de  la  vitalité  de  la  Société  se  présentent  avec  des 
chiffres  favorables.  C'est  ainsi  que,  par  rapport  à  1920,  il  y  a  augmen- 
tation de  l.Ooo  Irancssurles  cotisations  et  souscriptions,  de  2. 977  francs, 
sur  les  abonnements  aux  Annales  et  au  Bulletin,  de  619  francs  sur 
les  contributions  aux  publications,  etc.  On  note  aussi,  il  est  vrai, 
une  moins-value  de  2.111  francs  sur  les  ventes  dWmiales  et  de  Bul- 
letins et  quelques  diminutions  de  faible  importance  sur  d'autres  arti- 
cles; mais  les  recettes  sont,  dans  l'ensemble,  supérieures  de  5.322  francs 
à  celles  de  l'année  précédente,  et  c'est  assurément  là  un  résultat 
agréable  à  enregistrer. 

D'autres  chiffres  ont  retenu  notre  attention.  Nous  avons  remar- 
qué que  les  sommes  capitalisées  par  notre  Trésorier  en  1921,  et 
qui  se  montent  à  14.770  fr.  25,  excèdent  de  3.681  fr.  69  celles  qui 
ont  été  encaissées  pour  cette  destination,  à  savoir  les  exonérations 
et  les  remboursements  d'obligations  (ensemble  11.088  fr.  56).  Or, 
nous  ne  sommes  ni  une  Société  financière,  ni  une  Société  d'épargne; 
nous  ne  devrions  donc  pas,  semble-t-il,  augmenter  notre  capital  au 
moyen  de  ressources  autres  que  celles  expressément  destinées  à  cet 
usage.  Toutefois,  il  faut  se  rappeler  que,  pendant  les  années  de  guerre 
et  jusque  même  en  1920,  au  lieu  d'augmenter  notre  capital,  nous 
avons  dû  lui  faire  quelques  emprunts  pour  équilibrer  notre  budget; 
il  est  donc  légitime,  puisque  la  situation  est  meilleure,  de  lui  resti- 
tuer une  partie  de  ce  qui  a  été  prélevé  sur  lui.  Notre  Trésorier  estime 
d'ailleurs  avec  nous  que  la  restitution  faite  en  1921  est  suffisante  et 
qu'il  n'y  aura  pas  lieu  cette  année  de  continuer  dans  cette   voie. 

On  n'administre  pas  un  budget  de  plus  de  46.000  francs  et  un  ca- 
pital s'élevant  à  environ  188.000  francs  sans  y  consacrer  beaucoup 
de  temps  et  de  soins.  Notre  Société  jouit  de  cette  faveur  insigne  d'a- 
voir un  Trésorier  modèle,  désintéressé  et  dévoué,  qu'une  longue  et 
pénible  maladie  n'a  pas  empêché,  môme  cette  année,  de  s'acquitter 
au  mieux  de  ses  délicates  fonctions.  Vous  lui  voterez  sans  doute  les 
.  remerciements  que  votre  Conseil  vous  demande  pour  lui  et  lui  enver- 
rez les  vœux  que  nous  formons  tous  pour  que  son  retour  parmi 
nous,  qu'on  peut  tenir  aujourd'hui  pour  assuré,  soit  demain  un  fait 
accompli. 

—  Les  conclusions  de  ce  rapport  sont  mises  aux  voix  et  adoptées  à 
l'unanimité. 


2G0  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Observations  diverses. 

Renseignement.  —  M.  J.  Sainte-Claire  Deville  a  reçu  de  bonnes 
nouvelles  dun  de  ses  anciens  correspondants  de  Russie,  M.  Y.  Lut- 
scHNiK,  de  rinstitut  d'Agriculture  de  Slavropol  (Caucase).  M.  Lut- 
scHiNiK  travaille  à  un  Catalogue  général  des  Cicindelidae  et  Carabidae 
du  globe,  particulièrement  des  Harpalini,  IHaiijsnialini  et  Pogonini. 
Arrêté  dans  sa  tâche  par  un  isolement  presque  absolu,  il  serait  extrê- 
mement reconnaissant  à  ceux  de  ses  collègues  français  qui  ont  pu- 
blié depuis  1914  des  travaux  concernant  ces  familles,  de  vouloir 
bien  lui  adresser  dos  tirés  à  part  de  leurs  descriptions.  Les  envois 
peuvent  lui  parvenir  par  l'intermédiaire  de  M.  B.  Uvarov,  British 
Muséum  (natural  History),  Cromwell  Road,  London  S.  W.  7. 

Collections  entomologiques.  —  Le  D'' Maurice  Royer  annonce  que 
sa  collection  d'Hémiptères  comprend  actuellement  les  collections 
G.  d'Antessanty  (Aube),  J.  Azam  (Basses-Alpes),  F.  de  Beauchène, 
A.  Champenois,  D''  Gobert  (Landes)  et  Henri  Martin  (Afrique). 

Il  possède  également  la  collection  des  Coléoptères  paléarctiqucs, 
ainsi  que  celles  d'Hyménoptères  de  France  et  d'Orthoptères  de  France 
de  feu  l'abbé  G.  d'Antessanty. 

La  Liste  des  Orthoptères  observés  dans  l'Aube  a  été  publiée  en  1916 
par  l'abbé  d'Antessanty  dans  les  Mémoires  de  la  Société  académique 
de  VAube,  t.  LXXX,  et  la  Liste  des  Teutbrédines  observés  dans 
1  Aube  en  1920  dans  la  même  publication,  t.  LXXXIV. 


Communications 

Observations  sur  quelques  Scaphidium  0 1 .  [Col.   ScAPmDiiDAE] 
par  Julien  Aciiard. 

Scaphidium  nigromaculatum  Reitter.  —  E.  Reitter,  dans  sa 
description,  déclare  cette  espèce  voisine  des  S.  striatipenne  Gestro 
et  S.  sulcipenne  G  es  iro.  Cette  comparaison  est  probablement  erro- 
née. L'insecte  décrit  ci-dessous  correspond,  en  effet,  aux  termes  de  la 


Séance  du  8  novembre  1922.  261 

description  de  S.  nigromaculatum  et  semble  bien  n'être  qu'une  variété 
de  cette  espèce.  Or,  il  n'a  rien  de  commun  avec  S.  striatipenne  G  esiro] 
il  appartient  au  contraire  au  groupe  des  espèces  subovalaires,  compre- 
nant leSiS.  orbiculosum  ^eitiev ,  S.  binominatum  A  char  d,  S.  quadri- 
plagatum  Achard,  de  Bornéo,  S.  clathratuiii  Achavi,  S.ocellatum 
Achard,  de  l'Inde,  etc. 

Scaphidium  nigromaculatum  var.  effigiatum,  n.  var.  — Prono- 
tum  orné  d'une  large  bande  discale  noire,  anguleusement  élargie  en 
son  milieu;  élytres  avec  quatre  macules  noires  :  la  première  assez 
grande,  couvrant  les  deux  tiers  externes  de  la  base,  les  deux  suivan- 
tes disposées  transversalement  un  peu  après  le  milieu,  arrondies, 
l'interne,  plus  petite,  la  quatrième,  ovalaire,  un  peu  avant  le  bord 
apical.  Épipleures  entièrement  noirs.  Face  interne  des  fémurs  noirâtre. 
Pièces  sternales  en  partie  noires  ;  premier  segment  de  l'abdomen  im- 
maculé. Pygidium  avec  un  liséré  noir  à  sa  base.  Dernier  article  des 
antennes  roux.  Poncti/ation  de  la  ligne  arquée  du  pronotum  et  de  la 
ligne  transversale  des  élytres  peu  grosse  et  peu  profonde.  —  Longueur  : 
4  mm. 

Ceylan  :  Dikoya,  ait.  1.3001.400  m.  (G.  Lewis,  1881). 

Scaphidium  atripenne  Pic.  —  Ce  nom  est  préoccupé  par  S.  atri- 
penne  Gestro  1879,  et  doit  être  remplacé  par  celui  de  egregium, 
nom.  nov.  La  diagnose  de  M.  Pic  doit  en  outre  être  complétée  par  l'in- 
dication des  caractères  suivants  : 

Tête  lisse;  yeux  très  grands,  peu  Convexes;  espace  inleroculaire 
frontal  à  peine  égal  au  quart  du  petit  diamètre  de  l'œil.  Antennes  at- 
teignant la  base  du  pronotum,  articles  111  et  IV  égaux,  V  un  peu  plus 
court,  massue  assez  large  et  peu  comprimée.  Prothorax  rétréci  en 
ligné  presque  droite,  sans  resserrement  au  quart  postérieur,  très  line- 
ment  et  très  superficiellement  pointillé;  ligne  arquée  à  peine  enfoncée 
et  finement  ponctuée.  Élytres  rétrécis  en  courbe  régulière  avec  la  plus 
grande  largeur  au  tiers  antérieur;  calus  antéapical  bien  marqué;  ponc- 
tuation fine  avec  quelques  alignements,  dont  deux  bien  visibles  à  la 
base,  en  dedans  de  l'épaule.  Strie  suturale  enfoncée,  finement  ponc- 
tuée ;  strie  transversale  non  enfoncée,  presque  droite,  reliée  par  une 
courbe  au  premier  alignement  longitudinal.  Pattes  grêles,  mais  pas 
très  allongées.  —  Longueur  :  4  mm. 

Singapour  (H.  Ridley). 

Scaphidium  longicolle  Pic.  —  Les  macules  noires  du  pronotum 
et  des  élytres  varient  dans  des  limites  assez  grandes.  Les  pattes  sont 


262  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

parfois  entièrement  noires,  parfois  entièrement  rousses,  avec  tous  les 
passages  intermédiaires  entre  ces  deux  extrêmes.  Chez  quelques 
individus  les  pièces  méso-  et  métasternales  sont  en  partie  noires. 

Le  S.  plagatum  A  char  d  doit  être  rapporté  à  cette  espèce  comme 
variété,  dictincte  par  la  grande  dimension  des  macules  des  élytres  et 
du  pronotum,  la  poitrine  noire  en  grande  partie,  les  pattes  rousses. 

Le  S.  longicoUe  Pic  se  trouve  à  Bornéo  :  Marlapura  (Doherty)  et  à 
Java  (Bowring).  La  \av\èlé îJlagatum  Achnrâ.  provient  de  Java  :  baie 
de  Meuwen  (Raffray  et  Maindron). 

Scaphidium  atricolor  Pic.  —  Le  mâle  de  celte  espèce  a  le  méta- 
sternum  très  fortement  déprimé,  densément  ponctué  et  couvert  d'une 
pubescence  noire  exceptionnellement  longue  et  toulTue  ;  les  cils  de  la 
partie  postérieure  du  métasternum  peuvent  recouvrir  complètement  le 
premier  segment  de  l'abdomen.  Les  fémurs  antérieurs  sont  simples 
dans  les  deux  sexes. 

Bornéo;  Kina-Balu  {type),  Pontianak,  Brunei,  Sarawak  :  Quop 
(Bryant,  2.  m.  1914)  et  mont  Matang  (BruyAxNT,  4.  I.  1914).  —  Perak 
(Doherty). 

Scaphidium  Lesnei  Achard. —  Cette  espèce  ressemble  beaucoup 
à  S.  atricolor  Pic.  Elle  est  sensiblement  plus  petite,  la  ponctuation  du 
pronotum  et  des  élytres  est  un  peu  plus  forte,  récartement  des  yeux 
est  beaucoup  plus  grand,  les  antennes,  —  dont  le  tgpe  était  dépourvu,  — 
ont  la  massue  légèrement  plus  courte  et  plus  dilatée.  Le  mâle  a  les 
fémurs  antérieurs  dentés  en  dessous  et  la  pubescence  du  métasternum 
roux  doré. 

Perak  (Doherty). 

Scaphidium  orbîculosum  Reitter.  —  Cette  espèce  a  la  ligne 
arquée  du  pronotum  assez  enfoncée  et  complètement  lisse  dans  sa 
partie  centrale.  Le  type  de  Reitter  a  les  macules  antérieures  des  ély- 
tres très  arrondies  et  relativement  peu  développées. 

Les  S.  binominatum  Achard  (=  notaticolle  Vie)  et  S.  quadriplagatum 
Achard,  qui  ont  un  système  de  coloration  analogue,  la  ligne  arquée 
du  pronotum  lisse  au  milieu  et  la  môme  forme  large,  sont  très  voisins 
de  cette  espèce. 

Les  trois  espèces  sont  répandues  dans  tout  le  nord  de  Bornéo. 

Scaphidium  aterrimum  Reitter.  —  Cette  petite  espèce  n'était 
jusqu'ici  connue  que  de  Sumatra;  elle  doit  être  en  réalité  répandue 
dans  la  plus  grande  partie  de  la  région  indo-malaise.  Aux  îles  Andaman, 
elle  devient  plus  robuste  et  plus  fortement  ponctuée.  En  Assam,  on 


Séance  du  8  novembre  19'2'2.  263 

trouve  des  individus  à  paltes  foncées;  il  est  possible  qu'il  s'en  trouve 
ayant  ces  appendices  entièrement  noirs. 

Le  métasternum  esldiiîérent  de  celui  des  autres  espèces;  il  est  par- 
couru dans  toute  sa  longueur  par  un  sillon  médian  étroit  et  profond  ; 
en  outre,  par  une  exception  jusqu'à  présent  unique,  son  bord  posté- 
rieur est  fortement  convexe  avec  une  écliancrurc  médiane  triangulaire 
qui  détermine  deux  lobes  ovoïdes. 

Sumatra  :  Rowas(?2/pe  Ç  d'atcrrimum  H  e i  1 1  e r), Palembang (^(/pes  çf  Ç 
de  gracile  Achard).  —  Bornéo  occidental  :  Menterado  (Ledru).  — 
Andaman  (Roepstorff).  —  Assam  :  monts  Patkaï  (Doherty). 

Scaphidium  Baconi  Pic.  —  Une  série  de  cette  espèce,  constituée 
à  l'aide  des  matériaux  du  British  Muséum  et  do  la  collection  R.  Ober- 
TUUR,  présente  une  suite  de  passages  qui  permettent  de  la  réunir  à  S. 
assamense  Pic.  La  coloration  des  élytres  est  assez  constante,  celle  du 
pronolum  varie  dans  les  conditions  suivantes  : 

iS.  Baconi  s.  str.  — Pronotum  avec  deux  macules  discales  allongées, 
parfois  accompagnées  d'une  petite  macule  brune  vers  le  milieu  des 
côtés.  —  Assam  :  monts  Patkaï  (Doherty),  Khasis. 

var.  multimaculatum  Pic.  — Pronotum  avec  quatre  petites  macules 
arrondies.  —  Assam  :  monts  Patkaï  (Doherty). 

var.  assamense  Pic.  —  Pronolum  immaculé  ou  seulement  avec  des 
traces  nébuleuses.  —  Assam. 

var.  uniplagatum,  n.  var  .  —  Macules  allongées  du  pronotum 
réunies  entre  elles  et  formant  une  grande  macule  discale.  —  Assam  : 
monts  Patkaï  (Doherty). 

\txr.  semifasciatum  Pic.  —  Macules  médianes  des  élytres  réunies 
en  fascie  transverse,  oblique  et  irrégulière.  —  Assam  :  Khasis. 

Chez  un  individu  de  celte  variété,  les  macuh>sélytralcs,  placées  der- 
rière la  fascie  transverse,  sont  à  peine  marquées. 


A  propos  de  Saprinus  tenuistrius  Marseul  [Col.  Histeridae] 
(Rectification  synonymique) 

par  le  D""  V.  Auzat. 

Grâce  à  l'extrême  obligeance  de  M.  Lesne.  assistant  d'Entomologie 
au  Muséum,  j'ai  pu  examiner  dans  la  collection  du  Muséum  national 
d'Histoire  naturelle,  le  type  à\i  Saprinus  tenuistrius  Marseul.    Ce 


264  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

type,  rapporté  d'Egypte  par  M.  Bové,  fut  décrit  par  de  Marseul  en 
185o  dans  sa  magistrale  Monographie  des  Histérides. 

Or,  en  1868,  dans  l'Abeille,  vol.  V,  p.  172,  de  Marseul  décrivit  un 
autre  Saprinus  d'Egypte,  dont  le  type  unique  est  dans  sa  collection  et 
auquel  il  donna  le  nom  de  S. .mânes;  il  suffit  de  rapprocher  S.  tenuis- 
trius  de  S.  mânes  pour  se  convaincre  que  ces  deux  insectes  sont 
identiques. 

II  y  a  quelque  temps,  je  m'étais  aperçu  aussi  de  l'identité  de  .S.  mânes 
Marseul  et  de  S.  sparsutus  Solslcy,  ce  dernier  décrit  en  1876  et 
provenant  du  Turkestan  ;  le  S.  brunnensis  Fleischer,  provenant  de 
Moravie,  décrit  en  1883  a  été  aussi,  avec  juste  raison,  identifié  au 
S.  sparsutus  Solslcy. 

La  synonymie  de  l'insecte  doit  donc  s'établir  ainsi  : 
Saprinus  tenuistriiis  Marseul. 
=       m rt?î?5  Marseul. 
=        sparsutus  Solsky. 
=        brunnensis  Fleischer . 
S.  tenuistrius  Mars,  possède  une  aire  d'extension  considérable; 
j'en  ai  un  exemplaire  d'Abyssinie;  ou  le  retrouve  en  Egypte,  en  Syrie, 
au  Turkestan,  en  Arménie  turque,  dans  le  Caucase,  en  Turquie  d'Eu- 
rope, en  Grèce,  en  Moravie,  en  Dalmatie,  dans  tout  le  sud  de  la  France, 
depuis  Bordeaux  et  Lyon;  il   est  surtout  commun  dans  la  région 
méditerranéenne  et  a  été  confondu  souvent  avec  S.  semistriatus  S  c  r  i  b  a. 
11  va  facilement  aux  pièges  et  le  D''  Chobaut  en  a  pris  cette  année 
plusieurs  centaines  en  mettant  des  pièges  sur  la  croisée  de  sa  bibho- 
thèque  à  Avignon. 


/ 


Mœurs  de  VOnitis  Belial  F. 

[Col.  Scarabaeidae] 
par  le  D"'  A.  Chobaut. 


Dans  le  Bulletin  de  la  Soc.  ent.  de  France,  année  1901,  p.  67-68, 
Valéry  Mayet  a  décrit  le  nid,  la  chambre  d'éclosion,  l'œuf  de  VOni- 
tis Belial  F.  et  donné  quelques  renseignements  sur  la  larve  qu'il  n'a 
pu  élever  jusqu'au  bout. 

D'après  cette  observation,  dont  J.-H.  Fabre  a  dit  quelques  mots 
(Souvenirs  entomologiques,  Série  YI,  p.  83  de  l'édition  définitive), 


Séavce  du  S  novembre  1922.  265 

VO.  Belial  aurait  dos  mœurs  analogues  à  celles  des  Geotrijpes,  Biibas, 
Oniticellus  et  Onfhophagus.  Sou  nid,  comme  celui  des  représentants 
de  ces  genres,  serait  en  forme  de  saucisse  ou  de  boudin  et  non  en 
forme  de  poire  ou  d'œuf  comme  celui  des  Scarabaeus,  Gymnopleurus, 
Sizyphus  et  Copris. 

Or,  il  n'en  est  rien,  ainsi  que  j'ai  pu  le  constater  d'une  manière 
précise  il  y  a  quelques  années. 

Remarquons  tout  d'abord  que  V.  Mayet  a  capturé  un  cf  (?t  une 
Q  d'O.  Belial  sous  un  tas  de  crottins  et  que  sous  cet  amas  de  déjec- 
tions était  creusé  un  puits  au  fond  duquel  était  le  nid  qu'il  a  observé, 
nid  complètement  achevé  avec  sa  galerie  d'accès  en  partie  comblée. 
Mais  quelle  preuve  nous  donne-t-il  que  ce  nid  était  bien  l'œuvre  du 
couple  à'Onitls'l  II  n'a  pas  vu,  ce  qui  me  parait  essentiel,  les  ouvriers 
au  travail. 

Ces  gros  tas  de  crottins  de  chevaux  ou  de  bœufs  se  conservent  frais 
un  certain  temps,  au  mois  de  mai,  sous  le  climat  de  la  Provence,  où 
la  chaleur  n'est  pas  encore  bien  intense.  Ils  attirent  longtemps  toute 
une  série  d'insectes  coprophiles.  Quelques-uns  de  ceux-ci  avaient  pu 
se  glisser  sous  ces  matières  stercorales,  y  établir  un  nid  et  aller  ailleurs 
fonder  une  nouvelle  famille;  puis,  les  premiers  occupants  disparus, 
un  couple  d'O.  Belial  avait  pu  venir  alors  à  l'appétissant  amas. 

Et  les  choses  ont  bien  dû  se  passer  ainsi. 

Je  vais  en  donner  la  preuve. 

Le  li  mai  1919,  en  explorant  la  plage  septentrionale  du  Valcarès, 
je  rencontrai  deux  sujets  cf  morts,  mais  en  bon  état,  d'O.  Belial.  Ils 
avaient  dû  se  noyer  à  la  suite  d'un  fort  coup  de  vent  du  sud  survenu 
quelques  jours  auparavant.  Cette  espèce,  si  rare  en  France,  existait 
donc  en  Camargue,  où  ni  mon  ami  M.  L.  Puel,  qui  l'habite  toute 
l'année,  ni  moi  qui  visite  souvent  ces  parages,  ne  l'avions  jamais 
trouvée. 

Le  18  mai  suivant,  j'étais  aux  Saintes-Maries-de-la-Mer,  vers  l'em- 
bouchure du  Petit-Rhône,  où  vivent,  presque  à  l'état  sauvage,  des 
«  manades  »  ou  troupeaux  de  chevaux  et  de  bœufs.  Il  ne  me  fut  pas 
difficile  de  rencontrer  l'O.  Belial  dans  les  déjections  de  ces  animaux  et 
j'en  capturai  facilement  plusieurs  couples,  mais  sans  pouvoir  trouver 
trace  de  la  nidification  de  ce  Coprophage. 

Je  fus  plus  heureux  quelques  jours  après,  le  8  juin.  Sur  le  côté 
d'un  énorme  amas  de  crottins  de  bœuf,  déposé  sur  un  terrain  argilo- 
sablonneux,  j'aperçus  un  gros  tas  de  déblais  et  je  pensai  de  suite 
qu'une  Q  d'O.  Belial  avait  dû  creuser  là  son  nid.  En  effet,  une  énorme 
galerie  obUque,  d'un  diamètre  bien  supérieur  à  celui  du  pouce,  con- 


266  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

duisait,  à  40  cenlimètres  de  profondeur,  à  une  spacieuse  caverne, 
voûtée  en  haut,  plane  dans  le  bas.  La  majeure  partie  de  cette  chambre 
était  occupée  par  un  énorme  gâteau  stercoraire,  et,  sur  ce  gâteau,  se 
trouv.-iit  comme  en  surveillance,  une  Q  d'O.  Belial.  Pas  encore  trace 
cependant  de  poires  ou  d'ovoïdes.  Celte  Q  était  à  ce  moment  vrai- 
semblablement occupée  à  laisser  fermenter  la  matière  au  point  voulu, 
après  l'avoir  brassée  convenablement  et  bien  débarrassée  de  ses  plus 
grosses  impuretés,  attendant  le  moment  propice  pour  entreprendre 
son  travail  de  poterie.  Car,  je  n'en  doute  pas,  ce  volumineux  pâle  était 
destiné  à  être  transformé  en  outres  ou  en  poires,  comme  cela  se  passe 
chez  les  Copris. 

De  cette  observation  rapide  et  fort  incomplète,  je  le  reconnais, 
découle  cependant  la  notion  que  l'O.  Belial  n'est  pas  un  fabricant  de 
boudins  ou  de  saucisses,  mais  un  artiste  potier.  Il  en  découle  aussi 
que  le  nid  vu  par  V.  Mayet  se  rapportait  à  une  autre  espèce  de 
bousier,  à  un  Bubas  très  probablement  et,  il  me  le  semble,  à  B.  bison 
L.,  car  le  Bubas  dont  parlent  J.-H.  Fabrk  .(Souv.  enlom.,  série  VI, 
p.  23-30)  et  V.  Mayet  {Bull.  Soc.  eut.  de  France,  1901,  p.  68-70)  n'est 
vraisemblablement  pas  le  bison,  très  rare  en  France,  mais  le  bubalus 
01.  inliniment  plus  commun  chez  nous. 

Ainsi  donc,  le  Bubas  bubalus  fabrique  des  cylindres  stercoraires  longs 
et  étroits  et  le  B.  bison  serait  l'artisan  des  cylindres  courts  et  larges. 


Sur  quelques  Coléoptères  de  la  faune  française 

par  Pierre   Les.xe. 

1.  Hypocoelus  procerulus  Mann.  —  Au  mois  de  juin  dernier, 
j'ai  capturé  cette  espèce  à  Longny  (Orne).  L'insecte  courait  à  la  sur- 
face d'un  tronc  de  Chêne  écorcé  gisant  sur  le  sol,  et  dont  le  bois, 
nullement  altéré  dans  ses  parties  exposées  à  l'air,  présentait  de  nom- 
breuses crevasses.  On  ne  pouvait  s'arrêter  devant  ce  tronc  sans  voir 
courir  à  sa  surface  plusieurs  individus  de  ÏHijpocoelus,  aussi  bien 
par  les  temps  ensoleillés  que  par  les  temps  couverts. 

Ce  Mélaside  est  extrêmement  agile.  Sa  démarche,  très  vive,  rappelle 
celle  de  certaines  Fourmis,  si  bien  qu'à  quelque  distance  on  peut  le 
confondre  avec  ces  Hyménoptères  lorsqu'il  circule  parmi  eux.  Passant 
d'un  trait  a  la  surface  du  tronc,  VHt/pocoelus  disparaissait  dans  une 


Séance  du  ,S  novembre  19^2.  267 

crevasse  qu'il  visitait  assez  longuement.  Puis,  il  se  montrait  de 
nouveau  au  jour  pour  gagner  aussitôt  une  seconde  crevasse,  et  ainsi 
de  suite.  J'ai  lieu  de  croire  qu'il  s'agissait  d'une  manœuvre  des  mâles 
à  la  recherche  de  femelles. 

VU.  procerulus  n'a  été  rencontré  que  très  rarement  dans  le  hassin 
de  Paris.  Les  seules  captures  qui  me  soient  connues  en  dehors  de 
celle  de  Longny,  sont  celles  de  Degors  à  Pont-Audemer  (Eure)  (')et 
de  M.  MÉQuiGNON  à  Perrusson  (Indre-et  Loire)  (^j.  En  France,  l'espèce 
se  rencontre  en  outre  dans  plusieurs  massifs  montagneux  :  Vosges, 
Alpes,  Pyrénées. 

2.  Polygraphus  polygraphus  L.  (P.  pubescens  F.).  —  Bas-Rhin  : 
Hohwald  (colonel  de  Lasucheïte).  H"^-Savoie  :  Saint-Gervais  (Abeille 
DE  Perrin).  Isère  :  Grande  Chartreuse  (coll.  Marseul)  {^). 

Nuisible  à  l'Epicéa  à  Cossaye  (Nièvre)  en  1921  (J.  Lecoeur)  et  à 
Maisons-Laffitte  (Seine-el-Oise),  en  1922  (E.-L.  Bouvier  et  P.  Lesne)  (''). 
Deux  exemplaires  de  la  colk^ction  Bedel  sont  étiquetés  l'un  :  Orgères 
(Eure-et-Loir),  l'autre  :  Auberive  (Haute-Marne),  pris  tous  deux  sur 
l'Épicéa  (^).  L'extension  de  cette  espèce  et  de  la  suivante  dans  le  bassin 
de  Paris  doit  être  de  date  récente. 

3.  Polygraphus  suôopacus T h oms .  —  Vosges  :  Rupt  (Puton). 
Marne  :  env.  de  Reims  (P.  Marié,  1914). 

L'espèce  se  trouve  à  Bàle  (Sïierlln)  et  dans  le  Valais  (Abeille  de 
Perrin). 

4.  Polygraphus  grandiclava  Tiioms.  —  Moselle  :  Metz  (Belle- 
voYE,  CArioiMONT).  Isèrc  :  Bourg  d'Oisans  (coll.  Bedel). 


(1)  Je  dois  ce  renseignement  à  M.  J.  Sainte-Claiue  Deville. 

(2)  Ann.  Soc.  ent.  Fr.  [1916],  p.  31. 

(3)  Les  localités  données  par  A.  Fauvel  devront  être  contrôlées.  Les  spé- 
cimens figurant  dans  la  collection  J.  Dlval  sous  le  nom  de  «  P.  pubescens 
Er  .  »  correspondent  au  P.  subopacus  T  boni  s. 

(4)  lîouviEK  et  Lesîve.  Un  ennemi  des  Épicéas  dans  la  région  parisienne 
(C.  I{.  des  Séaiiees  de  l'Acad.  nat.  d'Agric.,  VIII  [1922],  p.  826). 

(5)  M.  A.  MÉQUIGNON  a  reçu  la  même  espèce  de  \'ij;nory  (Haute-Marne)  en  1914. 


\ 


268  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Les  types  de  la  collection  d'Hémiptères  de  l'abbé  G.  d'Antessanty 

par  le  D'  Maurice  Royer. 

La  collection  d'Hémiptères  de  l'abbé  G.  d'ANXEssANiY,  que  jo  possède 
actuellement,  contient  les  tijpes  de  trois  espèces  d'Hétéroplères. 
Ce  sont  : 

Podops  calligera*  Horvath  1887,  Rev.  d'Ent.,  VI,  p.  253,  fig., 
p.  254. 

Un  seul  spécimen  Q,  trouvé  par  l'abbé  G.  d'ANTESSANXY,  à  Villc- 
chétif  (Aube),  le  3  août  1879  >  ma  collection. 

Cette  espèce  n'a  jamais  été  retrouvée. 

Rhyparochromus  mixtus*  Horvath  1887,  Rev.  d'Ent.,  VI, 
p.  254. 

Un  seul  spécimen  Q,  trouvé  par  l'abbé  G.  d'A^TESsANTY,  à  Pornic 
(Loire-Inférieure),  sur  une  petite  dune  >  ma  collection. 

La  collection  G.  d'Antessanty  comprend  d'autres  spécimens  de  Rhy- 
parochromus  mixtus  Horv.  provenant  de  :  Bucey  (Aube),  VIII,  1891; 
Reuves  (Marne),  VIII;  Collioure  (Pyrénées-Orientales). 

J'en  ai  capturé  un  individu  à  Banyuls  (P.-O.)  en  avril  1907. 

L'espèce  paraît  manquer  dans  le  nord  de  la  France.  Elle  est  indi- 
quée par  Rey  [Rev.  d'Ent.,  VH,  [1888],  p.  100)  de  Fréjus,  Collioure, 
Lyon  et  Villié-Morgon  (Rbône);  par  Horvath  [Rev.  d'Ent.,  VII,  [1888], 
p.  257,  de  Brides  (Savoie)  et  de  Bérisal  (Simplon);  par  Azam  (Prem. 
liste  des  Hémipt.  des  Basses-Alpes,  Digne,  1893),  de  Saint- André;  par 
C.  Marchal  (Prem.  notes  sur  les  Hémipt.  de  Saône-et-Loire,  Autun 
1898)  du  Creusot;  et  par  Péneau  (Faune  entom.  armoricaine,  Hémipt., 
I,  1905)  de  la  forêt  du  Gàvre  (Loire-Inférieure)  en  novembre. 

Thaumastopus  noviburgensis*  Antessanty  1888,  Rev.  d'Ent., 
VII,  p.  383  [Notochihis). 

Trois  spécimens  dont  deux,  immatures  trouvés  par  l'abbé  G.  d'An- 
tessanty à  Bourgneuf  (Loire-Inférieure),  en  septembre,  sous  une 
petite  touffe  de  chêne  vert  >  ma  collection. 

Cette  espèce  n'a  jamais  été  retrouvée. 


Une  espèce  et  plusieurs  variétés  ont  été  décrites  par  l'abbé  G.  d'An- 
tessanty, mais  elles  étaient  préoccupées. 


Séance  du  8  novembre  1922.  269 

Ce  sont  : 

Henestaris  geocoriceps  Antessanty  1885,  Rev.  d'Ent.,  IV,  p.  112 
=  Henestaris  halophilus  Burmeister  183o,  Handb.  Ent.,  II, 
p.  292. 

Les  types  de  H.  geocoriceps  provenaient  de  la  Loire-Inférieure  :  La 
Bernerie  (D""  Marmottan),  Pornic  (abbé  DoMiNiQtJE) ,  Le  Pouiiguen 
(Wouilt),  trouvés  dans  le  sable  des  falaises  du  littoral. 

L'espèce  était  nouvelle  pour  la  faune  française. 

Eurygaster  hottentota  H. -S".,  var.  picta  Antessanty  1891,  Cat. 
Hémipt.-Hét.  du  dép.  de  l'Aube  in  Mém.  Soc.  acad.  Aube,  LIV,  [1890J, 
p.  184;  sep.  p.  8  =:  Eurygaster  austriacus  Schrank  var.  obliquus 
Kolenati  1846,  Mel.  Ent.IV,  p.  12,  n"  132  {'). 

Eurydema  decoratnm  L.  var.  Putonia  Antessanty  .1891 ,  /.  c, 
p.  190;  sep.  p.  14  =  Strachia  picta  H. -S.  var.  cruentata  Pu  ton 
1881,  Syn.  Hém.  Hét.,  IV,  p.  70=  Eurydema  festivum  Linné  1767 
(PuTON,  in  litterisl). 

Drymus  sylvaticus  Fab.  var.  niger  Antessanty  1891,  l.  c.,p.  205; 
sep.  p.  29  =  Drymus  sylvaticus  Fab.  var.  picinus  Rey,  1888,  VÉ- 
change,  n°  38,  p.  4. 


Armature  génitale  et  squelette  chitineux  de  l'organe  copulateur 
chez  les  Hémiptères  aquatiques 

(deuxième  note  préliminaire)  (') 

par  Raymond  Poisson. 

l"  NAUCORmAE.  * 

Naucoris  cimicoides  L.  —  L'urite  génital  (10*^  urite)  est  protégé 
vcntralemcnt  par  le  huitième  sternite  abdominal  qui  l'enveloppe.  Dans 
la  partie  antérieure  et  dorsale  de  l'urite  se  détaclio  un  prolongement 
(10«  tergito  de  certains  auteurs)  qui  se  termine  au  sommet  par  deux 
valves  entre  lesquelles  s'ouvre  l'anus;  prolongement  et  valves  consti- 
tuent la  région  anale  (fig.  1)  (^).  Cette  région  est  très  peu  développée 

(1)  KoLKNATi  a  écrit  :  var  132.  obliqua  Leach.  Or  tous  les  auteurs  rap- 
portent ce  nom  A'obliqua  à  Koi.ena.ti.  Il  s'agit  fort  probablement  d'un  nom 
in  lilleris,  car  Leacii  n'a  jamais  décrit  d' Eurygaster! 

(2)  Cf.  première  note  in  Bull.  Soc.  eut.  Fr.  [1922],  p.    171. 

(3)  Certains  auteurs  considèrent  la  région  anale  comme  un  urite  (Peytou- 
KEAU,    1895). 


270 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


et  la  valve  supérieure,  qui  forme  la  cauda  chez  Gerris,  n'est  pas,  chez 
Naiicoris,  visible  extérieurement.  L'urite  génilal  est  creusé  en  gouttière 
dans  les  deux  tiers  de  sa  longueur,  tandis  que  le  dernier  tiers  (tig.  1,  u) 
est  massif  et  se  termine  en  pointe  obtuse.  C'est  au  fond  de  cette  région 


Nmicoris  cimicoides  L.  —  Fig.  1,  exiréinilé  de  l'abdomen;  n,  extrémité 
de  liirile  génilal  forlrment  dévaginé;  /),  région  anale;  (ig.  2,  organe  copula- 
leur,  vue  ventrale;  e,  /",  «',  j)i(ces  cbilineuses;  lig- 3,  extrémité  distale  de 
l'organe  vue  dorsalemenl  ;  fig.  4,  style    gaiiclie;  fig.  5,  style  droit,  x  24. 


terminale  que  s'insère  l'organe  copulateur,  tandis  qu'à  l'entrée  et. 
de  part  et  d'autre,  se  trouve  un  style.  Le  style  gauche  n'a  pas  la  même 
conformation  que  le  style  droit  (lig.  4  et  5)  ;  leur  région  basilaire  est 
concave  intérieurement  et  leur  région  distale  spatulée. 

L'organe  copulateur  (fig.  2)  peut  être  décomposé  en  trois  parties:  la 
partie  basilaire  est  massive  et  en  forme  de  calotte  chitineuse;  la  partie 
moyenne  est  allongée  et  finement  annelée;  la  partie  distale  a  la  forme 
d'un  bec  d'oiseau.  Cette  dernière  portion  présente  :  1°  une  pièce  im- 
paire ventrale  (fig.  2,  v)  qui,  se  prolongeant  jusque  dans  la  région 
proximale  s'appuie  sur  la  calotte  chitineuse  basilaire;  2°  de  part  et 
d'autre  du  bec,  deux  pièces  (fig.  2,  e,  f)  qui.  avec  la  précédente,  en 
constituent  le  squelette.  L'orifice  du  canal  éjaculateur  est  situé  dans  la 


Séance  du  8  novembre  1922. 


271 


région  supéro-dorsale  du  bec.  Le  c;mal  éjaculateur  (pénis  proprement 
dit)  est  longuement  dévaginable. 

N.  maculatusF.  — La  constitution  de  l'armature  génitale  est  sem- 
blable dans  ses  grandes  lignes  à  celles  de  N.  cimicoides,  mais,  chez  cette 
espèce ,  l'asymétrie 
des  styles  est  encore 
plus  accentuée.  Le 
style  droit  (fig.  8)  est 
plus  développé  que 
le  gauche  (fig.  7),  de 
plus  son  extrémité 
distale  est  spatulée, 
tandis  que  celle  du 
style  gauche  oflre 
une  forte  échancru- 
re.  L'organe  copula- 
teur  présente  égale- 
ment une  morpholo- 
gie di  iïérente  de  celle 
de  jY.  cimicoides; 
c'est  un  élément 
creux,  longuement 
pyramidal,  et  plus 
ou  moins  caréné 
ventralement.  La 
partie  proximale  for- 
me une  large  calotte 
chitineuse,  où  les 
pièces  sont  plus  net- 
tement distinctes  que 
chez  iV.  cimicoides 
(fig.  6);  la  partie  mo- 
yenne, peu  dévelop- 
pée, est  peu  chitini- 
sée  et  permet  cer- 
tains mouvements  de 

fiexion  à  l'organe;  la  partie  distale,  la  phis  développée,  est  terminée 
par  une  petite  lame,  en  forme  de  hache,  recourbée  aux  deux  extrémi- 
tés. L'orifice  du  canal  éjaculateur  est  une  fente  dorsale  bordée  de  protu- 
bérances chitineuses  plus  ou  moins  accentuées  (fig.  6).  L'ensemble  de 
l'organe  présente  une  très  nette  torsion  à  droite. 


Naucoris  maculalus  F.  —  Fig  6,  organe  copulaleur  ; 
fig.  7,  style  gauclie;  fig.  8,  style  droit,  x  35. 


272  Bulletin  de  la  Société  eiitomologique  de  France. 

2°   CORIXIDAE. 

Macrocorixa  Geoffroyi  Le  tich.  —Chez  les  Corises,  les  derniers 
segments  abdominaux  présentent  une  asymétrie  très  accusée  (').  Les 


Macrocorixa  Geoffroyi  Leach;  —  Fig.  9,  style  droit;  fig.  10,  style  gau- 
che; fig.  11,  pièce  impaire  ventrale  carénée;  (ig.  12,  organe  copulateur, 
régions  distale  et  moyenne;  <?,  gouttière,  x  60;  lig.  12",  partie  proximale  de 
l'organe;  e,  pièce  en  étrierx  35;  fig.  13,  portion  du  canal  éjaculateur,  x  400 
environ. 

(I)  Le  genre  Macrocorixa  Thoms.  est  caractérisé  par  une  asymétrie  ab- 
dominale gauche. 


Séance  du  8  novembre  19S2.  273 

points  d'insertions  de  l'organe  copulateur  et  des  styles  sont  situés  à 
rextrémité  de  l'iirite  génital  et,  dans  l'état  de  repos,  ils  ne  se  rabattent 
pas  dans  une  gouttière  de  cet  urite.  La  région  anale  est  très  peu  déve- 
loppée. Il  existe  deux  styles  (fig.  9  et  10)  et  une  pièce  médiane  carénée 
dans  laquelle  s'enclave  l'organe  copulateur  (tig.  H).  Le  style  gauche, 
atrophié,  est  recourbé  en  crochet  à  son  extrémité  ;  le  style  droit,  très 
développé,  présente  une  région  distale  elfilée  et  recourbée,  et  une 
région  moyenne  dont  la  face  interne  est  largement  concave.  La  con- 
vexité externe  et  terminale  du  style  droit,  ainsi  que  l'extrémité  distale 
de  la  pièce  médiane,  présentent  de  nombreuses  petites  spinules  chiti- 
neuses.  L'organe  copulateur  (fig.  12)  est  curieusement  contourné;  la 
partie  proximale  forme  une  calotte  chilineuse  avec  une  pièce  basilaire 
disposée  en  étrier  (fig.  12,  e]  ;  la  partie  moyenne,  très  allongée,  pré- 
sente des  sinuosités  inégalement  chitinisées;  la  partie  distale  se 
termine  en  éventail  à  bords  recourbés  intérieurement,  et  possède  une 
gouttière  latérale  droite,  prenant  naissance  à  gauche,  juste  à  la  limite 
supérieure  de  la  région  moyenne  (fig.  12,  g).  C'est  à  l'intérieur  de 
cette  gouttière  que  se  trouve  la  partie  terminale  du  canal  éjaculateur 
(pénis),  lorsqu'il  est  rétracté.  L'éventail  terminal  est  inégalement  chi- 
tinisé;  il  présente,  entre  autres,  à  droite,  une  lame  recourbée  et,  à 
son  intérieur,  de  petites  sphérules  chilineuses.  La  paroi  externe  du 
canal  éjaculateur  est  recouverte  de  spinules  acérées  (fig,  13). 

3"  Nepidae. 

L'urite  génital  présente  de  part  et  d'autre  un  style  (fig.  14,  s)  à 
extrémité  recourbée  et  acérée.  La  région  anale  (fig.  14,  a)  déborde 
l'extrémité  de  l'urite.  En  comprimant  l'urite  génital  on  fait  dévaginer 
l'organe  copulateur;  l'ensemble  des  pièces  qui  le  constituent  est 
compliqué. 

Nepa  cinerea  L.  —  Il  existe  :  1"  de  part  et  d'autre,  une  pièce  (fig.  15,  b) 
à  face  interne  concave  et  présentant  dans  sa  région  antérieure  un  ap- 
pendice styhforme  (s');  2"  deux  pièces  (fig.  lo,  c)  réunies  dorsalement 
par  une  branche  transverse  et  soudées  sur  la  ligne  médio-ventrale  (c'). 
Avant  la  soudure  ventrale,  ces  pièces  présentent,  de  part  et  d'autre, 
des  ligaments  d'articulation  (fig.  17,  /);  3°  le  canal  éjaculateur  circule 
dans  un  complexe  de  pièces  formé  d'un  premier  article  {v)  à  extrémité 
distaie  piriforme,  d'un  deuxième  article  [x]  en  forme  de  plume  de 
calmar  et  à  concavité  interne,  enfin  d'un  troisième  article  (::)  recourbé 
et  en  forme  de  gouttière.  La  pièce  (c)  est  réunie  à  la  pièce  {x)  par  une 
zone  ligamentaire  d'articulation  {y)  qui  supporte  le  canal  éjaculateur.  Il 


274 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


existe,  en  outre,  une  longue  pièce  médiane  en  gouttière  {g)  suppor- 
tant la  pièce  (r).  La  ligure  17  permet  de  comprendre  les  rapports  des 
pièces  précédemment  décrites. 


Nepidae.  —  Fig.  14,  urite  génital  de  Ranatra  linearis  L;  r/,  région  anale; 
s,  style,  X  24;  fig.  15,  organe  copulateur  de  Nei^n  cinera  L.  ^voir  texte), 
X  24;  fig.  10,  une  pièce  latérale;  b,  face  interne,  X  24;  fig.  17,  préparation 
des  pièces  de  l'organe  copulaleur  de  .\epa  (voir  texte),  x  24. 


Ranatra  linearis  L.  —  La  disposition  est  identique,  les  pièces 
varient  seulement  en  longueur  et  en  forme. 


Séance  du  8  novembre  1922.  2«'o 

Sur  Hydroecia  Hucherardi  Mab.  [Lep.  NoctuidaeJ 
par  C.  DuMONT. 

Cette  espèce  fut  décrite  dans  le  Bulletin  de  la  Société  entomologiquc 
de  France  du  13  février  1907  d'après  trois  exemplaires  présentés  à 
M.    P.  Mabille  par  notre  collègue  M.  Hucherard. 

A  la  suite  de  sa  description,  l'auteur  note  que  cette  Noctuelle,  voi- 
sine de  //.  micacea,est  un  peu  plus  grande,  et  qu'une  femelle  dépasse 
ou  égale  la  taille  d'A.  pronuba;  il  ajoute,  que  cette  espèce  a  été  prise 
à  la  miellée,  à  Royan  (Charente- Inférieure),  sans  indiquer  l'époque  de 
la  capture. 

Je  viens  combler  cette  lacune  en  annonçant  sa  prise  un  peu  plus 
au  nord  de  Royan,  dans  l'île  d'Oléron. 

J'ai  capturé  deux  mâles  à  la  luralèro  acétylène  le  4  septembre  1920, 
une  heure  après  la  tombée  de  la  nuit;  leur  envergure  respective  est 
de  42  et  43  mm. 


Diagnose  de  Lépidoptères  nouveaux  du  Nord  de  l'Afrique 

[NoGTLîiDAE,  Hadeninae] 
par  C.  DuMONT. 

Polia  Zerfii,  n.  sp.  —  Tète  blanc  ocracé  piqueté  de  noir  avec 
une  tache  noire  de  chaque  côté  au  niveau  du  milieu  de  l'œil;  palpes 
blanc  ocracé  avec  la  face  externe  noirâtre  sauf  la  base  et  le  sommet; 
antennes  à  dessus  blanc  rosé,  annelé  de  noir  sur  le  tiers  basai,  des- 
sous roux  à  fine  pubescence  blanche,  article basilaire blanc  en  dessus; 
yeux  bruns;  ocelles  noirs;  poils  péricéphaliques rose  ocracé,  mêlé  de 
noirâtre  en  arrière  des  yeux  ;  teguiae  rose  ocracé  pâle  mêlé  d'écaillés 
brunes  et  noires  formant  une  vague  bordure  terminale  et  une  indi- 
cation de  bande  médiane  transversale,  mieux  marquée  latéralement  ; 
patagia  rose  ocracé  pâle  mêlé  d'écaillés  brunes  et  noires,  plus  denses 
sur  les  bords  interne  et  externe,  et  une  petite  tache  jaune  orangé 
sur  le  quart  basilaire  du  bord  interne.  Thorax  rose  ocracé  pâle  avec 
quatre  gros  points  brun  noirâtre  sur  le  métathorax.  Abdomen 
blanc  sali  de  brunâtre,  à  trois  petites  crêtes  brunes,  bords  postérieurs 
des  segments  finement  ciliés  de  blanc,  2*=  tergite  recouvert  de  longs 
poils  blanc  pur,  touffes  latérales  du  métathorax  blanc  pur.  Poitrine 


276  Bulletin  de  la  Société  entonwlogique  de  France. 

à  longue  villosité  blanche;  ventre  blanc  piqueté  de  brun  ;  brosse  anale 
rose  ocracé  clair,  strié  de  brun,  milieu  blanc  pur,  dessous  jaune 
roussâtre.  Pattes  blanc  ocracé  avec  le  sommet  des  fémurs  noirâtre; 
tarses  à  face  externe  brun  noirâtre,  coupé  de  blanc  ocracé  rosé  à 
l'extrémité  de  chaque  article. 

Ailes  supérieures  rose  ocracé,  saupoudré  de  brun,  à  lignes  et 
taches  noires,  l'espace  médian,  limité  par  la  coudée  et  l'extrabasi- 
laire,  brunâtre.  Orbiculaire  en  ovale  allongé,  rose  ocracé  à  noyau 
brun,  cerclé  de  noir;  réniforme  grande,  blanc  rosé  pointillé  de  noirâ- 
tre, entourée  d'une  ligne  noire  et  reliée  à  l'orbiculaire  par  un  trait 
noir;  claviforme  courte,  obtuse,  bordée  de  noir.  Ligne  basilairo  ar- 
quée, extrabasilaire  à  peine  oblique,  festonnée,  formant  des  angles 
sur  toutes  les  nervures;  coudée  fortement  denticulée,  excurvée  de 
la  côte  à  la  nervure  4,  s'incurvant  ensuite  profondément  pour 
atteindre  le  bord  interne;  les  trois  lignes  largement  éclairées  de 
blanc  :  la  basilairo  et  la  coudée  extérieurement,  l'extrabasilaire 
intérieurement  ;  subterminale  diffuse,  marquée  par  trois  macules  bru- 
nâtres ;  la  1''^  antéapicale  à  la  côte,  plus  foncée,  la  2"  trilobée,  s'éten- 
dant  de  4  à  6,  et  la  3"  sur  le  pli  dorsal;  frange  rose  ocracé. 
entrecoupé  de  brun  s'appuyant  sur  une  ligne  terminale  de  lunules 
internervurales. 

Ailes  inférieures  blanches,  avec  une  bande  terminale  brunâlre, 
coupée  de  blanc  vers  l'angle  interne;  nervures  salies  de  brunâtre 
formant  des  taches  sur  1-4  ;  ligne  marginale  un  peu  plus  foncée; 
frange  blanc  jaunâtre  ponctué  de  brunâtre. 

Chez  la  Ç ,  l'espace  médian  est  plus  foncé,  l'espace  subterminal  est 
écaillé  de  jaune  et  le  thorax  plus  chargé  en  jaune  orange.  —  Enver- 
gure 32-33  mm. 

Types  :  Tunisie,  Djebel  ez  Zerf,  Metlaoui. 

OEuf.  —  Sphéroïde  blanc  portant  32  côtes  longitudinales  à  la 
périphérie. 

Chenille.  —  Chenilleadulle  35  mm.,  subcyhndrique,  gris  perleen 
dessuSjdessous  plus  clair,  lavédejaunàtre.Têtegrisrose,  ocelles  noirs; 
écusson  thoracique  corné,  gris  terreux  divisé  par  la  dorsale;  clapet 
anal  petit,  arrondi,  brunâtre;  dorsale  brunâtre  à  demi  effacée  par 
endroits,  parfois  divisée  par  une  ligne  blanche,  continue  sur  les 
segments  thoraciques  ;  bande  latéro-dorsale  vague,  brunâtre;  verru- 
queux  petits,  dans  uneéclaircie  cerclée  de  brunâtre;  stigmates  grands, 
elhptiques,  noir  de  poix.  Pattes  thoraciques  jaune  vitreux  brillant; 
abdominales  concolores. 


Séance  du  S  novembre  i9M2.  277 

Elle  vit  pendant  l'hiver  sur  {Launea  Zollikoferia)  quercifolia  Goss. 
et  Kral.  Nymphose  20  janvier;  imago  3  mai  1921. 

Chrysalide  .  —  Marron  clair,  incisions  segmentaires  brun  loncé, 
segments  abdominaux  densément  ponctues;  stigmates  en  relief, 
longs,  étroits,  noirs  ;  mucron  allongé,  coni(iue,  noir  de  poix,  longi- 
tudinalement  creusé  de  profonds  sillons  et  surmonté  par  deux  lon- 
gues épines  convergentes,  terminées  en  crosse. 


Duponchel  ou  Zeller?  note  complémentaire 

par  J.  DE  JoAxxis. 

J'ai  exposé  dans  un  travail  antérieur  {Ann.  Soc.  eut.  Fr.,  [1915], 
p.  67-71)  les  difficultés  que  l'on  rencontrait  à  trancher  certaines 
questions  de  priorité  entre  Duponchel  et  Zeller.  Ce  dernier  a  publié 
un  nombre  considérable  d'espèces  de  Microlépidoptères  dans  Isis, 
eu  mars  1839;  or  Duponchel  a  publié  un  certain  nombre  de  ces 
mêmes  espèces,  souvent  sous  le  môme  nom,  dans  le  tome  XI  (Noc- 
turnes, t.  VIII)  de  l'Histoire  naturelle  des  Lépidoptères,  et  ce  volume, 
daté  sur  le  titre  de  1838,  a  certainement  paru  en  partie  en  1839  et 
vraisemblablement  aussi  en  1840.  Les  noms,  communs  aux  deux 
auteurs  appartiennent  donc  :  à  Duponchel  s'ils  ont  paru  dans  son 
ouvrage  avant  mars  1839,  à  Zeller  s'ils  ont  paru,  dans  ce  même 
ouvrage,  après  mars  1839.  Comment  faire  ce  départ?  Je  n'avais  pas 
eu  l'occasion  de  voir  les  volumes  de  Duponchel  en  livraisons, 
j'étais  donc  réduit  à  des  déductions  dont  j'ai  exposé  les  bases,  que  je 
trouvais  dans  les  dates  consignées,  pour  le  dépôt  des  livraisons, 
d'une  part  sur  le  Registre  du  dépôt  légal,  d'autre  part  sur  le  Registre 
d'entrées  du  Muséum.  Mais  la  solution  restait  précaire,  le  nombre  des 
pages  contenues  dans  chaque  Uvraison  étant,  somme  toute,  incertain. 

Notre  collègue  M.  J.  Hermann  a  [eu  récemment  la  très  grande 
amabilité  de  me  communiquer  un  exemplaire  de  Duponchel  complet, 
en  livraisons  !  Je  l'ai  examiné  avec  soin  et  je  vais  donner  le  résultat 
de  cet  examen;  la  question  a  certainement  fait  par  là  un  pas  important, 
je  dois  dire  cependant  tout  de  suite  que  je  ne  la  crois  pas  entièrement 
résolue. 

Et  cependant,  au  premier  abord,  tout  paraît  bien  simple  :  les  huit 
premières  livraisons  du  tome  XI  portent  sur  la  couverture  la  date 


278  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

de  1838  et  contiennent  352  pages;  les  six  dernières  (9-14)  contiennent 
le  reste  (p.  333-720).  Si  l'on  ne  possédait  aucun  autre  document, 
ce  serait  une  solution  prudente  d'admettre  que  les  3o2  premières 
pages  ont  paru  en  1838  et  vraisemblablement  encore  quelques  autres 
avant  mars  1839. 

Malheureusement  (ou  heureusement,  pour  la  vérité)  les  dates 
placées  ainsi  sur  les  couvertures  des  livraisons  ne  peuvent  pas  être 
admises  les  yeux  fermés  et  en  voici  la  preuve  péremptoire. 

Dans  mon  travail  j'avais  eu  à  examiner  (p.  71-72)  les  dates  de 
publication  des  espèces  décrites  dans  le  Supplément  aux  tomes  qua- 
trième, etc.  Ce  tome,  le  dernier  de  l'ouvrage,  contenait  douze  livrai- 
sons; cependant  dans  tous  les  prospectus  et  annonces  il  était  présenté 
comme  devant  en  contenir  vingt;  c'est  que  huit  autres  livraisons  ont 
suivi  contenant  le  Catalogue  méthodique  et,  dans  l'exemplaire  que 
m'a  montré  M.  Hermann  ,  Supplément  aux  tomes  quatrième,  etc.  et 
Catalogue  méthodique,  sont  ficelés  ensemble  formant  bien  un  bloc  de 
vingt  livraisons.  Le  Supplément  aux  tomes  quatrième,  etc.  a  com- 
mencé à  paraître  en  1842;  il  est  donc  fort  naturel  que  les  premières 
de  ces  vingt  livraisons  portent  sur  la  couverture  cette  date  de  1842. 
Mais  voici  qui  est  plus  grave  :  les  vingt  livraisons  portent  sur  la  cou- 
verture cette  même  date  de  1842  ;  et  voici  qui  est  encore  plus  grave  : 
la  13"  livraison,  qui  est  la  première  du  Catalogue  méthodique,  con- 
tenant par  conséquent  le  titre  du  Catalogue  méthodique,  porte  sur 
cette  page  de  titre  la  date  de  1844!  La  couverture  datée  de  1842 
renferme  donc  des  feuilles  parues  en  1844.  La  preuve  est  faite  :  la 
date  de  la  couverture  n'est  pas  toujours  celle  de  l'apparition  de  son 
contenu.  On  voit  très  bien  ce  qui  se  passait;  l'imprimeur  tirait  un 
certain  nombre  de  couvertures  avec  une  date,  exacte  au  début,  1838, 
1842,  etc.,  et  il  s'en  servait  jusqu'à  épuisement,  sans  corriger,  à  la  main 
ou  autrement,  cette  date  quand  elle  ne  correspondait  plus  à  la  réalité. 

Nous  savons  donc,  maintenant  le  contenu  des  livraisons,  je  vais  le 
donner  pour  les  deux  volumes  en  question  ici,  c'est  un  progrès,  mais 
nous  ne  savons  pas  encore  la  date  exacte  de  leur  apparition,  Il  faudra 
attendre  la  découverte  d'un  témoignage,  lettre,  annonce,  etc.,  signalant 
d'une  façon  précise  la  date  de  l'apparition  des  livraisons  pour  être 
complètement  fixé. 

"Voici  donc  d'abord  le  tableau  des  livraisons  du  tome  XI  (Nocturnes, 
t.  VIII).  Je  mets  en  regard  les  nombres  de  feuilles  indiqués  par  le 
Registre  du  dépôt  légal  (nombres  entre  parenthèses)  et  ceux  que  m'a 
fournis  l'examen  direct  des  livraisons.  On  verra  les  chifTres  abso- 
lument fantaisistes  fournis  par  le  dépôt  légal  pour  les  neuf  premières 


Séance  du  8  novembre  19^2. 


279 


livraisons.  Puis,  également  en  regard,  les  dates  fournies  par  le  dépôt 
légal  et  les  dates  inscrites  sur  les  couvertures  des  livraisons;  cette 
fois  ce  sont  ces  dernières  qui  sont  incertaines. 


LIVRAISON 

NOMBRE  DE  FEUILLES 

DATE 

DÉPÔT     LÉGAL 

EXAMEN    DIRECT 

DÉPÔT     LÉGAL 

CO U  VERTU  r.K 

P 

(une) 

deux 

10  juillet        1838 

1838 

2" 

(une) 

deux 

19  septembre  » 

» 

3° 

(une) 

deux 

17  octobre        » 

» 

40 

(une) 

deux 

29  novembre    » 

» 

5» 

(deux) 

trois 

30  janvier(-)1839 

» 

G" 

(deux) 

trois 

5  mars            « 

» 

7" 

trois 

21  mai             » 

» 

8° 

(une) 

quatre 

16  août             » 

.) 

9" 

(une) 

quatre 

3  décembre    » 

1839 

10" 

(quatre) 

quatre 

2G  février      1840 

)) 

11" 

(quatre) 

quatre 

11  mai              » 

» 

12" 

(quatre) 

quatre 

13  juin              » 

» 

13" 

• 

quatre 

octobre  {^)  » 

)) 

t'i" 

(trois)  (') 

trois 

octobre  (•')  » 

» 

J'ajoute  que  les  feuilles  sont  toutes  de  16  pages  et  que  chaque 
livraison  contient  très  exactement  deux  planches;  de  la  planche  287 
à  la  planche  314. 

Si  l'on  essaie  de  serrer  un  peu  la  solution,  j'estime,  sauf  meilleur 
avis,  que  l'on  peut  admettre  comme  probables  les  dates  suivantes  : 
Tome  XI  (Nocturnes  tome  VIII) 

en  1838  :  cinq  livraisons,  pp.  1-192,  pi.  287-296; 
en  1839  :  avant  mars  :   la  6«  livraison,  pp.    193-240,  pi.    297 
et  298  ; 
après  mars  :7'^àlO''  livraisons,  pp.  241-480,  pi.  299- 
306; 
en  1840  :  les  quatre  dernières  livraisons  :  pp.  481-720,  pi.   307- 
314. 

1)  D'après  la  Bibliographie  de  la  l'rance. 

(2)  30  novembre  1838  sur  le  Registre  du  Muséum. 

(3)  Registre  du  Muséum. 


280  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Et  finalement  les  conclusions  que  j'avais  proposées  ne  seraient  pas 
modifiées,  la  première  espèce  que  pourraient  se  disputer  Zeller  et 
DupoNCiiEL,  Gelechia  velocella,  ayant  paru  à  la  page  287  du  tome  XI, 
c'est-à-dire  dans  la  7^  Hvraison,  donc  après  mars  1839,  reste  à  Zeller, 
ainsi  que  toutes  les  suivantes. 

Le  Supplément  aux  tomes  quatrième,  etc.,  appelle  beaucoup  moins 
d'observations.  Les  nombres  de  feuilles  inscrites  au  Registre  du  dépôt 
légal  sont  exacts  sauf  deux.  Les  livraisons  10'=  et  11«  ont  chacune  trois 
feuilles  et  non  deux  et  une  comme  le  dépôt  légal  le  mentionne.  Quant 
aux  dates,  les  couvertures  ne  nous  apprennent  rien  car  elles  portent 
toutes  la  date  de  1842  jusqu'à  la  fin  du  Catalogue  qui  a  été  certaine- 
ment achevé  en  1843. 

La  solution  que  je  propose,  sauf  meilleur  avis,  est  celle-ci  : 

1842,  les  6  premières  livraisons,  pages  1-256,  planches  ol-62; 

1843,  les  6  dernières  livraisons,  pages  237-oo4,  planches  63-74. 
La  dernière  pourrait  cependant  n'être  que  de  1844  avec  les  pages 

481-oo4,  et  les  planches  73  et  74. 

Quant  au  Catalogue  méthodique,  paru  en  1844  et  1843,  je  ne  vois 
rien  qui  permette  de  le  répartir  entre  ces  deux  années,  ni,  par  suite, 
les  planches  75  à  90  qui  continuent  à  accompagner,  deux  par  deux, 
chaque  livraison. 


Le  Secrélaire-géranl  :  L.  Ciiopaiîd. 


TYPOGRAPHIE   FIRMIN-DIDOT   ET  C"=. 


1922.  —  N"  18. 


BULLETIN 


DE     L^ 


r    p 


SOCIETE  E^TOIOLOGIOIE 


DE    FRANCE 

FONDÉE    LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION   D'UTILITÉ  PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET   DU   23  AOUT  1878 

Natura  maxime  miranda 
in  minimis. 


PARIS 

AX7     SIJÈGE    r>E    LA    SOCIÉTÉ 

HOTEL   DES   SOCIÉTÉS   6AVANTB8 

28,  Rue   Serpente,  VI' 
1922 

■HHM»  Le  Bulletin  paraît  deux  fois  par  mois. 


CABINET  ENTOMOLOGiaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Duméril,  Paris  (XIII«).        i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Oob.  36.13.  |  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  {Lépidoptères  paléarctiques)  et  Herm.  RoUe 
{Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D""  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères du  Globe.,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  toutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
pour  les  abonnés. 

A  vendre  de  suite  : 

De  la  Faune  exotique.,  jusqu'au  fascicule  n?  ?02  inclus,  à 
4  francs  le  fascicule. 

La  Faune  paléarctique  complète ,  actuellement  terminée , 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
réponse). 

Matériel  entomologique.  —  Epingles  anglaises  «  Asta  » 
blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n'^,  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
0  fr.50;  Coléoptères  paléarctiques  N"  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, Ofr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIP). 


BULLETIN 


DE   LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE 


iiéaiice  du  33  novciiibrc  1033. 

Présidence  de  M.  J.  de  JOANNIS,  ancien  Président. 

Sommaire. 

CorresponchDice,  p.  282.  —  Nécrologie,  p.  282.  —  Changement  d'adres- 
ses, p.  283.  —  Admissions,  p.  283. — Exonérations,  p.  283.  — Distinctions 
honorifiques,  p.  283.  —  Budget,  p.  283.  —  Contrilmtions  à  nos  publi- 
cations, p.  283.  —  Collections  entomologiques,  p.  284. 

Observations  diverses.  —  B.  Trou velot.  Captures  [Coi..  Ipidae],  p.  284. 

Communications.  —  J.-R.  Denis.  Sur  deux  CoUemboles  de  l'Afrique 
du  Nord,  p.  284.  —  J.-J.  Kiefier.  Observations  biologiques  sur  quelques 
Coléoptères,  p.  28.5.  —  D'^  M.  Rover.  Un  Aradide  [Hem.]  nouveau  pour  la 
faune  française,  p.  28G.  —  F.  Le  Cere.  Description  d'un  Salamis  nouveau 
de  l'île  Maurice  [Lep.  Nymciialidae],  p.  287. 


M""  C.  Bleuse,  récemment  admise,  et  M.  M.  Dalibert,  de  Caen, 
assistent  à  la  séance. 

Correspondance.  —  MM.  A.  Méquignon,  Président,  et  Ch.  Lahaus- 
sois,  Trésorier,  s'excusent  de  ne  pouvoir  assister  à  la  séance. 

—  MM.  A.  Fayard  et  E.  Lepelletier  remercient  la  Société  de  leur 
admission. 

—  M.  G.  Mercier  a  adressé  sa  démission  de  bibliothécaire-adjoint. 

Nécrologie.  —  Un  nouveau  deuil  vient  de  frapper  cruellement  la 
Société  en  la  personne  d'un  de  ses  plus  anciens  membres,  M.  Jules  de 
Gaulle,  qui  s'est  éteint  après  quelques  jours  de  maladie,  le  12  no- 
Bull.  Soc.  eni.  Fr.  [1922].  —  N"  18. 


282  Bulletin  de  In  Société  entomologiqne  de  France. 

vembre  1922.  Un  certain  nombre  de  nos  collègues  ont  pu  assister  aux 
obsèques  où  notre  Président  a  prononcé  le  discours  suivant  : 

Mesdames,  Messieurs, 

La  fin  brusque  et  rapide  de  notre  collègue  Jules  de  Gaulle  m'a 
causé  une  douloureuse  surprise,  et  c'est  avec  une  vive  émotion  que  je 
lus  hier  la  lettre  fatale  m'annonçant  le  nouveau  deuil  qui  venait  frapper 
la  Société  entomologique  de  France  déjà  si  éprouvée  cette  année. 

Jules  DE  Gaulle!  Ce  nom  n'éveillait  jus(iu'ici  en  ma  mémoire  que 
des  souvenirs  plaisants,  certains  déjà  lointains,  hélas!...  C'était  un 
dimanche  de  juillet  1899;  j'étais  seul  dans  un  fourré  de  la  forêt  de 
Marly,  penché  sur  mon  filet  fauchoir,  quand  une  interrogation  sym- 
pathique me  fit  tressaillir  :  «  Vous  cherchez  des  insectes?  »  C'était 
celui  qui  aujourd'hui  n'est  plus,  qui  s'était  approché,  le  filet  de  gaze 
en  main,  pour  lier  conversation  et  qui,  constatant  vite  mon  inex- 
périence, mon  isolement  entomologique,  m'offrit  bientôt  de  venir  le 
voir  dans  ce  même  appartement  où  il  est  mort,  qui  dans  la  suite  m'of- 
frit des  insectes  de  ses  chasses  à  Dieppe,  à  St-Germain,  en  Algérie,  et 
qui,  en  1901,  voulut  bien  présenter  ma  candidature  à  la  Société  ento- 
mologique. Et,  curieux  retour  des  choses,  c'est  au  filleul  qu'échoit, 
vingt  et  un  ans  plus  tard,  le  douloureux  devoir  d'adresser  ici  au  nom 
de  tous  ses  collègues  l'adieu  suprême  à  son  ancien  parrain. 

Tous  ceux  qui,  à  la  Société  entomologique,  ont  connu  Jules  de 
Gaulle,  aimaient  en  lui  le  travailleur  modeste,  le  collègue  complaisant, 
depuis  1870  fidèle  à  ses  séances,  celui  qui,  pendant  de  longues  années, 
secrétaire  adjoint,  avait  consacré  une  bonne  part  de  ses  rares  et  pré- 
cieux loisirs  à  la  publication  de  notre  Bulletin.  Aussi  était-ce  avec 
reconnaissance  et  avec  grand  plaisir  que  nous  l'avions,  malgré  ses 
résistances,  élu  Président  pour  l'année  1912,  et  tous  les  anciens  se 
souviennent  de  la  simplicité  affable  avec  laquelle  il  exerça  ces  fonc- 
tions. 

Éloigné  de  nos  réunions  du  soir  depuis  plusieurs  années  par  son 
âge  et  une  santé  plus  fragile,  Jules  de  Gaulle  ne  venait  plus  guère 
que  de  temps  à  autre  à  la  Bibliothèque,  relever  des  renseignements 
pour  tenir  à  jour  son  ouvrage  principal,  le  Catalogue  systématique  et 
biologique  des  Hyménoptères  de  France.  Cet  ouvrage  précieux,  qu'il 
avait  publié  de  1906  à  1908  dans  la  Feuille  des  Jeunes  Naturalistes,  le 
journal  de  son  ami  Dollfus,  est  le  guide  indispensable  des  collection- 
neurs d'Hyménoptères.  Il  résume  en  ses  170  pages  des  renseignemenls 
inédits  ou  épars  jusque-là;  il  énumère  2.400  espèces  de  plus  que  le 


Séance  du  '22  novembre  1922.  283 

Calalogue  précédent,  celui  de  Dours  paru  en  1873.  11  indique  aussi, 
à  la  suite  du  nom  d'un  grand  nombre  d'espèces,  les  plantes  ou  le's 
insectes  parasités,  et  réciproquement,  un  appendice  court  mais  com- 
mode permet  de  retrouver  aisément  le  ou  les  Hyménoptères  parasites 
de  telle  ou  telle  espèce  végétale  ou  animale. 

Ce  petit  livre,  fruit  des  chasses  et  des  études  d'une  vie  entière,  ainsi 
que  la  collection  importante  déjà  déposée  en  partie  au  Muséum,  voilà 
l'œuvre  durable  et  des  plus  utiles  de  l'entomologiste  dont  notre 
Société  déplore  aujourd'hui  la  perte  cruelle.  Il  disparait;  mais  il  reste 
de  lui  cette  œuvre  qui  contribuera  encore  à  laire  naître  chez  plus 
d'un  jeune,  en  facilitant  ses  premiers  pas,  le  goût  de  ces  petits  êtres 
curieux,  aux  mœurs  si  diverses,  à  l'instinct  si  énigmatique,  longtemps 
si  dédaignés,  que  Jules  de  Gaulle  eut  l'heureuse  inspiration  de  chasser, 
d'étudier  avec  persévérance  durant  près  de  cinquante  ans. 

Mais  il  restera  aussi,  gravé  dans  le  cœur  de  ses  amis  et  de  ses  col- 
lègues, le  souvenir  ému  de  l'homme  aimable,  modeste  et  savant  que 
tous  par  ma  voix  saluent  une  dernière  fois. 

Changement  d'adresse.  —  M.  J.  de  Chamerlat,  38,  rue  de  l'Hor- 
loge, Riom  (Puy-de-Dôme). 

Admissions.  —  M.  le  D''  R.  Glais,  24,  rue  de  la  Loi,  à  Vannes 
(Morbihan).  —  Lépidoptères. 

—  Le  Frère  Léon  Hilaire,  à  Lez,  par  Fos  (H'^^-Garonne).  — 
Coléoptères. 

Exonérations.  —  M'"^  Cl.  Bleuse  et  MM.  G.  R.  Crossby  et  H.  Le- 
blanc se  sont  fait  inscrire  comme  membres  à  vie. 

Distinctions  honorifiques.  —  M.  G.  Ghalliot  a  été  nommé  Officier 
d'Académie  et  M.  M.  Goret  promu  Officier  de  l'Instruction  publique. 

Budget.  —  Le  Trésorier  annonce  que  le  Ministère  de  l'Agriculture 
nous  a  alloué  une  subvention  de  570  francs  pour  l'année  1922. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  les 
sommes  suivantes  pour  nos  publications  : 

MM.  H.  Desbordes 20  francs. 

L.  Falcoz 40  — 

P.  GuiLLiou 23  — 

J.  Hervé-Bazix 20  — 

Ch.  Legrand 18  — 

H.  SiETTI 20  — 

Anonyme 10  — 


284  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Collections  entomologiques.  —  La  collection  d'HyDiénoplères  de 
feu  J.  DE  Gaulle,  dont  une  partie  avait  déjà  été  donnée  au  Muséum 
national  d'Histoire  naturelle,  se  trouve  maintenant  complète  au  Labo- 
ratoire d'Entomologie. 


Observations  diverses. 

Captures  [Col.  Ipidae]  .  —  M .  B.  Trouvei^ot  signale  qu'il  a  rencontré  en 
abondance  Po/(/^rap/ms  polygraphuf!  L.  et  Crypturgus  cinereus  Herbst., 
en  septembre  dernier,  dans  des  écorces  d'Épicéas  morts  depuis  peu. 
Les  arbres  attaqués  faisaient  partie  d'un  petit  massif  de  résineux, 
entouré  de  toutes  parts  de  feuillus,  et  situé  à  peu  près  à  mi-chemin 
entre  Fontainebleau  et  Thomery.  L'attaque  doit  remonter  au  moins 
à  deux  ans. 


Communications. 

Sur  deux  Collemboles  de  l'Afrique   du  Nord 
par  J.-R.  Denis. 

M.  le  P'  LÉGER  a  eu  la  complaisance  de  me  donner  un  tube, 
tout  rempli  de  Podurelles,  qu'il  récolta,  en  Tunisie,  dans  des  condi- 
tions fort  curieuses.  Dans  une  terre  cultivée,  non  loin  de  la  foret 
Kroumirienne,  aux  Nafzas  près  Djebel  Abioud,  le  matin,  des  sortes 
de  petits  cratères,  creusés  dans  le  sol,  ayant  à  peu  près  la  capacité 
d'un  gobelet  à  boire,  étaient  littéralement  remplis  de  Podurelles  et 
sans  aucun  élément  étranger,  «  de  sorte  qu'on  pouvait  ramasser  ces 
animaux  à  la  cuiller  ».  L'examen  du  matériel  de  M.  le  ?■■  Léger  montre 
qu'il  s'agit  de  deux  espèces  à'IIgpogaatrurn  :  H.  arinata  (Nie.)  et 
H.  manabrialis  (Tullb.)  que  Parona  ('),  dans  son  travail  sur  les  Col- 
lemboles de  Tunisie,  ne  signale  pas  mais  qui,  toutes  deux,  sont  très 

(1)  1884.  Parona.  Materiali  per  lo  studio  délia  fauna  lunisina  IV.  Sopra 
alcune  collembola  e  Tysanura  di  Tunisi  [Ann.  Mvs.  civ.  di  St.  nat.  di 
Genova,  2°  sér.,  vol.  1). 


Séance  du  22  nwembre  1922.  285 

cosmopolites.  Je  ne  crois  pas  qu'on  ail  déjà  noté  station  seml)lable. 
On  peut  penser  que  les  petits  insectes  en  question  cherchent,  au 
matin,  dans  les  crevasses  du  soi,  l'humidité  qui  y  persiste  et  fuient 
de  cette  façon  l'insolation  trop  forte  en  ces  régions  d'Afrique.  Mais  il 
y  a  là,  sans  doute,  un  problème  biologique  bien  autrement  complexe. 
On  sait,  en  efl'et,  que  certains  GoUemboles  marins  ont  souvent  cou- 
tume de  s'assembler  sur  les  flaques  d'eau  de  rocher  et,  dans  ce  cas, 
il  paraît  bien  qu'aucun  facteur  d'ordre  météorologique  ne  puisse 
entrer  en  ligne  de  compte  dans  l'explication  de  ce  curieux  compor- 
tement ('). 

Du  point  de  vue  morphologique,  je  noterai  que  VHijpogastrura  ma- 
nubrialis  (Tu  11b.)  ne  montre  pas  de  «  poil  massue  »  tibio-tarsal  et 
que  la  griffe  de  quelques  exemplaires  d'//.  armata  (Nie.)  présente, 
sur  sa  face  externe,  toute  une  série  transverse  de  très  fins  denticules 
dont  les  extrêmes  seraient  les  «  pseudonychia  »  et  tous  les  autres, 
par  conséquent,  homologues  à  des  «  dents  externes  ».  G.  Borner  (2) 
pense  à  l'origine  possible  des  «  tunica  »  à  partir  des  «  aussenzàhne  » 
et  on  pourrait,  dans  le  fait  que  je  note  ici,  voir  une  confirmation  de 
cette  hypothèse.  Cependant  il  ne  faut  pas  oublier  que  c'est  à  l'inté- 
rieur même  du  groupe  des  Podurelles  globuleuses  que  dut  évoluer 
cette  formation  qu'on  nomme  la  «  tunica  »  et  que,  par  conséquent, 
ce  qui  se  passe  chez  les  Hypogastrura  ne  saurait  être  pris  en  consi- 
dération. 


Observations  biologiques  sur  quelques  Coléoptères 

par    J.-J.    KlEFFER. 

L'été  dernier,  le  21  juin,  je  remarquai  dans  un  chemin  sablon- 
neux du  Petit  Fort  de  Bitche,  un  amas  presque  globuleux  composé 
d'une  multitude  de  petits  Coléoptères  (Notoxus  monocerus  L.).  Ceux-ci 
s'agitaient  avec  beaucoup  de  vivacité  et  faisaient  des  efforts  pour 
pénétrer  vers  le  centre  de  la  masse.   D'autres,  paraissant   affairés, 

(1)  La  présence,  dans  les  cratères,  d'individus  des  deux  espèces  et  do 
tous  les  âges  ne  me  permet  pas  de  voir,  dans  lesdits  cratères,  des  nids  de 
Collemboles. 

(2)  1901.  C  Borner.  Zur  Kenntnis  dor  Apterygoten-Fauna  von  Bremen  und 
der  Naciibardislrikte  {Abhandl.  herausg.  von  ISaturwissenschaflL  Ver.  zu 
Bremen.,  XVII.,  I  Heft,  p.  86). 


286  Bulletin  de  la  Société  cnlomologique  de  France. 

couraient  en  tous  sens  aux  alentours.  En  posant  l'index  de  ma  main 
sur  cette  pelote  vivante,  je  constatai  qu'elle  pouvait  mesurer  S  ou 
6  cm.  en  longueur  et  un  peu  moins  en  grosseur.  Intrigué  de  connaî- 
tre la  cause  de  ce  rassemblement  et  de  cette  agitation,  je  saisis  une 
baguette  et  je  me  mis  à  démêler  la  masse.  Que  trouvai-je  au  centre 
de  l'agglomération?  Le  cadavre  d'une  Gantharide  [Cantharis  vesica- 
toria)  ! 

En  août  dernier,  au  Jardin  d'Essai,  près  Alger,  j'ai  trouvé  en 
abondance  deux  petits  Coléoptères  dans  les  fruits  du  Dattier  et  de 
Livingstonia  chinensis,  tombés  à  terre.  D'après  la  détermination  de 
notre  collègue,  M.  P.  de  Peyerimhokf,  il  s'agissait  de  Coccotrijpes  dac- 
tijliperda  F.  (rien  que  des  Q  )  et  do  Carpophilus  brevipennis,  le  premier 
habitant  le  noyau,  le  second  la  chair  de  ces  fruits. 


Un  Aradide  [Hkm.]  nouveau  pour  la  faune  française 

par  le  D""  Maurice  Royer. 

En  1904.  un  de  nos  jeunes  collègues  m'avait  communiqué  un  Ara- 
dide fort  rare,  VAradus  signaticornis  Sahlb.  qu'il  aurait  trouvé  le 
!'='•  mai,  à  Montfermeil  (Seine-et-Oise).  La  capture  était  intéressante, 
mais  comme  l'auteur  venait  d'acquérir  récemment  un  lot  d'Hémiptères, 
je  craignis  une  erreur  de  localité  et  je  conservai  précieusement  l'in- 
secte jusqu'à  plus  ample  informé. 

UAiwliis  signaticornis  Sahlb.  n'était  en  effet  connu  que  de  Fin- 
lande et  de  Russie  septentrionale.  Il  fut  décrit  par  Sahlberg  ('),  en 
1848,  sur  un  insecte  provenant  d'YHine  (Finlande). 

L'espèce  fut  ensuite  retrouvée  à  Ludenhof  (Livonie)  parFLOR(-).  et 
à  Saint-Pétersbourg  à  plusieurs  reprises. 

En  1913  KiRiTSHENKO  {^)  donne  une  description  détaillée  du  mâle  et 
de  la  femelle  avec  une  figure  remarquablement  exacte. 

Un  envoi  récent  d'Hémiptères  provenant  de  M.  Gaston  Tempère, 
d'Arcachon,  contenait  un  Aradus  signaticornis  Sahlb..  capturé  à 
Guyan  (Gironde),  le  o  mars  1922,  sous  des  écorces  de  platane. 

(1)  Sahlcerg  (R.-F.),  Monographia  Geocorisarum  Fenniae,  1848,  p.  141. 

(2)  Flor  (G.),  Rhynch.  Livlands,  I,  1860,  p.  390. 

(3)  KiiiiTsiiENivO,  Faune  de  la  Russie  et  des  pays  limitrophes,  Ins.  Hémipt., 
.  VI,  1913,  I,  p.  65  et  200;  tab.  II,  lig.  20. 


Séance  du  22  novembre  i922.  287 

Dans  ces  conditions  je  n'iu'sile  plus  à  signaler  cette  espèce  nouvelle 
pour  la  faune  française,  dont  voici  les  localités  actuellement  connues  : 

Aradiis  signaticornis  Sahlberg  1848,  Finlande;  Russie  septentrio- 
nale; France  :  Montfermeil  (Soine-et-Oise),  1  9,mai  1904,1.  Roguier, 
ma  collection;  (iuyan  (Gironde),  1  cf,  mars  1922,  sous  des  ecorces  de 
platane,  G.  Tempkre,  ma  collection. 

La  présence  en  France  de  cet  Hémiptère  jusqu'alors  cantonné  dans 
le  Nord  de  la  sous-re  jion  européenne  (^),  s'explique  vraisemblable- 
ment par  l'importation  de  bois  venus  de  Finlande.  UAradus  signaticor- 
nis Sahlb.  est  un  insecte  appartenant  à  celte  faune  spéciale  des  ports 
de  mer  (-),  avec  cette  circonstance  particulière  que  le  spécimen  pro- 
venant de  Guyan  fut  trouvé  sous  une  écorce  de  platane  et  par  consé- 
quent déjà  acclimaté. 


Description  d'un  Salamis  nouveau  de  l'île  Maurice 

[Lep.  Nymphalidae] 

par  F.  Le  Cerf. 

Salamis  Augustina  Bdv.  subsp.  Vinsoni,  nova.  —  cf-  Diffère  de 
la  race  typique,  de  la  Réunion,  par  les  caractères  suivants  : 

Fond  des  ailes  brun  ferrugineux  plus  foncé  ;  supérieures  traversées 
parallèlement  au  bord  externe,  de  la  nervure  ib  à  la  nervure  7, 
par  une  rangée  de  taches  blanches  internervurales  très  inégales,  en 
partie  lavées  extérieurement  de  bleuâtre.  Les  plus  grandes  sont  pla- 
cées dans  les  intervalles  G  et  3;  celles  des  intervalles  2  et  7  sont 

(1)  Cf.  Trouessart  (D'  E.-L.),  La  Géographie  zoologique,  Carte  des  Ré- 
gions zoologiques,  Paris,  Baillière,  1890. 

(2)  Un  certain  nombre  d'Insectes  trouvés  dans  les  ports  mêmes,  ou  à  l'in- 
térieur des  terres  à  la  suite  de  transports  de  marchandises  diverses  ne  par- 
viennent pas  à  s'acclimater  et  constituent  des  captures  accidentelles.  L'u- 
nique spécimen  de  Graphosoma  lineatum  L.  trojuvé  par  Caillol,  à  Toulon, 
en  est  un  exemple  (cf.  D"'  Maurice  Royer,  Hémiptères  nouveaux  ou  peu  con- 
nus de  la  faune  française,  '1°  note,  in  Bull.  Soc.  eut.  b'r.  [lt)09],  j».  8G). 
D'autres  espèces  généralement  nuisibles,  se  reproduisent  fort  mailieureu.se- 
ment,  tel  le  Doryphora,  LcpUnolarsu  dtcemlineala  Say  [Cor,.  Piiytophaca], 
d'origine  américaine,  qui  ravage  actuellement  les  cultures  de  pommes  de 
terre,  aux  environs  de  Bordeaux. 


288  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

diffuses  et  celles  entre  les  nervures  3  et  5  divisées  chacune  par  un 
fort  trait  noir.  Moitié  distale  du  disque  des  inférieures  gris  ocracé  p;'ile. 
portant  quatre  petits  points  noirs  entre  les  nervures  3-6;  arcs  noirâ- 
tres et  ligne antéterminale  plus  nettement  détachés  sur  le  fond;  marge 
des  deux  paires  étroitement  sablée  de  grisâtre. 

En  dessous  la  bande  claire  à  bord  interne  rectiligne  commune  aux 
deux  ailes  est  blanchâtre,  à  peine  salie  çà  et  là  de  brunâtre.  Franges 
mêlées  de  gris  et  de  blanc. 

Type{\i.  T.)  :  1  cf,Moka,  île  Maurice,  VII-i920,  capturé  par  M.  Jean 
ViNSON  et  donné  au  Muséum  de  Paris  par  M.  P.  Garié. 

L'ensemble  des  caractères  résumés  ci-dessus  donne  à  Vinsoni  un 
faciès  bien  plus  vif  et  plus  tranché  que  celui  d'Augustina  type;  la 
taille  est  aussi  un  peu  supérieure  (aile  antérieure  =  42  mm.  au  lieu 
de  36-39  mm.). 

La  découverte  de  cette  race  locale  remarquable  remonte  à  1863, 
époque  à  laquelle  R.  Trimen  en  prit  un  mâle,  mais  de  cette  date  à 
1895,  neuf  spécimens  seulement  furent  capturés  sur  lesquels  deux 
subsistaient  dans  les  collections  :  le  cf  de  la  coll.  R.  Trimen  et  un 
autre  au  Musée  de  Port-Louis. 

Ce  n'est  qu'en  1920  que  ce  Papillon,  considéré  comme  éteint,  fut 
à  nouveau  retrouvé  par  M.  Jean  Vinson,  petit-fils  du  célèbre  ento- 
mologiste auquel  on  doit  tant  de  découvertes  intéressantes. 

La  ligure  et  l'histoire  de  S.  Vinsoni  paraîtront  ultérieurement,  dans 
un  des  mémoires  consacrés  à  la  faune  de  l'Ile  Maurice  par  M.  P. 
Carié. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Ciiopard. 


T\POGRAPHIE    FIRMIN-DIDOT    ET    L;"=.    —   PARIS. 


1922.  —  r  19. 


BULLETIN 


DE    Lu^ 


r     r 


SOCIETE  ENTOMOLOGIOIE 


DE    FRANCE 

FONDÉE   LE   29   FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COxMME  INSTITUTION  d'UTILITÉ  PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET  DU    23  AOUT  1878 


'^x 


Natura  maxime  miranda 
in  minimis. 


:^    MAY  7  -  1924   ^} 


AU     SIEOE    DE    LA    SOCIETE 

HOTEL  DES  SOCIÉTÉS  SAVANTES 

28,  Rue  Serpente,  VI' 

1922 

wa«»  Le  Bulletin  paraît  deux  fois  par  mois. 


CABINET  ENTOMOLOG-iaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Duméril,  Paris  (XIII«).        i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Qob.  36.13.  |  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  {Lépidoptères  paléarctiques)  et  Herm.  Rolle 
{Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D""  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères du  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  toutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
pour  les  abonnés. 

A  vendre  de  suite  : 

De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  no  202  inclus,  à 
4  francs  le  fascicule. 

La  Faune  paléarctique  complète ,  actuellement  terminée , 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
réponse). 

Matériel  entomologique.  —  Épingles  anglaises  «  Asta  » 
blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n°,  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
0  fr.  50;  Coléoptères  paléarctiques  N°  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, 0  fr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIP). 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQOE  DE  FRANCE 


Séance  du  13  décembre  1922. 

Présidence  de  M.  A.  MÉQUIGNON. 

Sommaire. 

Correspondance,  p.  290.  —  Changements  d'adresses,  p.  290.  —  Admissions, 
p.  290.  —  Présentation,  p.  290.  —^Exonération,  p.  290.  —  Démissions, 
p.  290.  — Dépôt  (/'Annales,  p.  290.  —  Contributions  à  nos  publications, 
p.  290.  —  Congrès  international  pour  la  protection  de  la  nature,  p.  290. 

—  Proposition  de  modification  aux  Statuts,  p,  290.  —  Fédération  des 
Sociétés  de  Sciences  naturelles,  p.  291.  —  Election  d'un  Membre  hono- 
raire, p.  291. 

Observations   diverses.  —  P.  Lesne.   Capture  [Dermaptera],  p.  292. 

—  J.-J.  KiEFFER.  Captures  [Hem.  Hyduometridae],  p.  292-  — Id.  Notes  syno- 
nymiques  [Dipt.],  p.  292. 

Communications.  —  H.  Dbsbordes.  Description  d'un  Hypocacculus  nou- 
veau du  Congo  Belge  [Col.  Histeridae],  p.  292.  —  R.  Peschet.  Descrip- 
tion d'un  Orectochilus  nouveau  de  Sumatra  [Col.  Gyrinidae],  p.  293.  — 
E.  HuBAULT.  Un  cas  d'allotrophie  chez  Carabus  auratus  L.,  p.  295.  — 
J.-J.  KiEFKER.  Diagnoses  de  quelques  nouveaux  Tanypodines  [Dipt.J, 
p.  296.  —  J.  SuRCOUF.  Note  sur  un  Diptère  à  vie  larvaire  littorale,  Taba- 
nus  [Ochrops)  Seurati,  n.  sp.,  p.  297.  —  R.  Poisson.  Les  Notonectes  de 
la  région  normande  [Hem.],  p.  299.  —  F.  Picard.  Note  sur  la  biologie  de 
Meliltobia  acasta  Walk.  [Hym.  Chalcididae],  p,  301.  —  J.  de  Joannis. 
Deux  nouvelles  espèces  de  Pyralidae  du  Maroc  [Lep.],  p.  305.  —  A.  La- 
vallée.  Observations  sur  Larentia  variata  (Schifl.)  et  L.  obeliscata 
(Hb.),  [Lep.  Geometridae],  p.  308. 


Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1922.]  —  N"  19. 


290  Bulletin  de  la  Société  entomologiqiie  de  Frunct. 

Correspondance.  —  M.  Ch.  Lahaussois,  Trésorier,  s'excuse  de  ne 
pouvoir  assister  à  la  séance. 

—  M.  Ph.  RuTELER  et  le  Frère  Léon  Hilairr  remercient  la  Société 
de  leur  admission. 

Changements  d'adresses.  —  M.  P.  A.  Glùk,  Research  Entomolo- 
gist,  Plioenix,  Arizona  (U.  S.  A.), 

—  M.  E.  Hesse,  professeur  à  la  Faculté  des  Sciences,  Dijon  (Côte- 
d'Or). 

—  M.  P.  Jeannel,  27,  boul.  Joseph-Garnier,  Nice  (Alpes-Maritimes). 

—  M.  J.  Thibault,  6,  rue  Léon-Gambetta,  Caudebec-lès-Elbeuf 
(Seine-Inf-'e). 

Admission.  — M.  P.-J.-V.  Vignon,  D""  es  Sciences  naturelles,  licen- 
cié es  Sciences  physiques,  9  boul.  La  Tour-Maubourg,  Paris,  7%  présenté 
par  MM.  E.-L.  Bouvier  et  P.  Lesne  [réadmission]. 

Présentation.  —  M.  H.  Bertrand,  licencié  es  sciences  naturelles,  6, 
rue  du  Guignier,  Paris.  20<^,  présenté  par  M.  P.  Lesne.  —Commissaires- 
rapporteurs  :  MM.  R.  Benoist  et  E.  Dongé. 

Exonération.  —  M.  Ch.  Demaison  s'est  fait  inscrire  comme  membre 
à  vie. 

'    Démissions.  —  L'École  Royale  d'Agriculture  de  Milan,  MM.  H.  de  la 
Bastille,  J.-E.-M.  Mellor  et  L.  Pierre  ont  adressé  leur  démission. 

Dépôt  d'Annales.  —  M.  L.  Berland,  Secrétaire  adjoint,  dépose  sur 
le  bureau  les  l*^""  et  2''.  trimestres  des  Annales  [1922]  comprenant  les 
pages  1  à  192  et  les  planches  1-4. 

Contributions  à  nos  publications.  —  Le  Trésorier  a  reçu  de  M.  Ju- 
les Grouvelle  la  somme  de  600  francs  pour  nos  publications.  Au  nom 
delà  Société,  le  Président  adresse  à  notre  collègue  ses  vifs  remercie- 
ments pour  ce  nouveau  don. 

Congrès  international  pour  la  protection  de  la  nature.  —  Au 
mois  de  juin  1923  se  tiendra  à  Paris  un  congrès  international  pour  la 
protection  de  la  nature.  Ce  congrès  est  divisé  en  cinq  sections  dont  la 
première  concerne  la  faune;  cette  section  aura  à  rechercher  les  moyens 
de  protéger  d'une  destruction  inconsidérée  certaines  formes  animales 
localisées  ou  en  voie  de  disparition. 

M.  L.  Chopard,  2,  square  Arago,  Paris,  IS'',  chargé  d'un  rapport  à 
la  sous-section  d'entomologie,  serait  reconnaissant  à  ceux  de  nos 
collègues  qui  pourraient  lui  fournir  des  renseignemeuts  sur  les  formes 
d'insectes  qui  se  trouvent  actuellement  menacées  de  destruction. 

Projet  de  modification  aux  Statuts.  —  Au  nom  d'un  petit  groupe 
de  collègues  parisiens,  M.  J.  Clermont  dépose  un  projet  de  modification 


Séance  du  13  décembre  i9'22.  291 

aux  Statuts  tendant  à  instituer  le  vote  par  correspondance  pour  les 
élections  annuelles. 

Ce  projet  est  renvoyé  à  l'examen  du  Conseil. 

Fédération  des  Sociétés  de  Sciences  naturelles.  —  La  Société 
nomme  M.  F.  Picard,  délégué  à  la  Fédération  en  remplacement  de 
noire  regretté  collègue  L.  Hedel. 

Élection  d'un  Membre  honoraire.  —  Conformément  aux  articles 
13  et  14  de  son  Règlement  et  d'après  les  conclusions  du  rapport  lu  à  la 
séance  du  25  octobre  1922  et  imprimé  au  Bulletin,  n°  16,  p.  231,  la  So- 
ciété procède  à  l'élection  d'un  membre  honoraire  en  remplacement  de 
L.  Bedel. 

Quatre-vingt-onze  membres  ont  pris  part  à  ce  vote,  soit  directement, 
soit  par  correspondance.  Ce  sont  : 

MM.  Le  D'^  AcHALME.  —  le  D'  V.  Auzat,  —  A,  Bayard,  —  G.Bénaro, 

—  R.  Benoist,  —  E.  DE  Bergevin,  —  L.  Berland,  —  J.  Berlioz,  — 
F.  Bernard,  —  G.  Billiard,  —  M"*^  C.  Bleuse,  —  L.  Bleuse,  — 
E.  Bouvier,  —  H.  Bureau,  —  H.  du  Buysson,  —  G.  Chopard,  —  L.  Gho- 
pard,  —  P .  Clément,  —  J .  Clermont,  —  D''  A.  Cros,  —  E.  Dattin,  — 
L.  Demaisox,  —  P.  Denier,  —  H.  Desbordes,  —  M.  Deslandes,  — 

H.  DONCKIER  DE  DONCEEL,   —    E.  DONGÉ,  —   A.     DULAG,   —    C.    DUMONT, 

—  L.  Dupont,  —  R.  Duprez,  —  L.  Fage,  —  A.  Faivre,  —  H.  Gadeau 

DE    KeR VILLE,    —    L.     GARDEY,    —    H.    GAUTHIER,     —    A.    GeORGEL,    — 

L.  Germain,  —  A.'^ervais  d'Aldin,  —  J.  Grouvelle,  —  Ph.  Grouvelle, 

—  F.  Gruardeï,  —  A.  Gruvel,  —  M"«  L.  Guyon,  —  A.  Hémon,  —  E.  Hé- 
rouard,  — A.  Hoffmann.—  A.  Hustache, —  J.  de  Joannis,  —  J.-J.Kiek- 
KER,  —  V.  Laboissière,  —  E.  Lamy,  —  D'F.  Larrousse,  —  D''  G.  La- 
viER,  —  H.  Leblanc,  —  L.  Le  Charles,  —  A.  Le  Pontois,  —  P.Lesne, 

—  L.  Lhomme,  —  G.  Louvet,  —  A.  Magdelaine,  —  J.  Magnin,  — 
L.  Migneaux,  —  A.  Mèquignon,  —  E.  Moreau,  —  Ph.  Naude,  —  P.  Nicod, 

—  G.  PÉcouD,  —  E.  Pelletier,  —  Ch.  Pérez,  —  J.  Pertuisot,  — 
R.  Peschet,  —  M.  Pic,  —  F.  Picard,  —  R.  Poisson,  —  Et.  Rabaud,  — 
D''Ph.  Riel,  —  G.  Ruter,  —  P.  Scherdlin,  —  E.  Séguy,  —  L.  Semi- 
chon,  —  S.  Séraphin,  —  G.  Seurat,  —  H.  Sietti,  —  E.  Simon,  — 
H.  Stempffer,  —  J.  SuRCOUF,  —  F.  Tressens,  —  B.  Trouvelot,  — 
A.  Vayssière,  —  X...  (Signature  illisible.) 

Le  dépouillement  des  votes  donne  le  résultat  suivant  : 

Ed .  Chevreux 48  voix 

P .  Chrétien 40   — 

L.  Le  Charles 2    — 

Bulletin  blanc 1    — 


292  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

En  conséquence,  M.  Ed.  Chevreux  ayant  obtenu  la  majorité  absolue 
est  proclamé  Membre  honoraire  de  la  Société  entomologique  de 
France. 

Observations  diverses 

Capture  [Dermaptera].  —  M.  P.  Lesne  signale  la  présence  d'une 
espèce  de  Forficulide  habituellement  localisée  dans  les  parties  élevées 
des  montagnes,  VÀnechura  bipunctata  F.,  dans  les  basses  vallées  du 
Doubs  et  de  la  Loue.  [I  a  capturé  cet  insecte  sur  la  lisière  septentrio- 
nale delà  forêt  de  Chaux,  entre  Our  et  Eclans  (altitude  env.  235  m.), 
ainsi  qu'à  Mont-sous-Vaudrey,  sur  les  bords  de  la  Cuisance  (altitude 
env.  215  m.).  Peut-être  s'agit-il  de  colonies  fondées  par  des  immi- 
grants apportés  des  hautes  régions  du  Jura  par  les  crues  d'inondation. 

Captures  [Hem.  HYDROMETRmAE].  —  M.  J.-J.  Kieffer  fait  observer, 
à  propos  de  la  note  de  M.  R.  Poisson  [Bull.  Soc.  ent.  Fr.,  [1922],  p.  75), 
qu'il  a  signalé  Gerris  odontogaster  Zett.,  en  1883,  dans  les  environs 
de  Bitche,  avec  la  mention  «  assez  commun  sur  l'étang  de  Wolfsgarten. 
de  1880  à  1882»  [Bull.  Soc.  Hist.  nat.  Metz,  XXVI  [1884],  p.  77).  Dans 
la  même  note  note,  il  est  fait  mention  de  six  autres  espèces  de  Gerris, 
des  environs  de  Bitche,  dont  G.  rufoscutellata  Latr.  et  G.  gibbi- 
fera  Sch. 

Notes  synonymiques\D\vT.'\. —  M.  J.-J.  Kieffer  signale  les  change- 
ments de  noms  suivants  :  C/*  û'OwoMtîu  brevimanushv\nà.?,\.T'6m 
1918  (non  Kieffer  1912)  =  Chironomus  Bergrothi,  nom.  nov. 
Palpomyia  bispinosa  Lundstrom  1916  (non  Kieffer  1915)  = 
Palpomyia  Lundstromi,  nom.  nov. 


Communications 

Description  d'un  Hypocacculus  nouveau  du  Congo  Belge 

[Col.  Histeridae] 

par  H.  Desbordes. 

Hypocacculus  dorsalis,  n.  sp.  —  Nigro-aeneus,  nitidus,  anteniiis 
pedibusque  rufescentibus.  Fronte  rugulosa,cai'ina  valde  notata.  Pronoto 


Séance  du  13  décembre  ÎP22.  293 

dense  haud  fortiter  lateribus  punctato,  punctis  basi  fortioribus,  disco 
laevi.  Elytris,  striis,  subhumer alihus,  interna  brevicum  humerait  juncta, 
externa  nulla  ;  dorsalibus,  duabus primis  subaeqtialibus  lon(iissimis,ter- 
iia  quartaque  brevioribus,  quarta  cum  suturali  arcuatim  connexa, 
siUurali  dimidiata  postice  evanescenti;  apicali  nulla.  Elytris  dimidio 
'postico  usque  ad  secundam  striam  punctatis,  apicali  area  laevi.  Propy- 
gidio  pygidioque  dense  et  [éviter  punctatis.  Prosterna  constricto,  striis 
antice  proximis  basi  triangulariter  divergentibus  ;  mesosterno punctato . 
Tibiis  anticis  sex-denticulatis.  —  Long.  3  mm.  [capite  et  pygidiis  exclu- 
sis). 

Types  :  deux  exemplaires  recueillis  à  Baraka  (Congo  Belge)  par 
R.  Mayné  en  juillet-août  1918.  (Musée  du  Congo  Belge  et  coll.  Des- 
bordes). 

H.  dorsalis  m.  présente  quelques  analogies  avec  Saprinus  interpunc- 
tatus  Schmidt,  décrit  de  Sicile  et  retrouvé  à  Zanzibar,  en  Afrique 
orientale  anglaise,  el  au  Mozambique  ;  mais  il  s'en  sépare  nettement  par 
sa  taille  plus  grande,  par  les  deux  premières  stries  élytrales  très  lon- 
gues, par  la  ponctuation  élytrale  ne  remontant  pas  plus  sur  les  1"  et 
3'^  intervalles  que  sur  les  autres,  etc.  La  ponctuation  du  front  est  rugu- 
leuse  ;  la  carène  frontale  est  droite  ;  la  ponctuation  des  élytres,  coupée 
droit  au  milieu,  s'arrête  aussi  très  nettement  en  arrière  à  une  certaine 
distance  du  sommet,  comme  chez  S.  interpunctatus  Schm.;  les  stries 
prosternales,  très  divergentes  à  la  base,  se  rapprochent  brusquement 
à  peu  de  distance  de  celle-ci  et  se  poursuivent  parallèlement  jusqu'au 
sommet  où  elles  se  terminent  réunies. 


Description  d'un  Orectochilus  nouveau  de  Sumatra 

[Col.  Gyrinidae] 

par  R.  Peschet. 

Orectochilus  Gorporaali,  n.  sp.  —  Ovale  allongé,  atténué  aux 
deux  extrémités,  assez  large  et  convexe  en  arrière  des  épaules. 

Noir  bronzé  très  brillant,  thorax  et  élytres  bordés  latéralement  de 
jaune;  réticulation  semblable  dans  les  deux  sexes,  tout  à  fait  nulle  sur 
les  élytres  et  le  pronotum  celle  de  la  tête,  bien  imprimée  et  à  aréoles 
transverses  sur  le  clypéus,  est  progressivement  atténuée  d'avant  en 
arrière  et  presque  complètement  oblitérée  sur  le  vertex. 


294  Bulletin  de  la  Société  eniomologique  de  France. 

Labre  noir  brillant,  faiblement  réticulé,  plus  de  deux  fois  aussi  largo 
que  long,  couvert  de  gros  points  piligères;  poils  jaunes  ainsi  que  ceux 
de  la  frange  antérieure. 

Bordure  tomenlcuse  semblable  dans  les  deux  sexes  :  celle  du  prono- 
tum  occupant  le  cinquième  de  sa  largeur  à  la  base,  peu  élargie  en  avant 
où  elle  atteint  le  milieu  du  bord  postérieur  de  l'œil,  celle  des  élylres^ 
de  même  largeur  à  l'épaule,  se  rétrécit  graduellement  jusqu'au  delà  du 
milieu,  puis  se  dilate  faiblement  en  une  courbe  régulière  qui  vient, 
par  un  mince  liséré  pubescent,  atteindre  presque  perpendiculairement 
la  suture  un  peu  avant  le  sommet. 

Troncature  élytrale  oblique,  angle  externe  obtus  mais  bien  marqué 
et  non  arrondi. 

Dessous  brun  ferrugineux  plus  ou  moins  foncé,  milieu  du  métaster- 
num,  apophyses  coxales  et  quatre  derniers  segments  abdominaux  plus 
clairs;  antennes  noires,  leur  article  basilaire,  ainsi  que  les  palpes, 
pattes  et  épipleures  jaunes. 

cf.  Tibias  antérieurs  étroits  et  subsinués  à  la  base,  puis  assez  brus- 
quement dilatés  etsubparallôles  jusqu'au  sommet,  angle  apical  externe 
droit,  à  peine  émoussé,  brièvement  épineux,  tarses  ovalaires,  presque 
aussi  larges  que  le  sommet  des  tibias. 

Pénis  de  même  longueur  que  les  styles  latéraux,  subparallèle  dans 
ses  deux  premiers  tiers,  puis  rétréci  et  terminé  en  pointe  assez  allon- 
gée, triangulaire,  à  sommet  aigu. 

Taille  en  général  un  peu  inférieure  à  celle  des  femelles. 

Long.  :  3,1  -  3,7  mm. 

Types  :  35  individus  provenant  de  Medan  (20  au  27  -  IX  -  192i)  ;  coll. 
J.-B.  Gorporaal  et  la  mienne. 

Appartient  au  groupe  2  de  la  Monographie  du  D'^  M.  Régimbart 
{Ann.  Soc.  eut.  Fr.  [1907],  pp.  189  et  190)  et  voisin  notamment  de 
VO.  angusticinctus  Rég.,  de  Cochinchine  orientale,  qui  n'en  diffère  que 
par  la  bordure  tomenteuse  du  pronotum  deux  fois  plus  large  au  sommet 
qu'à  la  base,  et  par  sa  taille  beaucoup  plus  grande  (4,5  -  4,8  mm.). 

Je  me  fais  un  plaisir  de  dédier  cette  intéressante  espèce,  la  plus  pe- 
tite de  toute  la  famille  des  Gyrinidae,  à  M.  J.-B.  Gorporaal,  qui  a  bien 
voulu  me  communiquer  les  insectes  de  cette  famille  qu'il  a  capturés  à 
Sumatra. 


Séance  du  13  décembre  1922.  295 

Un  cas  d'allotrophie  chez  Carabus  auratus  L. 
par  E.  HuBAULT. 

Dân&V Intermédiaire  des  Biologistes  du  20  janvier  1898,  Alfred  Giard 
commençait  ainsi  un  article  intitulé  «  Le  Carabe  doré  est-il  frugi- 
vore ? 

«  Le  Carabe  doré  {Carabus  auratus)  peut  très  bien  s'alimenter  à 
l'aide  de  matières  sucrées  empruntées  aux  végétaux.  J'ai  gardé 
vivants  pendant  plusieurs  mois  des  individus  de  cette  espèce  et  des 
Carabus  monilis  Fa  br.  piqués  sur  l'élytre  droit  comme  s'ils  devaient 
iHre  placés  en  colleftion  (cette  piqûre  latérale  n'intéressant  aucun 
organe  important,  n'a  pas  de  conséquences  mortelles).  Je  les  nour- 
rissais avec  du  miel  dont  ils  se  montraient  très  friands.  » 

Nous  pouvons  affirmer  que,  même  en  pleine  liberté,  au  cours  de 
circonstances  moins  artificielles  que  celles  traversées  par  les  empalés 
de  Giard,  le  Carabe  doré  est  frugivore.  Le  1'''  juin  1921,  nous  sui- 
vions la  route  de  Varangéville  à  Haraucourt,  dans  les  environs  de 
Nancy.  Ce  chemin  est  bordé,  non  loin  de  Varangéville,  d'une  double 
ligne  de  cerisiers  qui.  à  cette  époque  de  l'année,  portaient  des  cerises 
encore  vertes.  11  faisait  un  vent  assez  fort  et  les  fruits  récemment 
tombés  jonchaient  la  route  et  les  accotements.  Notre  étonnement  fut 
vif  quand  nous  aperçûmes  deux  Carabes  dorés  dévorant  la  même 
cerise  verte.  Nous  nous  approchâmes,  nous  les  examinâmes  de  près, 
ils  ne  se  dérangèrent  point  et  continuèrent  leur  repas. 

Toujours  dans  le  même  article,  Giard  définit  trois  sortes 
d'allotrophies  :  allolrophie  forcée  lorsque  l'animal  change  son  régime 
par  nécessité  en  cas  de  disette;  —  allotrophie  volontaire  lorsqu'il 
le  fait  par  caprice  ou  quelquefois  peut-être  par  retour  ancestral  ;  — 
enfin  allotrophie  évolutive,  celle  qui  se  produit  normalement  à  cer- 
tains moments  du  développement  d'un  animal  :  par  exemple,  la 
larve  de  l'Hydrophile  est  Carnivore,  l'insecte  parfait  est  herbivore. 

Cette  dernière  définition  ne  saurait  convenir  au  cas  cité.  Il  ne  peut 
donc  y  avoir  d'hésitation  qu'entre  la  première  et  la  seconde. 

Caprice?  Mais  un  caprice  engendrerait  un  acte  isolé  et  nous  avons 
surpris  deux  animaux  s'alimentant  en  même  temps,  de  la  même 
façon.  —  Retour  ancestral?  Évidemment  certains  Carabides  sont  her- 
bivores, comme  les  Zabres;  mais  est-ce  bien  là  une  continuation  du 
régime  de  leurs  ascendants  ?  Nous  rapporterions  plus  volontiers  le 
fait  que  nous  venons  de  relater  à  la  première  définition,  l'allotrophie 
forcée.  La  sécheresse  de  l'année  1921  est  encore  présente  à  toutes 


296  Bulletin  de  la  Société  entomo logique  de  France. 

les  mémoires.  Qui  sait  si  ces  Carabes  en  mangeant  des  fruits,  ne 
suppléaient  pas  à  d'autres  aliments  riches  en  eau  qu'ils  auraient 
préférés,  mais  qui,  à  ce  moment,  leur  faisaient  complètement  défaut? 
Quoi  qu'il  en  soit,  le  cas  nous  a  paru  utile  à  signaler.  Nous  ne  dou- 
tons pas  que  de  nouvelles  observations  permettront  de  résoudre  la 
question  sans  incertitude. 


Oiagnose  de  quelques  nouveaux  Tanypodines  [Dipt.] 

par   J.-J.    KlEFFER. 

Coelotanypus  flavus,  n.sp.  —  Q .  Roux  jaune.  Thorax  brillant,  trois 
ou  quatre  bandes  raccourcies  brun  noir.  Un  point  sur  chaque  côté  du 
scutellum,  parfois  métanotum  noirs.  Balanciers  blancs.  Pattes  blanchâ- 
tres, trois  ou  quatre  derniers  articles  tarsaux,  extrémité  du  tibia  et  du 
métatarse  antérieurs  brun  noir.  Abdomen  jaune,  tergite  1-7  avec  une 
bande  longitudinale  et  percurrente  noire.  Yeux  séparés  de  leur  demi- 
longueur,  peu  amincis  en  haut,  cette  partie  moins  longue  que  large. 
Antenne  jaune,  de  14  articles,  3-5  un  peu  transversaux,  13°  du  tiers 
plus  long  que  gros,  poils  des  verticilles  atteignant  seulement  le 
milieu  de  l'article  suivant,  14°  article  un  peu  plus  long  que  les  12*  et  13"= 
réunis,  sans  verlicille,  à  long  stylet.  Aile  glabre,  hyaline,  fortement 
lobée,  le  lobe  dirigé  vers  la  base,  rameau  postérieur  du  radius  plus 
long  que  l'antérieur,  cubitus  à  peine  dépassé,  transversale  antérieure 
épaissie,  d'un  brun  noir,  un  peu  oblique  et  touchant  presque  la  pos- 
térieure, celle-ci  perpendiculaire,  pas  plus  sombre  que  les  autres  ner- 
vures, à  peine  proximale  de  la  bifurcation  de  la  posticale,  dont  le  ra- 
meau inférieur  est  incurvé  seulement  à  l'extrémité.  Tibia  antérieur  du 
tiers  plus  long  que  le  métatarse;  grand  éperon  du  tibia  postérieur 
plus  court  que  la  demi-grosseur  du  tibia,  ses  deux  tiers  basaux  un 
peu  élargis  et  dentelés  ;  4*=  article  tarsal  plus  court  et  plus  gros  que 
le  5%  profondément  cordiforme  ;  crochets  tarsaux  à  dent  basale  pointue, 
empodium  très  court.  —  Long.  3  mm. 

Dallas,  Texas  (coll.  Osten-Sacken). 

Psectrotanypus  brevicornis,  n.  sp.  —  Q .  Proche  de  P.  bifasciu- 
tus  K.,  différant  de  tous  les  congénères  parles  antennes  de  onze  arti- 
cles. —  Long.  3,8  mm. 

Silésie  (Harnisch). 


Séance  du  13  décembre  1922.  297 

Procladiusprofundorum.  n.  sp.  —  cf •  VoisindcP.  latifrons,  dont 
il  diffère  surtout  par  la  forme  des  articles  teruiinaux  de  la  piuce.  Ceux- 
ci  ont,  à  leur  base,  une  proéminence  conique;  moitié  basale  dëi'article 
d'égale  grosseur,  moitié  distale  subitement  très  amincie.  —  Long. 
3  mm. 

Holstein  (D""  Thienemann). 

Procladius  flavidus,  n.  sp.  —  Q.  Jaune  très  pâle. Thorax  rous- 
sâtre,  mat;  mésonolum,  sauf  trois  bandes  raccourcies,  scutellum  et  ba- 
lanciers blanchâtres.  Aile  glabre,  sans  tache  blanchâtre,  transversale 
supérieure  brun  noir,  touchant  l'inférieure,  radius  bifurqué,  cubitus 
longuement  dépassé,  pétiole  de  la  posticale  un  peu  plus  court  que  le 
rameau  postérieur,  lobe  grand  et  arrondi.  Pattes  blanches, l'antérieure 
brisée,  S''  article  tarsal  et  extrémité  distale  des  quatre  autres  brunâ- 
tres.—  Long.  1,4  mm. 

Dallas,  Texas  (coll.  Osten-Sacken). 

Protenthes  punctipennis  \ar.  americanus,  n.  var.  —  ç.  Diffère 
du  type  surtout  par  le  fémur  antérieur  et  tous  les  tibias  qui  sont 
dépourvus  de  taches.  —  Long.  2,o  mm. 

Dallas.  Texas  (coll.  Osten-Sacken). 


Note  sur  un  Diptère  à  vie  larvaire  littorale, 
Tabanus  [Ochrops]  Seurati,  n.  sp. 

parJ.-M.-R.  Surcouf. 

Nous  avions  signalé,  il  y  a  plusieurs  années  déjà  et  à  nouveau  en 
1921,  dans  le  Gênera  Insectorum  de  Wytsman,  qu'une  espèce  de 
Taon,  vivait  à  l'état  larvaire  sur  le  littoral  maritime  de  la  Bretagne. 
Les  nombreux  exemplaires  des  deux  sexes  que  nous  possédions  de 
cette  espèce,  avaient  été  rapportés  au  T.  nigri faciès  Gobert.  Cette  es- 
pèce dont  le  typee&l  un  mâle,  avait  été,  peut-être  inexactement,  in- 
diquée de  Bordeaux  comme  provenance.  Par  la  suite,  le  T.  nigrifacies 
Gobert  fut  compris  dans  le  sous-genre  Ochrops  et  confondu  avec 
0.  latistriatus  Brauer,  d'Autriche.  Le  D""  Szilady,  qui  a  fait  du 
sous-genre  Ochrops  une  étude  valable,  différencia  les  deux  espèces. 

Nos  spécimens  avaient  été  recueillis  sur  les  fleurs  de  Genêt  d'Es- 
pagne à  la  Trinité-sur-Mer  et  à  St-Gildas  de  Rhuys  ;  en  outre  une  larve 


i98  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

fut  trouvée  dans  les  Fucus  au  bord  de  l'Océan,  puis  un  mâle  fut  pris 
lorsqu'il  émergeait  de  sa  dépouille  nyraphale,  encore  engagée  dans  le 
sable  superficiellement  sec. 

Tout  récemment,  mon  ami  M.  ieP""  Seurat,  de  ['U»niversité  d'Alger, 
découvrit  une  centaine  de  larves  de  Taons  dans  le  sable  humide,  sous 
des  Posidonies  rejetées  au  bord  de  l'île  de  Djerba  (Tunisie).  Ces  larves 
vivaient  en  association  avec  divers  Annélides  et  Crustacés  et  se  nour- 
rissaient de  Taîitres  {Talitrus  locusta  P  a  lia  s). 

Un  élevage  fut  tenté  par  le  P^"  Secrat  et  donna  une  espèce  nouvelle, 
voisine  d'O.  nigrifacies  à  laquelle  nous  sommes  heureux  de  donner  le 
nom  cVOchrops  Seurati. 

Nous  possédions  déjà  plusieurs  exemplaires  femelles  de  celle  espèce  ; 
ils  avaient  été  trouvés,  tantôt  butinant  sur  les  inflorescences  à'Enjn- 
fjium  nuu'itimuin  ou  posés  sur  les  varechs  de  la  baie  de  Corso  (dép. 
d'Alger). 

D'après  ces  indications,  M.  le  P""  Seurat  se  rendit  sur  la  plage  de 
la  Pérouse,  à  l'extrémité  de  la  baie  d'Alger,  et  retrouva  le  14  novembre 
dernier,  plusieurs  larves  d'O.  Seurati  vivant  dans  les  mêmes  condi- 
tions biologiques  qu'à  Djerba. 

Nous  rappelons  que  l'absence  pres(jue  complète  de  Vertébrés  domes- 
tiques, a  amené  les  femelles  à  être  presque  exclusivement  floricoles 
quoique  nous  en  ayons  rencontré  à  l'entour  des  nids  de  Goélands,  dans 
les  îlots  du  littoral. 

Ochrops  Seurati,  n.   sp. 

Type  mâle  :  1  exemplaire  ex  larca  (P'  Seurat);  octobre  1922. 

Type  femelle  :  1  9  de  la  baie  du  Corso  (Le  Figuier),  août  1913;  — 
plusieurs  autres  femelles  delà  même  provenance. 

cf.  Tête  plus  large  que  le  thorax.  Yeux  à  courte  villosité,  les  petites 
cornéules  occupent  le  bord  inférieur  et  le  pourtour  de  l'œil,  consti- 
tuant ainsi  deuxzoncs  nettement  séparées.  Triangle  frontal  renflé,  blan- 
châtre, de  même  que  la  face.  Antennes  minces,  d'un  jaunâtre  pâle,  à 
dent  peu  marquée.  Palpes  allongés,  minces,  terminés  en  pointe  aiguë, 
jaunâtres,  hérissés  de  longs  poils  blancs  et  de  quelques  poils  noirs, 
plus  courts. 

Thorax  noirâtre,  recouvert  d'une  épaisse  pilosité  jaunâtre,  couchée 
vers  le  bord  postérieur,  couvrant  le  thorax  el  le  scutellum.  Pectus 
gris  cendré,  à  longue  pilosité  blanchâtre. 

Abdomen  jaune  cuir,  sans  bandes  ni  taches,  des  poils  jaunes  épars 
surle  disque,  les  deux    segments  apicaux  un   peu  plus  rembrunis. 


Séance  du  13  décembre  1922.  299 

Ventre  fauve  pâle,  une  tache  noirâtre,  peu  visilile,  au  milieu  des  deux 
premiers  sternites. 

Hanches  gris  cendré,  toutes  les  pattes  jaune  rougeâlre  pâle,  extré- 
mité apicale  des  tarses  un  peu  plus  foncée.  Ailes  hyalines  à  nervures 
jaunes. 


Les  Notonectes  de  la  région  normande (*)  [Hem.] 
par  Raymond  Poisson. 

Le  genre  Nolonecta  est  représenté  par  quatre  espèces  dans  le  nord- 
ouest  de  la  France,  qui  sont  :  iV.  glauca  L.,  N.  viridis  Delc,  N.  fur- 
cata  Fab.  (  =  marginata  Miill.),  iV.  maculata  Fab.  (  =  um'mla 
G  erm .  )  (^).  Cette  dernière  espèce  se  dilTcrencie  facilement  des  trois  au- 
tres grâce  aux  caractères  suivants  :  1°  conformation  particulière  du  pro- 
notum,  2°  couleur  rouge  brique  des  élytres,  3"  teinte  jaune  d'or  de  cer- 
tains lergites  abdominaux.  Par  contre  N.  glauca,  N.  viridiset  N.  furcata 
sont  souvent  difficiles  à  séparer,  car,  chez  ces  trois  espèces,  la  pig- 
mentation des  élytres  est  très  variable,  parfois  même  non  symétrique. 
Aussi  la  valeur  spécifique  de  ces  formes  est  très  discutée.  C'est  ainsi 
qu'OsHAMN  (iyi2),  contrairement  à  Delgourt  (1909],  considère  tou- 
jours .V.  furcata,  maculata,  marmorea  comme  de  simples  variétés  de 
N.  glauca  et  que  Despax  (i922)  (^)  oppose  .Y.  maculata  au  groupe 
N.  glauca,  furcata,  marmorea  dont  glauca  serait  l'espèce  typeet/'M/ra/rt 
et  marmorea  des  variétés. 

Mes  observations  sur  les  Notonectes  de  la  région  normande  me 
permettent  de  confirmer  la  plupart  des  conclusions  de  Delgourt,  en 
ce  qui  concerne  entre  autres  :  1°  le  mode  de  ponte;  i"  l'époque  où  l'on 
observe  les  premières  pontes  (octobre  pour  maculata  :  décembre- 
janvier  pour  g'/aiffa  et  furcata;  mars  pour  viridis.);  3°  l'inutilité  de 
séparer  .V.  marmorea  de  N.  glauca.  Par  contre  il  est  possible,  con- 
trairement à  ce  que  dit  Delgourt,  d'obtenir,  dans  certaines  condi- 
tions, des  accouplements  féconds  entre  glauca  et  furcata  de  la  région 

(1)  Ces  Nolonpcles  proviennent  en  majorité  des  déparlcincnls  du  Calvados, 
de  l'Eure,  de  l'Orne  et  de  la  Manclie. 

(2)  R.  Poissor».  Synopsis  des  Héiuiplères  aquatiques  du  Calvados  (f'  con- 
tribution), [Bull.  Soc.  Linn.  de  Normandie,  1"  série,  IV). 

(3)  R.  Desi'AX.  Nolonecta  iiinciilala  F.  et  N.  (jlniica  L.  [liiill.  Soc.  IJisl. 
ti((l.  (le  'l'oiiloiise,  L,  1U'>2). 


300 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 


normande  ;  ces  accouplements  donnent  naissance  à  des  formes  hybri- 
des, présentant  des  caractères  de  pigmentation  intermédiaires  entre 
les  deux  espèces. 


Armature  génitale  mâle  de  Nolonecla  :  fig.  I.  mite  génital  (10°  urile)  de 
iV.  viridis;  S,  sternite;  T,  lergile;  p,  q,  lobes;  s,  style;  0,  cavité  anale; 
c,  appendice  cerciforme-,  —  fig.  2,  organe  copulateur  de  ^V.  viridis  préparé  à 
lar  potasse,  b,  i,  j,  k,  pièces  chitineuses. 

Pièces  K  :  fig.  3,  i\.  furcalu;  fig.  4,  A',  glauca;  fig.  5,  A^  viridis;  fig.  6, 
N.  maciilala. 

Malgré  ce  dernier  fait,  les  quatre  espèces  de  Notonectes  distinguées 
au  déi)ut  de  cette  note  doivent  être  considérées  comme  des  espèces 
bien  séparées,  dans  le  nord-ouest  de  la  France  tout  au  moins.  Cette 


Séance  du  13  décembre  1022.  301 

conclusion  s'impose  étant  donné  :  1°  l'état  d'aniixie  en  élevage  de  ces 
quatre  espèces  (restriction  faite  de  l'amphimixie  très  accidentelle  que 
j'ai  constatée  entre /Mrca/a  elglauca);  2°  la  structure  diiïércnte  des 
pièces  de  l'armature  génitale  mâle  et  surtout  du  squelette  pénial. 

L'urite  génital  mâle,  chez  Notonecta  (Despàx,  1922)  se  compose 
d'un  sternite  (lig.  I,  S)  en  forme  de  cuilleron  et  d'un  tergite  (T)  sup- 
portant la  région  anale  (A).  L'extrémité  postérieure  du  sternite  pré- 
sente :  1°  une  paire  de  lobes(p)  à  face  externe  spinuleuse;  2°  une  paire 
de  styles  (s)  ;  3°  une  deuxième  paire  de  lobes  (q).  En  outre,  le  sternite 
porte  sur  sa  région  médio-dorsale  un  appendice  cerciforme  (c). 

L'organe  copuiateur  est  logé  dans  la  concavité  du  sternite,  il  pré- 
sente trois  régions  :  basale.  intermédiaire  et  distale.  Après  action  de 
la  potasse  caustique  on  peut  y  observer  la  structure  suivante  :  1°  la 
région  basale  possède  une  pièce  chitineuse  (flg.  2,  b)  en  forme  d'étrier; 
2°  la  région  intermédiaire  renferme  deux  pièces  :  une  petite  (i),  et 
une  beaucoup  plus  large  ());  3"  le  squelette  de  la  région  distale  est 
représenté  par  une  forte  pièce  (K)  dont  l'extrémité  antérieure  s'étale 
en  deux  lobes  qui  s'infléchissent  vers  l'avant,  puis  se  réunissent  pour 
constituer  le  sommet  de  la  pièce  (K). 

Or,  si  les  diverses  Notonectes  présentent  un  squelette  pénial  de  même 
type,  l'observation  permet  de  constater  :  1°  que  les  pièces  constituantes 
ont  une  morphologie  différente  suivant  les  espèces;  2^*  que  leur  struc- 
ture est  constante  dans  chacune  d'elles.  Aussi,  rien  que  par  l'obser- 
vation (')  de  la  pièce  (K)  il  «st  facile  de  différencier  N.  glauca,  viridis, 
furcata  et  maculata.  La  comparaison  des  figures  3,  4,  5,  6,  met  ce  fait 
immédiatement  en  évidence. 

La  morphologie  de  l'appendice  cerciforme,  des  styles,  des  gonapo- 
physes  chez  les  femelles,  également  différente  suivant  les  espèces, 
sera  étudiée  dans  un  mémoire  plus  détaillé. 


Note  sur  la  biologie  de  Meiiitoôia  acas<a  Walk.  [Hym.  Chalcididae] 
par  F.  Picard. 

Melittobia  acasta  Walk.  est  un  Chalcidien  très  remarquable  par  son 
dimorphisme  sexuel.  On  sait  que  le  mâle  diffère  de  la  femelle  par  sa 
décoloration,  l'atrophie  des  ailes,  la  régression  des  yeux  et  le  dévelop- 
pement du  scape  antennaire.  Les  mœurs  de  cette  espèce  ont  été  obser- 

(1)  Cette  observation  est  très  l'acile  à  faire-  sur  le  frais. 


302  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

vées  ancicnnoment  parNEWPORT  (')  et  Girauu  ('-),  et  plus  récemment  par 
Howard  et  Fiske  (^J,  Malyshev  ('<)  et  Graham-Smith  (^). 

La  femelle  s'introduit  dans  les  nids  souterrains  des  Anthophores,  des 
Bombas,  des  Odynères  et  d'autres  Hyménoptères  et  pond  sur  les  nym- 
phes et  sur  les  larves  après  filage  du  cocon;  elle  s'enfonce  aussi  dans 
le  sol  à  la  recherche  des  pupes  de  Diptères,  Mouches  domestiques  ou 
Tachinaires.  Le  Melittobia  peut  donc  être  considéré  comme  un  vérita- 
ble microcavernicole  ou  un  endogé. 

Les  mâles  ne  sortent  pas  des  galeries  où  ils  sont  nés,  ni  même,  le 
plus  souvent,  du  cocon  dans  lequel  ils  se  sont  développés;  ils  sont  en 
très  petit  nombre  par  rapport  aux  femelles,  et  fécondent  toutes  celles 
qui  sont  à  leur  portée,  si  nombreuses  soient-elles.  Lorsque  plusieurs 
mâles  sont  ensemble,  ils  se  livrent  de  terribles  combats,  et  l'un  d'eux, 
finit  par  tuer  tous  ses  rivaux,  le  plus  souvent  en  leur  coupant  la 
tête.  On  pourrait  être  porté  à  y  voir  un  bel  exemple  de  sélection 
sexuelle,  destinée  à  fournir  des  mâles  de  plus  en  plus  vigoureux. 
Malheureusement  le  résultat  est  inverse  de  ce  qu'on  pourrait  attendre  : 
le  mâle  n'est,  somme  toute,  qu'un  avorton  affaibli,  aveugle,  aptère, 
décoloré,  à  démarche  lente,  incapable  de  s'éloigner  du  lieu  de  sa  nais- 
sance. Les  mâles  de  Ghalcidiens  qui  ne  s'exterminent  pas  entre  eux 
sont  au  contraire  alertes  et  pleins  de  force,  brillamment  colorés,  oculés 
et  ailés.  Cette  phobie  du  mâle  pour  les  individus  de  son  sexe  est  un 
phénomène  du  même  ordre  que  l'instinct  qui  pousse  la  reine  de  l'Abeille 
domestique  à  tuer*  les  autres  femelles  dès  leur  éclosion.  11  est  curieux 
de  la  constater  précisément  chez  un  Insecte  dont  le  nombre  des  mâles 
est  déjà  naturellement  1res  petit;  elle  est,  en  tout  cas,  sans  utiUté  pour 
l'espèce. 

J'ai  élevé  le  .l/eli/Zoôia  sur  des  nymphes  de  Fourmis  C'),  ce  qui  m'a  permis 

(1)  Niiwi'oitT.  —  [Trans.  Linn.  Soc,  XXI,  p.  63.) 

(2)  GiRAun.  —  Noie  biologique  sur  le  Melittobia  Avdoiini  {Bull.  Soc. 
entom.,  10  mars  1921). 

(3)  Howard  cl  Fiskf,,  —  The  imporlalion  Into  llie  Uniled-Slates  of  Ihe 
parasites  of  llie  Gipsy  Moth  and  Ihe  Brown-tail  Moth  {/Uir.  of  Entomology, 
Bult.  91,  1911). 

(3)  MALYSHtv.  —  Zui  biologie  der  Odijnerus-kricn  und  ihrer  Parasite  {Horac 
Soc.  enloni.  Rossicae,  XL  [1913],  n°  2). 

(5)  Graham-Smith.  —  Further  observations  on  Ihe  habits  and  parasiUsot 
coinnion  l-'lles.  (Parasilology,  IX,  Cambridge  1919). 

(6)  Ce  [>rocédé,  qui  m'a  été  reconnnandé  par  noire  collègue  Thomi'>on,  est 
très  pratique  pour  élever  facilement  et  en  (juanlité,  beaucoup  d'espèces 
d'IIyménoplèrcs  parasites. 


Séance  du  13  décembre  1922.  303 

d'élucider  quelques  points  de  sa  biologie.  Howard  el  Fiske,  qui  avaient 
obtenu  ce  Clialcidien  de  pupariums  de  Tachinaires.  s'étaient  demandé, 
vu  la  dlITéreuce  des  hôtes,  s'il  ne  s'agissait  pas  d'une  espèce  dilîérente 
de  celle  qui  est  connue  depuis  longtemps  pour  parasiter  les  Hyméno- 
ptères. Le  contraire  ne  fait  aucun  doute.  Mon  élevage,  provenant  d'indi- 
vidus trouvés  dans  des  cocons  dWnthidium,  se  continua  très  facilement 
non  seulement  sur  Fourmis  [Formica  pratenm,  F.  sanguinea,  F.  fusca, 
divers  Lasius  (<),  mais  sur  pupes  de  Mouches  domestiques.  J'ai  même 
pu  nourrir  les  adultes  et  observer  leur  ponte  aux  dépens  de  chrysali- 
des de  Pieris  brassicae.  Dans  ce  cas,  les  petites  larves  ne  peuvent  en- 
tamer le  tégument  épais  de  la  Piéride,  mais  elles  no  meurent  pas 
fatalement  :  les  premières  écloses  dévorent  les  ornas  d'œufs  qui  se  trou- 
vent à  leur  portée  et  continuent  à  subsister  par  adelphophagie  et  à  gros- 
sir tant  qu'elles  trouvent  des  œufs  dans  leur  voisinage.  Les  adultes 
peuvent  aussi  piquer  de  grosses  larves  de  leur  espèce,  se  nourrir  de 
leur  sang  et  déposer  à  leur  surface  des  œufs  qui  donneront  des  larves 
cannibales.  Il  n'y  apaslà  de  variabilité  de  l'instinct,  c'est-à-dire  uncom- 
portement  différent  dans  un  milieu  restant  le  môme,  mais  des  réponses 
diiréreates  de  l'organisme  à  des  conditions  différentes.  Ou  conçoit 
ainsi  que,  sans  phase  intermédiaire,  le  régime  d'une  espèce  aitpuchan- 
gcr  beaucoup  plus  brusquement  qu'on  ne  l'aurait  imaginé. 

Il  est  admis  que  chez  les  Térébrants  l'œuf  passe  à  travers  le  canal 
central  de  la  tarière.  En  réalité,  la  chose  est  difficile  à  vérifier,  car  les 
endoparasites  enfoncent  leur  tarière  sous  le  tégument  de  leur  proie, 
et  les  ectoparasites  la  plongent  dans  le  cocon  ou  sous  l'écorce  qui  sert 
d'abri  à  leur  victime.  J'ai  tourné  la  difficulté  en  offrant  aux  Melittobia 
des  nymphes  extraites  de  leur  cocon;  elles  les  acceptent  et  déposent 
leurs  œufs  à  la  surface.  Il  m'a  été  facile  de  voir  dans  ces  conditions 
que  l'œuf  n'est  qu'incomplètement  contenu  dans  la  rainure  du  gorgeret. 
Celle-ci  fonctionne  comme  un  rail  dans  lequel  l'œuf,  en  grande  partie 
extérieur,  glisse  jusqu'à  ce  que  son  gros  bout  vienne  toucher  le  té- 
gument de  la  nymphe.  A  ce  moment,  le  pôle  inférieur  s'écarte  de  la 
tarière  sur  laquelle  le  petit  bout  seul  continue  à  s'appuyer  jusqu'en 
bas.  L'œuf,  pendant  sa  descente,  est  donc  en  grande  partie  extérieur, 
ce  qui  se  conçoit,  la  lumière  du  canal  étant  partiellement  obturée  par 
les  stylets.  Les  vues  d'AoLEii  sur  la  ponte  des  Cynipides,  qui 
n'étaient  généralement  plus  admises,  renferment  donc  probablement 
une  part  de  vérité. 

(1)  J'adresse  mes  remeicîments  à  notre  collègue  Bonduoit,  qui  a  bien  voulu 
dépister  des  fourmilières  à  mon  intention. 


304  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

La  ponte  de  la  femelle  peut  comprendre  plusieurs  centaines  d'œuts, 
mais  dont  un  petit  nomlire  (o  %  seulement,  parfois)  donne  des  mâles. 
Les  femelles  non  fécondées  pondent  également  et  ne  produisent  que 
des  mâles,  comme  bien  d'autres  Hyuiénoptères.  Mais,  fait  fort  curieux, 
noté  pour  la  première  fois  par  Howard  et  Fiskè,  ces  vierges  ne  pon- 
dent alors  que  5  %  des  œufs  qui  auraient  donné  des  mâles  chez  les 
femelles  accouplées  et  gardent  dans  leur  abdomen  distendu  tous  les 
œufs  qui  auraient  fourni  les  femelles.  Les  auteurs  américains  en  con- 
cluent que,  chez  Melittobia,  le  sexe  de  l'œuf  est  déterminé  avant  la 
pénétration  du  spermatozoïde,  et  que  les  œufs  fatalement  destinés  à 
devenir  des  femelles  sont  retenus  s'ils  ne  sont  pas  fécondés.  Ceci  serait 
contraire  à  tout  ce  que  nous  connaissons  chez  les  autres  Chalcidiens. 
Chez  Pteromalus  puparum,  par  exemple,  les  pontes  parlhénogénétiques 
sont  aussi  nombreuses  que  les  autres,  mais  ne  donnent  que  des  mâles; 
le  sexe  est  déterminé,  par  conséquent,  par  la  fécondation  ou  par  son 
absence. 

J'ai  vérifié  l'exactitude  des  faits  relatés  par  les  auteurs  américains. 
Mais  leur  interprétation  n'est  pas  à  retenir.  Les  femelles  vierges4)on- 
dent  bien,  en  efTet,  un  très  petit  nombre  d'œufs,  mais  pas  nécessaire- 
ment 5  ^0  d'une  ponte  ordinaire;  certaines  pondeuses  ne  m'ont  donné 
qu'un  œuf  unique.  D'autre  part,  lorsque  cette  ponte  parthénogéné- 
tique  est  terminée,  si  on  fournit  un  mâle  à  la  femelle,  dont  l'abdomen 
est,  à  ce  moment,  hypertendu  par  l'accumulation  des  œufs  mûrs 
qu'elle  retient,  elle  commence  aussitôt  une  nouvelle  ponte  très  abon- 
dante, et  qui  contient  encore  environ  5  çé  d'œufs  mâles.  Si 
la  théorie  d'HowARD  et  Fiskk  était  exacte,  les  œufs  prédestinés  à  être 
mâles  ayant  été  émis,  la  ponte  après  fécondation  devrait  être  exclusi- 
vement composée  de  femelles. 

En  réalité,  le  cas  de  Melittobia  acasta  est  très  simple.  Guyénot  a  dé- 
montré que,  chez  la  Drosophilc,  l'émission  des  œufs  était  sous  la  dé- 
pendance d'un  réflexe  déclanché  par  l'accouplement.  Les  femelles 
vierges  ne  pondent  pas  ou  finissent  parfois  par  lâcher  une  minime 
quantité  d'œufs.  Tout  le  reste  est  retenu  dans  l'abdomen  distendu.  J'ai 
décrit  le  même  fait  chez  Phthorimaea  operculellael  chez  Hesperophanes 
griseus.  Chez  ce  Longicorne,  le  réflexe  est  parlicuUèrement  brutal  et 
l'émission  des  œufs  suit  instantanément  le  rapprochement  sexuel.  La 
femelle  de  Melittobia  acasta  présente  un  phénomène  de  rétention  du 
même  ordre;  mais  les  quelques  œufs  lâchés  se  développent  parthé- 
nogénétiquement  comme  chez  la  majorité  des  Hyménoptères.  Rien  ne 
nous  autorise  à  admettre  une  prédestination  du  sexe  des  œufs  préa- 
lable a  leur  fécondation. 


Séance  du  13  décembre  19^2.  305 

Deux  nouvelles  espèces  de  Pyralidae  du  Maroc  [Lep.J 

par  J.  de  Joannis. 

Ancylolomia  nigrilinea,  n.  sp. —  cf.  Exp.  al.  :  28  mm.  — Anticis 
angustis  valdeque  productis,fulvis,  sed  regione  interna  usque  ad  1  b  ve- 
nisque  lategriseis.  A basiadangulum  inferiorem cellulae,  iinea rectissima. 
grisea,  squamis  nigris  infra  deinque  Iinea  alba  marginata  ;  puncto  nigro 
incerto  inangulo  superiore  cellulae.  Margine  externo  nigro  denticulato ; 
ad  basim  ciliorurn  Iinea  nigra,  ciliis  ipsis  pallidioribus,  Iinea  nigra  di- 
visis.  Posticis  griseis,  nitidis;  ciliis  ut  in  anticis.  Infra  alis  griseis,  den- 
iibus  marginalibus,  in  anticis,  conspicuis,  albo  extus  marginatis . 

Capite  thoraceque  fulvis;  palpis  longissimis,  griseis;  antennis  longe 
vnipectinatis.  Abdominis  annulis  antice  griseis,  postice  fulvis,  tiltimis 
albidis.  Pedibus  griseis. 

9 .  Exp.  al  :  3f  mm.  —  Differt  a\ cf ,  Iinea  cellulan  adhuc  distinctiore, 
colore  griseo  generaliter  valde  reducto,  alis  non  fulvis  sed  de  more  pal- 
lidioribus. ibdomine  cum  diiobus  primis  annulis  fulvis,  reliquis  griseis. 

cf.  Envergure  :  28  mm.  —  Ailes  supérieures  étroites  et  allongées 
(largeur  transversale  :  4  mm.  à  l'extré- 
mité de  la  cellule,  longueur  13,  o  mm.). 
Fond  des  ailes  supérieures  fauve,  en 
grande  partie  dissimulé  par  une  colora- 
tion grise  qui  occupe  d'abord  toute  la 
région  interne  du  bord  à  la  nervure 
1  b,  puis  s'étend  largement  le  long  de  ^  q 

toutes  les  nervures  ;  de  plus,  dans  la 

cellule,  de  la  base  à  l'angle  interne,      ^'-  '■  'itZ^^^X'"  "'^'''" 
Une  longue  ligne  grise  très  droite, 

soulignée  d'un  fin  trait  noir,  -souligné  lui-même  d'une  ligne  blanc 
jaunâtre.  Une  petite  tache  noire,  vague,  à  l'angle  supérieur  de  la 
cellule.  Quelques  petites  séries  d'écaillés  isolées,  très  noires,  par- 
ticulièrement sur  la  base  des  nervures  5  et  6  et  au-dessous  de  l'ori- 
gine de  la  nervure  2.  Au  bord  externe,  une  ligne  de  petits  festons  noi- 
râtres appuyés  extérieurement  de  taches  blanchâtres  bien  marquées  à 
l'apex,  mais  s'atténuant  rapidement.  Le  bord  lui-même  marqué  d'une 
ligne  noire  ;  frange  plus  claire,  traversée  par  une  ligne  noirâtre  non 
loin  de  la  base  et  teintée  de  gris  à  l'extrémité.  Inférieures  gris  uni- 
forme, luisantes,  frange  blanche,  précédée  d'une  ligne  noirâtre  et  tra- 
versée par  une  ligne  grise.  En  dessous,  gris  uniforme,  les  lignes  ter- 
minales et  les  festons,  avec  les  taches  blanches  d'appui,  bien  visibles. 


306  Bulletin  de  la  Société  oitomologique  de  France. 

Tète  fauve  ainsi  que  le  thorax  ;  palpes  labiaux  très  longs,  trois  à 
quatre  fois  la  longueur  de  la  tète,  gris-brun;  antennes  longuement 
pectinées  sur  un  seul  rang,  tige  blanchâtre,  pectinations  noires  dé- 
croissant régulièrement  jusqu'à  l'apex.  Anneaux  de  l'adomen  gris  à 
la  base,  fauves  à  l'extrémité,  sauf  les  trois  derniers  anneaux  qui  sont 
blanchâtres.  Pattes  grises. 

Q.  Envergure  :  32  mm.  —  Assez  semblable  au  cf,  les  ailes  plus 
prolongées  à  l'apex.  La  ligne  grise  dans  la  cellule  plus  saillante,  les 
lignes  qui  la  soulignent,  la  première  noire,  la  seconde  blanche,  plus 
fortement  marquées,  mais  la  teinte  grise  qui  voile  en  grande  partie 
le  fond  chez  le  cf  est  ici  beaucoup  moins  développée  ;  le  fond  lui-même 
est  d'une  teinte  plus  terne,  jaune  brunâtre,  parfois  presque  jaune 
paille.  Palpes  labiaux  plus  longs,  au  moins  quatre  fois  la  longueur  de  la 
tête.  Antennes  simples.  Abdomen  avec  les  deux  premiers  anneaux 
fauves,  le  reste  gris  clair.  Bordure  des  ailes  et  dessous  comme  chez 
le  cf. 

1  d*  pj'is  à  Casablanca  le  11  octobre  1918  {type). 

8  9  dont  l'une  (type)  prise  au  même  lieu  et  à  la  même  date  ;  deux 
autres,  même  localité,  10  octobre,  d'un  fond  plus  brun;  et  cinq  de 
Rabat,  dont  trois  ont  le  fond  des  ailes  presque  jaune  paille  et  deux 
autres  sont  plus  foncées  et  ressemblent  pour  la  coloration  des  ailes 
beaucoup  plus  au  cf  ;  chez  l'une  d'elles  la  teinte  grise  et  les  petites 
séries  d'écaillés  noires  se  retrouvent  môme  très  nettement. 

Les  exemplaires  de  Casablanca  ont  été  pris  par  M.  R.  Benoist,  ceux 
de  Rabat  par  MM.  Théky  et  Alluaud,  trois  d'entre  eux  appartien- 
nent au  Musée  de  l'Institut  chériflen  à  Rabat. 

Agriope  rabatalis,  n.  sp.  —  cf-  Exp.  al.  :  18  mm.  —  Anticis 
subangustis,  pallide  flavo-grisescentibus,  maculispunctisque  fusco-brun- 
neis  leviter  purpurascentibus  insignitis,  nimirum  :  a  basi  adcostam  mox 
macula  rectangulari  a  costa  ultra  médium  et  inde  angustata  et  quasi 
dilacerata  usgue  ad  marginem'  internum ,  dein  puncto  in  costa,  macula- 
que  ex  qua  oriturlinea  angulosa,  iiregularis,  usque  ad  marginem  inter- 
num,  postea  macula  longiore,  semel  aut  bis  interruptu  unde,  in  fine, 
videtur  oriri  postmediana  punctosa ,  curca,  vix  indioata;  submarginali 
denticulata,  ad  costam  et  ad  marginem  internum  magis  prominenie. 
Ciliis  griseis  roseo  leviter  tinctis,  fusco  mtersectis.  Posticis  griseis. 
postmediana  albida  subindicala,  linea  lutea  ante  cilia  quae  sunt  ad 
basim  grisea,  dein  albida.  lafra  alis  griseis,  in  anticis  luteo  macu- 
latis  in  costa,  angusta  linea  lutea  marginatis;  ciliis  griseis.  Capite 
brunneo   aliquibus  squamis  luteis  notato;  palpis  brunneis,  secundo  et 


Séance  du  13  décembre  i922^  307 

tertio  summis  /lavis,  antennarum  stilo  griseo-flavo,  hrunneo  annellato, 
pectinationibiis  fhivis;  thorace  antice  brunneo,  postice  fJavo;  abdominr 
griseo;  pedibus  griseis  exceptis  tarsis  anteriorum  brunneis,  flavo  anvel- 
latis 

cf.  Envergure  :  18  mm.  —  Ailes  antérieures  un  peu  étroites,  fond  gris 
jaunâtre  clair,  marquées  de  taches  irrégulières  et  saupoudrées  d'écail- 
lés et  de  points  brun-noirâtre  à  léger  reflet  pur- 
purin. Ces  taches  sont  disposées  comme  il  suit  : 
d'abord  presque  à  la  base  de  la  côte;  peu  après,  ^^" 
une  forte  tache  rectangulaire  descendant  plus  bas  ^m  -^  ''«^^^ 
que  le  milieu  et  là  se  rétrécissant  en  se  déchi-  |Jt 
rant;  un  petit  point  sur  la  côte  suivi  d'une  tache  ^  ^^l^^^* 
un  peu  plus  forte  d'où  part  une  ligne  étroite,  irré-  '« 
gulière,  anguleuse,  mal  définie  qui  traverse  toute  F\ç^.2.  —  Agriopem- 
l'aile  jusqu'au  bord  interne;  puis  une  tache  allon-  batalis,  n.-sp.  c^î. 
gée  le  long  de  la  côte,  interrompue  une  fois  du  côté 
gauche,  un  peu  plus  du  côté  droit,  et  de  l'extrémité  de  laquelle  semble 
partir  une  sorte  de  postmédiane  courbe,  formée  d'une  série  de  points. 
Ligne  subtcrminale  festonnée,  épaissie  et  saillante  à  ses  extrémités; 
les  dents  des  festons  se  prolongent  en  faisceaux  brunâtres  divisant  la 
frange  qui  est  gris  rosé.  Inférieures  grises,  avec  une  postmédiane 
blanchâtre  peu  marquée.  La  frange,  précédée  d'un  fm  liseré  jaune, 
grise  dans  la  première  moitié ,  blanche  dans  la  seconde.  Dessous 
gris;  les  espaces  clairs  de  la  côte  en  dessus  marqués  en  jaune;  aux 
inférieures,  postmédiane  plus  marquée;  frange  grise  aux  quatre  ailes 
et  précédée  d'un  fin  liseré  jaune. 

Tête  brune  avec  quelques  écailles  jaunes;  palpes  bruns  avec  l'extré- 
mité de  la  touffe  au  second  article  et  celle  de  la  pointe  au  troisième, 
jaunes;  antennes  avec  la  tige  gris-jaunâtre  annelée  de  brun;  pectina- 
tions  jaunes;  thorax  brun  en  avant,  jaune  en  arrière;  abdomen  gris. 
Pattes  grises,  sauf  les  tarses  de  la  première  paire  qui  sont  bruns, 
annelés  de  jaune. 

Un  cf,  Rabat.  (A.  Théry.) 

M.  P.  Chrétien  a  décrit  plusieurs  espèces  du  nord  de  l'Afrique  dans 
le  genre  Agriope  qu'il  a  eu  bien  grandement  raison  de  remettre  en 
honneur  {Ann.  Soc.  ent.  Fr.,  [1916],  p.  437)  ;  je  n'aipu  reconnaître  mon 
espèce  parmi  elles.  Les  Agriope  paraissent  développés  dans  cette  ré- 
gion, et,  outre  leurs  caractères  anatomiques,  ils  sont  remarquables 
par  leurs  dessins  mal  définis  où  il  est  souvent  très  dificile  de  recon- 
naître les  lignes  ordinaires. 


308  Bulletin  de  la  Société  entomologiqiie  de  France. 

Observations  sur  Larentia  var2aïa(Schiff.)  et  L.  obeliscata  (Hb) 

[Lep.  (îeometridae] 

par  A.  La  VALLÉE. 

Les  Larentia  variata  (Scliiff.)  et  L.  obeliscata  (Hb.)?  formes  très 
voisines  l'une  de  l'autre,  constituent-elles  une  seule  espèce,  suivant 
l'opinion  des  anciens  auteurs,  ou  deux  espèces  d'après  Prout  dans 
l'ouvrage  de  SeItz  sur  les  Macrolépidoptéres  du  globe?  Je  n'ai  pas  la 
prétention  de  trancher  la  question,  mais  ayant  trouvé  ces  deux  for- 
mes à  Segrez  (S.-el-O.),  j'en  ai  fait  l'élevage  afin  de  verser  au  débat 
les  quelques  observations  que  j'ai  pu  faire. 

Je  n'ai  trouvé  jusqu'ici  Larentia  variata  que  sur  des  Abies  d'espèces 
variées,  jamais  sur  les  Pins,  ni  sur  les  Épicéas;  cette  forme  ne  semble 
pas  commune;  d'ailleurs  il  existe  assez  peu  à.' Abies  dans  la  région, 
et  peu  de  branches  sont  à  portée  du  bâton.  Les  Abies  ont  été  plantés 
il  y  a  environ  un  demi-siècle. 

Le  Larentia  obeliscata,  beaucoup  plus  commun,  ne  s'est  jusqu'ici 
trouvé  que  sur  des  Pins;  quelques  individus  ont  été  pris  sur  le  Pin 
sylvestre,  mais,  presque  tous,  chose  curieuse,  sur  le  Piiius  strobus 
(Pin  Weyraouth),  qui  a  dû  être  introduit  dans  le  pays  à  peu  près  à  la 
même  époque  que  les  Abies.  J'ignore  la  date  exacte  de  l'introduction 
du  sylvestre,  en  tous  cas,  elle  n'est  pas  très  ancienne  non  plus;  les 
deux  formes  de  Larentia  sont  donc  certainement  des  nouveaux  venus 
dans  la  faune  de  la  région. 

Les  Pins  "Weymouth,  sur  lesquels  abonde  obeliscata,  mêlés  de  syl- 
vestres et  de  maritimes,  couvrent  la  pente  N.  E.  d'une  colline;  sur 
l'autre  pente,  exposée  au  S.  0.,  beaucoup  plus  chaude  et  plus  sèche, 
obeliscata  est  assez  rare,  bien  que  le  Weymouth  s'y  trouve  aussi. 

Les  chenilles  des  deux  formes  sont  très  voisines  ;  néanmoins  il  est 
possible,  et  même  assez  facile,  de  les  distinguer.  Sans  tenir  compte 
de  certains  caractères  assez  variables,  tels  que  l'intensité  de  la  couleur 
verte  du  fond,  plus  sombre  chez  variata,  et  la  netteté  plus  ou  moins 
grande  de  la  bande  latéro-dorsale,  on  peut  tracer  le  tableau  suivant 
de  quelques  caractères  différentiels  : 

Larentia  variata. 
Pattes  thoraciques  vertes. 
Pas  de  trait  mince  unissant  les 
stigmates. 


Larentia  obeliscata 
Pattes  thoraciques  rouges. 
Trait  mince  unissant  les  stig- 
mates,   quelquefois    interrompu, 
mais  visible. 

Sous-stigmatale  blanc    ivoire, 
aux  extrémités  du  moins. 


Sous-stigmatale  jaune  sur  toute 
la  longueur. 


Séance  du  13  décembre  19T2.  309 

A  vrai  dire,  ces  caractères  ne  sont  pas  d'une  netteté  absolue  :  cer- 
tains variata  ont  un  filet  rose  sur  les  pattes  et  l'intensité  du  rouge 
des  pattes  d'obeliscata  est  assez  variable  ;  le  trait  stigmatal  à'obeliscata 
est  parfois  difficile  à  apercevoir,  et  la  couleur  de  la  sous-stigmatale 
n'est  pas  complètement  fixe. 

Par  contre,  il  existe  un  autre  caractère  différentiel  qui  m'a  semblé 
tout  à  fait  constant. 

Les  chenilles  des  deux  formes  présentent,  en  arrière  de  la  dernière 
paire  de  pattes  abdominales,  deux  pointes  anales  proéminentes.  Ces 
pointes,  assez  courtes  chez  variata,  n'atteignent  que  3  à  4  dixièmes 
de  millimètre  de  longueur,  lorsque  la  chenille  est  adulte  ;  chez  obelis- 
cata,  elles  sont  beaucoup  plus  longues,  et  atteignent  7  à  8  dixièmes 
de  millimètre,  alors  que  la  chenille  de  variata  est  en  général,  plus 
grande  que  sa  congénère. 

De  plus,  ayant  au  printemps  dernier,  essayé  de  nourrir  quelques 
exemplaires  de  ces  deux  formes  avec  du  Mélèze  (nourriture  certaine- 
ment insolite  pour  elles  puisque  le  Mélèze,  ayant  les  feuilles  caduques, 
ne  peut  fournir  aucune  nourriture  entre  octobre  et  avril  et  que  les 
chenilles  dans  cet  intervalle,  grossissent  considérablement),  je  cons- 
tatai que  l'unique  exemplaire  de  variata  que  je  possédais  alors,  accepta 
sans  peine  cette  plante,  et  me  donna  un  imago  parfaitement  normal  ; 
tandis  que  les  obeliscata  moururent  presque  toutes  à  l'état  de 
larve;  l'une  d'elles  me  donna  une  chrysalide  mal  formée;  la  dernière, 
restée  minuscule,  se  transforma,  mais  le  chrysalide  se  dessécha;  aucune 
ne  me  donna  d'insecte  parfait. 

Les  deux  formes  se  chrysalident  entre  les  aiguilles  des  Conifères  (^) 
et  leurs  nymphes  sont  à  peu  près  identiques  ;  la  durée  de  leur  nym- 
phose est  la  même  :  12  jours  environ  pour  les  mâles,  et  11  jours  pour 
les  femelles.  Chez  ces  deux  formes,  comme  chez  Larentia  juniperata 
L.,  les  femelles  restent  donc  un  peu  moins  longtemps  en  chrysalide 
que  les  mâles  ;  par  contre,  aucune  des  deux  ne  m'a  présenté  de  pro- 
térandrie,  et  les  éclosions  ont  eu  lieu  à  toutes  les  heures  du  jour  et  de 
la  nuit,  contrairement  à  ce  que  j'avais  constaté  les  années  précédentes 
sur  Larentia  juniperata  (il  se  peut  que  cela  soit  dû  aux  conditions 
anormales  de  cet  été,  car,  en  octobre,  L.  juniperata  ne  m'a  pas  pré- 
senté non  plus  de  protérandrie,  et  les  éclosions  ont  eu  lieu  également 
à  toutes  heures).  Les  chrysalides  des  deux  formes  varient  aussi  de 
couleur  suivant  le  sexe  :  celles  des   mâles  brunissent,  celles  des 

(1)  Spuler  indique  que  la  nymphose  de  L.  variata  se  fait  sous  terre.  Je 
n'ai  jamais  rien  constaté  de  semblable. 


3iO  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

femelles  restent  vertes:  mais  ici,  en  raison  de  la  brièveté  de  la  nym- 
phose, le  phénomène  est  difficile  à  apercevoir;  les  chrysalides  des 
mâles  ne  brunissent  que  dans  les  derniers  jours,  et,  à  partir  de  la 
veille  de  l'éciosion,  la  couleur  vraie  de  la  chrysalide  est  masquée  par 
le  pigment  du  papillon,  qui  transparaît  fortement;  cependant  les  in- 
sertions des  anneaux  de  l'abdomen  restent  vertes  jusqu'au  bout  dans 
les  chrysalides  des  femelles. 

Les  insectes  parfaits  que  j'ai  obtenus  ne  permettent  aucune  confu- 
sion, malgré  la  variabilité  des  deux  formes  :  les  obeliscata,  souvent 
plus  petits,  présentant  une  bande  basilaire  et  une  bande  médiane 
brun  rouge,  une  subterminale  assez  peu  marquée,  et  les  ailes  infé- 
rieures tout  unies,  sont  bien  dilïérents  des  variata.  plus  sombres,  à 
Landes  noirâtres,  à  subterminale  noire  très  lunulée.  à  ailes  inférieures 
marquées  d'une  ligne  médiane  et  d'un  point  discoidal.  Deux  obeliscata 
seuls  avaient  les  bandes  brun  violet;  l'un  d'eux,  de  grande  taille,  pré- 
sentait en  outre  sur  l'aile  supérieure  trois  traits  internervuraux  bruns 
(ab.  tristrigaria  Don?)  et  une  ligne  médiane  sur  les  ailes  inférieures; 
néanmoins  il  était  impossible  de  le  confondre  avec  variata. 

Les  deux  formes,  dans  notre  région,  ont  deux  générations  par  an; 
la  première  paraît  en  mai,  la  seconde  en  août-septembre.  A  la  généra- 
tion de  printemps,  j'ai  constaté  qu'obeliscata  éclôt  quinze  jours  plus 
tard  que  variata,  mais  à  celle  d'été,  j'ai  été  surpris  de  voir  les  deux 
formes  éclore  exactement  en  même  temps  (du  30  août  au  lo  septem- 
bre). Quelques  obeliscata  cependant,  ont  présenté  un  fort  retard  sur 
.la  masse,  et  leurs  éclosions  se  sont  échelonnées  jusqu'en  octobre, 
mais  sans  doute  variata,  m'aurait  présenté  le  même  phénomène  si 
l'élevage  avait  été  plus  abondant;  j'avais  en  efTet  trouvé  une  chenille 
de  variata  bien  plus  jeune  que  les  autres,  mais  elle  est  morte  acci- 
dentellement. 


Bulletin    bibliographique 

ScHERDLiN  (P.)  :  Deuxième  supplément  au  catalogue  des  Coléoptères 
de  la  chaîne  des  Vosges  et  des  régions  limitrophes,  1920,  253  p.* 

Seguv  (E.)  :  Les  Moustiques  de  France,  o3  p.  {Bull.  Mus.  Hist.  nat.. 
XXVI,  L1920J.  p.  m.  142.  223.   322.  407,  512.   XXVIL  [1921]. 

p.  162).* 


Séance  du  13  décembre  1933.  311 

SiLVESTRi  (F.)  :  Descrizione  di  alcuni  Staphylinidae  lermitonii  dello 
regioni  orientale  e  australiana.  23  p..  fig.  {Boll.  d.  Laboratono  di 
Zool.  gêner,  e  agr.  Portici.  XY.  1921;.* 

SwAiNE  (J.-M.)  :  Tant  Caterpillars  {Canada  Depai^t.  Agr.,  ent.  Brandi. 
Circularl.  12  p.)* 

Stricklaxd  'E.-H.)  :  Popular  and  praclical  entomology.  The  Cotton- 
woûd  leaf-mining  Beetles  in  Southern  Alberta  {TheCanadian  ento- 
mol.,  LU,  [1920].  p.  1-5).* 

Tavares  (J.-S.)  :  0  Genero  liruggmauniella  Tav.  corn  a  descripcâo  de 
una  espécie  nova  e  a  clave  dichotomica  dos  géneros  das  Asphon- 
dyliariac  {Broteria.  XVIII.  [19201.  p.  33V* 

Id.  :  Anadiplosariae.  nouvelle  tribu  de  Cecidomijinae  (Dipt.)  {MarceUia. 
XVII,  [1918],  p.  57).* 

ToTHiLL  (J.)  :  Some  new  species  of  Tachinidae  from  India  [BiiU.  of  eit- 

tom.  Research.,  IX.  [1918].  p.  47).* 
Id.  :  Some  notes  on  natural  control  of  the  Oyster-Shell  Scale  {Lepido- 

saphes  ulmi  L.)  (/.  c,  IX,  [1919]. .p.  183).* 

TovAR  (D'  N.)  :  Insectes  venezolanos  trasmisores  de  enfermedades. 
1921,  54  p.,  1  pi.  col.* 

Trabut  (D"")  :  La  galle  du  Tamarix  articuîata  dite  Tak'out  au  Maroc 

{Bull.  Soc.  Hist.  nat.  Afr.  Nord,  VIII.  [1917],  p.  29).* 
Treherxe  (R.  C.)  :  Some  notes  on  the  fruit  worms  of  British  Colum- 

bia  4  p.  {Sctentific  Agric.  niarch  1921.  British  Coliiinbia.  Depari. 

Agr.).  fig.* 
Turati  (comte  E.)  :  Lepidotteri  di  Cirenaica  [Attidel.  Soc.  ital.  di  Sci. 

nat..  LX,  1921).* 

Woods  (W.-C.)  :  Biostere.9  rhagoletis  Richmond,  sp.  n..  a  parasite  of 
Rhagoletis  pomonella  AValsh.  {Canadian  entoinol..  XL VII.  p.  293).* 

Ar.LUAUD  ;Ch.).  Rapport  sur  une  mission  autipaludique  {Bull.  Soc. 
Se.  nat.  Maroc,  1922,  1  et  2).     " 

II).  :  Les  Helmides  du  Nord  de  l'Afrique.  Descriptions  d'espèces  nou- 
velles du  Maroc  [Coléoptères]  {Bull.  Soc.  Se.  nat.  Maroc,  II.  n'^*  1 
et   2. 

Andrewes  (H.-E.).  Somenew  species  ofZ>e»ifcù//Mw  from  Java  and  Indo- 

China  {Eut.  monthhj  Mag..  1920,  VIII). 
In.  :  Some  new  species  of  Bembidium  from  the  Himalayas  (/.  c). 
lo.  :  The  Fauna  of  an  Island  in  the  ChilkaLake  [Carabidae'  {Rec.  Ind. 

Mus.  XXII,  n°  23|. 


312  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

Andrewes  (H.-E.).  Notes  on  Ihe  types  of  Oriental   Carabidae  in  tlie 

Stettin  Muséum  [Trans.  ent.  Soc.  London,  1902). 
Id.  :  Papers  on  oriental  Carabidae    VIT  {Ann.  Mag.    nat.  Hist.,   ser. 

9,  X,  1922). 
In.  :  Papers  on  oriental  Carabidae  (/.  c,  juillet  1922.  p.  161). 
Antessanty  (Abbé  g.  d').  L'étude  des  Hémiptères  [F.  J.  Nat.). 
Id.  :  Quelques  observations  d'Histoire  naturelle  {Ann.  de  VAuhe,  1884). 
Id.  :  Liste  des  Orthoptères  observés  dans  l'Aube  [Mém.  Soc.  ac.  de 

l'Aube,  LXXX,  1916). 
Id.  :  Liste  des  Tenthrédines  observées  dans  l'Aube  [l.  c,  LXXXIV, 

1920). 
Id.  :  Supplément  à  la  liste  des  Coléoptères  du  département  de  l'Aube 

publié  par  G.  Legrand  (/.  c,  LXXV,  1911. 
Id.  :  Rhynchophores  de  l'Amérique  au  nord  du  Mexique  {l.  c.  XLII, 

1878).  —  Offerts  par  M.  le  D-'M.  Royer.      • 
Arangua  (E.  Varas).  Contribucion  al  estudio  de  los  Cicindelidae.  Los 

Cicindelidae  de  Chile  {Rev.  Chil.  Hist.  nat.,  XXV,  [1921],  p.  28- 

61). 

Benderitter  (E.).  Quelques  Rutelides  nouveaux  du  Congo  Belge  [Rev. 

Zool.  Afr.,  IX,  1-1921). 
Id.  :  Rutelides  nouveaux,  principalement  du  Congo  belge  (/.  c,  X.  2- 

1922). 
Bergroth  (E.).  List  of  the  Ethiopian  Bryocorinae  [Hem.  Miridae]  {Rev. 

Zool.  .\fr.,  X,  fasc.  I,  1922). 
Id.  :  The  American  species  of  Ploeariola  Reut.   [Hem.  Reduviidae] 

{Notulae  Entomologicae,  11,1922). 
Id.  :  Note  sur  quelques  Hétéroptères  du  Nord  de  l'Afrique  {Bull.  Soc. 

Hist.  nat.  Afr.  du  Nord,  XHI,  p.  173-179). 
Id.  :  Two  new  American   Ploeariinae  [Hem.  Reduviidae]  {Konowia, 

1922). 
Bourgoin  (M.-A.).  Description  d'une  Cétoine  nouvelle  du  Gabon  (Co- 
léoptères Scarabéides)  {Bull.  Mus.  Hist.  nat.) 

G.  M. 


Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Chopard. 


lïl'OGRâPUiE   KIUMIS-DIDOT   ET  C"''. 


1922.  —  r  20. 


BULLETIN 


DE    T^JL 


»     r 


SOCIETE  E^TONOLOGIOIE 


DK    FRANCE 

FONDÉE   LE    29   FÉVRIER    1832 

RECOîiNUE  COMME  INSTITUTION  d'UTILITÉ  PUBLIQUE 
.  PAR   DÉCRET   DU    23  AOUT  1878 


Natura  maxime  miranda 
in  minimi.i. 


PARIS 


AU    SIEOE    IDE    LA.    SOCIETE 

HOTEL   DES   SOCIÉTÉS   8AVANTB8 

28,  Rue  Serpente,  VI' 

1922 


Le  Bulletin  parait  deux  fois  par  mois. 


CABINET  ENTOMOLOGiaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Duméril,  Paris  (Xin«).        i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Gob.  36.13.  |  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  (Lépidoptères  paléarc tiques)  et  Herm.  Rolle 
{Insectes  de  totis  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D""  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères du  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  toutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  En  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
pour  les  abonnés. 

A  vendre  de  suite  : 

De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  n°  202  inclus,  à 
4  francs  le  fascicule. 

La  Faune  paléarctique  complète ,  actuellement  terminée , 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
réponse). 

Matériel  entomologique.  —  Épingles  anglaises  «  Asta  » 
blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n",  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
0  fr.50;  Coléoptères  paléarctiques  N°  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, 0  fr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIP). 


BULLETIN 


DE     LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGlijUE  DU  FRANCE 


iSéauce  «lu  39  «léceiubre   192*i. 

Présidence  de  M.  A.   MÉQUIGNON. 

Sommaire 

Correspondance,  p.  ;il:!.  —  Changements  d'adresses,  p.  .'Ai.  —  Admis- 
sion, p.  :>14.  — Présentations,  p.  :U4.  —  Exonération,  p.  ;}14.  —  Démis- 
sions, p.  :îl4.  —  Collections,  p.  :!14.  —  Don  à  la  bibliolhc<iue,  p.  314.  — 
Nomination  d'un  Membre  bienfaiteur,  p.  :}14.  —  Candidature  au  prix 
Constant,  p.  ;il5. 

Observations  diverses.  —  L.  Lhoste.  Capture  [Col.  Melasidai;],  p.:!l5. 
—  J.  DE  JoANMS.  Invasion  de  Criquets  dans  i'Ouest  de  la  France,  p.  :!15. 

Communications.  —  H.  du  Bi  vsson.  Observations  sur  quelques  Coléo- 
ptères de  la  faune  gallo-rhénane,  p.  :{15.  —  Ch.  Fagniez.  Nouveaux  Coléo- 
ptères cavernicoles  des  Alpes-Maritimes,  p.  :!17.  —  P.  ni;  Peyerimboit. 
Nouveaux  Coléoptères  du  Nord  Africain.  Quarante-troisième  note  :  Récoltes 
de  M.  le  D'  Heimsch  dans  l'Erg  Iguidi  (Sahara  occidental),  p.  318.  — 
D"^  M.  Rover.  Note  sur  le  Stenolemus  Noraki  Horvath  [Hem.  Redl- 
viidae],  p.  3'il.  —  R.  Bexoist.  Hyménoptères  Mellifères  nouveaux  pour  la 
faune  française,  p.  :i'î'>.  —  J,  de  Joannis.  Note  sur  Tapinoslola  extrema 
H  b.  [Lep.  Noctuidae],  (avec  la  pi.  3),  p.  325. 

Élections  annuelles,  p.  3>9. 


MM.  le  D'  M.  RoYER,  ancien  Secrétaire,  et  L.  Dupont,  d'Évreux,  as- 
sistent à  la  séance. 

Correspondance.  —  M.  le  D"^  L.  Bissv  remercie  la  Société  de  son 
admission. 

Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1922].  —  N"  2(i. 


i{14  Bulletin  de  la  Société  entomo logique  de  France. 

—  M.  Ed.  Ghevreu.x,  élu  Membre  honoraire  à  la  précédente  séance, 
adresse  ses  remerciements  en  ces  termes  : 

Monsieur  le  Secrétaire  et  clier  Collègue, 

Je  viens  de  recevoir  votre  lettre  rn'annonçant  ma  nomination  de  Membre 
honoraire  de  la  Société  enlomologique  de  l-rance.  Veuillez  présenter  à  mes 
collègues  mes  bien  sincères  remerciements  et  leur  dire  combien  je  serai  heu- 
reux de  porter  ce  litre,  que  je  considère  comme  le  couronnement  de  ma  lon- 
gue carrière  de  naturaliste. 

E.  Chi:vui:ux. 

Changements  d'adresses.  —  M.  E.  B.\udot,  professeur  à  Técolo 
d'Agriculture,  Château-Salins  (Moselle). 

—  M.  R.  BouRGERiË,  lieutenant,  caserne  Hardy,  rue  de  Flandre,  Char- 
le ville  (Ardennes). 

—  M.  A.  BouRGoiN,  à  Monlignon,  par  Ponthierry  (Seine-et-Marne). 

—  M.  L.  James,  rue  des  Vais  Mary,  Mériel  (Seine-et-Oise). 

Admission.  —  M.  H.  Bertrand,  licencié  es  Sciences  naturelles, 
6,  rue  du  Guignier,  Paris,  20^  —  Larves  de  Coléoptères. 

Présentations.  —  M.  P. -A.  BuxTON,  Government  Laboratory,  Jérusa- 
lem (Palestine),  présenté  par  iM.  L.  Chopard.  —  Commissaires-rappor- 
teurs :  MM.  L.  Berland  et  R.   BENorr. 

— ^|M.  E.  GiRAUD,  à  Cussac  en  Médoc  (Gironde),  présenté  par 
M.  J.  CLERMO^'T.  —  Commissaires-rapporteurs  :  MM.  le  D''  V.  Auzat  et 

A.  HUSTACHE. 

Exonération.  —  M.  H.  Schouteden  s'est  fait  inscrire  comme  Mem- 
bre à  vie. 

Démissions.  —  MM.  M.  Bon  et  M.  Crémieux  ont  envoyé  leur  démis- 
sion. 

Collections.  —  M.  A.  Hémon  a  fait  don  à  la  Société  d'une  intéres- 
sante collection  de  Ténébrionides  provenant  de  M.  Morse,  pour  laquelle 
M.  le  Président  lui  adresse  les  vifs  remerciements  de  la  Société. 

Don  à  la  bibliothèque.  —  Conformément  au  vœu  exprimé  par 
notre  regretté  collègue  J.  de  Gaulle,  son  importante  bibliothèque  cnto- 
mologique  a  été  donnée  à  la  Société  et  se  trouve  actuellement  entiè- 
rement en  notre  possession. 

Nomination  d'un  Membre  bienfaiteur.  —  Sur  la  proposition  de 
son  Président,  la  Société  décide  d'inscrire  le  nom  de  J.  dr  Gaulle 
parmi  les  Membres  bienfaiteurs. 


Séance  du  27  décembre  1922.  31o 

Candidature  au  prix  Constant.  —  M.  G.  Houard  a  déposé  à  la 
Bibliothèque,  en  vue  de  l'obtention  du  prix  Constant  1922,  un  volume 
intitulé  :  Les  Zoocécidies  des  Plantes  d'Asie,  d'Afrique  et  d'Océauie, 
tome  I,  in-8",  496  pp.,  1909  tig.  ;  Paris,  J.  Hcrmann  1922. 

Observations  diverses. 

Capture  [Col.  Melasidae].  —  Comme  complément  à  la  note  qu'a 
lait  paraître  M.  Pierre  Lesne  dans  le  dernier  Bulletin  de  la  Société 
(n**  17,  p.  266-267),  au  sujet  ù.q  VHypocoel us  procerulus ,  Mann., 
M.  L.  Lhoste  signale  qu'il  a  pris  un  exemplaire  de  cette  espèce  aux 
Marais  de  Sucy  (Seine-et-Oise),  le  20  juin  1920.  Cet  insecte  était  resté 
mélangé  à  un  certain  nombre  d'Élatérides  provenant  de  cette  chasse 
du  20  juin,  laissée  de  côté.  Aussi  n'est-il  pas  possible  de  préciser 
dans  quelles  circonstances  cette  capture  a  été  faite. 

Invasion  de  Criquets  dans  l'Ouest  de  la  France.  —  M.  J.  DE  JoAN- 
Nis  communique  les  renseignements  suivants  qui  lui  ont  été  fournis 
par  un  propriétaire  de  la  Réorthe  (Vendée)  sur  une  invasion  de  cri- 
quets {Calliptamus  italicus  L.)  dans  cette  région  en  1922. 

Vers  la  mi-juillet  s'est  produite  une  invasion  de  sauterelles  à  ailes 
inférieures  rouges,  dans  la  région  de  l'Ouest,  à  peu  près  de  la  Rochelle 
à  la  Motte-Achard,  aux  environs  des  Sables-d'Olonne,  avec  maximum 
de  dégâts  du  côté  de  Niort. 

Ces  sauterelles  s'attaquaient  aux  végétaux  verts,  tendres,  tels  que 
jeunes  plants  de  choux,  luzerne,  trèfle,  même  les  arbres  fruitiers  et 
la  vigne;  le  mais  était  peu  touché.  L'invasion  a  duré  une  huitaine  de 
jours,  elle  se  produisait  les  jours  chauds,  et  était  suspendue  les  jours 
couverts. 


Communications 

Observations  sur  quelques  Coléoptères  de  la  faune  gallo-rhénane 

par  H.  DU  BuYssox. 

J'ai  lu  avec  un  grand  intérêt  la  note  de  M.  Lesne  sur  quelques 
Coléoptères  de  la  Faune  Française  [Bull.  Soc.  ent.  Fr.  [1922],  p.  266)  et 
je  peux  ajouter  les  indications  complémentaires  suivantes  à  propos 
de  ces  espèces. 


316  Bulletin  de  la  Société  entonwlogiqiie  de  France. 

1°  Polijgraphus  pubescens  L.  a  été  pris  par  le  D""  Pcton  dans  les 
environs  de  Remiremont  sur  les  Épicéas.  En  Suisse,  il  est  assez 
répandu  dans  les  environs  de  Bienne  (Mathey),  en  Allemagne  ù 
Asfeld  (H.  Eggers).  M.  Georges  Serullaz  me  l'a  envoyé  provenant  de 
la  Grande-Sure.  Enfin  ma  collection  porte  encore  comme  localité  Mar- 
seille (Hénon).  Je  crois  que  si  notre  regretté  collègue  l'a  récolté  là.  ce 
n'est  qu'accidentellement,  sur  des  Épicéas  provenant  des  montagnes. 
Dans  son  traité  d'entomologie  forestière,  A.  Barbet  (p.  76)  dit  que  cette 
espèce  a  doux  générations  par  an  et  son  vol  se  produit  généralement 
tard  au  printemps.  Dans  le  Jura,  il  suit  l'Épicéa  jusque  dans  les  sta- 
tions les  plus  élevées  et  même  en  plaine,  là  où  cette  essence  a  été 
installée  à  une  altitude  trop  basse,  anémiant  ces  arbres.  En  1907  et 
1908,  il  constata  ses  nombreux  ravages  sur  les  bords  du  lac  Léman,  à 
la  suite  de  la  sécheresse  de  1906. 

2°  Pohigraphus  subopaciis  Thoms.  m'a  été  envoyé  du  Wurtemberg 
(Rud.  Trédl). 

3°  Polijgraplius  grandiclava  Thoms.  m'a  été  envoyé  par  M.  Hans 
Eggers  de  Herbstein,  Silésie,  comme  vivant  sur  le  cerisier.  Barbey 
(1.  c,  p.  76),  le  cite  également  comme  nuisible  au  même  arbre. 

4°  Quant  à  VHypocoelus  procerulus  Mann . ,  espèce  fort  rare,  je  ne  le 
possède  que  d'Itahe  :  monte  Calvo  (Raffray).  J'aurais  été  plutôt  porté 
à  considérer  cette  espèce  comme  vivant  à  l'intérieur  des  arbres  creux 
comme  Eucneniis  capiicina  Ahr.  et  les  Dirrhagus. 

^^  Je  profite  de  l'occasion  pour  faire  part  de  mon  étonnement  que 
personne  autre  que  moi  (à  ma  connaissance)  n'ait  rencontré  le  Nano- 
phîjes  tekphii  Bed.,  décrit  par  Bedel,  et  répandu  par  moi, en  France 
et  à  l'étranger,  provenant  toujours  des  tiges  du  Seduni  Telephium  L., 
des  Bois  des  environs  de  Brout-Vernet,  en  août.  J'attire  donc  l'atten- 
tion des  entomologistes  qui  pourraient  examiner  cette  plante  à  l'épo- 
que convenable,  ainsi  parasitée.  Je  n'ai  jamais  rencontré  l'insecte  que 
sur  la  plante  vivant  dans  les  tailUs  et  je  ne  l'ai  pas  rencontré  sur  celle 
qui  pousse  en  dehors  des  bois,  le  long  des  talus  des  fossés  des  champs. 


Séance  du  27  décembre  1922.  317 

Nouveaux  Coléoptères  cavernicoles  des  Alpes-Maritimes 

par  Cil.  Faûmez. 

Duvalius  Caillou  Sicardi.  n.  sul)sp.  —  Beaucoup  plus  robuste 
et  de  taille  plus  grande  que  la  forme  typique,  dont  elle  se  distingue 
par  une  tète  à  joues  plus  arrondies;  par  un  pronotumàgoutUère  mar- 
ginale plus  large  et  plus  tranchante,  ayant  les  angles  postérieurs  droits, 
non  saillants  en  dehors;  ce  pronotum  porte  en  outre,  à  sentiers  anté- 
rieur, deux  fossettes  bien  visibles,  chacune  située  à  égale  distance  du 
sillon  médian  et  des  côtés.  Les  éiytres  sont  bien  plus  larges  et  plus 
convexes,  à  épaules  moins  tombantes,  à  stries  plus  profondes  et  bien- 
moins  effacées  au  sommet,  à  interstices  plus  convexes. 

Par  sa  robustesse,  la  forme  de  son  pronotum  et  de  ses  éiytres,  ce 
nuvalius  forme  une  race  géographique  bien  distincte  du  Duvalius 
Caillou  Dev.  A  vol  d'oiseau,  il  n'habite  guère  qu'à  une  douzaine  de 
Ulomètres  de  la  grotte  d'Albarea.  Il  vit  en  effet  dans  une  petite  grotte 
des  environs  de  Peira-Cana,  où  il  a  été  découvert  par  notre  collègue 
H.  SiCARD,  de  Montpellier,  qui  a  bien  voulu  me  charger  de  le  décrire. 
Il  est  fort  intéressant  de  signaler  que,  dans  cette  même  grotte,  se 
prennent  le  Sphodropsis  Ghilianii  Schaum,  acquisition  nouvelle  pour 
la  faune  française,  et  le  Duvalius  Robertl  Ab.;  y  vivant  absolument 
comme  un  cavernicole. 

Bathysciola  Nerusorum,  n.  sp.  —  Long.  :  1,3  à  1,3  mm.  —  Forme 
elliptique,  allongée,  parallèle,  peu  déprimée,  légèrement  rétrécie  en 
arrière;  coloration  brunâtre  assez  brillante;  pubescence  formée  de 
poils  soyeux,  courts,  assez  serrés  et  brillants;  sculpture  plutôt  fine 
sur  le  pronotum,  plus  douce  et  un  peu  râpeuse  sur  les  éiytres. 

Antennes  courtes,  n'atteignant  pas  la  base  des  éiytres,  à  massue^^ 
large,  un  peu  aplatie.  Les  deux  premiers  articles  épais  et  égaux;  les 
articles  III  et  IV  égaux  entre  eux  et  chacun  de  moitié  plus  court  et 
plus  étroit  que  l'article  il;  l'article  V  un  peu  plus  long  que  large;  le 
VI  carré,  ainsi  que  le  VII  qui  est  beaucoup  plus  gros;  le  VIII  très 
transverse  et  plus  étroit  que  ses  voisins;  IX  et  X  transverses;  le  der- 
nier allongé  et  terminé  en  pointe. 

Pronotum  de  même  largeur  que  les  éiytres  mais  plus  convexe. 

Éiytres  à  strie  suturale  peu  profonde,  à  peine  visible  vers  la  base; 
leur  sommet  légèrement  tronqué.  Carène  raésosternale  très  basse,  à 
arête  non  tranchante  et  formant  un  angle  obtus.  Pattes  courtes,  robus 
tes,  à  tibias  très  épais  au  sommet;  chez  le  mâle,  les  tarses  antérieurs 
sont  très  larges  et  les  tibias  postérieurs  épais  et  très  fortement  arqués 


318  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

en  dedans  ;  la  femelle  même  a  les  tibias  postérieurs  un  peu  recourbés 
Cette  espèce,  qu'il  faut  placer  près  de  Bathysciola  Aubei  Kiesw  . , 
est  surtout  remarquable  par  la  forme  et  l'épaisseur  de  ses  tibias.  Elle 
a  été  découverte  par  M.  Ochs  au  fond  de  l'aven  de  Gourmes,  com- 
mune de  Gourmes.  Je  la  crois  muscicole  plutôt  que  cavernicole. 

Je  la  nomme  ainsi  en  souvenir  des  Néruses  qui,  avant  l'arrivée  des 
Romains,  peuplaient  principalement  les  vallées  de  l'Estérou,  de  la 
Caene  et  du  Var. 


Nouveaux  Coléoptères  du  Nord-Africain 

Quarante-troisième  note  (')  :  Récoltes  de  M.  le  D"^  Heimsch 

dans  l'Erg  Iguidi  (Sahara  occidental) 

par  P.  DE  Peyerimhoff. 
Gerambycidae 

loi.  Crossotus  (Crossotides)  Heimschi,  n.  sp.  —  Long.  10  mm.; 
lat.  {ad  humeros)  8  mm.  —  Robustus,  fusco-testaceas,  abdonune  {ultlmo 
segmenta  excepto)  nigro,  supra  et  subtus  tomento  diversicolore  [ochra- 
ceo,  albo,  fusco]  vestitus,  coleopteris  versus  dimidiuin  litura  grisen 
aegre  definita  notatis.  Caput  fronte  pulvinatum,  post  oculos  fusco 
tomcntosum,  medio  usque  ad  basin  sulcatum.  oculis  tomento  flavo  mar- 
ginatis.  Antennae  corporis  ejusdem  longUudinis.  subtus  prarsertim  ad 
basin  fusco  fmbriatae,  art.  P  fer e  ex  toto,  ceteris  apice  fuscis.  Prono- 
tum  transversum,  inaequale,  disco  quadricalloso,  sulcis  trnnsrersis 
trinis  medio  {l'^  a  basi  excepto)  interruptis  insculpto,  ad  hitera  utrinque 
bitnberculatum,  tuberculo  postico  producto,  apice  sumiiio  nudo,  umbo- 
nato,  Hturis  fuscis  duabus  undulatis  utrinque  ornatum.  Scutellum 
latum,  albo  tomentosum,  medio  linea  fusca  notatuia.  Coleoptera  sub- 
tria7igula,  ad  humeros  prominentes  pronoto  valde  latiora,  apice  trun- 
cata,  lateraliter  substriata,  dimidio  antico  grosse  punctata,  dimidio 
postico  punctis  mediocribus,  saepius  in  lineas  [inter  costulas  ocliraceas) 
redactis  insculpta;  regio  circascutellaris  utrinque  penicillis  duobus 
ornata  :  antico  minuto.  ochracco,  postico  crasso.  ochraceo.  apice  fusco; 

(1)  Pour  les  notes  1-14,  10-24,  26-39,  voir  ce  Bulleliii  [1905-1921].  —  i:.' 
note,  in  Ann.  Soc.  eut.  Freiner.  [1912],  p.  515.  —  25"  note,  iliid.  [1917], 
p.  117.  _  40",  41'  et  42=  noies,  in  /iull.  Soc  vnl.  Fr.  [1922],  p.  60,  73  et  205. 


Séance  du  27  déccnihre  1922.  319 

vesth  purtiin  ochracea  partim  albn.  a  margine  latemli  usque  ad  dimi- 
diuiii  laiitudinis  liiura  vaga  obliijua.  albuta,  postice  fuscata,  ut  inter- 
ruptci;  snturn  ipsa  margineque  laterali  alternatim  fuscis  et  ochruceis 
aut  (ilbutis.  Abdominis  segmenta  priora  antice  tomento  albato  subtiii, 
postice  tomento  ochracea  crasso  vestita,  punctis  denudatis  intermixtis; 
ultimum  rufulum.  ochracea  tamentosum,  pilis  nigris  interùiixtis, 
antice  area  denudata,  média  canaliculata,  apice  penicilîis  duobus  orna- 
tuni.  Pedes  tomento  ochracea  et  albato  induti,  tibiis,  })raeseriim  secundi 
paris  extus  apice  nigro  tomentasis. 

Hab.  Saharam  occidentalem. 

Erg  Igiiidi  :  El  Rhers,  un  spécimen  recueilli  dans  la  brousse  à  Aca- 
cia (?A.  tortilis). 

Très  voisin  de  C.  suboceUalm  Fairm.  [Ana.  Soc.  ent.  Fr.  [1883], 
p.  4o8)  (').  En  diffère  (d'après  deux  spécimens  égyptiens  que  je  dois 
à  l'amabilité  de  M.  A.  Alfieri)  par  le  front  rentlé  au-dessus  des  yeux, 
le  pronotum  plus  inégal,  à  tubérosité  latérale  antérieure  bien  plus 
marquée,  par  la  présence  d'un  pinceau  supplémentaire  de  part  et 
d'autre  del'écusson,  avant  celui  situé  vers  le  cinquième  antérieur  des 
élytres,  par  la  tache  claire  rejetée  plus  près  du  sommet  et  par  les 
tibias,  surtout  ceux  de  la  2<^  paire,  frangés  de  tomentum  noir  dans 
leur  dernière  moitié. 

Tenebrionidae. 

1.32.  Pimelia  ÇPiesterotarsa)  angiilata  expiata,  n.  subsp.  — 
Proies  austra-occidentalis ,  a  typica  aegyptiaca  coleopteris  lineis  spina- 
rum  perlaxarum  trinis  granulisque  aliquot  minimis  exceptis  levibus 
epipleuris  ipsis  vix  granulatis,  pedibus  teniiatis  ac  tarsorum  flmbriis 
rups,  discrepans.  — A  P.  retrospinosaLuc.  haec  subspecies  pronoto 
antice  et  postice  aequiter  attenuato,  veluti  intervallis  ac  epipleuris 
levigatis  diff'ert. 

Hab.  Saharam  occidentalem  ("-). 

Les  épines  qui  constituent  les  côtes  primaires  sont  plus  Unes  et 
bien  moins  saillantes  que  chez  P.  angulata  Fabr.,  et  au  nombre  :  de 
6  pour  la  première  ligne  à  partir  de  la  suture,  de  8  pour  la  deuxième, 
de  10  ou  11  pour  la  troisième.  En  dehors  de  ces  épines  et  de  quelques 

(1)  Décrit  conimc  Dichoslathcs.  —  Cf.  Hin'tz,  in  Deutsche  cnt.  Zei/srhr. 
[1912].   p.  202. 

(2)  DejJiiis  la  rédaction  de  cette  description,  j'ai  reçu  d'in  Salah  un  autre 
spécimen  de  cet  insec  le. 


320  Bullelin  de  la  Société  entonwlogique  de  France. 

très  petits  granules  disséaiinés  dans  les  intervalles,  le  tégument  des 
élytres  est  absolument  lisse. 

Les  Piesterotarsa  du  groupe  d'angulata  Fabr.,  tous  des  régions 
désertiques,  se  distribuent  en  deux  séries  d'espèces  (ou  de  formes)  : 
les  unes  {angulata  Fabr.,  retrospinosn  Luc.)  ont  les  élytres  subhé- 
misphériques, rétrécis  en  arrière  dès  le  milieu  ou  même  avant;  les 
autres  {angulosaOl.,  consobrina  Luc,  confusaSén.,  scabricolUs  Sén., 
Lesnei  Peyerh.)  ont  les  élytres  ovales,  rétrécis  à  partir  du  tiers  pos- 
térieur. 

L'insecte  de  l'Erg  Iguidi  rentre  évidemment  dans  la  première  série. 
Je  le  rattache  à  angulata  plutôt  qu'à  retrospinosa  1")  parce  (|ue  ce  der- 
nier, localisé  dans  l'Erg  oriental  (région  de  Tougourt),  distinct  par  les 
espaces  intercostaux  remplis  d'un  semis  dense  de  tubercules,  est  très 
constant,  tandis  que  Vangulata,  à  tubercules  intercostaux  toujours 
très  épars,  varie  précisément  en  ce  qui  concerne  ce  caractère:  2")  parce 
que  le  pronotum  présente  une  courbure  latérale  symétrique,  non 
rejetée  vers  la  base  comme  chez  retrospinom. 


Sur  les  instructions  de  M.  le  D''  H.  Foley,  directeur  du  Service  de 
Santé  des  territoires  du  Sud,  M.  le  D""  Meimsch.  médecin-major  attaché 
à  la  colonne  commandée  en  1920  par  le  capitaine  Augiéras.  a  bien 
voulu  recueiUir  quelques  Coléoptères  dans  la  région  de  l'Erg  Iguidi  {*), 
entre  El  Adiat  et  Timfouchine.  Voici  la  liste  de  ces  insectes,  qui  m'ont 
été  remis  : 

Calosoma  algiricum  Géh.,  C.  OUvieri  Dej. 

Cnccinella  septempunctata  L, 

(Jirdiophorus  stoligef  Bu  y  s  s.  v.  Leprieuri  Pic  (-). 

Jiilodis  Ai'istidis  Mars. 

Zonabris  angulata  Klug. 

Zopliosis  approximata  Deyr.,  Folega  brevicornis  Peyerh.,  Lepto- 
ngclms  rufipennis  G  uér.  (^),  Erodius  exiltpesLnc ,  Mesostena  longicolUs 

{\)  Cf  :  Capitaine  Auciéisas.  —  Le  Sahara  occidental  (avec  une  carie  au 
— — -  j.  —  Mémoire  publié  par  la  Société  géographique  de  Paris  (1919).  — 

La  partie  moyenne  de  l'Erg  Iguidi  est  à  la  latitude  d'In  Salali. 

(2)  Cet  insecte  a  été  nommé  par  M.  IL  nu  Buvsson. 

[i]  Les  Lcploiiychiis  de  l'Erg  Iguidi  dilVèrent  des  rufipennis  provenant  du 
nord  du  Sahara  par  leur  forme  moins  ventrue,  le  dernier  article  des  antennes 
un  peu  plus  long  et  les  éperons  des  tibias  postérieurs  moins  inégaux. 


Séance  du  27  décembre  1922.  321 

Luc,  TentyiHa  hircipesP ey erh.,  Pimelia-angulatn  expiata  Peyerh., 
P.  Latastei  S  en.,  Anémia  Fenyesi  Reitt.,  Alphitobius  diaperinus 
Panz. 

C7-ossotus  Heimschi  P  e  y  e  r  li . 

Eurycleonus  gigas  Mars.,  Porocleonus  candidus  Oliv.,  Phytonumus 
isabelUnus  Bohem.,  Gymnetron  longirostre  Pic  (^). 

Aphodius  sp.  (2),  Scarabaeus  cornifrons  Cast.,  Pachydema  Carte- 
reaui  Fairm.  (Q)  (3),  Anomala  ferruginea  Mars.,  Crator  cuniculus 
Burm.,  Enoplotarsus  deserticola  Luc. 


Note  sur  le  Stenolenms  Novaki  Horvath 

[Hem.  Reduvudae] 

par  le  D""  Maurice  Royer. 

Le  Stenolemus  Novaki  Eorv .,  espèce  rarissime  décrite  et  figurée  en 
1888  (cf.  Rev.  d'Ent.,  VII,  [1888],  p.  178,  tab.  i,  fig.  7)  d'après  un 
individu  cf  provenant  de  Lésina  (Dalmatie),  était  le  premier  représen- 
tant du  genre  Stenolemus  Sign.  en  Europe. 

Ferr.\ri  (cl.  Ann.  Mus.  civ.  Genova,  [1874],  p.  194)  avait  rapporté 
avec  doute  au  Ploiaria  ambigua  Natale  (insecte  qu'il  y  a  lieu  de  pla- 
cer jusqu'alors  dans  les  «  incertae  sedis  »)  ('•)  des  nymphes  provenant 
de  Stazzano  (Ligurie).   Horvath  qui  eut  l'occasion  d'examiner  ces 

(1)  Décrit  {l'Échange  [1921],  p,  6)  d'El  Goléa.  —  M.  le  D'  Maire,  exami- 
nant les  plantes  recueillies  par  M.  Hiîimsch  et  dont  il  a  donné  la  liste  {Bvll. 
Soc.  Hist.  nat.  del'Afr.  du  Nord,  XIII,  [1922],  p.  24)  a  découvert  et  m'a  remis 
un  spécimen  de  ce  Gymnetron  encore  enlerrné  dans  une  graine  de  Plantago 
dilata  Desf. 

(2)  Espèce  ayant  l'apparence  de  Mendidiiis  palmetincola  Karsch,  à  front 
pareillement  granulé,  mais  plus  grand,  plus  clair,  beaucoup  plus  luisant  et  à 
tibias  postérieurs  extrêmement  épaissis.  Ce  n'est  certainement  aucun  des 
Aphodius  signalés  du  Nord  de  r.\frique;  peut-être  s'agit-il  d'une  espèce  du 
Sénégal. 

(3)  L'unique  spécimen,  qui  correspond  parfaitement  à  la  description  origi- 
nale, a  été  découvert  à  Bonir-Chenin,  encore  immature,  profondément  enterré 
dans  le  sable. 

(4)  Le  Ploiaria  ambigua  Natale,  décrit  en  1850  sur  une  larve d'Éméside, 
provenait  de  Messine  (cf.  Schaum,  Bericht  iiber  die  wissensch.  Leiat .  im 
Geb.  des  Entomol.  xvûhrend  des  Jahres  lS5i,  [1853],  p.  148). 


322  Bulletin  de  la  Société  entomo logique  de  France. 

nymphes  les  reconnut  pour  celles  du  Stenodermis  Novaki  (cf.  Rev. 
d'Ent.  VIII,  [1889],  p.  329).  On  ne  connaissait  alors  que  le  type  lors- 
que PuTON  fit  savoir  (/.  c,  note  de  la  page  330)  qu'un  second  spécimen 
de  cet  insecte  venait   d'èlre  découvert  à  La  Pape,  près  Lyon,  par 

SONTHONNAX. 

Mon  ami  L.  Berland  a  capturé  en  1914  à  Banyuls-sur-Mer  (Pyré- 
nées-Orientales) un  individu  cf  de  Stenodemus  Novaki  Horv.,  qu'il  m'a 
généreusement  offert.  C'est  le  second  spécimen  connu  de  la  laune 
française.  Le  type  fait  partie  des  collections  du  Musée  national  Hon- 
grois; l'insecte  de  La  Pape  est  contenu  dans  la  collection  Puton  > 
coll.  Muséum  national  d'Histoire  naturelle. 


Hyménoptères  Meilifères  nouveaux  pour  la  faune  française 

par   R.  Benoist. 

Dans  l'Histoire  naturelle  des  Insectes  Hyménoptères,  II,  p.  307,  Le- 
PELETiER  donne  la  description  d'un  nouveau  genre  qu'il  appelle  Di- 
physis;  une  seule  espèce  est  attribuée  à  ce  genre  :  le  D.  pyrenaica 
Le  p.  D'après  la  description,  l'identité  du  D.  pyrenaica  Lep.  cf  avec 
le  Trachusa  serratulaeP -a  nz.  n'est  guère  douteuse,  mais  J.  Pérez  (^) 
fait  remarquer  que  la  Q  décrite  par  Lepeletier  ne  se  rapporte  pas 
au  cf  et  il  soupçonne  que  cette  Q  est  une  Osmie  du  type  de  VOsmia 
xanthomelaena  K. 

L'examen  de  la  collection  Lepeletier  confirme  la  supposition  de 
Pérez.  Sous  le  nom  de  Diphysis  pyrenaica,  on  y  trouve,  en  effet, 
trois  Hyménoptères  :  un  cf  qui  est  le  Diphysis  serratulae  Mu  11.  et 
deux  9  qui  appartiennent  toutes  deux  au  genre  Osmia,  et,  dans  ce 
genre,  au  groupe  Melanosmia.  L'une  de  ces  Q  correspond  assez  bien  à 
la  description  donnée  par  Lepeletier,  c'est  VOsmia  fuciformis  Latr. 
mais  chez  cet  exemplaire,  les  poils  du  3«  segment  abdominal  sont  roux 
comme  ceux  des  deux  premiers  segments,  tandis  que  chez  la  forme 
typique  le  3°  segment  est  couvert  de  poils  noirs. 

La  seconde  9  de  la  collection  Lepeletier  a  le  premier  segment 
abdominal  seul  couvert  de  poils  roux;  les  suivants  sont  à  poils 
presque  tous  noirs;  elle  ne  répond  pas  à  la  description  du  Diphysis 

(1)  J.  PiiitEz.  Contribution  à  la  faune  des  Apiaires  de  France  (Actes  Soc. 
Linn.  Bordeaux,  XWIU  [1879],  p.  205). 


Séance  du  27  décembre  1922.  323 

pyrenaica  Le  p.  Q  et  cependant  elle  porte  une  étiquette  de  la  main  de 
Lepeletier  avec  le  nom  de  D.  pyrenaica.  Un  examen  attentif  montre 
qu'elle  diffère  de  VO.  fuciformis  par  divers  détails  dans  la  forme  du 
clypéus  et  des  mandibules  et  dans  la  ponctuation. 

J'aurais  hésité  à  considérer  cette  Q  comme  spécifiquement  distincte 
de  ÏO.  fuciformis  si  je  n'avais  eu  la  bonne  fortune  de  retrouver  plu- 
sieurs individus  des  deux  sexes  de  cette  Osmie  et  de  prendre  une  Ç> 
dans  son  nid.  Les  caractères  du  cf  et  le  mode  de  nidification  m'ont 
convaincu  qu'il  s'agissait  d'une  espèce  nouvelle  dont  la  descrip- 
tion suit  : 

Osmia  alticola,  n.  sp.  — Oamiae  fuciformi  Latr.  similisa  qua 
dijfert  :  Ç  clypeo  antice  sinuato  et  satis  laie  impunctato,  indisco  crassius 
punctato;  mandibulariim  dente  terminali  obtysiore;  temporibus  et  sey- 
mento  quinto  abdominis  densius  punctatis;  segmenta  sexto  ad  apicem. 
acutiore;  pilis  segmenti  secundi  fere  omnibus  nigris.  —  Long.  13  mm. 

cf  abdominis  segmento  sexto  postice  mugis  exciso;  septimo  minus 
profunde  exciso,  dentibus  brevioribus  acutis.  —Long.  12  mm. 

Pyrénées-Orientales  :  pâturages  et  hauteurs  autour  des  étangs  de 
Camporeils  (environ  2.300  m.),  près  de  Fourmiguères  :  4  Ç  les  13, 
14  et  17  juin.  1922,  2  d*  le  14  juillet  1922;—  val  de  Llo  (vers 
cet  2.000  m..),   1    cf  le  8  juillet  1922. 

J'ai  pris  la  Q  butinant  sur  Trifolium  alpinum  L.  et  le  cf  sur 
Vaccinium  myrtillus  L.  et  V.  uliginosum  L. 

Cette  Osmie  se  place  à  côté  de  VOsniia  fuciformis  Latr.  Chez  les 
deux  espèces,  l'espace  subcordiforme  du  métathorax  est  poli  et  bril- 
lant, tandis  que  chez  les  autres  Osmies  européennes  du  même  groupe 
cet  espace  est  finement  sculpté  et  mat. 

La  Q  de  VO.  alticola  comparée  à  celle  de  VO.  fuciformis  a  les 
mandibules  à  dent  terminale  bien  plus  obtuse,  à  bout  arrondi;  le 
clypéus  a  le  bord  antérieur  tronqué  et  sinué  au  miUeu  (régufièrement 
echancré  en  arc  chez  0.  fuciformis)  et  assez  largement  imponctué; 
la  ponctuation  est  plus  grossière  sur  le  disque  du  clypéus  et  aux 
tempes  que  chez  VO.  fuciformis;  le  o^  segment  abdominal  est  plusden- 
sément  ponctué,  le  6°  de  forme  presque  triangulaire,  plus  anguleux  en 
arrière:  la  villosité  est  semblable  à  celle  de  VO.  fuciformis,  mais  le 
premier  segment  abdominal  est  seul  couvert  de  poils  fauves,  les  2^  à 
0'^  portent  des  poils  noirs  auxquels  sont  mêlés  quelques  poils  fauves 
au  bord  postérieur. 

Le  cf  de  VO.  alticola  a  l'échancrure  médiane  du  6*^  segment  plus  pro- 
fonde que  VO.  fuciformis,  à  angles  plus  saillants,  le  7°  segment  estéga- 


324  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

lement  bidenté,  mais  à  dents  plus  rapprochées,  courtes,  aiguës,  sépa- 
rées par  une  échancrure  moins  profonde. 

L'O.  alticola  est  également  très  voisine  de  VO.  maritima  Friese, 
mais  elle  s'en  distingue  facilement  par  l'espace  subcordiforme  du  nié- 
tathorax  brillant. 

D'après  Schmiedeknecht  (*)  VO.  fuciformis  construit  un  nid  aérien 
avec  du  sable  et  de  l'argile  dans  des  touffes  de  Graminées.  Celui  de 
VO.  alticola  est  complètement  différent.  J'ai  pris  une  9  au  moment 
où  elle  pénétrait  dans  son  nid  qui  est  souterrain;  celui-ci  était  établi 
sur  une  pente  gazonnée  et  l'orilice  en  était  dissimulé  sous  une  touffe 
de  Fétuque.  Il  consistait  en  une  galerie  oblique  longue  de  6  à  7  centi- 
mètres au  fond  de  laquelle  se  trouvait  une  seule  cellule  construite 
avec  une  sorte  de  pâte  verte  faite  avec  des  feuilles  ;  sur  toute  la  surface 
extérieure  de  cette  cellule  sont  collés  des  fragments  de  radicelles. 

En  résumé,  VO.  alticola  est  intermédiaire  entre  VO.  fuciformis  et 
VO.  maritima;  elle  se  rapproche  plutôt  de  la  première  par  ses  carac- 
tères morphologiques,  mais  par  sa  biologie  elle  se  place  à  côté  de  la 
seconde. 

Anthophora  talaris  J.  P.  —  Cette  Aheille  a  été  décrite  par 
J.  PÉREz  (2)  sans  indication  de  localité.  Bofill  (3)  Ta  citée  de  plusieurs 
localités  de  Catalogne.  J'ai  pris  cette  Anthophore  dans  les  Pyrénées- 
Orientales,  à  Banyuls-sur-Mer,  le  25  aoilt  1910  (1  9)  et  je  l'ai  re- 
trouvée de  nouveau,  dans  la  même  localité,  le  3  juillet  1922  (5  Q). 

Andrena  asperrima  J.  P.  —  Cette  Andrène  est  également  dé- 
crite par  J.  PÉREZ  (*)  sans  indication  de  localité;  elle  est  citée  de  Ca- 
talogne par  Bofill  (^j.  J'en  ai  vu  deux  Q  prises  à  Menton  (Alpes-Ma- 
ritimes) dans  une  série  d'Hyménoptères  que  notre  collègue  M.R.  Pou- 
tiers  a  eu  l'obligeance  de  me  communiquer. 

Osmia  rbinotropis  J.  P.  —  Décrit  par  J.  Pérez  (^)  de  Catalogne. 
La  collection  J. Pérez  ne  contient  qu'une  seule  9-  J'ai  retrouvé  cette 
espèce  à  Montlouis  (Pyrénées-Orientales),  le  11  juillet  1922  (1  9)- 


(1)  Schmiedeknecht.  — Apidae  europeae,  III,  p.  877. 

(2)  J.  PÉREZ.  —  Espèces  nouvelles  de  Mellifères  de  Barbarie,  p.  2. 

(3)  Bofill  y  Pichot.  —  Catalech  de  Insectes  de  Catalunya.  Âpidae,  p.  9. 
(4)J.  PÉREZ.  —  L.  c,  p.  33. 

(5)  Bofill  y  Pichot.  —  L.  c,  p.  18. 

(6)  J.  PÉREZ.  —  Espèces  nouvelles  de  Mellifères,  p.  17. 


Séance  du  27  décembre  1922.  325 

Note  sur  Tapinostola  extrema  Hb.  [Lep.  Xoctuidae] 

par  J.   DE    JûANNIS. 

M.  Ch.  Boi  RsiN  a  pris  le  18  juin  1922,  à  Ozoir-la-Ferrière  (Seine-et- 
Marne)  un  exemplaire  remarquable  de  Tapinostola  extrema  Hb. 
Cette  espèce  est  rarement  signalée  en  France,  elle  semble  encore 
assez  peu  connue,  je  crois  donc  utile  de  faire  quelques  observations 
à  son  sujet. 

La  figure  412  de  Hûbner  est  le  document  original  pour  cette  espèce. 
Malheureusement  il  semble  bien  que  cette  figure  était  défectueuse  et, 
de  plus,  avait  été  faite  d'après  un  sujet  un  peu  exceptionnel;  telle 
est  la  source,  je  crois,  des  incertitudes  qui  ont  plané  longtemps  sur 
cette  espèce  et  dont  on  trouve  des  traces  jusque  de  nos  jours.  Deux 
documents,  heureusement,  permettent  de  rectifier  et  de  comprendre 
la  figure  de  HCbner.  Premièrement  :  ïreitschke,  du  vivant  même  de 
HObxer  (t  i826),  nous  apprend  (Schm.  Eur.,  v,  2,  p.  315,  1823)  que 
l'exemplaire  type  appartenait  à  la  collection  de  l'abbé  Mazzola,  collec- 
tion qui,  depuis  la  mort  de  son  possesseur,  se  trouvait  au  Musée  de 
Vienne.  Secondement  :  Staudinger  en  1869  (Stett.  ent.  Zeltg,  XXX, 
p.  87)  nous  dit  que  Rogenhofer,  Custos  au  Musée  de  Vienne,  lui 
avait  apporté  en  communication  un  exemplaire  CC extrema  faisant 
partie  de  la  collection  Mazzola  et  qui  présentait  un  caractère  par- 
ticulier, la  frange  noire,  qui  se  retrouve  justement  sur  la  figure  de 
Hlbxer.  On  ne  trouvera  donc  pas  exagérée  l'affirmation  de  Staudinger 
ajoutant  que  c'était  presque  indubitablement  (fast  unzweifélhaft)  le 
type  lui-même  de  l'espèce  qu'il  a  eu  sous  les  yeux. 

Or.  pour  résumer  son  impression  en  présence  de  cet  exemplaire, 
Staudinger  nous  dit  que  ce  à  quoi  il  ressemble  le  plus,  c'est  une  Ç> 
de  concolor  Gn.,  avec  la  frange  noire  d'ailleurs  presque  comme 
HuBNER  le  représente.  Guenée  avait  décrit  son  concolor  (Sp.  gén,  v, 
p.  103)  d'Angleterre,  sur  des  exemplaires  de  la  collection  Doubleday, 
or  Staldlxger  nous  dit  (/.  c.)  qu'il  possédait  des  concolor  qui  lui  ve- 
naient précisément  de  Doubleday.  Il  était  donc  authenliquement  ren- 
seigné sur  l'espèce  nommée  par  Guenée  et  l'on  a  le  droit  de  rectifier 
les  imperfections  de  la  figure  412  de  Hubner  en  s'aidant  de  la  forme 
mieux  connue  :  concolor  Gn. 

T.  extrema  a  été  parfois  rapproché  de  T.  Bondi  Knaggs  [vulgo 
Bondii)  et  parfois  confondu  avec  lui.  Je  donnerai  donc  ici  les  caractères 
comparatifs  permettant  de  reconnaître  ces  deux  espèces,  m'aidant  de 
l'examen  que  j'ai  pu  faire  au  mois  d'août  dernier  des  collections  du 


326  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

British  Muséum  où  j'ai  vu  50  cxtrcma  et  45  Bondi  ;  à  ces  derniers  j'ai 
pu  ajouter  13  autres  T.  Bondi  des  collections  Fallou  et  Lakauuy  au 
ftluséum  de  Paris. 

On  peut  signaler  trois  catégories  de  caractères  distinctifs  :  coupe  des 
ailes,  dessins  de  l'aile  supérieure,  coloration  de  l'aile  inférieure;  j'o- 
mets le  dessous  et  divers  autres  caractères. 

1°  Coupe  des  ailes  :  caractère  très  net;  chez  extrenia  je  dirai,  d'un 
mot,  la  coupe  rappelle  celle  d'un  OrrJiodia,  le  bord  externe  à  l'aile 
supérieure  est  droit  et  vertical  à  partir  de  l'apex;  il  se  brise  eu 
angle  obtus  en  face  de  l'intervalle  entre  les  nervures  3  et  4  et  rejoint 
obliquement  le  bord  interne;  chez  Bondi  l'aile  est  allongée  à  l'apex 
à  partir  duquel  le  bord  externe  est  oblique  et  régulièrement  convexe. 
Les  ligures  7  et  8.  eu  particulier,  montrent  cette  différence  de  façon 
saisissante.  A  l'aile  inférieure,  extrema  présente  au  bord  externe  une 
légère  échancrure  en  lace  de  la  nervure  5,  tandis  que  Bondi  a  le 
bord  externe  arrondi  de  façon  continue. 

2"  Dessins  des  ailes  supérieures  :  ligne  postmédiane;  elle  commence 
de  la  même  façon  au  bord  interne  chez  les  deux  espèces  par  un  petit 
point  noir  sur  la  nervure  1,  un  peu  reculé  vers  l'angle  externe,  par- 
fois absent  d'ailleurs,  suivi  d'une  série  oblique  et  régulière  de  points 
sur  les  nervures  2,  3,  4  et  o  ;  le  point  sur  la  nervure  6  commence  à 
faire  tourner  la  ligne;  et  c'est  à  partir  de  là  que  la  différence  se 
marque  nettement.  Cette  ligne  ne  s'en  va  point  tout  droit  à  la  cùte 
comme  certaines  iconographies  le  représentent  (voir  Spuler,  pi.  42. 
fig.  23  et  24),  elle  décrit  un  tracé  rentrant  et  vient  aboutir  à  la  côte 
en  un  point  très  en  retrait  vers  la  base,  mais  chez  extrenia  cette  partie 
de  la  ligne  est  constituée  par  une  série  de  petits  points  noirs  en  hgne 
presque  droite,  tandis  (|ue  chez  Bondi  elle  est  arrondie  et  comme 
bombée.  On  peut  dire  encore  que  cette  ligne  de  points  chez  extrenia 
(à  partir  du  point  de  la  nervure  6)  forme  à  peu  près  la  corde  de  l'arc 
dessiné  par  les  points  de  Bondi. 

Ce  caractère  peut  être  parfois  délicat  à  apprécier  parce  que  ces  der- 
niers points,  chez  l'une  et  chez  l'autre  espèce,  sont  souvent  très  ré- 
duits, ou  même  absents.  Cette  remarque  explique  une  autre  série  d'im- 
perfections des  figures  représentant  ces  espèces  (entre  autres  la  fig.  412 
de  Hubner)  :  la  ligne  postmédiane  est  figurée  comme  s'arrètant  au 
milieu  de  l'aile,  on  omet  ainsi  la  partie  la  plus  caractéristique  de  son 
tracé  dans  le  cas  où  celui-ci  est  complet. 

Autre  trait  fort  remarquable.  La  frange  très  blanche  chez  Bondiest  en 
continuité  absolue  de  coloration  avec  l'aile,  sans  aucunes  petites  lignes 


Séance  du  27  décembre  1922.  327 

noires  internervuiaires  marginales,  tandis  que  chez  extremii  une  petite 
rangée  de  traits  noirs  marginaux  existe  toujours. 

Je  ne  puis  m'empêclier  ici  de  laire  remarquer  comijien  la  lecture 
du  texte  est  nécessaire  pour  l'intelligence  des  ligures.  Barrett,  dans 
ses  Lépid.  of  Brit.  Isl.,  t.  V,  1899,  p.  103,  lOG  et  p.  110-112.  donne 
des  descriptions  de  ces  deux  espèces  qui  m'ont  semblé  excellentes  ;  il 
indique  en  particulier  ce  caractère  delà  continuité  de  coloration  entre 
la  l'range  et  le  fond  chez  Bondi.  Or  examinez  les  figures  2  et  2  a, 
pi.  198,  (|ui  représentent  cette  espèce,  vous  y  verrez  une  ligne  noire 
à  la  base  de  la  frange,  ce  qui  contredit  formellement  la  description; 
on  dira  que  c'est  la  gravure  qui  transparaît  à  travers  le  coloriage.  Je 
le  sais,  mais  le  graveur  devait  éviter  cette  ligne,  et  actuellement  c'est 
le  texte  seul  qui  fait  savoir  qu'il  ne  faut  pas  en  tenir  compte. 

3'^  Aux  ailes  inférieures,  extrema  est  d'une  coloration  grise  ou  gris- 
noirâtre  à  peu  près  uniforme  ou  du  moins  régulièrement  dégradée  : 
chez  Bondi,  la  teinte  grise  est  interrompue  par  une  éclaircie  postmédiane 
blanchâtre  vague,  dont  la  limite,  du  côté  de  la  base,  forme  une  ombre 
noirâtre  très  nette. 

Pour  le  dire  en  passant,  la  forme  concolor  Gn.  qui  paraît  prédomi- 
ner en  Angleterre  e«t  une  race  d'extrenia  avec  les  points  «  toujours 
distincts  quoique  mal  exprimés  »,  dit  Guenêe;  souvent  même  ces 
points  disparaissent, 

Sur  le  continent,  extrema  parait  être  habituellement  plus  marqué  et 
la  frange  se  garnit  parfois  de  petits  paquets  d'écaillés  brunes,  dont 
le  développement  peut  amener  à  la  frange  noire  de  l'exemplaire  de 
HiJBNER  qui  parait,  par  ailleurs,  avoir  eu  les  points  assez  forts  et  le 
fond  assez  nettement  teinté. 

C'est  à  cet  égard  que  l'exemplaire  de  M.  Boursin  (fig.  4,  7)  est  par- 
ticulièrement remarquable.  Le  fond  de  l'aile  est  lavé  presque  en  entier 
d'un  jaune  de  terre  glaise,  les  lignes  de  points  très  nettes  et  la  frange 
commence  à  se  moucheter  de  brunâtre.  C'est  certainement  un  beau 
spécimen  pour  se  rendre  compte  des  possibilités  de  variations  de 
l'espèce. 

Autre  remarqup  :  feu  G. -A.  Polmade  a  signalé  {Bull.  Soc.  eut.  Fr., 
[18991,  p.  397),  la  capture  faite  par  lui  aux  lumières  électriques  de  la 
gare  de  Chantilly  d'un  exemplaire  qu'il  nommait  T.  Bondi  Knaggs. 
Cet  exemplaire  existe  dans  la  collection  Polmade  actuellement  au 
Muséum  de  Paris,  l'étiquette  porte  :  Lum.  électr.  Chantilly  6  juin  99. 
Or  c'est  un  T.  extrema  H  b .  caractérisé,  comme  la  figure  3  le  montre  : 
coupe  des  ailes,  traits  noirs  marginaux,  portion  finale  de  la  ligne  post- 
médiane, uniformité  de  coloration  des  inférieures,  tous  ces  caractères 


328  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

séparent  cet  exemplaire  de  T.  Bondi;  ainsi  jusqu'ici  cette  dernière 
espèce  n'a  point  été  trouvée  en  France  authentiquement. 

Autre  olîservation  :  M.  J.  Culot,  dans  son  admirable  ouvrage  sur 
les  Noctuelles  d'Europe,  lorsqu'il  arrive  à  T.  extrema  (t.  II,  p.  25) 
s'exprime  ainsi  :  «  Voir  la  précédente  de  laquelle  elle  se  distingue  à 
peine  ».  La  précédente  est  T.  Bondi.  Et,  de  fait,  si  l'on  examine  les 
figures  8  (Bondi)  et  9  {extrema)  de  la  planche  42,  on  y  cherche  en  vain 
une  diirérence  nette.  Si  je  ne  me  trompe,  l'auteur  a  été  victime  d'une 
détermination  inexacte.  La  figure  9,  désignée  comme  représentant 
extrema,  présente  tous  les  caractères  de  Bondi:  coupe  de  l'aile  (un peu 
trop  arrondie  cependant  à  l'apex),  absence  de  traits  marginaux,  post- 
médiane  bien  arrondie,  éclaircie  et  ombre  aiix  inférieures,  rien  n'y 
manque.  Quant  à  la  figure  8,  elle  est  au  contraire  un  peu  problématique  ; 
elle  présente  une  légère  ligne  grise  à  la  base  de  la  frange  aux  supé- 
rieures qui  fait  songer  vaguement  aux  traits  noirs  d'extrenia  ;  sa  ligne 
postmédiane  s'arrètant  au  point  de  la  nervure  6  ne  permet  pas  de 
préjuger  de  la  finale,  imperceptible  peut-être,  qu'elle  pouvait  compor- 
ter; par  ailleurs  la  coupe  arrondie  et  non  pas  tronquée  de  l'aile  supé- 
rieure et  surtout  de  l'aile  inférieure  en  tout  semblable,  à  ce  (lue  nous 
voyons  figure  9  font  penser  plutôt  à  T.  Bondi.  Ce  qu'il  y  a  de  certain, 
c'est  (|ue  la  figure  9  représente  Bondi  et  non  extrema  et  qu'aucune 
figure  ne  fait  connaître  extrema  avec  précision  dans  ce  bel  ouvrage. 

J'adresse  mes  remerciements  à  M.  le  Professeur  E.-L.  Bouvier  qui 
a  bien  voulu  m'autoriser  à  faire  représenter  sur  la  planche  ci -jointe 
trois  exemplaires  des  collections  du  Muséum,  à  M.  F.  Le  Cerf  qui  a 
bien  voulu  faciliter  mon  travail  et  à  M.  Le  Charles  qui  a  si  bien  com- 
posé cette  planche  dont  voici  le  contenu  en  détail. 

Fig.  ] .  Tapinostola  extrema  H  Ij  .    9   Hasse  Autriche  (sans  points 

noirs). 

2.  —  —        —     cf  Basse  Autriche. 

3.  —  —        —     cf  Chantilly  (collection  Poujade> 

Mus.  Paris). 

4.  —  —        —     cf  Ozoir-la- Ferrière   (Collection 

Boursin). 
0.  —        Bondi  K  n a gg s  cf  Angleterre  (collection  Fallou> 

Mus.  Paris). 
6.  ~  —        —     cf  Angleterre     (collection     La- 

FAURY>  Mus.  Paris)  ('). 

(1)  Un  petit  accideiit  à  la  yravure   a  léjièreinent  altéré  la  forme  du  bord 


Séance  du  27  décemlnr  1022.  329 


7.  Aile  supérieure  du  n"  4,  grandie 

8.  —  —        du  n"  6,  grandie. 


le. 

A  titre  de  complément  j'ajoute  (|ue  la  figure  337  de  HeriuchSciiaeffer 
me  paraît  bien  être  un  vrai  extrana  comme  la  planche  le  porte,  con- 
formément à  ce  qu'ont  dit  notamment  Guenke  et  Staudixger  et  non 
point  UD  py  g  mina  Ha\\  .  (fulva  Hb.)  comme  le  dit  Sir  G. -F.  Hampsox 
(Gâtai.  B.  M.,  IX,  p.  288).  Quant  aux  figures  données  par  J.-W.  Ti'tt 
{Ent.  Rec.  IV,  pi.  C,  fig.  1,  2,  3),  le  catalogue  Staudinger  et  Sir  G.- 
F.  Hampson  ont  fait  justice  de  leurs  dénominations  fantaisistes. 


ELECTIONS  ANNUELLES 

La  Société,  conformément  à  ses  Statuts  et  à  son  Règlement,  et  pour 
la  quatre-vingt-onzième  fois  depuis  sa  fondation,  procède  au  reni'uvel- 
lement  de  son  Bureau,  de  son  Conseil  et  de  ses  Commissions  spé- 
ciales. 

Sont  élus  ou  maintenus  pour  1923  : 

MEMBRES  DU  BUREAU 

Président MM.  A.  Magdelalne. 

Vice-Président F.  Picard. 

Secrétaire L.  Chopard. 

P^  Secrétaire  adjoint L.  Berlanô. 

2^  Secrétaire  adjoint J.  Berlioz. 

Trésorier Ch.  Lahalssois. 

Archiviste-Bihliotliéaiire J.  Magxin. 

Archiviste- Bibliothécaire  adjoint.  G.  Pécoud. 

CONSEIL 

MM.  Et.  Rabaud,  —  R.  Peschet,  —  J.  Surcouf  {membres  restants), 
— ■  A.  MÉQUiGNON,  —  L.  Lhomme,  —  F.  Le  Cerf  [membres  nouvenijujc)^ 
—  elles  membres  titulaires  du  Bureau. 

externe  de  l'aile  supérieure  gauche;  il  est  facile  de  rectifier  ce  contour,  l'aile 
en  question  étant  précisément  celle  qui  se  trouve  grandie  dans  la  figure  8 
avec  son  bord  externe  risoureusement  exact. 


330  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

COMMISSION  DE  PUBLICATION 

MM.  R.  Benoist,  —  L.  Fage,  —  J.  de  Joanxis,  —  P.  Lesxe,  —  les 
membres  titulaires  du  Bureau  et  les  Secrétaires  adjoints. 

COMMISSION  DE  LA  BIBLIOTHÈQUE 

MM.  H.  Desbordes.  —  J.  de  JoAxxis, —  P.  Lesne,  —  et  les  membres 
titulaires  du  Bureau. 

COMMISSION  DES  COLLECTIONS  (1923-1925) 
MM.  A.  Bayard,  —  G.  Bknard.  —  H.  Desbordes.  —  H.  de  Fran- 

CHESSIX,  —  J.  DE   JOAXMS. —  J.  MAGNIN   Ot   E.    SeGUY. 

COMMISSION  DES  PRIX  DOLLFUS  ET   PASSET 

MM.  le  D"^  V.  AuzAï,  —  L.  Chopard,  —  .1.  de  .Ioannis,  —  L.  LeCuar- 
LES,  —  L.  LÉcuRU,  —  P.  Lesxe,  —  A.  MÉoLiGxox,  —  F.  Picard  et 
L.  Semichon. 


Bulletin  bibliographique. 


Brèthes  (D""  Juan)  :  Himenopteros  y  Dipteros  de  varias  proccdencias 
[An.  Soc.  aient  Argentina,  XCIII,  p.  119  etsuiv.). 

Brocher  (D""  Franck)  :  La  Tête  du  Frelon  {Vespa  crabro).Étuàe  anato- 

mique.  {Bull.  Inst.  Nat.  Genevois,  XLV). 
Bruche  (Carlos)  :  Esludios  Mirmecologicos  {Bev.  Mus.  de  la  Plata, 

XXVL  p.  171  à  211). 
Id.  :  Description  de  una  curiosa  Ponerina  de  Cordoba  {Discothyrea  neo- 
tropica)  [Physis,  Bev.  Soc.  Arg.  de  Cienc.  nat.,  IV,  p.  400-103). 
Id.  :  Metamorfosis  de  Cotinis  semlopaca  Moser  —  (Coleoptero-Lamelicor- 

nio),  (/.  c.,IV,  p.  393-399). 
Id.  :  Nuevos  Huespedes  de  Hormigas  procedentes  de  Cordoba  (/.  c,  IV, 

p.  186  à  195). 


Séance  du  27  décembre  1922.  331 

Bruche    (Carlos)  :    La  forma    macroplera  de  Xeoblissus  [jcn'usitaster 

Bergrotli  (/.  c,  IV,  p.  353  et  suiv.). 
In.  :  Observaliones  Biologicas  sol)re  Temnocera  spiiiigem  Wied.  (Di- 

ptera  Syrpliidae  {Rev.  Mus.  de  la  Plata,  XXIV-XI,  p.  176-181). 
Id.  :  Ccrambicidos  Argentinos  nuevos  o  poco  conocidos   (/.  c,  p.  7 

à  29). 

BuGNiON  (E.)  :  Note  relative  à  VAmeles  spallanziana  {Bull.  Soc.  zool. 

Fr.,XLVII,n'6-7). 
Id.  :  Themoults  of  Empusa  egena  {Bull.  Soc.  eut.  d'Egijpte,  1920). 
Id.  :  La  larve  de  la  Luciole  [Ann.  Se.  nat.). 
Id.  :  Eludes  relatives  à  l'anatomie  et  à  l'embryologie  des  Vers  luisants 

ou  Lampyrides  {Bull.  biol.  Fr.  et  Belg.,  CVI). 
Id.  :  Luciola  Nicollieri  sp.    nov.    de  Ceylan   {Spolia   zeylamca,  XII, 

p.  4o). 

BuYssox  (H.  du)  :  Becherches  synonymiques  sur  Argas  re[h.rus  Fabr. 
{vQYy\^)(^X  Ixodes  inarginatm  ¥^hY.  (verus)  {Mise.  m^.,XXVI,  n°î7j. 

Champion  (G.  C.)  :  Tlie  geographical  distribution  and  synonymy  of 
the  Dasytid-Beelle  .icanthocnemui  nigvicuns  Hope  (^  ciliatus 
Perris)  {Ent.  monthly  Mag,  ,  S"  ser.,  VIII). 

Id.  :  Some  Indian  Coleoptera  (/.  c.). 

Id.  :  The  S.  African  spec^es  of  AUalus  Er.  and  some  ailied  forms 
(Coleoptera),  {Ann.  Mag.  nat.  Hist.,  ser.  9,  IX,  p.  370). 

Id.  :  The  African  species  of  Ebaeus  Er.  with  au  Account  of  their  ac- 
cessory  cf  characters  (Coleoptera)  (/.  c,  p.    217). 

Chaten.w  (A.)  :  Contribution  à  l'Étude  de  la  Faune  de  Microcavernes 
dans  le  département  du  Jura. 

CoDiNA  (A.)  :  Claricies  per  la  Zoogeogralîa  dels  Canibus.  [Col  Cara- 
binae]  de  Catalunya.  Descripcio  de  dugues  formes  noves.  —  Un  cas 
teratologique  notable  {Butll.  hist.  cat.  Hist.  nat.,  oct.  1921). 

CocKERELL  (T.-D.-A.)  :  Australian  Bées  in  the  Queensland  Muséum 

{Mem.  Queensland  Mus.  1921). 
In.  :  New  Bées  from  the  Madeira   Islands  (Hym.j,   {Proc.  Ent.  Soc. 

Wusinhgton,  XXIV,  n°  1). 
Id.  :  A  New  Asilid    Flyfrom    The   Madeira    Islands   {l.   c,  XXIII, 

n'^'  9). 

Id.   :   A  Policy  l'or  the  U.  S.  National  .Muséum  {The  ScientificMonthlg, 

1919-1920). 
Id.  :  Some   Neotropical  Meliponid  Bées  {Bull.  .im.  Mus.  Nat.  Hist., 

XLII,    p.    4o9-468). 


332  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

CoRËCKELi.  (T.-D.-A.)    :  Somc  Brilish  Fossil  Insccts  (Tlic  Can.    Ent.^ 

p.  21). 
Id.  :  A  uew   Trigonalid  fi'om  India   (Hym.)  (Proc.  eut.  Soc.  Wash- 
ington.   XXII.    407). 
Id.  :  Somo  Fossil  Insccts  from  Florissant.  Colorado  [l.c.  LUI,  p.  389- 

392). 
Id,  :  Observations   on   insccts    [finll.    y ew- Mexico   Collège  of    Agr.. 

n°  35). 
Id.  :  The  Fauna  of  Boulder  Cnunty,  Colorado  {Uaiversiiy  of  Colorado 

studies,   XII,   n"    1). 
Id.  :  Sonic  Bées  from  Brilish  Giiiana  [Scient.  Papers  of  the  Unir,  of 

Michigun,  n°  23). 
Id.  :  Xcw  American  Bées  [Proc.    Biol.    Soc.    of    ]yasliivgion.  XVIII. 

,p.  177-184). 
Id.  :  The  Becs  of  Peaccful  Valley,  Colorado  {Journal  Neir  York  ent. 

Soc,  XXVII,  no  4). 
Id.  :  Dragon  flics  from  llie  Englisli  Oligocène  [Proc.  biol.  Soc.  Wush 

ington.  XXIX,  p.  89-92). 
Id.  :  Tables  for  the  détermination  of  Xe\\  Mexico  Bées  /?«//.  l'nir.  of 
New   Mexico,   I,  n"  1). 

G.  M. 


Le  Secret  aire-gérant  :  L,  Coopard. 


Typographie  Firmin-Didot   et  C".  —  Paris. 


Bull.  Soc.  ent.  F?-.  [1922],  N°  20 


Pl.  3. 


,# 


*!>'**■»♦ 


Tapinostola  extrema  Hb.  —  Tapinostola  Bondi  Knaggs. 


1922,  —  r  21. 

BULLETIN 


DE    ILiA. 


r     r 


SOCIETE  EKTOMOLOGIOIE 


DE    FRANCE 


FONDEE   LE    29    FÉVRIER    1832 

RECONNUE  COMME  INSTITUTION  D'UTILITÉ  PUBLIQUE 
PAR   DÉCRET   DU   23  AOUT  1878 

Natura  maxime  miranda 
in  minimis. 


PARIS 

AX7    SIÈGE    DE    LA.    SOCIÉTÉ 

HOTEL   DES   SOCIÉTÉS   SAVANTS8 

28,  Rue   Serpente,  VI' 
1922 

■■^■v  Le  Bulletin  paraît  deux  fois  par  mois. 


CABINET  ENTOMOLO&iaUE  E.  LE  MOULT 

4,  rue  Dumèril,  Paris  (XIII«).        i  34,  Bd  des  Italiens,  Paris. 

Téléphone  :  Gob.  36.13.  |  Téléphone  :  Central  :  65.35. 


J'ai  le  plaisir  d'informer  mes  collègues  que  je  viens  d'acquérir 
les  cabinets  Max  Bartel  {Lépidoptères  paléarctiques)  et  Herm.  Rolle 
{Insectes  de  tous  ordres).  Ces  collections  sont  actuellement  à  Paris 
et  j'aurai  à  céder  beaucoup  de  lots  d'occasion,  à  des  prix  très 
avantageux. 

Je  rappelle  aussi  que  j'ai  acheté  tous  les  droits  de  traduction, 
d'édition  et  de  réédition  de  l'ouvrage  de  M.  le  D""  Seitz  :  Les  Macro- 
lépidoptères du  Globe,  partie  édition  française. 

S'adresser  à  mon  cabinet  pour  toutes  les  souscriptions  et  pour 
la  suite  de  l'ouvrage.  Eh  attendant  l'impression  du  texte,  je  peux 
fournir  les  nouvelles  planches  parues  au  prix  de  2  francs  chaque 
pour  les  abonnés. 

A  vendre  de  suite  : 

De  la  Faune  exotique,  jusqu'au  fascicule  n^  202  inclus,  à 
4  francs  le  fascicule. 

La  Fmine  paléarctique  complète ,  actuellement  terminée , 
comprenant  130  fascicules  :  360  francs  (pour  détails  complémen- 
taires, demander  ma  circulaire  envoyée  contre  0  fr.  25  pour 
réponse). 

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blanches  ou  noires,  le  mille,  13  fr.  80;  ne  se  vendent  que  par 
500  d'un  même  numéro.  Épingles  acier  de  Karlsbad,  le  mille  du 
même  n^,  19  fr.  75,  le  cent,  2  francs.  Filets,  pinces,  paillettes,  éti- 
quettes, etc.  Loupes  entomologiques,  très  soignées,  fermantes  et  non 
fermantes,  grossissement  de  13  à  35  fois,  prix  45  à  110  francs. 

Lépidoptères  et  Coléoptères.  —  Grand  choix  de  lots  d'occa- 
sion à  des  prix  très  réduits.  Demander  listes  spéciales. 

Je  suis  acheteur  de  toutes  collections  et  lots  d'origine,  ainsi 
que  de  raretés  et  de  belles  espèces  pour  la  décoration. 

Envoi  des  catalogues  suivants  contre  :  Lépidoptères  1915, 
0  fr.50;  Coléoptères  paléarctiques  N°  1,  1912,  0  fr.  75;  Coléoptères 
exotiques,  1913,  1  franc.  Liste  de  matériel,  0  fr.  25;  Liste  de  lots 
d'occasion  Lépidoptères,  0  fr.  50;  Liste  de  lots  d'occasion  Coléo- 
ptères, 0  fr.  75;  Catalogues  des  fantaisies  entomologiques,  0  fr.  75. 

En  échange  de  bonnes  espèces  que  j'ai  en  séries,  je  puis  accep- 
ter de  bons  timbres-poste  pour  collection. 


Nota.  —  Il  est  rappelé  à  MM.  les  Entomologistes  que  j'ai  acheté  avant 
la  guerre  le  Cabinet  J.  CLERMONT,  et  que  toute  la  correspondance  con- 
cernant ce  Cabinet,  doit  être  adressée  à  E.  LE  MOULT,  4,  rue  Duméril, 
Paris  (XIIP). 


BULLETIN 


DE    LA 


SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANGE 


TABLE  ALPHABÉTIQUE  PAR  NOMS  D'AUTEURS 

AcHARD  (.1.).  —  Description  d'un  Galérucide  nouveau  [Col.  Chryso- 
melidae],  37.  —  Les  variations  du  Doryphorella  rubropunctata 
De  Geer  [Col.  Chrysomelidae],  1H.  —  Observation  sur  quel- 
ques Sicaphidium  01.  [Col.  Scaphidhdae,  260. 

AuzAT  (D""  V.).  —  A  propos  du  Saprinus  tenuistrius  Marseul  [Col. 
Histeridae],  233. 

BÉNARD  (G.).  —  Description  d'une  nouvelle  espèce  de  Polyhirma  de 

l'Afrique  Orientale  [Col.  Carabidae],  166. 
Benderitter  (E.).  —  Trois  Rutélides  nouveaux  d'Asie  orientale  [Col. 

Scarabaeidae],  38.  —  Un  Rutélide  nouveau  du  Venezuela  [Col. 

Scarabaeidae],  147. 
Benoist  (R.).  —  Hyménoptères  iMIifères  nouveaux  pour  la  faune 

française,  322. 

Berland  (L.).  —  Notes  sur  les  Hyménoptères  fouisseurs  de  France,  I, 
190. 

Bbrland  (L.)  et  SÉGUY  (E.).  —  Sur  un  Papillon  nuisible  au  Jasmin 
cultivé,  le  Glyphodes  unionalis  Hûbner  et  sur  un  Tachinaire  qui 
le  parasite  :  ZenUlia  roseanae  B.   B. 

Billère  (S.).  —  A  propos  d'un  cas  de  synonymie  [Lép.],  241. 

BouRiioiN  (A.).  —  Diagnoses  préliminaires  do  Buprestides  de  l'Indo- 
Chine  française  [Col.],  20.  —  Description  d'un  Heterosoma  nou- 
veau de  Madagascar  et  diagnoses  préliminaires  de  quatre  Agri- 
lus  nouveaux  de  Tlndo-Chine  française    [Col.J,  167. 

Bull.  Soc.  enl.   Fr.  [1922]  N"  21 


334  Table  des  auteurs. 

Chobaut(D''  a.).  —  Note  compléraen  taire  sur  la  larve  primaire  de /?/</j9i- 
diusDenisiChoh .[Col.  Ehipiphoridâe].  47.  — Tableau  dichotomi- 
que des  Anthribus  de  France  et  description  d'une  espèce  et  d'une 
variété  nouvelles  [Col.  ANTHRiumAE],  83.  —  Mœurs  du  Saprinu.^ 
lautus  Er.  I^Col.  Histeridae],  182.  —  Un  Ontlwpliagus  taurus 
Schreber  monstrueux  Col.  Scarabaeidae],  201.  —  Description 
d'une  espèce  nouvelle  de  Saprinus  du  Nord  de  l'Afrique  [Col. 
Histeridae],  233.  —  Mœurs  de  {'Onitis  Belial  F.  [Col.  Scara- 
BAEmAE],  264. 

CnopARD  (L.).  —  Sur  une  espèce  douteuse  de  Manlide  de  la  faune 
française  [Orth.],  lo.  —  Description  d'un  nouveau  .\turmecopliUa 
du  Soudan  égyptien  [Orth.  GRVLLmAE], 42.  —  Présentation  d'Insec- 
tes vivants  [Orth.  Maxtidae],  78.  —  Contributions  à  la  faune  des 
Orthoptères  de  France  (3**  note),  103.  —  Les  Polyplmga  du  groupe 
du  sinensis  Walk.  [Orth.  Blattidae],  194. 

Clément  (P.).  —  Captures  de  Coléoptères  de  France,  48. 

Clermont  (J.).  —  Présence  du  Leptinotarsa  decemliiieata  Say  [Col. 
Chrysomelidae]  en  France,  166. 

Demaison  (Ch.).  —  Captures  [Col.  HisTERmAE],  85. 

Demaison  (L.).  —  Distribution  géographique  de  Nodaria  nodosaUs 
H. -S.  dans  le  midi  de  la  France  [Lep.  Noctlidae],  79.  —  Note 
sur  Acalla  husUana  L.  ah.  signana  Tengstr.  [Lep.  Tortrici- 
dae],  174. 

Denis  (J.-R.).  —  Sur  les  Aptérygotes  de  France.  III.  Description  d'un 
CoUembole  nouveau,  13o.  —  Sur  deux  Collemboles  de  l'Afrique 
du  nord  [Apt.],  284. 

Desbordes  (H.).  —  Description  de  deux  Hislérides  nouveaux  de 
l'Inde  [Col.],  7.  —  Description  du  Xiphonotus  Sicardi,  n.  sp.,  de 
Madagascar  [Col.  Histeridae].  —  Description  de  deux  espèces 
nouvelles  et  d'un  genre  nouveau  appartenant  à  la  famille  des 
Histeridae  [Col.],  235.  —  Description  d'un  Ihjpocaccidus  nouveau 
du  Congo  helge  [Col.  HisteridaeT],  292. 

DuMONT  (C).  —  Diagnoses  de  Lépidoptères  nouveaux  du  Nord  de 
l'Afrique,  215.  —  Diagnoses  de  Lépidoptères  nouveaux  du  Nord 
de  l'Afrique,  242.  —  Sur  Hydraecia  Huclterardi  Mab.  [Lep.  Noc- 
tuidae],  275.  —  Diagnoses  de  Lépidoptères  nouveaux  du  Nord 
de  l'Afrique  [Noctuidae,  Hadeninae],  275. 

Fagniez  (Ch.).  —  Deux  nouveaux  Duvalites  des  Alpes-Maritimes  [Col. 
Carabidae],  88.  —  Nouveaux  Coléoptères  cavernicoles  des  Alpes- 
Maritimes,  317. 


Année  Wn.  33;i 

Falcoz  (L.)-  —  DiagDOses  de  deux  Cryptophagus  nouveaux  de  Sar- 
daigne  [Col.  Cryptophaginae],  189.  —  Notes  biologiques  sur  di- 
vers Insectes  des  environs  de  Vienne  en  Dauphiné,  223. 

Fleuïiaux  (E.).  —  Omissions  bibliographiques  (2°  note),  31.  —  Des- 
cription d'un  genre  nouveau  et  d'une  espèce  nouvelle  de 
Melasidae  [Col.],  72.  —  Melasidae  nouveaux  d'Indo-Chine  [Col.], 
113.  —  Trois  Melasidae  nouveaux  [Col.],  148. 

Gautier  (D''  Cl.).  —  Description  d'une  nouvelle  espèce  de  Praon 
[Hym.  Braconidae,  Aphidiinae],  239. 

HÉMON  (H.).  —  Capture  [Col.  Cerambycidae],  6. 

Hervé-Bazin  (J.).  —  Description  d'une  nouvelle  espèce  de  Korinchia 
de  l'Inde [Dipï.  Syrphidae],  122.  —  Encore  unnouveau  Korinchia 
de  la  région  orientale  [Dipt.  Syrphidae],  213. 

HuBAULT  (E.).  —  Un  cas  d'allotrophie  chez  Carabus  auvatus  L.  [Col. 
Carabidae],  29o. 

HusTACHE  (A.).  —  Synonymie  et  dispersion  de  Pantomoriis  Godmani 
Crotch  [Col.  Curculionidae],  100.  —  Nouveaux  Alcides  du  Congo 
français  (Col.  Curculionidae],  150. 

Jeannel  (D""  R.).  —  Deux  Choleva  nouveaux  de  France  [Col.  SiLPm- 
dae],  24.  —  Sur  les  Choleva  des  Iles  Britanniques  [Col.  Silphi- 
dae],  49.  —  Un  Silphide  cavernicole  nouveau  du  Jura  Bernois 
[Col,],  202. 

JoANNis  (J.  de).  —  Demande  de  chenilles  de  Bombycides,  6.  —  Quel- 
ques espèces  de  Noctuelles  intéressantes  ou  nouvelles  pour  la 
faune  française  [Lep.],  40.  —  Note  sur  la  chenille  de  Platyedra 
vilella  Z.  [Lep.  Gelechhdae],  247.  —  Duponchel  ou  Zeller?  note 
complémentaire,  277.  —  Deux  nouvelles  espèces  de  Pyralidae 
du  Maroc  [Lep.],  305.  —  Invasion  de  Criquets  dans  l'Ouest  de  la 
France,  315.  —  Note  sur  Tapinostola  extrema  H.  [Lep.  Nogtui- 
dae],  325. 

KiEFFER  (J.-J.).  —  Trois  nouvelles  espèces  de  Limnochironomus  du 
Sleswig-Holslein  [Dipt.],  50.  —  Observations  biologiques  sur 
quelques  Coléoptères,  285.  —  Capture  [Hem.  Hydrometridae],  292. 
Notes  synonymiques,  292.  —  Diagnose  de  quelques  nouveaux 
Tanypodines  [Dipt.],  296. 

Laboissière  (V.).  —  Descriptions  de  Galerucini  nouveaux  du  Yunnan 
et  de  l'Indo-Chine  [Col.  Chrysomelidae],  101. 

Lacroix  (J.-L.).  —  Note  sur  Panorpa  gennanica  L.  en  France 
[Mecoptera],  90.  —  Notes  de  chasse,  251. 


336  Table  des  auteurs. 

Lavallke  (A.).  —  Observations  sur  Larentia  variata  (Schiff.)  et 
L.  obeliscata  (Hb;)  [Lep.  Geometridae],  308. 

Le  Cerf  (F.).  —  Description  d'un  Salamis  nouveau  de  l'île  Maurice 
[Lep.  Nymphalidae],  287. 

Lesne  (P.).  —  Sur  les  mQ:'urs  du  Tenehrio  molitor  L.,  111.  —  Sur 
quelcjues  Coléoptères  de  la  faune  française,  26G.  —  Capture 
[Dermaptera],  292. 

Lestage  (.J.-A.).  —  Description  d'iui  Rapbidide  algérien  nouveau, 
Estocn  Crosl  [Neur.],  17o.  —  Note  sur  le  genre  Nirvius  Navas 
(=  EphenieraL.)  [Ephemeroptera],  233. 

Lhùste  (L.).  — Capture  [Col.  Melasidae],  31o. 

Lichtenstein  (J.-L.)  et  Grasse  (1^.).  —  Une  migration  d'Odonates,  160. 

Oberthur  (Ch.).  —  A  propos  de  la  synouymie  de  certains  îlesperia  et 
Lycaenidae  américains  [Lep.  Rhopalocera],  124.  —  Note  recti- 
ficative [Lep.  Rhopalocera],  2o0. 

PÉcouD  (G.).  —  Capture  [Col.  Cârabidae],  6. 

Peschet  (R.).  —  Description  d'un  Orcctochiltis  nouveau  de  Sumatra 
[Col.  Gyrimdae],  293. 

Peverimhoff  (P.  de).  —  Nouveaux  Coléoptères  du  Nord-Africain. 
Quarantième  note  :  Récoltes  de  M.  le  D""  R.  Maire  vers  le  sommet 
du  Tachdirt  (Grand  Atlas  marocain},  60.  —  Nouveaux  Coléoptères 
du  Nord- Africain.  (Quarante  et  unième  note  :  Hydvoscaphidae. 
73.  —  Nouveaux  Coléoptères  du  Nord-Africain.  Quarante-deuxième 
note  :  le  genre  Amauronyx  [PsELAPumAE],  20o.  —  Nouveaux 
Coléoptères  du  Nord-Africain,  Quarante-troisième  note  :  Récoltes 
de  M.  le  D'"  Heimsch  dans  l'Erg  Iguidi  (Sahara  occidental),  318. 

Pic  (M.).  —  Diagnoses  d'Hétéromèrcs  du  ïonkin  [Col.],  66.  — Dia- 
gnoses  de  Dasytides  asiatiques  [Col.  CANTHARmAEj,  loo.  — 
Coléoptères  exotiques  nouveaux,  169.  — Diagnoses  d'Hétéromèrcs 
derindo-Chiue  [Col.1,  208.  —  Diagnoses  de  Coléoptères  africains 
des  récoltes  de  M.  Guy  Babault,  238. 

Picard  (F.).  —  Notes  biologiques  sur  quelques  Hyménoptères,  27.  — 
Note  sur  la  biologie  de  MeUltobia  acasia  Walk.  [Hy.m.  Chalci- 
didae],  301. 

Poisson  (R.).  —  Hémiptères  aquatiques  nouveaux  pour  la  faune 
normande,  75.  —  Armature  génitale  et  structure  chitineuse  du 
pénis  dans  le  genre  Gerris  [Hem.  Hydrometridaè],  171.  —  Arma- 
ture génitale  et  squelette  chitineux  de  l'organe  copulateur  chez 


Année  1922.  337 

les  Hémiptères  aquatiques  (deuxième  note  préliminaire),  269.  — 
Les  Notonectes  de  la  région  normande  [Hem.],  299. 

PouTiERs  (R.).  —  Note  sur  la  présence  en  Tunisie  de  Plithorimnea 
operculella  Zell.  [Lep.  Gelechudae],  30. 

Rabaud  (El.).  —  Sur  le  régime  alimentaire  (ÏArgijnnis  (lia  L.  |Lep. 
Nymphalidae],  166. 

Rostand  (.1.).  —  Note  sur  l'habitat  des  larves  pocdogénétiques  du 
genre  Miastor  [Du^t.  Cecidomvidae],  89. 

RoYEH  [D""  M.].  —  Collections  entomologi(iues,  260.  —  Les  tijpes  de  )a 
collection  d'Hémiptères  do  l'abbé  G.  d'Antessanty,  268.  —  Un 
Aradide  nouveau  pour  la  faune  française  [Hem.].  —  Noie  sur  le 
Stenolemus  Novah-l  Horvath  [Hem.  Reduviidae],  321. 

Sainte-Claire  Deville  (.1.).  —  Capture  [Col.  Ceiiambygidae],  o9.  — 
Coléoptères  nouveaux  pour  la  faune  franeaise,  67.  —  Note  sur 
les  Nebria  brevicollis  F.  et  iberiea  IVIfinst.  [Col.  Carabidae] 
(3"  note),  157.  --  Description  d'un  Pterostichus  nouveau  de 
France  [Col.  Caiubidae],  210.  —  Renseignement,  260. 

SÉGUY  (E.)  et  Baudot  (E.).  —  Note  sur  les  premiers  états  du  Bom- 
biilius  fagax  Wied.  [Dipt.  Bombyliidae]j  139. 

Semichon  (L.).  —  Sur  la  nymphe  de  Melecta  armata  Panzer  [IIym. 
Apid.\e],  192. 

Simon  (E.).  —  Description  de  deux  Arachnides  cavernicoles  du  Midi 
de  la  France,  199. 

Surcoup  (.1.).  —  Diptères  piqueurs  du  Laos  [Tabanidae],  (2°  note),  13. 
—  Note  sur  un  Diptère  à  vie  larvairi^  littorale,  Tabanus  {Ochrops) 
Seurati,  n.  sp.,  297.  ,, 

Tiiéry  (A.).  —  Description  d'un  genre  de  Bupreslides  nouveau  du 
groupe  des  Agrilites  et  remarques  sur  quelques  genres  de  ce 
groupe,  116. 

Tompkins  de  Garnett  (R.).  —  Tableau  des  espèces  du  genre  Bu- 
prestis  L.  appartenant  à  la  faune  de  l'Amérique- du  Nord  et 
description  d'une  variété  nouvelle  [Col.  Buprestidae],  9.  — 
Notes  sur  le  Dinapate  Wrighti  Horn  [Col.  Bostrychidae|.  119. 

Trouvelot  (B.).  —  Sur  la  présence  en  France  d'un  nouvel  ennemi 
des  arbres  fruitiers,  Laspegresia  molesta  Busck.  [Lep.  Tortri- 
cidae],  220. 

Turati  (Comte  E.).  —  Description  d'un  nouveau  genre  et  d'une  nou- 
velle espèce  de  Pgrnlidae  [Lep.],  127. 

TuRiNKTTi  (L.).  —  Capture  [Dipt.  Culicidae],  98. 


Il 

TABLE 

DES 

FA3IILLES, 
GENRES,  SOUS-(IENRES,  ESPÈCES  ET  VARIÉTÉS 

NOUVELLEMENT   DÉCRITS  DANS  CE  BULLETIN 


Nota.  —  i"  Les  noms  en  capitales  désignent  les  familles  et  tribus  nouvelles. 
—  Les  noms  en  caractères  égyptiens  désignent  les  genres  ou  sous- 
genres  nouveaux.  —  Les  noms  en  italiques  désignent  les  espèces,  sous- 
espèces  et  variétés  nouvelles. 

2°  Cette  table  contient  également  les  noms  nouveaux  appliqués  aux  genres, 
sous-gonres,  espèces  et  variétés  mis  en  synonymie.  —  Les  caractères 
employés  sont  les  mêmes  que  ceux  indiqués  ci-dessus. 
Signes  spéciaux  :  ||  nom  préoccupé;  —  t  nom  pris  dans  une  acception 
autre  que  le  sens  déterminé  par  la  description  originale  de  l'auteur 
auquel  on  se  réfère;  — =  synonyme  de...;  —  f  espèce  fossile. 


INSECTA 
APTERYGOTA 

Archisotoma  dimorpha  Denis,  135. 

COLEOPTERA 


Acrobolbia  triangularifi  Bendorit- 

ter,  147. 
Adoretus  fuiiiatus  Bcnderilter,  39. 
Aediarthromorpha  Pic,  239. 
Agrilus  aeneoclanis  Bonvgo'm,  22. 

aumlilis  Bourgoin,  22. 

blatteicollis  Bourgoio,  168. 

coclicus  Bourgoin,  23. 

njnneoinrms  Bourgoin,  23. 


Dupoi'ti  Bourgoin,  22. 

erytltrostictus    Bourgoin,   109. 

Fleutiauxi  Bourgoin,  22. 

Fûuqiieti  Bourgoin,  168. 
Agrilus  mo.cellus  Bourgoin,  22. 

proetextus  Bourgoin,  22. 

octosticim  '^Bourgoin,  23. 

Yaulogeri  Bourgoin,  169. 
Alcides  bifasciatus  Hustacho,  ly2. 


Année  1022. 


339 


castaneipennis   Hastache,    151. 

gossijpli  Hustache,  loO. 

khadense  Hustache,  lo4. 
Amara  Mairei  Peyerimhoiï,  60. 
Amarygmus  Phungi  Pic,  208. 

tonkineus  Pic,  66. 
Amauronyx  Bordel  Peyerimhoiï, 

203. 
Aaùcyc\is,direrseimnctatusPïC ,  Q~ . 

minimus  Pic,  67. 
Anaedus  atripes  Pic,  209. 

latior  Pic,  209. 
Anthribus  Clopi  Chobaut,  87. 

nebulosus  Gavoiji  Chobaut,  88. 
Asemochrysus  Vitalisi  Bourgoin, 

21. 
Aubertia  Théry,  116. 

paradoxa  Théry,  118. 
Bathysciola    Nerusorum  Fagniez, 

317. 
Bossionus  Fleutiaux,  72. 

Janseni  Fleutiaux,  72. 
Brachyrrhinus  Tornezyi  Peyeritn- 

hoir,  63. 
Buprestis    viridisuturalis    Lesnei 

Tompkins  de  Garnelt,  12. 
Cerocamptus  saigonensis  Pic,  209. 
Ghelonariuiu  spursenotatum  Pic, 

169. 
Choleva  Fagniez l  Jeannel,  26. 

pijrenaica  Jeannel,  2o. 
Chrysobothris  Barellei  Bourgoin. 
21. 

chrysogastcr  Bourgoinj  21. 

Duporti  Bourgoin,  21. 

tothkinensis  Bourgoin,  21. 

Vitalisi  Bourgoin,  21. 
Cisteloniorphara/;roiûi6-^aPic,210. 

Vitalisi  Pic,  210. 
Cneorane  nigripennis  Laboissière. 
102. 


Coroebus  auricomus Bourgoin, 22. 

Baglei  Bourgoin,  23. 

Climat  dis  Bourgoin,  23. 

Lesnei  Bourgoin,  22. 

leucospilotus  Bourgoin,  23. 

Snlvazai  Bourgoin,  22. 

Sarrauti  Bourgoin,  22. 
Crossotus  Ileimschi  Peyerimhofl", 

318. 
Cryptodactylusaenm'enirî.sPeyer- 

imhofT,  6i. 
Cyclobarus  oribates  Peyerimhoiï, 

64. 
Cyriogeton   maculosum  Pic,  208. 
Danae  Babaulti  Pic,  238. 

simplicicollis  Pic,  238. 
Dasytes  assamensis  Pic,  loo. 

crenulatus  Pic,  156. 

dusuensis  Pic,  136. 

insulcatus  Pic,  156. 

iturupensis  Pic,   156. 

liduensis  Pic,  153. 
Dasytiscuâ  inJùrsiitus  Pic,  156. 
Deltomeruscorflj'Peyerimhoir,60. 
Dicercomorplia  Vitalisi  Bourgoin, 

21. 
Didrepanephorus  subvittatus  Ben- 

deritter,  36. 
Discoderes  atratus  Bourgoin,  22. 

Vitalisi  Bourgoin,  22. 
Dromoeolus  sulcicollis  Fleutiaux, 

114.  ' 
Duvalites   Brujasi   Paulinae  Fa- 
gniez,  88. 

Oclisi  Boursi)ii  Fagniez,  89. 
Duvalius  Cailloli  Sicardi  Fagniez, 

317. 
Epierus  latus  Desbordes,  235, 
Eupezus  liabaulti  Pic,  239. 
Gauromaia  rujithorax  Pic,  209. 

tenaej'asciala  Pic,  66. 


340 


Table  des  familles,  genres,  sous-yenres,  etc. 


Hapalochrus  notatipes  Pic,  169. 
Hemicera  Donckieri  Pic,  66. 
Henecocerus     abdominalis   Fleu- 

liaux,  115. 
Heteromerotylus  Vitalisi  Pic,  209. 
Heterosoma  Descarpentriesi  Bour- 

goin,  167. 
Hydroscapha  mauretanica  Peyer- 

imhofr,  73. 
Hypocacculus  dorsal is  Desbordes, 

292. 
Iridotoenia  Vitalisi  Bourgoin,  20. 
Labidostomis  Marei  Pcyerimhoiï, 

62. 
Lampra  Lydiae  Bourgoin,  21. 

Sarrauti  ^owvgom,  21. 
Leptoscapha  elongata  Pic,  170. 
Macrotomoxia  Pic,  208. 

castanea  Pic,  208. 

Merista  ToMca/mi  Lahoissière,  101. 

yunnanensis  Laboissière,   101. 

Mesocoelopns  Babaulti  Pic,  239. 

Mesogenus  Harnuindi   Fleutiaux, 

114. 
Nemostiia  coloripes  Pic,  67. 

Donckieri  Pic,  67. 
Oedemera  testaceipennis  Pic,  170. 
Orectochilus  Corporaali  Peschet, 

293. 
Peperonota     Harringtoni    obtusa 

Benderilter,  38. 
Pimelia  angulata  expiata  Peyer- 

imhoff,  319. 
Platysoma  buteunum  Desbordes,  7. 
mimicum  Desbordes,  23o. 


Poecilochrus  Cordieri  Pleutiaux, 

113. 
Polyhirma^'eÉfoHp'mwaBénard,166. 
Praogena  paulonotata  Pic,  239. 
Pseudadimonia         microphtalma 

Achard,  37. 
Pseudeumolpus  caeruleopunctatus 

Pic,  66. 

impressicollis  Pic,  66. 
Pseudeurostus  Dyris  Peyerimhoff, 

61. 
Pscudodiaeretus  argentinus  Fleu- 
tiaux, 148. 
Psydomorphus  ater  Pic,  209. 
Pterostichus  Sudrei  Sainte-Glaire 

Deville,  211. 
Ptosima  consobrina  Bourgoiu,  22. 

Vitalisi  Bourgoin,  22. 
Raapia  angularis  Fleutiaux,  149. 
RoyerellaVillardi  Mathegiieannd, 

203. 
Saprinus  Apteli  Chobaut,  233. 
Scaphidium     egregiiim     Achard 

(nom  nov.),  261. 
nigromaculatum    ef/'igia  tuni 

Achard,  261. 
Baconi    uniplagiatum    Achard, 

263. 
Scopulifer  diadematus  Fleutiaux, 

148. 
Sphenoraia    tonkinensis    Labois- 
sière, 102. 
Thoraxister  Desbordes,  237. 
Trypeticus  Beesoni  Desbordes.  8. 
Xyphonotus  Sicardi  Desbord(«,98. 


Chironomus    Bergrothi 

(nom.  nov.),  292. 
Goelotanypus  flaims  Kieller.  296 


DIPTERA 

Kieiïer 


Korinchia    aurata    Hervé-Bazin, 
213. 
ru/a  Hervé-Bazin,  122. 


Année  1922. 


341 


Limnochironom us  atroviltatus 
KiefTcr,  51. 
yniriforceps  Kiefïer,  51. 
truncatus  Kieffer,  52. 
Palpomyia     Lundstrbml    Kieffer 

(nom.  nov.),  292. 
Procladius  flavidus  Kieffer,  207. 

profimdorum  Kieffer,  297. 
Prolhenthes  puncUpennis  ameri- 
canus  Kieffer,  297. 


Psectrotanypus  brevicornis  Kief- 
fer, 296. 
Tabanus   cepuricus  Surcouf,    14. 

pallidepectoratufi  v.  aureu  Sur- 
couf, 15. 

pseudo  -  pallidepectoratus    Sur- 
couf, 14. 

Seurati  Surcouf,  298. 

Soubiroui  Surcouf,  13. 

Tong-Laï  Surcouf,  13. 


HYMENOPTERA 

Osmia  alticola  Benoist,  323.  |  Praon  lemuntintmi  Gautier,  239. 


LEPIDOPTERA 


Chamoesphecia   erodiiphaga  Du- 

mont,  ^15. 
Cigaritis  nvjrmecophila  Dumont, 

217. 
Ergolea  Dumont,  218. 
Ueneae  Dumont,  219. 
Euproctis  boulifa  Dumont,  244. 
Leucanitis  habibazel  Dumont,  245. 
Mesaegle  Dumont,  242, 


gouzzakouU  Dumt)nt,  243. 
Polia  Zerfii  Dumont,  275. 
Pyralestes  Turati,  129. 

Ragusai  Turati,  130. 
Salamis    Augustina    Vinsoni    Le 

Cerf,  287. 
Thaumetopoea        phosphatophila 
Dumont,  245. 


NEUROPTERA 

Esloca  Crosi  Lestage,  175. 

ORTHOPTERA 

Myrmecophila  Cottami  Chopard,  42. 


ARACHNIDEA 


Meta  Bourneti  Simon,  199. 


j  Troglonata  Simon,  200. 
I      granulum  Simon,  200. 


III 


CAPTURES  ET  OBSERVATIONS  DIVERSES 


COLEOPTERA 


Bembidiuminustumï>u.\ .  (G.  PÉ- 

COUD,  6). 

Crypturgus      cînereus     Herbst 

(B.  Trouvelot,  284). 
Hololepta  plana  Faesl.   (G.  Dp> 

MAISON,  85). 
Ilypoaehis     procenilus     Mann. 

.     (L.  Lhoste,  315). 
Leptinotarsa    decemlineata    Sa  y 

(J.  Clermont,  166). 
Leptura Fonteiiayi  Muls.  (A.  Hé- 


MON,  6  ;  —  J.  Sainte-Claire 

Deville,  o9). 
Platysoma   angustatum    Hoffm. 

(G.  Demaison,  8o). 
Polygraphus  pohjgraphus  L.   (B. 

Trouvelot,  284). 
l'tevostichus  placidus  Bosh.  (G. 

PÉGOUD,   6). 

Tcnebrio   molitor  L.    (P.    Lesne, 
111). 


DERMAPTERA 

Ancchura  bipunctata  F.  (P.  Lesne,  292). 

DIPTERA 

Theobaldia  iongeareolaia  Macq.  (L.  Turinetti,  98) 

HEMIPTERA     ' 

Gerris  odontogaster  ZcH.  (.I.-J.  Kieffer,  292). 

LEPIDOPTERA 


Argynnis   dia    L.    (Et.    Rabaud, 
166). 


Stllpnotia  salicis  L.  (J.  de  Joan- 

NIS,  6). 


ORTHOPTERâ. 

Culliptamus    italicus    L.    (J.    de  |  Enipiisa  egena  Gliarp.   (L.  Ciio- 

J0.\NNIS,  315).  I  PARD,    98). 


ACTES,  DECISIONS  ET  PUBLICATIONS  DE  LA  SOCIÉTÉ, 
NÉCROLOGIE,    VOYAGES,  ETC. 


Allocutions  :  du  Président  de  1921  en  quittant  le  fauteuil,  2;  —  du 
Président  de  1922  en  prenant  place  au  fauteuil,  3. 

Annales.  —  2°  trimestre  1921,  71.  —  3«  et  4'-  trimestres  1921,  188;  — 
1"-  et  2^  trimestres  1922,  290. 

Budget.  —  Rapport  financier  pour  l'exercice  1921,  186,  258.  — 
Subventions,  18,  283. 

Changements  d'adresses.  —  F.  Derenne.  o.  —  H.  Lavagne,  3o.  — 
J.-L.  Lichtenstein,  33.  —  J.  Achard,  45,  258.  —  G.  Robert,  45.  — 
J.  Bequaert,  57.  —  R.  Bérard,  57.  —  A.  Dervin,  57,  198.  — 
E.  Varas  Arangua,  57.  —  A.  Agnus,  70.  —  C.  Boulet,  70.  — 
L.  Legras,  70.  —  R.  de  la  Perraudière,  83.  —  D"'  Boutarel,  98.  — 
P.  Chabanaud,  110,  166.  —  R.  Bourgerie,  134,  314.  —  R.  Mollan- 
din  de  Boissy,  134.  —  A.  de  Seabra,  134.  —  C.  Dumont,  145, 
198.  —  G.  de  Vichet,  145.  —  H.  Navel,  166.  -  J.  Dayrem,  185.  — 
A.  Honoré,  185.  —  J.  Vellard  du  Chesne,  185.  —  H.  de  Fran- 
chessin,  198.  —  M.  Nègre,  198.  —  L.  Schuler,  198.  —  A.  Seyrig, 
198.  —  E.  Pelletier,  230.  —  L.-H.  Bonaparte-Wyse,  258.  — 
A.  Hoiïmann,  258.  —  J.  de  Chamerlat,  283.  —  P. -A.  Gliick,  290. 
—  E.Hesse,290.-P.  Jeannel,  290.— J.  Thibault,  290.  -  E.  Baudot, 
314.  —  A.  Bourgouin,  314.  —  L.  James,  314. 

Démissions.  —  P-"  ÎMusso,  5.  —  P""  P.-J.  Parrott,  46.  —  P.  Saby, 

46.  —  R.  Simonel,  58.   —  P.  Marie,  110.  —  H.  Péron,  186.  - 

V.  Béguin,  231.  —  École  Royale  d'agriculture  de  Milan,  290.  — 

H.  de  la  Bastille,  290.  —  J.  Mellôr,  290.  -  L.  Pierre,  290.   — 

M.  Bon,  314.  —  M.  Crémieux,  314. 

f 

Dis.tinctions  honoriSques,  nominations,  prix.  —  J.-L.  Lichten- 
stein, 36.  -  E.-G.  Racovitza,  83.  —  J.  Grihodo,  182.  —  P"  A. 
Vayssière,  198.  —  P.  Schcrdlln,  198.  -  D''  A.  Cros,  198.  -  C.  Glial- 
liot,  283.  —  M.  Goret,  283. 

Divers.  —  Liste  des  Bienfaiteurs.  I.  —  Liste  des  Donateurs,  II.  — 


344  Actes,   décisions  et  publications,  etc. 

Liste  des  membres  français  morts  |>our  la  patrie,  III.  —  Liste  des 
membres  honoraires,  à  vie  et  ordinaires,  V.  —  Assistants,  XLIII. 

—  Sociétés  et  Établissements  scientifiques  correspondants,  XLIV. 

—  Membres  décédés  en  1921,  XLV.  —  Membres  démissionnaires 
en  1921,  XL VI.  —  Liste  des  Lauréats  du  Prix  Dollfus,  XLVI.  — 
Liste  des  Lauréats  du  Prix  Constant,  XLVIII.  —  Liste  des  Lau- 
réats du  Prix  Passet,  XLIX.  —  Bureau  de  l'année  1922,  1.  — 
Correspondance,  o,  33,  45,  57,  69,  81,  97,  109,  133,  145,  Kio.  181, 
197,  229,  257,  282,  290,  313.  —  Contributions  à  nos  pul)licalions, 
5,  18,  46,  58,  71,  83,  98,  110,  134, 146,  182,  186,  283,  290.  —  Dons 
à  la  Bibliothèque,  258,  314.  —  Dons  à  la  Société,  6,  46,  111.  — 
Legs  Ferton,  83,  258.  —  Publications  de 'la  Société,  146,  231.  — 
Renseignements,  198.  —  Présentation  d'Insectes,  199.  —  Collec- 
tions eulomologiques,  284,  314.  —  Congrès  international  pour  la 
protection  de  la  nature,  290.  —  Proposition  do  modilicatiou  aux 
Statuts,  280.  —  Fédération  des  Sociétés  de  Sciences  naturelles, 
291. 

Élection  de  Membres  honoraires.  — Commission,  199.  —  Rapport, 
231.  —  Vote,  291. 

Exonérations.  —  A.-R.  Roberls,  5.  —  D"'  Mercier,  5.  —  A.  Tonnoir. 
18.  -  H.  Gauthier,  58.  —  L.  Scellier,  58.  -  G.  Durand,  83.  - 
L.  Le  Pontois,  83.  —  J.  Surcouf,  182.  ~  Marquis  de  Brcleuil, 
186.  -  J.  Dcconihout,  186.  —  M"^  C.  Bleuse,  283.  —  G.-R. 
Crossby,283.  —Leblanc,  283.  — Cli.  Demaison,  290.  —  H.  Schou- 
teden,  314. 

Nécrologie.  —  L.  Bedel,  33.  —  D'-  T. -A.  Ghapman,  45.  —  F.  Du- 
mans,  70.  —  L.  Viard,  97.  —  H.  Rowland-Brown,  134.  —  A.-L. 
Monlandon,  198.  —  D''  D.  Sharp,  230.  —  C.  Morel,  258.  ~  J.  de 
Gaulle,  282. 

Nominations  de  membres  bienfaiteurs.  —  L.  Bedel,  47.  —  M""'  H. 
d'Orbigny,  47.  —  Cli.  Ferton,  83.  —  J.  de  Gaulle,  314. 

Nominations  de  membres  donateurs.  —  D'  R.  Jeannel,  83.  —  Ch. 
Raoult,  146. 

Présentations  et  Admissions.  —  M"'^M.  delaRoche,o.  —  H.  Gautliier, 
5.  —  H.  Maneval,  5.  —  J.  Théron,  5.  —  Ch.  Boursin,  5.  —  J.  Ba- 
tholier,  5,  17.  —  P.  Mallet,  5,  17.  —  A.  Mathey,  5,  18.  —  H.  Ta- 
ravellier,5,  18.  —  L.  Billaudelle,  18,  35.  -  V.  Boldyrev,  18,  35.  — 
Comte  Le  Marcis,  18,  36.  —  B.  Trouvelol,  18,  36.  —  J.  Comignan, 
35.  -  R.  Poisson,  36,  45.  -  H.  Slempller,  36,  46.  —  N.  Madieu, 


Année  1922  345 

4G.  -  S. -S.  Crosman,  4G,  58.  —  H.  Desaigher,  o8,  70.  —  D''  G. 
Richard,  58,70.  —  P"-  A.  Porta.  71,  83.  —  P.  de  Rioncourt  do 
Longpré,  71,  83.  —  R.  Denis,  83,  98.  —  H.  Leblanc,  98,  110.  — 
Arboretum  G.  Allard,  HO.  —  G.-R.  Crosby,  110,  134.  —  D--  C.  Ra- 
vasini,  110,  134.  —  .I.Deconiliout,  134,  146.  —  L.  Migneaux,  134, 
146.  —  E.  Ridard.  134,  146.  —  Marquis  do  Broteuil,  140,  166.  — 
A.  Janse,  146,  166.  —  P.  Joiïro,  146,  166.  —  G.  Phiiippon,  146. 
166  -  D'-  H.  Clou,  182.  186.  -  M.  Doslandes,  182, 186.  -  D  A. 
Lins,  182,  186.  —  Rév.  P. -H.  Trilles,  182.  —  The  Rolhamslod 
Expérimental  station,  198.  -  R.-P.  Barlhe,  198,  230.  —  M"^  C. 
Rieuse,  198,  230.  -  D^  L.  Russy,  198,  230.  -  A.  Faz,  198,  230. 
—  P.  Lassus,  198,  230.  —  L.  Marceron,  198,  23L  —  L.  Soursac, 
198,  231.  -  Ph.  Ruteler,  231.  —  E.  Lepelletier,  231,  2o8.  —  A. 
Favard,  258.  —  D-"  R.  Glais,  258,  283.  —  Frère  Léon  Hilaire,  258, 
283.  —  P.  Vignon,290.  —  H.  Bertrand,  290,  314.  —  P.-A.  Buxton, 
314.  —  E.  Giraiid,  314. 

Prix  Constant  1921.—  Commission,  59.  —  Rapport,  83.  —  Vole,  134 
Candidature,  315. 

Prix  DoUfus   1921.  —  Rapport,  18.  —  Vole,  58. 

Prix  Dolius  1922.  —  Candidature,  11>9. 

Prix  Passet  1921.  —  Rapport,  36.  —  Vole,  71. 


TABLE  DU  BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE 


AUuaud  (Gh),  105,  311.  -  Andrewes  (H.-E.),  311.  —  Antessanty 
(Abhé  G.  d'),  312.  —  Arangua(E.),  312.—  Benderitter  (E.),  312.— 
Bergroth  (E.),  lOo,  312.  —  Bertoni  (A.  de  Winkelried),  105.  — 
Boucomont  (A.),  105.  —Boulangé  (M.),  10o\  — Bourgoin  (A.),  105, 
312.  — Bradley  (J.-C),  105.  -  Brèthes  (D-- .I.),330.  —  Brittain  (W.- 
H.).  106.  —  Brocher  (D--  F.),  106,  330.  -  Brolcmann  (H.-W.),  106. 

—  Brôleraann  (H.-W.)  et  Lichtenslein  (J.-L.),  106.  —  Bruche  (C). 

330.  -  Bugniou  (E.),  100,  331.  —  Buysson  (H.  du),  106,  331.  — 
Cappe  de  Bâillon  (P.),  106.  -  Chabanaud  (P.),  106.  —  Gham- 
berlin(J.).106.  —  Gharapion  (G.-G.),  107,331.  -  Ghapman  (T.-A.), 
107.  —  Charmoy  (D'Emmerez  de).  107.  —  Ghalenav  (A.),  331.  — 
Ghevreux  (E.),  108.  —  Ghrvstal  (R.-N.),  108.  —  Codina  (A.),  108. 

331.  —  Gockerell  (T.),  331.  —  Gorporaal  (J.-B.),  108  —  Gorporaai 
(J.-B.)  et  Kenchenius  (P.E.),  108.  —  Grawford  (H.-G.),  108.  — 
Gros  (D'-A.),  108.  —  GunlilTe  (N.),  108.  —  Delamarro  de  Mont- 
chaux  (Gonite),  142.  —  Desbordes  (H.),  142.  — Dodd  (A.),  142.— 
Dognin  (P.),  142.  -  Mac  Duunough  (J.  H.),  142.  —  Dusmet  y 
Alonso  (J.-M.),  142.  -  Dvar  (H.-G.),  142.  —  Escalera  (M.  delà), 

142.  —  Falcoz  (L.),  142.  —  Feit  (E.-P.l.  142.  —  Feytaud  (D--  J.), 

143.  —  Fletcher  (T.),  143.  -  Foutquer  (D-  P.),  143.  —  Froggat 
(W.-W.),  143.  -Gibson  (A.),  143.  —  Gribodo  (G.),  144.  -  Had- 
wen  (S.)  et  Gameron  (A.-E),  144.  —  Hebard  (M.).  144.  —  Houard 
(G.),  144.  —  Janet(Gh.),  178.  —  Kemner  (N.-A.),  178.  —  Klapalek 
(F.),  178.  —  Knight  (H. -H.),  178.  -  Laboissière'(V.),  183.  —  Lam- 
bertie  (M.),  183.  -  Lemeere  (A.),  184.  —  Larrousse  (D'  F.),  184. 

—  Lavier(D''  G.), 184.  -  Leonardi(G.),  184.-  Lestage  (J. -A.),  184. 

—  Lingioni  (P.),  184.  —  Lundblad(0.),  184.  —  Melior  (J.),  184.  - 
Menozzi  (G.),  184.  —  Mordra  (G.),  254.  —  Meijere  (D''  J.  de).  254. 

—  Obenberger  (D'-  J.),  254.  —  Onslaw  (H.),  255.  —  Orchymont 
(A.  d'),  255.  —  Parshley  (H.-M),  255.  -  Patch  (E.-M.).  255.  —  Pe- 
ragallo  (M.),  255.  -  Peyeriraholi"  (P.  de),  255.  —  Pic  (M.),  255.  — 
Pictet  (A.),  255.  —  Porter  [D'  G.),  £56.  —  Rabaud  (E.),  256.  — 

—  Rare  (F.).  256.  —  Rocci  (U.),  256.  —Ross  (W.-A.),  256.  — 
Ruckes(H.),  256.  —  Rymer  (A.).  256.  —  Sauders  (G.-E.)  et  Dustan 
(A. -G.),  256.  -  ScherdJin  (P.),  310.  —  Séguy  (E.),310.  —  Silves- 
tri   (F.),  311.  -  Swaine  (J.-M.),  311.  —  Strickland  (E.-H.^  311. 

—  Tavares  (J.-S.),  311.  —  Tothill  (J.),  311.  —  Tovar  (D^  N.). 
311.  -  Trabut  (D').  311.  —  Treherne  (R.-C.),  311.  —  Turati 
(GomteE.).  311.  -  Woods  (W.-G.),  311. 


Tdhle  (lu  nulh'tin  biblioyraphiqne.  347 

Academia  Nacional  deCiencias  en  Cordoba(Bolctin),  130. 

Académie  des  Sciences  (Comptes  rendus  iiebdomadaires  des  Séances 

de  1'),  130. 
Academy  of  natural  Sciences  of  Pliiladelpliia  (I^roccedingsj,  131. 
Agricullural  Gazette  of  N.  S.  Wales  (The),  131. 
Allevamenti,  131. 
Amazonas  mcdico,  131. 

American  entomological  Society  (Memoirs),  131. 
American  entomological  Society  (Transactions),  131. 
American  Muséum  of  natural  Hislory  (Bulletin  of),  131. 
Arkiv  for  ZÔologi,  179. 

Association  française  pour  .l'Avancement  des  Sciences  (Bull.),  179. 
Association  des  Naturatistes  de  la  Vallée  du*Loing,  180. 
Bibliographie  scientifique  française,  ISO. 
Boston  Society  of  Natural  Hislory  (Memoirs  of  Ihe),  180. 
British  Muséum  (Natural  History),  Economie  séries,  180. 
Broteria,  180. 

Bufialo  Society  of  Natural  Sciences  (Bulletin),  180. 
Escola  superior  de  Agricultura  et  Medicina  veterinaria  (Arehivos  d:i), 

163. 
Miiiisterio  da  Agricultura,  Iiidustria  c  Commorcio,  Brazil  (Boletin),  180. 
Musei  nalionalis  Hungarici  (Aunalcs),  132. 
Musée  civico  di  Storia  natui'ale  Giacomo  Doria  (Annalil,  103. 
Reale  Accademia  nazionale  dei  Lincei  (Atti  délia),  180. 
Sociedad  Espaùola  de  Historia  natural  (lîoletin),  54. 
Société  enlomologif|ue  de  Belgique  (Annales),  52.  • 

Société  cntomologiiiuc  de  Belgique  (Bulletin),  53. 
Société  entomologi(|uo  Namuroise  (Revue  mensuelle),  54. 
Société  entô'mologique  Suisse  (Bulletin),  54. 
Société  d'histoire  naturelle  de  l'Afrique  du  Nord  (Bulletin),  55. 
Société  d'histoire  naturelle  de  Colmar  (Bulletin),  50. 
Société  lépidoplérologique  de  Genève,  50. 
Société  linnéeune  de  Lyon  (Annales).  56. 
Tijdsclirift  voor  Entomologie,  79. 
Wiener  cnlomologischo  Zeitung,  80. 
Zoologia  apUcada  (Annales  de),  96. 
Zoologische  Mededeelingen,  104. 


348  Année  1922. 

ERRATUM 

Page    80,  ligne  o,  —  au  lieu  de  :  prix  Constaut  de  1922,  lire  : 
•'     de  1921. 

—  85,  ligne  8,—  au  lieu  de  :-24  mai  1911,  lire  :  1922. 

—  200,  lignes  11  et  18,  —  au  lieu  de  :  trogîonata,  lire  :  troglo- 

neta. 

—  317,  ligne  11,  —  au  lieu  de  :  interstices,  lire  :  interstries. 

—  317,  ligne  16,  —  au  lieu  de  :  Peira  Cana,  lire  :  Peira-Cava. 

—  317,  ligne  26,  —  au  lieu  de  :  plus  douce,  lire  :  plus  dense. 
~    318,  ligne  7,  —  au  lieu  de  :  Esterou,  lire  :  Esteron. 

—  322,  lignes  1  et  7,  —  au  lieu  de  St^nodemus,  lire  :  Stenolemus. 

.  J.  Berlioz. 


DATES  DE  PUBLICATION 

DES  NUMÉROS  DU  BULLETIN  DE   1922. 
Le  n"    1  (p.    1-16]  a  paru  le  11  février       1922 


2 

17-32 

_        22      

3 

33-44 

—       10  mars             — 

4 

45-56 

—       21    —              - 

0 

57-68 

—         7  avril            — 

6 

69-80 

-       25    —              - 

7 

81-96 

—         9  mai               — 

8 

97-108 

—        23    —               - 

9 

109-132 

—        18  juin              — 

10 

133-144 

-        30    —               - 

H 

145-164 

—        24  juillet           — 

12 

165-180 

—         4  août              — 

13 

181-184 

—        25    -               - 

14 

185-196 

-        25    -               — 

15 

197-228 

—       21  novembre    — 

16 

229-256 

-        30        -           - 

17 

257-280 

—        15  décembre     — - 

18 

281-288 

-       26        -           — 

19 

289-312 

—       23  janvier        1923 

20 

313-332 

—         5  février           — 

21 

333-348 

—             avril              — 

Le  Secrétaire-gérant  :  L.  Ciiopah 

TYPOGRAPHIE    FIH.MIN-DIDOT   ET  C"=. 


STJPPIjÉMElSrT     AU 


BULLETIN 


DE   LA 


SOCIÉTÉ  ENT0M0L06IQDE  DE  FRANGE 


LISTE  DES  MEMBRES 


ARRÊTÉE   AU    li    JANVIER    1922 


Pf    f,iAY  7  -  1924    * 


ANNEE  1 


BIENFAITEURS 

DE  LA  SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANCE  (♦) 


t  BONVOULOIR  (Henry  de).  —  H  juin  1913  P). 
t  BOURGEOIS  (Jules).  —  23  juillet  1913. 

BRABANT  (M™'=).  —  25  juin  1913. 
t  BRISOUT  DE  BARNEVILLE  (Charles).  -  13  février  1901. 
t  BRISOUT  DE  BARNEVILLE  (Henri).  -  13  février  1901. 

CARIÉ  (P.).  —  9  mars  1921. 

CHALOPIN  (M"«).  —  13  février  1907. 
t  CHEUX  (Albert).  —  28  juillet  1913. 
t  CONSTANT  (Alexandre).  —  10  juillet  1901. 
t  CROISSANDEAU  (Joseph).  -  13  février  1901. 
f  DOLLFUS  (Jean).  -  13  février  1901. 

FLEUTIAUX  (Ed.).  —  12  octobre  1921. 

GADEAU  DE  KER VILLE  (Henri).  —  28  novembre  1906. 
t  GIARD  (Alfred).  —  11  mars  1914. 

GOBERT  (D^  Emile).  -  12  avril  1905. 
t  GOUNELLE  (Emile).  —  14  octobre  1908. 
t  GROUVELLE  (Antoine).  —  11  juin  1913. 

GROUVELLE  (JULES).  -  24  novembre  1920. 

HEBARD  (Morgan).  —  13  octobre  1920. 

JANET  (Charles).  —  23  juin  1909. 

JOANNIS  (J.  de).  —  13  avril  1921. 

(1)  RÈGLEMENT.  Art.  11.  —  Sont  Membres  Bienfaiteurs  les  personnes  quiont 
Tersé,  à  une  époque  quelconque,  une  ou  plusieurs  souscriptions  de  hOQ  francs  ; 
ces  Membres  reçoivent  gratuitement,  pendant  toute  leur  vie,  autant  d'eiem- 
plaires  des  publications  de  la  Société  qu'ils  ont  versé  de  fois  la  souscription 
de  500  francs.  —  La  Société  pourra  également  reconnaître  comme  Bienfai- 
teurs les  personnes  qui  lui  auront  donné  ou  légué  des  collections,  des  ou- 
vrages scientifiques,  etc.,  ou  qui  lui  auront  rendu  tel  service  important 
qu'elle  jugera  leur  mériter  ce  titre. 

(2)  La  date  qui  suit  le  nom  indique  la  date  de  nomination  de  Membre 
Bienfaiteur. 

Bull.  Soc.  eut.   Fr.    [1922].  —  IN"  1 


Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

t  JOURDHEUILLE  (Camille).  -  M  mars  1914. 

t  LAFON  (Louis).  —  24  décembre  1913. 

t  LEVEILLÉ  (Albert).  —  22  janvier  1902. 

t  MARMOTTAN  (Henri).  — 14  janvier  1914. 

t  MARSEUL  (S.  de).  —  13  février  1901. 

t  NOUALHIER  (Maurice).  —  13  février  1901. 

t  ORRIGNY  (Henri  d').  —  27  mars  1912. 

t  PASSET  (Jules).  —  27  novembre  1912. 

t  PEYERIMHOFF  (Henri  de}.  —  13  février  1901. 

t  PIERRET  (Alexandre).  —  13  février  1901. 

t  PISSOT  (Emile).  —  13  février  1901. 

t  POTRON  (Eugène).  —  27  avril  1904. 

t  SÉNAC  (HippolyteJ.  —  13  février  1901. 

t  THIRÉSARD  (Joseph).  —  13  février  1901. 

t  THIERRY-MIEG  (Paul).  —  28  mars  1917. 

t  VAULOGER  DE  BEAUPRÉ  (Marcel).  —  26  juin  1907. 


MEMBRES  DONATEURS  {') 

ALLUAUD  (Ch.).  —  12  octobre  1921  (2). 
i  ARGOD  (Robert).  —  8  décembre  1915. 
RARY  (M'""  de).  -  13  octobre  1920. 
BERNARD  (F.).  —  12  janvier  1921. 
BOLIVAR  (P--  T.).  -  23  mars  1921. 
DESBORDES  (H.).  —  12  janvier  1921. 
DESCARPENTRIES  (J.).  -  11  mai  1921. 
DUPONT  (Louis).  —  24  novembre  1920. 

(1)  RÈGLEMENT.  Art.  12.  —  Sont  Mcmbrcs  Donateurs  les  personnes  ayant 
versé,  à  une  époque  quelconque,  une  somme  d'au  moins  200  francs. 

Les  Donateurs,  s'ils  ne  sont  pas  membres  effectifs,  ne  reçoivent  pas  les 
publications  de  la  Société. 

Les  Membres  Bienfaiteurs  et  Donateurs  reçoivent  un  diplôme  spécial  et 
leurs  noms  figurent  perpétuellement  en  tête  de  la  liste  des  membres  de  la 
Société. 

(2)  La  date  qui  suit  le  nom  indique  la  date  de  nomination  de  Membre 
Donateur. 


Liste  des  Membres. 


III 


t  FAUVEL  (Albert).  —  13  février  1901. 

GARRETA  (M'"^  Léon).  —  27  juin  1917. 
t  GIARD  (Alfred).  —  13  février  1904. 

GROUVELLE  (Philippe).  —  13  février  1904. 

GUERNE  (Jules  de).  —  8  janvier  1919. 

HOWARD  (L.  0.).  —  21  décembre  1921. 
t  HUYGHE  (Fernand).  —  12  décembre  1917. 

SAINTE-CLAIRE  DEVILLE  (J.).  —  27  juillet  1921. 


MEMBRES  FRANÇAIS  MORTS  POUR  LA  PATRIE 

1914-1918 


1915.  Argod  (Robert). 

1908.  AuBAiL  (Louis). 

1909.  Bary  (Georges  de). 
1892.  BossiON  (Jacques). 
1898.*Bruyant  (D'^  Çh.). 
1903.  BuFFÉvENT  (Georges  de) 
1912.  Campagne  (P.). 

1907.  Chatanay  (Jean). 

1908.  Garreta  (Léon). 
1905.  HuYGHE  (Fernand). 


1912.  Magnière  (Raymond). 
1911.  Morelle  (Robert). 

1907.  MoRGON  (Raymond). 

1911.  NicouD  (Maurice). 

1912.  RocHÉ  (Gaston). 

1908.  Roques  (Xavier). 

1909.  VoiRY  (Robert). 
1905.  VouAux  (abbé  L.). 
1908.  VuiLLET  (André). 


LISTE  DES  MEMBRES 

DE   LA  SOCIÉTÉ  ENTOMOLOGIQUE  DE  FRANGE  (^] 

ARRÊTÉE    AU    11    JANVIER    1922. 


Président  honoraire. 

1863-1899-1908.  SIMON  (Eugène),  *,  ||  A.,  correspondant  de  l'Ins- 
titut de  France  (Académie  des  SÉiences),  associé  du 
Muséum  national  d'Histoire  naturelle,  16.  villa  Saïd 
(70,  rue  Pergolèse),  Paris,  16^.  Arachnides,  Crustacés. 

Membres  honoraires. 

1866 -190S- 1920.  *BEDEL  (Louis),  *,  p  I.  P.,  i,  Secrétaire  hono- 
raire, 20,  rue  de  l'Odéon,  Paris,  6®.  Coléoptères. 
1905.    BERLESE  (Antonio),  professeur  de  Zoologie  à  la  R.  Scuola 
d'Agricultura,  19,  via  Romana,  Firenze  (Italie).  Ento- 
mologie générale. 

1872-1913.  BOLIVAR  (Ignacio),  directeur  du  Musée  des  Sciences 
naturelles,  17,  paseo  del  General  Martinez  Campos ,  Madrid 
(Espagne).  Coléoptères  d'Europe  et  Orthoptères  du  globe. 

1896-1915.  BOUVIER  (E.-L.),  0.  ^,  Ql.  P.,  i,  membre  de  l'Institut 
de  France,  professeur  de  Zoologie  (Animaux  articulés) 
au  Muséum  national  d'Histoire  naturelle,  55,  rue  de 
Buffon,  Paris,  5«.  Entomologie  générale. 

1894-1911.  *BROLEMANN  (Henry-W.),  Q  I.  P.,  boîte  n°  22,  Pau 
(Basses-Pyrénées).  Entomologie  générale,  princ.  Myria- 
podes. 

(1)  Explication  des  signes  :  *  Membre  à  vie;  G.  C.  ^  Grand-croix  de  lu 
Légion  d'honneur;  G.  0.  ifif  Grand-ofticier  de  la  Légion  d'honneur;  C.  ifil 
Commandeur  delà  Légion  d'honneur;  O.  ^  Offkier  de  la  Légion  d'honneur; 
^  Chevalier  de  la  Légion  d'honneur;  (M)  Médaille  militaire;  i§i  Croix  de 
guerre;  (C)  Médaille  coloniale;  (M.  E.) Médaille  des  Épidémies;  ^  L  P.  Offi- 
cier de  l'Instruction  publique,  ^  A.  Officier  d'Académie;  C.  ^  Commandeur 
du  Mérite  agricole;  O.  §  Officier  du  Mérite  agricole;  §  Chevalier  du  Mérite 
agricole  ;  ^  Décoré  d'un  ordre  étranger. 


VI  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1913.  HORVATH  (Geza  de),  Q  I.  P.,  0.  >Î4,  directeur  de  la  sec- 
tion zooiûgique  du  Musée  National  Hongrois,  Budapest 
(Hongrie).  Hémiptères. 

1901-1905.    HOWARD  (L.-O.),  cliief  of  tlie  Bureau  of  Entomology, 
U.  S.  Dep'  of  Agriculture,  Washington  (États-Unis).  — 
Entomologie  générale. 
1891-1921  *JANET  (Ch.),  ^,  ||  A.,  ingénieur  des  Arts  et  manufac- 
tures, docteur  es  sciences,  anc.  Président  de  la  Société 
zoologique  de  France,  71,  rue  de   Paris,  Voisinlieu 
par  Allonne  (Oise).  Anatomie. 

1892-1917.    JOANNIS  (abbé  J.  de),  correspondant  du  Muséum,  7,  rue 

Coëtlogon,  Paris,  6^.  Lépidoptères. 
1885-1915.    LAMEERE   (Auguste),  #,  professeur  à  l'Université  de 
Bruxelles,  correspondant  de  l'Institut  de  France,  74^ 
rue  Defacqz,  Bruxelles  (Belgique).  Entomologie  géné- 
rale; Prionidae. 
1861-1901.    MABILLE  (Paul),  agrégé  de  l'Université,  17,  rue  de  la 
Gaité,  Le  Perreux  (Seine).  Lépidoptères,  Coléoptères  et 
Névroptères. 
1892-1920.    MARCHAL  (D--  Paul),  0.  ^,  G.  §,  membre  de  l'Insti- 
tut de  France,  professeur  de  zoologie  à  l'Institut  agro- 
nomique, 45,  rue  de  Verrières,  Antony  (Seine).   Ento- 
mologie   générale;  Biologie;    Entomologie    appliquée; 
Htjménoptères. 

1867-1913.  RAFFRAY  (Achille),  0.  ^,  ||  I.  P.,  ministre  plénipo- 
tentiaire honoraire,  6,  piazza  Madama,  Rome  (Italie). 
Psélaphides  du  globe,  Coléoptères  d'Italie. 

1898-1921.*  SAINTE-CLAIRE  DEVILLE  (Jean),  ^,  #,  ||  A.,  lieute- 
nant-colonel d'artillerie  en  retraite,  directeur  des  La- 
boratoires centraux  de  l'Administration  des  mines  de 
la  Sarre,  secteur  postal  219.  Col.  d'Europe;  zoogéogra- 
phie. 

1865-1907.  SHARP  (D^  David),  Lawnside,  Brockenhurst,  Hauts  (An- 
gleterre). Coléoptères. 

Membres  à  vie  et  Membres  ordinaires. 

1921.   Abadie  (R.  d'),  à  Chercorat,  par  Magnac-Laval  (Haute-Vienne). 

Psychides. 


Liste  des  Membres.  vu 

1921.   Abot  (A.),  32,  rue  de  Fleury,  Le  Mans  (Sarthe).  Ent.  gèn. 

1921.   AcHALME  (D""),  directeur  du  Laboratoire  colonial,  1,  rue  An- 
drieux,  Paris,  8°.  Biologie  générale. 

1909.  *  AcHARD  (Julien),  ^,  igi,  %,  42,  boulevard  de  Vanves,  Châtillon 

(Seine).  Membre  honoraire  delà  S'*^  Entomologique Tchéco- 
slovaque. Chrysomélides  et  Scaphidiides  du  globe. 

1910.  AcHERAY  (D''  Paul),  0L  P.,  médecin  de  l'Assistance  pubhque, 

164,  rue  de  Vaugirard,  Paris,  15«.  Coléoptères,  Lépidoptères. 

1921.  *  Adair  (E.-W.).  Turf  Club,   le  Caire  (Egypte).   Entomologie 
générale. 

1920.  Adam  (M.),  11  bis,  avenue  Oudinot,  Joinville-le-Pont  (Seine). 

Coléoptères. 

1921.  Agnus  (A.),  lieutenant-colonel  en  retraite,  68,  rue  de  l'Abbé- 

Groult,  Paris,  lo^  Coléoptères. 

1921.  Alexander  (P"-  Ch.  P.),  419,  West  Main  Street,  Urbana  (111.), 
U.  S.  A.  Entomologie  appliquée. 

1921.  *Alfiéri  (A.),  assistant  à  la  S'°  Sultanine  d'Agriculture,  boîte 
postale  n°  430,  Le  Caire,  Egypte.  Coléoptères. 

1885.  *  Alluaud  (Charles),  ■*,  O  I.  P.,  3,  rue  du  Dragon,  Paris,  6^;  l'été 

à   La  Celle-Dunoise  (Creuse).  Carabiques  d'Afrique  et  de 

Madagascar. 
1920.    Anderson    (D'"   Ch.),   institut   Pasteur   à   Tunis.  Entomologie 

médicale. 
1917.  *Andreini  (D'  Alfredo),  via  Pagano  Doria,  5/9,  Gênes  (Italie). 

Entomologie  générale,  principalement  Coléoptères. 

1920.  *Andrewes  (H.-E.),  8,  North  Grove,  Highgate,  London,  N.  6 
(Angleterre).  Carabiques  orientaux. 

1869.  Antessanty  (abbé  Gabriel  d'),  €.1  L  P.,  ancien  aumônier  du 
Lycée,  10,  rue  des  Marots,  Troyes  (Aube).  Coléoptères,  Lépi- 
doptères et  Hémiptères. 

1920.  Aptel  (E.),  château  de  la  Mothe  à  Albaron  (Bouches-du- 
Rhône).  Coléoptères. 

1905. *Arenberg   (prince  Pierre  d'),  20,  rue  de  la  Ville-1 'Évoque,, 
Paris,  8®.  Ent.  gén.  ;  mœurs  des  Insectes,  princip.  des  Hymé- 
noptères et  des  Coléoptères. 

1880.  *Argod- Vallon  (Albert),  ■]«,  Crest  (Drôme).  Col.  de  l'Ancien 
Monde,  Longicornes  et  Col.  cavernicoles  du  globe. 


vin  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1913.  *Arion  (Georges),  entomologiste  au  Ministère  de  l'Agriculture, 
Bucarest  (Roumanie).  Entomologie  générale. 

1921.*AsHBY  (Edouard- Bernard),  lieutenant,  36,  Bulstrode  Road, 
Hounslow,  London,  W,  Angleterre.  Entomologie  générale. 

1904.  AuzAT  (D""  Victor),  p  I.  P.,  §,  12,  avenue  Trudaine,  Paris,  9«. 

Col.  gallo-rhénans. 

1905.  Babault  (Guy),  associé  du  Muséum,  10,  rue  Camille-Périer, 

Chatou  (Seine-et-Oise).  Coléoptères. 

1920.  *  Bagnall  (Richard-S.)  *,  Rydal  mount,  Blaydon-on-Tyne(Angle- 

lerre).  Entomologie  générale. 

1902.  *Bailly  (Henri-Gustave),  Velars-la-Cude   (Gôte-d'Or).  Col.  et 

Lép.  de  France. 

1906.  *Baizet  (Emile),  receveur  de  l'Enregistrement,   Le   Beausset 

(Var).  Col.  gallo-rhénans. 

1921.  Baker  (Ch.  F.),  professeur  doyen  du  Collège  d'Agriculture, 

Los  Banos  (îles  Philippines).  Entomologie  générale. 

1903.  *Balestre  (Louis-Marcellin-Frédéric),  pavillon    Clairette,  quai 

Laurenti,  Menton-Garavan  (Alpes-Maritimes).  Lép.  des  Alpes- 
Maritimes. 

1899.  *  Barbey  (Auguste),  D""  es  sciences,  expert  forestier.  Bel  Coster, 
chemin  du  Levant,  Lausanne  (Suisse).  Entomologie  forestière  ; 
Coléoptères. 

1908.  Barbiellini  (comte  Amadou),  rédacteur  en  chef  de  la  revue 
0  Entomologista  Brasileiro,  32,  rua  D"^  Rodrigo  Silva,  caixà 
postal  652,  Saô-Paulo  (Brésil).  Ent.gén.  de  V Amérique  du  Sud. 

1919.  Barns  (W.),  D""  en  médecine,  Decatur  (Illinois)  U.  S.  A.  Lépi- 

doptères. 

1911.  *Baros  (D"'  Léon),  Bussang  (Vosges).  Coléoptères  et  Lépidoptères 
de  France. 

1910.  Barsacq  (Joseph),  chef  du  service  hortico-entomologique  du 
zemstvo  de  Théodosie,  Théodosie  (Russie).  Entomologie  géné- 
rale. 

4914.  *Barthe  (Eugène),  ||  L  P.,  directeur  de  «  Miscellanea  entomo- 
logica  »,  23,  rue  d'Alais,  Uzès  (Gard).  Ent.  gén.;  princ.  Col. 
gallo-rhénans. 

1920.  Barthélémy  (E.),  professeur   à    l'Institut    Sainte-Croix,    30, 

avenue  du  Roule,  Neuilly  (Seine).  Entomologie  générale. 


Liste  des  Membres.  in 

1914.  Bastin  (Ferdinand),  104,  chaussée  do  Malines,  Anvers 
(Belgique).  Entomologie  générale. 

1921.  Baudot  (E.),  38,  rue  Exelmans,  Bar-le-Duc  (Meuse).  Hyméno- 
ptères. 

1912  BÀYARD  (André),  20,  avenue  Aubert,  Vincennes  (Seine).  En- 
tomologie générale  ;  princ.  Coléoptères  carnivores. 

1888.  Beâuchêne  (Fernand  de),  ^,  #,  16,  rue  des  Promenades, 
Alençon  (Orne).  Ent.  gén. 

1913.  Bedel  (D""  Maurice),  *,  igi,  7,  rue  de  Solférino,  Paris,  7^  Coléo- 
ptères. 

1919.  BÉDOO  (Jean-Marie),  ingénieur,  21,  rue  du  Val-de-Gràce,  Paris,  b^. 
Coléoptères,  spécialement  Passalidae,  et  Lépidoptères. 

1907  BÈGUET  (D''  Maurice),  9,  boulevard  Baudin,  Alger  (Algérie), 
chef  de  laboratoire  à  l'Institut  Pasteur.  Entomologie  générale; 
Orthoptères  migrateurs. 

1899.  BÉGUIN  (V.),  pharmacien  de  l''^  classe,  43,  avenue  de  la  Répu- 
blique, Paris,  11''.  Coléoptères,  pr.  Vêsicants. 

1903.  BÉNARD  (Georges),  ||  I.  P.,  préparateur  au  Muséum,  23,  rue 
Saint-Hippolyte,  Paris,  13".  Lép.  et  Col. 

1910.  *Benderitter  (E.),  imprimeur,  11,  rue  Saint-Jacques,  Le  Mans 
(Sarthe).  Lamellicornes  paléarciiques ;  Aegialiidae,  Chironi- 
dae,  Hyhalidae,  Orphnidae  et  Hybosoridae  du  globe. 

190G.  *  Benoist  (Raymond),  docteur  es  sciences,  préparateur  au 
Muséum,  au  Laboratoire  de  Phanérogamic,  57,  rue  Cuvier, 
Paris,  o".  Instinct  et  mœurs  des  Insectes;  princip.  Hyméno- 
ptères porte-aiguillon. 

1916.  *Bequaert  (Joseph),  docteur  es  sciences  naturelles,  166,  W. 
79'''  Street,  New-York  City  (États-Unis).  Diptères,  Hymé- 
noptères, 

1913.  ■"  BÉRARD  (P'"  Raymond),  5,  rue  Léopold-Robert,  Paris,  14^. 
Coléopt.  et  Lèpidopt. 

1908.  Bergevin(E.  de),  inspecteur  de  la  Compagnie  d'Assurances.  «  la 
France  »,  rue  Elisée-Reclus  (maison  Ballu),  Alger.  Hèmipt. 

1885.    Bergroïh  (D""  E.),  Ekenâs  (Finlande).  Ent.  gén.,  princ.  Hém. 

1912.  *  Berland  (Lucien),^,  ^,  assistant  d'entomologie  au  Muséum, 

55,  rue  de  Buflon,  Paris,  o<=.  Arachnides,  Hyménoptères. 

1913.  Berlioz  (Jacques),  préparateur  au  Muséum  national  d'Histoire 

naturelle,  6,  rue  Pétrelle.  Paris,  9^  Coléopt.,  princ.  Chrysome- 
lidac. 

1* 


X  Bulletin  de  ta  Société  entomologiqiie  de  France. 

1917.  "Bernard  (François),  ^,  vice-président  de  la  Chambre  de  Com- 
merce, 42,  rue  Emmery,  Dunkerque  (Nord).  —  Coléoptères 
et  Lépidoptères. 

1919.  Bernardin  (J.),  ingénieur  agronome,  200,  rue  Lecourbe,  Paris, 

15*^.  Entomoloijie  générale. 
1921.    Berouet(M.-L.),  capitaine  d'artillerie,  7,  avenue  Daniel-Lesueur, 

Paris,  17*^.  Ent.  gén.,  princ.  Coléoptères. 
1909.    Bervoets  (Raymond-Emile),  D""  es  sciences,  52,  rue  Van  Maer- 

lant,  Anvers  (Belgique).    Entomologie  générale;  Phiisiologie. 

1909.  Bethune-Baker   (G. -T.),   20,  Newhold    Terrace.   Leamiugton 

(Angleterre).  Lépidoptères,  Hémiptères. 

1920.  Besson-Dautel  (IVP"),  à  Agay-sur-Cher  (Indre-et-Loire). 
1907.  *Beïïinger  (D''   Lucien),  tg<i,  à  Saint-Pierre  d'Albigny  (Savoie). 

Coléoptères  de  France. 

1899.  *Bézagu  (L.),  ^,  i§]  (C),  61,  cours  d'Aquitaine,  Bordeaux  (Gi- 
ronde). Entomologie  générale  et  appliquée;  Lépidoptères. 

1919.  BiLLÈRE  (S.),  décorateur,  113,  rue  de  Vaugirard,  Paris,  1S=. 
Lépidoptères. 

1914.  *BiLLiARD  (Georges),  (M.  E.),  p  L  P.,  assistant  de  Bactériologie 
à  la  fondation  ophtalmologique  de  Rothschild,  22,  rue  Manin, 
Paris,  W.  Crustacés. 

18?7.*Blanc  (Edouard),  ||  A.,  C.  «.  Ent.  gén.,  pr.  Col. 

1896.  Bleuse  (Léon),  ||  A.,  rue  Duboys  des  Sauzais,  Rennes  (Ille- 
et-Vilaine).  Col.  européens  et  Lépid.  dllle-et-Y Haine. 

1895  BoiLEAu  (Henri),  ingénieur  des  Arts  et  Manufactures,  60,  rue  de 
la  Victoire,  Paris,  9"^.  Carabides  et  Lucanides  du  globe. 

1911  BoiTEL  (D""  Maurice),  ^,  t§],  ||  A.,  (C),  médecin-major  de 
1''^  classe,  6,  rue  d'Avignon,  Nîmes  (Gard). 

1914.  *  Bolivar  y  Pieltain  (Cândido),  ||  A.,  D''  es  sciences,  Museo 
Nacional  de  Ciencias  Naturales.  Hipôdromo,  Madrid  (Espa- 
gne). Coléopt.,  Orthoptères. 

1919  Bon  (Marcel),  juge  au  Tribunal  civil,  Montmorillon  (Vienne). 
Coléoptères. 

1891.  *  Bon  APARTE  (prince),  membre  de  l'Institut  de  France,  10,  ave- 
nue d'Iéna,  Paris,  16^  Ent.  générale. 

1910.  Bonaparte-Wyse  (Lionel),  29  B,  Holland  Park  Gardens,  Ken- 

sington,  London.  W.  14  (Angleterre).  Coléoptères  et  Lépido- 
ptères. 


Liste  des  Membres.  xi 

191G.    RoNDROiT  (Jean),  artisto-peinlfo,  59,   Montagne   S'MValburge, 

Liège  (Belgique).  Staphijlinides ;  Formickles. 
1920.    BoNNAMOUR    (D""    Stéphane),     médecin    des   Hôpitaux,    137, 

avenue  de  Saxe,  Lyon  {Rhône).  Entomologie  générale,  princ. 

Parasitologie . 
1903  *  Bonnet  (D""  Amédée),  ||  I.  P.,  cliargé  de  cours  à  la  Faculté  des 

Sciences,  1,  quai  de  La  Guillotière,  Lyon  (Rhône). 
1879.    BoNY  (vicomte  Gaston  de),  Bujaleuf  (Haute-Vienne).  Cicindé- 

lides  et  Carabides  du  globe,  pr.  Carabus,  Calosoma  et  Nebriu. 
1907.  *BoppE  (Paul),  inspecteur  adj.  des  Eaux  et  Forêts,  44,  rue  de 

Toul,  Nancy  (Meurthe-et-Moselle).  Cérambycides  duglobe. 
1898.    BoRDAGE  (Edmond),  ||  I.  P.,  D""  es  sciences,  chef  de  travaux 

pratiques  à  la  Sorbonne,  75  bis,  rue  Monge,  Paris,  5^   Eut. 

g  en. 

1898.  Bordas  {!)'■  L.),  ||  L  P.,  professeur  de  Zoologie  à  la  Faculté 

des  sciences,  directeur  do  la  Station  entomologique.  Rennes 

(Ille-et-Vilaine).   Anatomie  des  Insectes  :  Hym.,  Col.,  Lép., 

Orth.,  etc..  Entomologie  agricole.  Arachn.,  Myriap. 
1906.*BoRDE  (René  Pelleterat  de),  château  de  Messimy  (Ain).   Col., 

larves  de  Staphyl inides. 
1920.    BossoNG  (H.),    7,  avenue    des  Templiers,  ,Épinal    (Vosges). 

Coléoptères, 
1893.  *BoucoMONT  (Antoine),  ^,^,  avoué  18,  rue  de  Cours,  Gosne 

(Nièvre).  Coprophages  du  globe,  princ.  Géotrupides;  ent.  de  la 

France. 
1913.    Boulangé  (Henri),  professeur  à  la  Faculté  catholique,  8,  rue 

Gauthier-de-Chatillon,  Lille  (Nord).  Hyménoptères. 
1920.    Boulet    (Charles  A.),  31,  avenue  de  Saint-Mandé,  Paris,  12*^. 

Entomologie  générale. 
1878.    Boullet  (Eugène),  i^,  P  L  P.,  i,#,  banquier,  Canteleu-lez- 

Rouen  (Seine-Inférieure).  Lépidoptères  ;  chenilles. 
1916.  *Bourgerie  (Rémi),  i§],  lieutenant,  Bellevue,  avenue  de  Paris, 

ïoul  (Meurthe-et-Moselle).  Coléoptères  et  Lépidoptères. 

1899.  ^  Bourgoin  (Auguste),  archiviste-bibUothécaire  honoraire,  8,  rue 

Jean-de-Beauvais,  Paris,  5^  Coléoptères;  Cétonides  du  globe. 

1896.  *BouTAREL(D'),47,ruedes  Tournelles, Paris,  3^  Col.,  pr.  du  Chili. 

1920  *  BoviE  (Albert),  2o2,  chaussée  de  Boendacl,  Bruxelles  (Belgi- 
que). Coléoptères  principalement  Cuirulionides  et  Anthribides 
du  globe. 


XII  Bulletin  de  la  Société  entomoJogique  de  France. 

1874.    BoYENVAL,  ^,  37,  rue  de  Loos,  Lille  (iNord).  Col.  eur. 

1918.  *Bradley  (J.   Chcslcr),   Ph.  D.,  Professeur  d'Entomologie  et 

conservateur  de  la  section  zoologique  des  Invertébrés,  Cornell 
University,  Ithaca,  N.  W.  (États-Unis  d'Amérique).  Entomo- 
logie générale. 
1903.  "'^Brèthes  (Jean),  conservateur  au  Musée  national,  236,  calleMar 
Chiquita,  Yilla  General  Urquiza  (F. C.B. A. R.),  Buenos-Ayres 
(République  Argentine). E?ii.  gén.,princip.  Hymen.  etStaphijL 

1919.  *  Brocher  (D''  Frank),  Vandœuvres,  près  Genève  (Suisse).  In- 

sectes aquatiques,  biologie. 

1902.  Brown  (Henry),  2,  rue  Edouard  VII,  Paris,  9«.  Lépidoptères. 

1903.  Bruch  (Carlos),  chargé  de  la  section   zoologique  du  Musée, 

La  Plata  (République  Argentine).  Ent.  gén.  princ.  Coléoptères. 
1914.    Brunier  (Bernard  de),  ^,  tp,  capitaine  État-Major,  4*=  B.  D., 

o6,  rue  de  la  Ronde,  Metz  (Moselle).  Coléoptères. 
1898.    BuGNiON  (D''  Edouard),  professeur  honoraire  de  l'Université  do 

Lausanne,  «  La  Luciole  »,  à  Aix-en-Provence  (Bouches-du- 

Rliône).  Anatomie  et  mœurs  des  Insectes;  Entomologie  générale. 

1919.  Bureau  (Henri),  naturaliste,  13,  rue  Bertin-Poirée,  Paris,  l«^ 

Entomologie  générale. 

1900.  *  Bureau  (D""  Louis),  *,  professeur  à  l'École  de  Médecine,  direc- 
teur du  Muséum  d'Histoire  naturelle,  lo,  rue  Gresset,  Nantes 
(Loire-Inférieure).  Entomologie  générale. 

1921.*BuRGEss  (A.-F.),  Secretary,  American  Association  of  économie 
Entomologists,  Melrose  Highlands  (Mass.),  U.  S.  A.  Entomo- 
logie appliquée. 

1921.*BuRR0ws  (Rev.  C.  R.  N.),  F.  E.  S.,  The  Vicarage,  Mucking, 

Stanford-le-Hope  (Essex),  Angleterre.  Entomologie  générale. 
1882.  *BuvssoN  (Henri  du),  château  du  Vernet,  par  Broùt-Vernet  (Allier) 

[gare  pour  colis  postaux  :  S*-Pourçain-sur-Sioule].  Col.,pr. 

Élatérides;  Orth.,  Hém.,  Hymen,  et  Dipt.  européens. 
1896.    BuYssoN   (Robert  du),-  I|  A.,  #,  Saint-Rémy-la-Varenne,  par 

Saint-Mathurin  (Maine-et-Loire).  Hymen. 

1920.  Cabanes  (G.),  conservateur  du  Musée  d'Histoire  naturelle, 

Nîmes  (Gard).  Entomologie  générale. 

1894.  Cabrera  y  Diaz  (D''  Anatael),  hôtel  Aguëre  et  Continental,  La 
Laguna,  Ténérifïe  (îles  Canaries).  Hymen.;  Vespides,  Eumé- 
niens  et  Mazarrides  du  globe. 


Liste  des  Membres.  xiii 

1887.  Caillol  (Henri),  avocat,  villa  Marie,  La  Rose,  près  Marseille 
(Bouches-dii-Rhône).  Col.  gallo-rhén.;  Mylabrides  {Bruches) 
pal  é arctique  s . 

1921.  Caius  (K.-P.),  professeur  de  Zoologie,  S'-.loseph's  Collège,  Tri- 
chinopoly,  Teppekulam  P.  0.  (Indes  anglaises).  Diptères,  Bio- 
logie générale. 

1898.  Candèze  (Léon),  75",  Mont  Saint-Martin,  Liège  (Belgique).  Lé- 

pidoptères, pr.  Sphingides. 
1917.* Capitaine  (Louis),  docteur  es  sciences,  48,  boulevard  Ràspail, 
Paris,  6°.  Psélaphiens  du  globe;  Staphyllnides  et  Clavicornes 
de  r Ancien  Monde. 

1920.*Capi'e  de  Bâillon  (P.),  docteur  es  sciences,  73,  rue  des  Sta- 
tions, Lille  (Nord).  Anatomie  et  biologie  des  Insectes . 

1901.  Caragciolo  (Henri),  Belmont,  Magdala,  Trinidad  (Antilles).  En- 
tomologie générale. 

1903.  Garaffa  (Sébastien  de),  avocat  à  la  Cour  d'appel,  Bastia  (Corse). 
Col.;  faunes  insul.  méditerran.,  princ.  de  la  Corse. 

1899.  *  Carié  (Paul),  correspondant  du  Muséum,  40,  boulevard  de 

Courcellcs,  Paris,  17^.  Faune  des  îles  Mascareignes. 

1919.  Carnochan  (Frédéric  Grosvenor),  assistant  à  l'Institut  Bussey, 

Université  d'Harw^rd,  Mass.  (États-Unis).  Coléoptères,  priu- 

cipalement  Histérides  du  globe. 
1909.    Carpentier  (Charles),  ^,  ^,  ||  A.,  commandant  en  retraite, 

20,  avenue  des  Pierres-du-Moulin,  Blancar de-gare.  Marseille 

(Bouches-du-Rhgne).  Entomologie  de  la  Provence. 
1921.    Carpentier  (F.),  docteur  es  sciences,  assistant  à  l'Université, 

10,  rue  de  Vivegins,  Liège  (Belgique).  Anatomie  des  Insectes. 

1878.  Carvalho  Monteiro  (Antonio  Augusto  de),   70,  rua   do  Ale- 

crim,  Lisbonne   (Portugal).  Ent.  gén.,  pr.  Lépidoptères. 
1883.    Casey  (Thomas-L.),  colonel,   Stonelcigh  Court,  Washington, 
D.  C.  (États-Unis  d'Amérique).  Coléoptères  de  VAmérique  du 
Nord. 

1920.  Gatala  (R.),    Loge-Blanche,  quai  Michelet,  Épinal   (Vosges). 

Entomologie  générale. 

1909.  Cavallier  (Louis),  pharmacien,  Crécy-sûr-Serro  (Aisne).  Coléo- 
ptères,  Entomologie  agricole. 

1879.  *Cayol  (Marius),  0.  *,  ||  A.,  C  §,  chef  de  bureau  honoraire  au 

ministère  de  l'Agriculture,  92,  rucNollet,  Paris,  17^  Col.  eur. 


XIV  Bulletin  de  la  Soeièté  entomohgique  de  France. 

1888.  *Cepero  (Adolfo-L.),  membre  de  la  Société  espagnole  d'Histoire 

naturelle,  20,  calle  Orilla-del-Rio,  Chiclana,  prov.  de   Cadiz 

(Espagne).  Col.  et  Orth.  eur. 
1899.  *Chabanaud  (Paul),  correspondant  du   Muséum,   préparateur 

aux  Hautes  Études,   12,  rue  de  Condé,   Paris,  6^.  Col.  de 

France. 
1909.    Châlliot    (Claudius),    83,    Grande-Rue,   Boulogne-sur-Seine 

(Seine).  Lépidoptères  et  Coléoptères. 
1919.    Chamerlat  "(Jean  de),  avocat  à  la  Cour  d'appel,  château  des 

Guérins,  par  Glaine-Monlaigut  (Puy-de-Dôme).  Coléoptères  du 

globe. 
1906     Chapman  (T.-A.),  Betula,  Reigate  (Angleterre).  Ent.  gén.,  princ. 

Lépidoptères  {biologie  et  nymphose). 
1917.    Chapman  (William),  4,  avenue  de  Gagny,   Gagny  (Seine-ct- 

Oise).  Coléoptères  paléarctiques,  princip.  Carabidae. 
1911.    Chappellier   (Albert),   chef  de  travaux  à  la  Sorbonne,   197, 

avenue  Daumesnil,  Paris,  12''.  Entomologie  générale  ;  rapports 

entre  les  Insectes  et  les  Oiseaux. 
1919.    Charbonnier  (J.-Robert),    chimiste,  2,    villa    des  Aubépines, 

Colombes  (Seine).  Lépidoptères,  Coléoptères,  princip.  Luca- 

nides  du  globe. 
1919.    Charbonnier   (Paul),  licencié  es  sciences,  professeur  adjoint 

au  Lycée  Gay-Lussac,  80,  avenue  Garibaldi,  Limoges  (Haute- 
Vienne).  Coléoptères. 
1869.    Chardon  (Gabriel),  commis  principal  des  Postes,  en  retraite, 

place  S'-Jean,  Ambert  (Puy-de-Dôme).  Col.  de  France. 
1907.    Charles  (Georges),  111,  rue  Gravel,  Levallois-Perret  (Seine). 

Coléoptères  paléarctiques. 
1921.    Chatenay  (A.),  route  de  Gouliège,  Lons-le-Saunier  (Jura).  Co- 
léoptères. 
1891.    Chevreux  (Ed.),  Q  I.  P.,  route  du  Cap,  Bône  (Algérie).  Crus- 
tacés. 

1889.  Chobaut  (D"-  Alfred),  p  I.  P.,   4,   rue   Chauiïard,  Avignon 

(Vaucluse).  Col.  paléarct.;  Héni.,  Hgm.  et  Lép.  Rhopal.  de 

France. 
1919.  *Chopard  (Gaston),  22,  rue  de  la  Clé,  Paris,  5^  Entomologie 

générale. 
1901.  "^Chopard   (Lucien),    docteur   es    sciences,   correspondant   du 

Muséum,  2,  square  Arago,  Paris,  13«.  Ent.  gén.,  princip. 

Orthoptères. 


Liste  des  Membres.  xv 

1883.  Chrétien  (Pierre),  la  Gareûne-Golombos  (Seine).  Lépidoptères 
européens;  étude  des  chenilles  et  des  œufs. 

1919.  Clark  (B.  Preston),  Room,  3o,  n°  55,  Kilby  street,  Boston, 

Mass.  (États-Unis).  Lépidoptères  {Splnnyides). 
1921.    Clément  (P.),  étudiant,  82,  rue  Notre-Dame-des-CUamps,  Paris, 

6*.  Coléoptères. 
1902.    Clerc  (D'"  Anlonin),  *,  médecin  des  liôpilaux  de  Paris,  52,  ave- 
nue de  Wagram,  Paris,  17*^.  Col.  de  France;  Curculionides. 
1904.  *  Clerc  (Joannès),  1,  rue  Thimonnier,  Lyon  (Uhône).  Lép. 
1900.  *Clermont  (Joseph),  162,  rue  Jeanne-d'Arc  prolongée,  Paris,  13". 

Coléoptères. 
1910.  *CoDLNA   (Ascensio),    La  Roca,    Sarria,    Pedralbes,    Barcelone 

(PJspagne).  Faune  entomologique  de  la  Catalogne,  Cicindélides 

du  globe . 
1913.    CoLLiN  (James  E.),  Sussex   Lodge,  Newmarket  (Angleterre). 

Diptères. 
1921.    Corbière  (P.),  négociant,  54,  rue  de  Prony,  Paris,  ll?"^.   Lépi- 

doptères. 
1921.*CoRDiER  (E.),  pharmacien,  Longny  (Orne),  Coléoptères. 
1921.    Cordonnier  (J.),  113,  avenue  Adolphe-Geeraert,  Malo-Ies-Bains 

(Nord).  Coléoptères. 

1910.  Coret  (Maurice),  p  A.,  75,  avenue  de  S'-Mandé,  Paris,  12^ 

Coléoptères,  Hyménoptères. 

1920.  *  CoRPouAAL  (J.-B.),  39,  Pieterbothstraat,  La  Haye  (Hollande). 

Coléoptères. 

1900.  CosMovici  (D''  Léon-C),  professeur  de  Zoologie  et  de  Physiologie 
à  rUniversité,  11,  strada  Codrescu,  Jassy  (Roumanie).  Ent(y- 
niolog le  générale  ;  Lépidoptères. 

1913.  *Cotte  (D"^  J.),  213,   rue   d'Endoume,   Marseille  (Bouches-du- 

Rhônc) .  Cécidologie. 
1898.    GouTiÈRE  (Henry),  ^,  |l  A.,  D''  es  sciences,  membre  do  l'Aca- 
démie de  Médecine,  professeur  à  l'École  supérieure  de  Phar- 
macie, 118,  avenue  d'Orléans,  Paris,  14'=.  Crustacés. 

1911.  Crémuîux  (Martial),  30,  rue  de  Joinville,  Laval  (Mayenne).  Co- 

léoptères. 

1914.  *-Cros  (D-"  Auguste),  l|'A.,  §,  6,  rue  Dublineau,  Mascara,  dépar- 

tement d'Oran  (Algérie).  Mœurs  des  Ilgmênopt.,  biologie  des 
Mélo  ides. 


XVI  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1908.  *Culot(J.),  entomologiste,  chalet  l'Aurore,  chemin  de  la  Croi- 

sette,  à  Meyrin,  près  Genève  (Suisse).  Eut.  gén.,  princ. 
Lépidoptères. 

1920.  Dalibert  (M.),  avocat  à  la  Cour  d'appel  de  Cacn,   20,  rue 

S'-Manvieu,  Gaen  (Calvados).  Entomologie  générale,  princ. 
Lépidoptères. 

1914.  Dalmas  (comte  R.  de),  26,  rue  de  Berri,  Paris,  8*^.  Ai'achnides 
du  globe. 

1919.  Danède  (Élie),  employé  d'assurances  à  la  Compagnie  «  La  Fon- 
cière »,  28,  rue  des  Plantes,  Paris,  14^.  Entomologie  générale. 
Lépidoptères. 

1917.    Daroanne  (D""  Gustave),  191,  rue  de  l'Université,  Paris,  7^ 

Lépidoptères. 
1882.  *Dattin    (E.),   ^,    lieutenant- colonel  du    Génie,    11,  rue  de 

Strasbourg,  Nantes  (Loirc-Inlérieure).  Lépidoptères  européens, 

princ.  Microlépidoptères. 
1906.  *Daufresne  (Alexandre),   12,  avenue  de  Sainl-Just,  Marseille 

(Bouches-du-Rhône).  Entomologie  appliquée  à  l'Agriculture. 

1909.  David  (Albert),  68,  boulevard  de  la  Pie/ Saint-Maur  (Seine). 

Coléoptères  de  France. 

1921.  Davis  (J.-J.),  entomologist,  Agricultural  Experiment  Station, 

Lafayette  (Indiana),  U.  S.  A.  Ent.  agricole. 
1919.    Dayrem  (Jean),  juge  de  paix  à  Port-Gueydon  (Alger).  Céramby- 
cides,  principalement  paléarctiques. 

1911.  *Decary  (Raymond),  La  Ferté-sous-Jouarre  (Seine-et-Marne).  Lé- 
pidoptères. 

1897.  *Decicert-Meillaie  (Henri),  Nantes  (Loire-Iuf.).  Lépidoptères  du 

globe. 
4909.*Delachapet,le   (Marie),  instituteur,    rue  Charles,  Montgeron 

(Seine-et-Oise).  Coléoptères  de  France. 
1919.  *Delamarre   de   Monghaux   (comte),    conservateur  au   Musée 

d'Histoire  naturelle  de  Blois,  6,  rue  de  Bellechasse,  Paris,  7% 

et  au  château  de  Troussay,  par  Cour-Cheverny  (Loir-et-Cher). 

Entomologie  générale. 

1922.  De  La  Roche  (M"f  M.),  dessinatrice  d'entomologie,  68,  rue  de 

l'Aqueduc,  Paris,  10^.  Ent.  gén. 

1907.*Delgourt  (Amédée),  118,  boulevard  Raspail,  Paris,  6^  Hémi- 
ptères, princ.  Notoîiectes. 


Liste  des  Membres.  xvii 

1917.  Delétang  (Louis),  calle  Esmeralda,  1394,  Buenos- Aires  (Répu- 

blique Argentine).  Entom.  générale;  Hém.,  pr.  Homoptères. 

1908.  Delfieu  (Maurice),  rédacteur  des  Postes  et  Télégraphes,  Mâcon 
(Saône-et-Loire).  Coléoptères,  princ.  aquatiques. 

1914.  Delperré  de  Gardaillac  de  S*-Paul  (Gaston),  sous-intendant 
militaire,  55,  rue  de  Phalsbourg,  Le  Havre  (Seine-Inférieure). 
Entom.  générale. 

1884.  *DÉLUGiN  (A.),  pharmacien  honoraire,  26,  rue  de  La  Boëtie, 
Périgueux  (Dordogne).  Col. 

1918.  Demachy  (Edouard),  4,-  cité  Malesherbes,  Paris,  9«.  Hyméno- 

ptères et  Arachnides. 
1889.    Demaison  (Charles),  anc.  élève  de  l'Éc.  polytechnique,  7,  rue  Ro- 

gier,  Reims  (Marne).  Ent.  appliquée  a  l'agriculture,  pr.  Col. 
1874.    Demaison  (Louis),  correspondant  de  l'Institut  (Académie  des 

Inscriptions  et  Belles-Lettres),  21,  rue  Nicolas-Perseval,  Reims 

(Marne)  et  12,  boulevard  Raspail,  Paris,  7^  Lép.  eur. 

1908.  Denier  (Pierre),  t^i,  39,  boul.  de  la  République,  Chaville  (Seine- 

et-Oise).  Entom.  médicale.   Méloides  et  Brenthides  du  globe. 

1909.  Derais  (L.),  professeur  au  Lycée,  28,  r.  du  Bonhomme,  Mul- 

house (Haut-Rhin).  Coléoptères  et  Lépidoptères. 
1919.*Derenne  (Franz),  69,  avenue  L.-Lepoutre,  Bruxelles  (Belgique). 
Lépidoptères. 

1919.  Dervin  (A.),  Autruche.  BrieuUes-s.-Bar  (Ardennes).  Col. 

1882.  *  Desbordes  (Henry),  i^,  l|  A.,  ancien  chef  de  bureau  au  minis- 
tère des  Travaux  pubUcs,  177,  boulevard  S^-Germain,  Paris,  7^ 
Col.  de  France;  Histérides  du  globe. 

1919  *  Descarpentries  (Jules),  correspondant  du  Muséum  National 
d'Histoire  naturelle,  géomètre  en  chef  du  service  topogra- 
phique, Fianarantsoa  (Madagascar).  Coléoptères. 

1919.  Desrivières  (Gabriel),  artiste  décorateur,  235,  rue  du  faubourg 
St-Honoré,  Paris,  8«.  Lépidoptères. 

1905.  *  Diegner  (A.),  ^,  205,  rue  de  Charenton,  Paris,  12^  Entomo- 
logie appliquée. 

1889.  *  DiMMOGK  (George),  Ph.  D.,  531,  Berkshire  avenue,  Springfield, 
Mass.  (U.  S.  A.).  Entom.  gén.;  anatomie  et  physiologie. 

1868.  *  DisT.'UST  (W.-L.),  Glenside,  170,  Birchanger  Road,  South  Nor- 
wood,  Surrey  (Angleterre).  Hém.  et  Lép. 


XVIII  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

ISQl.^DoDERO  FU  GiusTiNO  (Agostino),  casella  postale  1160  [et  pour 
colis  postaux,  via  Gropallo  6-3],  Gênes  (Italie).  Col.  de  Ligii- 
rie;  Psélaphides. 

1881.*DoGNiN  (Paul),  les  Pipots,  Wimille  (Pas-de-Calais).  Hétérocères 
sud-américains. 

1879.  DoNCKiER  DE  DoNCEEL  (Henri),  entomologiste,  40,  avenue  d'Or- 
léans, Paris,  14^  Ent.  gén.;  Col.  et  Lép.  exotiques. 

1890.  DoNGÉ  (Ernest),  employé  de  la  Banque  de  France,  en  retraite, 
19,  rue  Lakanal,  Montrouge  (Seine).  Col.  gallo-rhén. 

1914.  DouxcHAMPS  (Guy),  60,  rue  des  Guillemins,  Liège  (Belgique). 

Entomologie  générale,  répartition  géographique  des  Insectes. 

1889.  *Driancourt  (V.-Jules),  distillateur,  119,  rue  de  Paris,  S*-Denis 

(Seine).  Ent.  gén.,pr.  Col. 
1918.  *  DuBRETON  (baron  Jean),  ingénieur  civil,  2,  avenue  de  Messine, 
Paris,  8^.  Coléoptères  et  Hémiptères. 

1897.  DucHAiNE  (Jules),  à  la  Banque  do  France,  2,  rue  Louis-Blanc, 
Lyon  (Rhône).  Col. 

1921.  DuLAc  (A.),  secrétaire  adjoint  de  la  Société  d'Histoire  naturelle 
d'Autun,  53,  rue  de  Dijon,  Le  Creusot  (Saône-et-Loire).  Ent. 
gén. 

1892.  DuMANS  (Jules),  ancien  magistrat,  66,  rue  Saint-Loup,  Bayeux 

(Calvados).  Lép.,pr.  Microlép. 

1910.  Dumas  (Joseph),  économe  de  l'école  S*«-Geneviève,  7,  rue 
Alexandre-Lange,  Versailles  (Seine-et-Oise).  Coléoptères  de 
France. 

1915.  *DuMÉE   (Paul),    pharmacien  honoraire,   45,    rue   de  Rennes, 

Paris,  6^  Entomologie  générale. 

1916.  DuMEz  fA.),  conducteur  du  cadre  général  des  Travaux  pubhcs 

des  Colonies,  Conakry  (Guinée  française).  Col.,   Entomologie 
de  la  Guinée. 

1890.  *DuMONT  (Constantin),  12,  rue  de  Condé,  Paris,  6^.  Lep.  eur.; 

préparation  et  étude  des  chenilles. 

1893.  *DuP0NT  (Louis),  p  L  P.,  agrégé  de  l'Université,  14,  rue  Lé- 

pouzé,  Évreux  (Eure).  Lép.;  géographie  entomologique. 

1913.  *  DuPORT  (Louis),  chargé  de  la  Station  d'Entomologie  agricole  de 
Cho-Ganh,  par  Ninh-binh  (Tonkin).  Entomologie  générale, 
parasites  des  plantes. 


Liste  des  Membres.  xix 

1920.  DuPREz  (Roger),  ingénieur-chimiste,  44  bis,  rue  Jacquard,  Petit- 

Quevilly  (Seine-Inf''^).  Coléoptères  de  France,  princ.  de  Nor- 
mandie. 

4921.  Durand  (G.),  à  Beautour,  commune  de  Bourg-sous-la-Roche, 
par  la  Roche-sur-Yon  (Vendée).  Lépidoptères. 

4888.  Edwardes  (Stanley),  membre  de  la  Société  entomologique  de 
Londres,  16,  St-German's  place,  Blackheath,  London,  S.  E. 
13  (Angleterre).  Lépidoptères. 

4919.  *  Efflatoun  (Hassan  Bey  Chaker),  assistant  de  Biologie  à  l'École 
de  Médecine,  38,  avenue  Choubrah,  Le  Caire  (Egypte).  Co- 
léoptères. 

1891.*Emery  (Charles),  professeur  émérite  de  l'Université  de  Bolo- 
gne, 4,  via  Manzoni,  Bologne  (Italie).  Anat.  et  biol.;  Formicides 
du  globe. 

1897.  Emmerez  de  Charmoy  (Donald  d'),  entomologiste  et  directeur 
assistant  du  Musée  Desjardins,  Réduit  (île  Maurice).  Coléo- 
ptères. 

1897.  EsTiOT  (Paul),  51,  rue  Camille-Groult,  Vitry  (Seine).  Col.  gallo- 
rhén.;  Ins.  nuisibles. 

1921.  EvERTS  (D--  É.),  28,  Emmastraat,  La  Haye    (Hollande).    Coléo- 

ptères. 
1918.  *Fage  (Louis),  docteur  es  sciences,  Assistantau  Muséum  national 

d'Histoire  naturelle,  Laboratoire  de  Zoologie  (Vers  et  Crusta- 
cés), 61,  rue  de  BulTon,  Paris,  5"^.  Arachnides. 
1901.  *Fagniez  (Charles),  château  de  La  Bonde,  par  La  Motte-d' Aiguës 

(Vaucluse).  Col.  et  Hémiptères  de  France  ;  cavernicoles  du  globe. 
1918.    Faivre  (Joseph-Alexandre),  3,  boulevard  Morland,   Paris,   ¥. 

Lépidoptères. 
1904.  *Falcoz  (Louis),  pharmacien,  D""  de  l'Université  de  Lyon,  rue 

de  l'Éperon,  Vienne  (Isère).  Col.  gallo-rhénans. 
1913.    Farodlt  (Victor),  111,  rueMichelet,  Alger.  Lépidoptères,  princ. 

élevage. 
1899.  *Faure-Biguet  (Paul- Vincent),  C.i^,  général  de  division,  ancien 

gouverneur  militaire  de  Paris,  169,  boulevard  Malesherbes, 

Paris,  17".  Col. 
1910.    Favarel  (Georges),  administrateur  des  Colonies,  Brive  (Cor- 

reze). Coléoptères  du  globe, -princ.  Onthophagides  africains. 
1913.    Fayet  (Jacques),  tgi,  avocat,  4,  rue  Pierre-Guérin,  Paris,  16^. 

Coléoptères. 


XX  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1906.    Ferrante  (Giovanni),  docteur  en  droit,  avocat  à  la  Cour  d'appel,. 

Le  Caire  (Egypte).  Entomologie  de  l'Egypte. 
1919.    Ferreira  d'Almeida  (Romualdo),  rua  do  Rosario,  169,  Rio  de 

Janeiro  (Brésil).  Lépidoptères. 

1918.  Ferrière    (Charles),   docteur    es    sciences,    conservateur  au 

Musée  d'Histoire  naturelle,  rue  de  l'Helvétie,  19^,  Berne 
(Suisse).  Entomologie  générale  et  appliquée. 

1913.  Feytaud  (D""  J.),  directeur  de  la  Station  entomologique  de  Bor- 
deaux, Institut  de  Zoologie,  cours  S*-Jean,  Bordeaux  (Gironde). 
Ent.  gén.;  Coléoptères. 

1912.  FiNTZESCou  (Georges),  professeur  au  lycée  national,  24,  rue 
Conta,  Jassy  (Roumanie).  Entomologie  générale. 

1921.*Fleury  (R.  de),  18,  avenue  Gambetta,  Ghoisy-le-Roi  (Seine-et- 
Oise).  Lépidoptères. 

1882.  *Fleutiaux  (Edmond),  ^,  #,  t^l  A.,  §,  6,  avenue  Suzanne, 
Nogent-sur-Marne  (Seine).  Ins.  de  France  et  des  Colonies 
franc. ,  Cicindélides ,  Mélasides  et  Ëlatérides  du  globe. 

1921.    Fonqdernie  (P.),  151,  rue  Legendre,  Paris,  17°.  Lépidoptères, 

1900.  Forbes  (Stephen-A.),  State  Entomologist,  Urbana,  Illinois  (Étals- 
Unis  d'Amérique).  Entomologie  générale  et  appliquée. 

1906.  *FouQUET  (L.),  commandant,  7,  boulevard  des  Bains,  Sanary 
(Var).  Coléoptères  et  Lépidoptères. 

1919.  FouRNiER  (M"'«,  née  Amy  de  Horrack),  90,  boulevard  Males- 

herbes,  Paris,  8'^.  Lépidoptères  du  globe. 

1921.  Franchessin  (H.  de),  0.  ^,  #,  lieutenant-colonel,  147,  boule- 
vard Malesherbes,  Paris,  17«.  Entomologie  générale. 

1898.  *Fréminville  (Paul  de),  7,  Champ-de-Mars,  Bourg  (Ain).  Col. 

1921.  Frey  (R.),  Universitetets  Zoologiska  Muséum,  Helsingfors  (Fin- 
la  n  de).  \D  «pitres. 

1896.  FuENTE  (D.  José-Maria  de  la),  Pozuelo  de  Calatrava,  provincia 
de  Ciudad  Real  (Espagne).  Coléoptères. 

1880.  *Gadeau  de  Kerville  (Henri),  ^,  ||  I.  P.,  0.  §,  G.  tgî,  7,  rue 
Dupont,  Rouen  (Seine-Inf.).  Ent.  générale. 

1915.  *Galibert  (Henri),  17,  boulevard  des  Lices,  Castres-sur-Agout 
(Tarn).  Coléoptères. 

1904.  *Gallardo  (Angel),  envoyé  extraordinaire  et  Ministre  plénipo- 
tentiaire de  la  République  Argentine,  2,  plazza  dell'  Esquilin,. 
Rome  (Italie). 


Liste  des  Membres.  xxi 

i905.  Garcia  Varela  (Antonio),  professeur  à  l'Université,  sous- 
directeur  (lu  Jardin  botanique,  Madrid  (Espagne).  Entomolo- 
gie générale. 

1920.  *  Gardey  (Léo),  ciseleur,  13,  rue  Gréneta.  Paris,  3*^.  Lépido- 
ptères, étude  des  chenilles. 

1904.  *Ga§card  (Albert),  professeur  à  l'École  de  Médecine,  76,  bou- 
levard Beauvoisine,  Rouen  (Seine-Inférieure).  Ent.  gén.;  Coe- 
cides. 

1919.  *  Gaudin  (Louis),  43,  avenue  de  Picardie,  Versailles  (Seine-et- 
Oise).  Coléoptères. 

1870.  *Gaulle  (Jules  de),  41,  rue  de  Vaugirard,  Paris,  6''.  Hymé- 
noptères. 

1919.  Gaumont  (L.),  professeur  à  l'École  d'Agriculture  du  Chesnoy, 
98,  rue  Gambella,  Chaletle  (Loiret).  Entomologie  générale, 
•principalement  Aphidiens. 

1922.  Gauthier  (H.),  licencié  es  sciences,  préparateur  au  Labora- 
toire do  Zoologie  appliquée,  4,  rueNaudot,  Alger.  Coléoptères. 

1919.  Gautier  (D""  Claude),  34,  rue  Tupin,  Lyon  (Rhône).  Entomo- 
logie appliquée,  Hyménoptères  parasites. 

1886.  Gazagnaire  (Joseph),  G.  #,  ancien  maire  de  Cannes,  chalet 
des  Syrphes,  29,  rue  Félix-Faure,  Cannes  (Alpes-Maritimes). 
Ent.  gén.,  Anat.;  Dipt.,  Hymen. 

1919.  Gedoelst  (L.),  professeur  à  l'école  vétérinaire,  15,  rue  Meye  - 

béer,  Bruxelles  (Belgique).  Diptères. 

1896.  Gelin  (Henri),  p  L  P.,  conservateur  du  Musée  d'Histoire  natu- 
relle, 2,  rue  Beaune-la-Rolaride,  Niort  (Deux-Sèvres).  Ent. 
gén.,  princ.  Lép.,  Orth.  et  Névropt.  régionaux. 

1912.  Genson  (Eugène),  domaine  de  Fonseranes,  près  Béziers 
(Hérault).  Lépidoptères  ;  entomologie  viticole. 

1917.  Georgel  (Alfred),  108,  rue  de  la  Réunion,  Paris,  20^  Col. 
et  Lép. 

1920.  GÉRARD  (H.),  industriel,  16,  rue  Philippe-Plantamour,  Genève 

(Su^se).  Coléoptères,  Cétonidesdu  globe. 
1902.  *Gerber  (P^  C),  Faculté  de  Médecine,  allées  S^-Michel,  Tou- 
louse (Haute-Garonne).  Cécidies. 

1921.  Germain  (L.),  assistant  à  la  chaire  de  Malacologie  du  Muséum 

national  d'Histoire  naturelle,  35,  rue  de  Bulîon,  Paris,  5°. 
Biologie  générale;  Insectes  parasites  des  Gastéropodes. 


XXII  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1903.  Gervais  d'Aldin  (André),  villa  Laude,  Quinéville  (Manche).  Col. 
et  Lép. 

1914.  Gestro  (D''  Rafaele),  directeur  du  Museo  civico  di  Storia 
naturale,  Piazza  di  Francia,  Gènes  (Italie).  Coléoptères. 

1885.  GiANELLi  (Giacinto),  14,  rue  Capella,  Rivoli,  près  Torino  (Ita- 
lie). Lép. 

1894.  GiGLio-Tos  (D"'  Ermanno),  professeur  à  l'Université  de  Cagliari^ 
Sardaigne  (Italie).  Dipt. 

1919.  GiLLET  (P''  Joseph  E.),  docteur  es  sciences,  106,  rue  S'-Bernard,^ 

Bruxelles  [Belgique).  Lamellicornes ,  spécialement  Coprophages. 

1907.  *GiRARD  (Julien),  86,  boulevard  Flandrin,  Paris,  16^  Lépido- 
ptères. 

1921.  Glick  (P. -A.),  University  of  Illinois,  Urbana  (III.),  U.  S.  A. 
Ent.  gén. 

1868.  GoBBRT  (D>-  Emile),  *,p  I.  P.,  G.  #,  20,  rue  Victor-Hugo,  Mont- 
de-Marsan  (Landes).  Ent.  gén. 

1921.  GoBERT  (J.),  garde  général  des  Eaux  et  Forêts,  Mens  (Isère), 
Entomologie  gén.,  princ.  Coléoptères. 

1920.  GoETGHEBUER  (D''),  41,  YUG  Neuve-St-Jacques,  Gand  (Belgique). 

Diptères. 
1919.    Grandi  (D'"  Guido),  attaché  au  Laboratoire  de  zoologie  de  la 
R.  Scuola  di  Agricoltura  de  Portici,  Naples  (Italie).  Entomo- 
logie générale  et  appliquée.  Insectes  du  figuier. 

1921.  Grasse  (P.),  préparateur  à  la  Faculté  des  Sciences,  o,  rue  d& 

la  Palissade,  Montpellier  (Hérault).  Ent.  gén.  Collemboles. 

1919.  Gribodo  (J.),  ingénieur,  5,  rue  Cavour,  Turin  (Italie).  Entomo- 
logie appliquée;  Hyménoptères  [.\culeata)  du  globe. 

1899.  Grisol  (Mayeul),  naturaliste,  Caracas  (Venezuela).  Entomologie 
gén. 

1889.  Grison  (Victor-Ernest-Hyacinthe),  conservateur  des  hypo- 
thèques, à  Provins  (Seine-et-Marne). 

1911  Grosclaude  (Marcel),  ingénieur  des  Arts  et  Manufactures,  direc- 
teur de  l'Émaillerie  moderne,  Mérignac  (Gironde).  Coléoptères 
de  France. 

1869. *Grouvelle  (Jules),  i*,  €.1'  A.,  ingénieur  civil,  P""  à  l'École 
centrale  des  Arts  et  Manufactures,  18,  avenue  de  l'Observa- 
toire, Paris,  6*.  Col.  eur. 


Liste  des  Membres.  xxiii 

1873.  *Grouvelle  (Philippe),  69,  rue  de  Gergovie,  Paris,  l¥.   Col. 

gallo-rhénans. 
1899.    Gruardet  (F.),  0.  '^,  tp,  colonel  d'artillerie,  2,  rue  du  Four- 

au-Roi,  Bourges  (Cher).  Coléoptères. 

1899.  Gruvel  (A.),  professeur  au  Muséum  national  d'Histoire  natu- 
relle, 57,  rue  Cuvier,  Paris,  5<=.  Cirrhipèdes. 

1903.  *GuÉNAux  (D"'  Georges),  chef  des  Travaux  zoologiques  à  l'Institut 
agronomique,  56,  avenue  de  Breteuil,  Paris,  7«.  Entomologie 
générale. 

1889.  *GuERNE  (baron  Jules  de),  ^,  pi.  P.,  6,  rue  de  Tournon, Paris, 
6^.  Ent.  g  en. 

1894.  Guerry  (Paulj,  du  l'^'"  nov.  au  15  juin  :  villa  Radumna,  boul. 

Edouard  VII,  Nice  (Alpes-Maritimes);  du  15  juin  au  1"  nov.  : 
château  de  Vourey  (Isère).  Col.,  pr.  Cétonides,  Buprestides 
et  Longicornes. 

1898.  GuiART  (D""  Jules),  p  A.,  professeur  à  la  Faculté  de  Médecine 
et  de  Pharmacie,  58,  boulevard  de  la  Croix-Rousse,  Lyon' 
(Rhône).  Ent.  gén.,  Parasites. 

1920.  GuiCHARD  (R.),  ingénieur,  à  Bogota  (Colombie).  Entomologie 

générale. 

1905.  GuiGNON  (abbé  Jules-Henri),  curé  de  Vulaines-sur-Seine  (Seine- 
et-Marne).  Ent.  appl.  ;  parasites  des  plantes;  Lép. 

1913.  GuiGNOT  (D''  F.),  ^,  25,  rue  des  Trois-Faucons,  Avignon  (Vau- 

cluse).  Coléoptères. 

1921.  GuiLLEMART  (L.),  propriétaire  à  Sacy,   par   Ville-Dommange 

(Marne).  Coléoptères. 

1920.  GuiLLiou  (P.),  74,  rue  d'AUeray,  Paris,  15«.  Coléoptères. 

1895.  GuiMOND,  Q  I.  P.,  pharmacien  de  l''^  classe,  place  de  la  Mairie, 

Parc  Saint-Maur  (Seine).  Col. 

1914.  GuiNARD  (Victor),  6,  rue  Forissier,  Saint-Étienne  (Loire).  Coléo- 

ptères de  France. 

1921.  GuYON  (M"^  L.),  préparateur  au  Collège  de  France.  Diptères. 

1919.  Hallet  (Alexandre),  agent  administratif  des  dommages  de 
guerre,  Chauny  (Aisne).  Lépidoptères  de  France. 

1894.  Hardy  (Gabriel),  ^,  201,  boulevard  Péreire,  Paris,  17«.  Coléo- 
ptères  de  France. 

1921.    Hastert  (Pierre),  à  Luxembourg-Grund.  Lépidoptères. 


XXIV  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1920.  Hebard  (Morgan),  Academy  oî  natural  Sciences,  Logan  Circle, 

Philadelphia(Pa.),  U.  S.  A.  Orthoptères. 
1891.    Heim  (D--  Frédéric),  0.  *,  C^  I.  P.,  0.  §,  agrégé  à  la  Faculté  de 
Médecine,  professeur  au  Conservatoire  national  des  Arts  et 
Métiers  et  à  l'École  iiationale  supérieure  d'Agriculture  colo- 
niale, 34,  rue  Hamelin,  Paris,  16^ Ent.  gén.; biologie. Parasites. 

1921.  Hemon  (A.),  36,  rue  Gay-Lussac,  Paris,  5*=.  Hyménoptères. 
1891.    Henneguy  (D--  Félix),  0.  «,  p  I.  P.  G.  §,  membre  de  l'Institut 

et  de  l'Académie  de  Médecine,  professeur  au  Collège  de 
France  et  à  l'École  nat.  d'Horticult.  de  Versailles,  9,  rue 
Thénard,  Paris,  5^.  Anat.  et  embryol.;  Ent.  appliquée. 

1921.    Henriot  (R.),  Aviatic  Hôtel,  lo  bis,  boulevard  Victor,  Paris, 

15").  Lépidoptères. 

1902.  Hermann (Jules),  |li  A.,  libraire,  6,  rue  de  la  Sorbonne,  Paris,  S*. 
Bibliographie  entomologique. 

1907.  *Hérouard  (Edgard),  pi.  P.,  professeur  adjoint  à  la  Faculté 
des  Sciences,  9,  rue  de  l'Éperon,  Paris,  6^.  Entomologie  géné- 
rale; Crustacés. 

1909.  Hervé-Bazin  (Jacques),  t§i,  ^,  Le  Patys,  par  Segré  (Maine-et- 
Loire).   Diptères. 

1920.  Hesse  (Ed.),  maître  de  conférences  à  la  Faculté  des  Sciences, 

Rennes  (Ille-et- Vilaine).  Diptères  et  Microsporidies  parasites 
des  Insectes. 

1921.  HiLL  (C.-C),  U.  S.  entomological  Laboratory,  227,  Moreland 

avenue,  Carlisle  (Pa),  U.  S.A.  Ent.  appliquée. 

1917.  Hoffmann  (Adolphe),  «  Les  Clides  »,  par  Verneuil-sur- Vienne 
(H*°-Vienne).  Coléoptères  gallo-rhénans. 

1885.  *Holland  (W.-J.),  LL.  D.,  Director  of  the  Carnegie  Muséum, 
5">  and  Bellefield  avenues,  Pittsburgh,  Pensylvanie  (États- 
Unis  d'Amérique).  Lépidoptères. 

1900.  *Homberg  (Rodolphe),  8, rue  Alfred-Dehodencq,  Paris,  16^  Lépi- 
doptères d'Europe. 

1916.  Honoré  (A.),  docteur  es  sciences,  ingénieur-chimiste, rue  Marc- 
Frayssinet,  Port-de-Bouc  (Bouches-du-Rhône).  Hymenoptera 
aculeata  et  Chrysididae. 

1900.  HouARD  (G.),  Il  I.  P.,  D''  es  sciences,  professeur  à  la  Faculté 
des  Sciences,  directeur  de  l'Institut  botanique  et  du  Jardin 
botanique,  Strasbourg  (Bas-Rhin).  Cécidies. 


Liste  des  Membres.  xxv 

1909.    HuAULT  (Henri-Frédéric),  34,  rue  de  la  Fontaine-de-Lizier,  Angou- 

lème  (Charenlc).  Coléoptères. 
1921.  HuBÀULT  (M.),    inspecteur  adjoint  dos    Eaux-et-Forêts,   École 

forestière,  Nancy  (Meurthe-et-Moselle).  Ent.  appliquée. 

1911.  ^HusTACHE  (A.),  professeui' de  sciences,  Lagny  (Seine-et-Marne). 

Coléoptères,  principalement  Curculionides. 
1903.  *Ighes  (Lucien),   ||  A.,  1,  avenue  Béatrice,  Villeneuve-le-Roi 

(Seine-et-Oise).  Ent.  générale  et  appliquée. 
1913.    Iglesias   (Francisco),    agronome,   Theuzina,  État   de   Piauhy 

(Brésil).  Entomologie  agricole. 

1906.  Innés  Bey  (D-"  Walter  F.),  6,  square  Halini  Pacha,  Ezbeldeh,' 

Le  Caire  (Egypte).  Entomologie  générale. 

1912.  Jacquet  (Joseph),  8,  rue  Servient,  Lyon  (Rhône).  Coléoptères. 
1919.    James  (Louis),  chef  de  Section,  Service  des  titres  de  la  C'"^  du 

Nord,  6,  place  de  la  Gare,  Sannois  (Seine-et-Oise).   Coléo- 
ptères. 

1892.  Janson  (Olivier-E.),  44,  Great-Russell  street,  Londres,  W.  C. 

(Angleterre).  Col.,  pr.  Cétonides. 

1903.  *Jeannel  (D''  René),  ^  A.,  D''  es  sciences,  sous-directeur  de 

l'Institut  de   Spéologie,  Universitate,  Cluj  (Roumanie).  Col. 
de  France;  Insectes  cavernicoles. 

1921.*JoiCEY  (J.-J.),  The  Hill,  Witley,  Surrey  (Angleterre).  Lépido- 
ptères. 

1907.  Juillet  (Fernand),  pharmacien,  ancien  interne  des  hôpitaux,  rue 

Carnot,   Rilly-la-Montagne   (Marne).  Dipt.,  princ.  piqueurs. 
1911.*Keilin  (David),  docteur  es  sciences,  Quick  Laboratory,  New 
Muséums,  Cambridge  (Angleterre).   Biologie  entomologique  : 
en  particulier  larves  de  Diptères. 

1904.  Kellogg  (Vernon-L.),  professeur  d'Entomologie  à  Leland  Stan- 

ford junior  University,  Stanford,  California  (États-Unis  d'A- 
mérique). Ent.  gén. 

1893.  *KiEFFER  (abbé  Jean-Jacques),  ||  I.  P.  D""  es  sciences,  professeur 

au  collège  de  Bitche  (Moselle).  Chironomides. 

1919.    Klein  (Marcel),  17,  rue  de  la  Tranche,  Strasbourg,  Robertsau 
(Bas-Rhin).  Coléoptères  d'Alsace  et  des  Vosges. 

1920.*Knight(D'-  h. -h.), University  Farm.,  St-Pauls,  Minn.  (U.  S.A.). 
Hémiptères. 


XXVI  Bulletw  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1911.  Krause  (A.),   Saint-Moritz,  Engadine  (Suisse).  Coléoptères  de 

Corse. 

1908.  La  Bastille  (Henry  de),  château  de  la  Roche-Chauvon,  par 
Feneu  (Maine-et-Loire).  Coléoptères. 

1908.*Laboissière  (Victor),  p  A.,  §,  73,  rue  Carnot,  Levallois-Perret 
(Seine).  Coléoptères,  princ.  Galérucides. 

1920.  Lacodke  (Paul),  libraire.  Fontainebleau  (Seine-et-Marne).  Co- 
léoptères. 

19i6.*LACREuzE  (Charles),  27,  Coulouvrenière,  Genève  (Suisse).  Lé- 
pidoptères paléarctiques. 

1910.  *Lacrocq (Albert),  4,  rue  Daniel-Lamazière,  Limoges  (H*^- Vienne). 

Coléoptères  et  Névroptères. 

1912.  Lacroix  (Joseph),  4,  rue  Thiers,  Niort  (Deux-Sèvres).  Névro- 

ptères du  globe. 

1887.  *Laglaize  (Léon),  ||  A.,  voyageur-naturaliste,  9,  rue  Papillon, 
Paris,  9^.  Ënt.  gén. 

1893.  Lahaussois  (Cliarles),  Q  A.,  0.^,  avocat,  président  des  «  Natu- 
rahstes  Parisiens  »,  2,  rue  de  La  Planche,  Paris,  7«.  Col. 

1919.  La  Jaille  (marquis  de),  place  Malesherbes,  5,  Paris,  17*=.  Ento- 
mologie générale. 

1918.  Lallemand  (D""),  Inspecteur  d'hygiène  du  gouvernement,  8, 
rue  du  Pacifique,  Uccle(Brabant,  Belgique).  Hémiptères. 

1913.  Lamarche  (Pierre),  ^,  igi,  lieutenant-colonel  d'Infanterie,  68, 

rue  de  Flore,  Le  Mans  (Sarthe).  Coléoptères  de  France. 

1898.*L.uiBERTiE  (Maurice),  37,  rue  des  Faures,  Bordeaux  (Gironde). 

Hémiptères. 
1900.    Lamy  (Ed.),  Il  I.  P.,  Il,  D''  es  sciences,  assistant  de  Malacologie 

au  Muséum,  36,  rue  Daubenlon,  Paris,  S«.  Ent.  gén. 

1918.  Lan.uge  (Léon),  (G),  chirurgien-dentiste,  38,  rue  Jaillent-Des- 
chainets,  Troyes  (Aube).  Col.,  Hém. 

1899.  Larminat  (L.  de),  0.  *,  inspecteur  général  des  Ponts  et  Chaus- 
sées, 64,  avenue  de  la  Marne,  Lorient  (Morbihan).  Coléoptères  ; 
Insectes  marins. 

1911.  Larrousse  (D'"  F.),  préparateur  à  la  Faculté  de  Médecine  de 

Paris  (laboratoire  de  Parasitologie).  Entomologie  médicale. 

1910.  Lascols  (Jules),  receveur  de  l'Enregistrement,  en  retraite,  7, 
rue  Racine,  Toulon  (Var).  Coléoptères. 


Liste  des  Membres.  xxvii 

1907.  Lasègue  (Gaston),  préparateur  de  chimie  à  la  Sorbonne,  17, 
quai  d'Alfortville,  Alforlville  (Seine). 

1911.  Lastours  (D""  de),  la  Mabiterie,  par  Varades  (Loire-Inférieure). 

Lépidoptères,  prime.  Séricigènes  exotiques. 

1919.*Lathy  (PercyJ.),  70,  boulevard  Auguste-Blanqui,  Paris,  13^ 
Lépidoptères  du  globe. 

1921.  Laurent-Atthalin  (A.),  0.  i^,  i^,  secrétaire  général  de  la 
Banque  de  Paris  et  des  Pays-Bas,  11  bis,  rue  de  Bellechasse, 
Paris,  7^.  Lépidoptères. 

1912.  *Lavagne  (Henri),  p  A.,  0.  §,  #,  avocat,  1,  rue  de  l'Aiguillerie, 

Montpellier  (Hérault).  Coléoptères  paléarctiques. 
1900.*  La  VALLÉE  (Alphonse),  licencié  es  sciences  naturelles,  49,  rue 
de Naples, Paris,  8«; l'été:  château  de  Segrez,  parSaint-Sulpice- 
(ïùFa\ieres{Seme-ol-Oise).  Entomologiegénérale  ;  Lépidoptères. 

1920.  Lavier  (D""  g.),  préparateur  à  la  Faculté  de  Médecine,  labora- 

toire de  Parasitologie,  7,  rue  Corneille,  Paris  G*'.  Entomologie 
médicale. 
1899.    LÉGAiLLON  (A.),  Il  I.  P.,  ^,  professeur  à  la  Faculté  des  Sciences, 
Toulouse  (Haute-Garonne).  Embryogénie,  histologie  et  étho- 
logie  des  Arthropodes. 

1901.  Le  Cerf  (Ferdinand),  préparateur  au  Muséum  d'Histoire  natu- 
relle, 55,  rue  de  Buiïon,  Paris,  5®.  Lépidoptères. 

1918.  Le  Charles  (Louis-Gabriel),  (M),   ^,  dessinateur   d'Histoire 

naturelle,  40,  rue  de  Turenne,  Paris,  3^.  Entomologie  géné- 
rale, princ.  Lépidoptères. 

1919.  Lecomte  (Charles),  chef  du  personnel,  hôpital  Saint-Antoine, 

184.  faubourg  Saint-Antoine,  Paris,  12".  Coléoptères. 

1906.  Leconte  (G.),  chirurgien-dentiste,  8,  cloître  Notre-Dame,  Char- 
tres (Eure-et-Loir).  Coléoptères. 

1903.  LÉcuRu(Fernand),^,  chef-dessinateur  au  Service  des  études  de 
la  voie  de  la  C'^du  Nord,  36,  rue  de  l'Aqueduc,  Paris,  10^  Co- 
léoptères de  France,  Insectes  nuisibles. 

1921.  Lekèvre  (Ch.),  10,  boulevard  de  Reuilly,  Paris,  12"^.  Ent.  gén. 
1921.    Lefèvre  (J.).  Poste  restante,  Rio  de  Janeiro  (Brésil).  Entomo- 
logie générale. 

1899.  Léger  (Louis),  professeur  de  Zoologie  à  la  Faculté  des  Sciences, 
Grenoble  (Isère).  Eut.  gén.;  Sporozoaires  parasites  des  Ar- 
thropodes. 


XXVIII  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1908.  Legoy  (Emile),  architecte,  24,  rue  Alphonsc-de-Neuville,  Paris, 
17^.  Lépidoptères. 

1920.  ■'■'  Legrand   (Ch.),  garde  général  des  Eaux  "^et  Forêts,  9,  boul. 
Carnot,   Alger.  Entomologie  générale,  principalement  Coléo- 
; ,  ptères. 

1905.  Legras  (Léon),  1,  rue  du  Grand-Pressoir,  Vaux-le-Pénil  (Seine- 

et-Marne).    Lépidoptères. 

1920.  Lelarge  (Gaston),  ingénieur,  à  Cartagena  (dép*  de  Bolivar) 
(Colombie).  Coléoptères  et  Lépidoptères. 

1902.  Lemée  (E.),  Il  A.,  @,  horticulteur,  o,  ruelle  Taillis,  Alençon 
(Orne).  Cécidomyies. 

1906.  *Le  Moult  (Eugène),  naturaliste,  4,  rue  Duméril,  Paris,  13^ 

Entomologie  générale. 

1920.  Le  Pontois  (A.  E.),  29,  rue  du  Mené,  Vannes  (Morbihan).  Lépi- 

doptères d'Europe. 

1917.*  Lerât  (Etienne),  cliimiste,  12,  rue  de  la  Prairie,  Gennevilliers 
(Seine).  Coléoptères. 

1921.  Le  Renard  (A.),  20,  avenue  des  Gobelins,  Paris,  5^  Coléoptères. 

1921.  Leroy  (D"'  R.),  136  bis,  avenue  de  Neuilly,  Neuilly-sur-Seine, 
(Seine).  Lépidoptères. 

1902.    Le  Seigneur  (Jacques),  commissaire  général  de  la  Marine,  en, 
retraite,  8,  rue  de  Belloy,  Paris,  16^  Col. 

1887.*Lesne  (Pierre),  Q  I.  P.,  §,  #,  assistant  d'Entomologie  au 
Muséum  national  d'Histoire  naturelle,  5o,  rue  de  Buffon,  Pa- 
ris, o^  Entomologie  générale. 

1921.  Lestage  (J.  A.),  assistant  à  la  Station  biologique,  10,  avenue 
de  la  Floride,  Uccle  (Belgique).  Éphémères,  Perlides,  Tri- 
choptères  [larves  et  adultes). 

1907.  Levett  (T.-P.),  Frenchgate,  Richmond,  Yorkshire  (Angleterre). 

Lépidoptères  Rhopalocères. 

1908.*  Ley  (Robert),  maison  Giesler  et  C'",  Avize  (Marne).  Coléoptères, 
princ.  Mélolonthides. 

1918.*Lhomme  (Léon),  l|  A.,  ^,  ingénieur  civil,  éditeur,  3,  rue  Cor- 
neille, Paris,  Q^.  Lépidoptères. 

1920.  Lhoste  (L.),  60,  quai  des  Carrières,  Charenton  (Seine).  Coléo- 
ptères. 


Liste  des  Membres.  xxix 

1911.  *LiCENT  (Emile),  D""  es  sciences.  Procure  du  Chang-Té-Tang, 
mission  de  Tchely  S.-E.,  18,  rue  Saint-Louis,  Tien-Tsin 
(Chine).  Biologie  gén.,  anat.  des  Insectes,  princ.  Hémiptères 
Ilomoptères. 

1913.  *LicHTENSTEiN  (Jcau),  sous-directeur  de  la  station  zoologique, 
Cette  (Hérault).  Biologie;  Arthropodes  et  leurs  parasites. 

1919.  LiENHART  (R.),  *,  #,  Q  I.  P.,  chef  de  travaux  de  zoologie  à 

la  Faculté  des  Sciences,  3,  rue  de  Rigny,  Nancy  (Meurthe- 
et-Moselle).  Orthoptères. 

1917.  *LizER  (Charles),  ingénieur-agronome,  casilla  del  correo,  1207, 
Buenos-Ayres  (République  Argentine).  Coccidae;  cécidologie. 

1901.  *LoisELLE  (Alfred),  26,  rue  Pelite-Couture,  Lisieux  (Calvados), 
Cécidologie;  entomol.  appliquée. 

1920.  LouvET  (G.),®,  étudiant,  18,  rue  Cuvier,  Paris,  5^.  Coléoptères. 

1901.  Lucas  (Daniel),  *,  ^,  ancien  élève  de  l'École  polytechnique,  an- 
cien commandant  d'artillerie,  avocat  à  la  Cour  d'appel  de  Poi- 
tiers, Le  Prieuré,  Auzay,par  Foutenay-le-Comte  (Vendée).  Lep. 

1884.*Macé  (Emile),  31,  rue  d'Annonay,  Saint-Étienne  (Loire).  Col. 
de  France. 

1906.  Madon  (Paul),  ^,  &,  inspecteur  des  Forêts,  en  retraite,  les  Ter- 
rasses, 4,  quai  Bellerive,  Mourillon-Toulon  (Var).  Géographie 
entomologique  ;  Coléoptères  d'Europe  et  exotiques. 

1911.  Magdelaine  (A.),  0.  iftj,  igi,  ■^,  commandant  d'Infanterie,  3,  rue 
Théophile-Gautier,  Paris»  16^.  Coléoptères  paléarctiques, 
princip.  cavernicoles. 

1893.  Magnin  (Jules),  libraire-éditeur,  7,  rue  Honoré-Chevalier,  Paris, 
6^  Col. 

1919.  *Mancini  (Cesare),  corso  Ugo  Bassi,  4,  Gènes  (Italie).  Coléo- 
ptères, spécialement  Scarabéides. 

1922.  Maneval  (H.),  instituteur,  Cheneveilles  par  Tence  (Haute- 
Loire).  Lépidoptères. 

1911.  *Marianno  (D'alose),  rua  Senador  Octaviano,  48,  Rio  de  Janeiro 

(Brésil).  Hyménoptères,  .ipidae. 
1909.  *Marie  (D"^  René),  '^,  médecin  des  Hôpitaux,  64,  rue  de  Prony, 

Paris,  17^.  Coléoptères,  spécialement  Hydrophilides. 
1908.  *Marié  (Pierre),   chef  du  service  d'Entomologie  agricole  h.  lu 

Société  des  Agriculteurs  de  France,  4,  rue  de  la   Trémoille, 

Paris,  8^.  Entomologie  générale. 


XXX  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1916.  Marlatt(C.-L.),  chairman  fédéral  horticullural  Board,  Bureau 

of  Enlomology,  Washington  D.   C.  (U.   S.  Amer.).    Coccides 
et  Hyménoptères  phytophages. 

1904.  Marmottan  (Auguste-Henri),  ingénieur  civil  des  Mines,  15, 
rue  de  Chartres,  Neuilly-sur-Seine  (Seine).  Hymen.  d'Europe 
et  du  bassin  de  la  Méditerranée. 

1921.  Marti  (A.),  Fleurs  d'Épines,  Montbéliard  (Doubs).  Lépido- 
ptères. 

1919.  Martin  (F.),  employé  des  Postes,  5,  rue  Désirée,  Marseille 
(Bouches-du-Rhône).  Coléoptères  et  Lépidoptères. 

1891.  Martin  (René),  Q  A.,  0.  #,  ancien  avoué,  chez  M.  Montané- 
Aguilar,  villa  Alemana,  Valparaiso  (Chili).  Névroptéres. 

1921.  Maublanc(A.),  inspecteur  des  Épiphyties,  52,  boulevard St- Jac- 
ques, Paris,  13°.  Efit.  agricole. 

1914.  Maurice  (Claudiiis),  pharmacien  de  1'"''  classe,  Roche-la-Mo- 
lière (Loire).  Col. 

1919.  Mecquenem  (Charles  de),  colonel  de  réserve  d'artillerie  hono- 
raire, en  retraite,  9,  rue  S*-Ambroise,  Bourges  (Cher). 
Arachnides,  spécialement  toiles  des  Araignées. 

1921.    Meier  (B.),  à  S^"-Marie-aux-Mines  (H'-Rhin).  Lépidoptères. 

1921.  Mello-Leitaô  (D^'-A.),  directeur  da  Escola  superiorde  Agricul- 
tura,  37,  rua  AUiança,  Rio-de-Janeiro  (Brésil).   Arachnides. 

1917.  Mellor  (J.-Erich  M.),  diplômé  d'Agriculture,  Gonville  and  Caius 

Collège,  Cambridge  (Grande-Bretagne).  Biologie  entomologique. 

1918.  Menozzi  (Carlo),  San  Vilo,  province  de  Modena  (Italie).  For- 

micides  du  globe. 
1901.*  MÉQuiGNON  (Auguste),  ig,  Q  A.  professeur  au  lycée  Lakanal, 
7,  rue  Chasseloup-Laubat,  Paris,  15*^.  Col.  gallo-rhénans. 

1921.  Mercier  (D"'),  médecin  en  chef  de  l'asile  d'Aliénés  de  Pierrefeu 
(Var).  Lépidoptères. 

1919.  *Mercier  (Gaston),   inspecteur  d'assurances    à    la   compagnie 

«  l'Abeille  »,  22,  rue  de  la  République,  Saint-Mandé  (Seine). 
Coléoptères. 
1917.    Merle    (Claudius),   ^,     Coléoptères,    princ.    aquicoles  et    Bu- 
prestides;  Lépidoptères. 

1921.  Mesnard(J.-H.),  étudiant,  43,  rue  du  Maréchal  Foch,  Versailles 
(Seine-et-Oise).  Coléoptères. 


Liste  des  Membres.         v  xxxi 

1890.  Meunier  (Fernand),  Q  I.  P.,  0.  #,  conservateur  honoraire  du 
Muséum  d'Histoire  naturelle  du  Jardin  Zoologique,  professeur 
à  l'Institut  supérieur  Belzoaire,  34,  Venusbergweg,  Bonn 
(Pays  rhénan  occupé).  Hyménoptères  Aculeata;  Diptères  ;  Ar- 
ticulés fossiles . 

1883.*MiLL0T  (Charles),  ^^è  I.  P.,  ancien  officier  de  marine,  7,  place 
S*-Jean,  Nancy  (Meurthe-et-Moselle).  Eni.  gén.,pr.  Col.  etLép. 

1873.  *MioT  (Henri),  Ql.  P.,  C.  §,  juge  honoraire,  Beaune  (Côte- 
d'Or).  Ent.  appliquée;  Ins.  utiles  et  nuisibles  du  globe. 

1911.  MocQUERis  (Daniel),  45,  avenue  de  Wagram,  Paris,  17^  Coléo- 

ptères; Diptères. 

1898.  *MoLLANDiN  DE  BoissY  (Bobert),  villa  «  Les  Bosquets  »,  231,  route 
de  La  Valette,  Toulon  (Var).  Col.  paléarct. 

1893.  MoNTANDON  (A.-L.),  17,  Str.  Mitropolitul  Josif,  Bucarest  (Rou- 
manie). Hémiptères  du  globe. 

1910.  MoREAU  (Eugène) ,  o8,  avenue  d'Orléans,  Paris ,  14*.  Lépido- 
ptères du  globe. 

1912.  MoREiRA  (Carlos),  rua  Santa  Clara,  n°  26,  Copacabana,  Bio  de 

Janeiro  (Brésil).  Entomologie  générale. 

1900.    MoREL  (Camille),  1,  rue  Bosio,  Paris,  16®.  Col.  d'Europe. 

1888.  *  Morgan  (Albert-C.-F.),  membre  des  Soc.  linnéenne  et  en- 
tomologique  de  Londres,  13o,  Oakwood  Court,  Kensington, 
London  W.  (Angleterre).  Homoptères,  pr.  Coccides. 

1912.  MoRLEY  (Claude),  assistant  au  British  Muséum,  Monk  Soham 

House,  near  Framlingham,  Sufïolk  (Angleterre).  Ichneumo- 
nides  du  globe. 
1900.    MoTTAz  (Charles),  39,  Grand-Pré,  près  Genève  (Suisse).  Ento- 
mologie générale;  Coléoptères  et  Lépidoptères. 

1913.  MoucHOTTE  (D""  Joseph),  p  A.,  ancien  interne  des  Hôpitaux  de 

Paris,  8,  rue  Freycinet,  Paris,  16*^.  Entomologie  générale. 
1921.  MouLLET  (A.),  282,  rue  de  Vaugirard,  Paris.  15°.  Ent.  gén. 
1903.'    MouTiER  (D""  François),  licencié  es  sciences,  ancien  interne  des 

Hôpitaux  de  Paris,  95,  rue  de  Monceau,  Paris,  8«.  Lép. 
1912.    MuizoN  (Joseph  Jourdain  de),  ^,  26,  rue  Nationale,  Bochefort- 

sur-Mer  (Charente-Inf''«).  Coléoptères. 
1918.    MuNRo  (James-W.),  lieutenant,  Boyal  Army  médical  Corps, 

Quick  Laboratory,   New  Muséum,  Cambridge  (Angleterre). 

Entomologie  forestière;  Coléoptères. 


XXXII  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1891.  *Nadar  (Paul),  0.  *,  ■-??,  31,  rue  d'Anjou,  Paris,  8^.  Coléoptères, 

1919.*Naude  (Philippe),  13,  boulevard  des  BatignoUes,  Paris,  8^  Co- 
léoptères. 

1920.  *  Navel  (H.),  agronome,  directeur  des  Cacaoyères,  San  Thomé. 
Entomologie  agricole. 

1886.  *Neervort  van  de  Poll  (J.-R.-H.),  Benkeinstein  Muséum,  Rij- 
senburg,  province  d'Utrecht  (Hollande).  Entomologie  générale. 

1920.  NÈGRE,  inspecteur  des  Eaux  et  forêts,  Monde  (Lozère).  Insectes 

nuisibles  aux  forêts. 
1897.*NiBELLE  (Maurice),  9,  rue  des  Arsins,  Rouen  (Seine-Inf.).  Hé- 

mipt.;  Hymen. 
1912.*NicoD  (Paul),  122,  rue  S'-Georges,  Lyon  (Rhône).  Coléoptères. 

1876.  Nicolas  (André),  ancien  magistrat,  Cambo-les-Bains  (Basses- 
Pyrénées).  Carabides  et  Cérambycides  eur.,  pr.  Carabus  et 
Dorcadion. 

1881.*NoDiER  (Charles),  '^,  médecin  de  la  marine,  rue  Saint-Huel 
Kerentrech,  Lorient  (Morbihan).  Col. 

1895.*NoRMAND  (D''  Henry), i^,  ||A.,  §,  Le  Kef( Tunisie).  Co/eo/^éT^s. 

1919  Obenberger  (D'"  Jan),  adjoint  d'Entomologie  au  Muséum  Krâl. 
Ceského,  1900,  Vaclavské  Namesti,  Prague  H  (Tchéco-Slova- 
quie).  Coléoptères,  spécialement  Buprestides. 

1861.  *OBERTHiJR  (Charles),  ^,  G.  #,  36,  faubourg  de  Paris,  Rennes 
(Ille-et- Vilaine).  Lépidoptères. 

1871.  *OBERTHijR  (René),  #,  Rennes  (Ille-et- Vilaine).  Coléoptères. 

1914.  Olivier  (Jean),  directeur  de  la  Revue  scient,  du  Bourbonnais 
et  du  Centre  de  la  France,  10,  cours  de  la  Préfecture,  Mou- 
lins (Allier).  Entom.  générale. 

1914.  Orchymont  (A.  d'),  106,  rue  de  l'Industrie,  Gand,  Mont 
S'-Amand  {^Q\g\({\iQ). Coléoptères, princ.  Hydrophilidae et  leurs 
larves. 

1921.  OsBORN   (P'H.),   Ohio    State  University,    Columbus   (Ohio), 

U.  S.  A.  Entomologie  générale. 
1921.    Painter  (H.  R.).  U.S.  entomological  Laboratory,  Box  53, West 

Lafayette  (Indiana),  U.  S.  A.  Ent.  [appliquée. 
1921,    Parrott  (P"'  P--J.),  Agricultural  experiment  .Station,  Geneva 

(N.  Y.),  U.  S.  A.  [Ent.  appliquée. 
1920.    Parsley   (Howard    Madison),    Smith    Collège,   Northampton 

(Mass.),  U.  S.  A.  Hémiptères. 


Liste  des  Membres.  xxxiii 

1921.    Pater  (D^  H.  J.  G.),  85,  avenue  de  Villiers,  Paris,  17^  Col.  de 
France. 

1902.  Pazos  (D""  Lodo.-José-H.),  médecin-chirurgien,  46,  Marti,  San- 

Antonio-de-los-Banos  (Cuba).  Dipt.,  pr.  Moustiques. 

1921.    Peairs  (L.  m.).  Agricultural  experiment  Station,  Morgantown 

(W.  Va.),  U.  S.  A.  Ent.  appliquée. 
1917.    PÉcouD  (Georges),  17,  rue  de  Jussieu,  Paris,  5^.  Coléoptères 

paléarct.,  principalement  Carabidae. 
1920.  *  Pellerano   (Glorialès),  1737,  calle  Corrientes,  Buenos-Aires 

(République  Argentine).  Entomologie  générale,  principalement 

Coléoptères. 

1903.  Pelletier  (E.),  13,  impasse  de  l'Aqueduc,  Fontainebleau  (Seine- 

et-Marne).  Lépidoptères  de  France;  préparation  des  chenilles. 

1899.  PÉREZ  (Charles),  p  I.  P.,  professeur  de  Zoologie  à  la  Sor- 

bonne,  1,  rue  Victor-Cousin,  Paris,  S«.  Ent.  gén.;  histologie; 
Protozoaires  parasites  des  Arthropodes. 

1912.  *PÉRiNET  (Henry),  34,  chemin  des  Clos,  Genève-Paquis  (Suisse). 

Coléoptères  et  Lépidoptères. 
1883.  *PÉRiNGUEY  (Louis),  Q  I.  P.,  §,  D''  es  sciences,  directeur  du 

S.  African  Muséum,  Cape-Town  (Cap  de  Bonne-Espérance). 

Ent.  gén.,  pr.  Col. 

1920.  PÉRON  (H.),  ingénieur-agronome,  10,  quai  du  Général-Galliéni, 

Suresnes  (Seine).  Mœurs  des  Insectes. 

1875.  *Perraudière  (René  de  la),  *,  22,  rue  de  Flore,  Le  Mans 
(Sarthe).  Col.  de  l'Ancien  Monde. 

1902.  *Perret  (Joseph),  greffier,  3,  place  S*-Maurice,  Vienne  (Isère). 

Col.  gallo-rhén. 
1919.    Perrot  (Gaston),  capitaine  au  service  géographique  du  Maroc, 

Rabat  (Maroc).  Coprophages  du  globe,  mœurs  de^  insectes. 

1921.  Pertuiset  (J.),  ingénieur  électricien,  82,  avenue  de  Wagram, 
'  Paris,  17^.  Coléoptères. 

1900.  Pescuet   (Raymond),  105,  rue  Manin,  Paris,  19«.   Col.  gallo- 

rhénans;  Hydrocanthares  du  globe. 

1919.    PÉTEL0T  (M""^  E.),  64,  rue  Dô-Hûn-Vi,  Hanoï  (Tonkin).  Ento- 
mologie générale,  principalement  Coléoptères. 

1908.* Peu vrier  (Aster),  |^  L  P.,  81,  avenue  de  St-Mandé,  Paris,  12^ 
Coléoptères  gallo-rhénans. 


XXXIV         Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1893.  *Peyerimhoff  de  Fontenelle  (Paul  de),  inspecteur  des  Eaux  et 
Forêts,  chef  de  la  Station  de  Recherches  forestières  du  Nord 
de  l'Afrique,  78.  boulevard  Bon-Accueil,  Mustapha  (Alger). 
Col.;  Biologie. 

1914.  Peyronnet  (Albert),  ingénieur  électricien,  22,  rue  Voltaire, 
Carcassonne  (Aude).  Coléoptères  gallo -rhénans,  princ.  Dytis- 
cides. 

1889.  *  Pic  (Maurice),  p  I.  P.,0.  §,  correspondant  du  Muséum,  Digoin 

(Saône-et-Loire).  Col.,  Hem.  et  Ihjmén.  paléarct.;  Ptinides, 
Anobiides,  Malacodermes,  Hétéromères ,  Bruchides  et  Nano- 
phijes  du  globe. 

1899.  *PicARD  (François),  docteur  es  sciences,  maître  de  conférences 
à  la  Sorbonne,  laboratoire  d'Évolution  des  Êtres  organisés, 
3,  rued'Ulm,  Paris,  5*.  Coléoptères;  Hyménoptères;  éthologie 
des  Insectes. 

1902.  *PicTET  (Arnold),  privat-docent  à  l'Université  de  Genève, 
80,  route  de  Lausanne,  Genève  (Suisse).  Lépidoptères. 

1911.    PiÉRART  (D""  J.),  Avesnes  (Nord).  Lépidoptères. 

1905.  PiÉRON  (Henri),  docteur  es  sciences,  Directeur  de  laboratoire  à 
l'École  des  Hautes-Études,  52,  route  de  la  Plaine,  Le  Vésinet 
(Seine-et-Oise) .  Éthologie  et  psychologie  des  Insectes. 

1902.  Pierre  (abbé),  professeur  de  sciences,  51,  rue  de  Paris,  Moulins 
(Allier).  Cécidologie;  Biol.  gén. 

1916.  Pierre  (Claude),  7'''%  rue  du  Loing,  Paris,  14^  Diptères 
tipuliformes. 

1916.  Pierre  (Louis),  ||  I.  P.,  directeur  de  l'École  communale,  rue 
Rivay,  8,  Levallois-Perret  {Seine).  Anatomie  générale  des  Ar- 
thropodes. 

1883.    PiERsoN  (Henri),  3,  rue  Monmartel,  Brunoy(S.-et-0.).  Orth.  et 

Névr. 

1899.    PiGNOL  (D'"  Jules),  34,  rue  Pigalle,  Paris,  9^  Coléoptères. 

1908.  PiONNEAu  (Paul),  5,  rue  Antoine-Dupuch-S*-Augustin,  Bor- 
deaux (Gironde).   Ent.  gén.  princ.  Hém.  et  Lep.  paléarct. 

1919.  Plainchamp  (capitaine),  instituteur  à  l'École  annexe  des  Insti- 
tuteurs de  la  Seine,  29,  boulevard  Murât,  Paris,  16^  Ento- 
mologie générale. 

1890.  Planet  (Louis),  l|  L  P.,  dessinateur  d'histoire  naturelle,  9,  rue 

Bucourt,  Saint-Cloud  (Seine-et-Oise).  Col. 


Liste  des  Membres.  xxxv 

1892,    Planet  (Victor),  notaire,  Entre-deux-Guiers  (Isère).  Col. 

1919.  PoLET  (Léon),  ingénieur  des  Arts  et  manufactures,  directeur  de 
«  La Metalurgica  »,  5',  calle  de  Eduardo  Ocou,  Malaga  (Espa- 
gne). Lépidoptères   du  globe. 

1910.  PoRNiN  (Louis),  professeur  au  collège  Chaptal,  45'^%  rue  Guer- 
sant,  Paris,  17^.  Coléoptères.  ^ 

1896.  Porter  (D'"  Carlos  E.),  Q  l.  P.,  §,  Directeur  du  Musée  et 
Laboratoire  de  Zoologie  apppliquée  et  professeur  de  Zoo- 
logie générale  et  d'Entomologie  à  l'Institut  agronomique  du 
Chili,  Casilla  2974,  Santiago  (Chili).  Cmstacés  décapodes; 
Longicornes;  Hémiptères  princ.  Pentatomides  et  Coccidœ; 
Bibliographie  zoologique  de  r Amérique  latine. 

1899.  PoRTEViN  (Henri),  directeur  de  la  Société  Générale,  Ghûlons- 
sur-Marne  (Marne).  Col.,  princ.  Curculionides. 

1888.  *  Portier  (D^  Paul),  professeur-adjoint  à  la  Faculté  des  Sciences 
de  Paris,  3iter,  avenue  Victor-Hugo,  Bourg -la-Reine  (Seine). 
Lép.  eur.,  pr.  Microlép. 

1907.  Postel  (Georges),  pharmacien,  Foncquevillers  (Pas-de-Calais). 
Entomologie  générale,  principalement  Lépidoptères. 

1894.  *PouLOT  (Emile),  rue  de  l'Abreuvoir,  Mennecy  (Seine-et-Oise). 
Lép. 

1903.  *PouLTON  (D""  Edward -Bagnall),  Hope  prof,  of  Zoology  à  l'Uni- 
versité d'Oxford,  membre  de  la  Société  entomologique  de 
Londres;  Wykeham  house,  Oxford  (Angleterre). 

1919.  *PoussiELGUE  (Henri),  colonel  d'artillerie,  47,  avenue  Alsace-Lor- 
raine, Grenoble  (Isère).  Coléoptères  gallo-rhénans. 

1917.  *PouTiERs  (Raymond),  ^,  #,licencié  es  sciences,  chef  de  travaux 
à  r  Insectarium,  Menton  ^Alpes-Maritimes).  Entom.  générale. 

1914.  *Primot  (Charles),  pharmacien,  Neuillé  Pont-Pierre  (Indre-et- 
Loire).   Coléoptères. 

1921.  Pringault  (D''  E.),  chef  de  travaux  à  l'École  de  Médecine,  63, 
rue  S"-Savournin,  Marseille  (Bouches-du-Rhône).  Parasito- 
logie. 

1901.  *PuEL  (Louis),  viticulteur,  16,  rue  de  la  Campane,  Avignon  (Vau- 
cluse).  Col.  paléarctiques. 

1914.  PuzENAT  (Léon),  directeur  de  l'Institut  de  Bibliographie  scien- 
tifique, 23,  rue  François-Bonvin,  Paris,  15^  Entomologie 
agricole.  Bibliographie. 


XXXVI  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1916.  QuAiNTANCE  (A.-L.),  assistant  au  Bureau  d'Entomologie,  U.  S. 
Dept  of  Agriculture,  Washington  D.  C.  (U.  S.  A.).  In- 
sectes nuisibles  ;  Aleurodidae. 

1909.  *Rabaud  (D''  Etienne),  professeur-adjoint  à  la  Faculté  des 
Sciences,  3,  rue  d'Ulm,  Paris,  5^  Biologie  entomologique. 

1906.  *Racovitza  (D""  Émile-G.),  directeur  de  l'Institut  de  Spéologie, 
Universitate,  Cluj  (Roumanie).  Arthropodes  cavernicoles;  Iso- 
podes. 

1888.  Radot (Emile),*, industriel, Essonnes (Seine-et-Oise).Le'jj.eifr.; 
étude  des  chenilles. 

1872.  *Ragusa  (Enrico),  31,  via  Enrico  Albanese,  1°  p.,  Palermo 
(Sicile).  Coléoptères,  Lépidoptères,  Hémiptères  de  Sicile. 

1907.*Rambousek  (D''  Frantz),  administrateur  de  l'institut  phytopatho- 
logique  de  l'industrie  sucrière,  Stfesovice, Prague,  X  (Tchéco- 
slovaquie). Coléoptères,  principalement  Staphijlinides. 

189o.  *Raoult  (D--  Charles),  20,  rue  Gambetta,  Raon-l'Étape  (Vos- 
ges). Ent.  gén.,pr.  Col.  de  France. 

1920.  Rasquin  (G.),  avocat,  8,  quai  de  la  Grande-Bretagne,  Liège 
(Belgique).  Cicindélides . 

1916,  Raymundo  da  Silva  (D""  Benedicto),  professeur  à  l'internat  du 

collège  Dom  Pedro  II,  76,  cale  Senador  Alencar  San  Chris- 
tovan,  Rio  de  Janeiro  (Brésil).  Lépidoptères. 

1917.  *Reboul  (H.),  chef  de  bureau  de  l'Administration  pénitentiaire, 

coloniale,  Saint-Laurent-du  Maroni  (Guyane  française).  Lépi- 
doptères. 

1920.  RÉGNIER  (R.),  Directeur  de  la  station  entomologique,  16, 
rue  Dufay,  Rouen  (Seine-Inférieure).  Entomologie  appliquée. 

1920.*Rehfous  (M.),  notaire,  lo,  boul.  Helvétique,  Genève  (Suisse). 
Lépidoptères. 

1920.  Renaudon  (Louis),  architecte,  116,  rue  Saint-Dominique,  Paris, 
7^.  Coléoptères. 

1896.  Reuter  (Enzio),  privat-docent  à  l'Université,  21,  Fabriksgatan, 
Helsingfors  (Finlande).  Ent.gén.;  Lép.;  entom.  économique. 

1909.  Reverdin  (D""  Jacques),  professeur  honoraire  de  l'Université, 
rive  de  Pregny,  route  de  Lausanne,  Genève  (Suisse).  Lépi- 
doptères. 

1910.*RiBAUT  (D""  H.),  *,  professeur  à  la  Faculté  de  Médecine  de 
Toulouse,  18,  rue  Lafayette,  Toulouse  (Haute-Garonne). 
Myriapodes,  Hémiptères. 


Liste  des  Membres.  xxxvii 

1909.  *RiEL  (D"^  Philibert),  122,  boulevard  de  la  Croix-Rousse,  Lyon 

(Rhône).  Entomologie  générale. 

1921.    RiouLt  (A.),  pharmacien,  29,  rue  Poccard,   Levaliois-Perret 

(Seine).  Coléoptères. 

1919.*  Robert  (Gaston),  capitaine  d'infanterie  coloniale,  bureau 
militaire  du  Gouvernement  général,  Hanoi  (Tonkin).  Lépi- 
doptères. 

1921.  RoBERTS  (A.  Ryner),  Zoological  Laboratory,  ïhe  Muséums,  The 
End  House,  38,  Fulbrook  Rd,  Cambridge  (Angleterre).  Ent. 
appliquée,  Larves  de  Coléoptères,  Aphides. 

1921.  RoBLiN  (D'^  L.),  à  Flamboin-Gouaix  (Seine-et-Marne).  Parasito- 
logie;  Coléoptères  et  Hémiptères. 

1910.  RoiG  (Mario-Sanchez),   calzada  del  Cerro,   n''  827,  La  Havane 

(Cuba).  Arachnides;  Lépidoptères. 

1921.  RoLLiN  (F.),  ingénieur  des  Arts  et  Manufactures,  23'''=',  av.  de 
Messine,  Paris,  8^.  Lépidoptères  de  France  et  des  colonies 
françaises. 

1916.  RoNGHETTi  (D''  Vittorio),  médecin-chef  de  l'hôpital  majeur,  1, 
piazza  Castello,  Milan  (Italie).  Coléoptères. 

1909.  *Rox\Dou  (J.),  I|  I.  P.,  instituteur  en  retraite,  à  Gèdres  (Hautes- 
Pyrénées).  Lépidoptères. 

1921.  RosEWAL  (P""  0.  W.),  Louisiana  State  University,  Bâton  Rouge 
(Louisiana),  U.  S.  A.  Ent.  appliquée. 

1920.    Rostand  (Jean),  licencié  es  sciences,  Arnaga,  Cambo-les-Bains 

(Basses-Pyrénées). 

1920.  RoTH  (Paul),  12,  boul.  Bon-Accueil,  Alger,  Mustapha.  Hyméno- 

ptères fouisseurs. 

1891.  *RoTHSCHiLD  (Lord),  Zoological  Muséum  (D""  E.  Hartert),  Tring, 
Herts  (Angleterre).  Lépidoptères. 

1912.  RouBAL  (.lean),  directeur  du  gymnase,  Bailskà-Bystrica  (Rép. 
Tchéco-slovaque) .  Coléoptères. 

1906.  *RouBAUD  (Emile),  ^,  ||  I.  P.,  agrégé  des  sciences  naturelles, 
D""  es  sciences,  chef  de  laboratoire  à  l'Institut  Pasteur  de  Paris. 
10,  rue  Léopold-Robert,  Paris,  14^  Diptères. 

1921.  Routier   (H.),  pharmacien,  maire  de   Sartrouville  (Seine-et- 

Oisc).  Ent.  gén. 


xxxviii      Bufletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1909.  Rowland-Brown  (Henry) ,  membre  de  la  Société  entomologique  de 
Londres,  Oxhey  Grove,  Harrow-Weald,  Middlesex (Angleterre). 
Lépidoptères  paléarct.  ;  entomologie  appliquée  à  Vagriculture. 

1896.  *RoYER  (D--  Maurice),  Q  I.  P.,  33,  rue  des  Granges,  Moret-feur- 
Loing  (S.-et-M.).  Hémiptères  du  globe,  princ.  Hétéroptères. 

1921.  RuTER  (G.),  attaché  au  Ministère  des  Finances,  11,  rue  de 
Lanneau,  Paris,  o^  Coléoptères. 

1914.  Saby  (P.),  inspecteur  adjoint  des  Eaux  et  Forêts,  Azazga 
(Alger).  Coléoptères. 

1906.  *Santschi  (D''  Félix),  médecin-chirurgien,  Kairouan  (Tunisie). 
Hyménoptères  ;  Formicides  du  globe. 

.1887.  Savin  de  Larclause  (René),  château  de  Mont-Louis,  par  Saint-Ju- 
lien-Lars  (Vienne).  Col.,  Hem.  et  Lép.  de  France. 

1921.  ScELLiER  (L.),  4,  avenue  Philippe-Auguste,  Paris,  U^.  Ent. 
générale. 

1894.  *ScHAus  (WiUiam),  National  Muséum,  Washington,  D.  G.  (États- 
Unis  d'Amérique).  Lépidoptères. 

1906.  *ScHERDLiN  (Paul),  Il  I.  P.,  conservateur-adjoint  au  Musée  zoo- 
logique de  l'Université  et  de  la  ville,  3,  rue  Daniel-Hirtz, 
Strasijourg  (Bas-Rhin).  Coléoptères  dWlsace. 

1904.  ScHEY  (Henri),  §,  rédacteur  à  la  préfecture  de  la  Seine,  8, 
rue.  de  La  Fontaine,  Paris,  16^  Col. 

1919.  ScHiiNDLER  (M'"=  P.),  Institut  Scientilique  Chérifien,  avenue 
Moulay  Youssef,  Rabat  (Maroc). 

1919.  ScHOUïEDEN  (Henri),  docteur  es  sciences  naturelles,  conservateur 
au  Musée  du  Congo  belge,  5,  rue  St-Michel.  Woluwe,  Bra- 
bant  (Belgique).  Entomologie  générale,  Hémiptères. 

1921.  ScHULER  (Louis),  préparateur  au  Lycée  Kléber,  10,  place  de 
Bordeaux,  Strasbourg  (Bas-Rhin).  Coléoptères. 

1920*Sgotï  (Hugh),  M.  A.,  Se.  D.,  curator  in  Entomology,  Univer- 
sity  Muséum  of  zoology,  Cambridge  (Angleterre).  Coléoptères, 
Diptères  principalement  Nycteribiidae. 

1918.  Seabra  (Anthero-Frederico  de),  conservateur  au  Muséum  d'His- 
toire naturelle  de  Lisbonne  (Portugal).  Entomologie  générale 
et  Entomologie  appliquée. 

1869.  *Sedillot  (Maurice),  p  A.,  20,  rue  de  l'Odéon,  Paris,  6^  Col. 

1919.*Séguy  (E.),  préparateur  au  Laboratoire  d'entomologie  du  Mu- 
séum d'Histoire  naturelle,  55,  rue  de  Buffou,  Paris,  S"".  Di- 
ptères. 


f/iste  des  Membres.  xxxix 

1907.  *Sei\ienov  Tian-Shansky   (André   de),  présidenl  de  la  Sociélé 

enlomologique  de  Russie,  membre  honoraire  de  la  Société 
entomologique  do  Londres,  Vass.  Oslr.,  8'=  ligne,  39,  log.  3, 
Petrograd  (Russie).  Coléoptères,  Derinatoptcres,  Hyméno- 
ptères; biogéograplne. 

1900.  *  Semighon (Louis),  igi,  i|  A.,  §,  D'"  es  sciences  naturelles, 4, rue 

Honoré-Chevalier,  Paris,  6".  Ent.  (jén. 

1919.  SÉRAPHIN,  naturaliste,  22  ,rue  du  Faubourg  Montmartre,  Paris,  9^. 
1905.  *  Sergent  (D'' Edmond),  directeur  de  l'Institut  Pasteur  d'Algérie, 

Membre    correspondant  de  l'Académie   de  Médecine,  Alger. 
Diptères  piqueurs. 
1898.*SÉRULLAz  (Georges),  D""  en  droit,  avocat  à  la  Cour  d'appel,  8, 
place  Bellecour,  Lyon  (Rhône)  ;  l'été  :  château  d'Yvours,  Iri- 
gny  (Rhône).  Coléoptères  et  Lépidoptères  paléarctiques. 

1920.  Servas  (D""  L.),  6,  rue  Bourmaycr,  Bourg  (Ain).  Entomologie 

générale. 

1901.  *Seitrat  (Gaston),  professeur  à  la  Faculté  des  Sciences  (Zoo- 

logie appliquée),  14,  rue  Berthelot,   Alger   (Algérie).    Ent. 

gén.  ;  Biologie. 
1918.  *Seyrig  (André),  tp,  lieutenant  d'artillerie,  10,  porte  du  Miroir, 

Mulhouse  (H'-Rhin).  Hgmcnoptères. 
1914.     Sheljuzhko  (Léo),  Lvovskaia  4o,  Kiev  (Russie). 

1889.  *Sic.\RD  (D--  A.), 0.  *,  #,  I.I'  A.,  (C),  C.  #,  médecin  principal  de 
2''  classe,  à  Colmar  (Haut-Rhin).  Col.  malgaches;  Coccinellides 
du  globe. 

190o.  *SicARD  (Henri),  #,  licencié  es  sciences,  30,  rue  de  l'Aiguillerie, 
Montpellier  (Hérault).    Col.  de  France;  biologie  des  Insectes. 

190o.*SiETTi  (Henri),  pharmacien,  Le  Beausset  (Var).  Coléoptères. 

1921.  SiMONET  (R.),  licencié  es  Sciences,  préparateur  de  Physique 

au  Lycée,  18,  rue  Jean-Jacques-Rousseau,  Dijon  (Côte-d'Or). 
Ent.  gén.,  princ.  Lépidoptères. 

1900.  *SiNÉTY  (Robert  de).  École  supérieure  de  Théologie,  Vais,  près 
Le  Puy  (H'^'^-Loire).  Anat.,  embryol.  et  biol.  des  Insectes. 

1921.  SuîGUEY  (P.),  28,  rue  James  Cane,  Tours  (Indre-et-Loire).  Co- 
léoptères. 

1907.*SoLARi  (Angelo),  28,  via  XX  Settembre  Gênes  (Italie).  Coléo- 
ptères d'Italie;  Curculionides  du  globe. 

1908.  Stefani  (Mario  de),  49,  via  AUoro,  Palerme  (Sicil(vl  Lép. 


XL  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1919.  Stêrba  (François),  ingénieur,  directeur  central  des  fabriques 
de  sucre,  Cesky  Brod  (République  Tchéco-Slo vaque).  Coléo- 
ptères, spécialement  Carabidae  et  Cerambycidae. 

1921.  SuDRE  DE  Carlières  (R.),  ingénieur  des  Mines,  33,  rue  George - 
Sand;  Paris,  Kv'  Coléoptères. 

1883.*SuLGER  (Hans),  conservateur  du  Musée  de  l'Institut,  Bâle 
(Suisse).  Eut.  gén. 

1905.  SuRGouF  (baron  J.),  *,  i§i,  Q  A.,  §,  >^,  docteur  es  sciences, 
chef  des  Travaux  de  Zoologie  au  laboratoire  colonial  du 
Muséum,  55,  rue  de  Buffon,  Paris,  5^.  Dipt.,  princ.  Dipt. 
piqueurs. 

1891.  SwiNHOE  (colonel  Charles),  6,  Gunterstone  Road,  West  Ken- 
sington,  London  (Angleterre).  Lép. 

1921.*Talbot  (G.)  curator  of  Ihe  «  HiU  Muséum  »,  Mon-Plaisir, 
Wormley,  Surrey  (Angleterre).  Lépidoptères. 

1902.  *Tavares  (professeur  Joaquim  da  Silva),  Colegio  del  Pasage, 
La  Guardia,  Ponte vedra   (Espagne).  Zoocécidies. 

1921,  TÉR0UANNE    (E.-J.-M.),   13,    rue  Neuve,   Arles  (Bouches-du- 

Rhône).  Ent.  gén. 
1916.    Teyssier   (Henri),   correspondant  du  Muséum    national    des 
États-Unis,  321''  régiment  d'Infanterie,  15^  compagnie,  sec- 
teur postal  161.  Entom.  générale. 

1922.  Thérond  (J.),  41,  rue  Séguier,  Nîmes  (Gard).  Coléoptères. 
1890.  *Théry  (André),  ingénieur  agricole,   Rabat  (Maroc  occidental). 

Col.  Buprcstides  du  globe. 

1901.  Thibault  (Jules),  8,  rue  de  Strasbourg,  Caudebec-lès-Elbeuf 
(Seine-Inférieure).  Col.  de  Fr.,  Cicindélides  du  globe. 

1919.  Thompson  (W.-R.),  docteur  es  sciences,  European  Parasite 
Laboratory,  Mont-Fenouillet,  Hyères  (Var).  Biologie  des  Di- 
ptères parasites. 

1920.*TiLLyARD  (R.-J.),  director  of  biological  section  of  the  Cawthron 
Institule  of  scienlific  research,  Nelson  (N'i^-Zélande).  Névro- 
ptères. 

1921.*ToMPKiNS  de  Garnett  (R.),  581,  Merrimac  Street,  Oakland 
(Cal.),U.  S.  A.  Col.  princ.  Carabidae. 

1921.*ToNNoiR  (A.),  assistant  Cawthron  Institute  of  scicntific  Re- 
search, Nelson  (N"e-Zélande).  Diptères. 

1904.  *  Torre-Bueno  (J.  de  la),  11,  North  Broadway,  While  plains, 
New-York  (États-Unis  d'Amérique).  Ilémipt.  aquatiques. 


'  Liate  dm  Membrea.  xli 

1898.  *TouzALiN  (Henri  de),  inspecteur  adjoint  des  Forêts,  7,   rue 

Aliéner  d'Aquitaine,  Poitiers  (Vienne).   Coléoptères,  princ. 
Longiconies. 
1888.    Trapet  (Louis),  0.  ^,G.  #,  pharmacien-major  de  l"""  classe, 
en  retraite,  Is^jure,  par  S'- Jean-Pied- de-Port  (Basses-Pyré- 
nées). Ent.gén.,pr.CoL 

1920  .*  Tressens  (F.),  i§i,  attaché  à  la  Banque  de  France,  11,  avenue  de 
la  Tourelle,  Saint-Mandé  (Seine).  Coléoptères. 

1899.  Trotter  (D""  Alessandro),  prof,  de  Botanique  et  de  Pathologie 

végétale,  B.  Scuola  superiorc  di  Agricoltura,  Portici  (Itahe). 
Étude  des  galles. 

1908.    TuRATi  (comte  Emilio),  0.  §,  G.  f^,  4,  piazza  San-Alessandro, 

Milan  (Italie).  Lépidoptères  paUarct. 
1921.*TuRNER  (Henri  Jérôme),  F.  E.  S.,  98,  Drakcfeld  Boad,  New 

Cross,  London,  S.  E.  14  (Angleterre).  Ent.  gén. 
1921.    UvARov  (B.-P.),  assistant   entomologist,  Impérial  Bureau  of 

Entomology,   British  Muséum,  Natural    History.  Cromwell 

Boad,  London  W.  7  (Angleterre).  Orthoptères. 
1915.    Varas  Arangua  (Eduardo),  Institute  of  Technology,  Cambridge 

Mass.   (U.  S.  A.).  Col.,  surtout    Cicindelidae   et  Lucanidae. 

1907.  *  Validez  (Georges),  34,  rue  GeoffroyrSaint-Hilaire,  Paris,  5«. 
Coléoptères  du  globe;  biologie  des  Arthropodes. 

1895.  Vayssière  (A.),  ||  I.  P.,  §,  #,  correspondant  de  l'Institut, 
professeur  à  la  Faculté  des  Sciences,  72,  rue  Beynard, 
Marseille  (Bouches-du-Bhône).  Ent.  gén. 

1912.*  Vayssière  (Paul),  ingénieur-agronome,  Station  entomologiquc 
de  Paris,  16,  rue  Claude-Bernard,  Paris,  5''.  Entomologie 
générale  ;  Coccides . 

1920.  VÉCHEMBRE  (M.),  ^,  ingénieur  E.  G.  P.,  4,  rue  Bichard-Cœur 

de   Lion,    Agen   (Tarn-et-Garonne).    Entomologie   générale; 
mœurs  des  Insectes. 

1921.  Vellard  du  Chesne  (Jehan  Albert),  poste  restante,  Bio-de- 

Janeiro  (Brésil),  et  chez  M.  Bureau,  15,  rue  Bertin-Poiréc, 
Paris,  l'^  Eîit.  gén. 
1907.    Vbutchkovsky  (Vladimir  de),  Valniki,  gouvernement  de  Vorone 
(Bussie).  Entomologie  générale. 

1911.*Venet  (H.),  9,  rue  Soyer,  Neuilly-sur-Seine  (Seine).  Coléoptè- 
res de  France,  Silphides  d'Europe. 


XLii  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1903.  *Vehity(D'' Roger),  assistant  de  la  clinique  médicale  de  Florence, 
36,  via  Masaccio,  Florence  (Italie).  Lép. 

1897.  *Vermorel  (Victor),  ^,  directeur  de  la  Station  viticole,  Ville- 
franche  (Rhône).  Ent.  appliquée;  Insectes  nuisibles  du  globe. 

1893.*ViARD  (Lucien),  ^,  D""  en  droit,  secrétaire  honoraire  du  Con- 
seil d'administration  du  Crédit  foncier  de  France,  180,  bou- 
levard S'-Germain,  Paris,  6^  Lépidoptères. 

1920.  VicHET  (G.  de),  16,  avenue  Georges-Clemenceau,  Béziers  (Hé- 

rault). Orthoptères. 
1903.  *ViELLARD  (Charles-Henri),  ingénieur  des  Arts  et  Manufactures, 

forges  de  Morvillars,  territoire  de  Bejfort.  Coléoptères. 
1918.*ViELLiARD  (Robert),  ingénieur  E.  C.  P.,  9,  rue  de  l'Abbé-de- 

l'Épée,  Paris,  o".  Entomologie  générale. 

1915.  ViLLÈLE  (Auguste  de),  directeur  de  la  «Revue  agricole  »,  St-De- 

nis  (La  Réunion).  Entom.  appliquée  aux  cultures  coloniales. 
1896.*  Vn.LENEuvE  (D""  Joseph),  |l  I.  P.,  rue  des  Vignes,  Rambouillet 

(Seine-et-Oise).  Diptères. 
1907.    Vincent  (Joseph),  i§],  18,  boulevard  Arago,  Paris,  13^^  Lépido- 
ptères, Catocala  du  globe. 
1899.    Viré  (Armand),  |l  L  P.,  D'"  es   Sciences  naturelles,  8,  rue 

Lagarde,  Paris, ,5«.  Arthropodes  cavernicoles. 
1919.    Vitale  (Francesco),  ingénieur,  Sezione  Lavori  F.   F.  Estato, 

55,  Messine  (Sicile).  Coléoptères. 
1913.  *ViTALis  de  Salvaza  (R.),  correspondant  du  Muséum,  Institut 

scientifique  à  Saigon  (Indo-Chine),  boîte  postale,  64.  Lép.  et 

faune  entom.  de  V Indo-Chine  française. 

1916.  ViTTENET  (Paul),    '^,  ingénieur,    28,  rue  Péclet,   Paris,  15«. 

Entom.  générale,  Biologie. 

1903.  VoiNov  (D.-N.),  professeur  à  l'Université  de  Bucarest,  27,  strada 
Iconei,  Bucarest  (Roumanie).  Ent.  gén.;  embryogénie  des  Ins. 

1899.  VoLLON  (Alexis),  ^,  artiste-peintre,  119,  rue  de  Courcelles,  Pa- 
ris, 17^.  Lépidoptères. 

1910.  Wagner  (Emile),  38,  rue  Desbordes- Valmore,  Paris,  16^  En- 
tomologie générale. 

1910.  Wagner  (Raoul),  6,  rue  du  Mont-Thabor,  Paris,  l'^''.  Entomo- 
logie générale. 

1921.  Wai.ton  (W.-R.),  Bureau  of  Entomology.  U.  S.  Dep'  of  Agri- 

culture, Washington  (D.  C),  U.  S.  A.  Eut.  appliquée. 


Liste  des  Membres.  xliii 

1921.  Weber  (R.),  à  Mont-Saint-Guibert  (Belgique).  Lèp.  diurnes  de 
France  et  de  Belgique.  Col.  d'Europe  et  d'Afrique. 

1899.  Wytsman  (Philogène),  I.II.  P.,  G.  ^2%  directeur  du  «  Gênera  Insec- 
torum»,  Les  Sapins,  Quatre-Bras,  Tervueren,  près  Bruxelles. 
Lépidoptères;  iconographie. 

1918.*Zariquiey  (D--),  calle  Mallorca,  237,  Barcelone  (Espagne).  Co- 
léoptères. 

(620  membres,  dont  228  membres  à  vie.) 


Assistants. 


1920.  Auber  (Luc),  40,  rue  Milton,  Paris,  9°.  Insectes  de  France. 
1921.^BouRsm  (Ch.),  9,  rue  Keppler,  Paris,  16<=.  Lépidoptères. 
1920.  Colas  (Guy),  5,  rue  Simon-Ie-Franc,  Paris,  4^ 
1920.  CoMiGNAN  (J.),  54,  rue  de  la  Sablière,  Asnières  (Seine).  Hijmé- 
noptères. 

1916.  Fauveau  (Jean),  20,  rue  du  Président  Wilson,  Besançon  (Doubs). 

Lép.  de  France. 

1920.  GÉRiN  (L.),  51, rue  Victor-Hugo,  Bagnolet  (Seine).  Coléoptères  et 

Lépidoptères. 

1921.  Jeannel  (Paul),  villa  Ferdinand,  boul.  Delaup,  Cannes  (Alpes- 

Maritimes).  Ent.  gén. 

1918.  LÉGER  (Marcel),  sapeur  du  génie.  7"  R\  G'"  15-7.  Hjiménoptères. 

1917.  Marie  (Pierre),  étudiant,  5,  place  de  Vaugirard,   Paris,  15'-. 

Coléoptères. 
1916.  MÉDAN  (Georges),    9,  avenue    Victor-Hugo,    Aix-en-Provence 

(Bouches-du-Rhône).  Col.  et  Lép.  de  France. 
1920.  PoLLET  (Paul),  6,  rue  des  Escrimeurs,  à  Anvers  (Belgique). 
1920.  Reymond  (A.),  étudiant  en  médecine,  2,  rue  Joseph-Bara,  Paris, 

6'=.  Coléoptères. 

1919.  Ruteler  (Philippe),' stagiaire  agricole,  55,  boulevard  S'-Michel, 

Paris,  5'^.  Coléoptères. 

1920.  SiMONOT  (A.),  élève  à  l'École  spéciale  militaire,  242,  rue  deFun- 

tenay,  Vincennes  (Seine).  Coléoptères. 


XLiv         liulletin  de  la  Société  entomologîque  de  France. 

1919.  TuRCAT  (Raymond),  310,  rue  Paradis,  Marseille  (Bouches-dii- 

Rliône).  Coléoptères. 

1920.  TuRiNETTi  (L.),  préparateur  à  l'Insectarium  de  Menton  (Alpes- 

Maritimes).  Entomologie  générale. 
1916.  Vallée  (Jean),  étudiant,  Fourges,par  Gasny  (Eure).  Coléoptères. 

1912.  ViNNEBAUx  (Charles),  15,  avenue  de  Tourville,  Caen  (Calvados). 
Entom.  générale. 

1921.  Wailly  (J.  de),  79,  avenue  Bosquet,  Paris,  8^.  Lépidoptères. 
1921.  Wailly  (G.  de),  79,  avenue  Bosquet,   Paris,  8^  Lépidoptères. 
1920.  Weber  (Pierre),  L'Ermitage  de  Florival,  Guebwiller  (Haut-Rhin). 


Sociétés  et  Établissements  scientifiques  correspondants. 

1921.    Bibliothèque  publique,  20,  Souk  El  Attarin,  Tunis  (Tunisie), 

[M.  L.  Barbeau,  bibhothécaire]. 
1894.    Concilium  Bibliographigum,  Zurich,  Oberstrasse  (Suisse). 
1921.    DartmouthCollegeLibrary,  Hanover,Ne"wHampsliire(U.S.A.). 
1913.    École  d'Agriculture  algérienne  de  Maison-Carrée  (Algérie). 

1920.  École  nationale  d'Agriculture  .de   Grignon  (Seine-et-Oise). 
1900.    École  nationale  d'Agriculture  de  Montpellier  (Hérault). 
1894.    École  royale  supérieure  d'Agriculture  (Laboratoire  d'Ento- 
mologie agricole),  8,  rue  Marsala,  Milan  (ItaUe). 

1921.  Entomological  Society  of  London,  41,  Queens  Gâte,  London, 

S.  W.  7  (Angleterre). 

1905.  Institut  entomologîque  de  l'École  polytechnique  fédérale, 
Universitâtsstrasse,  2,  Zurich  (Suisse). 

1894.    Institut  national  agronomique,  16,  rue  Claude-Bernard,  Paris,  5^. 

1900.  Institut  zoologique  de  l'Université  de  Naples  (Italie),  (P"" 
MoNTiCELLi,  directeur). 

1899.  Laboratoire  d'Études  de  la  Soie  (directeur  :  M.  Levrat),  7, 
rue  Saint-Polycarpe,  Lyon  (Rhône). 

1910.  Laboratoire  de  Zoologie  de  la  Faculté  des  Sciences  de  Ren- 
nes (lUe-et-ViLAiNE). 

1919.  Laboratorio  de  la  Fauna  Forestae  Espanola,  Ferraz,  40, 
Madrid  (Espagne). 


Liste  des  Membres.  xlv 

1908.  Musée  d'Histoire  naturelle  de  Zi-Ka-Wei  (*M.  le  Directeur 
du),  près  Shanghaï,  Chine  (via  Suez). 

1916.  Museo  civico  di  Storia  naturale  di  Milano  (secrétaire-éco- 
nome :  M.  Ernesto  Pelitti),  Milano  (Italie). 

1890.  Muséum  national  d'Histoire  naturelle  (Bibliothèque  du) 
(M.  Descharmes,  bibliothécaire),  8,  rue  de  Buffon,  Paris,  5«, 

1896.  Société  d'Études  scientifiques  de  l'Aude,  7,  rue  de  la  Mairie, 
Garcassonne  (Aude). 

1898.  Société  linnéenne  de  Bordeaux,  53,  rue  des  Trois-Conils,  Bor- 
deaux, Gironde. 

1912.  Station  de  Parasitologie  générale  de  I'École  coloniale 
d'Agriculture  de  Tunis  (M.  le  Chef  de  la  Station),  Tunisie. 


Abonnements. 

En  1921,  33  abonnements  aux  Annales  et  au  Bulletin  ont  été  servis 
à  des  Établissements  publics  ou  à  des  Bibliothèques,  en  France  et  à 
l'étranger,  par  l'entremise  des  libraires. 


Membres  décèdes  en  1921. 


1891.  AzAM  (J.),  Draguignan. 

1877.  Barbagli  (P.),  Florence. 

1920.  BoscQ  (G.),  Paris. 

1917.  Chudeau  (R.),  Paris. 
1881.  CouLON  (D''  G.),  Monaco. 
1888.  Decaisne  (M"^«),  Évreux. 
1887.  Degors  (A.),  Le  Blanc. 
1895.  Delsuc  (R.),  Épernay. 
1861.  Fauvel  (A.),  Caen. 
1890.  Ferton  (Gh.),  Bonifacio. 
1890.  Janet(A.),  Paris. 

1918.  Mancier  (A.),  Paris. 
1901.  Millot  (A.),  Paris. 


XLVi  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1920.  Perchaux  (D--  Q.),  Paris. 

1900.  Ratnbow  (W.-J.),  Sydney. 

1903.  Rangoni  (D'-  g.),  Turin. 


Membres  démissionnaires  en  1921, 


1920.  Bertin  (L.),  Paris. 

1909.  Fenyes  (D''  a.).  Pasadena. 

1920.  MoNTOLiu  (J.),  Paris. 

1920.  Mdsso  (P^,  Alger. 

19ri.  ZuRCHER  (Ch.j,  Bàle. 


PRIX  JEAN  DOLLFUS  (^) 

(annuel,  300  francs). 

LISTE  DES  LAURÉATS. 

1874.tFAuvEL  (Albert).  —  Faune  gallo-rhénane  (:  Staphylinides. 
1873.    Simon  (Eugène).  —  Les  Arachnides  de  France. 

1876.  t  Girard  (Maurice).  —  Traité  d'Entomologie. 

1877.  f  Perris  (Edouard).  —  Études  sur  les  larves  de  Coléoptères. 
1878.tMuLSANT  (E.)  etREY  (G.).  — Histoire  naturelle  des  Coléoptères 

de  France  :  Brévipennes. 
1879.tMARSEUL  (S.-A.  de).  —  Monographie  des  Anthicides. 
1880. tPuTON  (A.).    —   Synopsis   des  Hémiptères  Hétéroptères  de 

France. 

(I)  Voir  le  Règlement  spécial  du  prix  Jean  Dollfus  :  Ann.  Soc.  ent.  France 
[1875],  Bull.,  p.  47,  et  Bull.  Soc.  ent.  France  [1912],  p.  257. 


Liste  des  prix  décernés  (1874-1920).  xlvii 

1881.  t  André  (Edmond).  —  Species  des  Hyménoptères  d'Europe  et 

d'Algérie. 

1882.  Bedel  (Louis).  —  Faune  des  Coléoptères  du  bassin  de  la  Seine. 

1883.  f  André  (Ernest).  —  Species  des  Formicides  d'Europe  et  des 

pays  limitrophes. 

1884.  tFAiRMAiRE  (Léon).  —  Hémiptères  (Hist.  nat.  de  la  France,  11« 

partie). 

1885.  fFABRE  (Henri).  —  Souvenirs  entomologiques. 

1886.  tREY  (Cl.).  —  Histoire  naturelle  des  Coléoptères  de  France  :  Pal- 

picornes. 

1887.  Groult  (P.).  —  Acariens,  Crustacés,  Myriapodes  (Hist.  nat.  de 

la  France,  1S«  partie). 
1888.tPÉREz  (Jean).  —  Les  Abeilles. 
1889.  IMayet  (Valéry).  —  Les  Insectes  de  la  vigne. 
1890.tFiNOT  (A.).  — Insectes  Orthoptères. 

(  fRAGONOT  (E.-L.).  —  Essai  sur  la  classification  des  Pyra- 
1891        S     lides. 
(pris partagé)  )  f  Abeille  DE  Perrin  (E.).  —  Malachides  d'Europe  et  des 

(      pays  voisins. 

1892.  tFAucoNNET  (L.).   —   Faune    analytique    des   Coléoptères   de 

France. 

1893.  t  Bourgeois  (J.).  —  Faune  gallo-rhénane  :  Lycides,  etc. 

1894.  Trouessart  (D''  E.).  —  Les  Parasites  des  habitations  humaines 

et  des  denrées  ahmentaires  ou  commerciales. 

1895.  BuYssoN  (Robert  du).  —  Les  Chrysides. 
1896.tBERTH0UMiEU  (G.-V.).  — Monographie  des  Ichneumonides  d'Eu- 
rope et  des  pays  voisins. 

1897.tBELON  (M.-J.).  —  Essai  de  classification  générale  des  Lathri- 
diidae. 

1898.  t  Orbigny  (Henri  d').  —  Synopsis  des  Onthophagides  paléarctiques. 

1899.  fXAMBEu  (V.).  —  Mémoires  sur  les  mœurs  et  les  métamorphoses 

des  Insectes. 

1900.  Houlbert  (C).  —  Faune  analytique  illustrée  des  Orthoptères 

de  France. 

1901.  {Prix  réservé]. 

1902.  Lesne  (P.).  —  Synopsis  des  Bostrychides  paléarctiques  [deux 

annuités^. 

1903.  Raffray  (A,).  —  Catalogue  et  gênera  des  Psélaphides. 
1904  {  t  Martin  (Johanny).  —  Les  Papillons  d'Europe. 
(prix  partagé)  \  Planet  (L.).  —  Hlst.  uat.  de  la  France  :  Araignées. 
1905.    Buysson  (Henri  du).  —  Faune  gallo-rhénane  :  Élatérides. 


XLViii  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

1906.  Bedel  (Louis).  —  Catalogue  raisonné  des  Coléoptères  du  Nord 

de  l'Afrique  (l""*^  partie). 

1907.  Sainte-Claire  Deville  (J.).  —  Faune  du  bassin  de  la  Seine  : 

Staphylitioidea  (1'''^  partie). 

1908.  Gaulle  (J.  de).  —  Catalogue  systématique  et  biologique  des 

Hyménoptères  de  France. 

1909.  t  Ferton  (Ch.  ).  —  Notes  détachées  sur  l'instinct  des  Hyménoptères 

mellifères  et  ravisseurs. 

1910.  Frionnet  (C).  —  Les  premiers  états  des  Lépidoptères  français. 

1911.  Pic  (Maurice).  —  Matériaux  pour  servir  à  l'étude  des  Longi- 

cornes. 

1912.  Cotte  (.T.).  — Recherches  sur  les  galles  de  Provence. 

1913.  Planet  (L.).  —  Coléoptères  de  France,  par  Fairmaire,  nouvelle 

édition  illustrée. 

1914.  Falcoz  (Louis).  —  Contribution  à  l'étude  des  microcavernes. 

Faune  des  terriers  et  des  nids. 
1915t  Chatanay  (Jean).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Tenebrio- 
nidae. 

1916.  Lameere  (Aug.).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Prionidae. 

1917.  Villeneuve  (D""  J.).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Di- 

ptères. 

1918.  Scherdlin  (Paul).  —  Supplément  au  Catalogue  des  Coléoptères 

de  la  chaîne  des  Vosges.  | 

1919.  [Prix  réservé]. 

1920.  SÉGUY  (E.).  —  Les  Moustiques  de  France  [deux  annuités]. 


PRIX  CONSTANT  (») 

(annuel,  500  francs). 

LISTE  des    lauréats. 

1906.  Mabille  (Paul).  —  Hesperiidae  (Gênera  Insectorum). 

1907.  HouARD  (C).  —  Zoocécidies  des  plantes  d'Europe  et  du  bassin 

de  la  Méditerranée. 

1908.  Janet  (Charles).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Fourmis. 

(1)  Voir  le  Règlement  spécial  du  Prix  Constant  :  Bull.  Soc.  ent.  France 
[1906],  p.  266. 


Liste  des  prix  décernés  (1874-1920).  xlix 

1909.  Jeannel  (D""  René).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Coléo- 

ptères cavernicoles. 

1910.  Chrétien  (Pierre).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Micro- 

lépidoptères. 

1911.  Culot  (Jules).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  Noctuelles. 

1912.  Le  Cerf  (F.).  —  Contribution  à  la  faune  lépidoptérologique  de 

la  Perse. 

1913.  Picard  (F.).  —  La  Teigne  de  la  pomme  de  terre. 

1914.  Gelin  (H.)  et  Lucas  (Daniel).  —  Catalogue  des  Léoidoptères 

observés  dans  l'Ouest  de  la  France. 
191ot  Chatanay  (Jean).  —  Ensemble  de  ses  travaux  d'Entomologie 
appliquée. 

1916.  Sainte-Claire  Deville  (Jean).  —  Catalogue  raisonné  des  Coléo- 

ptères de  la  Corse. 

1917.  BoNDRoiT  (J.).  —  Fourmis  de  France  et  de  Belgique. 

1918.  Brocher  (D""  F.).  —  Les  organes  pulsatiles  méso  et  métater- 

gaux  de  Lépidoptères. 

1919.  RouBAUD  (E.).  —  Recherches  biologiques  sur  les  Guêpes  soli- 

taires et  sociales  d'Afrique. 

1920.  Chopard  (L.).  —  Recherches  sur  la  conformation  et  le  déve- 

loppement des  derniers  segments  abdominaux  chez  les  Or- 
thoptères. 


PRIX  PASSET  (') 

(annuel,  250  francs). 

LISTE    DES    lauréats. 

1913.  Peyerimhoff  (Paul  de).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les 

larves  de  Coléoptères. 

1914.  Keilin  (D.).   —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  larves  de 

Diptères. 

1915.  [Prix  réservé]. 

1916.  Chrétien  (P.).  —  Biologie  de  Cimelia  margarita  Hiibn.  [deux 

annuités], 

(1)  Voir  le  Règlement  spécial  du  Prix  Passet  :  Bitll.  Soc.  eut. France  [1914J, 
p.  103. 


L  Bulletin  de  la  Société  entomologique  de  France. 

10i7.     [Prix  réservé], 

1918.  Gros  (D'"  A.).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  l'évolution  des 

Insectes  et    eu  particulier   des  Coléoptères  Vésicants. 

1919.  Lestage  (J.-A.)-  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  larves  de 

Névroptères. 

1920.  Gedoelst  (L.).  —  Ensemble  de  ses  travaux  sur  les  larves 

d'Oestrides. 


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